Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Point d'histoire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Quelques notes sur les femmes allemandes sous le Troisième Reich. 

          On retient souvent les aspects les plus abjects du comportement de certaines femmes nazies cruelles , dévouées aveuglément au parti comme auxiliaires aux tâches criminelles d'élimination.
       Il est plus intéressant de se pencher sur la condition générale des femmes sous le Troisième Reich. 
   L'article de Wiki est assez bien documenté sur ce sujet, montrant les continuités et les ruptures, les contradictions du système reléguant la femme à ses tâches traditionnelles les plus conventionnelles, dans la plus pure tradition prussienne, tâches essentiellement reproductrices, au nom de théories biologiques bien distillées, mais n'hésitant pas à la mobiliser pour l'effort de guerre quand il le fallait, pas seulement pour des tâches annexes.
  L'instrumentalisation du vote des femmes est très tôt évoqué: Joseph Goebbels notant ainsi dans son journal, le 23 mars 1932 : « Le Führer met au point de toutes nouvelles idées sur la place de la femme. Elles sont d’une importance éminente pour la prochaine bataille électorale, car c’est justement sur ce terrain là que nous avons été attaqués lors de la première élection. La femme est la compagne de l'homme pour le sexe et le travail. Elle l’a toujours été et le restera. Elle doit l’être même dans la situation économique actuelle. Autrefois aux champs, aujourd’hui au bureau. L'homme est l’organisation de la vie, la femme son soutien et son organe d’exécution ! Cette conception est moderne et nous élève au-dessus de tout ressentiment populaire allemand ». En 1933, Joseph Goebbels justifie cette position en expliquant qu'« il faut laisser à l'homme ce qui appartient à l'homme ». On passe ainsi d'une situation où 37 députés sur 577 députés sont des femmes à aucune, après les élections législatives de novembre 1933. 
___________C'est toute une conception de la famille que le Parti essaie de façonner , par une propagande bien organisée, apte à engendrer une adhésion inconditionelle, voire une fascinationparfois hystérique.
   Rien n'était laissé au hasard dans la formation des génitrices de la race supérieure
      Il est difficile de comprendre des décennies plus tard pourquoi des femmes ont adhéré à un système qui restreignait leurs pouvoirs de citoyennes. Cela est à replacer dans le contexte de l'époque, beaucoup de femmes ne considérant pas le droit de vote ou l’élection comme une avancée sociale majeure pour elles. « La liberté toute neuve que certaines accueillirent avec joie effraya les autres. Les femmes qui se conformaient à leur rôle traditionnel de mère voulaient être reconnues comme telles. Elles se considéraient comme une espèce en voie de disparition que seul un patriarcat viril serait en mesure de sauvegarder. Elles demandaient le droit de se retirer d’un monde qu’elles percevaient comme chaotique et dangereux pour se réfugier dans la sécurité du foyer familial. Un gouvernement autoritaire, espéraient-elles, apporterait ordre et santé à la nation, et rapprocherait les pères de leurs familles » Certaines, depuis les années 1920 « rêvaient en fait d’organiser le monde en un vaste espace féminin, placé bien sûr sous la garde des hommes, mais hors d’atteinte des prélats et des politiciens », un monde de femmes aux foyers, un « espace social » voire un « espace vital » (l’expression précède alors son utilisation ultérieure par Hitler) dans lequel elles pourraient se retrouver entre elles sur des sujets et des préoccupations qui les concernent. Pourtant, après plusieurs réformes et mesures politiques (programme nataliste de la SS, législation sur le divorce…), beaucoup de femmes nazies se sentirent « trahies » (wiki)
Magda Goebbels le dit clairement: "Si la fille allemande doit choisir entre mariage ou carrière, elle sera toujours encouragée à se marier, car c’est ce qu’il y a de mieux pour une femme »
  On n'oubliera pas cependant le rôle que certaines femmes ont joué très tôt dans l'opposition  au régime.
Dès 1933 et jusqu'à la fin, des femmes se dressent courageusement contre un système dont elles voyaient la perversité.
_______
Aujourd'hui, « Kinder, Küche, Kirche und Karriere »?
_________________

Partager cet article
Repost0

Chine: un trou noir?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Qui connaît vraiment le Chine?
                                                   C'est peu dire que le nouvel l'Empire du milieu (de l'économie mondiale) n'a pas fini de susciter en nous des sentiments mêlés, ambigüs, faits à la fois de fascination à l'égard de sa montée en  puissance ultra-rapide et de vague crainte à l'égard d' un développement si fulgurant avec les risques possibles, de projets si tentaculaires pour un avenir proche, d'un régime si fortement centralisé , d'une structure de pouvoirs si énigmatique et si arbitraire à nos yeux.


        Qui connaît vraiment la Chine? Sans doute, plus ou moins partiellement, des spécialistes comme JM Domenach et d'autres. Mais des questions largement insolubles apparaissent vite même pour le meilleur observateur.
    Certains mettent l'accent sur la volonté de soft-hégémonie qui ne se manifeste pas seulement avec le méga-projet de nouveau pas en avant de conquête de l'économie-monde, avec la nouvelle route de la soie,  de suprématie dans la Mer de Chine et au-delà, d'imposition de sa monnaie aux dépends du dollar en voie de déclin.  Mais les intentions du pouvoir ne peuvent être que l'objet d'hypothèses.
    D'autres voient depuis peu des éléments régressifs dans la ligne suivie par le régime encore verrouillé, comme la tendance au contrôle social renforcé par la reconnaissance faciale, la création d'une banque de sperme de « haute qualité idéologique », l'usage particulier qui semble devoir être fait de WeChat,  Le numérique au service du régime. Un laboratoire high-tech du contrôle social. Une démocratie toujours reportée.

    La corruption n'est pas le moindre des maux dont souffre le pays, malgré de violentes sanctions ponctuelles spectaculaires.
    Un pouvoir sans limites pour  Xi Jinping, au-delà de 2023? Sauf si...
 Un système bancaire particulier, qui comporte bien des zônes d'ombre.
         La question est récurrente et parfois obsédante, tant le développement du géant asiatique, partiellement imprévisible, atelier-exportateur mondial, a des conséquences sur notre petite histoire européenne.
Il fut un temps où cette grande puissance ne nous concernait que très marginalement.
    Les hypothèses sur l'avenir sur la Chine sont toujours marquées par l'ambiguïté, le manque de données concernant son vrai mode de fonctionnement, ses vrais centres de décision, sa puissance réelle, la marche de ses institutions, ses failles réelles et ses réactions futures aux crises mondiales qui semblent à nouveau s'annoncer et qui ne manquera     pas d'avoir des effets.
     Mais la Chine, malgré ses fragilités, a toujours un coup d'avance.
Si on fait abstraction de la face sombre  de son développement, le grand bond de l’innovation est impressionnant, même si toute la Chine n'est pas concernée pour l'instant au même degré par ces spectaculaires avancées. 
   Elle brûle les étapes. Elle investit un peu partout.
  Mais de profondes contradictions sont au coeur du système.
Malgré ses inégalités criantes, la corruption généralisée, au plus haut niveau, elle peut peut-être être amenée, par nécessité, sous peine d'implosion, à inventer un système original d’harmonie sociale, comme le pensent certains.
   Le commerce reste son arme principale et les relations avec les USA, qui ne sont pas sans tensions, restent jusqu'à maintenant plutôt complémentaires, malgré les rodomontades de D. Trump.
         « La Troisième Guerre mondiale commencera-t-elle en Asie ? L'Amérique, le shérif global et la Chine, le seigneur local, s'observent dans la vaste étendue qu'ils partagent, le Pacifique. Ils s'arment. Leur étroite imbrication économique et financière n'empêche pas une rivalité stratégique croissante. Leur duel dominera le siècle. »
__Complémentarité conflictuelle qui ne sera sans doute pas durable, mais qui peut dire ce qu'il en adviendra?...
      "Qui en sera le vainqueur ? En tout cas, pas l'Europe, qui assiste impuissante aux rivalités...  Alain Frachon et Daniel Vernet reviennent sur deux siècles de relations chaotiques entre la Chine et les Etats-Unis. Un passé qui empoisonne le présent. La Chine s'américanise, les Etats-Unis se financent à Pékin. D'une jeunesse urbaine qui boit du coca-cola et s'informe en temps réel sur Weibo, le "twitter" chinois, à un colonel ultranationaliste qui rêve de suprématie, du Pacifique épicentre sismique à la mer du Japon, des  casernes aux officines secrètes de Washington, ce livre, chronique d'un choc annoncé, tente de répondre à la question : conflit armé ou ascension paisible de la Chine ? 
      Et si la vérité sortait de la plume de Sun Tzu : « L'art de la guerre, c'est de soumettre l'ennemi sans combat. » ?
__________________
Partager cet article
Repost0

Guerre à la Suisse!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(Il y a trois ans..

 

Déclarons la guerre à la Suisse...
                                                      ...Puis au Luxembourg et à la City...Pour commencer. 
 Ces pays détiennent des armes de destruction massive.
         Malgré quelques bonnes nouvelles, la situation reste tendue avec nos voisins zelvètes.
    Le réputé très pacifique pays du chocolat, du gruyère et des montres de précision nous fait la guerre par des moyens autres que conventionnels. (*)
  Bien qu'apparemment au-dessus de tout soupçon, elle lave plus blanc, dans des espaces feutrés, au bord du Léman ou ailleurs.
     Mais, c'est moins connu, elle se livre à des exercices militaires
inquiétants. 
   Des sous-marins sont tapis au fond du Lac et des  bunkers sont présents partout.
  Le pays de Guillaume Tell est en train  de s'équiperdangereusement,  à bas bruit...pour protéger ses coffres (comme le montre la photo ci-jointe).
     Déjà Voltaire disait:  Si vous voyez un banquier suisse sauter d'une fenêtre, sautez derrière lui. Il y a sûrement de l'argent à gagner. 
     Pour éviter l'écrasement, déclarons la guerre.
          Nos rafales sont prêts... 

_____________
___ (*)___12 % du patrimoine financier des ménages européens serait détenu dans les paradis fiscaux. Rien que pour les trois principales économies de la zone euro, l’Allemagne, l’Italie et la France, 900 milliards d’euros sont dissimulés dans les paradis fiscaux. Pour les 5,6 millions de nos jeunes concitoyens européens empêtrés dans le chômage, cette somme est indécente et ces chiffres sont un mirage. Pourtant, les paradis fiscaux sont une réalité, une réalité qui coûte cher à nos économies convalescentes, une réalité qui détruit nos sociétés.
   Dans tous les pays d’Europe, des multinationales réalisent des ventes conséquentes sans payer un euro d’impôt, en échappant à l’effort de redressement des comptes publics et en domiciliant leurs profits dans les paradis fiscaux. Dans tous les pays d’Europe, les réseaux du crime organisé prolifèrent grâce à des banques peu regardantes. Dans tous les pays d’Europe, les mouvements politiques extrémistes progressent au gré des révélations sur les scandales de corruption. Combien de temps allons-nous encore tolérer les paradis fiscaux nichés telles des verrues au cœur de l’Europe ? Ces Etats nocifs ont généré des crises financières, aggravé la crise budgétaire et alimenté la crise démocratique. Trois ans après le discours du Bourget, nous connaissons notre ennemi, mais qu’attendons-nous pour agir contre cette finance qui ronge nos économies et nos sociétés?
Les optimistes nous répondront que l’Union européenne a fini par valider le passage à l’échange automatique d’informations fiscales entre Etats et qu’ainsi nul paradis fiscal ne pourra se réfugier plus longtemps derrière le secret bancaire. Pour que cet échange fonctionne, il faut partir du postulat naïf que les paradis fiscaux donneront effectivement les informations demandées. Nous savons que ce ne sera pas le cas : rien n’est prévu pour vérifier qu’ils le feront bien et aucune sanction n’est explicitement prévue pour ceux qui ne joueront pas le jeu.
Nous partageons donc la sincère conviction que seul compte véritablement le rapport de forces international et que les paradis fiscaux ne plieront que sous la menace de sanctions. Si les gouvernements de l’Allemagne, de l’Italie et de la France reprenaient le contrôle souverain sur les fonds dissimulés dans les paradis fiscaux, 29 milliards d’euros de recettes fiscales seraient récupérées. En période de crise, alors que les gouvernements européens demandent à nos concitoyens des sacrifices financiers sans précédents, comment tolérer encore un peu plus ces attaques sur notre souveraineté ?
Rien ne nous condamne à l’impuissance. Les paradis fiscaux ont la caractéristique d’être des géants financiers, mais également des nains politiques et économiques. Sans plus tarder, nous proposons une nouvelle méthode, autour d’une nouvelle alliance.
Nous demandons que les trois plus grandes économies de la zone euro, toutes trois dirigées par des coalitions où siègent des socio-démocrates, se rapprochent et appliquent sans délai aux paradis fiscaux des sanctions proportionnelles aux pertes financières qu’ils nous infligent. Le secret bancaire n’est rien d’autre qu’une forme de subvention déguisée aux banques logées dans les paradis fiscaux. Il s’agit d’une distorsion de concurrence et donc d’une infraction aux règles de l’OMC. D’après les règles de cette organisation, les Etats sont en droit d’imposer des représailles commerciales égales au préjudice qu’elles subissent. Si nos pays se liguent, ils peuvent contraindre les paradis fiscaux à abandonner le secret bancaire, en imposant conjointement des droits de douane sur les biens qu’ils importent de ces pays, ou en appliquant des mesures d’embargo financier. L’exemple suisse donne une idée du rapport de force que nous pourrions créer : l’Allemagne, l’Italie et la France représentent 35 % des exportations de ce pays, alors même que la Suisse ne compte que pour 5 % de nos débouchés. En imposant des tarifs douaniers de 30 %, nous pourrions utiliser la force du droit international pour obliger ce pays à abandonner le secret bancaire et à sortir de l’ombre. Qu’attendons-nous pour agir ?
Au lendemain d’élections grecques capitales pour l’avenir de notre continent, nos dirigeants ont le devoir de réconcilier les peuples avec l’action publique. Nous devons dire la vérité à nos concitoyens : il n’existe pas de sortie de crise durable sans la mise au pas de la finance de l’ombre.
(V. Truffy _ Mediapart) 
_____
 Rien n’a véritablement changé dans les banques suisses
_____

Partager cet article
Repost0

Vers une "orbanisation" de l'Europe?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Un symptôme et un signal
                                                Le nouveau succès électoral du maître de Budapest n'est nullement affecté par les rodomontades de Bruxelles, qui fait la morale à l'enfant terrible, tout en continuant à subventionner comme jamais une économie qui se porte mieux..

    Derrière les menaces, l'Eurogroupe montre sa faiblesse structurelle, tout comme à l'égard de la ligne polonaise du moment. D'autant plus que Victor joue habilement un double jeu: plutôt sage à Bruxelles, il se déchaîne contre elle à Budapest, jusqu'à la caricature, directement ou par le biais des médias devenus les fidèles serviteurs de sa cause.
     Même si une certaine inquiétude est apparente dans la capitale, le reste du pays est acquis aux thèses de Victor, qui sait jouer habilement sur les peurs." Le Fidesz est accusé d'avoir muselé depuis 2010 de nombreuses institutions et contre-pouvoirs du pays, comme les médias et la justice, mais aussi l'économie et la culture. Le tout légalement, grâce à sa super-majorité au Parlement et sans s'émouvoir des critiques de la Commission européenne et de nombreux observatoires internationaux.
      Même si les dérives hongroises  ne datent pas d'aujourd'hui, se trouve ainsi confortée une certaine radicalisation des droites européennes:
...Aujourd’hui, les alliés de Viktor Orbán ne se limitent pas à cette Mitteleuropa perdue dans le multiculturalisme européen. Ils se trouvent aussi dans l’ancienne Europe des Quinze et dans les derniers succès électoraux engrangés çà et là ces derniers mois : entrée de l’AfD au Bundestag en septembre, formation d’une coalition gouvernementale par une droite anti-migrants avec l’extrême droite du FPÖ en Autriche en décembre, campagne électorale dominée par la thématique migratoire en Italie et score historique pour la Lega (extrême droite) en mars
     Dernièrement, c’est même une partie de la droite allemande qui a pris un virage anti-migrants. Le tout nouveau ministre de l’intérieur et chef de la CSU, Horst Seehofer, a marqué le coup dès son entrée en fonction, le mois dernier, en assurant que l’islam n’appartenait pas à l’Allemagne. Quant à la droite française, son orientation, depuis que Laurent Wauquiez a pris la présidence des Républicains, ne laisse pas trop planer de doutes : elle serait clairement islamophobe.    
    Plus que la critique des institutions européennes, c’est ce positionnement identitaire qui rassemble aujourd’hui une partie grandissante des droites européennes... Et qui se trouve légitimité par la reconduction, pour un troisième mandat consécutif, d’un chef de gouvernement en exercice. Une convergence inquiétante, à un an des élections européennes....
     L impuissante de l'Europe face à Viktor Orban est manifeste, victime d'une volonté d'élargissement inconsidéré qui la paralyse. Plus Orban bombe le torse, plus Bruxelles semble impuissant. Que faire face à l’enfant terrible de l’Europe ? Comment faire rentrer dans le rang ce cancre qui a l'insolence de mordre dans l'Etat de droit en lui riant au nez ? La Commission européenne a beau taper du poing sur la table, cela fait déjà huit ans qu'elle se casse les dents sur le cas Orban…

     Dans le pays orange, où la corruption ne va pas se réduire, l'opportuniste de nouveau aux commandes pour quatre ans de plus, ne pas se gêner pour conforter son pouvoir en utilisant à son profit les faiblesses de l’Union européenne 
____________________________
Partager cet article
Repost0

Il est partout

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Il est partout

____Il est beau, il est grand, courant d'un conflit à l'autre, d'un media à l'autre, pensée en mouvement, poitrine au vent...

Notre BHL à tout faire.
Un système à lui tout seul.
___Le grand, l'énôôrme intellectuel, phare de notre temps.
L'incontournable BHL
Prince de la pensée et sauveur des peuples..
Notre nouveau Malraux?
___Dans ses oeuvres, avec les "Grands"...
          Le Béachélisme ne risque-t-il pas de sombrer en Ukraine comme en Libye? 
_________________________
Partager cet article
Repost0

Pas de chance...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Billet pas déprimant.

                                             Certains naissent avec un grand sourire scotché à leurs livres.  Moi, je m'ennuyais déjà dans les couloirs de la maternité. Et depuis, cela ne s'est pas arrangé. Je ne suis pas doué pour le bonheur.   

Il faudrait vérifier mais je suis à peu près sûr que le jour de ma naissance il pleuvait comme au jour du Déluge. À l'heure même où je pointais la tête hors du ventre maternel –funeste erreur!– une averse a dû se mettre à tomber, un orage a grondé au loin, des éclairs ont déchiré le ciel tandis qu'à la radio passait en boucle le premier disque de Leonard Cohen. Avant même d'aspirer ma première bouffée d'air frais, avant même d'éructer mon premier cri, d'instinct, je savais déjà que les choses iraient de mal en pis. J'en ai même fait une jaunisse. Une vraie. Ma première crise existentielle.
  Quand j'ai quitté la clinique, le personnel a poussé un ouf de soulagement. Encore une semaine, et il se mettait en grève. Pendant des mois, j'ai gardé le lit. À chaque fois que mes parents essayaient de me mettre dans le landau, je hurlais à la mort. J'en avais déjà vu assez. Je voulais juste qu'on me laisse dormir en paix. J'avais le teint si pâle et la mine si blafarde qu'on jugeât plus sûr de me mettre sous antidépresseurs avant même d'avoir atteint ma première année. Pour calmer mes nerfs débiles, on m'administrait des biberons au Valium. Et pour attendrir mes crises d'angoisse, on projetait sur les murs de ma chambre l'intégrale des films de Bergman.
  Arrivé à l'âge de trois ans, je refusais d'aller à la maternelle. Je n'en voyais pas l’intérêt. J'étais si peu doué pour socialiser que ma mère payait pour qu'on m'invitât à des goûters d'anniversaire auxquels je me rendais à contre-cœur. Je restais là des heures à converser avec mon ombre. Au moment d'entonner «Joyeux anniversaire», quand la maîtresse de maison apportait le gâteau, je profitais de l'obscurité et prenais la tangente: j'errais dans les rues jusqu'à ce que la police me trouve.
  Au collège et au lycée, je passais comme une ombre. Quand mes parents venaient rencontrer mes professeurs, ils devaient leur montrer ma photo pour que ces derniers apprennent que j'assistais bien à leurs cours et se remémorent qui j'étais. Durant tout le temps que dura ma scolarité, je n'ouvrais pas la bouche. Pas une seule fois. C'est que je n'avais rien à dire. Rien à déclarer. J'attendais juste que le temps passe. Je m'ennuyais tellement que je pouvais passer des heures entières à compter le nombre de pigeons qui sautillaient dans la cour. Quand arriva le jour de ma bar-mitzvah, je fus si réticent à lire la Paracha que le rabbin me menaça d'excommunication. Ce jour-là, je m'enivrai si fort que je mis trente ans à dessoûler. 
J'allais dans la vie comme un zombie. On me donna le baccalauréat, je m'inscrivis à l'université où jamais je ne mis les pieds. Je passais mes journées à marcher, à traîner dans les bibliothèques municipales, à voler les Temesta de ma mère que je croquais comme des bonbons. J'étais paresseux, oisif, mélancolique. Je prenais des poses. Je lisais des romans savants auxquels je ne comprenais rien. La vie m'ennuyait horriblement. Hormis le football, je n'avais aucune passion. Aucune envie. Aucun désir. Tous les métiers me dégoûtaient. Les adultes me navraient. Quand je me regardais dans la glace, je prenais peur. Je n'entendais rien à la vie. Elle m'effrayait. Je ne voulais rien à voir avec elle. La mort m'obsédait. Je vivais au ralenti. À l'économie. J'attendais que quelque chose se passe tout en sachant que rien n'arrive jamais. Je tombais amoureux à chaque fille rencontrée, je lui écrivais des poèmes longs comme des romans, je promettais l'amour éternel, l'embrasement des sens, je citais Rimbaud et Baudelaire. Elle prenait peur et me quittait au petit matin, sans demander son reste.
      J'écoutais Brel pour tenir le coup. Et Leonard Cohen. Je me sentais moins seul. Quand mon premier roman est paru, j'ai été comme soulagé. À défaut d'avoir un vrai métier, je pouvais prétendre que j'occupais mes journées à écrire. Toujours, je me tenais à l'écart de la société. Je pouvais passer des semaines entières sans voir personne. Je grognais plus que je ne parlais. Je buvais plus que de mesure. Je prenais des cachets comme d'autres achètent leur baguette matinale. Je dépérissais.
      Et ma jeunesse a passé sans même que je ne m'en rende compte.
       J'étais né vieux. Et chauve. Double infortune.
   J'ai écrit d'autres livres, publié des articles, visité des villes, exploré des pays. Rien ne trouvait grâce à mes yeux. J'étais mal partout. Je pleurais sans raison. Je riais comme un ahuri de seconde zone. J'avais l'humeur chagrine, le tempérament nerveux, l'allure hésitante. Je tombai malade. Ce fut une chance. Je quittai la France pour ne plus jamais revenir. J'habitais dans une ville où il pleuvait neuf jours sur sept. Et quinze mois sur douze. J'avais trouvé mon idéal.
    Maintenant j'ai cinquante ans, je suis toujours aussi chauve, j'écoute de la musique classique, je bois du thé vert, je fais du vélo d'appartement, j'ai un chat, j'ai fini par trouver une femme qui me supporte, je n'ai pas de dettes mais je n'ai pas d'argent non plus. Je suis presque heureux. Et je n'attends rien de la vie.
     Je suis né déprimé, je mourrai dépressif.    (Laurent Sagalovitch sur Slate)
______________
         Une forme d'humour juif, parmi tant d'autres     Juif, mais pas trop...
    Un humour qui remonte à loin.     A remettre dans son contexte et une histoire compliquée, parfois douloureuse.
      Romain Gary le définit comme Une déclaration de dignité, une affirmation de la supériorité de l'homme sur ce qui lui arrive.  
    Même le pire. Les exemples abondent:
       * Qu'est'ce que l'humour juif? C'est comme l'humour allemand, mais avec l'humour en plus

         * Voici les 4 affirmations qui prouvent que Jésus était juif: 
1) Il a habité chez sa mère jusqu'à 30 ans 
2) Il croyait que sa mère était vierge 
3) Sa mère le prenait pour un dieu 
4) Avec l'entreprise de charpentier de son père, il a fait une multinationale 
qui marche encore 2000 ans plus tard 
            *Dieu a dit aux Juifs : Vous êtes le peuple élu... 
Mmmh, à mon avis, il y a ballottage.    
(Woody Allen) 

L'autodérision aide à vivre, qu'elle soit d'inspiration juive ou pas. Une forme de résistance...
_______________________________

Partager cet article
Repost0

Nouvelle "route de la soie"

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Le projet se concrétise: des milliards pour la nouvelle route de la soie 
        Un défi énorme, un projet pharaonique, des perspectives mondiales nouvelles. Mais les fonds sontopérationnels.
                               Vers un nouvel axe Pékin-Moscou-Berlin

"...C’est l’un des grands axes stratégiques de Xi Jinping au plan économique. Alors que la Chine affronte une sensible dégradation conjoncturelle, conséquence de niveaux de production excessifs au cours des dernières années et de l’explosion de l’endettement, elle se tourne désormais vers l’extérieur pour soutenir sa dynamique. Le but: accélérer les échanges avec les pays du pourtour chinois, et plus particulièrement avec ceux identifiés comme appartenant à une «nouvelle route de la soie», sur le front occidental du pays. 
En recyclant une partie des gigantesques montants de réserves de change (4000 milliards de dollars) qu’elle a accumulés au cours des dernières décennies, la deuxième économie mondiale est en mesure de financer de grands programmes d’infrastructures qui présentent le double avantage d’offrir un débouché au «made in China» et des marchés aux sociétés chinoises associées à ces chantiers de construction. 
D’après le magazine Caixin, les autorités centrales viennent de nommer l’équipe dirigeante du fonds chargé de piloter ce programme, qui doit être doté de 40 milliards de dollars. 
L’équipe sera dirigée par Wang Yanzhi, un officiel qui fait lui-même partie de l’équipe en charge de la gestion des réserves de change. Environ 65% des financements du fonds viendront des réserves de change du pays, tandis que le fonds souverain chinois, China Investment Corp, apportera 15%. Deux autres institutions financières très politiques fourniront le reste: China Development Bank et Export-Import Bank of China. 
La première vient d’ailleurs de recevoir pour consigne, de la part de Pékin, de se concentrer à nouveau sur sa mission initiale, qui est d’être un outil politique pour concrétiser les choix économiques des autorités chinoises, et non de concurrencer les grandes banques commerciales. Devant le potentiel à la fois économique et diplomatique de son projet de «nouvelle route de la soie», et alors que la croissance ralentit très rapidement, Pékin met donc son infrastructure financière en ordre de bataille pour agir au plus vite sur ce nouveau front.
(Blog de Lupus
              Un vieux projet quoi pourrait rapidement se concrétiser 

 ___ La Chine et la Russie peuvent-elle extirper Washington de l’Eurasie ? | 
                     "... Les intérêts géostratégiques de Berlin semblent s’éloigner lentement de ceux de Washington. Les industriels allemands, en particulier, semblent désirer vivement conclure des transactions commerciales illimitées avec la Russie et la Chine. C’est qu’elles pourraient ouvrir à leur pays la voie vers un pouvoir mondial dépassant les frontières de l’UE et, à long terme, mettre un terme à l’époque où l’Allemagne, malgré toute la courtoisie dont elle était capable, demeurait essentiellement un satellite américain. 
La route sera longue et sinueuse. Le Bundestag, le parlement allemand, préconise encore un programme atlantiste fort et obéit aveuglément à Washington. Il y a encore des dizaines de milliers de soldats américains sur le sol allemand. Mais, pour la première fois, la chancelière allemande Angela Merkel s’est montrée hésitante à l’égard de l’imposition de sanctions plus sévères contre la Russie par rapport à la situation en Ukraine, parce que pas moins de 300 000 emplois allemands dépendent des relations avec la Russie. Les chefs d’entreprise et l’establishment financier ont déjà sonné l’alarme , parce qu’ils craignent que ces sanctions ne soient totalement contre-productives..."
__________________

Partager cet article
Repost0

Gaza, éternellement?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Prison à ciel ouvert.
                           Une des partie du monde parmi les plus peuplée vit depuis des décennies dans des conditions qui se dégradent inéluctablement.
       En survie, sous perfusions et à l'économie aléatoire de survie; coincée de toutes parts par un voisin maître de son destin. En Cisjordanie, on peut encore circuler un peu au milieu de ce qui reste du territoire délimité par l'ONU, au milieu des implantations de colonies de plus en plus nombreuses.. Mais l'espoir a déserté Gaza, livré au bon vouloir de son puissant voisin et de l'aide internationale.
    On comprend pourquoi cette situation souvent désespérée a permis au Hamas d'y faire souche, encouragé à une époque en sous-main par certains dirigeants israëliens. Diviser pour régner.
   Après la guerre de 2008-2009, cruelle et disproportionnée, et ses soubresauts, l'oubli s'est vite réinstallé.
   Manifester pacifiquement est devenu  impossible. Une manifestation pacifique est devenue impossible sur cette étroite Bande de Gaza, où la résilience est terriblement affaiblie.

  Israël n'a jamais comme aujourd'hui, sous son gouvernement  d'extrême-droite et son belliqueux ministre, cyniquement assumé ses méthodes. En silence et par la ruse en Cisjordanie, qui se réduit comme peau de chagrin. Ouvertement et par la force à l'Ouest, après avoir fait mine de se retirer.. A tel point que certains militaires résistent ouvertement à certains ordres donnés.
   "Le prétexte de la sécurité est exploité par Israël pour justifier toutes les formes de violation des droits humains des Palestiniens. Il faut se souvenir du contexte des manifestations auxquelles nous assistons pour le moment. La bande de Gaza est l'une des zones les plus densément peuplées au monde. Deux millions de personnes vivent sur cette petite bande de terre. Il n'y a presque plus d'eau potable. Les gens n'ont que quelques heures d'électricité par jour. Il y a une pénurie de médicaments. Les gens sont au chômage. Une grande partie d'entre eux dépendent de l'aide humanitaire pour survivre. Ce désastre humanitaire est le résultat de la politique israélienne, en particulier le siège qui est en place depuis plus de 10 ans. C'est contre ça que ces gens manifestent. Et face à cette mobilisation, Israël ordonne à ses troupe de les abattre."

    Dans cette prison à ciel ouvert, on ne trouve plus que résignation et immense colère rentrée, détresse explosive.
 Après l'embrasement, présent encore dans toutes les mémoires, une opération pour rien, où le droit fut bafoué, avec le silence complice du principal donateur de Tel-Aviv, que reste-t-il pour se faire entendre, dans ce manque de tout et surtout d'espoir, que l'aide internationale entretient objectivement, en se donnant bonne conscience, monnayant son silence?

       On estime qu’ils ont reçu entre 10 et 12 milliards de dollars durant la période de 1994 à 2009, sans compter les contributions à l’agence des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA).  En 2013, 793 millions de dollars d’assistance humanitaire ont été affectés au Territoire palestinien occupé, 2e bénéficiaire dans le monde.
Ce chiffre devrait considérablement augmenter pour l’année 2014 du fait de la guerre à Gaza. Lors de la Conférence des bailleurs de fonds pour Gaza (octobre 2014), les participants se sont effectivement engagés à verser 3,5 milliards de dollars pour la reconstruction. Néanmoins, à la fin du mois de mai 2015, seulement 27,5% avaient été débloqué"
    Cette aide ambiguë est perçue par les plus lucides non pas comme ine providence, mais plutôt comme une entrave . De toute manière elle ne peut être que provisoire. En attendant quoi? Tout le monde joue à l'autruche.
      "Selon les fonctionnaires de l’UE, l’essentiel de l’aide au peuple palestinien est affecté à un unique objectif à long terme : l’instauration d’institutions pour un futur État palestinien démocratique, indépendant et viable, coexistant en paix et en sécurité avec Israël.

   Mais compte tenu du manque de progrès enregistrés par les pourparlers de paix actuels engagés sous les bons offices des États-Unis, et plus généralement par le projet de création d’un État indépendant, certains en Europe – où les efforts d’austérité sont plus prononcés – s’interrogent sur la bonne utilisation de cette aide, dans un contexte de crise au Mali et en Syrie où l’argent fait défaut.
   « Il n’existe pas d’État palestinien à ce jour. La question c’est : que finançons-nous ? Aidons-nous Israël à maintenir l’occupation, ou aidons-nous véritablement les Palestiniens à construire leur indépendance ? », a dit à IRIN Caroline du Plessix, une politologue française spécialiste de la politique européenne prônant la solution des deux États."
    Question plus que pertinente quand on voit que le plan israëlien, c’est gagner du terrain et ne jamais négocier» 

       "...La prise de pouvoir du Hamas est présentée comme une preuve de l’arriération et du caractère belliqueux des Palestiniens, alors qu’elle résulte de l’exaspération d’une population qui a vu l’occupant poursuivre inexorablement sa politique de terreur et de spoliation. « On nettoie, et ensuite, peut-être qu’on verra enfin émerger un partenaire palestinien raisonnable », disent en substance les autorités israéliennes aujourd’hui - comme si elles ne s’étaient pas acharnées auparavant à discréditer, à diaboliser, à éradiquer les partenaires raisonnables qu’elles avaient en face d’elles, assiégeant le quartier général de Yasser Arafat tandis que les infrastructures du Hamas et du Djihad islamique restaient debout. Selon toute vraisemblance, c’est plutôt les Palestiniens qu’il s’agit de « nettoyer ». « Sharon fera la paix... quand les Palestiniens seront finlandais », prédisait à juste titre Charles Enderlin (Libération, 20 octobre 2004). C’est tout aussi vrai d’Ehud Olmert. Et cela risque malheureusement d’être encore plus vrai de celui ou celle qui lui succédera en février..." (Mona Chollet)"
    Aucune concession:  « La prochaine fois nous aurons les capacités de répliquer aux terroristes encore plus durement », avertit Avigdor Lieberman, le ministre de la défense et chef d'un parti ultra-nationaliste. Les consignes de tirs ont été maintenues : ceux qui pénètrent armés dans un périmètre de moins de 300 mètres de la frontière seront visés. Vendredi, au moins 11 des Palestiniens tués ont été présentés comme des « meneurs terroristes » membres du Hamas ou d'autres organisations jihadistes. Une hécatombe qui ressemble fort à des « éliminations ciblées » malgré les dénégations de l'armée.
Liberman dans ses oeuvres

     Cette politique de la poigne de fer est apparemment soutenue par la majorité des Israéliens, mais elle suscite des critiques. Les ONG de défense des Droits de l'Homme, tels la Paix Maintenant et une partie de l'opposition de gauche dénoncent la politique de la « gâchette facile » pratiquée par l'armée avec le feu vert du gouvernement. Giora Eiland, un ancien général, qui n'a rien d'un gauchiste, admet qu'il a l'impression « que nous avons tiré trop vite alors que la vie de nos soldats n'était pas en danger »."Hamas voulait du sang et Israël lui en a donné"     Pour un éditorialiste tel que Ben Dror Yemeni du quotidien Yediot Aharonotle « Hamas voulait du sang et Israël lui a en donné. Une fois de plus Israël a gagné une bataille, mais perdu la guerre ». De nombreux responsables militaires qui s'expriment en « off » s'alarment depuis des mois des conditions de vie intenable des Gazaouis et des dangers d'une explosion généralisée. Ils préconisent un allègement du blocus imposé depuis une décennie, la délivrance de milliers de permis de travail en Israël, la construction d'un port... En un mot il s'agit de désenclaver la bande de Gaza avec comme seule condition le désarmement du Hamas. Une telle proposition aurait le mérite de relâcher la pression internationale sur Israël et de mettre en mauvaise posture les islamistes en cas de refus de leur part. Mais encore faudrait-il que les dirigeants israéliens fassent preuve d'un minimum de créativité."
     Une conclusion angélique, à l'heure où Washington se rapproche un peu plus de son allié indéfectible,  où l'affaire syrienne détourne les regards. et où de nouvelles alliances, parfois improbables, se font jour dans la région.
______________________________

Partager cet article
Repost0

Ukraine: jeu dangereux

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(Le point il y a trois ans...)

 

      Les canons se sont tus à minuit...Lit-on.
                                               Mais jusqu'à quand? Les problèmes restent entiers.
         L'épine ukrainienne sera douloureuse pour longtemps.
Un épais brouillard politico médiatique plane sur le Donbass.
 Une opacité en partie voulue et entretenue.
Les opinions le plus fantaisistes et les plus extrêmes se donnent libre cours...
 Difficile d'y voir très clair.  On va de l'hyperdramatisation à la minimisation des événements.
______En tous cas, Une affaire bien mal engagée...dont le règlement ne risque pas d'arriver de si tôt, tant les racines du conflit sont anciennes, les plaies sont vives et les malentendus profonds. 
 Les louvoiements de Poutine et ses plans indéchiffrables à court ou à long terme n'arrangent rien.
 On croyait avoir appris beaucoup sur l'Ukraine depuis le début du conflit.
    Mais on s'aperçoit vite que l'image que nous renvoient les medias de la situation ancienne et présente est tout sauf objective.
 Certes, ce qu'est l'Ukraine aujourd'hui, avec ses contradictions internes est bien le produit d'une histoire chaotique, presque une anomalie historique, mais toute remise en question brutale du statu quo  ne peut que générer des conflits sans fin, de moins en moins contrôlés.
      Dans le guêpier du Donbass, la question de savoir qui a commencé n'a pas beaucoup de sens.
        Le temps suffira-t-il à apaiser les protagonistes?
   Les  Américains et des Européens doivent abandonner tout projet d'ingérence otanienne dans cette région, ce qui avait été pourtant à promis à Gorbatchev.
     La France a intérêt à sortir de ce piège. 
        Nul n'a intérêt à  affaiblir la Russie, comme le remarquent de nombreux sages à l'est comme à l'ouest.
       Il semble que A. Merkel commence à le comprendre, ne serait-ce que par intérêt...
___
 Ukraine : Les intellectuels d’ici et la guerre de là-bas.
__________
 

Partager cet article
Repost0

Points de vue

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

__ Ou l'on reparle d'une super mine d'or en Guyane.
                                         Pépite économique ou pépin écologique ? 
 


__ Justin Trudeau: le paraître ou l'être?

 __ Face au pillage de nos données personnelles, la guerre est-elle ouverte entre le Parlement européen et les géants du Net?

__ Conditions de travail, financement des soins: l'hôpital en état d'urgence.           

                 Un mode de gestion qui doit être revu.


__ Ceux qui engrangent des centaines de milliers d’euros grâce à Airbnb au détriment des Parisiens -                     « En cinq ans, le marché locatif traditionnel parisien a perdu au moins 20 000 logements », a calculé la mairie de Paris. En cause : la multiplication des locations meublés touristiques illégales. « Ce phénomène provoque à la fois une diminution de l’offre locative privée traditionnelle et une hausse du coût des logements, tant à la location qu’à l’achat », ajoute la municipalité...."
        La touristification de Paris n’est pas nouvelle, l’explosion du prix des logements non plus. Mais l’arrivée d’Airbnb dans les grandes villes européennes a fait exploser la location d’appartements à visée touristique, au détriment des locations pérennes pour les personnes qui vivent et travaillent localement. 

__ En Suède, sans porte-monnais:
         "En février dernier, Stefan Ingves, le président de la banque centrale de Suède, Sveriges Riksbank, s'alarmait de ce que le pays pourrait bientôt voir ses paiements uniquement contrôlés par des banques du secteur privé, et «appelait à une nouvelle législation pour sécuriser le contrôle public du système de paiement, arguant que pouvoir effectuer et recevoir des paiements et un “bien collectif” comme la défense, les tribunaux ou les statistiques publiques», rapporte le Guardian.
   Aux craintes de fraudes relatives à l'utilisation d'identifiants électroniques liés au compte en banque d'autrui s'ajoutent celles de potentielles cyberattaques. D'après Mattias Skarec, consultant en sécurité numérique, il est «naïf de penser que nous pouvons abandonner complètement le cash et compter sur la technologie à la place», aucun système basé sur la technologie n'étant absolument invulnérable."
               Le modèle suédois est-il enviable?

__ Macron et la réforme de l'Europe
                       "Durant sa campagne, Emmanuel Macron a certes critiqué les excédents commerciaux allemands [1] et « le dumping fiscal et social », préconisé l’émission d’euro-obligations à taux unique pour les pays de la zone euro, la mutualisation des dettes européennes ou la création d’un ministère des Finances européen… Mais le candidat a surtout repris l’antienne des "réformes structurelles" « qui ont trop longtemps été repoussées » et affirmé son désir de respecter les critères européens avec la promesse d’une réduction des dépenses publiques de 60 milliards d’euros en cinq ans, impliquant notamment la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires.
     De quoi voir dans son programme un « copier-coller des recommandations européennes », selon Martine Orange, ou une récitation des « consignes de la Commission », selon Jean-Luc Mélenchon. De fait, s’il préconise quelques évolutions économiques et institutionnelles, elles sont marginales et déjà avalisées, ou presque, au sein de la Commission européenne et en Allemagne : degrés d’intégration différents pour les États-membres, budget de la zone euro, restructuration de la dette grecque, intégration de clauses sociales et environnementales dans les traités de libre-échange...
   Le président en marche voit avant tout des problèmes techniques dans les dysfonctionnements de l’UE, ou des malentendus. La défiance qu’elle suscite serait d’abord due aux « responsables nationaux [qui] ont instillé le virus de la défiance » et en ont fait un « bouc émissaire systématique ». Faute d’un diagnostic critique sur sa dérive anti-démocratique, ses réponses sur ce plan semblent d’ampleur limitée et d’application hypothétique, à l’image des grandes « conventions démocratiques » qu’il voudrait voir organiser par les États-membres. « La logique européenne est mue par une logique de désir qui, par cercles concentriques, entraîne tout le monde », assure-t-il, souscrivant à l’idée qu’il suffirait de raviver la flamme..."

__ Quand Matignon revoit les copies:

                                                                ...Trop, c’est trop. Au détour d’un article sur la « réforme » de la SNCF, le journal Les Echos explique avoir refusé de publier le 13 mars une interview de la ministre des Transports, Elisabeth Borne. Motif : l’entretien avait été totalement réécrit par Matignon et vidé de sa substance, pourtant pas si explosive que cela selon le quotidien économique. Il y a quelques semaines, La Voix du Nord annonçait refuser désormais toute relecture d’entretien par le personnel politique. Déjà contestable sur le fond – à Télérama, on oppose toujours un « non » poli –, cette pratique à l’origine destinée à éviter toute erreur ou contresens s’est peu à peu transformée en un véritable outil de propagande, des batteries de communicants n’hésitant plus à reformuler totalement questions et réponses, voire à en ajouter eux-mêmes. Tout le monde doit dire stop. A qui le tour ? (Richard Sénéjoux_ Télérama)
____________________________
Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 6 7 > >>