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Juifs de France et sécurité

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

 Bibi a-t-il vraiment tous ses esprits?
                                                           "Nous disons aux juifs, à nos frères et à nos sœurs : Israël est votre maison. Nous nous préparons et nous appelons à l'absorption d'une immigration massive d'Europe."
________C'est quasiment devenu une tradition. Chaque acte antisémite d'ampleur en Europe est suivi d'un appel du chef du gouvernement israélien Benyamin Netanyahou à la Alyah, l'immigration en Israël. Cette fois, et en pleine campagne électorale, le Premier ministre a même indiqué que son gouvernement allait adopter un plan pour encourager l'immigration de juifs de France, de Belgique et d'Ukraine d'un montant de 180 millions de shekels (45 millions de dollars).
  _____     Comme si la sécurité régnait en Israël? Comme si tous les Juifs français admiraient l'actuel gouvernement, où l'extrême droite et les fondamentalistes dictent leur loi? Comme si être Juif en France présentait autant de risques qu'à l'époque des sinistres rafles?
Comme si le principe d'indépendance nationale n'existait pas? 
      Le chantage de la droite israëlienne, qui veut peut-être accélérer son programme de colonisation en Cisjordanie, revient périodiquement.
   Mais beaucoup de Juifs français, de Français qui se trouvent être de tradition juive, refusent l'assignation. 
   Même E.Levy, qu'on ne peut soupçonner d'antisionisme, renvoie Bibi à ses propres affaires et à ses propres conflits internes. Pour une fois, elle a raison.
    L'hypermédiatisation et l'instrumentalisation de quelques faits divers...qui refont surface sont surtout pour le chef d'Etat israëlien, l'occasion de redorer son propre blason terni par Gaza et avant les élections. 
  Le climat de peur entretenue pousse à l'irrationnel, voire à l'odieux, comme Arno Klarsfeld,"toujours membre du Conseil d'Etat français, (qui) a publié un tweet assassin dimanche soir, sous-entendant l'urgence de partir en dressant un parallèle grossier avec les années 1930 : Juifs d'Europe: rester , partir? Les Juifs allemands pessimites sont partis ds les années  30 aux USA, les optimistes sont partis à Auschwitz.
  Selon Esther Benbassa, un mécanisme pervers s'installe, qu'il serait urgent de briser. Elle connaît toute la mauvaise foi d'une certaine propagande israëlienne, trop souvent relayée par le Crif et Paris
  Instrumentalisation de la Shoah, implicite ou explicite, qui provoque la colère de beaucoup de Juifs, en Isrtaël comme à l'étranger.
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Bradage national

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Guerre industrielle et coups bas
                                            La chaîne LCP a eu la bonne idée de rediffuser hier soir l 'enquête, reconnue comme sérieuse par les participants de toutes tendances au cours du débat, sur l'affaire déjà presque oubliée de la vente d’Alstom à General Electric». C'était hier...
    Un scandale écrit d'avance, selon un des intervenants.

   Dans le contexte de ce que l'on peut appeler une guerre concernant un de nos fleurons industriels, présenté comme en difficulté financière de par l'incompétence déclarée de certains dirigeants du groupe.
   Une aubaine pour le groupe américain, qui visait à acquérir le monopole d'un élément clé du nucléaire (civil et militaire): la fabrication de turbines sur laquelle le groupe français avait une avance reconnue. même si ce n'était pas toute sa production.
    C'est  le dessous des cartes de cette sombre affaire qui agita en sourdine la politique française et qui fut à l'origine du départ de A. Montebourg et de la défaite en rase campagne de nos élites politiques, Macron déclarant à l'époque qu'on ne pouvait que céder aux lois du marché, que la France n'était pas le Vénézuéla.
    Conséquence: C'est désormais le groupe américain qui décidera à qui et comment vendre ces turbines. C'est lui aussi qui aura le dernier mot sur la maintenance de nos centrales sur le sol français... Nous avons donc délibérément confié à un groupe américain l'avenir de l'ensemble de notre filière nucléaire."
    Les méthodes du groupe américain frisèrent celles du far-west: chantage judiciaire par rétention et emprisonnement de certains cadres français, menaces de sanctions financières exorbitantes (qui furent ensuite déclarée être assumée (?) par GE) . Tout cela dans un climat et des tractations assez obscures où les pressions furent constantes, dans le contexte du droit d'exterritorialité judiciaire que se sont arrogé sans vergogne les dirigeants économiques autant que politiques US (on peut le supposer étant donné la valeur stratégique de l'opération).
   On peut s'attendre à de nouvelles révélations...
          Arabelle, la plus puissante des turbines à vapeur au monde, fut donc sacrifiée sur l'autel des intérêts américains, dans l'indifférence ou la complicité de certains de nos décideurs de l'époque. Il fallait bien que commerce se fasse, même si, en l'occurrence, il ne s'agissait pas de la filière de l'alimentation pour chats.
     Au nom de l'intérêt des actionnaires, de la rentabilité financière à courte vue, on se lia les mains pour l'avenir, pas seulement dans le secteur du nucléaire civil. C'est aussi toute la dissuasion militaire française qui est dans cette affaire affaiblie.
    On a laissé s'établir des rapports de force, sous couvert de problèmes juridiques troubles et de difficultés passagères du groupe français,, comme si les enjeux étaient mineurs, Alstom se repliant sur le secteur des transports.
Une gestion calamiteuse, dont les conséquences étaient prévisibles, notamment en matière d'emploi.
    Et demain, au tour de quel groupe d'importance: la Société Générale? Airbus? particulièrement convoité.
      La braderie, même de nos bijoux de famille, risque bien de durer, faute de volontarisme politique.
    Et l'on se plaindra du déclin industriel...alors que des parades pouvaient être trouvées.
   La guerre fut un élément dominant de la politique extérieure des USA. La guerre économique, aux méthodes douteuses, reste d'actualité.
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Grèce (suite)

Publié le par Jean-Etienne ZEN

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___Un rapport de forces et un jeu à plusieurs bandes, une sorte de  poker menteur? Plutôt un chantage.
     Et pourtant, selon VGE, l'eurogoupe se trompe lourdement. Il se tire une balle dans le pied...(*)
 En dix jours, le nouveau gouvernement grec n'a pas fait qu'effrayer les marchés. Il a aussi remis en question un des fondements de l'UE : la supériorité de la "rationalité" économique sur le pouvoir démocratique.
_____ 
(*)  Il fut un temps où... 
   A la fin des années 1970, l’européiste Valéry Giscard d’Estaing expliquait qu’il fallait absolument faire entrer la Grèce dans la Communauté européenne. Il disait qu’ « on ne fait pas jouer Platon en deuxième division ».(l'express.fr) 
    En 1992, Valéry Giscard d’Estaing expliquait qu’il fallait absolument voter « oui » au traité de Maastricht, parce que ça allait créer une monnaie unique, parce que les nations européennes pouvaient avoir la même monnaie, ET DONC ça allait soi-disant créer de la croissance économique, du progrès social, des créations d’emplois, du dynamisme industriel, des progrès démocratiques, la baisse du chômage, et patati, et patata.
« Si le traité de Maastricht était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL)
  Valéry Giscard d’Estaing expliquait qu’une Europe sans la Grèce, c’est comme un enfant sans certificat de naissance.
   Valéry Giscard d’Estaing, par ailleurs l’un des fondateurs du système monétaire européen en 1979, se souvient qu’à la fin des années 1970, l’Allemagne s’était déjà montrée très réticente à accueillir la République hellénique au sein de ce qu’on appelait alors la CEE. «Mais une Europe sans la Grèce aurait été comme un enfant sans certificat de naissance», illustre l’ancien président, qui fait référence à l’héritage culturel laissé par les penseurs, poètes, philosophes ou encore dramaturges grecs qui ont forgé les bases de notre culture...
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 Points de vue:
___Swissleaks, Grexit: deux amusantes maladies européennes
___La Grèce est dans une situation favorable pour sortir de la zone euro
___Le vrai coût de la dette grecque
___Annuler la dette grecque ne coûterait pas 650 euros par Français 
___La formule proposèe par le gouvernement grec pour restructurer la dette est une bonne idée.
___Dette: combien la France coûte-t-elle à la Grèce ?
___Retour sur six ans de politique européenne calamiteuse
___ Premières leçons de la tragédie grecque
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Grèce: sottise de l'Eurogroupe

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Grexit ou pas?
_____________ Ultimatum!
                                          On parlait de tournant... 
            Les rapports se durcissent. Le vocabulaire devient guerrier.La Grèce n'accepte pas et s'engage d'abord à résoudre la crise humanitaire qui s'aggrave. 
     D'après Varoufakis, il existe une tension entre deux principes : d'un côté, la continuité de l'État grec, qui fait que le gouvernement grec doit respecter ses engagements passés, et de l'autre, les règles de la démocratie et du scrutin populaire. « Décréter des ultimatums, donner la priorité à un principe (celui de la continuité de l'État grec – ndlr) par rapport à un autre (celui de la démocratie – ndlr) ne manquerait pas d'avoir des répercussions négatives sur l'ensemble du projet européen »
    Les Grecs veulent en finir, pas seulement avec le piège de la dette…qui, chacun le sait aujourd'hui, ne pourra jamais être payée. Alors... On croit rêver...
    C'est NEIN! Même Daniel Cohn-Bendit le reconnaît:  l’Allemagne sous-estime l’épuisement de la société grecque

Wolfgang fait la morale à Yanis

    Une société devenue fantôme, parce que utilisée comme une sorte de laboratoire, à qui on avait imposé un remède qui tue Les Grecs paient de leur poche les médicaments...Pour beaucoup, c'est la simple survie qui est en question.
  Un remake... 
_______L'eurogoupe se braque dans ses principes rigides, la misère étant négligeable.
Un aveuglement qui confine à la sottise
   Joseph Stiglitz  ( les Echos du 12 février 2015), sous l’intitulé « La morale de l’Histoire grecque », démontre que « ce n’est pas la restructuration de la dette, mais son absence qui est immorale » et  n’hésite pas à écrire que « l’on a moins besoin d’une réforme structurelle de la Grèce que d’une réforme de la Zone euro ». Dans un article publié le même jour, Martin Wolf, dans Le Monde, en plaidant pour que les discussions en cours se focalisent sur un deal portant sur « des réformes profondes et radicales en échange du desserrement des liens de la dette » titrait : « Il faut négocier calmement avec la Grèce ». Auparavant, dans Les Echos du 11 février, l’excellente analyse de la rédaction sous la plume de Catherine Chatignoux, s’était attachée à mettre en exergue « l’entêtement coupable du FMI face à la crise grecque » ....

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"Verrou de Bercy" encore en question

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Verrou: vers où allons nous?
                                               Sautera? sautera pas?
      Depuis l'incroyable affaire Cahuzac, qui a plombé la présidence précédente dès son début, la question de la prérogative exorbitante mais déjà ancienne de Bercy semble devoir être remise en question.
       Mais jusqu'où ira l'ambigü Gérald Darmanin?
  Est-ce un nuage de fumée pour donner des gages ou le début d'une esquisse de virage?
      Ce verrou, comme on le répète maintenant, est un obstacle à la transparence, qui « prive certaines affaires de fraude complexe d’une double lecture qui pourrait pourtant s’avérer utile à la détection et à la répression d’une grande délinquance économique et financière par nature occulte ou dissimulée ». Eric Bocquet invite (également) à s’interroger sur la compatibilité de ce système avec le principe de la séparation des pouvoirs..."
    Est-ce le début de la fin du régime d'exception, de la négociation secrète des charges d'impôts, du système à plusieurs vitesses, permettant aux plus favorisés de frauder en rond ou de négocier des faveurs?
    Des affaires récentes nous le rappellent. La France, certes, n'est pas seule concernée et le problème ne date pas d'hier. 
      Mais  la France n'est pas mal placée..Elle est même gangrenée comme jamais. Le peu d'efforts accomplis sont bien trop limités.  Et le verrou de Bercy fonctionne avec efficacité. Des enquêtes bridées, une justice dépendante ralentissent ou étouffent nombre d'affaires. 
   .Un mal qui mine la démocratie et la vie politique en général
 La corruption sous toutes ses formes est un virus mortel pour la démocratie.
      Certains parlementaires ont raison; ce système occulte ne peut plus durer. Il reste à définir une structure permanente, sous contrôle parlementaire, pour faire le ménage, redéfinir des règles et gérer autrement un système complexe mais important pour les finances de l'Etat, donc pour le bien public.
  "Quand on remonte un peu le fil de l'Histoire, on s'aperçoit que le principe du verrou a été institué en 1920, dans la foulée de la création de l'impôt sur le revenu. Le verrou de Bercy est donc un quasi-centenaire plutôt fringant, qui a survécu à toutes les alternances, et qui a sans doute de beaux jours devant lui. Certes, avec la bénédiction du gouvernement, une mission parlementaire a tout de même été créée sur le sujet. Elle rendra ses conclusions au mois de mai. Mais pendant ce temps, dans la loi, le verrou reste... verrouillé. Tout cela fait furieusement penser à ce mot prêté à Clemenceau : "pour enterrer un problème, créez une commission"."

   La citadelle cédera-t-elle ou faudra-il un nouveau scandale de grande ampleur pour que les bonnes intentions se concrétisent réellement?
    Après tous les rapports officieux et officiels sur les dysfonctionnements du recouvrement équitable des impôts, il serait temps de se donner les moyens de mieux contrôler les diverses formes d'évasion fiscale et de mettre fin aux divers boucliers que l'imagination des plus favorisés et la complicité de certaines institutions ne cessent d'inventer, avec ou sans la complicité des banques.
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Sacré dimanche!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 C'est dimanche.
                    Je n'irai pas chez Leclerc, ni à Bricorama.
                               Juste chez mon boulanger...
  Le dimanche, par (bonne) tradition, c'est un jour à part.
   Mister Macron a cédé devant les lobbies des grandes surfaces et des grands magasins des beaux quartiers parisiens. Par cette mesure, rien ne changera au problème de l'emploi.
                    Les Juifs ont depuis longtemps leur Sabbat, mais bien avant les Assyriens ménageaient un jour sacré .
     La tradition chrétienne reprit à son compte cette tradition jusqu'à la rigueur la plus absolue:
                      En 1693, un décret stipulait: 
« Nous défendons à tous les marchands d'exercer leurs commerces aux jours de fêtes et de dimanches et de tenir des foires et marchés soit pour vendre soit pour acheter. Nous défendons aussi à tous les artisans d'exercer leurs arts et métiers auxdits jours comme barbiers, maréchaux, cabaretiers, chartiers, voituriers et autres. Nous exceptons toutefois les cas d'évidente nécessité dans lesquels il est permis de vendre certaines marchandises comme pain, vin, cidre, viande et à certains artisans d'exercer leurs arts et auxdits jours comme à des chirurgiens et apothicaires, boulangers, rôtisseurs, bouchers pendant les chaleurs de l'été ; maréchaux, charrons, charpentiers pour secourir les équipages de ceux qui se trouvent en voyage, dans des besoins pressants et inopinés : les chartiers pour empêcher la perte des biens de la terre après avoir pris la permission de leur curé, le tout néanmoins hors le temps du service divin autant qu'il se pourra.___Nous ordonnons aux curés, vicaires et à tous les autres confesseurs de refuser l'absolution aux marchands et artisans qui contreviendront au présent statut. Nous exhortons les seigneurs, magistrats et juges des lieux d'employer leur autorité pour empêcher la tenue des foires et marchés aux saints jours et pour les faire transférer à d'autres jours et empêcher les artisans de faire lesdits jours l'exercice de leurs arts et exécuter en cela les ordonnances de nos rois qui les défendent » (Statuts synodaux du diocèse d'Avranches, 1693, cité par A. Cabantous).
           Puis,le recul du christianisme aidant, l'anticléricalisme progressant, il y eu beaucoup de dérogations et d'entorses. Mais il faut attendre une loi du 13 juillet 1906 et pas moins de 43 articles du Code du travail pour que le dimanche redevienne (sauf exception) un jour de congé obligatoire et garanti. Sans en avoir sans doute conscience, les syndicats ouvriers adoptent la même ligne que les évêques d'antan (voir plus haut les statuts synodaux d'Avranches).
Les dérogations sont, il est vrai, nombreuses, depuis les hôpitaux jusqu'aux restaurants, en passant par les entreprises de spectacles... Ajoutons à la liste, depuis 1993, les magasins spécialisés dans la culture, puis les zones commerciales et les zones touristiques etc etc. De leur côté, les commerces de détail alimentaire gagnent le dimanche le droit d'ouvrir jusqu’à midi, voire 13h aujourd'hui.
Comme au Moyen Âge, le dimanche chômé retrouve sa vocation de marqueur social et culturel.
      Puis vient la banalisation du dimanche. 
[*Robert Beck, Histoire du dimanche : de 1700 à nos jours, Bayard presse, 1997.
*Alain Cabantous, Le Dimanche, une histoire. Europe occidentale (160-1830), éd. Seuil, 2013
*Daniel Perron, Histoire du repos dominical : un jour pour faire société, éd. L'Harmattan, 2010.]
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________Le point de vue de J.Savès:
 Le travail du dimanche fausse la concurrence et détruit les emplois.  Le travail dominical ? Un désastre pour l'emploi et une atteinte gravissime à la « concurrence libre et non faussée ». Rien de moins. Vous trouvez le propos un peu fort ? Il faut qu'il le soit pour briser le dogme officiel. Le débat sur le repos dominical n'arrive pas par hasard. Il intervient alors que les six géants français de la grande distribution ont entrepris d'investir les centres urbains. Hécatombe chez les commerçants indépendants. Frappés par le lent déclin de leurs hypermarchés, Carrefour, Leclerc, Intermarché, Casino, Auchan et Système U tentent de rebondir en multipliant les supérettes en centre-ville : Carrefour City, Monop, Simply Market etc  Le problème est que les petits commerces indépendants font de la résistance.
   Les géants de la grande distribution se sont donc entendus pour éliminer les épiciers,
bouchers, charcutiers, boulangers, pâtissiers et autres marchands de primeurs. Même les pharmaciens et les libraires sont dans leur collimateur : déjà les supermarchés Monoprix se dotent d'un rayon presse.
   La banalisation du dimanche est l'arme de destruction massive qui leur permettrad'atteindre leur objectif sans coup férir, en usant de l'égarement de l'opinion par les médias et les politiciens.
  Comment cela se peut-il ? Simple comme bonjour. Dès lors que se multiplieront les ouvertures dominicales, attendons-nous à ce que les citoyens, par facilité, reportent au dimanche une bonne partie de leurs courses habituelles. C'est normal, c'est humain :« J'ai encore du travail au bureau ?... Tant pis, je rentrerai plus tard et je ferai les courses dimanche ! »
  Cette plaisante facilité est sans commune mesure avec le désastre social qui résultera de la banalisation du dimanche, quand elle arrivera à son terme, après la loi Macron.....
  ... Les géants de la grande distribution et le ministre de l'Économie avancent à petits pas, afin d'accoutumer l'opinion à leur projet, avec à chaque fois des justifications qui ont l'apparence du bon sens. Ainsi, nous dit-on, les commerçants seraient d'ores et déjà soumis à la concurrence d'internet avec la possibilité d'acheter en ligne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Oui, sauf qu'on est livré deux ou trois jours après... Commandez un livre le dimanche et vous le recevrez mardi au plus tôt. Mieux vaut attendre le lundi pour l'acheter en librairie et emporter en même temps le sourire de la caissière !Et les touristes chinois ? Y pensons-nous aux touristes chinois et à leur magot ? Mais bien sûr : les commerces de luxe n'ont pas attendu la loi Macron pour s'adapter à leurs exigences. Ne faut-il rien faire de plus ? Bien au contraire... Nous proposons de réfléchir au travail dominical en nous conformant strictement à une formule prisée par ses promoteurs néolibéraux : la « concurrence libre et non faussée » ! Cela signifie une législation simple et universelle, qui s'applique à toutes les entreprises sans distinction de secteur, de lieu ou de taille, qui respecte le droit des salariés et satisfait aux attentes de tous les citoyens en leur double qualité de consommateurs et de travailleurs..."
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Made in DSM

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Psychiatrie et gestion humaine de la normalisation.
                                                         Récemment, à nouveau, un représentant du monde de la psychologie et et de la psychiatrie se manifestait pour remettre en question ce qu'est devenue la gestion médicamenteuse de certaines pathologies lourdes,au coeur et en dehors de l'institution.
   C'est aux dépends du contact et du suivi individuels que se sont imposées peu à peu des pratiques où la chimie est devenue reine, pour le plus grand profit des firmes qui en font la promotion, souvent de la manière la plus discutable. (*)
     C'est la médicalisation de l’expérience humaine qui fait problème. Pommier n'est pas le premier à dénoncer cette tendance lourde, venue largement des USA, où la spécificité de la maladie mentale et la relation au "malade", dans son histoire propre, se trouvent marginalisées, voire ignorée.
     Le DSM est devenue la bible américaine de la santé mentale, de plus en plus suivie dans d'autres pays

 ...Le DSM établit une liste de « troubles » manifestes sans tenir compte de ce qui les détermine : les voici détachés de leur histoire et des circonstances de leur éclosion. Quelle autre branche de la médecine accepterait qu’un praticien s’aventure à diagnostiquer une maladie d’après un seul symptôme baptisé « trouble » ? En se contentant de décrire des dysfonctionnements, le DSM ne donne de la souffrance psychique que des clichés superficiels. Mais sa classification prolifère...

   Et des secteurs  entiers de troubles psychiques, souvent passagers et ne relevant pas de la psychiatrie proprement dite s'y trouvent consignés, avec les traitements appropriés.
    Bref, on assiste de plus en plus à une  psychiatriasation de l'existence, avec ses excès et ses dérives, dans le cadre d'une normalisation discutable. Certains, aux USA, s'en émeuvent.
     Comme le montre Olivier Appaix, s'ouvre ainsi un florissant marché des « désordres psychologiques 
        ... Cerescan satisfait aux demandes croissantes d’une société américaine qui semble de plus en plus mal supporter les signes de déviance. L’entreprise affirme qu’un Américain sur sept âgé de 18 à 54 ans souffre d’un « “désordre” ou “trouble” pathologique lié à l’angoisse », soit dix-neuf millions de personnes (3). Un marché pour lequel elle voit un brillant avenir : CereScan compte ouvrir vingt nouveaux centres à travers les Etats-Unis. Avant de partir à la conquête des cerveaux du reste du monde ?  Les normes qui définissent le comportement attendu ne sont pas clairement établies, mais les critères de diagnostic des déviances ou des troubles considérés comme pathologiques, tel le « déficit d’attention », sont, eux, très précisément énoncés et classés par le Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM).Référence absolue des praticiens aux Etats-Unis — et de plus en plus ailleurs dans le monde —, ce manuel leur permet d’identifier les « troubles pathologiques » à des âges de plus en plus précoces ... Aux Etats-Unis, depuis le début des années 2000, des « troubles bipolaires » ont été diagnostiqués chez un million d’enfants. D’un peu moins de 16 000 en 1992, le nombre d’autistes chez les 6-22 ans est ainsi passé à 293 000 en 2008, et même à 338 000 si on inclut les enfants de 3 à 6 ans — une catégorie d’âge apparue en 2000 dans les statistiques...

    L'emprise des géants de l'industrie pharmaceutique est manifeste, qui est censée apporter des réponses thérapeutiques de plus en plus fines et adéquates selon un leurre scientistes peu dénoncé.
       C'est peu dire que la psychiatrie française va mal depuis le virage pris depuis quelques dizaines d'années, suivant ce modèle discutable.
  Sa crise s'aggrave.
      Comme le dit Philipe Petit, qui critique les tendances néo-scientistes de la psychiatrie d'aujourd'hui Il est impératif de juger de la société à la façon dont elle traite ses fous, ses handicapés, ses déviants, ses fatigués de la vie. Et par conséquent aussi à la façon dont on considère les bien-portants, fussent-ils les victimes indirectes de ce lavage de cerveau, et de cette hécatombe morale.
     Les dérives  positivistes et médicamenteuses  s'accentuent: l’industrie pharmaceutique est devenue experte en désinformation : elle dissimulerait les résultats négatifs, sélectionnerait les résultats favorables, et orchestrerait de coûteuses campagnes de publicité pour promouvoir les études qui vont dans le sens de leurs intérêts, c’est-à-dire celles qui attribuent quelques propriétés curatives aux médicaments qu’elle commercialise.
        Télérama consacre un dossier spécial sur le problème:
- Concernant notamment les dérives de l'internement psychiatrique, surtout depuis les mesures Sarkozy.
- Les problèmes concernant l'internement d'office, la question des soins sans consentement se posent toujours.
     Aujourd'hui, en France, environ 400 000 personnes sont hospitalisées chaque année dans un service public de psychiatrie, dont 92 000 sous contrainte, c'est-à-dire sur demande d'un tiers ou sur ordre d'un représentant de l'Etat. A partir des années 1990, le nombre de patients subissant des soins psychiatriques sans consentement n'a cessé d'augmenter, avec un fort coup d'accélérateur depuis 2011, « ce qui constitue un véritable scandale, dans un pays qui s'enorgueillit d'être la patrie des droits de l'homme », s'indigne le psychiatre Thierry Najman, auteur du livre Lieu d'asile. Manifeste pour une autre psychiatrie (1) . « La France est même le pays d'Europe qui a été le plus condamné par la Commission européenne des droits de l'homme pour des abus psychiatriques », souligne-t-il, tout en déplorant le « grave déclin de la réflexion sur la pratique des soins » dans notre pays. Le Dr Najman incrimine principalement la loi du 5 juillet 2011, « sécuritaire et liberticide », votée sous le quinquennat Sarkozy...
      Par rapport aux orientations de la psychiatrie italienne, par exmple, et notamment les expériences menées  a Trieste, nous avons fait un bond en arrière, par souci d'économie à courte vue et de méconnaissance de plus en plus grande de la complexité du monde des désordres mentaux, la relation humaine et le souci de  réinsertion devenant presque secondaires. Un système devenu opaque.
     Un état toujours inquiétant...qui nécessiterait une urgente refonte, notamment après les recommandations du Sénat.
___________
(*)"....Devant la réalité de la souffrance psychique — l’une des plus importantes pathologies modernes — s’est mise en place, depuis quelques décennies, une machinerie diagnostique inédite, qui a pour objectif de rentabiliser cet énorme marché potentiel. Pour ce faire, il fallait en priorité remplacer la grande psychiatrie européenne, qui, grâce à des observations cliniques multiples et concordantes rassemblées durant les deux derniers siècles, avait répertorié les symptômes et les avait classés en trois catégories : les névroses, les psychoses et les perversions. Armé de ces connaissances, le clinicien de terrain pouvait établir un diagnostic et distinguer les cas graves de ceux qui étaient causés par des circonstances passagères. Il départageait alors ce qui demandait l’aide de médicaments de ce qui pouvait trouver une meilleure solution grâce à des entretiens.

     Psychiatrie classique et psychanalyse étaient arrivées aux mêmes constats. Ces deux approches bien distinctes se sont ainsi corroborées et enrichies mutuellement. Le marché du médicament gardait alors des proportions raisonnables, ce qui a dû faire réfléchir « Big Pharma » — un surnom approprié à l’énorme puissance des laboratoires pharmaceutiques, qui font une cour assidue tant aux médecins de quartier qu’aux plus hautes instances de l’État et des services de santé, avec lesquelles ils savent se montrer plutôt généreux (par exemple en offrant des croisières de « formation » aux jeunes psychiatres).
    L’entreprise de conquête de ce grand marché a commencé aux États-Unis, avec l’Association américaine de psychiatrie (APA) et son premier Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, ou DSM), en 1952 . En 1994, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) aligne le chapitre « psychiatrie » de la classification internationale des maladies sur les nomenclatures du DSM-IV, ce qui conduit de nombreux pays à en faire autant. Il s’est ensuivi une inflation des pathologies (...)
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L'Allemagne entre deux maux

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Entre deux maux   
                            En deux mots...
   Le paradoxe allemand éclate au grand jour:: des voitures rutilantes, mais des ponts vétustes ! 
           Un retard d'investissement vertigineux, qui va peser lourd.. 
L'Allemagne serait-elle devenue un  Bunkerland?
 Il y a des critiques, parmi lesquels des critiques allemands qui commencent à annoncer que l'Allemagne file un mauvais coton, que le bonheur économique qu'elle pense avoir atteint ne sera plus, dans peu de temps, qu'un souvenir attristant et que son attitude fermée confine à l'autisme...Bunkerland est maintenant solidement posé, les points de résistance face aux tentatives d'invasion du territoire financier allemand sont ancrés. Au surplus, ils sont adaptés à l'effondrement démographique allemand. L'argent des retraités est à l'abri. La Bundesbank a demandé à New-York, Paris et Londres de lui renvoyer les stocks d'or que ces places détiennent pour son compte. L'épargne allemande qui a atteint des niveaux comme jamais est bien défendue..."
__Certains annoncent le déclin du colosse au pied d'argile.
___C'est l'Europe qui tend à devenir un nouvel empire allemand.
On se demande si Angela sait bien  compter.
       Comme dit P.Jorion L’Allemagne, par contre, semble dans une impasse plus profonde et plus préoccupante, murée entre sa puissance de circonstance, la contrition de son projet collectif et l’idéologie de ses élites.
   La bonne conscience domine pourtant Outre-Rhin, en dépit de critiques internes de plus en plus nombreuses et de la pauvreté record.
     L’Allemagne sous-estime l'épuisement de la société grecque comme les ravages que sa politique mercantile, dopé par un euro-mark  taillé à sa mesure,  produit autour d'elle. 
     Le mythe du miracle allemand fait long feu.
Notre voisin saura-t-il, dans son intérêt et le nôtre, réfléchir sur les limites déjà apparentes de sonmodèle, sur ses fissures? 
    Mais le problème de fond est au coeur des institutions européennes, telles qu'elles fonctionnent...Mal.
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Justice pour la justice

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Du rendement , des chiffres mais peu de moyens.
                                                                  Voilà ce qui est exigé de l'institution, surtout depuis le début des années noires de l'austérité, malgré quelques ajustements passagers mais superficiels.
   Comme à l'hôpital, comme dans les facs, qui reçoivent moins que les grandes écoles...comme dans toute la fonction publique où l'esprit du public management a été érigé en norme.
 

Avec comme conséquences une pénurie de moyens (jusqu'au manque de papier et, plus grave, de personnels, avec pour conséquences un grand nombre de dysfonctionnements, une accumulation des dossiers en retard, un fatigue parfois extrême et inévitablement une certaine culpabilisation face aux tâches surhumaines.)
   Les charges de travail s'alourdissent, ce qui n'est pas sans répercussions sur un certain nombre de personnels, croulant sous la charge et parfois au bord du burn out.
         Le document diffusé avant-hier soir sur LCP, la chaîne parlementaire, pointait un certain nombre de ces dysfonctionnements. et sur la souffrance au travail spécifique qui affecte les plus exposés.
                           La Justice est injustement traitée:
   Le budget consacré à la justice est descendu au 35ème rang européen. Le nombre de procureurs pour 100.000 habitants est l'un des plus faible d'Europe: 2,9 pour 100000 habitants... et la France est un des rares pays où la performance du juge est primée.
 On se demande parfois comment ça peut quand même fonctionner.
           Cahin-caha. Malgré tout. Avec des bouts de ficelle parfois.
    Avec si peu de moyens..
Même si l'importance des dotations n'est pas toujours en soi un gage de qualité.   Mais leur déficience n'est pas sans conséquences dans son fonctionnement normal. 
        Ce n'est pas d'aujourd'hui que date le malaise au Palais.
 L'état des lieux est préoccupant depuis longtemps.
     C'est de notoriété publique.
Une institution sinistrée, 
    Une sous-dotation qui explique bien des lenteurs, bien des dysfonctionnements. 
        La lamentable affaire d'Outreau ne s'explique pas que par une succession d'incompétences. Les très maigres moyens alloués à la traque de la corruption, de la grande fraude fiscale et de la délinquance financière sont notoirement connus...(*) Ce sont des sommes considérables qui manquent au budget de la France.... Autre chose que la petite délinquance!
...La France consacre 58 euros par an et par habitant à sa justice, c'est-à-dire deux fois moins que l'Allemagne (le modèle tant vanté par ailleurs…). Avec 86 euros par an et par habitant, l'Espagne dépense également largement plus que l'Hexagone. C'est aussi le cas du Royaume-Uni (79) ou encore de l'Italie (72).
Un autre indicateur intéressant est le nombre de magistrats par habitants. Là encore, la France est largement sous dotée : on y recense près de 11 juges professionnels pour 100 000 habitants (en tenant compte des juges administratifs), contre 24 en Allemagne, 18 au Portugal, 15 en Belgique
      L'institution est dans la misère. 
    La Commission européenne pour l'efficacité de la justice (CEPEJ) publie son rapport d'évaluation des systèmes judiciaires européens après une enquête effectuée auprès de 45 pays membres du Conseil de l'Europe. Les chiffres ayant servis à ce rapport sont ceux arrêtés fin 2012.

 Ce rapport est accessible en cliquant sur ce lien : http://www.coe.int/t/dghl/cooperation/cepej/evaluation/2014/Rapport_2014_fr.pdf . Selon ce rapport, la France est au 37e rang (sur 45) en matière de budget du ministère de la justice. Le gouvernement français et l'Assemblée national allouent 61 euros par habitant pour le service public de la justice, contre 114 euros en Allemagne ou 89 euros en Belgique.
La classement de la France selon le critère du nombre de magistrats par habitant place le pays très en dessous de la moyenne des 45 pays du Conseil de l'Europe.
La France n'a que 10,7 magistrats du siège pour 100.000 habitants contre 11,2 en Italie, 24,7 en Allemagne, ou 19,2 au Portugal, la moyenne européenne étant 17,41.
Cette misère magistrale est encore plus dramatique pour les magistrats du parquet puisque la France ne dispose que de 2,9 magistrats du ministère public pour 100.000 habitants contre 6 en Allemagne ou 7 en Belgiqu
La déshérence de la justice française est tout aussi inquiétante s'agissant des fonctionnaires puisque la France n'en compte que 33,2 pour 100.000 habitants, alors que la moyenne pour les 45 pays du Conseil de l'Europe est de 53,8.
Cette situation dégradée de la justice française est bien connue et elle est ancienne. La corruption a de l'avenir...
                 Ne parlons pas de l'état des prisons...notre scandale. 
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Areva va pas

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(Depuis un moment...)

Mais pas bien du tout...
                                  L'alarme sonnait depuis longtemps.
                                                    Le gouffre est maintenant là.
             Le mastodonte Areva s'embourbe lourdement enFinlande, multiplie les impairs à Flamanville , piétine àCadarache dans un projet incertain.
         Malédiction? Non,le groupe est plombé par des erreurs stratégiques.
      "Atomic Anne" n'y est pas pour rien... ni les absurdes et ruineuses guéguerres avec EDF.
  3 milliards partis en fumée en Afrique (affaire Uramin, un aspect de  la diplomatie parallèle d'Areva en Afrique).
  Des surcoûts exorbitants.
Un déni qui ne peut plus durer. La transparence n'est pas au rendez-vous.
Un tel  fiasco industriel  que certains s'interrogent sur l'avenirdu groupe.
     Une aventure dont on ne voit pas le bout.
La vétusté et l'obsolescence  des centrales françaises posent problème
          Fukushima n'a pas fini de produire ses effets.
      Ségolène Royal vient d'annoncer le renouvellement du parc nucléaire et la création de nouvelles synergies.
        Cela pourra-t-il sauver une industrie toujours plus contestée?
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