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Point d'histoire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Il y a cent ans, la Révolution     
                               Quelques notes sur un centenaire pas comme les autres.
                      Un événement dont l'interprétation est toujours en débat, si important pour le pays, si conséquent dans l'histoire et la conscience européennes.
    Il n'y a pas que les faits, mais surtout la querelle des interprétations qui traverse toujours l'espace idéologique, même chez les historiens.
        Une mémoire toujours embarrassante...
   Une déchirure aux modalités et aux conséquences toujours débattues.
         On peut toujours se référer à l'étude qui a fait école de Marc Ferro, mais qui peut toujours être reprise et approfondie, à ses prolongements et aux meilleures synthèses sur l'événement et ses conséquences, et parcourir la petite synthèse de Herodote.net:

     Jacques Sapir décrit la situation de la Russie en 1917, l'année terrible" de la Grande Guerre, et les événements dans le conflit mondial.

    On peut revenir sur le rôle particulier que joua la Suisse,  épicentre du siècle rouge, selon le Temps,  qui accueillit certains leaders révolutionnaires.
    Divers articles de Courrier International peuvent éclairer et prolonger certains points, comme un essai sur la naissance du système bureaucratique en URSS.
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Régulation bancaire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

 Promis, juré!
                  On va ré-gu-ler!
                                             Le délire bancaire, c'est fini!...disaient-ils...
    La régulation, c'est l'Arlésienne. Souvent proclamée, la main sur le coeur, lors des offices du G20, comme une nécessité absolue pour éviter de nouvelles folies financières destructrices économiquement, toujours différée ou seulement symboliquement ou très partiellement entamée, de manière dispersée, sans logique d'ensemble, dans la circulation de flux financiers qui se moquent des frontières et esquivent les contrôles, elle s'éloigne comme l'horizon qui fuit quand on croit s'en approcher.
             Le  grand jeu bancaire, très marginalement amendé, continue...
Bonus, mensonges et lobbying: les banques européennes font de la résistance.
      Et  l'innovation n'arrange rien, au contraire, rendant le système plus opaque et moins maîtrisé: 
       "La sophistication des outils financiers est sciemment élaborée par une finance soucieuse de se soustraire à la loi. Partout, la matière grise semble avoir abdiqué car tout le monde – banques, fonds spéculatifs et jusqu’aux fonds de pension – est aujourd’hui accro à ce « trading algorithmique ». 

 

En finance, l'innovation est une malédiction !

 

La finance a achevé d’asseoir sa domination par l’entremise d’ordinateurs qui règnent aujourd’hui sur les fluctuations boursières, et donc sur les capitalisations de nos entreprises. Comment expliquer sinon que des titres de capitalisations importantes comme la Société Générale ou comme celui de la banque italienne Intesa Sanpaolo (et bien d’autres établissements de renom) puissent céder 15 % en une seule séance, comme on l’a vu ces dernières années ? Qui est derrière l’effondrement de l’action de Bank Of America de 20 % en une seule journée ? Ou derrière un indice Dow Jones capable de fluctuer de plus de 400 points à la hausse puis à la baisse, et ainsi de suite pendant plusieurs jours ? 
La finance a capturé l'intérêt général
Ce sont en réalité les robots qui, à l’aide de leurs algorithmes, émettent les signaux d’achat et de vente car 60 % des volumes traités aujourd’hui sur les marchés financiers (contre 20 % en 2005) sont du seul ressort des machines ! Partout, la matière grise semble avoir abdiqué car tout le monde – banques, fonds spéculatifs et jusqu’aux fonds de pension – est aujourd’hui accro à ce « trading algorithmique » qui fait perdre au Dow Jones 1000 points en l’espace de quelques minutes (le fameux « flash crash » du 6 mai 2010). Ces algorithmes qui commandent ce « trading à haute fréquence » autorisent en outre leurs instigateurs à réaliser quotidiennement des bénéfices gigantesques. Ou des pertes monumentales lorsque le système se grippe à l’instar de la société Knights Capital ayant perdu 440 millions de dollars en 45 minutes à l’été 2012 !      Comment ne pas penser à l’économiste Heilbroner (1919-2005) lorsqu’il déplorait que les mathématiques avaient insufflé une rigueur à la science économique avant de la tuer ? C’est l’ensemble de la profession qui doit aujourd’hui reconnaître qu’elle s’est fourvoyée dans son appréciation d’un système extrêmement complexe… qu’elle ne comprend toujours pas complètement.           En fait, ces progrès technologiques fulgurants sont exploités par le monde de la finance précisément dans le but de contourner – voire de violer – les réglementations. Comme le suggérait John K. Galbraith (1908-2006), il est vital de jauger et de disséquer la technologie financière sous l’angle légal afin de maîtriser des instruments de plus en plus complexes. 
  Cette sophistication des outils financiers étant du reste sciemment élaborée par une finance soucieuse de se soustraire à la loi. Comprenons bien que, dans le monde de la finance globalisée, la fraude n’est pas une anomalie : elle fait partie intégrante du système, elle en est un des composants incontournables...." 
(Michel Santi)
                                 Comme l'Arlésienne, on attend toujours une réforme de fond et non des mesurettes qui ne font qu' à peine écorner le pouvoir exorbitant des mastodontes financiers
      Des réformes marginales. Un amuse gueule. Trop peu, trop tard?

Sur ce point, l'Europe est encore plus conservatrice que les USA  et la régulation reste encore un  chantier immense.
   "... Il faut protéger les dépenses publiques des errements de banques qui devraient payer pour leurs propres erreurs, ce qui est loin d’être certain aujourd’hui... les banques évaluent elles-mêmes les risques qu’elles prennent lorsqu’elles réalisent des spéculations financières… Autant de sujets qui seraient plus faciles à régler si Bruxelles n’était pas la capitale du lobbying..."
            L'évasion fiscale, qui assèche les ressources des Etats,  n'est qu'un aspect d'activités souvent obscures.- (1)
               Finalement,  la finance a capturé l'intérêt général._____ (*) 
Pas de souveraineté sans maîtrise du crédit et de la monnaie. 
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-Arguments de banquiers 
-Hypertrophie financière et économie 
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Métaphore ascensionnelle

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 La métaphore et la vie.
                      Il est toujours exaltant de gravir les pentes ardues, l'oeil rivé sur les hautes cimes.
    Dans une atmosphère tonique et vivifiante. Ensemble.
        Surtout derrière un guide à l'oeil clair, au pas jeune et assuré, sans expérience mais déterminé.
   Crampons aux pieds, piolet à la main, mousquetons parés, préparons-nous à suivre la cordée solidaire; sans laquelle aucun dépassement n'est possible, même pour les moins expérimentés, les plus faibles.
    Ça ne stagne pas, ça ne descend pas, ça monte,
        Ça ne ruisselle pas, ça grimpe.
  Il ne s'agit plus d'attendre que la chance et la prospérité des meilleurs rejaillissent sur nous.
  Mais d'escalader ensemble les pentes escarpées vers les commets prometteurs.
      La richesse se gagne à la forces des poignets.
  Les premiers de cordée sont là pour pour nous entraîner.
      La solidarité doit l'emporter dans cette communauté de destin en action, pas la jalousie, les passions tristes.
  L'exemple vient du haut.
      L'épaisseur métaphysique du premier de cordée, son essence particulière lui confère une aura qui fait désirer les hauteurs. Sa pensée complexe et son parler de montagnard rude, mais vrai sont à la hauteur de ce pari commun. Avec un peu de participation, comme disait un ancien général, ça doit marcher...
     On ne devrait pas dévisser. Normalement. Mais même à Chamonix, on est prêt aux mauvaises nouvelles.
  Mais le guide est particulièrement charismatique. Il ne se prend ni pour un roi, ni pour un empereur (quoique..). Un sage seulement, formé par les meilleurs, mettant à la portée du commun des mortels Spinoza et la philosophe Simone Weil.)  Comme Platon, il nous fera passer de la Caverne à la lumière des sommets.
  Une modestie et une détermination à toute épreuve. De la conviction et un talent hors pair, qui laissent cois les contradicteurs et aplanissent toutes difficultés.
           [Questions à se poser tout de même avant d'enfiler les chaussures:
Les premiers de cordée seront-ils toujours à la hauteur et solidaires?
Les ci-devants « fainéants » sauront-ils trouver les ressources qu'ils n'ont pas eues? Le culte de la réussite sera-t-il un ciment assez fort pour renforcer l'esprit de l'ascension? ]
                                               Et si la belle métaphore relevait d'un conte pour enfants?
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Israël et ses colons

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

   Le piège
                   Faut-il que la situation en Cisjordanie ( appelée Judée-Samarie par certains  ultra-orthodoxes) soit critique pour que Tzipi Livni, pourtant ex-agent du Mossad et fervente du Grand Israël, monte au créneau pour dénoncer les exactions de colons israëliens. 

Américan for Peace Now

       Le développement démographique des excroissances ultraorthodoxes, depuis longtemps programmé, encouragé, favorisé surtout depuis Sharon, surtout la frange la plus à droite et à l'extrême-droite (aussi financé par des organismes européens), commencerait-il à inquiéter le pouvoir israëlien, dépassé par sa créature et peut-être placé bientôt sans possibilité aucune de négociation, placé dans un isolationnisme borné et dangereux? (1)
      Des ultra orthodoxes, viscéralement opposés à la création d'un Etat palestinien et difficilement délogeables à l'heure actuelle, constituent une lobby puissant. 
   Les agressions anti-arabes se multiplient.  Le problème n'est pas nouveau, dans cet espace réduit à une sorte de peau de léopard, où une vie normale est quotidiennement  problématique pour les Palestiniens.
     Le boycott international est sans doute la crainte de Netanyahou, ligoté par ses alliances, après des négociations qui ont (encore) échoué. Le besoin du soutien des USA et de ses lobbies, mais aussi de la complicité silencieuse de maints Etats européens est ancien et fondamental, pour diverses raisons
                 Dans un entretien à la chaîne israélienne Channel 2 accordé mi-janvier, l’ancien premier ministre Tzipi Livni disait : « Le monde ne comprend pas les implantations (sous-entendu "israéliennes en Cisjordanie"), affirme-t-elle. Les négociations de paix constituent une véritable digue contre cette vague (du boycott international). » Interrogée sur le risque pour Israël de se voir isolé à la manière de l’Afrique du Sud au milieu des années 1970, Livni répond sans détour : « Je crie :“réveillez-vous”», conclut-elle.
      Mais les négociations ont avorté, comme c'était prévisible...Shimon Peres a même montré que Tel-Aviv s'ingéniait parfois à torpiller un accord en vue, comme s'il avait besoin d'ennemi pour justifier sa politique intérieure. Liberman n'est pas le dernier à attiser les passions.
       La Palestine attendra...Ou on négociera quand les Palestiniens seront finlandais?
On conçoit difficilement un futur Etat palestinien, car le charcutage semble ne pas avoir de limites
     Pourtant «Il n'y aura pas de négociations sans un arrêt complet de la colonisation» déclarait Tel Aviv. Double discours. Deux fers au feu.
Pas à une  concradiction près, dans un jeu consistant à repousser toujours plus les échéances pour gagner du temps et donner l'illusion de volonté politique conciliatrice.
     Israël se juge un  Etat d'exception...où les résolutions de l’Onu ne sont plus respectées depuis longtemps, où l'ethnicisme domine et où s'installe un apartheid de fait, comme le dit Kerry timidement. 
       Mais un Etat  divisé, tiraillé notamment entre normalité laîque et fondamentalisme religieux, entre relecturedémystifiée de son passé (nouveaux historiens) et perspectives eschatologiques.
    Entre  mythe et histoire, Israël, se voulant au-dessus de toutes critiques, ne cesse de se définir, dans desfrontières jamais tout à fait déterminées.  ___(1) 
     Mais la notion d'Etat juif , qui refait surface, cet Etat né au forceps, pose problème, , surtout quand les vieux mythes reprennent de la vigueur. Le postsionisme reste encore minoritaire.
    L'ancienne cohabitation des Juifs et des musulmans semblent ne pas pouvoir se réactualiser dans ce nouvel espace hors-sol.
    Alors que nombre d' Israëliens ne se réclament d'aucune croyance, que la population arabe israëlienne musulmane, souvent discriminée, atteind 20% de la population, y  a -t-il encore un sens à définir Israël comme un Etat juif?   "Que signifie le fait d'être juif si je n'ai aucun rapport avec la religion juive" de demande le dramaturge Joshua Sobol.
    Mais les références traditionnelles perdent de leur force. La gestion ultralibérale du pays aboutit à un niveau de pauvreté atteignant un seul critique. 25% de la population vit sous le seuil de pauvreté.
      Les Palestiniens ont évolué. Les deux tendances sont en voie de rapprochement.
             Mais la surdité du gouvernement israëlien actuel inquiète et augure d'un avenir peu rassurant. 
 Dans ce pays divisé, on se demande quelle solution pourrait advenir, tant que le partenaire américain, qui détient en dernière instance les clés de la paix, se contentera de paroles vaines.
      Dans un moment de lucidité, Olmert déclarait::"Si nous ne faisons rien,nous perdrons l'occasion de voir coexister deux Etats. Nous serons alors devenus un Etat d'apertheid et les organisations juives américaines seront les premières à contester notre existence"  (declaration à Yedioth Ahronoth)
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-Mises au point utiles
-L'accusation d'antisémitisme comme technique de défense 
-Il n'y aurait jamais eu de Palestine?.. 
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L'arme du doute

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Business et questions
                                    Le doute, qu'il soit cartésien, méthodique ou plus modeste et circonscrit, est toujours une attitude qu'il importe de valoriser en toutes circonstances. Que soit dans la vie quotidienne, dans la recherche d'informations, ou dans celui de la recherche ou des débats scientifiques.
     Le doute est libérateur quand il est animé par le désir de sortir d'un dogmatisme trompeur,  de rechercher une vérité plus satisfaisante, d'oser penser par soi-même, comme disait Kant. C'est toujours possible, à des degrés divers, toujours libérateur.
    Mais le doute peut être instrumentalisé, utilisé à dessein comme un moyen d'instiller un soupçon, de faire naître une résistance vis à vis de connaissances pourtant bien ou assez bien établies. Parce qu'elles gêneraient, remettraient en question des vérités qui dérangent, qui mettent en péril des intérêts bien établis, un business fructueux, contestés par des esprits suffisamment éclairés et indépendants.
     C'est le cas bien connu des défenseurs du business de l'amiante, ce poison qui n'a pas fini de faire des ravages et dont les dangers ont été signalés dès le début du XX° siècle.
   C'est le cas, tout aussi connu du lobby des cigarettiers, toujours en action, qui dépensent des sommes pharaoniques pour produire des rapports à l'aspect "scientifique" pour justifier la poursuite de leurs affaires très juteuses, au détriment de la santé publique.
   Le plus insidieux, c'est lorsque une industrie, aux productions dûment contestées pour leurs méfaits, soudoient des "experts" complaisants pour susciter des questions là où il n'y a plus lieu d'en poser, pour relancer des recherches biaisées, pour éviter que le dernier mot de soit donné à ceux qui  ont fermement établi la nocivité de produits devenus d'un usage commun. 
    Au niveau politique, local ou plus large, des firmes savent aussi y faire pour influencer les débats sur les questions sur les réglementations ou des interdictions. Parce qu'elles ont de puissants moyens.
  C'est ce que montre bien, et depuis des années, certaines enquêtes, comme celle sur les produits à base de glyphosate,la molécule la plus utilisée au monde.
    Le dossier est déjà lourd. Les études de Marie-Monique Robin sur le sujet sont décisives, mais pas uniques.
    Ce qu'on a appelé la manufacture du doute dans différentes productions contestées, dont le monde rapidement grandissant des perturbateurs endocriniens.
   Parfois des questions légitimes peuvent encore se poser, mais il est des points qui ne peuvent plus être contestés sans être partisans intéressés.
   Mettre la science à l'abri des pressions de certains intérêts privés, dont le but est de distiller le doute, est aujourd'hui plus qu'hier un projet nécessaire, un combat permanent.
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Taxe Tobin dénaturée

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Elle revient!        
                        Mais en mode light...
                                                        D'abord tournée en dérision, comme une douce rêverie digne de gauchistesd'Attac, puis combattue et enterrée comme trop complexe, irréalisable et dangereuse pour l'économie financière, la taxe sur les transactions financières, dite taxe Tobin, du nom de son initiateur américain, refait surface dans l'espace européen.
            Tobin voyait tous les dégâts économiques générés par la jungle des transactions financières mondialisées, les risques accélérés par le Trading Haute Fréquence.. Son modeste objectif était de tenter de réduire la spéculation à court terme sur les places financières, qu'il jugeait contre-productive, déstabilisante et génératrice de désordres inco trôlables. Il suggéra aussi que les revenus de cette taxe soient confiés au FMI.
       Joseph Stiglitz disait dés 2001 : « puisque les flux accélérés de capitaux, entrants ou sortants, causent de gros problèmes, qu’ils (…) engendrent de lourds effets sur les citoyens ordinaires qui n’ont rien à voir avec ces flux de capitaux, en raison des perturbations massives que ceux-ci provoquent dans l’ensemble de l’économie, l’Etat a le droit et le devoir de prendre des mesures pour y faire face  »
                   Ce fut pendant des années the big question:  Tobin or not Tobin?
Devant l'ampleur d'une crise d'abord minimisée, N. Sarkozy finit par en reconnaître la nécessité, fustigeant l'irrationalité d'une industrie financière perdant tout repère. C'était l'époque où  A. Minc écrivait L'argent fou.  Il finissait par reconnaître la nécessité d'une mesure pourtant déjà votée!
    C'était l'époque où il fallait calmer les colères et allumer des contre-feux en annonçant par exemple qu'on allait très vite supprimer les paradis fiscaux...Le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem vend la mèche en parlant de «vitrine électorale» avant les européennes. 
                          Taxer les transactions financières devenait soudain une urgence, qui ne mettrait aucun intérêt en péril, même si l'on savait que cela ne résoudrait pas tous les problèmes,
                           Mais on a appris (oui!) que la crise en zone euro était terminée. Ouf!
Même si la Tribune est moins euphorique...
       Donc, à quoi bon faire souffrir les marchés financiers? On ne va pas se démettre, mais on va faire un accord a minima entre les Européens, histoire de faire semblant de tenir parole.
       Le soupir de soulagement de Mr Sapin fait oublier la bombe que représentent notamment les produits dérivés, toxiques ou non, dont A.Merkel naguère voulait la disparition... 
                   Ainsi les apparences seront sauves, et on ne suscitera pas la colère des places financières, dont l'investissement productif est le moindre des soucis. On s'est au moins mis d'accord sur ...un calendrier!
          La taxe sera donc  mise en lambeaux  (*)
Toutes les réformes annoncées à grand renfort de démagogie, vont tomber ainsi peu à peu dans le silence, l'insignifiance et la dénaturation. 
        On ne change pas des équipes qui s'inclinent devant les oukases des marchés financiers et les exigences de la City, cet Etat dans le royaume, défendues par Mr Osborne.
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(*)    " . Prié de dire en quoi il avait lutté contre le monde de la finance, depuis son élection en 2012, François Hollande s'est félicité, lors de son grand oral sur BFM et RMC mardi 6 mai, de l'introduction d'une taxe sur les transactions financières en Europe : « Elle était inexistante jusqu'à présent. Elle est là », a-t-il déclaré, sans davantage de précision (à partir de la 20e minute de cette vidéo). 
   Mais le président français a sans doute parlé trop vite, tant les obstacles semblent encore nombreux pour instaurer cette « taxe Tobin » à l'échelle du continent. Deux réunions clés sur le sujet, qui se sont déroulées lundi et mardi à Bruxelles, viennent de le confirmer : sur le fond, rien n'a encore été décidé. Pire : l'ambition initiale ne cesse d'être rabotée.
     Depuis le début de l'année, Paris et Berlin avaient pourtant mis les bouchées doubles sur ce dossier emblématique. Il fallait tout faire pour arracher un accord avant les élections européennes de mai. Les socialistes français, en particulier, voulaient y voir l'une des preuves de la « réorientation » de l'Europe, leur thème de campagne favori, d'ici au scrutin du 25 mai. La présidence tournante de l'UE, assurée par la Grèce jusqu'en juin, en avait aussi fait sa priorité. Mais les 11 États membres de l'Union, qui s'étaient déclarés volontaires, à l'automne 2012, pour mettre en place cette taxe, n'ont pas su s'entendre sur les modalités de cet impôt nouveau.
     Les participants, dont la France, l'Allemagne et l'Italie, ont repoussé à janvier 2015 toute décision sur l'assiette exacte de la taxe, qui continue de les diviser. Ils ne sont pas non plus tombés d'accord sur la manière dont cette taxe serait ponctionnée (selon, dans le jargon, le principe de résidence ou le principe d'émission). Seule véritable avancée : les capitales concernées se sont mises d'accord sur un calendrier.
     Une première mouture a minima de la taxe doit entrer en vigueur en janvier 2016. Celle-ci portera principalement sur les actions, et exclura les obligations d'État, mais aussi sans doute une bonne partie des produits dérivés – sans qu'on en sache beaucoup plus pour l'instant. Dans une seconde étape, encore très floue, l'assiette serait élargie et pourrait porter sur l'ensemble des dérivés – y compris les plus spéculatifs. « Il est certain que des questions complexes se posent. C'est pourquoi il nous paraît nécessaire d'engager de nouveaux travaux techniques », lit-on dans un projet de déclaration des pays participants, que Mediapart a pu consulter, et qui n'avait pas encore été publié mardi en fin de journée.   
     « C'est un accord qui va nous permettre de nous inscrire dans un calendrier, s'est défendu Michel Sapin, le ministre français des finances, lundi soir à Bruxelles. On ne va pas parler de la taxe en l'air, d'une taxe qui serait un bel objet, mais qui jamais ne redescendrait sur Terre, elle est en train de redescendre sur Terre, elle va s'appliquer. » Mais le ministre n'a rien dit sur le type de dérivés qui seraient effectivement taxés à partir de 2016. Au passage, le groupe de pays impliqués s'est réduit, de 11 membres à 10, après la défection de la Slovénie, dont le premier ministre vient de démissionner...".
(Mediapart) 
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-Maigre bilan 
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Ou l'on revient sur:

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

_____  La braderie d'un fleuron national

 La logique folle de la rentabilité financière.
                        Un mariage à l’accent allemand: " Le plus grand « deal » dans l’histoire ferroviaire française contemporaine va donner naissance à un « champion européen de la mobilité », selon les mots du communiqué. Il aura entraîné un ballet de banquiers d’affaires : de BNP Paribas (conseil de Siemens) à la banque Rothschild (Alstom) en passant par JPMorgan, qui conseillait le conseil d’administration d’Alstom.
    Siemens-Alstom, tel est le nom de la nouvelle entreprise. Une façon de rappeler que le conglomérat allemand va en devenir l’actionnaire principal, avec 50 % des parts à la suite d’une augmentation de capital réservée à Siemens, qui va diluer d’autant les actuels actionnaires d’Alstom"
      Les vrais raisons.   __ «On ne nous avait pas présenté le mariage Alstom-GE comme ça»
         Un scandale écrit d'avance
Montebourg avait raison : « Il n’est pas trop tard pour nationaliser Alstom » et tout renégocier. Trop tard.

____Le pouvoir trop mal connu des medias.
               Uns presse malade.
                         Sept idées fausses sur les médias.
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Ballon pas rond (suite)

Publié le par Jean-Etienne ZEN

...

       ....... Au Brésil, où il n'est pas toujours sans violence,  on fait place nette pour ces (très)chers jeux...enfin presque!... Les pauvres devront souvent déménager et s'abstenir.  
Le pays de la samba a déjà le blues du Mondial. 

      Platini aurait mieux fait de se taire...A-t-il déjà mis les pieds en dehors de Sao Polo ou de Rio? (Piqure de rappel...)
                          Place aux jeux et aux ..dollars réals !
Le ballon ne  tourne plus rond
                                        Trop souvent le spectacle est triste.     Que s'est-il passé pour en arriver là ?
     Relisons Juvénal et  le Football, ombre et lumière d'Eduardo Galeano : « L'histoire du football est un voyage triste, du plaisir au devoir. A mesure que le sport s'est transformé en industrie, il a banni la beauté qui naît de la joie de jouer pour jouer. [...] Le football professionnel condamne ce qui est inutile, et est inutile ce qui n'est pas rentable. Il ne permet à personne cette folie qui pousse l'homme à redevenir un enfant un instant, en jouant comme un enfant joue avec un ballon de baudruche et comme un chat avec une pelote de laine. » 
                                                       A quand la fin de partie?
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-  Le foot et ses enjeux
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Ballon pas rond (1)

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

 Le foot est-il foutu?
                               Ce que dit le pape n'est pas toujours parole d'Evangile, même s'il s'appelle François (Premier ou pas), même s'il fait tout pour se rendre sympa, pour s'efforcer de fuir l' écurie la curie, les pompes vaticanes (qui le pompe), pour s'intéresser aux activités du commun des mortels.
  Le foot, par exemple. 
                           Il le suit de près. D'ailleurs, il fut très tôt un fan de San Lorenzo, dans une Argentine où ce sport est presque une religion. Il reste encore un aficionado, gardant encore des liens avec son club de Buenos Aires.
    Là-bas, on l'appelait Pancho. Un fouteux pas ordinaire...
    A la veille où le Brésil, pays voisin, La Mecque du foot, se prépare fébrilement au Jour J pas tout à fait prêt, à ce qu'il paraît (le béton n'en finit pas de couler), voilà que François lance une parole peu papale, presque sacrilège, brisant un tabou, désacralisant l'activité du dieu Pelé, du saint Maradona, des (petits) dieux du stade et leurs fidèles...
     Enfin, ce n'est pas une révélation. Il n'a pas eu besoin de l'inspiration du Saint-Esprit. 
     Publiquement, sans faire de bulles de buzz, il condamne urbi et orbi le foot-business. Oui, il a osé dire: "«Aujourd’hui, le football s’inscrit dans un gros business en raison de la publicité, des télévisions, etc. Mais le facteur économique ne doit pas prévaloir sur l’aspect sportif, parce que cela risque de tout contaminer.»
     Mein Gott! On a beau être païen ou parpaillot, bouffeur de calotte ou voltairien, antipapiste ou même protestant, on peut reconnaître qu'il n'est pas dans le faux. Même si ses paroles n'ont rien d'inspirées, même si le problème ne date pas d'aujourd'hui.
Mais aujourd'hui, il est vrai, tout s'accélère.
        The big fric règne en maître sur les stades et surtout ...dans les coulisses, là où les managers font la loi. où les investisseurs, anonymes ou ayant pignon sur boulevard ou sur Golfe, font leur petite ou grande cuisine...
  Une étape irréversible dans l'histoire , déjà ancienne, d'une activité d'abord uniquement ludique, qui connut de modestes débuts sur les rives de la Tamise ou aux pieds des terrils de Noeux-les Mines...où on footait après le turbin.
  Le poids financiers du foot mondialisé est devenu monstrueux.
         L'argent fou du foot  prend une place à la mesure des récents développements inconsidérés et parasites de la sphère financière hors sol. 
     Il arrive que l' argent sale  s'en mêle, au coeur de réseaux souvent obscurs. 
    Une dénaturation qui gagne aussi d'autres sphères sportives.
Sans parler des ingérences et des enjeux politiques qui interviennent directement ou indirectement. 
    Les stars surpayées d'aujourd'hui n'ont plus rien à voir avec les Kopa, les Beckenbauer, etc...Leurs caisses de luxe, entrevues à la sortie de l'entraînement, en témoignent.
    Le foot ne connaît en tous cas pas la crise. ...

 
 

 

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Réparer les injustices.

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Il n'y en a que pour eux.
                           On ne parle que des pauvres et des précaires.
     Mais les riches, surtout les ultra-riches, bien qu'en hausse constante, subissent un sort injuste.
  Accablés de taxes diverses, on ne dira jamais leurs terribles souffrances.
        Ils méritent d'être aidés.
.   Taxer les riches, c'est tuer la poule aux oeufs d'or.
 Il faut encore favoriser la  montée des toujours plus fortunés.
        Ce sont les pauvres qui devraient culpabiliser ainsi que les fainéants de tous ordres. qui foutent le bordel.
  On peut être milliardaire assez vite; il suffit de le vouloir. C'est possible.
       Il suffit de mettre en oeuvre le cercle vertueux de l'abondance.
   "Plus on est riche, plus on est riche. Et plus on est pauvre, plus on le reste....
           Une bonne chose pour les plus méritants, les self made men. Il faut cesser de faire grossir la masse des assistés.
    C'est la condition du développement. La théorie du ruissellement, ce n'est pas pour les chiens, comme le suggère Philippe Aghion.
         Mais patatras! voilà que le FMI plaide pour taxer davantage les riches.
    A qui se fier? 
    Déjà un certain Roosevelt n' y était pas allé avec le dos de la cuilliére.
     Selon le FMI, cette institution, qui n'est pas une oeuvre de charité, taxer les riches ne nuit pas à la croissance, 
  Mais comment expliquer cela à Bercy, qui veut alléger la "sur-réglementation" de la finance?
     A l'Elysée,  la finance a pignon sur rue et la réglementation  bancaire est plutôt mal perçue.
   La finance a droit à son tapis rouge. Enrichissez-vous ! disait déjà le bon Mr Guizot.
      La richesse est en marche, de manière résolue
        Le futur a de l'avenir...
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