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Un mal étrange

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

 Un mal qui répand la terreur...
                                                    Pire que la peste!
  Il faut le vivre pour pouvoir en parler.
         Un mal qui vient de loin...sur lequel la volonté n'a que peu de prise. La phorophobie...
   Tout petit déjà, je pâlissais à la vue d'un képi, de la casquette du facteur ou du chef de gare.
      Il a fallu me contraindre pour entrer en CP. Je traînais les pieds.
 L'école me terrorisait. L'instituteur faisait partie de mes cauchemars.
     Toute perspective d'examen me nouait les entrailles. 
Pour mon service armé, j'ai franchi à reculons la porte de la caserne et j'évitais les gradés autant que je pouvais. Les galons m'épouvantaient.
    Tout ce qui me poussait en dehors du cocon familial me causait une angoisse indicible.
 Le jour de mon mariage tant redouté, j'ai bafouillé devant un maire un peu désemparé. 
     Entrer dans un  bureau de poste pour acheter des timbres me demande encore un effort inouï.
Toute démarche administrative me donne des boutons. 
    Un passage en préfecture me fait blémir et perdre mes moyens.
Quand je croise le maire de ma commune ou l'un de ses agents, je change de trottoir en baissant les yeux.
    Une simple visite médicale renforce mes symptômes. Mon médecin s'interroge toujours sur mes tremblements.
La clinique me panique
           Malgré mes scrupules et mon honnêteté reconnue, il m'est même arrivé d'oublier de payer mon loyer.
    La simple vue d'un formulaire me glace le sang. 
          Mais par dessus tout, le simple fait de penser à mon percepteur me terrorise. 
La feuille d'impôts est ma hantise.  Je la remplis toujours la veille de l'échéance, la peur au ventre, y passant des heures interminables, avec la crainte permanente d'oublier une pièce essentielle. 
     Le plus dur (qui dira combien j'ai souffert!), ce fut d'aller un jour à l'hôtel des impôts pour réparer un oubli signalé:une prime de 50 euros non reportée sur ma déclaration.  Il faut dire que la peur affecte sérieusement ma mémoire. (*)
J'en tremblais et je  perdais ma voix. C'était si  sérieux que je dus prendre un repos de quelques jours.
     Je sais, c'est con, mais c'est comme ça. J'ai beau me raisonner, croyez-moi, c'est dur! Personne ne me comprend, même mes proches. En matière de pathologie, la condamnation n'est pas de mise.
                                          Ce mal porte un nom, je viens de l'apprendre de la bouche même d'un compagnon de souffrance, n'en déplaise à certains spécialistes médiatiquues  mal informés: 
                                                                       "phobie administrative" 
                          ____ Je sais maintenant que je ne suis pas le seul à souffrir de  cette pathologie funeste, cette maladie virale . Merci Thomas!
                                                            Cela me soulage (un peu)...☺

(*) On peut maintenant faire un déclaration de phobie administrative 
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Facebook contre FB

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Une puissance ambiguë
                                     La juteuse plate-forme de Mark Zuckerberg est comme une nébuleuse qui prend des proportions gigantesques, pas loin des plus grands aux USA, atteignant 300 milliards de dollars à Wall Street, devenue sixième puissance de capitalisation boursière de la planète.

   Ce puissant réseau social qu'il est devenu permet d'échanger des informations de toutes natures  entre particulier et entre organisations diverses, quelles quelles soient. l
     Mais ce géant n'est pas à l'abri de polémiques qui ne sont pas nouvelles. Sa puissance pose problème, comme ses excès et ses laxismes, sa passivité coupable et un grand nombre de dérives, qui peuvent avoir des incidences politiques.
     On lui a souvent fait grief de jouer avec la complicité naïve des personnes pour les entraîner vers toujours plus de contacts et de recherches inconsidérée d' amis et d'amener à liker de manière infantilisante  mais profitable pour la cagnotte de Zuckerberg.
      Nombre de critiques ont déjà été émises concernant les questions tournant autour de la vie privée, sa sécurité et un certains nombres de pratiques non orthodoxes.
      Devenu un miroir de notre ambivalence, FB n' pas son pareil pour profiter des vulnérabilités de l’homme, comme le dit Sean Parker, un ancien repenti de la maison. Car les critiques de fond fusent aujourd'hui de l'intérieur même de l'organisation, de la part de pionniers qui ont assisté à des dérives progressives.
   Et ils n'y vont pas avec le dos de la cueillière:
                                                         « Mes enfants ne sont pas autorisés à utiliser cette merde »« Dieu sait ce que ça fait au cerveau de nos enfants », « un mélange dangereux »… Ces dernières semaines, plusieurs anciens cadres de Facebook ont fait publiquement part de leurs inquiétudes face à ce qu’était devenu le réseau social au point d’exprimer parfois leurs remords d’avoir contribué à son succès....
        Sean Parker a expliqué début novembre à Axios que Facebook exploitait les vulnérabilités psychologiques humaines pour pousser les utilisateurs à publier toujours plus de contenus et obtenir, en récompense, des réponses et des mentions «J'aime». «Dieu seul sait ce qu'ils font aux cerveaux de nos enfants», s'était-il alors alarmé.
       Et surtout, sans doute plus pertinent: "Nous avons tous désormais accès à une quantité d’informations pertinentes bien supérieure aux capacités attentionnelles dont nous disposons pour en prendre connaissance. Il convient donc de mettre au premier plan de nos analyses une nouvelle rareté : l’attention.... 
   L'attention, une faculté malmenée de nos jours, dont le déficit progressif explique bien des problèmes scolaires, entre autres.
         FB ne fonctionne le plus souvent que grâce à notre complicité, mais une complicité stimulée, facilitée, fabriquée. C'est le miroir de nos ambivalences, disait quelqu'un. Etre connu et reconnu.
     C'est le domaine du net-narcissisme, engendré par la frustration et l'envie, un domaine plein de pièges tendus, le domaine de la pensée binaire, du suivisme et du conformisme, du recul de la réflexion autonome.
        Mark Zuckerberg proteste et veut s'amender. Mais le voudra-t-il et le pourra-t-il, étant donné les puissant intérêts qu'il défend? Il ne suffit pas d'être philanthrope et d'aspirer à la présidence future des USA...
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"J'aime l'entreprise"...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

 ...Disait-il devant un patronat enthousiaste...   (Il y a trois ans)
                                                              ...  Ou plutôt devant un Medef admiratif, car le Medef et ses représentants actuels ne représentent pas l'ensemble et la diversité du monde de la production et des services... 
         Divine surprise:  Rien à dire, il est meilleur que la droite...commenta-t-on dans les rangs. Ou encore: Un discours clair, courageux et historique ». « Avec dix ans de retard, la France tient son Schröder et son Tony Blair ! »   
     La profession de foi naïve et tardive de néo-converti de notre néo-premier ministre prête à sourire.
Qui ne considère les entreprises comme  créatrices de valeur?
    Mais il faudrait préciser...Quelles entreprises? Dirigées comment? Avec quels objectifs? Pour quoi faire? Avec quelles règles?
   Comme disait Martine Aubry, " «J'aime l'entreprise, quand elle fait de l'entreprise, quand elle fait de l'économie, quand elle crée des richesses, quand elle investit sur l'avenir, quand elle fait de la recherche, quand elle forme ses salariés. J'aime l'entreprise sous toutes ses composantes.»
L'entreprise qu'elle apprécie, a-t-elle insisté, c'est celle «de l'économie et pas de la finance». «Malheureusement, aujourd'hui, je n'ai pas l'impression que ce soit l'état d'esprit du Medef, puisqu'il ne répond pas, y compris à des textes qu'il a signés avec le Premier ministre sur le pacte de responsabilité», a-t-elle déploré, avant de conclure : «Il faut les appeler eux aussi à respecter leur parole, c'est comme ça que de plus en plus de Français aimeront l'entreprise

  Voilà qui est dit de manière modérée, mais avec bon sens. 
          On se croirait revenu au culte béat déjà développé dans les années 85, où on ne jurait que par l'entreprise, sans nuance aucune, quand Tapie et JM Messier étaient passés au rang de saints-patrons, de superstars de l'économie...
      On a envie de dire bienvenue au "French New Labour"! 
             " Le jour même, remarque JFK, où Manuel Valls proclamait son amour de l'entrepriseau Medef, Pierre Gattaz, lui, exigeait que l'on dépasse le « donnant-donnant ». En clair, cela signifie que l'on ne saurait demander aux entreprises des comptes sur les prêts de 41 milliards d'euros que la collectivité s'apprête à leur octroyer. Car aujourd'hui sur les 700 branches professionnelles que compte notre marché du travail, seules deux ont conclu un accord avec les syndicats sur l'utilisation de ces fonds ! On finit par se pincer pour rêver : d'un ministre du Travail qui sifflerait la fin de la récré pour les récalcitrants en suspendant les aides aux patrons qui ne jouent pas le jeu, d'un Premier ministre qui rappellerait aux employeurs indélicats l'ampleur de l'effort que la nation leur accordent et du soin qu'il convient d'apporter à leurs salariés parfois licenciés, alors que ces aides sont redistribuées sous forme de dividendes... 
     Le pacte de solidarité, ce miroir aux alouettes, est bien mal parti. La cogestion, dans ces conditions, est un mythe.
 ___Pour Philippe Frémeaux, le pacte passe à côté de ce qu'il considère comme le problème-clé, à savoir la nécessité de mener une politique de relance.
___Christian Chavagneux estime quant à lui que baisser les cotisations sociales pour obtenir de l'emploi est un « marché de dupes », pour des raisons qui rejoignent l'analyse de Philippe Frémeaux, à savoir que la baisse des cotisations est une « mesure sur l'offre » et n'aura aucune conséquence sur la demande.
___Michel Husson, du collectif « Les économistes atterrés », affirme : « Dans ce genre de pacte, il y a toujours une dissymétrie entre les concessions, très précises, faites au patronat et les engagements complètement flous de ce dernier »
               C'est le retour de la  pensée unique ou l'expression d'une absence de projet qui fait feu de tous bois, par tâtonnements successifs. Le modèle libéral devient l'unique boussole, à l'heure où l'Etat est colonisé par les forces financières.
   Une autre voie est possible, pense la modérée Dominique Meda.
          Confusion et amateurisme sont devenus le quotidien:
" A quelques jours de la présentation du projet de loi de finances pour 2015, qui interviendra le 1er octobre, le gouvernement s’est livré à un exercice inédit. Il a admis, même si c’est à demi-mot, que sa politique économique conduisait tout droit à l’échec. Donnant implicitement raison à tous ceux qui depuis des mois dénoncent les effets récessifs induits par l’austérité et les effets d’aubaine des cadeaux aux entreprises, il a été dans l’obligation de reconnaître que toutes les prévisions économiques de Bercy, sur la croissance, les déficits ou l’inflation, devaient être revues. Toutes dans le mauvais sens....
  Michel Sapin est venu implicitement confirmer que la France, comme le reste de l’Europe, était confrontée à un grave danger, celui de la déflation. Le ministre a donc révisé la prévision d’inflation pour 2014 à seulement 0,5 % et 0,9 % en 2015. 
Il y a quelque chose de confondant dans ces révisions des prévisions économiques. Car, de longue date, le gouvernement avait été prévenu que sa politique économique n’était pas la bonne et qu’elle conduirait à moins de croissance et plus de déficits. Or, c’est très exactement ce scénario qui est à l’œuvre. De nombreuses alertes ont été adressées au gouvernement depuis 2012, et auxquelles ce dernier, prisonnier de la doxa libérale à laquelle il s’est ralliée sitôt passée l’élection présidentielle, n’a jamais voulu prêter attention. Avec entêtement, il a même aggravé ces erreurs...
  dès le 6 juillet 2012, l’économiste de l’OFCE Xavier Timbeau tire la sonnette d’alarme dans un entretien prémonitoire avec Mediapart (lire Xavier Timbeau (OFCE) : « C’est l’escalade vers la catastrophe »). Avec le recul, ce que dit cet expert prend une forte résonance. Car, quand il prend la parole, le 6 juillet 2012, la gauche socialiste n’est au pouvoir que depuis quelques semaines. Et le gouvernement de Jean-Marc Ayrault n’a fait que prendre de premières mesures budgétaires d’économie. À l’époque, on est encore très loin du plan d’austérité de 50 milliards. 
Avec le recul, il est utile de relire ce que disait cet expert : il expliquait que dans une période de stagnation ou même de récession, il était aberrant de conduire une politique restrictive car cela conduirait à casser toute possibilité de reprise. Il expliquait qu’une politique qui chercherait en priorité à réduire les déficits publics à marche forcée dans cette période de conjoncture dépressive serait radicalement contre-productive : cassant la croissance, elle conduirait à tarir les rentrées de recettes fiscales et sociales. En clair, prévenait-il, c’est une politique qui « s’auto-annule ». « On est dans un processus à plusieurs étapes : dans un premier temps, on annonce un peu plus d'austérité ; et puis on dit : “Ah! c'est pas de chance ! Il y aura moins de croissance que prévu ; il faut donc que l'on soit un peu plus dur" ; et ainsi de suite…On est dans un processus où l'objectif s'éloigne au fur et à mesure que l'on cherche à s'en rapprocher. C'est la logique à l'œuvre au niveau français, comme elle l'est au niveau européen », expliquait Xavier Timbeau....
       Que pouvait-on attendre de plus  d'un PS sans boussole, d'un Président louvoyant sans projet?
             La porte de sortie est problèmatique, pour rester dans la litote, ici comme ailleurs.
 Un “New Deal européen s'impose.
                                         Ce n'est pas la nouvelle équipe de Junker qui va aller dans ce sens... 

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La Chine avance...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

...Ses pions numériques.
                    Brûlant les étapes à grande vitesse.

                                                                         Big brother de demain?
      Sur de nombreux plans, les avancées de la Chine en matière scientifique et technologique ne cessent de nous étonner. Son grand bond en avant en cours semble ne pas devoir connaître de limites.     Elle brûle les étapes dans de nombreux domaines, même dans les domaines de pointe, comme la robotique.
    Mais il y a lieu d'éviter la sino- admiration béate, voire la sinolâtrie. Sans tomber dans la sinophobie.
     Il est un point sur lequel on peut s'interroger avec une certaine inquiétude: celui du développement rapide des technologies basées sur la reconnaissance faciale, qui progressent à grande vitesse, en même temps que le déploiement rapide des caméras de surveillance presque omniprésentes.
         Presque partout, les personnes peuvent être suivies et reconnues, sans que pour l'instant personne ne semble s'interroger là-bas  sur les dangers de ce développement rapide et performant dans de nombreux lieus publics et qui n' a pas qu'un but utilitaire.
       Ce système performant, conçu pour assurer la sécurité des citoyens, a été déployé dans de nombreuses municipalités chinoises. D'ici 2020, près de 600 millions de caméras devraient être installées dans le pays. Certaines d'entre elles, dont le nombre reste secret, sont dotées d'outils de reconnaissance faciale et permettent d'associer une identité aux visages filmés. D'autres se contentent d'en identifier l'âge, le sexe ou certains traits physiques. 
     On peut facilement imaginer, étant donné la nature du régime, que ces nouveaux moyens sophistiqués peuvent être facilement utilisés pour le contrôle des personnes et des foules à des fins sociales et  politiques.
     Il y aura bientôt une caméra pour deux habitants. Difficile de passer entre les mailles de ce nouveau Big Brother.
         Le Wall StreetJournal a expliqué l’intention du régime chinois d’installer quelques 600 millions de caméras à reconnaissance faciale CCTV dans le pays – soit une pour trois personnes, alors qu’il en existe déjà 176 millions aujourd’hui. Le pays est aidé dans sa tâche par l’obligation pour tout citoyen de plus de 16 ans d’enregistrer auprès des autorités une photo d’identité. Une réalité un peu trop proche de la fiction…
       Nous voilà entrés dans un type de société où la surveillance généralisée tend à devenir la norme. Un monde que Orwell n'aurait même pas imaginé.

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Super-Mario et les banquiers

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Irriguer le désert...
                                        Ambigü, Mario Draghi.
       A première vue, il semble annoncer un virage dans la politique de la BCE, au point de déplaire à Mme Merkel, ce que n'a jamais fait son prédécesseur Trichet 
          On dirait qu'il met les pieds dans le plat 
S'agit-il d'un début d' ouverture de M Draghi, qui, dans les circonstances actuelles,  a (aussi) fait le constat alarmant d'une dangereuse baisse des perspectives d'inflation et de la relative impuissance de la Banque centrale européenne à combattre l'atonie des prix. Mario Draghi a beau avoir ouvert à fond le robinet du crédit bancaire, le flot de liquidités n'irrigue pas l'économie, notamment faute de demande de la part des ménages et des entreprises....
              Cela ne sert à rien d'irriguer le désert 
   Ou , comme dit Bernard Maris:     On ne donne pas à boire à un âne qui n'a pas soif...
        Ou, comme dit un certain Contrarien:     L'investissement ne se décrète pas... 
                                                                                 Conscient tout de même des limites des seules aides financières, sans aller plus loin dans l'analyse, il exhorte l'Europe à accroître l'investissement,   "face à une configuration - croissance faible, inflation faible, dette et chômage élevés - qui ne peut être résolue que par une action concertée sur la demande et sur l'offre", a-t-il affirmé lors d'un forum financier à Milan. Il a ainsi renvoyé dos à dos les partisans de la rigueur à tout prix (l'Allemagne et ses alliés) et les tenants de la relance (France, Italie..)
   La BCE, qui a encore réduit ses taux d'intérêt jeudi dernier et lancé un programme de rachat d'actifs privés, ne peut agir seule pour stimuler la croissance, a insisté le dirigeant, en précisant que "cela nécessite que tous les acteurs, au niveau national et européen, jouent leur rôle".
            Bien sûr rien n'est dit sur les fondamentaux du libéralisme ravageur qui sert toujours de dogme de référence dans la sphère financière. La rigueur doit se poursuivre selon l'ancien de chez Goldman Sachs. Si Mario Draghi indique qu’« Il faut des politiques budgétaires », il ajoute immédiatement qu’« il faut des réformes structurelles avant tout ». Le terme « réformes structurelles » signifie, dans la novlangue des économistes, réduction de salaires, privatisations et remise en cause de la protection sociale et des droits des salarié-es. Il préconise donc un approfondissement des réformes néolibérales au niveau national… en semblant ignorer que « ces réformes structurelles » sont précisément une des causes de la situation actuelle.
     Mais son discours ne passe pas dans la droite libérale allemande, rebelle par principe à toute inflation, d'autant que Mario souhaiterait la fin d'une politique monétaire commune.
        Les mesures annoncées par Mario Draghi indiquent que la BCE a bien pris conscience que la zone euro est confrontée à un risque sérieux de déflation. Les mesures prises pour y faire face seront-elles efficaces ? On peut sérieusement en douter.
    S'agit-il des dernières cartouches
Les ménages ne risquent-ils pas de devenir les contributeurs en dernière instance? 
              La croissance de liquidité en Europe n'est pas faite pour la sauver de la déflation rampante
    "L’énorme croissance des liquidités qu’a connue l’Europe depuis 2007-2008 a servi à maintenir intacte la puissance des grandes banques privées sans pour autant sortir les économies concernées de la crise. Grâce à l’intervention de la BCE et d’autres banques centrales (et bien sûr, aux décisions des gouvernements), les grandes banques privées poursuivent leurs activités massivement spéculatives et souvent frauduleuses, voire criminelles. Elles sont soutenues par un mécanisme de transfusion permanente de ressources (crédits publics illimités à taux d’intérêts quasi nuls ou clairement négatifs). Certaines d’entre elles, et non des moindres, sont simplement maintenues en vie sous respiration artificielle (aux crédits publics illimités s’ajoutent une injection de capitaux publics afin de les recapitaliser et des garanties publiques concernant leurs dettes). Le métier de la banque est trop sérieux pour être laissé dans les mains du secteur privé. Il est nécessaire de socialiser le secteur bancaire (ce qui implique son expropriation) et de le placer sous contrôle citoyen (des salariés des banques, des clients, des associations et des représentants des acteurs publics locaux), car il doit être soumis aux règles d’un service public  et les revenus que son activité génère doivent être utilisés pour le bien commun.
La politique appliquée jusqu’ici par la BCE, les autres banques centrales et les gouvernements a entraîné une très forte augmentation de la dette publique... 
       Selon Keynes, pour sortir du piège de la liquidité, il faut que les gouvernements augmentent les dépenses publiques afin de relancer la demande et, du coup, l’économie : dépenses d’investissement (on pourrait évidemment investir massivement dans la transition écologique, les énergies renouvelables, les grands travaux publics utiles, les bâtiments scolaires et collectifs), dépenses pour engager du personnel dans les services publics et pour mieux les rémunérer, dépenses sociales (santé, éducation, services sociaux), dépenses pour augmenter les montants des retraites et de différentes allocations sociales… Mais de cela, les banquiers centraux et les gouvernements ne veulent pas en entendre parler parce qu’ils veulent aller plus loin dans les attaques contre les conquêtes sociales...."
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Theresa à tout va...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Fog and Mess in London 
                   On ne sait pas où elle va mais elle y va...
  Elle a beau afficher en permanence un sourire inoxydable et de circonstance, elle part à la dérive.
     Comme le pays, qui navigue à vue, dans le fog le plus complet
          La scission va coûter cher, très cher. What a pity!
   C'est l'improvisation la plus improbable dans le discussion de marchands de tapis à Bruxelles.
    On s'aperçoit après coup qu' il n'y avait pas de plan, pas d'étude d'impact. Theresa avale son chapeau (qu'elle n'a pas, contrairement à la Queen) tous les jours, louvoyant entre les récifs dans cette dérive inédite, sans boussole ni horizon.
    Peut-on encore faire confiance au fameux britisch pragmatisme pour tirer bénéfice de ce divorce non préparé.  On commence à en douter, pas seulement au 10 Downing Street.
  De concessions en concessions, elle plie le genou avec le plus grand flegme, dans une  certaine "ambiguïté constructive" (sic),sourire aux lèvres. Une ambiguïté  albione qui atteint des sommets.
   Elle lâche une partie de la cargaison par dessus bord pour sauver le canot en péril.
         Mais tout n'est pas perdu, malgré l'ambiance toxique et les humiliations.
   L'ancienne banquière, fille de vicaire anglican, continue à ramer avec obstination dans les eaux tumultueuses de la Tamise, là où elle s'est mise.
   Mais pour combien de temps? Aucun gage de succès.
  Elle s'efforce, dans sa générosité, de retenir par la manche les ci-devant invités qui veulent aller voir ailleurs. L'herbe n'est plus si verte dans les compagnes anglaises.
     De toutes manières, il va falloir passer à la caisse et peut-être subir une petite saignée dans l'industrie nationale qu'était devenue la finance depuis Margaret ze Thatcher surtout?
. Mais Theresa n'est pas écossaise.    Un certain Macron lorgne sur la City, dit-on.
    Le feuilleton continue...
  Certains broient du noir. Mais noir n'est pas toujours noir...même si certains parlent de dislocation des lambeaux de l'empire. A Buckingham Palace, le silence est de rigueur.
       __L'Europe s'en remettra-t-elle, alors que le royaume a largement contribué à son ouverture néolibérale, tout en étant un petit contributeur mais un grand bénéficaire. Même Elisabeth, dans le besoin.
     Junker fait le gros dos dans les tractations byzantines en cours et se demande (peut-être) si la machine (le machin, aurait dit un certain général) va pouvoir repartir...
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Guerre fiscale

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Demain, l'harmonisation fiscale?...
                                                       Il n'y a pas que la Suisse...
    Certains aiment la douceur des rives du Léman. Mais d'autres préfèrent la Belgique: ils y détiennent  17 milliards d’euros. 
             Une paille!... En toute légalité!
   Il n'est pas nécessaire d'être entouré d'eaux turquoise pour être un paradis fiscal, la Belgique (qui sait se montrer attrayante en matière d'impôts) en sait quelque chose... 
   Un pays rêvé:  la fiscalité belge est bien moins pesante que dans l'Hexagone. Le capital y est plus faiblement taxé et l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) n'y existe pas. Mais le Belge moyen est lui, lourdement taxé.
      Uccle, avec son excellent microclimat fiscal, est devenu un petit paradis pour les rentiers
     Là-bas, à Jersey ou ailleurs, dort une part de ce qui pourrait contribuer à la richesse nationale et régler bien des problèmes, notamment une bonne part des intérêts de ce qu'on appelle la dette...  (*) 
       C'est  600 milliards  qui manquent à la France, selon les études les plus sérieuses, jamais contestées.
     Que ne pourrait-on pas faire avec cela! 
_____________ Le projet d'harmonisation européenne devait demander du temps. Mais là, on fait carrément du sur place, malgré les promesses et les engagements. La solidarité régresse même, chacun jouant sa petite partition, aux dépens des autres.
              Pourtant "...la recherche d’une harmonisation fiscale figurait dans le Traité de Rome de 1957. La fiscalité indirecte, pour des impôts tels que la TVA, était la plus concernée_-("elle fait peser un risque sur l'équilibre des économies européennes, voire sur le sens du projet européen"). La fiscalité directe (impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés…) l’était beaucoup moins dans la mesure où la souveraineté des Etats était réaffirmée et où l’unanimité était la règle pour l’adoption de tout amendement. Autant dire qu’on figeait la situation.
Pourtant, on aurait pu espérer que les pays membres évoluent progressivement sur la voie de l’harmonisation. Car il n’existe pas de coordination économique possible en Europe sans rapprochement des politiques fiscales. Pour construire et approfondir l’Europe, il fallait en passer par la fiscalité.
Mais c’est tout le contraire qui se produisit. Un conseil des ministres des Finances (Ecofin) en 1992 décida notamment que  l’harmonisation des régimes fiscaux des Etats membres, et notamment de la fiscalité directe, n’était pas une condition nécessaire à l’achèvement du marché intérieur. On s’en tiendrait, dans le meilleur des cas, à la coordination.
Toutefois, dans la mesure où aucune contrainte juridique n’était imposée, c’est bien le principe de concurrence qui l’emportait
         La fuite des capitaux, l'évasion fiscale (l'optimisation,pour être fiscalement correct) est devenu un sport pour ceux qui ont de bonnes antennes et de bonnes réserves et c'est en toute impunité que des Etats attirent les entreprises par des impôts les plus favorables.
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(*)         59% de la dette publique publique proviennent des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêt excessifs.
                 Le discours convenu sur la dette repose sur un mensonge : elle ne vient pas d'une orgie de dépenses publiques, mais de l'érosion organisée des recettes fiscales. Les niches et les cadeaux consentis aux ménages les plus riches et aux grandes entreprises se sont multipliés à l'infini. En empruntant sur les marchés financiers pour financer ces déficits, les États se sont encore enfoncés davantage, puisqu'ils ont dû payer des taux d'intérêts souvent excessifs. 
Cette dette est donc largement illégitime.
 La crise financière de 2008, la récession et le sauvetage des banques ont alourdi le boulet. Affolés par l'envolée des dettes publiques les marchés financiers se sont alors mis à spéculer contre les États qui les ont sauvés. Dans toute l'Europe, des plans d'austérité drastiques déferlent pour " rassurer les marchés ". Mais en voulant nous faire payer la crise financière, les gouvernements nous enfoncent dans la récession et sacrifient les investissements vitaux pour la reconversion écologique de l'économie. 

        Les Etats cèdent devant les banques, qui ont été réformées trop peu, trop tard, comme le rappelle utilement un banquier lui-même, comme un examen un peu approfondi le montre assez bien. La rente a pris le dessus sur le travail, depuis les années 70. 

  ________La question de la dette, arme de destruction massive, et de sa révision éventuelle est une vieille affaire.
        Avant qu'il ne soit trop tard, il serait nécessaire de penser l'effacement, au moins partiel de la dette, ou sa renégociation. Il faudra de toutes manières y venir un jour, vu son ampleur dans certains pays.  L'Allemagne elle-même en a bénéficié plusieurs fois.  Une sortie par le haut, n'est pas une question utopique. La prix exigé pour la payer est tel quelle n'est pas acceptable

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Crac!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Pas absolument sûr, mais pas improbable
                                                Faut-il craindre un nouveau krach boursier?
                                                                                                             Oui, sauf si....
                       Il ne faut sans doute pas se laisser aller à la panique (qui peut être un facteur autoréalisateur de crise.)
     Mais on ne peut pas ne pas prendre en compte certains avertissements, venus d'horizons différents, qui convergent sur de nombreux points pour annoncer la forte probabilité d'un nouveau krach boursier. 
      Certes l'économie n'est pas une science exacte, mais elle peut souvent avoir assez de rigueur pour prévoir certaines tendances lourdes, et on se souvient de la crise de 2007,  peu envisagée dans la folie financière du moment, sauf par quelques esprits qui ne cédaient pas à l'euphorie ambiante, comme Roubini, Jorion et quelques autres..  que personne n'a écoutés, jusqu' au jour où...
      Oui, une nouvelle crise financière n'est pas à exclure pour des raisons souvent convergentes. On l'a remarqué, une crise tous les dix ans semble être devenue le règle dans le contexte de la finance mondiale dérégulée.
     Les réformes bancaires promises ont été insuffisantes et superficielles. La séparation des banques notamment, souvent claironnés par un temps, n'a pas été faite, exposant toujours les particuliers aux risques inhérents aux excès de la spéculation, à la finance-casino et aux risques de la finance haute-fréquence, livrée aux algorithmes, aux activités incessantes et ultra-rapides, mal maîtrisées.
      Sans parler des méga-banques en danger, aux activités peu orthodoxes, parfois criminelles, comme le rappelle le document diffusé par Arte, et celles qui vont toujours très mal, comme la Deutsche Bank et certaines banques italiennes.
     De plus les bulles sont des menace mal cernées, mais toujours potentiellement menaçantes. Elles vont, elles viennent.
      Les banquiers sont peu bavards sur ces sujets, on le comprend, à part quelques-uns, rarement.
  On comprend aussi pourquoi le surendettement, ce fléau peut représenter un risque systémique à travers le crédit non justifié économiquement, non responsable. Les dettes d'Etat les plus importantes ne sont pas en Grève..Une drogue dure qui peut être mortelle, pour les institutions ou pour les individus.
      Le crédit à taux zéro voire les taux négatifs ne sont pas de éléments qui rassurent à long terme et l'absence d' une certaine inflation, à laquelle l'Allemagne tient comme un totem sacré, contre-carre la consommation et participe à la formation des inégalités, renforçant la position d'une rente surdimensionnée.
    Les inégalités galopantes qui ne cessent de se creuser sont à prendre en compte, du fait de la masse incroyable de cash en circulation qui ne s'investit pas et du déficit de la demande.
  On peut donc s'attendre à une prochaine crise financière venue des banques, mais pas seulement.
        La crainte d'un nouveau choc se fait plus présente: L' explosion de la dette, taux d'intérêt bas, créances douteuses : les excès de la finance ravivent, chez les experts réunis aux rencontres économiques d'Aix-en-Provence, les craintes d'un nouveau choc, dix ans après une crise qui a bouleversé la planète. "Il y aura une nouvelle crise, je ne sais pas quand, mais ce dont je suis sûr c'est qu'elle pourrait être un évènement dramatique pour notre style de vie, pour la démocratie et les valeurs libérales", a mis en garde Paul Tucker, ancien vice-gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE). La question d'un possible nouveau choc mondial, lié aux nouvelles menaces pesant sur le secteur financier, revient régulièrement sur le devant de la scène, bien que la reprise économique mondiale soit sur la bonne voie.Encore mercredi, le Fonds monétaire international (FMI) a alerté sur les "risques négatifs" que peuvent représenter pour l'économie globale "l'incertitude sur les politiques dans les économies avancées" mais aussi "les vulnérabilités du secteur financier et un soudain durcissement des conditions financières".
        Certains extrapolent sans doute, mais les voix sont nombreuses qui vont dans le même sens.
" Rien n’a été fait ou presque en matière de régulation financière, ni taxe Tobin, ni séparation des activités de banque de détail et banque d’investissement. Nous rappelons que la crise financière américaine s’est étendu en Europe par le truchement de la banque d’investissement et de l’intensité aboutie de la libéralisation financière depuis 30 ans et qu’une nationalisation des banques de détail européenne aurait été souhaitable. Tout cela pourtant en dépit et il faut le dire, d’une volonté politique réelle (Nouvelles charges en capital, le Dodd Frank Act américain de 2010, le projet d’Union bancaire européen de 2012, le rapport Volker américain, le rapport de la commission Vickers en Grande Bretagne, le rapport de la commission Liikanen pour la Commission européenne…). Le trading haute fréquence s’intensifie, les marchés boursiers américains montrent de nombreux signes de faiblesse, nous sommes donc assis sur un baril de poudre et la prochaine crise financière démarrera avec trois phénomènes déclencheurs et propulseur : la hausse des taux de la FED, une crise obligataire, et les technologies de propulsion du risque domino…
    Les "banksters" ne semblent pas trop s'en soucier. Tant que ça marche...
            Peu prennent en compte le risque représenté par la Chine, son économie explosive et ses financements souvent obscurs, en rapport étroit avec HSBC qui a pignon sur rue là-bas et ici, jouant un rôle souvent trouble, sur tous les tableaux..         Jusqu'ici tout va bien...

      Il y a trop de cash en circulation, d'origines les plus diverses, souvent les plus douteuses. 
  Et la machine à cash est un vrai problème.
..... Jamais autant d'argent n'a circulé sur la planète. Au total, la masse monétaire mondiale a doublé entre 2000 et 2006, progressant trois fois plus vite que la production. Résultat, en six ans, 2 165 milliards de dollars de trop se seraient accumulés dans la machine économique globale, d'après les calculs exclusifs de L'Expansion. " Tout cet argent en quête de rendement entraîne le gonflement d'une multitude de bulles financières. Plus ça dure, plus la probabilité d'une crise grave augmente ", prévient Laurent Berrebi, chef économiste de Groupama Asset Management et auteur avec Michel Aglietta d'un essai sur les désordres du capitalisme mondial. De fait, ce genre d'aventures s'est souvent mal terminé. 
 
A l'origine de ces excès, des taux d'intérêt incroyablement bon marché....
        Les désordres du capitalisme mondial...On oublié que la destruction du capital est l'oeuvre du capital lui-même, la contradiction étant au coeur du système, comme Marx et plus tard Schumpeter l'avaient analysé. Le pire n'est jamais sûr, mais ne pas envisager le pire, le nez dans le guidon, est le pire...
                                     Mais, qu'on se rassure, le CAC 40 se porte bien._ L'amnésie aussi...__________________________
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Dette grecque (suite)

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Notes sur une dette illégitime  (*)

                                                  Comme en France, la dette publique est largement le produit d'un système, malgré les différences de situation.
    Un piège, qui fait rarement l'objet d'une réflexion sérieuse.
            Pour la Grèce, on connaissait les retards, les fragilités économiques et les déficits administratifs de l'Etat grec (explicables en partie par l'Histoire)
  On sait maintenant que ce pays n'a été accepté dans la zône euro qu'avec beaucoup de réticences, notamment de la part de l'Allemagne. C'est Giscard d'Estaing qui fit emporter la décision, pour des raisons plus symboliques que rationnelles. On mis tous les problèmes sous le tapis, avec l'aide de Goldman Sachs.
        Une faillitte européenne d'abord. Qui est aussi notre problème.
La crise et les ravages de la monnaie "forte", prônée par Berlin et soutenue par une politique économique, salariale et sociale orientée essentiellement vers l'exportation ont produit les effets que l'on sait et une situation pour l'instant inextricable, repoussant aux calendes...grecques le rétablissement d'un grand malade, affaibli par les remèdes imposés.
     Un pays à bout de forces.   En détresse. Réduit au statut de pays émergent.
La faillite du pays est largement le produit d'un système qui a poussé à un endettement sans rapport avec les moyens de remboursement du pays, même si d'autres pays de la zône euro ont des dettes d'une autre ampleur.
     Il s'est  finalement agi de sauver les banques (1), pas la Grèce, dont le démantèlement est en cours.
Un sauvetage sans issue,  une vente à la découpe des services publics, une privatisation à marche forcée.
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Servitudes
Homo debitor

(*)   La dette publique grecque (*)a fait la une de l’actualité au moment où les dirigeants de ce pays ont accepté la cure d’austérité demandée par le FMI et l’Union européenne, ce qui a provoqué de très importantes luttes sociales tout au long de l’année 2010. Mais d’où vient cette dette grecque ? Du côté de la dette à charge dusecteur privé, l’augmentation est récente : une première augmentation forte suit l’entrée de la Grèce dans la zone euro en 2001, une deuxième explosion de la dette se produit à partir de 2007 quand l’aide financière octroyée aux banques par la Réserve fédérale aux Etats-Unis, par les gouvernements européens et par la Banque centrale européenne (BCE) est en partie recyclée par les banquiers vers la Grèce et d’autres pays comme l’Espagne ou le Portugal. Du côté de l’endettement public, la croissance est plus ancienne. Après la dette héritée de la dictature des colonels, le recours à l’emprunt a servi depuis les années 1990 à combler le trou créé dans les finances publiques par la réduction de l’impôt sur les sociétés et sur les revenus élevés. Par ailleurs, depuis des décennies, de nombreux emprunts ont permis de financer l’achat de matériel militaire principalement à la France, à l’Allemagne et aux Etats-Unis. Il ne faut pas non plus oublier l’endettement faramineux des pouvoirs publics pour l’organisation des Jeux olympiques en 2004. L’engrenage de l’endettement public a été huilé par des pots de vin de grandes compagnies transnationales afin d’obtenir des contrats : Siemens est un exemple emblématique. 
Voilà pourquoi la légitimité et la légalité des dettes doivent être soumises à un examen rigoureux, à l’image du travail accompli par la commission d’audit intégral des dettes publiques de l’Equateur en 2007-2008. Les dettes qui seront qualifiées d’illégitimes, d’odieuses ou d’illégales, devront être déclarées nulles et la Grèce pourra refuser de les rembourser, tout en demandant des comptes en justice à ceux qui les ont contractées. Des signes encourageants provenant de Grèce indiquent que la remise en question de la dette est devenue un thème central et que la demande de création d’une commission d’audit progresse de manière intéressante..."
        (*)  Ce sont les Etats-Unis qui sont le pays le plus endetté du monde, avec une dette publique qui a grimpé à plus de 15mille milliards de dollars, chiffre supérieur au Pib. Personne pourtant ne demande au Fmi de mettre sous tutelle les Etats-Unis pour vérifier leur " crédibilité "...
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Un Président canon

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Bonne nouvelle....
                           Pour nos marchands de quincaillerie militaire.
                              Des commandes en rafales et en divers ustensiles.
         Notre VRP est revenu du Qatar avec un bon carnet de commande.
     12 milliards d'euros, on ne les trouve pas sous les sabots d'un cheval.
   C'est encore loin des 60 milliards, partis on ne sait où chaque année... Mais c'est déjà ça.
   Le Qatar, c'est juré,  est (devenu) tout à fait fréquentable. Sarkozy l'avait déjà répété. 
   La France se qatariserait-elle peu à peu?
     Contrairement à ce que disent certaines mauvaises langues.
  Et mêmeWikipédia: "... la situation de la très nombreuse population de travailleurs migrants est très préoccupante. Selon Human Rights Watch, en juin 2012, des centaines de milliers de travailleurs migrants, pour la plupart en provenance d'Asie du Sud et employés au Qatar sur des chantiers de construction, courent le risque d'une grave exploitation et de maltraitance, au point que l'on peut parfois parler de travaux forcés ou d'esclavage. Les fortes réactions suscitées dans le monde par les morts sur les chantiers de la Coupe du monde de football de 2022 et la crainte que les conditions de travail sur ces chantiers n'occasionnent la mort de plus de 4 000 travailleurs étrangers avant même le début de la Coupe du monde ont amené le gouvernement du Qatar à promettre une nouvelle législation qui abolirait le système de « parrainage », le kafala, au cœur des problèmes constatés. En 2016, en dépit des promesses du Qatar d'améliorer les conditions de vie des travailleurs migrants, la présence de travail forcé, de violences, les « logements insalubres et étroits » demeurent prépondérants."
   Il serait donc temps de faire respecter les droits humains au Qatar, aurait pu dire Jupiter, au passage.
      Le pays, en crise dans le Golfe, a quelques ambitions, malgré certaines frictions avec ses voisins
       Les bons clients méritent quelques égards.
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