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Les dires d'Helmut

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

   H.Schmidt vient de tirer sa révérence.
                                             Malgré son addiction au tabac il avait atteint un âge respectable. 
Un sage aux yeux de beaucoup d'Allemands, qui a su mener habilement la barque dans une période transitoire et difficile. 
  Socialiste à l'allemande, démocrate, il était d'un pragmatisme critique, oeuvrant aux fondements de l'Europe avec Giscard 
 Il a gardé un jugement critique sur la situation de son pays après son mandat. 
     Helmut Schmidt avait une certaine ambition pour une Europe en gestation dont il déplora les développements récents:
     Fidèle à sa réputation de pragmatisme, il explique que les pionniers de l’intégration européenne n’ont pas agi par idéalisme mais par «connaissance de l’histoire de l’Europe», par souci d’intégrer l’Allemagne dans un ensemble plus large pour lui éviter les tentations de la puissance, «pour nous protéger de nous-mêmes». Les générations nées après la Deuxième guerre mondiales doivent vivre avec le fardeau historique du IIIème Reich, a-t-il poursuivi: «Celui qui ne comprend pas cette raison originelle de l’intégration européenne […] passe à côté d’une condition essentielle pour résoudre la crise européenne actuelle». 
      Cette situation exige la solidarité de l’Allemagne avec ses partenaires qui «ne doit pas se limiter à des slogans». Helmut Schmidt était contre le «Grexit», la sortie de la Grèce de la zone euro, tout en étant conscient des erreurs qui avaient été commises au moment du traité de Maastricht qui a institué la monnaie unique. Pour une raison fondamentale qui touche une «tendance désastreuse» de la politique économique allemande: «des excédents à la fois énormes et durables de notre balance commerciale […] Tous nos excédents sont en réalité les déficits des autres.» Et de mettre en garde une politique «de déflation extrême en Europe» qui pourrait conduire aux mêmes conséquences dramatiques que dans les années 1930.
                       L'ancien chancelier, celui des années de plomb, à 80 ans, en pleine création de l’euro, attaquait (ainsi) frontalement les banquiers centraux allemands, gardiens du deutschemark, les traitant comme de sales gamins égoïstes : « Au plus profond de leur cœur, les patrons de la Bundesbank sont réactionnaires. Ils sont contre l’intégration européenne… Ils ont une tendance à trop agir et réagir en fonction d’intérêts nationaux et ils n’ont pas compris la nécessité stratégique de l’intégration européenne. » Plus tard, à 90 ans, en pleine crise de l’euro, c’était au tour de Wolfgang Schäuble et Angela Merkel de se faire traiter de débutants : « Il comprend bien les problèmes fiscaux et budgétaires. Mais les questions de marchés financiers et monétaires internationaux, des systèmes bancaires et du contrôle des banques sont nouvelles pour lui », disait-il de Schäuble : « Et c’est la même chose pour Merkel… Or, aux meilleurs postes, nous avons besoin de personnes  qui comprennent l’économie d’aujourd’hui », déclarait-il dans une interview accordée en 2010 au quotidien berlinois Der Tagesspiegel.  
______Angela Merkel  ne fut pas écartée de ses critiques, comme les dérives bancaires depuis trente ans et, comme Delors, déplorait une mise en danger de l'euro, mais sans aller au bout de ses critiques. 
                Il a (également) critiqué la chancelière Angela Merkel qui "n'est pas une Européenne née", contrairement à son ministre des Finances Wolfgang Schäuble, selon lui. "Elle a un sens tactique certain, mais la vue d'ensemble, c'est une autre chose", a-t-il commenté, alors que Mme Merkel a subi des critiques parfois violentes ces derniers mois dans la presse européenne.
    Il s'est par ailleurs dit favorable à l'idée de mutualiser une partie de la dette européenne, conformément à la position des sociaux-démocrates allemands, et a estimé qu'accepter la Grèce dans l'euro avait été une erreur. "C'était une erreur d'accepter la Grèce, mais on l'a fait et on doit maintenant en assumer les conséquences", a-t-il dit.
   Très réticent vis à vis de l'esprit sécuritaire, Helmut Schmidt  restait vigilant sur les valeurs à préserver à tout prix.   
     Face aux enlèvements et aux attentats, Helmut Schmidt refuse l’abandon de certaines règles démocratiques au nom de la lutte antiterroriste. «L’épreuve consiste à ne pas laisser la sécurité l’emporter sur la liberté. Nous nous élevons contre une vague d’intolérance que certains veulent propager dans le pays», déclare-t-il.
      C'est toute l'ambigüité de la politique allemande depuis Schröder qui suscitait ses critiques, sans aller jusqu'aux positions de Ulrich Beck.ou celles de  Wolfgang Münchau, journaliste au Spiegel, très pessimiste sur l'avenir de l'Union européenne, estimant que  "La réunification allemande est notre péché originel".
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Dérives israëliennes

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

        Certains intellectuels israëliens, connus ou moins connus, ne sont pas tendres vis à vis de la politique actuelle de leur pays, celle de l'équipe au pouvoir, dont le glissement à droite en interne comme en externe, au niveau politique comme en matière de de culture générale et politique du pays suscite l'inquiétude de ceux qui restent vigilants, dans le conformisme ambiant résultant d'années de peurs entretenues à des fins internes et de désinformation organisée.

    Le journaliste de Haaretz, Gideon Levy, est une des rares voix qui osent encore analyser publiquement la situation du pays, depuis des années d'extrêmes droitisation, et en dénoncer certaines dérives.
«... Le pire fléau que nous ayons à combattre est l’indifférence. L’apathie, qui est si répandue en Israël. Alors, si j’arrive à les secouer, même un peu, à leur faire peur, à les mettre en colère contre moi… tu sais, je pense souvent que si je les mets si en colère, ça montre qu’au fond de leur conscience, ils savent que la maison brûle, que quelque chose a mal tourné. Mais il arrive qu’on ait peur, surtout la veille de la publication d’un article. Je me dis toujours : “Oh, ne suis-je pas allé trop loin cette fois-ci ?” Et puis, quand je me relis, je me dis toujours : “J’aurais dû taper plus fort ! Je pense toujours que je ne suis pas allé assez loin.”
      Les tendances dictatoriales et la police de la pensée, même à l'égard de toute critique, en inquiète plus d'un, qui voient les ultra orthodoxes gagner de plus en plus de terrain et les résolutions de l'ONU et les recommandations de certains Etats toujours plus bafouées.
    Les conflits proches rapprochent des pays que tout opposerait, comme l'Arabie saoudite, dont la tolérance favorable vis à vis de Tel Aviv n'a jamais été remarquable et où l'antisémitisme proclamé continue comme avant.
  La police de la pensée en vient à ne plus supporter le moindre écart dans le politiquement correct du moment.
     Jeudi soir, note Télérama, France 2 diffusait, en troisième partie de son magazine d’actualité phare Envoyé spécial, un sujet intitulé « Gaza, une jeunesse estropiée ». Un reportage réalisé dans la partie palestinienne de la zone frontalière, et qui part à la rencontre de jeunes Gazaouis, mineurs pour la plupart, amputés à la suite de tirs israéliens lors de leur Marche du retour. Des manifestations organisées chaque vendredi devant la clôture séparant Gaza et Israël. Depuis mars, on dénombre cent quatre-vingts Palestiniens tués et plus de cinq mille blessés. Avant même sa diffusion, l’ambassadrice d’Israël en France, Aliza Bin-Noun, a adressé une lettre à la présidente de France Télévisions pour lui demander « d’annuler la diffusion » du reportage. Au sein de la rédaction d’Envoyé spécial, on évoque une réaction « prévisible », mais on déplore qu’Israël « s’abaisse aux pratiques de l’Azerbaïdjan ».
   La censure est omniprésente et prend toutes les formes, jusqu'à l'intimidation.La culture est mise à mal, dans le domaine de la libre expression comme dans celle des arts.
   Le cinéma, souvent de qualité, n'échappe pas à une censure insidieuse.
    Une censure prise en charge officiellement, comme le reconnaît le Jerusalem Post.
Comme disait le président d'Israël en personne, dont le pouvoir est des plus réduit, «  Le moment est venu d'admettre qu'Israël est une société malade, dont la maladie requiers un traitement (...)  » 
     Ce ne peut-être qu'en interne que le remède pourrait agir. Même les condamnations formelles de l'ONU et les protestations de certaines capitales n'ont plus d'effets. Dans une indifférence de plus en plus pesante.
   Dans sa marche vers un apartheid de fait, qui arrêtera les dérives de l'Etat hébreu, qui joue contre son propre camp, oubliant les recommandations de certains de ses pères?
      Certainement pas le parrain US, qui n'a jamais été autant favorable qu'avec Trump au pouvoir.
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Mange pas ci, mange pas ça..;

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

 Gastronomiquement correct
                                                   On ne sait plus à quelle table s'asseoir, quel coup de fourchette donner.
    On nous l'a répété depuis Molière Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger.
           D'accord, mais quoi manger? 
   Marchands, diététiciens, médecins et gourous en tous genres nous harcèlent et nous dictent chaque jour de nouveaux commandements, au gré de modes vite obsolètes. Le vin est excellent un jour et se trouve le lendemain déconseillé. Il faudrait aussi arrêter le saucisson...
      Allez comprendre...  
                 Le bien manger devient de plus en plus compliqué, si l'on en croit leurs conseils et leurs interdits. Leurs tables de la loi finissent par vous couper l'appétit!
   Attention au surpoids!...A la malbouffe! ...Trop de bidoche!... Eviter les nanoparticules...
        Revenir au régime crétois?
  Pourtant des coachs de la bouffe nous le disent: il faut arrêter de tout contrôler.
    Il faut rester zen! 
Il ne s'agit pas de craquer devant les croquettes, mais d'être sans obsession. Ne pas culpabiliser devant leNutella.Revenons un peu à Rabelais.
   Halte à l'orthorexie!
Manger trop sain n'est pas très sain 
        Il faut trouver le bon chemin alimentaire. 
                   La nourriture devient un  souci de riche. Manger, seulement manger, un peu tous les jours, une hantise de pauvre. 

  Dénonçons les oukazes du "bien manger" et les injonctions des multinationales du (faux) bio.
                                       Certains, et non des moindres, commencent à dénoncer enfin la police des frigidaires.
                   Il faut s'y faire:   Si naître est dangereux, la vie, maladie sexuellement transmissible, conduit à la mort...
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La connerie, son avenir

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Un continent entier reste à découvrir.
Tous les jours.
La connerie est partout, même là où ne l'attendrait pas. 
Dans le domaine de l'EN, par exemple, à certains moments de son histoire Mais ce n'est pas exclusif.
Par exemple, savez-nous, en néolangue, ce qu'est un mucilagineux à  effet soustractif...??
A l'éducation Nationale, on est envahi par des ''personnes en cessation d’intelligence"...!
Qui auraient suscité l'hilarité (ou la tristesse) de Molière.
  Si la majorité garde mesure et bon sens, certains pédagogos en chambre se donnent à fond dans les néologismes révolutionnaires, croyant qu'en changeant les mots on va changer le réel. 
    On se souvient de l'époque où les parents d'élèves étaient devenus d'un coup géniteurs d'apprenants que le ballon dans la cours de récré était qualifié de référentiel bondissant...
       La sauce n'a pas toujours pris, mais il en reste des traces
   Par exemple, un bloc mucilagineux à effet soustractif est... une gomme!
       Il faut gommer les termes triviaux, qui rappelle trop l'école rance d'autrefois
   On est passé à l'ère moderne...
 ‌    Comme dit un ami, l’éducation nationale fait des progrès dans la transmission de la langue française...
    Comme les femmes de ménage étaient devenues des «techniciennes de surface »
et les aveugles des « non-voyants » , les sourds, depuis longtemps, des malentendants…!
 Poursuivre à la lettre nos nouveaux enseignements. Voilà qui devrait ravir les amoureux de la langue française...
   Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, il ne s'agit pas d'une "évolution de la langue", mais de "prospective positive modernisée d'un mode de communication oral...!     -      Déjà cet été, j’ai adoré les campings qui ne veulent plus qu’on les appelle campings, parce que ça suscite instantanément, dans l’esprit des gens, l’image de Franck Dubosc en moule-boules ou de Roger et Ginette, à l’apéro, avec casquette Ricard et claquettes Adidas.
  Donc les professionnels de la branche demandent que l’on dise désormais :
« hôtellerie en plein air »… Ça change tout...! 
     J’ai aussi appris que je n’étais pas petit mais « de taille modeste » et qu’un  nain était une « personne à verticalité contrariée ». Si, si...! 
    Mais rendons à César ce qui lui appartient, l’empereur du genre reste le milieu scolaire et ses pédagos à gogo.
     J’étais déjà tombé de ma chaise, pendant une soirée de parents lorsque la maîtresse a écrit, sur le tableau, que nos enfants allaient apprendre à manier« l’outil scripteur » au lieu de tenir un crayon. 
   Je me suis habitué au fait que les rédactions sont des « productions écrites », les sorties en groupe, des « sorties de cohésion » 
et les élèves en difficulté ou handicapés, des « élèves à besoins éducatifs spécifiques».
      Mais cette année, sans discussion aucune, la palme est attribuée au Conseil supérieur des programmes en France et à sa réforme du collège. Z’êtes prêts...??
  Allons-y.
     Donc, demain, l’élève n’apprendra plus à écrire mais à « maîtriser le geste graphomoteur et automatiser progressivement le tracé normé des lettres ». 
    Il n’y aura plus de dictée, mais une « vigilance orthographique».
       Quand un élève aura un problème, on tentera une « remédiation ».
        Mais curieusement le meilleur est pour la gym…Oups pardon !!! pour l’EPS (Education physique et sportive). Courir, c’est « créer de la vitesse », nager en piscine, c’est « se déplacer dans un milieu aquatique profond standardisé et traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête"  et le badminton est une « activité duelle médiée par un volant ».
     J'exagère? A peine.
   Les Précieuses Ridicules de Molière, à côté, c’est de l’urine de jeune félidé (je n’ose pas dire du pipi de chat).
     Alors, les amis, ne perdons pas ce merveilleux sens du burlesque et inventons une nouvelle catégorie :la « personne en cessation d’intelligence », autrement dit, le con.
 Un "outil scriptutaire", c'est un stylo, un "référentiel bondissant", c'est un ballon.
Comme dit une mauvaise langue, les "zzzélites", ont inventé de telles conneries, n’en resteront pas là, avant d’être tous en hôpital psychiatrique pour, voyons, voyons…!  ah...! oui j’y suis :« remédiation de cessation d’intelligence...! »
     Il faut s'y faire: la connerie est partout et elle ne manque pas d'avenir...
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Graines de haine

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(Déjà en 2015...Notes de lecture)

Daesh au coeur               [notes de lectures]

                                    L'organisation ne tient que par le ciment de la haine sur la base d'un intégrisme où la religion est instrumentalisée: celle de la culture, des livres, des libertés individuelles, de la laïcité, des différences. Le Livre, lu au delà de la lettre, s'est substitué aux livres.
   Elle frappe là où cela lui semble le plus facile et le plus opportun, conformément à ses intérêts du moment, à la terreur recherchée..Le sommeil de la raison engendre desmonstres...Mais il s'agit de haine.
  ______ Grâce à l'excellente émission de France Inter, on comprend mieux commentle  monstre est né (*)
       Nous assistons à un retour de boomerang, lancé depuis des années, dans les think tanks néoconservateurs autour de G.Bush, qui voulaient ramener l'Irak à l'age de pierre. 
    Comme le souligne M. Rocard: au départ, il y a une erreur américaine monstrueuse
       Quand on ajoute à cela les problèmes propres au monde arabe en crise, nos alliances avec les pétromonarchies, soufflant sur les braises. 
                    Qui sème des graines de haine récolte la haine. 
     L'organisation est à la tête d'une fortune considérable et est financée directement ou non par 40 pays, y compris par des pays-membres du G20. 
      Détruire l’Etat islamique  demandera d'autres moyens... (**)
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  (*) ...De la chute de Saddam Hussein parce que lorsqu’ils le renversent, les Américains commettent deux erreurs. D’abord, ils mentent sur les armes de destruction massive et sur les liens supposés entre Saddam Hussein et al-Qaïda. Mais surtout ils marginalisent les Sunnites pour mettre les Chiites au pouvoir et Paul Bremer, qui est alors le gouverneur américain à Bagdad, commet une faute qui va jeter des dizaines de milliers de soldats aguerris dans les bras du futur EI. Cette faute, un des hommes les mieux informés de France, Alain Juillet, l’ex-patron du renseignement de la DGSE, nous la raconte._______extrait Alain Juillet : “Bremer a fait une erreur colossale. C’est qu’il donne l’ordre de licencier tous les militaires de l’armée irakienne. On envoie, je ne sais plus combien ils étaient, 200 000 ou 300 000 gens, qui vivaient avec une solde de l’armée. Ils partent avec leurs armes, ils n’ont plus rien. Et comme ils sont Sunnites et qu’on fait la chasse aux Sunnites, il va y avoir impossibilité pour eux de retrouver des emplois et autres. Donc ça va créer un ressentiment, une frustration, une haine terrible envers l’occupant et envers les Occidentaux.”
Matthieu Aron : Les Américains produisent donc un terrain de haine et un terreau sur lequel va se développer l’EI.
Jacques Monin : Oui. D’autant plus facilement qu’il n’y a plus de véritable État, les services publics n’existent plus, l’économie est moribonde, la corruption est devenue la norme. C’est donc effectivement sur ces cendres que le groupe EI va prendre racine et pour Myriam Benraad, qui est docteur en science politique et spécialiste de l’Irak, c’est un peu comme dans la jungle, ce sont les plus forts qui émergent dans ce chaos._____extrait Myriam Benraad : “Il y aura un certain nombre de groupes qui vont pulluler, les milices, les djihadistes, la tendance al-Qaïda, c’est une nébuleuse d’acteurs mais le fait est que les combattants d’al-Qaïda Irak qui deviendra l’EI sont les plus zélés, les plus déterminés. Donc l’État Islamique va faire le vide, va coopter un certain nombre de chefs de tribus, qui de fait parfois même quittent leur tribu pour rejoindre l’organisation. Donc d’une mouvance hétéroclite on a un processus d’unification et ils ont fait à mon avis fortune, bâti beaucoup de leur succès, sur cette unité qu’ils ont su construire dans un terrain qui était par ailleurs très divisé, très morcelé.”
Jacques Monin : Et sur ce terrain, une personnalité va émerger, c’est Abou Bakr al-Baghdadi qui règne toujours d’ailleurs aujourd’hui en maitre sur Daesh. L’autre groupe djihadiste dominant dans la région, c’est al-Nosra, qui est plus proche d’al-Qaïda....
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(**)  ... Nous avons (aussi aidé) à financer ce noyau d’al-Qaïda qui a engendré ce que nous connaissons aujourd’hui sous le nom d’Etat islamique. A quel moment cela a commencé, ce n’est pas clair. Cependant, en 2007, la preuve avait émergé de plusieurs sources du renseignement américain que les Etats-Unis coordonnaient le financement secret, sous contrôle saoudien, de groupes affiliés à al-Qaïda dans la région dans l’effort de contrer l’influence géopolitique iranienne et syrienne. Une grande partie de ce financement était mobilisée en Irak. Lorsque le soulèvement populaire a éclaté en Syrie, les rebelles formés et armés par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne étaient déjà actifs dans le pays. Dans les années qui ont suivi, les services de renseignement américains, britanniques, français et israéliens établirent une structure de commande confidentielle visant à coordonner le financement et l’entraînement par les Etats du Golfe des rebelles anti-Assad dans des camps de Jordanie et de Turquie, et dont une grande partie a bénéficié à des extrémistes islamistes affiliés à al-Qaïda et à l’Etat islamique.
    Même l'aide qui, à l’origine, était destinée aux rebelles dits « modérés » avait fini dans les poches de l’Etat islamique après que des groupes désillusionnés avaient fait défection pour rejoindre les rangs des extrémistes, convaincus que l’Etat islamique était le seul capable de gagner la guerre. Nous avons même acheté du pétrole provenant des raffineries de l’Etat islamique en Syrie parce qu'à l'époque cela nous arrangeait.
    En octobre de l'année dernière, lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, le vice-président américain Joe Biden faisait savoir que l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Qatar et la Turquie, entre autres, versaient « des centaines de millions de dollars et des dizaines de milliers de tonnes d'armes » à « al-Nusra et al-Qaïda et aux éléments extrémistes des djihadistes », « dans le cadre d'une guerre par procuration entre sunnites et chiites ». Pourtant, cet entonnoir djihadiste avait été aménagé et surveillé précisément par des officiers du renseignement américain et britannique travaillant sur le terrain en Turquie et en Jordanie, assurant la coordination des ponts aériens et la sélection des recrues. Joe Biden a même admis qu’il était impossible concrètement d'identifier les rebelles « modérés » en Syrie..."
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-Points de vue: Etats de terreur
-   Comment l’argent de l’Arabie saoudite et du Golfe alimente la terreur
- Une génération non spontanée
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Neurosciences en question

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Les neurosciences sauveront-elles l'école?
 
                                                             La nomination de Stanislas Deheane auprès du ministre de l'EN pose problème, surtout si ce nouveau venu, quelque intelligent qu'il soit et compétent dans son domaine propre, est appelé à jouer un rôle important.
 
     Comme si les neurosciences, disciplines intéressantes en soi, malgré ses immenses lacunes (la complexité du cerveau et de son fonctionnement reste encore insondable), devaient devenir l'auxiliaire majeur du travail enseignant.
 
     Apprendre, grâce à ces études vagissantes, sortir des difficultés de l'école à l'aide de cette nouvelle approche, voilà un projet qui laisse songeur.
 
       Un vieux rêve scientiste refait surface. La conscience, l'apprentissage deviendraient objet de sciences rigoureuses et l'éducateur ne serait plus, à la mimite, qu'une sorte d'ingénieur-formateur des esprits.
       Une néo-pédagogie dont s'inquiètent certains spécialistes des sciences de l'éducation, les mal nommées. Car l'éducation est tout sauf une science au sens strict, comme toute discipline qui relève de ce que l'on classe dans les sciences humaines. Elle est d'abord un savoir faire, qui s'apprend et se perfectionne, une pratique largement empirique et individualisée, au cas par cas, presque un artisanat. Même si elle peut être épaulée par des données venant de la psychologie, de la sociologie...
     Considérer les enfants comme des superordinateurs ferait sourire si on ne voyait pas là un fantasme droit issu de la Silicon Valley. On est en droit de faire des analogies, mais il y a une différence de nature entre le complexité vertigineuse du système neuronal et celle de l'ordinateur le plus élaboré, qui est fondamentalement un computer, produit de l'intelligence humaine. Un esprit humain ne fonctionne pas selon une logique binaire et ne peut se dissocier d'une vie affective, source de motivations, notamment pour des apprentissages multiformes et permanents.
     Vouloir donner la prééminence à l'aspect neuronal, dans l'esprit de l' Human brain project, c'est passer à côté de ce qui fait l'essentiel de la formation des jeunes esprits, qui n'est pas qu'intellectuelle, c'est négliger un certains nombre d'expériences faites pour donner ou redonner aux "apprenants", selon la langue de bois d'aujourd'hui, le goût de s'ouvrir sans limites assignables, aux connaissances et aux pratiques. Freinet, Montessori... et tant d'autres ont ouvert des voies nouvelles, largement redevables à l'intuition fine et à la pratique réfléchie
      Le projet de Deheane, promu par Blanquer, n'est-il pas un feu de paille et une illusions manifeste, rue de Grenelle, qui n'est pas le Collège de France avec ses super-spécialistes?
    La transposition d'un savoir pointu, mais en gestation, dans le domaine éducatif ne fera pas avancer d'un pouce le problème multicausal, historico-culturel, familial... qui est au coeur de la difficulté d'apprendre aujourd'hui, d'un rapport au savoir et à l'autorité qui a changé, sur lequel il serait long de s'étendre.
      Mais il est si commode de se référer à une science, surtout si on n'en connaît ni les limites, ni les défaillances. Le médias emboîtent le pas par mimétisme.
      Comme le signale à juste titre André Giordan, ..;La crédibilité des neurosciences n’est pas assurée sur le plan de l’éducation, les preuves de leur efficacité sont souvent fragiles ou même absentes. Les arguments avancés reposent sur des études rarement corroborées sur le terrain et comportant nombre de biais conceptuels et méthodologiques.
Certaines pédagogies dites d'avant-garde, à effet de mode manifeste, risquent de décevoir, faute de revenir à quelques règles de bon sens essentielles, dont ne manquaient pas beaucoup de vieux hussards de la République.
     L'enfant est de nouveau au coeur d'une bataille, qui fait abstraction de certaines données essentielles, qui relèvent dans une large mesure de son éducation première, de son environnement. Apprendre, dès la prime enfance, est sans doute l'acte les plus mystérieux qui soit.
     Une éducation hors-sol serait-elle en train de naître, qui semble ne pas connaître grand chose de l'enfant et de la complexité de l'acte d'apprendre, qui ne relèvera jamais du domaine scientifique dur. La pédagogie ne peut être une science appliquée.
     Oui à la pédagogie éclairée, qui a toujours besoin de se repenser. Non aux oukazes des scientifiques de laboratoires et à certaines de leur prétentions irréalistes et dogmatiques.
       La pédagogie est une pratique trop sérieuse pour être laissée aux spécialistes auto-proclamés.
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RDC, génocide oublié

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

 Une presse silencieuse
                                    Une opinion ignorante. 
      On parle beaucoup du drame que vivent les populations syriennes, mais moins d'une tragédie qui dure au Nord-est du Congo. Depuis des années un enfer quotidien s'y joue, particulièrement dans la région du Kivu, dans la plus grande indifférence.

   Une malédiction? Pas vraiment. Dans ce pays riche en matières premières premières, mais à la vie politique totalement désorganisée depuis la fin de l'ère Mobutu, le chaos s'est généralisé presque partout, favorisant le développement de bandes armées.
   Des puissances extérieures tirent les marrons du feu sans aucun contrôle et se livrent indirectement à unpillage des ressources du sous-sol renfermant des richesses stratégiques.
.    Surtout depuis 1996, des compagnies minières profitent de la situation et attisent les conflits de groupes locaux, le plus souvent armés par des intérêts privés.Il est plus facile de prospérer dans le chaos...
     La conjonction du conflit avec le Rwanda et des luttes de clans autour de ces richesses  crée une situation dangereuse pour des populations locales prises en otage.
   On peut parler d'un génocide silencieux
L'ONU finit par  le reconnaître.
    La main basse sur le Congo continue. 
                 C'est loin, c'est peu couvert médiatiquement, ce sont des noirs.... 
         Le cher coltan intéresse tant de puissances!... 
  Le drame de la RDC, c'est la richesse de son sous-sol couplée à la désorganisation et à la balkanisation de l'Etat et aux conflits avec des puissances voisines des Grands Lacs.
   L'avidité et les intérêts internationaux concernant les terres rares entretiennent des massacres qui s'éternisent..
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L'électrique, pas magique...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

La voiture électrique, voilà l'avenir,..
                                                        C'est du moins ce que pensent beaucoup, 
      Pas seulement dans certains mouvements écologiques, de manière compréhensible, ne serait-ce que pour des raisons d'assainissement de l'air en milieu urbain.
     Mais aussi la fièvre gagne les constructeurs. C'est la course compétitive, chez Renault comme chez Audi, dans la recherche et la commercialisation de nouveaux modèles. L'innovation bat son plein.
    N'y a-t-il pas une part d'illusions dans cette course en avant, dans la croyance à un nouveau type de déplacement, qui semble gagner chaque jour en autonomie et en performance.
    Mais le rêve du tout électrique a-t-il un sens, dans l'univers énergétique qui est le nôtre, en pleine transition énergétique, souvent problématique.  La  voiture électrique est-elle vraiment la solution, même si on peut en justifier un usage limité, surtout urbain?


       L'impact énergétique de ce que certains considèrent comme un nouveau mythe ne risque pas d'être moindre, au vu des conditions de production et de recyclages des batteries au lithium, très énergétivores et de la surconsommation électrique que leur extension à grande échelle que cela entraînerait.
    Le pari est-il tenable?  Des Etats-Unis à la Norvège, les politiques sur le sujet varient pour l'instant, mais beaucoup émettent des réserves sur l'extension sans limites du tout électrique, dont on analyse peu les retombées. (*)
     Sera-ce seulement une niche?
 Les interrogations sont nombreuses, les doutes aussi, méritant souvent attention.
    Quelques constructeurs suivent le mouvement en traînant les pieds, non sans raison. Mais concurrence oblige.
     Sauf si, comme on le pense chez Hyundai, le développement du  moteur à hydrogène peut ouvrir de nouvelles perspectives. L'utilisation du lithium à grande échelle, même en Chine, qui a le quasi monopole de cette terre rare, n'est pas sans poser de gros problèmes et interroge sur le bilan énergétique. Les conditions d'extraction et le stockage-renouvellement de ce nouvel eldorado demandent réflexion et fait douter plus d'un sur la généralisation infinie de cette matière première miracle, qui parlent même de désastre écologique.
     L'avenir de la voiture électrique de plus en plus généralisée semble donc incertain, pas seulement pour des problèmes de coût qui ne manqueront pas de baisser et d'autonomie, qui s'améliore toujours.
  Certains, comme Stéphane Lhomme, sont tout à fait sceptiques.
         Sans oublier qu'il n'y a pas que les voitures:

...Les données de l’'industrie maritime a démontré qu'en considérant la taille des moteurs et la qualité du carburant utilisé, les 40 plus gros navires-cargos du monde polluent autant que l’ensemble des 760 millions d’'automobiles de la planète.
...Ces porte-conteneurs qui nous alimentent en produits que l’on fabriquait dans nos usines délocalisées, aujourd’hui, ils brûlent chacun 10.000 tonnes de carburant pour un aller et retour entre l’Asie et l’Europe.
Ces malheureux 40 navires font partie d’une flottille de 3.500, auxquels il faut ajouter les 17.500 tankers qui composent l’ensemble des 100.000 navires qui sillonnent les mers.
Pour ne pas quitter le domaine maritime, rappelons que la flotte de plaisance française est d’environ 500.000 unités, dont 5.000 yachts de plus de 60 mètres, et que le plus moyen de ceux-ci brûle environ 900 litres de fuel en seulement une heure, alors que les 24 % de foyers français qui se chauffent au fioul ont du mal à remplir leur cuve pour l’hiver.
Pour continuer sur le chemin de la schizophrénie paranoïde, prenons en compte toute la flottille de pêche et les 4,7 millions de poids lourds en transit à travers la France et les milliers d’avions qui sillonnent le ciel.... 

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     (*)       ...La première (difficulté) est la batterie - car la voiture électrique qui s'impose aujourd'hui roule à l'énergie stockée dans des quintaux de batteries. Or des métaux jouent un rôle clef dans leur fabrication. Le prix du lithium a triplé en trois ans, celui du cobalt a pratiquement doublé en un an. Disponible en abondance, le premier pose des problèmes techniques - les ressources sont par exemple en zone désertique alors qu'il faut beaucoup d'eau pour l'extraire. Le second, lui, est produit aux deux tiers dans la très instable République démocratique du Congo.    Si la filière est outillée pour répondre à la demande actuelle (1,2 million de voitures électriques ou hybrides rechargeables vendues l'an dernier), il faudra des investissements colossaux pour multiplier l'offre par dix, voire par soixante ou quatre-vingts si l'on veut électrifier toute la production.Cobalt et lithium présentent deux autres caractéristiques ennuyeuses. D'abord, leurs ressources ne sont pas infinies. Avec ce qui est relativement accessible, il y a de quoi équiper le parc mondial une ou deux fois... mais pas au-delà. Ensuite, leur production consomme beaucoup d'énergie, tout comme leur recyclage. Selon le consultant Jean-Marc Jancovici, une voiture électrique qui roulera 200.000 kilomètres aura émis 50 grammes de CO2 au kilomètre... avant même d'avoir roulé le premier mètre ! Pour réduire les émissions de C02, il faut que l'énergie employée pour produire la batterie soit elle-même décarbonée. Pas évident : la première grande usine de batteries en Europe est prévue en Pologne, là où le charbon pèse le plus lourd dans la production électrique...
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Verrou médiatique

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Vers-où allons-nous? 
                                   L'enfermement médiatique.
       On connaissait les verrous de Bercy, ceux qui bloquent certains dossiers embarrassants ou compromettant pour le pouvoir ou ses amis, mais qui lèsent les recettes publiques.
       On parle moins de verrous plus complexes, plus multiformes, qui retiennent, brident, limitent, déforment ou censurent l'information ou la noie dans l'inessentiel, le détail, le superficiel, l'éphémère, l'anecdotique, le spectaculaire. en délaissant les analyses de fond, la véritable investigation.
    Certes plus rien à voir avec la vieille censure de temps de guerre, fondée sur le silence ou la désinformation.
   La spécificité de la plupart des censures dans les medias d'aujourd'hui, c'est qu'elle est masquée ou à peine perceptible, sauf pour des esprits avertis ou un brin inquisiteurs. Ils se répètent quasiment l'un l'autre, le plus souvent à partir des données des mêmes agences de presse. 
Qu'avons-nous su de la vraie nature des interventions irakiennes ou de l'affaire lybienne?..
   .Faire sauter le verrou médiatique est une tâche qui reste à accomplir, pour donner à la presse d'opinion, la respiration et la liberté qui lui manquent. La libérer du poids de l'argent, de la vitesse, de l'insouciance citoyenne, du divertissement, de la polémique inutile, de l'incompétence parfois. Lui donner les moyens de se déconcentrer, de se diversifier dans une indépendance maximale, de faire sa mutation en matière d'analyse et d'investigation, de retrouver le courage d'informer, au sens fort, à la recherche des causes, malgré les risques. Comme de rares organes de presse tentent de le faire encore.
 [Par exemple, en Espagne aujourd'hui, une réaction s'esquisse pour remonter une pente dangereuse: « Le paysage médiatique connaît une situation à la Berlusconi. Tous les gouvernements, que ce soit à Madrid ou dans les communautés autonomes, exercent un pouvoir très fort sur “leurs” médias locaux », s’inquiète Miguel Mora, un ancien correspondant d’El País à Paris, qui a lancé, début 2015, Contexto, site gratuit d’opinions et d’enquêtes, doté d’un budget très serré (un plus de 100 000 euros, aucun des journalistes fondateurs n’est rémunéré). « Au fil de la crise, il y a eu un glissement : les journaux papier sont passés de contre-pouvoirs à des appendices du pouvoir. »] 
     Mais il ne suffit pas de le dire, d'en faire le voeu.
  Développer une presse indépendante,  faire aussi loin que possible la vérité sur les faits, voilà une      tâche difficile mais nécessaire. Comme le concevait Albert Londres, comme le souhaitait au début H.Beure-Méry. Un fait est un jugement, disait J. Fauvet.  Faire l'opinionest une démarche ambigüe.
    Un citoyen informé est un homme plus libre, plus disponible pour une démocratie moins minées par les ambitions, les corruptions, les détournements de sens en tous genres.
        Les censures médiatiques épousent de multiples formes que nous ne soupçonnons pas toujours. Parfois trop tardivement.  
  C'est une censure souvent soft, indirecte, s'appuyant sur l'argument d'autorité,celle qui vient du pouvoir de l'argent et des réseaux qu'il cautionne et entretient. Qui contrôle la presse contrôle l'information, par formatage, pression idéologique insidieuse plus que par l'intimidation et la force.     Le récent cas Bolloré n'en n'est qu'un exemple récent. La CSAdevrait se poser des questions.... 
Les chiens de garde sont au coeur d'une presse d'opinion réduite à quelques titres.
      Le mouvant maquis médiatique français demande à être un peu exploré pour apprécier les jeux de pouvoirs qui se jouent. C'est toute la presse qui est malade.
                        ____________ Le grand nombre de titres de presse écrite, de chaînes de télévision, d’éditeurs de livres masque l’ampleur de la concentration dans les médias et ses effets dévastateurs.
                La concentration au sein de chaque média (concentration dans la télévision, la
presse…) n’est qu’un aspect de la concentration car les groupes les plus puissants sont multimedia. Ils ont des positions fortes à la fois dans la télévision, la presse, l’édition, … et sont intégrés à des groupes industriels (Lagardère, Bouygues,Dassault, …). La concentration est aussi amplifiée par les alliances entre les groupes de médias : des convergences d’intérêts naissent à travers des entreprises dont le capital est détenu conjointement par les groupes alliés (alliance Vivendi-Lagardère, alliance TF1-M6, …)    L’ampleur de cette concentration met en cause l’indépendance des hommes politiques vis-à-vis des médias, le pluralisme et la qualité de l’information et rend donc nécessaire, et urgente, l’adoption d’une loi limitant réellement la concentration dans les médias....
 

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LU

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

__ Nucléaire en crise. 
                                 Une perte de compétences en question.

__ Jeff Bezos n'a rien inventé.

__ Le retour des sorcières?.
                           Une vieille histoire... Une indépendance encore redoutée.



__ Belgique: euthanasie
                                  Une pratique souvent mal comprise ou déformée..

__ Placer les proches.

__ Syrie les erreurs et les fautes

__ Grèce: c'est pire.      Santé en trompe l'oeil.

__ Des profits juteux
                      Et on dira que l'Etat manque de moyens...

__ Le système Trump: falsifier les chiffres?

__ Les juteuses aventures de Bernard.
                                 Un mécénat bidon?
                                                           Il est partout.
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