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Huit euros pour un dentier

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Un cadeau royal pour les petits retraités.
                                                                                    Merci Manu!
         Juste pour compenser l'inflation.
  8 euros par mois, cela est un peu juste...
           C'est même un peu pingre, quand  la fraude aux cotisations sociales a doublé entre 2007 et 2012.
                                      Y'a quelque chose qui cloche... 
C'est toujours ça, diront certains...
         Mais ce n’est pas 8 euros de plus par mois qui permettront à nos sans-dents d’acheter des dentiers., prétend un (très) mauvais esprit
    Les dents, c'est important  
           En avoir ou pas, ça fait une sacrée différence.
    Sans cela, on est moins que rien, on manque de mordant.
       Même si l'on a pas envie de les montrer, les dents sont un atout.
      Carla, elle, a toutes ses dents et ses affaires tournent un max. Valérie aussi, qui a la dent dure: dent pour dent...
    Des dents à rayer le parquet, quoi.
    Il est vrai qu'elles ne sont pas touchées par  la précarité.
Elle ne vivent pas avec 5,60 euros par jour...comme ceux qui ont souvent  la dent. 
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On a beau le savoir...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Elle arrive toujours
               Quand on  ne s'y attend pas.
                           Elle provoque toujours la surprise ou l'effroi, même si on finit par s'y faire. Parfois la sidération.


    Même quand on est stoïque et serein, qu'on le dit et qu'on l'écrit, comme d'Ormesson, malgré son ultime étonnement: "Et moi qui m'imaginais devoir vivre pour toujours..."
     Et pourtant quel événement est le plus nécessaire du point de vue naturel?
         Mais la multitude a toujours besoin de se rassurer, de se rabattre sur des mythes et des cultes, sur des démonstrations plus ou moins sur-médiatisées, sur des excès de démonstrations de ferveur, que les médias exploitent à l'envi. Seule le Croix, pour des raisons religieuses, n'a pas fait la Une sur la mort de la vedette du rock, à l'heure où Jérusalem est au centre d'interrogations très sérieuses.
   La mort discrète, telle que la chantait Brassens, la modestie jusqu'à la fin, le départ sur le pointe des pieds, pour ne tomber dans les excès indécents et larmoyants (comme dit Dutronc) à l'égard de l'idole de foules.
  Johnny aurait-il droit à des honneurs publics aussi rares, non parce que son talent et ses frasques étaient appréciés par tous, mais en tant que grand "contributeur" aux finances publiques...grâce notamment à certaines connivences de haut niveau et de 40 ans de démêlés avec le fisc.
   Pourquoi vouloir "sanctifier" les morts? Pour calmer les vivants? Un hommage suffit. " C’est bien connu, une personnalité qui meurt devient un saint que l’on pare de toutes les vertus et de tous les talents"
  Une forme de reconnaissance qui devrait aller plus à la plume qu'à la guitare, même si on aime le bad Boy. Johnny n'est pas Victor Hugo. Mais la culture et le courage politique est aujourd'hui une valeur en baisse.
      On a beau être chéri de la Ve République, on n'y coupe pas. On ne peut prolonger l'instant fragile.    Le coup de tabac arrive toujours.
       La mort est indissolublement liée à la vie
Comme dit Montaigne;Il n'y a rien de mal en la vie pour celui qui a bien compris que la privation de la vie n’est pas mal. 
         Elle est même le principe du vivant. 
    Mais, historiquement, il n'est pas rare que la morbidité envahisse l'esprit des hommes, plus ou moins intensément, selon les individus, les cultures, les période historiques, de manière épisodique et légère ou prolongée et profonde.
   Du point de vue de la raison, la mort n'est rien, comme le dit Epicure
     Le cimetière est un dortoir paisible:  le mot vient du latin coemeterium, devenu cimiterium (Bas-Empire), issu du grec ancien κοιμητήριονkoimêtêrion (« lieu pour dormir, dortoir »).
   Même si son acceptation sereine fait problème, du point de vue du désir et de l'imagination.
      Celle-ci est conditionnée par les cultures, les époques, les croyances, les circonstances, les modes...
             Elle ne devrait pas interdire l'humour, comme chez Desproges, même s'il est parfois un peu noir.  C'est un bon contre-poison.
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Apple vous veut du bien

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Un bracelet électronique orwellien?
                                                      C'est la saison des pommes.
      Le moment d'en consommer.
         Mais la pomme, recommandée pour la santé peut aussi être source de problèmes. 
  La firme de Steve_Jobs, qui a la pomme pêche, passe à la vitesse supérieure: la montre du futur est en voie de passer du stade de la curiosité technologique à celui d'outil multifonctionnel, aux applications multiples.
    La société de Cupertino, sans  peur mais pas sans reproche (1), va-t-elle nous faire passer du meilleur au pire, en nous amenant à une nouvelle ère, du pouce à l'index.
    Celle qui nous permettra d'être en permanence joignable, d'avoir toujours accès à toutes sortes de données, notamment médicales. Des données biologiques et physiologiques pourront être connues en temps réel. C'est du moins ce qu'on nous annonce.
    Une e-watch pour une e-médecine hautement technologique.
         Bientôt, chacun pourra avoir aura un fil à la patte au poignet, permettant bien des contrôles, même les plus intrusifs:
     "...Apple souhaite en réalité piller nos données médicales. « Apple Watch doit donner la possibilité aux gens de se motiver, de les rendre plus actifs, qu'ils s'entraînent régulièrement ou occasionnellement, ou tout simplement qu'ils marchent », assure Tim Cook. C’est donc pour notre propre bien-être qu’un capteur cardiaque est intégré à l’objet. C’est pour notre bien que le système d’exploitation iOS 8 contient l’application Health, qui nous incite à partager nos données de santé afin que notre téléphone nous alerte lorsque nous avons des comportements à risque. C’est pour notre bien, enfin, qu’Apple envisage de partager ces données avec des mutuelles.  Mais bien sûr..."
     Le risque est bien réel, quand ce nouvel outil, dont le prix chutera inévitablement, deviendra un objet courant. 
                   La médicalisation de l'existence ne va-t-elle pas devenir une obsession et une source de profit illimité.
     Une entrée dans "le « Quantified Self », que l’on peut comprendre comme la mise en mesure systématique de notre propre corps : non seulement mesurer son rythme cardiaque à tout moment (comme le permettra l’Apple Watch), mais centraliser en une seule application toutes les évaluations chiffrables de nos diverses activités, telles que le nombre de pas faits dans la journée, le nombre d’heures de sommeil, le nombre de calories dépensées, notre courbe de poids, notre taux de glycémie, etc.
   Certains imaginent déjà le cauchemar que pourrait constituer le fait de voir se répandre sur les réseaux sociaux ce genre d’évaluations égocentriques de soi-même, ou les dangers liés à la divulgation de ces renseignements personnels à des organismes prêts à les faire fructifier. Tout cela est vrai, mais il s’agit en réalité de bien plus encore .."      
   Déjà Google tisse une toile qu'on peut juger inquiétante.
       Un pas de plus vers l'homme augmenté?  (1) 
Le numérique va-t-il coloniser toute la vie?
       L'avenir de Big Brother semble assuré...si la vigilance ne s''impose pas. 
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Point d'histoire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Elles furent les gardiennes
                                        Les femmes de soldats de 14.
   Célébrer les poilus ne doit pas fait oublier la condition des femmes restées seules au foyer et assumant  les plus rudes tâches, à la ville comme à la campagne.
   A la campagne surtout. Souvent engagées dans l'effort de guerre
       «Les Gardiennes», comme les appelle Xavier Beauvois, dans son récent film, Un film à la grande épaisseur historique et à la densité plastique  remarquée.  
     L'histoire peut être écrite ou donnée à voir de bien des manières, en mettant l'accent sur des faits ou des situations souvent négligées, mais parfois décisives, en dehors de l'événementiel, comme Eric Vuillard, sur un autre plan, dans son roman L'ordre du jour.
               
 Les paysans furent  fortement mobilisés. La france restait majoritairement paysanne.
       Passant de la faux au Lebel, ces terriens, très vite embourbés, enterrés, de moins en moins enthousiastes, moururent en masse au champ d'honneur, à Verdun ou ailleurs.

« Les champs dévastés avaient des airs de terrain vague, avec leur meule en ruine et leurs javelles culbutées. Ce qui me fout à ressaut, c’est d’aller me faire fendre la gueule pour trois champs de betteraves qui ne servent plus à rien » écrit le soldat Roland Dorgelès, 74e RI, dans Les croix de bois. « Gens de la terre, ils souffrent plus que ceux du Midi devant leurs récoltes non rentrées, foulées aux pieds » constate Renaud Jean dans la Meuse. - See more at: http://www.humanite.fr/guerre-de-14-les-paysans-fortement-mobilises-547157#sthash.csM5eenk.dpuf

  

« Les champs dévastés avaient des airs de terrain vague, avec leur meule en ruine et leurs javelles culbutées. Ce qui me fout à ressaut, c’est d’aller me faire fendre la gueule pour trois champs de betteraves qui ne servent plus à rien » écrit le soldat Roland Dorgelès, 74e RI, dans Les croix de bois. « Gens de la terre, ils souffrent plus que ceux du Midi devant leurs récoltes non rentrées, foulées aux pieds » constate Renaud Jean dans la Meuse. - See more at: http://www.humanite.fr/guerre-de-14-les-paysans-fortement-mobilises-547157#sthash.csM5eenk.dpuf
« Les champs dévastés avaient des airs de terrain vague, avec leur meule en ruine et leurs javelles culbutées. Ce qui me fout à ressaut, c’est d’aller me faire fendre la gueule pour trois champs de betteraves qui ne servent plus à rien » écrit le soldat Roland Dorgelès, 74e RI, dans Les croix de bois. « Gens de la terre, ils souffrent plus que ceux du Midi devant leurs récoltes non rentrées, foulées aux pieds » constate Renaud Jean dans la Meuse. - See more at: http://www.humanite.fr/guerre-de-14-les-paysans-fortement-mobilises-547157#sthash.csM5eenk.dpuf
« Les champs dévastés avaient des airs de terrain vague, avec leur meule en ruine et leurs javelles culbutées. Ce qui me fout à ressaut, c’est d’aller me faire fendre la gueule pour trois champs de betteraves qui ne servent plus à rien » écrit le soldat Roland Dorgelès, 74e RI, dans Les croix de bois. « Gens de la terre, ils souffrent plus que ceux du Midi devant leurs récoltes non rentrées, foulées aux pieds » constate Renaud Jean dans la Meuse. - See more at: http://www.humanite.fr/guerre-de-14-les-paysans-fortement-mobilises-547157#sthash.csM5eenk.dpuf
« Les champs dévastés avaient des airs de terrain vague, avec leur meule en ruine et leurs javelles culbutées. Ce qui me fout à ressaut, c’est d’aller me faire fendre la gueule pour trois champs de betteraves qui ne servent plus à rien » écrit le soldat Roland Dorgelès, 74e RI, dans Les croix de bois. « Gens de la terre, ils souffrent plus que ceux du Midi devant leurs récoltes non rentrées, foulées aux pieds » constate Renaud Jean dans la Meuse. - See more at: http://www.humanite.fr/guerre-de-14-les-paysans-fortement-mobilises-547157#sthash.csM5eenk.dpuf

      Elles, prirent le relai, la faux et la charrue, travaillèrent au champ, à l'usine, de plus en plus résignées. D'autres furent munitionnettes, par nécessité; assumant tous les risques. Parfois confidentes pour le poilu harassé.
                   Les femmes n'avaient pas le choix.
L'appel de Viviani fut entendu, qui fit de nécessité vertu.

   « Debout, femmes françaises, jeunes enfants, filles et fils de la patrie.
   Remplacez sur le champ de travail ceux qui sont sur le champ de bataille.
   Préparez-vous à leur montrer, demain, la terre cultivée, les récoltes rentrées, les champs ensemencés !
   Il n'y a pas, dans ces heures graves, de labeur infime.
   Tout est grand qui sert le pays.
   Debout ! A l'action ! A l'oeuvre !
   Il y aura demain de la gloire pour tout le monde ».

          
             Mais les droits.ne suivirent pas, même si des idées germèrent, qui plus tard fructifièrent. 
       Le droit de vote, ce fut 30 ans plus tard... Un combat de longue haleine.
  Une médaille de consolation pour les 600000 veuves. 1 million d'orphelins.
             Et la guerre s'invita aussi au coeur des couples.
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Irak (suite)

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

(Il y a trois ans...)

Lourdes incertitudes       ____ Interrogations 
                       Chaque jour, son lot de drames.

        Dans la mesure où l'information est fiable  (question non anodine!), en évitant un certain nombre de fantasmes et de mythes, il apparaît que la vague de l'entité hétéroclite appelée Da'ech  semble gagner tous les jours du terrain.
       A partir de la décomposition d'une Syrie fracturée, sur laquelle nous avons gardé un silence coupable, une ambivalencecalculée, laissant se développer une situation inextricable. 
           Sur les ruines de ce qui reste d'Etat irakien, où le chaos a été importé. L'éclatement de ce pays ruiné annonçait le pire...
      Une déstabilisation généralisée dont profite un califat d'un nouveau genre, mêlant les mots d'ordre les plus archaïques, les pratiques les plus cruelles et les technologies les plus avancées. Une barbarie 2.0. Pire que Gengis Kahn.
   Dans le contexte de la  balkanisation du Proche-Orient, comme dit G.Corm, une nouvelle forme de djihadisme semble prête à déstabiliser des Etats voisins.. et plus lointains. Ce que certains ont appelé  l'archipel des sunnites.
   Une coalition aux  objectifs incertains se dessine, dont les contradictions font planer de lourdes incertitudes et qui évitera difficilement les pièges.
   Un groupe hétéroclite millénariste, une "entité monstrueuse qui est née sur les décombres du conflit syrien (180.000 morts), une  organisation terroriste (qui) est le symptôme de la maladie qui ronge le Moyen-Orient. Nihiliste et millénariste, elle est le résultat terrifiant de la vacuité  politique dans cette région, où les mouvements qui ont suscité un espoir, du panarabisme aux révoltes arabes de 2011, se sont jusqu'ici soldés par un échec. 
Elle dit aussi l'abandon de l'Occident, qui a préféré détourner les yeux pendant que le monstre grossissait. Les décapitations des otages, terribles mises en scène de la barbarie, qui se sont succédé, ont laissé l'Occident hébété au point que Barack Obama a d'abord confessé qu'il n'avait "pas de stratégie face à l'Etat islamique". Ces actes barbares ont fini par fournir - enfin - un prétexte aux Etats-Unis et à leurs alliés, soutenus par les opinions publiques, pour réagir et intervenir. 
   La position de la Turquie  voisine est ambiguë.
 Obama, en chef de guerre, se trouve pris une nouvelle fois à revers
  Il est pris au piège d'une ligne longtemps équivoque et se trouve condamné à de nouvelles alliances 
    L’Iran des mollahs, et Assad, vont-ils devenir les nouveaux amis de l’Amérique ? Dans une excellente synthèse, Le Monde rappelle le dilemme d’Obama, dans la grande coalition qu’il tente de mettre sur pied contre les décapiteurs de l’Etat islamique (EI), ces nouveaux barbares absolus de l’Occident. Obama va-t-il devoir conclure une alliance, même tactique, même circonstancielle, avec l’Iran et la Syrie d’Assad, les barbares absolus d’hier et d’avant-hier, avec qui il partage désormais un ennemi commun ? 
        Rien ne se fera sans l’Iran chiite, cela semble maintenant une certitude.
_________Certains jugeront cette coalition absurde et dangereuse. 
    D'autres estiment que les Occidentaux ne devraient pas  intervenir militairement, dans un conflit qu'ils risquent d'alimenter plutôt que de résoudre. Les réticences sont variées.
   Les somnambules seraient-ils  de retour? se demande Villepin devant un futur si lourd d'incertitudes 
      Mesure-t-on toutes les conséquences de ce qui peut être une remise en question violente et globale des frontières héritées du dépeçage de l'empire ottoman? Entre autres, la constitution d'un grand Kurdistan 
    Mais au point où en est maintenant, face aux événements qui s'emballent, a-t-on encore le choix?
Tout le problème est dans le modus operandi...
____
-Point de vue. 
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Perspectives

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

__ Les Philippines, futur califat de l'organisation État islamique? 

__ En Israël,  on manifeste contre la corruption.

__ L'Espagne et son passé franquiste.

__ La contre-attaque de l’industrie pétrolière pour sauver le diesel.

__ "Un kit clé en mains" pour dégraisser tranquillement:

__ Changer le monde ne se résume pas à transformer les individus.

     L'escroquerie du siècle?    Une mafia particulère

                      
__ Pantouflages
                            ....
                             ....Le sens de l’intérêt général s’est progressivement dilué au profit des intérêts privés, au fur et à mesure que le séisme néolibéral a fait sentir ses effets ravageurs. Et l’État, lui-même, en a été de plus en plus ébranlé. Non seulement son périmètre s’est de plus en plus contracté, au gré des vagues successives de privatisations. Mais par un phénomène de porosité de plus en plus fort, ce sont les règles de la finance qui ont de plus en plus guidé les choix publics.    Et dans cette grande mutation, on a donc assisté à un phénomène nouveau : après les pantouflages (les départs du public vers le privé), une nouvelle mode, très récente, est survenue, celle des rétro-pantouflages (des passages ou des retours du privé vers le public). On comprend donc sans grande difficulté que ces évolutions sont inquiétantes à de nombreux titres – quelle que soit la qualité des personnes, qui ici n’est pas en cause.....____________________
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Cinq euros par jour

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

 Oui, c'est possible...
                              Si la pauvreté est une notion historique, évolutive, relative, aux contours parfois difficiles à cerner, elle pèse néanmoins de tout son poids dans notre pays pourtant riche...
Certes, on peut  ignorer les pauvres surtout quand on ne les voit qu'à la télévision.
       La vraie misère existe bien. L'indigence ne se montre guère. Elle semble être aux marges, mais elle est bien visible dans certains milieux et pour ceux qui sont aux avant-postes, les organismes d'aide sociale, qui ne peuvent que parer au plus pressé.
     5, 60 euros par jour, c'est ce qui reste chaque jour pour vivre, après avoir payé loyer et autres charges, à des milliers de personnes aidées par le Secours populaire, qui juge dans une étude rendue publique jeudi que "la pauvreté s'étend et s'enracine". "Malheureusement, la pauvreté et l'exclusion continuent de gagner du terrain...
   Fait nouveau: on peut travailler et être pauvre.   On fait tout de même mieux que l'Allemagne où les travailleurs pauvres gagnent  à peu près 1 euro 30 de l'heure, grâce aux mesures Schröder-Hartz.
          La  précarité devient un mode de vie pour un nombre croissant de personnes.
Une partie de la France décroche pendant que certains, comme Gattaz, émarge à un smig par jour  
  Pendant que la richesse explose que les patrons du CAC se gavent
       Les 500 plus fortunés de France se sont enrichis de 25 % en un an
Le problème, ce sont les inégalités galopantes, qui ont un prix!
 Les écarts se creusent toujours plus 
     On en parle doctement entre experts
La rente et la spéculation favorisent les inégalités. 
   _________       Avec la crise, les écarts se sont creusés en France.
Les inégalités sont croissantes. Les chiffres de l'Insee sont "bien en dessous" de la réalité
Les patrimoines, eux, se sont envolés (les revenus du patrimoine progressent actuellement à un rythme de 11% l'an)
. Il devient dur, dur, de participer!...
D'ailleurs, taxer les riches serait 
" idiot et nul ! " .Pauvres exilés fiscaux!
On peut dire que les pauvres financent les plus riches. Miracle de l'économie néo-libérale!...

______On remarquera que la gauche est particulièrement muette ou timide sur le sujet.
Même un modéré comme Pierre Rosanvallon remarque qu'elle manque d'une «utopie sociale»
, que l'idée d'égalité est en train de devenir une coquille vide.

       Donc pour les plus riches, ça va. Pas de souci, comme on dit...
Pas de souci, vraiment?
   Pour combien de temps? 
                                            "Le fossé persistant entre les revenus des citoyens les plus riches et ceux des plus pauvres est considéré comme le risque susceptible de provoquer les dégâts les plus graves dans le monde au cours de la prochaine décennie", indique le Forum (Davos) dans son rapport annuel sur les risques mondiaux présenté à Londres.
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Banque à part

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Devenir un client de HSBC:
                                            Un rêve!

                                        La mégabanque qui monte, qui monte... surtout en Asie.  ( 香港上海滙豐銀行)
     En 1865 The Hongkong and Shanghai Banking Corporation est fondée par des entrepreneurs britanniques de Hong Kong, notamment l’écossais Thomas Sutherland, pour financer les échanges entre l'Europe, l'Inde et la Chine, en particulier, la soie et l'opium indien revendu en Chine, à la suite de la victoire britannique dans les guerres de l’opium et la fondation de l'Empire britannique des Indes. (Wiki)
     Certains les appellent les gangsters de la finance, parce qu'impliqués dans diverses affairesqui ont défrayé la chronique
     Ils ne sont pas les seuls On connaît les aventures ordinaires et extraordinaires de Goldman Sachs, de la Deutsche Bank...
   Mais HSBC ne se distingue pas seulement par un présent sulfureux , mais aussi un lourd passé.
            Les barons de la banque et de la drogue ont de l'expérience.
      On se souvient du scandale Swissleaks qui entacha l'image du géant bancaire et qui devra verser 300 millions à Bercy pour éviter un procès. Une paille!
    La banque sait se montrer généreuse avec ses actionnaires et représente la banque préférée des ultra-riches.
   Bref, un vrai paradis.
          Le souci est que, depuis dix ans, comme pour d'autres banques, on a fait fonctionner la planche à billet, mettant énormément d'argent en circulation. Et la Chine détient les plus grandes réserves de change de la planète. Or HSBC a un ADN à moitié chinois et facilite l'ouverture des marchés occidentaux à la Chine, Ces murs d'argent risquent de déstabiliser l'économie bien plus fort qu'en 2007. Compte tenu du profil de la banque  et le l'opacité du PC chinois quant à la régulation de la finance, c'est tout sauf rassurant..." (Marie Cailletet)
                                La machine à cash est un vrai problème.
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Point d'histoire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

 14-18: Reconstruire les corps
                                                  Qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?...
            Après la guerre, il fallut reconstruire.
Tant de villes détruites, de lieux dévastés!
Tant de noms gravés sur des croix de bois! 
 Tant de familles où les absences sont douloureusement présentes! 

F. Bacon

         Et aussi, chez les survivants, tant de corps mutilés,  dans cette guerre industrielle inédite, où le face à face combiné à l'usage massif des obus et des mitrailleuses fit des ravages indescriptibles
       Les plus spectaculaires:  les gueules cassées, lors de l'apocalypse des bombardements parfois incessants
  Mais aussi des esprits disloqués chez les soldats de la honte, qu'on a voulu cacher.. 
   Des traumatismes indicibles . 
            600000 veuves. 1 million d'orphelins.
Parmi les millions de blessés physiques, certains ne pouvaient même plus être reconnus par leurs proches, tant leurs visages étaient défigurés. 
Ces « gueules cassées », comme les a baptisées le colonel Picot, premier président de l’Union des Blessés de la Face et de la Tête, sont devenues le symbole des douleurs provoquées par ce conflit...
 Très peu de soldats ont donc pu échapper à la blessure : on estime que 40% du contingent français fut touché de façon invalidante et que 11 à 14% de ces blessés l'ont été au visage...
   Les récits et les témoignages en rendent compte 

Otto Dix

             «  Il est mort, mais cet autre non. Et c’est bien pis. Comment un éclat d’obus seul a pu faire une telle blessure ! Oh, cachez cette face hideuse, cachez-la. Je détourne les yeux, mais j’ai vu et je n’oublierai pas, dussé-je vivre cent ans. J’ai vu un homme qui à la place du visage avait un trou sanglant. Plus de nez, plus de joues ; tout cela avait disparu, mais une large cavité au fond de laquelle bougent les organes de l’arrière-gorge. Plus d’yeux mais des lambeaux de paupières qui pendent dans le vide. Cachez ce masque d’horreur... et cet autre au profil de fouine dont le maxillaire inférieur a été emporté… »(cité par Sophie Delaporte dans Gueules Cassées, les blessés de la face de la grande guerre)....
                                  « J'appartiens pour toujours à un groupe d'hommes stigmatisés, à la face ravagée et qui n'a plus rien d'humain. Nous sommes une chose sans nom. Un amas monstrueux de chairs déchiquetées, de pansements, de pus, de fièvres empaquetées, le tout teinté par l'ombre des canons » (témoignage cité par Martin Monestier dans Les Gueules cassées, 2009).
________ 
  Des artistes s'efforcent de rendre compte de l'horreur.
Pablo Picasso, Portrait de Guillaume Apollinaire illustrant l'ouvrage Calligrammes, 1916, Paris, musée Picasso       Des écrivains, comme Guillaume Apollinaire, évoquent le désastre physique qui les marquera toute la vie:

                 Une belle Minerve est l'enfant de ma tête
Une étoile de sang me couronne à jamais
La raison est au fond et le ciel est au faîte
Du chef où dès longtemps Déesse tu t'armais
       C'est pourquoi de mes maux ce n'était pas le pire
       Ce trou presque mortel et qui s'est étoilé
       Mais le secret malheur qui nourrit mon délire
       Est bien plus grand qu'aucune âme ait jamais celé
Et je porte avec moi cette ardente souffrance
Comme le ver luisant tient son corps enflammé
Comme au cœur du soldat il palpite la France
Et comme au cœur du lys le pollen parfumé
(Calligrammes, 1918)
            Roland Dorgelès, Les Croix de bois, 1919: 
« A l'hosto où j'étais, ça ne désemplissait pas. On se balade réunis comme on est blessé, c'est crevant. Ceux à qui il manque un bras ou bien qui ont la tête amochée, ils s'en vont en bande, parce que leur blessure, çà ne les empêche pas de marcher, ils peuvent faire vinaigre. […] Les civils n'y font plus attention ; ils disent comme ça que maintenant ils ont pris l'habitude. Les gars l'ont pas, eux, l'habitude, tu peux en être sûr... J'avais un social qui avait eu le bas de la tête enlevé, il n'osait pas se montrer, il avait honte ».
_______
Merci à Hérodote.net.
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Bombe démographique?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Seulement une question de chiffres?
                                                 Périodiquement revient ce lancinant problème, étant donné la croissance générale de la population mondiale, malgré les tendances à la stabilisation des naissances dans les pays développés et même à une certaine régression dans d'autres.
     "Sauver la planète" devient le leitmotiv souvent avancé pour tirer la sonnette d'alarme planétaire et invoquer des politiques malthusiennes, de manière informative ou contraignante. Certaines poussées migratoires renforcent cette crainte et ces injonctions.
    Or il faut resituer Malthus en son temps et son contexte économique pour comprendre sa pensée.
   Il importe de se pencher d'abord sur la géographie des peuplements et des populations pour comprendre la diversité des répartition de populations dans le monde et les tendances en cours et à venir. Dans certains pays, par défaut de natalité, on assiste à une stabilisation ou à une décroissance; dans d'autres, par défaut d'éducation, de formation des femmes, de maîtrise d'un certain nombre de moyens économiques et de décisions politiques, on a quelques raisons de s'inquiéter.
   La notion de "bombe démographique", souvent invoquée, jugée susceptible de mettre en péril nos ressources naturelles, demande à être critiquée et les projections sur les évolutions climatiques ne font pas l'unanimité. Le climat comprend des facteurs largement méconnus et s'insère dans une histoire.         Que peut-on dire de l'évolution économique du Mali, quand des révolutions économiques peuvent rapidement s'y produire et changer la donne démographique, à l'heure où la Chine s'interroge aujourd'hui sur la baisse de sa natalité. La stabilisation ou la réversibilité est encore possible, à condition de mettre en oeuvre les conditions de mutations économiques et culturelles. Il y a assez de richesses économiques dans le monde pour ce faire. La question est celle de la solidarité, de la justice et même de l'intérêt bien compris.
   Ce qui est fondamental est de tenir compte d'abord de l'empreinte écologique des Etats.
    "Faut-il...réduire la natalité dans les pays où elle est la plus élevée, à savoir les pays en développement ? Pas forcément car tout dépend de l’empreinte écologique des Etats, c’est-à-dire la multiplication entre le nombre d’habitants d’un territoire et leur impact sur l’environnement. Comme l’a souligné une étude de l’université de l’Oregon, chaque bébé qui naît aux Etats-Unis est responsable de l’émission de 1 644 tonnes de CO2, c’est-à-dire 5 fois plus qu’un bébé venant au monde en Chine et 91 fois plus qu’un enfant qui voit le jour au Bangladesh. Facteur aggravant pour les Américains, leur espérance de vie est relativement élevée (78 ans contre 72,9 ans pour la Chine et 62,8 ans pour le Bangladesh)....
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