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Pourquoi pas le dimanche?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(C'était il y a trois ans...)

Thérapie de choc
                               Quand le petit livre jaune rivalise avec le petit livre rouge.
         Notre bon Docteur Cattaz, évoquant une thérapie de choc, ne manque pas d'audace sociale.
Il est vrai que, quand le malade tarde à guérir, il ne faut pas lésiner sur les moyens, même les plus douloureux. Il faut trancher dans le vif. 
    Sur sa table d'opération, dans sa boîte à outils, il dispose de quantité de trucs et de machins pour créer un million d'emplois. Oui, un million!
     Une de ses dispositions est, dans le cadre d'une nouvelle fluidité du travail, la généralisation du travail du dimanche, qui, entre parenthèses, concerne déjà des millions de Français.
     Mein Gott! Que vont dire les ayatollahs épiscopaux?
      Mais il va plus loin: il prône un  élagage à la tronçonneuse du code du travail, lebénévolat dans les entreprises, une flexibilité accrue (pour la précarité, c'est déjà bien avancé), une (grosse!) modération salariale ...à croire qu'il a dû faire un stage chezGoldman Sachs.
    Un révolutionnaire utopiste, on vous dit!    Dopé par les louanges hollandaises.
Certes, il n'est pas un saint, et, bien qu'émargeant à un smig par jour,  il a toutes les qualités d'un sauveur et d'un visionnaire: Le modèle social français a vécu, annonce-t-il, tel un nouveau rédempteur, invitant chacun à voir les bons côtés de la vie. Faites pénitence, mes frères! Le royaume des cieux de la consommation est à vous.
  Mais comment le faire si on nous supprime le dimanche pour nos dévotions?

________Parlons du dimanche. Quelle idée de conserver cette vieillerie, digne du MA?
  J'ai lu récemment un certain Contrarien un peu bougon qui défendait encore ce vieux principe. 
              Ce Contrarien, finalement contre tout, contre le progrès, me contrarie beaucoup, par sa défense nostalgique d'un passé révolu.  Il n'a manifestement pas lu le petit livre jaune.
   Je vous rapporte ses propos passéistes, dessin à l'appui:


travail dominical
 

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Sous-traitance en question

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Gestion à risques, responsabilités et sous-traitance.
                L'incident aurait pu très mal tourner et avoir de grandes conséquences. 
     Il est révélateur de la gestion problématique actuelle de certaines centrales nucléaires en France, dont on veut prolonger l'existence, dans un contexte d'interrogations sur le coût du nucléaire, sa nécessité et la question épineuse des démantèlements annoncés et de la transition énergétique.
     Il semble bien que la sûreté nucléaire en France  ne soit pas toujours assurée aussi bien qu'on le prétend. (*)
    Une série de "dysfonctionnements" se sont étalés dans le temps, de niveaux de gravité différente.
     Des dysfonctionnements dont l'origine semblent largement dus au recours massif à la sous-traitance et à la rapidité des délais imposés, au manque de coordination de  travaux à risques à exécuter.
   Et le métier se perd. Comme dans d'autres secteurs, notamment à l'usine du Creusot, chargée de la fabrication des calottes de cuve, notamment pour Areva.
   L'éclatement du système de maintenance pose aussi des problèmes qui ne sont pas seulement de conditions de travail.
 Derrière le fiasco de l’EPR, les errements du Creusot sous la responsabilité de M. Bolloré et d’Areva on été soulignés. Dans l’usine du Creusot,  la gestion est défaillante.
     Le feuilleton continue, ainsi que les mensonges et les manipulations.  La question de la sous-traitance, parfois nécessaire, mais souvent menée pour des raisons de pure économie, est depuis longtemps dénoncée, à commencer par Marcel Boiteux, ancien PDG d'EDF, estimant qu'à force de sous-traiter les fonctions stratégiques, « peut-être qu'un jour pourra s'introduire la petite faille qui pourra conduire à une erreur ».
        La question se pose aussi à la SNCF, à la suite d'accidents graves.
                        Une gestion de type néolibérale, où l'Etat se désengage de plus en plus...
____
   (*)    ...Pilotées par la Division de l’ingénierie du parc, de la déconstruction et de l’environnement d’EDF (DIPDE), les opérations de changement des générateurs de vapeur usagés sont entièrement réalisées par des prestataires extérieurs. Ceux-ci sont réunis et se coordonnent au sein d’un groupement d’entreprises [4]. Celui qui opérait à Paluel était emmené par Areva Nuclear Power, avec Eiffage Construction Métallique (BTP), Kaefer Wanner (isolation industrielle) et Orys (sous-traitance). Les employés de Bouygues présents intervenaient comme sous-traitant d’Areva.
      Ces quatre entreprises ont elles-mêmes fait appel à environ 70 sous-traitants. Ajoutés aux entités EDF mobilisées, cela a rendu très complexe la circulation d’informations. Cette profusion d’acteurs, dont les rôles étaient parfois mal compris par les autres, aurait ainsi créé un climat de confusion, tout en diluant les responsabilités. « C’est tellement compliqué, que l’on ne sait plus qui fait quoi », illustre ainsi un salarié.      Comment peut-on se passer efficacement des informations dans ces conditions ? D’autant que tout le monde est prié d’aller vite pour respecter les délais irréalistes qui sont imposés. « Dans le nucléaire, pour calculer la durée des chantiers, la direction dit : sans aléas, on peut le faire en tant de jours, explique un agent EDF. Et c’est ce temps là qui est retenu, et que tout le monde s’efforce de respecter. Le problème, c’est que ces délais sont complètement en dehors de la réalité. Il y a toujours des aléas, surtout pour un chantier comme celui du remplacement du GV de Paluel qui constitue une tête de série. » Jamais, auparavant, un générateur d’un réacteur aussi puissant (1300 MW) n’avait été remplacé par EDF [5]. Pourtant le caractère inédit du chantier n’a, à aucun moment, été pris en compte. « Ces délais, reprend un salarié de Paluel, poussent les gens à faire des conneries, c’est évident. En plus, si on ne les respecte pas, on est montré du doigt comme celui qui a retardé le chantier. »....
__________________

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Bons élèves européens

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Qui est premier de la classe?                
                                                Il arrive fréquemment que, par contraste avec la situation économique française jugée critique, certains déclinistes, revendiquant le titre d'éminents économistes, officiant sur les ondes ou ailleurs, nous indiquent doctement et régulièrement quels pays voisins méritent d'être pris comme exemples pour leurs efforts, leurs réformes et leurs performances. 
______L'Espagne, qui, bien que revenant de loin, serait, nous dit-on, sur la voie du redressement.       

L’Allemagne tient le continent européen

   Mme Merkel aurait félicité récemment Mr Rajoy. Il faut dire que, peu avant, elle a fait de même avec la Grèce, dont on connaît l'état, mais qui aurait la vertu de savoir se vendre.
  Non, l'Espagne n'est pas sur la voie du redressement, même si certains secteurs, dopés par la baisse des salaires et un tourisme exceptionnel semblent reprendre vie. Le chômage y reste massif et toute une jeunesse bien formée s'exile toujours. Globalement, l'Espagne ne va pas mieux.
  Ne parlons pas du Portugal qui sombre, que le tourisme ne sortira pas de sa détresse.
_________ L'Italie, elle, rechute.   Sous la houlette de son nouveau et dynamique leader, elle ne va guère mieux.
"...Le vrai problème financier est lié à l’encours de la dette, accumulé à la suite d’une longue série de déficits. Il est frappant d’ailleurs de constater qu’au cours de la récente période d’austérité, le ratio de la dette sur PIB a augmenté. Il est aujourd’hui de plus de 130 % du PIB. 
Si l’économie stagne et que les prix chutent, alors le PIB nominal va diminuer lui aussi et mécaniquement, cela va provoquer une très nette dégradation du ratio de dette/PIB même si le budget est en équilibre (c’est d’ailleurs exactement ce phénomène qui explique que l’endettement de la Grèce continue à augmenter alors que ce pays a bénéficié de plusieurs énormes plans d’aide).
L’Italie est très proche de la situation que les économistes appellent « le piège de la dette », c’est-à-dire lorsque le ratio de la dette augmente de façon exponentielle.
La seule issue possible est soit par l’inflation, soit par le défaut..."
_____La Suède, n'est plus ce qu'elle était. Souvent présentée comme un modèle par notre Président, elle est à bout de souffle, connaissant d'importants problèmes, suite à des privatisations menées tambour battant.
  Les inégalités y sont croissantes.

Elève impuissant

_____L'Allemagne (LA référence permanente!) ne va pas si bien que cela et se trouve dans une situation de profonde fragilité, soignant d'abord sa Chine.    J.Fisher l'a dit lui-même. Pas si vertueuse que cela...
  Un modèle que fait problème, commençant d'ailleurs à se remettre en question. A ne pas suivre, comme dit Christian Chavagneux et d'autres, du moins sur tout.
    En Allemagne un enfant sur 5, donc 20% des enfants, vit dans la pauvreté !
        Est-ce vraiment un modèle à suivre ?
La dite réussite économique allemande n’a-telle-pas été construite en faisant des « économies » dans l’éducation, l'investissement public, comme dans la réduction des prestation sociales ... Le modèle Hartz IV est loin de faire l’unanimité. Ce modèle Hartz IV reste un modèle répressif qui fait le bonheur du « MEDEF » allemand: faire travailler des gens pour 1 Euro / heure !
       L’Allemagne, serait-elle même l’homme malade de l’Europe? malgré sa suprématie économique de fait, nécessitant une sortie négociée du carcan de l'euro ("Aujourd’hui, l’Allemagne refuse toute inflexion dans le sens d’une politique européenne de l’investissement et de la relance de la demande globale dont elle devrait prendre une part substantielle à sa charge. Or, si nous suivions le chemin voulu par l’Allemagne, si nous l’accompagnions dans sa fuite en avant ordo-libérale, le seul résultat en serait l’entrée combinée en récession et en déflation de l’Europe, nonobstant les efforts tentés par Mario Draghi, le seul dirigeant européen à sembler avoir un minimum de lucidité dans les temps présents...)
     Comme le dit Bernard Maris  « ...Sortir de l’euro permettrait de retarder la conquête de notre marché du travail par la Chine.
Existe-t-il un autre modèle que le modèle Valls – Fillon – Juppé – Sarkozy ? Oui, il y en a un, et un seul. C’est le modèle macroéconomique fondé sur une sortie totale ou partielle de la zone euro. Autrement dit, et je pèse mes mots, si on ne sort pas partiellement ou totalement de la zone euro, la seule politique macroéconomique possible est celle de Valls-et-les-autres.
– Si l’on garde l’euro, le seul moyen de ne pas crever face à la politique menée par l’Allemagne est de mener une politique de contre-offensive en vendant nos produits faits par nos petites mains, travaillant plus dur et plus longtemps pour des salaires plus faibles. A cette seule condition, on peut espérer tenir sur le radeau. Combien de temps ? Un demi-siècle environ. Après, toute la technologie sera passée aux Indiens et aux Chinois, qui deviendront nos employeurs.
– Une sortie totale ou partielle de la zone euro permettrait à l’économie française de se redresser plus rapidement, avec un coût inférieur en termes de pouvoir d’achat et de souffrance sociale. On gagnerait 25 ans environ par rapport au plan Juppé-Valls. Une génération de gagnée. Une cohésion sociale plus forte, pour envisager l’avenir (les conditions de travail offertes par nos futurs employeurs, les Chinois et les Indiens ; les conditions de rivalité de nos anciens amis – les Espagnols, les Allemands, etc, à qui nous aurions damé le pion).
Je ne vais pas exposer à nouveau les conditions d’une sortie intelligente et raisonnée de l’euro, négociée avec nos partenaires de la zone.
On aura beau dire que, français ou étranger, un patron est d’abord un patron, et que son capital comme son âme, par définition, sont mondialistes ou apatrides ou internationaux, un gouvernement français dominé par des patrons étrangers serait totalement soumis, muselé, sans aucun pouvoir.
Un gouvernement français dominé par des patrons français aurait plus d’autonomie parce qu’il pourrait négocier ses prébendes, fiefs, affermages contre quelques avantages sociaux relevant du modèle dit « français ». Or, pour pouvoir négocier ces fiefs, affermages (ainsi les concessions des autoroutes honteusement refilées par Villepin), il faut au moins être propriétaire du bien public fondamental qu’est l’argent.
Donc il faut sortir partiellement ou totalement de l’euro. Pourquoi l’euro ? Pour l’Europe fédérale. Qui veut de l’Europe fédérale ? Hollande et Bayrou. C’est peu. L’Allemagne ne veut pas d’Europe fédérale, ni l’Espagne, ni l’Italie, ni personne. Peut-être la Belgique et le Luxembourg, mais certainement pas le Royaume-Uni, la Pologne ou l’Irlande. Ou l’Italie. Ciao l’euro, et vraiment pas de regret ! (Charlie Hebdo, mercredi 24 septembre 2014, page 6)
________________Arrêtons donc de chercher des modèles à l'extérieur. Il est urgent de repenseret de rebâtir une Europe qui ne soit pas celle qui rende possible de tels contre-modèles.
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Rien...ou si peu.

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Nombrilisme en question     [Réédition]
Pas le peine de faire les malinsDe se prendre pour le nombril du monde.
Nous ne sommes pas grand chose, disait ma grand mère, quand arrivait un coup dur.

                    En dehors des événements heureux ou malheureux, si nous ne sommes pas perpétuellement le nez dans le guidon, nous pouvons mesurer notre insondable petitesse, notre contingence essentielle, la fugacité de notre vie. 
            Pour ce faire, il suffit, par une belle nuit étoilée, de s'arrêter un instant, de lever la tête en l'air ou d'utiliser un télescope, comme le fait  Alfred, la tête dans les étoiles. Ce n'est pasl'encyclopédique Gérard qui le contredira, comme tant d'autres...après Pascal, qui avait lu  Galilée et  Copernic.:
"... Qu'est-ce que l'homme dans la nature ? Un néant à l'égard de l'infini, un tout à l'égard du néant, un milieu entre rien et tout. Infiniment éloigné de comprendre les extrêmes, la fin des choses et leur principe sont pour lui invinciblement cachés dans un secret impénétrable, également incapable de voir le néant d'où il est tiré, et l'infini où il est englouti." 

 

Suivez le guide...
 

   __________________Notre terre, qui n'est pas une star, compte si peu, depuis que Hubbleélargit notre vision de l'univers. Elle est tout à fait marginale dans notre galaxie et des galaxies, il y en a tant...
                  Voilà qui remet bien des choses en place et qui apaise,qui met en joie par connaissance Comme dit H.Reeves, dans le sillage de Spinoza. Malgré tout....
   Tout le bruit et la fureur du monde se trouve du coup relativisé.. On ne s'accroche plus irrationnellement et désespérément à la vie, comme à un bien durable. Le vieux taoïsme chinois a beaucoup à nous apprendre en matière de relativité et de  modestie, pas seulement Lucrèce ou Diderot.
          La folle gestion du monde par l'homme, se croyant démiurge dans sa fuite en avant vers un "progrès" non maîtrisé, relève de l'aveuglement prométhéen. 
    Notre courte vue fait de nous de grands infirmes... 
                Terrien, t'es rien 
                                        Mais c'est ta grandeur de le reconnaître.  
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Colères (suite)

Publié le par Jean-Etienne ZEN

.......Un organe de presse critique comme Haaretz continue de garder ses distances et sa liberté de ton, condamnant l'absence de vision à long terme du gouvernement de coalition et le piège dans lequel il s'enferme.
    Le journaliste Gidéon Levy parle sans peur, contre l' intimidation et la confusion ambiantes entretenues, considérant la solution politiquecomme la seule possible pour un avenir viable.
    Eros Sana met en évidence le système  d'apartheid qui s'installe de fait.
                  Des Israëliens modérés élèvent la voix, sans oublier les critiques de Leibowitz, de S.Sand, A. Burg, et de bien d'autres. 
Même des officiers osent s'exprimer,  des soldats israëliens aussi, certains allant jusqu'à refuser de porter les armes.
  Nous n'avons rien essayé d’autre que la force , dénonce une ONG de soldats israëliens
           Dans un contexte où la droite se radicalise et la gauche est dans l'impasse, la critique devient difficile, étant données aussi les divisions profondes de la société israëlienne, où la politique néolibérale de Netanyahou creuse les inégalités.
                Des Juifs non israëliens, croyants ou non, se joignent à ces voix, par le biais d'organisations comme La Paix Maintenant ou l' UJFP, sans rejoindre toujours la radicalité de certains mouvements juifs antisionistes américains, surtout ultraorthodoxes.
     Norman Finkelstein ne mâche pas ses mots
Esther Benbassa ne cache pas ses choix, contre les ultrasionistes violents, qui ne vivent pas qu'en Cisjordanie. L. Azelard de même, contre les amalgames de Roger Cukierman..
     Certains ne veulent plus retourner en Israël 
     Michèle Sibony s'indigne de l'inaction des grandes puissances. Michel Warschawski dénonce la tragédie en cours.

    Richard Wagman montre que la question palestinienne est d'abord une question juive.
   En tous cas, un  nouveau seuil a été franchi.
         La logique d'un système dont ne voulait pas les fondateurs doit être brisée, pour que d'authentiques projets de paix puissent refleurir.  Alors que le Hamas allait entamer son rapprochement avec le Fatah modéré, la solution militaire est une provocation, un échec et une illusion. La solution n'est pas (qu') à Tel-Aviv...(3)
________
      (1) Entre la guerre des six jours et celle d'Irak (entre 1967 et 2003), plus du tiers des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies a été transgresssé par un seul Etat; Israël, concernant surtout la colonisation  de territoires palestiniens..
      (2) Le plus inquiétant des leaders actuels du Likoud, rival de Netanyahou est sans aucun doute Moshe Feiglin, aux propos pour le moins sulfureux.
 Comme le fait remarquer Akiva Eldar dans Haaretz du 30 janvier (« Netanyahu or Feiglin, Israel’s future still looks dark »), Feiglin sert aussi à faire apparaître Netanyahou comme un « modéré », alors même que le premier ministre israélien applique à la lettre la politique voulue par ces extrémistes, refuse toute véritable négociation et étend la colonisation. Eldar conclut ironiquement en appelant à voter pour Feiglin-yahou !
 Est-ce le plan de Feiglin qui est en cours à Gaza ? On peut le redouter... 
                  En Israël, l’extrême droite se déchaîne, en toute impunité 
31 juillet 2014 |  Par Pierre Puchot
En Israël, il ne se passe désormais plus trois jours sans qu’une manifestation contre la guerre à Gaza ne fasse l’objet d’une violente répression de la part des militants d’extrême droite. Jafar Farah dirige le centre Mossawa, dédié à l’étude des discriminations subies par la communauté arabe en Israël. « Une manifestation de haine à cette échelle, plus seulement de la part des colons de Cisjordanie, je n’ai jamais vu cela, c’est un phénomène nouveau », dit-il..............
       (3) Le 27 novembre 1967, le Général de Gaulle déclarait sur les suites de la guerre israëlo-arabe: "L'occupation ne peut aller sans oppression, répression, expulsion, elle engendre la résistance |[qu'Israël] qualifie de terroriste... 
____ Nelson Mandela, « C’est toujours l’oppresseur, non l’opprimé, qui détermine la forme de la lutte.. Si l’oppresseur utilise la violence, l’opprimé n’aura pas d’autre choix que de répondre par la violence. Dans notre cas, ce n’était qu’une forme de légitime défense » (Nelson Mandela, « un long chemin vers la liberté »).
______
- Démystifications  (The Nation
 Journalistes israëliens et la guerre
- Gaza: l'effroi
- Le judaïsme libéral en France 

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Colères israëlo-juives (1)

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 "Comment cela va-t-il finir?" demandaient de jeunes Israëliens démoralisés en 1970. Ezer Weisman répondait:"Il faut d'abord savoir comment cela a commencé"

 Les rêves de paix sont désormais vains. L'existence de tunnels creusés entre la bande de Gaza et le territoire israélien devient l'excuse parfaite pour Israël de rester en Cisjordanie, écrit, amer, ce chroniqueur de Ha'Aretz, Zvi Bar'el.
________________ 
                   Des Juifs et des Israëliens en colère, mais déchirés, divisés...

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       Une petite tréve-alibi, un cessez-le-feu éphémère ... le massacre continue. L'aveuglement aussi.
A croire que Dieu lui-même semble avoir  abandonné sa terre d'élection...  
        Dans ce que l'Israëlien Zeev Sterhell appelle un désastre sans nom, les USA, enfin, du bout des lèvres, troublés, condamnent, pour la forme, parce que des écoles de l'ONU sont visées et que les morts civils s'accumulent un peu trop médiatiquement, mais réarment par ailleurs.
    Lors de l'opération "plom durci" les instances onusiennes étaient allées jusqu'à parler de crime de guerre. (Rapport Goldstone, finalement édulcoré) (1) 
                Aujourd'hui, silence ou bonne conscience....Sans sanction financière, Kerry n'obtiendra rien de Netanyahou, qui se vantait de tenir Washington.. 
      Un Juif modéré s'en émeut, mais sans faire une analyse de la génèse du conflit.
La France, "courageusement", suit l'Oncle Sam. Villepin est une exception...Le silence tue aussi.
       Sauf que là-bas quelques rares voix officielles se manifestent, comme celle de l’ancien secrétaire d’État Zbigniew Brzezinski qui a déclaré sur CNN : « Netanyahu est en train d’isoler Israël. Il met le futur de son pays en danger. Je crois que nous devrions dire clairement que nous désapprouvons ce qu’il fait, que nous ne le soutenons pas, et que cela va nous inciter, avec le reste de la communauté internationale, à prendre des initiatives visant à légitimer les aspirations palestiniennes, peut-être aux Nations unies. »
                                  Pendant ce temps, dans le pays et en dehors, des citoyens israëliens, et des Juifs indépendants de par le monde, le plus souvent minoritaires mais déterminés, essaient de faire entendre leurs voix, pas toujours audibles dans le climat de peur, largement instrumentalisé depuis longtemps par la droite israëlienne et les ultras, qui on pris l'ascendant sur le chef du gouvernement, du fait même de la composition de la Knesset.     La "Maison juive" est le parti symbole de la droite dure. (2)
        Leur plus rude combat est de dissocier la critique de la politique israëlienne du moment de l'accusation d'antisémitisme (ou de juifs honteux) qu'on leur renvoie classiquement, pour neutraliser leurs objections.
                         Les voix dissidentes en Israel , opposées à la propagande de guerre du régime depuis Sharon ne manquent pas, revendiquant souvent le courage de Rabin, mort sous les coups d'un rabbin fanatique. ....

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Point d'hiver

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Après Sarko l'Africain, Macron en Afrique.
                                           Fin de la belle époque?
                                                            Il est venu, il a vu, il n'a pas convaincu...

 

        "Il y a une politique africaine. Vous connaissez beaucoup de pays où il y a une cellule africaine ? Actuellement, il y a deux conseillers Afrique à l’Elysée et un conseil présidentiel pour l’Afrique. A ma connaissance, il n’y a pas une telle structure pour l’Amérique latine ou l’Asie.
      Sur le franc CFA, Emmanuel Macron a expliqué que ce sont aux Africains de décider de garder ou non cette monnaie. Est-ce aussi simple ?
Non. C’est une manière d’esquiver le débat. Dans les quatorze pays qui l’utilisent, c’est le seul débat qui vaille, car le franc CFA est le dernier lien ombilical avec l’ancienne puissance coloniale. C’est anormal que 50 % des réserves de change des pays de la zone franc soient déposées au Trésor français. C’est anormal que ce type de relations perdure. Les pays africains ont donc une partition à jouer. La France aussi. Or Emmanuel Macron a esquivé le débat."



__Drahi à la peine: Altice continue de fondre en Bourse.

__ Il y a toujours du nouveau, dans les Paradis fiscaux. 
          Saint-Marin sait se faire oublier.
              Les enjeux sont géopolitiques.

__ Alpages exotiques.
                
__ Bill Gates est dépassé...

__ A l'assaut du ciel.

__ Serions-nous tombés dans le piège du terrorisme?

__ Questions éthiques autour du médicament ingérable connecté.

__ Sur la trace des déchets.

__ La Route de la soie et Panama.

__ Ces étudiants qui ne veulent plus rembourser leurs dettes:
                                                   En route pour une nouvelle bulle? 
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Jaurès revisité

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Quelques notes sur un éclaireur et un lanceur d'alerte.
                                                                                            Le premier qui dit la vérité...♪♫♪
La première victime d'une guerre, c'est la vérité. 
                                                                                C'est le propre de tout homme d'exception de devenir peu à peu une sorte d'icône abstraite, désincarnée, objet de récupération, d'instrumentalisation et de mise en valeur de toutes sortes d'idéologies parfois contradictoires.
        Les célébrations officielles ont souvent comme effet de statufier une pensée vivante, hors du contexte de son temps, de la fossiliser en la dénaturant.

       Le mythe a parfois submergé la réalité historique, pas seulement à Carmaux.
Robespierre n'a pas échappé à la règle. Jaurès non plus. Plus tard, De Gaulle.
              C'est étonnant comme tous deviennent jaurèsiens, jusqu'au ridicule, parfois la drôlerie.
 Il n'est jamais trop tard pour relire Jaurès, celui qu'on peut considérer comme un visionnaire à plus d'un point de vue.
           Mais le relire sans idéalisation ni déformation, dans son enracinement d'époque et dans ce qui reste d'universel dans son message. 
  "Il ne s’agit pas d’idéaliser Jaurès pour l’iconiser et le mieux enterrer, comme s’efforcent de le faire ceux qui déforment son bilan, qui en nient les aspects contradictoires ou qui exploitent ses faiblesses pour farder de rose ou de rouge leur reniement du socialisme... Il ne s’agit pas non plus de dénigrer l’action de haute tenue que Jaurès avait engagée pour lier dialectiquement la classe ouvrière française à la nation, au principe laïco-républicain et à l’engagement humaniste : non pour faire l’union sacrée avec la grande bourgeoisie, mais pour dénoncer cet impérialisme dont Jaurès, comme Lénine ou Luxemburg, avait perçu les lourdes tendances exterministes..." 
           Le tribun socialiste qu'il fut, si lucide sur les événements à venir, s'attira beaucoup de haine, jusqu'à l'assassinat 
               Pourquoi?   Oui, pourquoi?          On comprend un peu mieux quand on lit ce qui suit, quand l'union tout autour se faisait sacrée, quand l'égarement gagnait les esprits, quand Sarajévo s'annonçait:
 DeLe 12 juin 1913, dans L'Humanité, Jean Jaurès écrit sous le titre : Sinistres leçons « Si chauvins de France et chauvins d'Allemagne réussissaient à jeter les deux nations l'une contre l'autre, la guerre s'accompagnerait partout de violences sauvages qui souilleraient pour des générations le regard et la mémoire des hommes. Elle remuerait tous les bas-fonds de l'âme humaine, et une vase sanglante monterait dans les coeurs et dans les yeux ».
          Anatole France avait parfaitement entendu son ami Jaurès, et avait saisi que la guerre est la défaite de la lutte des classes face à l’impératif de la résignation. «  Travailleurs, Jaurès a vécu pour vous, il est mort pour vous. Un verdict monstrueux proclame que son assassinat n’est pas un crime. Ce verdict vous met hors la loi, vous et tous ceux qui défendent votre cause. Travailleurs, veillez ! ». Avec peut-être encore davantage de lucidité et de force, il finit par déclarer : « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour les industriels ! » (*1)  (2) (3
   Le désastre s'annonçait.  
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L'art de blanchir

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Plus blanc que blanc.
                            On attendait d'une agence européenne s'occupant de sécurité alimentaire qu'elle soit soucieuse de rigueur dans ses travaux de recherche.
    Or, il semble bien que ce ne soit pas le cas. Il y a plus que des doutes.
    C'est même un cas d'école de désinformation.           Même sur les réseaux sociaux. 
   Normalement, L'EFSA s’engage à fournir des avis scientifiques de la plus haute qualité, fondés sur l'expertise de son réseau de scientifiques et de ses collaborateurs, ainsi que sur la qualité de ses informations et de ses méthodologies scientifiques qui respectent les normes internationalement reconnues. [...] L'EFSA s'engage à préserver l'indépendance de ses experts, de ses méthodologies et de ses données de toute influence extérieure.... 
        Pour cinq ans encore, on tolérera l'utilisation du glyphosate, la star des herbicides, même si la France est "autorisée" à prendre des mesures d'interdiction.
   La FNSEA est sous influence est beaucoup d'agriculteurs, souvent victimes du produit, sont  déstabilisés:
                  "Pourtant, d'autres cultivateurs rencontrés par franceinfo ont fait le choix de se passer de l'herbicide, comme Alain Davy, agriculteur dans l'Orne. "Ce n'est pas évident", reconnaît-il. Mais il a réussi à trouver un nouveau mode de fonctionnement, en misant sur une rotation plus fréquente des cultures, pour les empêcher de repousser et en ayant recours au désherbage mécanique pour les herbes les plus résistantes. Sa production a certes chuté de 20%, mais sans herbicide, ses coûts ont aussi baissé de façon "phénoménale", ce qui compense largement la baisse des rendements.
"Les alternatives économiques viables existent, confirme Carmen Etcheverry. Mais il n'y aura pas une solution unique." L'agronome avertit : "Même si les industriels ont déjà dans leurs cartons d'autres molécules pour l'après-glyphosate, ce serait absurde de remplacer une molécule chimique par une autre." Il faut "repenser les systèmes de production" et prendre en compte les spécificités des territoires, des exploitations."
     La "reconversion" au bon sens sera longue et difficile, dans le contexte d'une concurrence faussée.
  Un des pires scandales sanitaires du XXIe siècle risque encore de durer, d'autant plus que les firmes incriminées savent utiliser avec habileté le double langage et l' arme du doute
   La question en débat crée des remous politiques notamment chez nos voisins allemands, l'empire de Bayer.
    Ce qui est sûr, c'est que le combat, qui va au delà de la firme américaine,  est loin d'être terminé.
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