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Point d'histoire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Nouvel éclairage sur un lourd héritage
                                                    On le sait, la violente déflagration  de la guerre de 14 a débouché sur une destruction/restructuration géopolitique profonde de l'Europe et du Levant, à la fin de certains empires, à la dislocation de certaines puissances, dont l'empire ottoman, soutien de l'Allemagne et depuis longtemps objet de convoitises de la part de le Russie, de la France et surtout de l'Empire britannique.


      Un Empire qui avait besoin d'espace et de sécurité pour ses possessions orientales et pour ses premiers développements  pétroliers.
    C'est dans un contexte qui naquirent, sur un coin de table, les accorts secrets franco-anglais Sikes-Picot, puis la très controversée déclaration Balfour, il y a cent ans, où était envisagée la création d'un foyer national juif en Palestine, libérée du joug ottoman, une terre qui n'était pas sans peuple, comme l'a prétendu Golda Meir. Le grand jeu commençait là-bas, imprévisible dans ses conséquences.
   La Palestine devait être sous contrôle pour garantir la sécurité des intérêts de Londres, pas seulement à cause de la valeur stratégique du canal de Suez.
      Une boîte de Pandore était ouverte, dont les conséquences, parfois tragiques, sont toujours présentes.
         Philippe Simmonot, journaliste au Monde, dresse un nouveau bilan ce qu'il appelle usiècle de malédiction:
                  "....Un an après leur signature, les accords Sykes-Picot sont foulés au pied par une Grande Bretagne qui veut faire de la Palestine un Buffer State – un Etat-tampon – pour sauvegarder le canal de Suez, le cordon ombilical de la Route des Indes impériales. Sans exonérer les autres constructions impériales et leurs conséquences historiques, il faut bien constater que l’héritage du colonialisme britannique a généré et continue à nourrir les foyers les plus profonds et les plus meurtriers des crises internationales : Apartheid Sud-Africain, partition Inde/Pakistan, Arabie saoudite/Qatar, partition de l’Afghanistan, implosion de l’Irak et de la Libye, guerre des Malouines et, last but not least, le conflit israélo-palestinien !
      Les diplomates britanniques – au premier rang desquels Winston Churchill dont la résistance sans concession à l’Allemagne nazie a occulté tous les coups politiques les plus tordus – n’ont eu de cesse d’instrumentaliser les minorités ethniques et la religion musulmane au service des intérêts de la Couronne. Avant que Washington n’en comprenne et n’en détourne toutes les ruses, Londres est l’un des principaux sponsors de l’Islam politique et de son revers consubstantiel : le sionisme !
       Et c’est l’un des grands apports de la leçon magistrale de Philippe Simonnot de rappeler comment cette idéologie politique s’est élaborée initialement contre les Juifs eux-mêmes. A la fin du XIXème siècle, nombreuses furent les communautés juives d’Europe qui combattirent résolument les mots d’ordre des premiers sionistes et de leur chef de file, le journaliste autrichien Theodor Herzl.        C’est à lui, traumatisé par l’affaire Dreyfus, que l’on doit la formule mortifère – « un peuple sans terre pour une terre sans peuple ». Adossé à cette ineptie ethnographique, Theodor Herzl mise sur l’antisémitisme pour conforter les chances de réussite de son futur Etat juif. Comme il l’écrit à son confrère de la Neue Freie Press, Ludwig Speidel « l’antisémitisme, qui représente parmi les masses un courant puissant et inconscient, ne portera pas tort aux Juifs. Je le tiens même pour un mouvement utile du point de vue de la formation du caractère des Juifs. (…) L’éducation s’accomplit seulement par des coups durs. Il se produira un processus de sélection à la Darwin. Les Juifs s’adapteront eux-mêmes. Ils sont comme des phoques que la nature jette dans l’eau. Ils prennent l’apparence et les habitudes des poissons, ce qu’ils ne sont certainement pas. Une fois qu’ils seront retournés sur un terrain sec, et qu’on leur permettra d’y rester pendant quelques générations, ils transformeront de nouveau leurs nageoires en pieds »
     Philippe Simonnot en tire une première conclusion : « pour nous, la Déclaration Balfour est non pas un succès, mais un échec du lobby juif. Corollaire : ce n’est pas la pression du sionisme qui a enfanté la Déclaration Balfour, c’est la Déclaration Balfour qui a fait du sionisme un authentique mouvement politique du fait que la plus grande puissance de l’époque validait son projet.        Auparavant, ce même projet n’intéressait qu’une minorité juive venue principalement d’Europe centrale et orientale et de Russie, rencontrant une forte opposition partout en Europe occidentale et aux Etats-Unis »...."


    A la lumière de cette relecture, la« légitimité historique » de Benyamin Netanyahou à propos de la terre d'Israël, prend un autres sens, revue à la lumière des données de l'archéologie récente et des analyses des nouveaux historiens israëliens, comme Shlomo Sand et d'autres.
     La fuite en avant, observée encore dramatiquement aujourd'hui s'appuie sur un mythologie forte, forgée de toutes pièces, dont beaucoup de Juifs, pas seulement ultra-orthodoxes, dénoncent depuis longtemps le caractère non pertinent et dangereux, comme le journaliste franco-israëlien Charles Enderlin.  
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Hard Discount

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Hard conditions. 
                        Hard wages  
       Economisez de l'argent et vivez mieux" : tel est le slogan  du géant de la distribution Wal-Mart.
  Responsable, mais  à bas prix

Dans ce monde enchanté, les marges sont pour eux, la moindre qualité pour nous, aux USA comme au Canada. 
    Chez nous, chez Lidl, Kaiser's et Atac, pas de faux pas...

Le salaire permet de tenir le personnel. Ambiance...
   Le management est exemplaire. Il en faut bien qui encaissent.
Des méthodes très spéciales. 
Tant qu'il aura pauvreté et précarité... 
    Ce pourrait être une comédie , si... 
Un film pas hard du tout. 
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Points de vue

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

__ Il y a un os.

__ Ce que sont devenus les chemins de fer britanniques.
                  Des calculs effectués en 2017 par le Trade Union Congress, la plus grosse centrale syndicale de Grande-Bretagne, ont montré que les Britanniques dépensaient en moyenne 14 % de leur salaire pour se rendre en train sur leur lieu de travail, contre 2 % pour les Français et 3 % pour les Allemands et les Espagnols
                             Un contre-modèle, aux dires d'une Britannique.

__ Sûreté nucléaire : l'inquiétude demeure.
                                     Prolongement des centrales nucléaires: quels coûts?
                                            EPR de Flamanville : de nouveaux soucis.

__ Grosse quincaillerie à vendre.

__ Rénovation énergétique du logement : les conditions de la rentabilité:
                    ... 25 % (de Français) résident dans 7 à 8 millions de « passoires thermiques » consommant plus de 330 kWh/m2… Et c’est le plus souvent ici que vivent des ménages déjà en situation de précarité énergétique...

 
__ Facebook et le « paradoxe de la vie privée »:

__ Un mal qui répand la terreur

__ Total, le Congo, le FMI et le « fonds vautour. »  __________________

 
Qui a influencé qui?__ 
En débat.  
        Syrie: "inéluctable riposte occidentale ou frappes à dingues ?  
                     "...Il convient alors de revenir sur ce que seraient les « buts de guerre » des Etats-Unis et de leurs alliés. L’économiste Jeffrey D. Sachs, qui n’est pas un de mes amis et dont j’ai dénoncé la politique quand il conseillait Boris El’tsine et Yegor Gaïdar en Russie, décrit très bien les contradictions de la politique des Etats.... Ce que dit Jeffrey Sachs est intéressant à plus d’un titre, et ne serait-ce que parce qu’il était bien placé auprès de l’appareil d’Etat américain. Il commence à expliquer que les Etats-Unis ont fait une erreur stratégique il y a 7 ans de cela, et que la CIA (avec l’aide de l’Arabie Saoudite) cherchait à renverser Assad. Puis, pour décrire les réseaux qui poussaient (et qui poussent toujours) à la guerre il emploie la formule de « Permanent State ». C’est, en un sens, ce que l’on pourrait appeler la « bureaucratie », mais dans un sens plus pervers ; cette formule désigne en fait aussi ce que le Président Eisenhower appelait en son temps le « complexe-militaro-industriel », mais un « complexe » où l’idéologie jouerait certainement un rôle plus important. Enfin il conclut en appelant Donald Trump à se fier à son instinct qui lui conseillait de se dégager au plus vite du bourbier Syrien.
 Les propos de Jeffrey Sachs sont à mettre en parallèle avec ceux de nombreux hommes politiques en Europe, de Jeremy Corbyn et Jean-Luc Mélenchon à gauche à Matteo Salvini ou Jacques Myard et Gérard Longuet à droite. De fait, l’intervention militaire que veulent nos hystériques va-t-en-guerre, que ce soit BHL, Hollande ou Macron et ses soutiens n’aurait pas d’autres résultats que de faire monter la tension jusqu’à des extrêmes et de nous mettre hors-jeu quant à l’avenir du Moyen-Orient..."_________________________________________
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Grèce: c'est Nein!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(Il y a trois ans...)

Plus rien à perdre?...
                                     « À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

                                                  Les hôpitaux vont continuer à fermer, les enfants à étudier sans chauffage dans les écoles, beaucoup à ne pas manger à leur faim......
         Le désastre humanitaire continue, sauf pour une oligarchie qui va perdurer.
Il y a tellement de bonnes affaires... 
  La dette se creuse davantage. Le chaos ne pourra être que plus grand, sachant que cette dette s'approfondit avec le temps et qu'elle ne pourra jamais être remboursée.   La dette de la Grèce est à peu près du même niveau que ce que les autorités monétaires et économiques allemandes ont versé à leurs banques pour leur éviter la faillite.
  L'espoir, le suspens semble s'évanouir, et c'est le plus grave. Pour l'instant. 
                                   Autrement dit, le peuple grec est invité à crever la gueule ouverte, mais démocratiquement, c’est-à-dire d’après les traités....
 ... Ce que, par paresse intellectuelle, on nomme « la dette grecque » n’est en fait pas la dette des Grecs : l’explosion des déficits et l’effondrement de la croissance à partir de 2010 sont moins le produit de l’incurie grecque que d’un assassinat de politique économique administré par l’Union en guise de « sauvetage ». De sorte que lorsque les Etats-membres prêtent pour tenir la Grèce à flot, c’est en bonne partie pour écoper le naufrage qu’ils ont eux-mêmes causé. On pourrait dire par court-circuit qu’au travers de la Grèce, l’UE prête pour l’UE ! Splendide opération qui aurait toute sa place dans un théâtre de l’absurde – si l’on excepte les investisseurs dont certains, en dépit de la restructuration, auront bien profité au passage.
    Le coup d’Etat financier de la BCE  relève d'une grande irresponsabilité et d'un grand aveuglement
             "...Pour les Grecs, la décision de la BCE risque d’avoir une traduction simple : leurs banques n’ont plus le soutien de la banque centrale européenne. Il ne pouvait y avoir plus mauvaise annonce au plus mauvais moment. Elle revient à verser de l’essence sur un foyer enflammé. Depuis l’annonce des élections anticipées, fin décembre, les banques grecques font face à une fuite de capitaux sans précédent. Le chiffre de 100 milliards d’euros circule dans les milieux financiers. Selon l’agence Bloomberg, 14 milliards d’euros auraient été retirés des comptes bancaires en janvier avant les élections législatives. Comment la situation va-t-elle évoluer dans les jours à venir ?
           Mais l'action de la BCE fait polémique chez les économistes
     Patrick Artus (Flash Natixis, n° 12, 5 janvier 2015), que l’on ne peut soupçonner de complaisance vis-à-vis de Syriza, note qu’un effacement total de la dette grecque « ne changerait pas significativement la solvabilité budgétaire des pays de la zone euro ». Les États pourraient par exemple effacer les prêts bilatéraux (53 milliards) qu’ils ont accordés à la Grèce sans que cela pèse sur leur dette puisque l’effet de ces prêts sur cette dernière a été déjà comptabilisé.
Mais c’est surtout la BCE qui peut résoudre facilement le problème de la dette. Elle possède 27,7 milliards d’euros de la dette grecque et refuse obstinément (pour le moment) toute annulation. Elle pourrait rayer d’un trait de plume ces 27,7 milliards et pourrait aussi racheter aux institutions publiques (États, FESF) les titres grecs que ces dernières possèdent, et ce sans aucun risque économique. En effet, une banque centrale ne court aucun risque financier puisqu’elle peut se refinancer elle-même en cas de problème par création monétaire.
La BCE a d’ailleurs acheté déjà des titres publics sur le marché secondaire : le SMP (Securities Markets Programme) lui avait permis d’acheter 217 milliards d’euros d’obligations d’État de mai 2010 au début 2012. Elle vient d’annoncer qu’elle allait acheter sur le marché secondaire 60 milliards d’euros de titres par mois (dont les deux tiers seront des obligations d’État) de mars 2015 à septembre 2016, soit en tout 1140 milliards. Elle pourrait donc, dans ce cadre, tout à fait acheter de la dette grecque. Mais elle a décidé qu’elle n’achèterait que les emprunts publics les mieux notés, sauf si le pays accepte un programme d’aide du FMI, c’est-à-dire se soumet à la purge sociale que sont les réformes structurelles. La BCE ne laisse le choix qu’entre la ruine financière et la dévastation sociale. C’est évidemment la Grèce qui est visée ici. Soit, elle accepte de continuer à se soumettre au diktat de la Troïka, soit la BCE n’achète pas ses titres, ce qui reviendrait à livrer la Grèce à la spéculation financière. On le voit, la question n’est donc pas technique mais avant tout politique et renvoie à l’avenir de l’Europe.." 
____Joseph Stiglitz, prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel en 2001, président du conseil des économistes du président Bill Clinton de 1995 à 1997, économiste en chef et vice-président de la Banque mondiale de 1997 à 2000, apporte des arguments forts à ceux qui plaident pour la suspension du remboursement des dettes publiques. Dans un livre collectif |publié en 2010 par l’université d’Oxford, il affirme que la Russie en 1998 et l’Argentine au cours des années 2000 ont fait la preuve qu’une suspension unilatérale du remboursement de la dette peut être bénéfique pour les pays qui prennent cette décision : « Tant la théorie que la pratique suggèrent que la menace de fermeture du robinet du crédit a été probablement exagérée  ...» 
                  Un clash des légitimités se fait jour en Europe, révélatrice de ses dysfonctionnements structurels.
        On assiste à une forme d'impasse. On peut s'interroger, dans ce contexte, sur le fait que les institutions politiques censées représenter le « peuple européen », qu’il s’agisse du parlement européen, qui lui a un mandat supranational et démocratique (à l'inverse des trois « indépendantes », ndlr), des parlements nationaux, voire ces fameux « partis politiques européens » dont on avait pourtant fait grand cas pendant la campagne des élections européennes de mai 2014, restent muettes, ou presque. Comme si elles avaient d’emblée renoncé à jouer un rôle dans les affaires de l’Union. Depuis la victoire de Syriza, la médiation politique est le fait des seuls grands États européens. Le parlement de Strasbourg, dans ce jeu-là, en est à nouveau réduit à la portion congrue..." 
   _____________     Ne reste-t-il plus aucune solution, dans un contexte où une sortie subite, envisagée par Greenspan, pourrait  approfondir le chaos et donner des chances à une extrême-droite brutale, qui créerait des précédents?
    Est-ce ce que souhaitent les instances européennes, accrochées à l'intransigeance allemande du moment? Elles qui acceptèrent la Grèce en leur sein sans sourciller, qui laissèrent les banques s'y goberger avec la manne déversée, qui ont laissé leurs (très bonnes affaires) affaires s'y déployer sans scrupules.
   Sans new deal, souhaité par Athènes, avec volonté de réformes structurelles et restauration d'institutions normales, c'est le risque d'un échec sur toute la ligne d'un  euro déjà mis à mal et la plongée vers l'inconnu.
                                   "Notre pays et notre peuple furent les victimes de corruption à grande échelle qui ne se limite pas aux frontières nationales et ne concernent pas uniquement notre « chez nous ». Il est de l’obligation des États européens également de collaborer et de nettoyer notre « chez nous » collectif européen." (Présidente de l'Assemblée grecque)
             La Grèce est dans une trappe à  dette d’anthologie ou dans tous les cas de figure, la dette augmente plus vite que la richesse créée.Monnaie surévaluée,  demande interne en effondrement constant, la situation rappelait fâcheusement celle de la France en 1934 (déflation Laval), qui se termina comme chacun le sait par l’arrivée du front populaire et une solide dévaluation.
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 D'autres options?
 Les syndicalistes allemands soutiennent la Grèce
- La porte reste-t-elle entrebaillée?
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Echos du Palais

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

On ne nous dit pas tout.
                                   Sueurs froides à l'Elysée!
                                                     Le protocole est affolé.
  

                                          Elle n'en fait qu'à se tête.
           Brigitte est imprévisible.  Elle bouleverse les codes.
    Voici que Voici nous informe enfin sur les dessous de l' ancienne demeure de Madame de Pompadour.
  Non seulement elle voudrait fumer changer la moquette, mais ses façons de recevoir manquent de sérieux. Shocking! comme on dirait chez les Windsor.
    Et puis elle laisse faire un intrus qui sème le désordre.
C'est souvent une vie de chien au palais.
C'est bien connu, les présidents de la République aiment les toutous.
      Mais Nemo, bien trop gâté, manque d'éducation.
 Jupiter, en baisse dans les sondages, a cependant bien besoin de compagnie.
    Il a retenu la leçon deTruman: «Si vous avez besoin d’un ami à Washington, il vaut mieux avoir un chien» 
    On ne sait jamais. L'homme est un loup pour l'homme, disait Hobbes.
 On a toujours besoin d'une arme anti-stress pour les temps difficiles qui viennent...

        Et la maîtresse des lieux laisse tout faire!
           On comprend que certains visiteurs de marque soient choqués.
                          Heureusement qu'il y a Voici pour nous informer sur les dessous de la diplomatie élyséenne.
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Le prix à payer

Publié le par Jean-Etienne ZEN


Courage, fuyons!... 
          Il est bon de prendre l'air
Aux Caraïbes, en Suisse... ou ailleurs.
                            Il s'agit de bien plus que de simples artistes, sportifs, petits nouveaux riches, ou de simples ménagères (sic!), ceux qu'on monte aujourd'hui en épingle. HSBC a le sens de l'accueil. Certains étaient des bienfaiteurs...
  On appelle ça l'économie de marché...
La Suisse se distingue  aujourd'hui.
La grande évasion est à la mode.
Et certains font mine de s'étonner. 
    Même Obama commencerait à se fâcher.
Meme le Figaro sort de sa réserve.
     Et ce n'est que la pointe de l'iceberg... 
Au coeur même de l'Europe, un petit pays vertueux joue contre l'intérêt de ses voisins.
   En UK, on regarde à côté.
    Les lessiveuses fonctionnent bien et la noire finance a encore de beaux jours devant elle.
  La mondialisation financière sans régulation a accouché demonstres,  qui finissent par dicter leurs lois aux Etats..
Ouvaton? 
            C'est la démocratie qui est en question.  
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Questions de l'heure

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

__ En matière de  reconnaissance faciale, la Chine semble bien en pointe.
          Le contrôle politique est l'objectif principal, comme dans l'usage particulier qui semble devoir être fait de WeChat,  Le numérique au service du régime. Un laboratoire high-tech du contrôle social.

__ Éolien offshore :  le retard de la France peut-il être comblé, surtout à l'heure où les mauvaises nouvelles s'accumulent sur les EPR ?

__ Accès à l’université :  beaucoup de points litigieux.

__ Les dérives et la logique intrusive facbookienne peuvent-elles être modifiées?
                                  Ou bien: too big to change?
       Elements pour la réflexion:

Facebook et le « paradoxe de la vie privée »
Mark Zuckerberg, le roi du «déso pas déso» 
Le mea culpa de Facebook ne suffira pas
Comment Facebook s’est débrouillé pour que vous ne le quittiez pas:
Facebook : avec 230 likes, l'algorithme vous connaît mieux que votre conjoint

Les réseaux sociaux sont-ils mortels ?:
La pire crise de l’histoire de Facebook en 17 actes


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Retour sur investissement (suite et fin)

Publié le par Jean-Etienne ZEN

........  Par exemple, d’après ses propriétaires, Libération perdait l’année dernière chaque jour 22.000 euros, soit près de 16 % de son chiffre d’affaires. Serge Dassault aurait perdu avec Le Figaro 15 millions d’euros en moyenne par an depuis cinq ans. Bernard Arnault a accumulé plus de 30 millions de pertes depuis le rachat des Échos. Claude Perdriel tournait à 5 millions de déficit avant qu’il ne cède son Nouvel Observateur et Rue89 aux propriétaires du Monde qui, eux aussi, perdent de l’argent.
Pourquoi achètent-ils encore des titres de presse, quand ils savent que ça ne leur rapportera rien ?
Si Patrick Drahi, patron milliardaire de Numericable, a cependant décidé d’engloutir 14 millions d’euros dans le sauvetage de Libération, c’est qu’il en attend un autre retour sur investissement. Pour les géants de l’industrie du numérique, il s’agit d’acheter à bon prix des contenus pour leurs tuyaux. À terme, l’édition numérique de Libération pourrait, par exemple, devenir une prime offerte aux abonnés de Numéricable.
                         Les industriels et banquiers s’emparent de la presse même si ça ne leur rapporte plus rien. 
                         Et les journalistes sont d’autant moins en mesure de s’opposer à ces patrons et aventuriers que la presse va mal. .. Une presse qu’ils achètent à présent pour une fraction misérable du prix qu’ils auraient payé il y a quinze ans.
D’après ses propriétaires, Libération perdait l’année dernière chaque jour 22.000 euros, soit près de 16 % de son chiffre d’affaires. Serge Dassault aurait perdu avec Le Figaro 15 millions d’euros en moyenne par an depuis cinq ans. Bernard Arnault a accumulé plus de 30 millions de pertes depuis le rachat des Échos. Claude Perdriel tournait à 5 millions de déficit avant qu’il ne cède son Nouvel Observateur et Rue89 aux propriétaires du Monde qui, eux aussi, perdent de l’argent.
Pourquoi achètent-ils encore des titres de presse, quand ils savent que ça ne leur rapportera rien ?
Si Patrick Drahi, patron milliardaire de Numericable, a cependant décidé d’engloutir 14 millions d’euros dans le sauvetage de Libération, c’est qu’il en attend un autre retour sur investissement. Pour les géants de l’industrie du numérique, il s’agit d’acheter à bon prix des contenus pour leurs tuyaux. À terme, l’édition numérique de Libération pourrait, par exemple, devenir une prime offerte aux abonnés de Numéricable.
Mais ce n’est pas le seul motif.
« On y regarde à deux fois avant d’attaquer le patron d’un journal, rappelait Capital en août dernier. L’obscur boss de Numericable, Patrick Drahi, n’était qu’un "nobody" quand il est parti à l’assaut de SFR. Moyennant quoi, il fut attaqué sur tous les fronts : exil fiscal, holdings douteuses aux Bahamas, nationalité française incertaine... D’où Libération. Ce n’est pas TF1, bien sûr, mais l’effet dissuasif n’est pas nul. » 
« Xavier Niel, poursuivait le même article de Capital, est, lui, passé du statut de pirate des télécoms à celui de membre de l’establishment depuis qu’il est devenu copropriétaire du Monde en 2010. Et cela à peu de frais : sa fortune varie chaque jour en Bourse de plus de 30 millions d’euros, la somme qu’il a investie dans le quotidien du soir. »
____A son époque déjà Françoise Giroud écrivait à sa manière:: 
                                                                                 Journaliste, je dépends de ceux qui possèdent les journaux. Attendre des représentants du capital qu’ils vous fournissent gracieusement des armes - c’est-à-dire en l’occurrence des journaux - pour s’élever contre une forme de société qui leur convient, et une morale qui est la leur, cela porte un nom : l’imbécillité. Mais la plupart de ceux qui travaillent dans les grands journaux sont, en gros, d’accord avec cette société et cette morale. Ils ne sont pas achetés ; ils sont acquis. La nuance est importante. Ceux qui ne sont pas achetés peuvent, en théorie, créer d’autres organes pour exprimer leurs vues. En pratique, les fonds nécessaires à la création d’une telle entreprise ne se trouvent pas dans les poches des révolutionnaires.
  ___Reste encore à actualiser un vrai projet pour une presse libre.
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Media: retour sur investissement

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

La grande connivence
                                  La presse d'opinion est malade. 
                                                            On la dit même toujours mourante.
         Mais ce n'est pas pour autant que ses propriétaires bradent les titres, même si ceux-ci se réduisent comme peau de chagrin, si les contenus s'homogénéisent, se ressemblent de plus en plus. Sauf ceux qui, refusant les contraintes de la publicité et la pression de l'argent, s'exténuent à garder une certaine liberté de ton et d'analyse.
   Posséder un journal est d'une importance bien plus grande qu' économique. 
        Il s'agit de faire l'opinion. Ou du moins de contribuer à la façonner, à l'orienter, à peser subtilement sur sa vision du monde et ses choix.

     Certes, il ne s'agit pas de faire de la propagande, comme à une certaine époque, mais de modeler les manières de voir  l'actualité, d'interpréter les événements majeurs, de leur donner un certains sens, de pratiquer insidieusement  une certaine autocensure...sur toutes les questions afférentes aux pouvoirs, aux intérêts économiques de premier plan.
        C'est ce qu'on a appelé le  journalisme de révérence, qui se garde bien d'aller trop loin dans la critique, qui s'ingénie à ne pas traiter frontalement les sujets qui nous intéressent au plus haut point, ou à en biaiser le sens.
       Une presse de connivence. Un métier qui a mal tourné, disent certains journalistes, regrettant le formatage parfois toxique d'une certaine presse, la servilité dans laquelle ils se trouvent parfois sur certains sujets sensibles, le silence qui leur est imposé.. Comme des chiens de garde.  Les exceptions deviennent rares. Les journalistes d'investigation indépendants, aux coudées franches, fondent comme neige au soleil.
         L'indépendance de la presse devient de plus en plus un mirage
  Alors, faire une critique des media en vue de les réformer a-t-il encore un sens et une portée?
          S'échiner à  ramer à contre-courant contre les mastodontes de la presse n'est-il pas devenu vain?
             La concentration s'accélère dans ce domaine, et pas dans le meilleur sens.
                                      Ces dix dernières années, Libération puis Le Monde ont cessé d’appartenir à leurs journalistes et ils appartiennent dorénavant l’un et l’autre à un banquier et à un industriel des télécommunications. Edouard de Rothschild puis Patrick Drahi dans le premier cas, Matthieu Pigasse et Xavier Niel dans le second. 
Désormais, tout candidat à la direction du Monde comme de Libération est d’abord désigné par le (ou les) propriétaires du titre. Ce n’était pas le cas il y a quinze ans. Ainsi, alors même que la critique radicale des médias se développait, le rôle des actionnaires s’est considérablement accru presque partout. Et celui des sociétés de rédacteurs s’est réduit d’autant.
Pour le dire autrement, la liste des maîtres de la presse parisienne épouse aujourd’hui plus étroitement qu’il y a quinze ans le classement des milliardaires français. 
- Les Échos de Bernard Arnault (1re fortune française), 
- Le Point de François Pinault (3e), 
- Le Figaro de Serge Dassault (4e), 
- Libération et L’Express de Patrick Drahi (6e), 
- Le Monde et Le Nouvel Observateur de Xavier Niel (7e), 
- Direct Matin et Canal Plus de Vincent Bolloré (10e).etc...
        Malgré les pertes enregistrées et les aides de l'Etat, sans lesquels peu survivraient. .....
                   
 

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Le chanoine et le jésuite

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Réparer les liens?
                           Mais quelle mouche a piqué  Jupiter?
    Fallait-il suivre les pas du chanoine de Latran?
       Ou s'agit-il seulement d'un simple calcul politique, d'une opération de séduction à l'égard d'une frange de catholiques...
   On pourrait espérer qu'il s'agisse seulement de cela, un Président devant représenter au plus au point la neutralité de l'Etat à l'égard de toutes confessions et de tous communautarismes, dans le cadre de la stricte laïcité, ses responsables ayant les croyances qu'ils veulent dans leur vie privée.
    Mais les récentes déclarations de l'ancien élève des Jésuites ont de quoi surprendre.
       On peut dire qu'elles ont été diversement appréciées et des réactions critiques sont apparues sur plus d'un point.
     La laïcité est mise à mal, jamais clairement définie. A moins que ne soit évoquée l'étrange notion de laïcité positive.
        "L'Etat est laïc en France, mais la société française n'est pas laïque", a renchéri le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, reprenant une formule chère au président de la République. L'épiscopat, lui, ne cachait pas sa satisfaction. "Je pense que le discours d'hier est un discours qui fera date dans l'histoire des relations entre l'Eglise catholique et l'Etat", a applaudi sur France Inter le porte-parole de la CEF, Mgr Olivier Ribadeau Dumas.
           Mais surtout,  quel sens a la formule réparer le lien entre l'Eglise et l'Etat?
L'Etat ne connaît et ne protège que l'individu, pas l'institution en tant que telle, et l'Église catholique n'a jamais été bannie du débat public. Quel lien restaurer avec l'État? En République laïque, aucune foi ne saurait s'imposer à la loi. Toute la loi de 1905. Rien que la loi»..«la laïcité est notre joyau»
     S'il s'agit d'un nouveau pacte avec les catholiques, c'est inquiétant. Pourquoi pas avec les autres confessisons, même minoritaires. 
   Les traditionnels dîners avec le CRIF relèvent de la même critique.
     Les réactions catholiques sont symptomatiques: "Je pense que le discours d'hier est un discours qui fera date dans l'histoire des relations entre l'Eglise catholique et l'Etat", a applaudi sur France Inter le porte-parole de la CEF, Mgr Olivier Ribadeau Dumas."
     Comme celle de  Jean-Pierre Denis, directeur de la rédaction de l'hebdomadaire chrétien: "Macron est un homme qui a une vraie quête intérieure mais qui ne veut pas se laisser enfermer dans des étiquettes religieuses", raconte-t-il au HuffPost. "Alors que François Hollande était fermé à la spiritualité et n'envisageait les cultes que dans le cadre d'un rapport de force politique, Emmanuel Macron est un président métaphysique",  (??)
    Mélenchon, qui a des amis catholiques, ne mâche pas ses mots, tandis que Christine Boutin déclare sans surprise que"ça va devenir top d'être catho cohérent!"
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