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Aurtografe an kestion?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

 Tout fout l'camp!
                               Mais où va l'orthographe?
Même des journalistes, même des enseignants sont touchés. De plus en plus.
Le virus gagne. La dérive est impressionnante.
D'années en années, on invite les correcteurs à l'indulgence.
  On donne dans certaines facultés des cours d'orthographe de rattrapage, pardon, de remédiation....
 Nos grands-pères, ayant juste leur Certif', n'en reviendraient pas...
                    Alerte rouge! crient certains vigiles de la langue.
    Comme le dit justement Jacqueline de Romilly: " ...nous sommes arrivés au degré où c'est à peine si certaines copies sont compréhensibles, où les mots sont mal coupés, et c'est vraiment très inquiétant. [...] Quand je dis qu'on ne peut pas comprendre certaines copies, c'est souvent parce que les accords ne sont pas faits. Je ne parle pas d'orthographe au sens de la dictée de Pivot, ni même de la réforme de l'orthographe. Je parle de règles d'accord toutes bêtes, et de possibilité de reconnaître les mots. L'orthographe n'est pas une convention arbitraire. Elle doit simplement permettre la clarté, permettre que l'on se comprenne."
   Cela ne paraît rien, mais on finit en haut lieu par faire silence là-dessus. Silence d'indifférence ou d'impuissance? 
    Pas de quoi casser la baraque cependant. Ce n'est pas tragique, mais c'est tout de même inquiétant. Notre meilleur capital culturel part en vrille. Ce sont nos racines qui sont en question. Un laisser-aller qui affecte la langue entière et donc la pensée, la qualité de son expression.
    On dira que l'orthographe est la science des ânes, que nous avons tous des défaillances et des doutes, que notre langue est complexe (mais pas plus que beaucoup d' autres), qu'il y a des fautes seulement vénielles,  qu'il ne faut pas sacraliser un héritage largement accidentel.
   Mais cette dérive a des causes:l'école a quasiment escamoté la pratique de la dictée, l'enseignement du français s'est considérablement réduit sous l'effet d'un pédagogisme laxiste et d'exigences économiques mal placées, au motif fallacieux que la langue nous est déjà familière. Mais quelle langue? exprimée comment? Lenumérique et le globich ne répareront pas les dégâts...Même économiquement parlant, les effets se font sentir.
      Mais les causes sont plus profondes et sont connues: le laxisme d'aujourd'hui vis à vis des règles, la mise en question des autorités légitimes, la baisses générale de l'attention due à une exigence excessive du sentiment d'urgence, l'invasion du globish plus que la marée des SMS ...
   Le problème n'est pas dans le respect suranné des exigences orthographiques à la Pivot  (la pauvreté lexicale et la régression de la pensée analytique sont plus graves), il est dans le fait que, de régressions en régressions, l'écrit finit par s'effacer ou par apparaître comme dénué de sens. C'est la lisibilité, donc le partage, la communication, qui est sont en cause jusqu'à l'indéchiffrabilité....Retrouver le bon sens est une urgence.
   Simplifier l'orthographe est un projet séducteur et rémanent, mais difficilement réalisable, sinon sur des détails, et ne résoudra pas les problèmes de fond.
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Manque de temps?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Un constat et une plainte
                                            "Pas le temps"!: une antienne  bien connue.
 Une formule répétée à l'envi ou un sentiment souvent ressenti.
    Sentiment d'urgence. Parfois jusqu'au stress. Même dans les loisirs.
      Curieux et symptomatique vécu, propre à notre temps, où la vitesse est érigée en valeur parfois suprême. Une injonction d'ordre largement culturel, effet d'un mode de production particulier, qui affecte divers aspects de la vie.
    Prendre son temps et perdre du temps semblent devenus obsolètes.   Sauf pour quelques sages ou quelques philosophes, incitant à ralentir le pas, à ne pas se laisser happer par un piège qui nous fait passer à côté de nos baskets, de notre vie. Une vie brève, dont on  s'aperçoit trop tard qu'elle est fugace et sans densité, comme un songe. L'instant (mal) vécu est toujours reporté.

 ....Au cœur de ce constat, il y a deux grands phénomènes. Le premier est économique. Il a été décrit par Gary Becker. Avec lui, le temps apparaît comme un actif économique, un capital fini amené à devenir de plus en plus rare. Le deuxième est d’ordre sociologique et a été développé par Hartmut Rosa qui propose de relire l’histoire moderne à l’aune du concept d’accélération sociale.   Ces deux phénomènes se renforcent l’un l’autre. Plus nos sociétés accélèrent, plus notre capital-temps se raréfie et prend de la valeur. Cette combinaison forme un processus d’une puissance inouïe, qui se situe au cœur du grand bouleversement de nos sociétés et défie la possibilité même de l’action politique dans sa capacité à transformer l’ordre des choses.
     Des psychologues diront que le manque de temps, ça se soigne. Ce qui n'est pas entièrement faux. On peut toujours donner des conseils
     Mais le problème est largement collectif, culturel. C'est de la maîtrise de notre temps intérieur, vécu, dont il est question, même si certaines conditions de travail et de sa gestion ne favorisent pas toujours le recul nécessaire.  
       Comment ne plus avoir à courir après le temps?   Comment retrouver une sagesse du temps?   Ce n'est pas seulement un syndrôme, ce peut être une phobie. Lâcher prise est la première des conditions pour retrouver relative sérénité et estime de soi
            Le temps n'est pas seulement de l'argent, n'en déplaise à Taylor.
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Israël: jouer avec le feu

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Eruptions  
             Tous les observateurs un peu clairvoyants le notent: à force de jouer avec le feu, le gouvernement israëlien actuel prépare des lendemains qui risquent de déchanter.
  ...A force de politique à courte vue et suicidaire, notamment depuis le fin tragique de Rabin, de la montée des extrémismes, de la droitisation de la société, de la colonisation redoublée ne laissant plus aucune issue aux perspectives d'une Palestine indépendante. 
     Il y a des éruptions qui s'expliquent (*)
Le plus surprenant est que l'on soit aussi surpris, ou qu'on feigne de l'être. Ceux qui s'étonnent de cette nouvelle flambée de colère n'ont pas pris en compte la mesure de la violence quotidienne vécue en silence par les habitants de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, confinés dans un espace de plus en plus réduit, dans des conditions de plus en plus précaires. Tel-Aviv lutte contre un feu qu'il a lui-même contribué à allumer.
    Les peurs et le mépris prennent le dessus, jusqu' au  centre d'Israël.
On ne parle plus de tournant. C'est la désespérance ou le fatalisme explosif. 
Oslo a montré ses limites.
  L'extrême droite israëlienne tient le pays tout entier en otage ainsi que son leader, qui laisse faire.
   Ce sont des Israëliens qui le disent (**) et des journaux comme Haaretz qui l'affirment: la jeunesse palestinienne est poussée à bout. 
Les Palestiniens se battent pour leur vie, Israël se bat pour l'occupation
L'escalade devient incontrôlée. Les exactions se multiplient.
Carte blanche est donnée aux colons violents.
     On ne peut comprendre la situation qu'à la lumière de l'histoire réelle et mythique, proche et plus lointaine (***)
  «Plus ils grattent la terre, plus recule les espoirs de paix»
L'horizon d'un compromis enfin acceptable, d'une paix  éventuelle s'éloigne. toujours un peu plus, tandis que les USA et l'Europe regardent ailleurs...
      Les larmes communes ne tariront pas les sources du conflit et la volonté de Jérusalem de créer une situation irréversible.
_____________ 
  ___(*) «Nétanyahou prétend que les Arabes sont violents parce que des ados lancent des pierres ? Mais la vraie violence, c’est celle de cette occupation des Territoires palestiniens qui dure depuis quarante-huit ans. La vraie violence, c’est également celle du Shabak [la Sûreté générale] qui arrive à retrouver en deux jours des Palestiniens recherchés pour "terrorisme" mais se montre incapable d’arrêter les extrémistes juifs soupçonnés des mêmes faits», assène le cheikh d’une voix calme. «Les Arabes sont méprisés dans ce pays... On les considère, au pire, comme des moins que rien et au mieux, comme les membres d’une cinquième colonne ennemie. En fait, c’est quand ils se révoltent qu’on les prend au sérieux. A ce moment-là, ils obtiennent enfin un statut : on les prend pour des terroristes.» 
 ___(**) ...Après la victoire et l’ouverture du pays à une immigration massive, une nouvelle ère devait commencer. Son symbole le plus saillant aurait du être une constitution, ainsi que le promettait la déclaration d’indépendance : une constitution démocratique, fondée sur les droits de l’homme et plaçant en son cœur la vie politique et sociale du corps des citoyens, et non pas d’une communauté religieuse ou ethnique particulière...Israël n’a pas de frontières permanentes ni de constitution, parce que les pères fondateurs l’ont voulu ainsi : toutes les options devaient demeurer ouvertes, y compris celles qui s’ouvrirent en juin 1967...

___(***)_Avant même le premier congrès sioniste à Bâle en Suisse en 1897, la plupart des rabbins condamnaient sans ambiguïté le sionisme. Voici la résolution adoptée à la conférence des rabbins américains en 1869 :

Le but messianique d’Israël n’est pas la restauration de l’ancien Etat juif(...), ce qui impliquerait une deuxième séparation d’avec les autres nations mais l’union de tous les enfants de Dieu qui confessent le Dieu unique, afin que soit réalisée l’unité de toutes les créature douées de raison, et leurs aspirations à la sanctification morale.
De même en 1885 lors de la conférence de Pittsburg aux USA :
Nous ne nous considérons plus comme une nation, mais comme une communauté religieuse. Nous ne sommes donc pas dans l’attente ni d’un retour en Palestine, ni d’un culte sacrificatoire sous l’administration des fils d’Aaron, ni d’une restauration d’aucune des lois concernant un Etat juif.
Malgré de nombreuses voix dissidentes, les pionniers du sionisme continuaient à diffuser leur idéologie.
S’adressant à son modèle Cecil Rhodes, fondateur de la Rhodésie (aujourd’hui Zimbabwe), Theodor Herzl déclara :
Mon programme est une programme colonial.
En 1930, Sigmund Freud refusait de signer l’appel de l’association sioniste de Jerusalem Keren Hajessod, contre les entraves faîtes par les Arabes de Palestine à l’exercice du culte juif dans la ViIle sainte. Freud lui répondit :
Je ne pense pas que la Palestine pourra jamais devenir un Etat juif et que les mondes chrétien et islamique seront jamais disposés à voir leurs lieux sacrés sous le contrôle juif. J’aurais trouvé plus sensé de fonder une partie juive sur une terre moins grevée d’histoire. Mais je reconnais qu’un point de vue aussi rationnel aurait peu de chances d’obtenir l’enthousiasme des gens et le soutien financier des riches
Freud mettait en plus le doigt sur l’apport financier de l’oligarchie bancaire à l’aide à la création de l’Etat d’Israël.
De même Albert Einstein cosigna avec la philosophe Hannah Arendt et 26 autres personnalités juives une lettre envoyée au rédacteur en chef du New York Times publiée le 4 décembre 1948.
Il est inconcevable que ceux qui s’opposent au fascisme à travers le monde, s’ils sont bien informés des actes et des projets de [Menahem] Begin, puissent soutenir avec tout le poids de leur noms le mouvement qu’il représente. Le public américain doit être informé des actes et des projets de Begin avant que l’irréparable ne soit commis au moyen de contributions financières, de manifestations publiques en sa faveur, et la création en Palestine de l’impression qu’un large secteur de l’Amérique soutient les élément fascistes en Israël. Les déclarations publiques de du parti de Begin ne sauraient nous renseigner sur sa véritable nature. Aujourd’hui, ils parlent de liberté, de démocratie et d’anti-impérialisme, alors que naguère ils prêchaient ouvertement la doctrine de l’Etat fasciste. C’est à travers ses actes que le parti terroriste trahit sa vraie nature. C’est à travers ses actions passées que nous pouvons juger de ce qui va se produire dans l’avenir.
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 La France pourrait faire beaucoup..
-  Point de vue de Shlomo Sand
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Etats et multinationales

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Péril démocratique  
                 Des intérêts souvent divergentsDes relation le plus souvent conflictuelles     (notes de lecture)
                                          Les sociétés, les firmes  à l'échelle transnationales, qu'elles soient de production, d'exploitation ou même bancaires ont des activités qui ne sont pas toujours compatibles avec les intérêts des Etats dans lesquels elles sont implantées. C'est un euphémisme.
     Leur dimension est parfois si grande, leur pouvoir si important, que certains Etats sont obligés de s'aligner, totalement ou partiellement, sur leurs exigences, dont le profit est la clé. Surtout si ces Etats sont faibles ou corrompus, perméables aux exigences financières ou matérielles de ce qui peut représenter parfois de véritables mastodontes, à la capacité financière dépassant parfois de loin celui des budgets nationaux.


     Par exemple, que peut le petit Costa Rica face aux exigences de l'United Fruit Company? Que peut la RDC, impuissante et divisée actuellement, contre les intérêts des compagnies qui exploitent notamment, sans trop de scrupules, les stratégiques métaux rares du Nord-Est du pays?..Le chiffre d’affaires de Total, 165 milliards d’euros, est dix fois supérieur à celui du Gabon, et vingt fois supérieur à celui du Bénin. Comment ces États peuvent-ils gérer leurs relations avec des interlocuteurs si puissants ?
   Ce ne sont pas seulement des rapports de force qui sont engagés, les grandes compagnes, qui savent souvent s'organiser pour faire leur propre droit, à la faveur de la mondialisation, jouent subtilement de leurs influences, malgré certaine parades étatiques, qui font rarement le poids, en restant le plus souvent au niveau des déclarations et des textes.
      Par exemple, notre pouvoir sur Total est très relatif, il nous est presque impossible de peser sur BNP-Paribas...
   Dans le domaine des nouvelles technologies, la puissance d'Amazon, de Google, Apple et autres GAFA  est telle, que même au niveau européen, la faiblesse est manifeste pour résister à leurs exigences et à leurs manoeuvres financières. Des mesures réduites et des propos sans portée, qui mettent en péril les régulation nationales et donc les souverainetés en matière de droit et de maîtrise budgétaires.
    Les risques sont multiformes.     L' Observatoire des multinationales donne régulièrement un éclairage sur ce problème évolutif.
   L'asymétrie est manifeste entre des pouvoirs qui ne font pas le même poids. Favorisée parfois par les pouvoirs en place complices d'une mondialisation dérégulée sans foi no loi.
       Les pouvoirs de certaines transnationales sont parfois exorbitants, économiquement et politiquement, intervenant dans le jeu des nations. Intimider les Etats fait partie de leur stratégie, à échelle plus ou moins grande (*) et les paradis fiscaux jouent un grand rôle pour échapper à leurs obligations et pour masquer au moins une partie de leurs transactions pas toujours très claires.
    L'organisation internationale contre les abus constatés ou potentiels n'est que vagissante, alors qu'il est urgent de parer aux abus parfois insoutenables ici ou là.
      Des puissances financières démesurées qui jouent contre l'intérêt des démocraties, mais aussi sur l'évolution de la mondialisation, qu'elles orientent largement.
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Dormir, dit-il...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

  Temps perdu?

                          ...Etre, ou ne pas être, c'est là la question. Y a-t-il plus de
noblesse d'âme à subir la fronde et les flèches de la fortune
outrageante, ou bien à s'armer contre une mer de douleurs et à l'arrêter
par une révolte ?. Mourir... dormir, rien de plus ;... et dire que par ce
sommeil nous mettons fin aux maux du coeur et aux mille tortures
naturelles qui sont le legs de la chair : c'est là un dénouement qu'on doit
souhaiter avec ferveur. Mourir... dormir, dormir ! peut-être rêver ! Oui, là
est l'embarras. Car quels rêves peut-il nous venir dans ce sommeil de la
mort, quand nous sommes débarrassés de l'étreinte de cette vie ?. Voilà
qui doit nous arrêter...

                                          Le sommeil: cette petite mort, cet effacement temporaire mais  peuplé de vie fantasmatique: souhaité et parfois redouté, mais si impérieusement vital. 
Le petit enfant se construit dans et par le sommeil
Priver l'homme de sommeil est une forme de torture et mène vite à la mort.
     Que de temps perdu! sommes-nous parfois tentés de dire
Vain regret!
  Et pourtant, les rythmes industriels ont colonisé le repos nocturne et la recherches'active pour rendre l'homme pour un temps indépendant du sommeil, pour gagner notamment en vigilance dans l'activité militaire, jugée plus efficace si elle ne s'interrompt pas.
   Ne plus dormir: un rêve fou qui traverse nos sociétés et nos consciences, dans la maîtrise de pouvoir prométhéen.
  Dormir moins pour travailler et consommer plus? 
Un  cauchemar  mortel plutôt...

 

      Et notre droit aux songes?
Dans notre monde de plus en plus hyperconnecté, aux sollicitations de plus en plus nombreuses et pressantes, qui bousculent nos consciences et anesthésient notre sens critique, ce monde de trading haute fréquence où la nuit, temps mort, finit pas devoir s'effacer, il est urgent de résister. 
...Pour le capitalisme d’aujourd’hui, le sommeil est conçu, « à l’instar de beaucoup d’autres choses, comme une fonction variable qu’il s’agit de gérer, et qui ne se définit plus que de façon instrumentale et physiologique ». Aussi s’efforce-t-on de le « domestiquer », de l’harnacher, de telle sorte que la part qu’on lui consacre soit de plus en plus réduite. Crary rappelle ainsi, au tout début de son essai, les recherches menées par l’armée américaine pour faire en sorte qu’un soldat puisse rester, privé de sommeil, pendant plusieurs jours consécutifs.
Le capitalisme parviendra-t-il un jour à coloniser entièrement le sommeil, à le transformer en une marchandise semblable à toutes les autres ? Sans se cacher la réalité, Crary se montre à cet égard plutôt optimiste. Pour l’instant. Pour lui, cela paraît peu probable, comme il le précise dans une entrevue au sujet de son livre : « Toutes nos aspirations vitales - la faim, la soif, le désir sexuel et, plus récemment, notre besoin d'amis - sont désormais matérialisées et font l'objet d'un commerce lucratif. À l'inverse, le repos est peut-être le seul besoin humain qui ne peut être vendu ou branché à la grosse machine de la rentabilité. Absolument rien de valeur ne peut en être extrait. » (Le Point)

    Cette ultime forteresse de la liberté qu'est le sommeil, saurons-nous la défendre, sans nous laisser gagner par la dévoration du rendement sans fin et la dictature des désirs et des images  imposés, sans nous laisser glisser somnanbuliquement vers l'anesthésie de la servitude volontaire.
   Résister, jusque dans la sieste réparatrice...
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Economie et myopie

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Ça arrive:    
      La science économique peut être myope et même parfois aveugle vis à vis de sa propre démarche et de ses fondements.                                   Jusqu'à se planter.

 

         Nous nous sommes tous trompés, avouaient certains économistes libéraux au lendemain de la soudaine et violente crise de 2008. D'autres, comme Roubini et quelques autres avaient vu venir l'orage, avec un peut plus de recul théorique. 

 

     On a beau être "prix Nobel" de l'économie, on peut s'égarer, en partant de postulats discutables, tout en présentant un aspect de scientificité.

 

    Déjà que, dans les sciences de la nature, un savant confirmé avance avec beaucoup de prudence, sachant qu'il faut toujours être prêt à revoir les connaissances du moment, pour les amender ou les réviser, sur la base de nouvelles hypothèses venues d'observations plus élaborées: la vérité est toujours provisoire, partielle, en marche, malgré la rigueur des outils et des conclusions bien établies et universellement partagées.. Que dire alors de celui qui travaille sur une matière humaine mouvante et souvent imprévisible, multifactorielle, comme le sociologue ou comme l'économiste?

 

    L'économie peut avoir sa rigueur, mais elle oublie trop souvent les postulats dont elle part, la part de choix et d'idéologie qui détermine sa démarche et ses résultats, qui fait qu'il peut arriver qu'elle ne fait qu'alimenter ses présupposés.     Au risque se tromper magistralement, comme l'a reconnu au passage Alain Greenspan, après la crise qu'il avait contribué à stimuler.
    Les économistes rigoureux le savent bien : il faut la jouer modeste en travaillant sur une matière aussi molle et aléatoire, historiquement marquée.
            C'est le risque permanent, bien souligné par J. Sapir, qui explique les profondes divergences de points de vue.
   On peut être en désaccord plus d'une fois avec les analyses de J.Sapir, mais sur le sujet des limites de la science économique, qui est une science humaine, il est difficile de ne pas le rejoindre sur l'essentiel. Une étude qui n'est pas facile, mais qui décape et remet les choses à leur place, contre le dogmatisme de certains courants économiques inspirant souvent des choix politiques, qui ne sont pas sans conséquences;  l'école libérale de Hayek et de M. Friedman  ont inspiré la pensée libérale de Thatcher et de Reagan, avec leur croyances naïves en la toute puissance du marché et du caractère obsolète des régulations étatiques, dont s'est inspirée la conduite des affaires européennes.
    On sait pourtant que l'économie n'est pas une science dure et la crise a bien montré à quel point beaucoup se sont trompés. Elle peut même être une imposture, en fonction de certains choix préalables non interrogés..Son enseignement devrait être revu et il est des présupposés à repenser, un formalisme mathématique qui interdit tout débat de fond...Les maths ne sont qu'un outil, utile mais à manier avec précaution.
     La plupart n'ont rien vu venir, comme certains l'ont reconnu.  Il arrive même qu'on puisse dire tout et le contraire de tout.       Cela relativise un peu...
   Dans son étude sur "L'imposture économique",  Steve Keen, remet en cause certaines croyances érigées comme des postulats, des théorèmes, dans la théorie économique néoclassique libérale. Selon cette théorie, les marchés auraient des anticipations parfaites sur tout et auto-réguleraient naturellement l'économie dans une concurrence supposée transparente. Pourtant ces hypothèses sont faussées à la base et la vie économique est bouleversée par des événements non anticipés par les marchés, est ponctuée de crises souvent inattendues, celle de 2008, déclenchée par les subprimes en étant un exemple criant. 
          [ -Krugman fustigeait naguère "la cécité de la profession sur la possibilité de défaillances catastrophiques dans une économie de marché"."Durant l’âge d’or, les économistes financiers en vinrent à croire que les marchés étaient fondamentalement stables - que les actions et autres actifs étaient toujours cotés à leur juste prix"---- M. Greenspan avouait qu’il était dans un état d’ « incrédulité choquée » car « l’ensemble de l’édifice intellectuel » s’était « effondré ». Cet effondrement de l’édifice intellectuel étant aussi un effondrement du monde réel de marchés, le résultat s’est traduit par une grave récession"( P.K.)_« Lorsque dans un pays le développement du capital devient un sous-produit de l’activité d’un casino, le travail est susceptible d’être bâclé», disait Keynes.]
      Bref, une "science" en question, souvent aveugle à ses fondements.
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Eurobéatitude

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Recul ou résurrection?
                                       Les discours lénifiants sur le projet d'union, que présentaient les accords souvent opaques de Massatricht-Lisbonne, se font de plus en plus rares.  La foi, quasi-religieuse, s'est éteinte, même si pour certains, les démentis ne l'entament pas.
   Et pour cause. Le bateau tangue par ces gros temps qui mettent à nu les défauts de solidarité et de projet, de remise en question , de rénovation.
   Toujours plus d'Europe!: l'incantation tombe dans le vide.
Quelle Europe? 
Nous sommes devant une croisée des chemins décisive
   Car il va falloir changer de logique pour que les idéaux proclamés prennent un sens un jour, comme le souligne l'économiste Lordon:
   ... Il fallait (donc) d’abord déborder les souverainetés nationales, ces lieux ignobles de l’arraisonnement politique des excès privés du capital. Sous couleur de la Terre plate et du monde enfin un, l’abattement des frontières s’en est chargé. Et en effet : quand le financement des déficits est entièrement abandonné aux investisseurs internationaux, quand ceux-ci ont entièrement barre sur les orientations fondamentales des politiques économiques (et commandent la rigueur sans fin), quand les gouvernements se targuent de réformer les retraites au nom du triple-A à maintenir, quand les entreprises peuvent utiliser l’argument aussi ignoble que bien fondé des actionnaires à satisfaire pour justifier les plans sociaux, quand la « liberté d’établissement » promue par le Traité européen autorise tous les chantages à la délocalisation sans que les gouvernements locaux ne puissent mot dire, quand les riches pratiquent l’évasion fiscale à grande échelle sans qu’on puisse les rattraper, en effet la souveraineté n’est plus qu’un souvenir puisque les peuples ne maîtrisent rigoureusement plus rien des éléments fondamentaux de leur destinée....
     Retrouver une plus grande marge de souveraineté, dans la concertation et des accords sur des bases qui ne soient plus néolibérales, conformes aux voeux des sociétés transnationales.. 
   En revenant sur certaines paroles qui valent  Delors...qui semble (ou qui feint de) ne plus reconnaître son bébé: 
     "Je refuse une Europe qui ne serait qu'un marché, une zone de libre-échange sans âme, sans conscience, sans volonté politique, sans dimension sociale. Si c'est vers ça qu'on va, je lance un cri d'alarme...  Le modèle économique européen doit se fonder sur trois principes : la concurrence qui stimule, la coopération qui renforce et la solidarité qui unit.".
     Le père fondateur prend ses distances avec la politique du bord du gouffre, mais sans rien proposer de concret.. 
    Le ver était dans le fruit dès le début, adossé à un euro rigidement fixé, instrument de la domination allemande, qui se refuse à l'union jusqu'au bout de sa logique.
   La foi a remplacé la lucidité et la raison, face à cette malfaçon.
     Dans une Europe en mode libéral, concurrentiel et financiarisé, la sacro-sainte convergence  ne peut s'opérer, bien au contraire. L'harmonisation n'est plus qu'une incantation, ou ne se réduit qu'à des normes juridiques et réglementaires.
  Dire que la zone euro marche sur la tête n'est pas dénué de sens. 
La politique de l'autruche continue,  surtout après la tempête de la dette grecque, révélatrice de failles profondes.
    En pilotage automatique, on peut prévoir une évolution qui peut, à certaines conditions, être un échec salvateur...
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C'est l'histoire d'une banque...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Deux ou trois choses
                       Sur une banque peu ordinaire
                            Devenue la quatrième du monde en importance
                                                                             Mais en eaux troubles
              Maintenant une banque en ligne...de mire.
     FR3 a eu la bonne idée de diffuser (mais pourquoi à une heure si tardive?) un document sur l'histoire et les pratiques d'une institution bien de chez nous, mais aux activités et ramifications mondiales, dont le grand public connaît peu de choses.

   Les auteurs, dont Harel, un bon connaisseur de la chose bancaire et des paradis fiscaux dont elles usent et abusent, diffusent des informations qui dérangent et qui pronostiquent de nouveaux risques.           Non, l'ivresse spéculative bancaire, dont on connaît les effets, qui n'ont pas fini de se faire sentir, n'est pas terminée et, malgré certains démentis faussement rassurants, rien d'essentiel n'est réglé. Les vieilles habitudes reviennent. Surtout tant que la séparation entre banques d'affaires et banques de dépôts ne sera pas une obligation, ce que Roosevelt avait imposé en son temps.
     Comme le signale l'ancien banquier Naulot, il est temps de revenir aux fondamentaux, de retrouver les bons rails, car la situation est de nouveau préoccupante.
    La BNP était une simple et tranquille de dépôts et de prêts aux entreprises locales, Paribas se consacrait surtout aux activités spéculatives. Le mariage des deux organismes à produit un monstre, qui,  à la faveur de la mondialisation et de la spéculation de haut vol depuis plus d'une trentaine d'années, peut mettre en péril les économies des épargnants.
    La quatrième banque mondiale, lit-on dans Télérama commentant le documentaire filmé, affiche un bilan de plus de 2 000 milliards d’euros, plus lourd que le PNB (produit national brut) de la France ? ...;, ce « too big to fail »qui a pris tout le monde en otage et dicte ses solutions. Car ce sont bien les choix des responsables bancaires qui seront retenus, sans délibération démocratique, dans la gestion de la crise de 2008. Et c’est du président de BNP Paribas, que le pouvoir politique attend alors des remèdes.Cette puissance, BNP Paribas l’a acquise en à peine trente ans, à la faveur de la financiarisation et de la mondialisation de l’économie, mais porté aussi par l’ambition de fer de Michel Pébereau, qui a présidé l’établissement de 1993 à 2011. Avant lui, BNP était une banque de détail, une banque qui osait déjà dire « votre argent nous intéresse », mais qui restait au contact de ses clients, des entreprises, comme témoigne une des dernières salariées de cette période. Tout a changé avec la privatisation de la banque, décidée par Édouard Balladur en 1993. Michel Pébereau est alors désigné par le gouvernement pour présider l’établissement, le changer.
La vraie transformation viendra six ans plus tard, en 1999 lorsque BNP s’empare de Paribas, aux termes d’une bataille féroce avec la Société générale. Bizarrement, le documentaire passe sous silence ce conflit qui mit le capitalisme français à feu et à sang, appelant le pouvoir à trancher entre les ambitions des deux banques...
     BNP Paribas, Etat dans l'Etat, a absolument tout verrouillé, si bien qu'il est difficile de mener une information et que subsistent des zônes d'ombre. Un constat froid et non contesté de certaines pratiques bancaires d'institutions, parfois en péril, comme la Deutsche Bank, pour ne citer qu'un autre mastodonte, qui donne des cheveux blancs à A.Merkel et aux grands financiers, à cause de son caractère systémique et du risque de glissade avec effets dominos.
   Mais pourquoi Jupiter n'en parle pas, lui qui est passé chez Rothschild, qui doit bien connaître le dossier?
       Un véritable monstre bancaire s'est créé, qui fait la pluie et le beau temps, auquel n'est pas étrangère la dette de nombreux pays, dont le nôtre, dont la gestion ne peut pas ne pas avoir d'incidences sur la ligne financière et les choix budgétaires majeurs des gouvernements successifs. Si on a voulu "sauver" la Grèce, c'est d'abord pour sauver les banques qui y avaient beaucoup investi, dont BNP-Paribas, entre autres. Sur ce point, on attend des recherches et des analyses qu'il reste à mener.
       Même Capital évoque l'affaire, dont la diffusion publique embête sérieusement l'institution visée par une enquête de deux ans, forcément partielle, des auteurs. La Tribune parle de certaines "carences"...à propos de certaines pratiques bancaires.
      On peut aller jusqu'à dire qu'elle dirige la France. Le patron, prêt à financer les plus grands projets moyennant certaines conditions, a ses entrées à Bercy et le jeu de chaises musicale  n'est pas exceptionnel entre le ministère et le siège de la rue...
    Les scandales, ébruités ou pas, ne sont pas rares et il est arrivé à la banque de se faire épingler pour quelques menues affaires...
        Mais il y a plus grave. L'argent n'a pas d'odeur dit-on.
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Pouvoir des banques   Séparation bancaire.  - Nouveaux risques bancaires.  - Pouvoir des banques et paradis fiscaux.  - Dix ans après.  Contrôler les banques et les réguler.  Roosvelt, la crise et les banques.
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Biomasse: l'avenir?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

La forêt: une marchandise comme une autre?

 

                                                                        Mardi soir, la Cinq présentait un petit document concernant les Menaces sur les forêts françcaises...et d'ailleurs.
   La biomasse a le vent en poupe comme source d'énergie électrique  alternative, tout en continuant à assurer aussi, à moindre échelle et sous plusieurs formes, des besoins en chauffage, individuels et collectifs.
    Mais il y a biomasse et biomasse...
              Les mégaprojets, qui se développent actuellement, en France ouailleurs, comme à Gardanne, posent des problèmes, jusqu'ici escamotés: (*)
 Il ne s'agit pas du traitement des déchets forestiers ou de diverses activités humaines, mais de vastes projets forestiers sur une échelle régionale, parfois avec des dimensions internationales (importations de bois américains en Angleterre, pas exemple). Des critiques locales et administratives se font jour contre des opérations contestables, malgré leurs prétentions greenwashing.
             On commence à relativiser ces projets en haut lieu, surtout pratiqués à grande échelle.
Des mégaprojets en question, surtout en cas de coupes à blanc,qui mettent en péril la régénération et la diversification des forêts. 
   Les effets à long terme ne sont pas maîtrisés et les rendements sont discutables.
L' extension croissante de ces projets, leur passage en mode industriel à grande échelle suscitent la crainte de surexploitation.(..Selon les données de l’université du Maryland (USA) et de Google, rien qu'en 2014, les forêts ont reculé de 180 000 km2 dans le monde (soit environ deux fois la superficie du Portugal). En Asie, en Amérique du sud ou encore en Afrique, ce phénomène affecte les principaux poumons verts de la planète. La forêt amazonienne, qui est l'une des trois plus grandes forêts primaires du monde, a ainsi perdu en 40 ans environ 800.000 km2 (soit près d'1/7ème) de sa superficie. L'élevage est la principale cause de ce problème..)
   Ces puits à carbone vitaux que représentent les forêts n'ont pas qu'un intérêt esthétique.
Ce qu'il nous reste de forêts, en déclin  surtout dans certains pays, doit nous amener à mieux poser, à long terme, le problème fondamental d'une sylviculture raisonnée.
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              (*) Ce type de centrale se multiplie dans le monde, avec le soutien des politiques de transition énergétique et de réduction de l’usage des énergies fossiles, très émettrices de gaz à effet de serre, et donc cause majeure de dérèglement climatique. En Europe, les producteurs d’électricité ne bénéficient plus d’allocations gratuites de quotas de CO2, ce qui plombe la rentabilité des centrales à charbon. EON a occupé les unes de la presse internationale début décembre en annonçant sa réorganisation autour d’un pôle « énergies renouvelables ». La France est l’un des théâtres de cette reconversion industrielle. Quant à la combustion de bois, le sujet a éclaté médiatiquement avec la sortie de Ségolène Royal contre l’interdiction des feux de cheminée au nom de la défense de la filière bois-énergie. Tout semblait donc réuni pour que la centrale d’EON devienne un symbole de la révolution énergétique made in France.  
    Et pourtant, l’installation promet plutôt d’incarner les incohérences, apories et dérives d’une transition énergétique mal jaugée et non maîtrisée, à force de vouloir à tout prix concilier des intérêts contradictoires.À quelques mois de son ouverture officielle, le site Provence 4 ne semble pas reposer sur un modèle économique et environnemental viable à long terme.
...  son rendement énergétique est faible : 36,8 % d’efficacité nette. En valorisant sa vapeur (la chaleur est récupérée pour chauffer un site industriel, des serres ou une ville), elle atteint péniblement 44,7 % d’efficacité nette. Très concrètement, cela signifie que pour dix arbres coupés, au moins cinq ne servent à rien. Pas terrible, et surtout insuffisant pour bénéficier du tarif d’achat qui garantit le prix de vente des électrons à EDF pendant 20 ans. Dans son appel d’offres, la CRE conditionne le bénéfice de cette aide : « Seules les installations pour lesquelles l’efficacité énergétique est supérieure ou égale à 60 % sont admissibles à cet appel d’offres. »  
    Mais la commission a prévu une dérogation pour la région PACA, « à titre expérimental », si « un candidat fait la preuve que son projet contribue à améliorer la sécurité d’alimentation en électricité de la région ». Ça tombe bien, c’est justement là qu’EON veut sortir son unité biomasse. EON se glisse dans la brèche et emporte l’appel d’offres pour sa centrale, à 115 euros le mégawatt/heure (MWh) payé par la CSPE, c’est-à-dire par nos factures d’électricité. Au total, l’aide représente environ 70 millions d’euros sur 20 ans. France nature environnement (FNE) proteste : « Trop gros, avec un rendement médiocre, payé cher, Gardanne a tout d'une erreur majeure ! » Pierre-Marie Abadie, directeur de l’énergie au ministère, n’est pas loin de partager cette analyse devant les sénateurs, : « Il  y a toutefois eu au moins une exception célèbre avec le dossier de Gardanne. L’électrique pur ne représente que 35 % d’efficacité énergétique. C’est un désastre en termes d’utilisation de la ressource. »
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Horizon dominical

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

__ Médicaments: entre malades et rentabilité, il faut choisir.
                                           Le secret des affaires en question, une nouvelle fois.

__ Flamanville: rien ne s'arrange
                       Déjà il y a deux ans, on se posait des questions: Flamanville: la fin d'un long tunnel ? la sortie du fiasco?  Et en Finlande? ...
                       Le nucléaire en question, pendant et après Areva. Une histoire sans fin?

__ Pouvoir d'achat: réalité ou leurre?

__ La dépendance: un enjeu majeur.
                                    En Ehpad, rien ne s'améliore.          

__ PIB: des indicateurs contestés. Une notion confuse.

__ La forêt française en crise
                                    Une marchandise comme une autre?

__  Les migrants et l'Europe   (point de vue)
                                     Un autre regard est possible.
                     Un vieux problème et un peu d'histoire ne nuit pas.

   

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