Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Cachez-moi ces nus!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

....Que je ne saurais voir..
                                        Pauvre Vénus, obligée de draper ses charmes!

                                                        La burqa intégrale, quoi!
Halte-là! Les mollahs sont là!
     Génuflexions devant ces clients chics à gros cheikhs. 
          Mettons un peu nos valeurs entre parenthèses.
                Surréaliste!  Ceci n'est pas un nu! 
                    Cela a le don de me mettre en boîte.
        Heureusement, cela fait rire beaucoup d'Iraniens. 
_________________________ 

Partager cet article
Repost0

Etudiants US en résistance

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Une résistance d'un genre particulier.
                                    Qui se développe de manière inquiétante: L'opposition, parfois systématique, aux savoirs enseignés, même au coeur des universités. parfois même des plus prestigieuses.
         Il ne s'agit pas de l'exercice nécessaire et et salutaire de la critique rationnelle des savoirs enseignés. Les connaissances sont toujours perfectibles et la parole de l'enseignant n'est jamais un dogme arrêté, La parole du "maître" mérite réflexion et discussion, quelle que soit la discipline, à condition que l'esprit critique soit de bonne foi et suffisamment éclairé.

     Or on voit de développer, jusque dans les universités américaines un tout autre genre de critique, systématique et irrationnelle, vis à vis de l'autorité de savoirs constitués.
    Un climat d'intolérance épistémologique se développe, comme si la parole enseignante était offensante par nature, dès lors qu'elle remet en question les idées communes, les a priori admis comme non critiquables, les préjugés considérés comme des vérités établies.
   On sait que le relativisme et certaines croyances ou tabous font obstacle très tôt à une connaissance éclairée, comme la contestation des théories de l'évolution, du moins dans certains états. Le créationnisme continue, par exemple, à s'imposer comme dogme intangible dans les écoles primaires de certains Etats.
      Mais ce que pointent mains enseignants, c'est une attitude systématique de résistance aux savoirs, qui se développe de plus en plus au coeur même de l'université.
    Tout ce qui vient déranger le "mol oreiller" du dogmatisme, comme disait Montaigne, ne trouve plus grâce aux yeux de certains. Toute idée qui dérange finit par être considérée comme violente.
    Une résistance qui s'enracine dans une enfance où l'enfant-roi ne doit pas êtres contesté, sans doute, dans une société où le sens critique s'abolit, où le relativisme règne en maître, alimentée par des médias pour qui la vérité n'est pas les souci majeur.

    ....On a affaire à une génération de jeunes Américains qui ont été trop protégés sur le plan émotionnel durant leur enfance. Leurs parents s’étant exagéré leur fragilité, les ont maternés. Ils ne supportent tout simplement pas la contradiction. En outre, on leur a trop répété qu’ils devaient se fier à leurs impressions, protéger leur susceptibilité, préserver leur authenticité. Personne ne les a prévenus que nos jugements pouvaient être biaisés par nos émotions. Au contraire, leur éducation les a habitués à considérer que leur vérité particulière devait être respectée et jamais questionnée.Par ailleurs, leur manichéisme ne fait que refléter l’ambiance politique américaine actuelle, terriblement polarisée depuis l’élection de Trump. « Leur monde est composé de bons et de méchants ». Le juste combat, c’est « nous » contre « eux ». Enfin, il faut compter avec les bureaucraties universitaires, créées, au départ, pour lutter contre le racisme, le sexisme et les discriminations. Elles ont été parfois détournées de leur fonction et justifient leur existence en montant des sortes de procès contre des enseignants, coupables de péché plus ou moins imaginaires, comme cela a été illustré par un certain nombre de romans récents....
     Attitude infantile et inquiétante, source de dérives multiples.
      On sait que beaucoup d'universités américaines, même abondamment financées, sont dans dans une situation difficile. La marchandisation du système n'arrange rien.
            La privatisation-chartérisation de l'activité enseignante va aussi bon train.
     Une récente tentative, comme en Suède ne serait pas concluante, loin de là.
  Le système du chèque  éducation a voulu être tenté chez nous par les plus libéraux.   Dans les universités, la privatisation a déjà fait des avancées tellement spectaculaires, que les droits d'inscription deviennent presque inaccessibles à la grande masse ou peuvent peser sur presque toute une vie, créant une ségrégation de fait  et une bulle problématique
  La vampirisation dans l'enseignement secondaire par les marchands, compromet l'avenir et peut être considéré comme un carnage pour l'ascenseur social.
   Au Québec, on observe des tendances qui vont dans le même sens, stérilisant le recrutement et la diversification des talents, au coeur d'une ségrégation sociale masquée.
    Aux USA, l'intrusion marchande est spectaculaire et sans frein, la finance et l'élite formant une symbiose toujours plus forte, que dénoncent certaines élites américaines, voyant un avenir très sombre pour le pays. 
    Même Harvard ne fait plus rêver...
________________________________
Partager cet article
Repost0

COP Paris

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Après Copenhague, beaucoup de bruit pour (presque) rien?
 
Détournements, bonnes intentions et vrais profits..
Sur la part naturelle des changements climatiques, on ne peut rien. Mais pas sur celle qui dépend de nous, comme ici.
 
N

____________________________________________________________________________

Partager cet article
Repost0

La chèvre et le chou

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Jupiter et le nucléaire
                                   Ou les calendes grecques?
   Il a parlé. Sans satisfaire vraiment personne.
       Surtout pas ceux qui attendaient l'annonce  d'une sortie plus rapide et plus déterminée  du nucléaire, comme l'ont fait l'Allemagne, la Suisse, l'Autriche, l'Italie (par voie réfendaire)...pour booster les énergies renouvelables et explorer de nouvelles voies ence domaine par des investissement audacieux. Nous tergiversons et nous accumulons les retards par rapport à d'autres pays et aux risques encourus.


   Certes les prises de conscience sont bien tardives par rapport à ce que l'on peut considérer comme des impasses, par rapport aux choix, jamais démocratiquement débattus, de Messemer et de ses successeurs.
    Cela a rendu l'héritage lourd et complexe, dans la phase délicate de transition énergétique que certains  pays, comme l'Allemagne, ont des difficultés à gérer.
     Les dernières déclaration du Président apparaissent cependant à certains comme un début de lucidité. Il n'est évidemment pas question de programmer une sortie du nucléaire, mais d'en réduire peu à peu l'importance, sous forme d'un calendrier assez imprécis, qui n'engage pas tellement, connaissant les promesses faites par certains de ses prédécesseurs.

     Pour la première fois dans l'histoire de notre pays, ce mardi 27 novembre, un président de la République a rendu public un calendrier chiffré des fermetures des réacteurs nucléaires. Ce sont ainsi quatorze réacteurs qui seront fermés d'ici à 2035 dont "quatre à six d'ici à 2030" en plus des deux de Fessenheim, a-t-il annoncé. C'est certes moins que les 17 réacteurs de Hulot – d'autant que ceux-ci devaient alors être fermés d'ici à 2025. Mais l'Elysée a une parole qui, naturellement, engage infiniment plus l'Etat que celle d'un ministre – fût-il populaire comme l'était Nicolas Hulot....
      On demande à voir. Toute tergiversation risquerait de grever l'avenir et les investissements dans les voies multiples et combinées d'énergies nouvelles.
   Une voie médiane donc, avec une programmation dans le temps . Mais que valent ces engagements verbaux étant données les promesses déjà faites dans le passé? Tout retard complique les solutions, de la gestion d'un parc nucléaire vieillissant et d'un enfouissement des déchets de plus en plus risqués problématiques et onéreux.
     Que voudra, que pourra le haut conseil, dont on promet la mise en place, étant donné le poids des lobbies, notamment celui d'EDF, devenu trop souvent un Etat dans l'Etat, dans le pays le plus nucléarisé du monde.
     Une nouvelle institution pour noyer le poisson? Composé de treize membres plus ou moins experts des questions climatiques (voir le communiqué), cette nouvelle instance est chargée « d’apporter un éclairage indépendant sur la politique du gouvernement en matière de climat ». Pour Macron, ce Haut Conseil doit avant tout « établir des faits », apporter de la science dans les débats en cours. Mais pour Jean-David Abel, vice-président de France nature environnement, ce Haut Conseil « n’est que de la poudre aux yeux. Il existe déjà de multiples instances et ce n’est pas un nouveau comité d’experts qu’il nous faut ». Il est vrai que le Conseil national de la transition écologique, composé de 50 membres, remplit peu ou prou les mêmes missions.
  D'autres choix étaient possibles, mais il devient de plus en plus difficiles de franchir un pas décisif au vu des retards et des contraintes que nous avons accumulées.
 L'expérience malheureuse et ruineuse de Flamanville et les coûts vertigineux de l'hypothétique après-nucléaire n'incitent pas à l'optimisme, même si Macron a été réservé sur la poursuite de l'expérience EPR.
    Les failles actuelles ou à venir ne manquent pas, que relève aussi l'ASN.
      Quantité de questions restent en suspens, rarement abordées frontalement et publiquement, pas seulement en France.
   D'aventures en déconfitures, le nucléaire français demandait des réponses pour le moins plus audacieuses.
  Ce ne sont pas les plans d'urgence, dont on connaît les limites,  qui peuvent rassurer les attentes de la majorité de Français qui souhaite la sortie le plus tôt possible des impasses dans lesquelles nous nous sommes mis.
__________________
Partager cet article
Repost0

Quadrature du cercle

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Partager cet article
Repost0

Arrêter les enfants?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Le plus grand défi du XXI° siècle?
                                                      Sans doute.
      L'évolution démographique dans le monde pose des problèmes théoriques et pratiques d'un nouveau genre, qu'on peut  considérer comme difficilement solubles dans l'état actuel des choses.
   Même si elle est inégale selon les continents et les pays, si elle a régressé ou s'est stabilisée ici ou là, elle continue à faire son chemin, et, sauf événement majeur, devrait continuer à atteindre des sommets, au regard des limites des ressources de la planète, pensables actuellement.
   

    Même si certains sont (relativement) optimistes quant à la capacité de subvenir aux besoins humains dans d'autres conditions, si les naissances se "régularisent" ici ou là, si l'éducation des femmes (la clé de la natalité) peut encore largement progresser dans d'importantes parties du monde, si le sort économique de populations les plus démunies s' adoucit (il y a un lien entre le nombre des naissances et le niveau des ressources), même si on généralise l'éducation à la limitation des naissances surtout où cela s'impose le plus...il n'en reste pas moins qu'on voit mal comment ralentir drastiquement le niveau de population mondiale, qui semble avancer pas inertie comme un pétrolier géant continuant longtemps sa course avant arrêt définitif.
   Evidemment de nombreuses inconnues demeurent et les démographes ne sont pas toujours d'accord entre eux. (*) Il y a les paramètres, si nombreux, mais aussi les fantasmes.
       On ne tient pas toujours compte des problèmes économiques et politiques de répartition des ressources naturelles et de la fluctuation des marchés qui évoluent encore au gré de la spéculation.     Le problème des ressources est, surtout dans de nombreux cas, celui de l'accès aux biens essentiels, la répartition de ces biens sur une planète où l'on gaspille beaucoup et où la surconsommation d'une partie de la population met en péril la sous-consommation, chronique ou durable, de la plus grande partie de l'humanité. Même si des avancées se font jour, mais si limitées.
    De plus se greffe là-dessus la question des dérèglements climatiques, qui semblent non seulement durer mais aussi s'amplifier, qui vont mettre en péril certaines populations contraintes au déplacement et de grandes zônes d'activité agricole, notamment en bordure de mer, dont la montée  déjà constatée peut compromettre définitivement toute implantation durable dans certaines régions. Sans compter sur les périodes de sécheresse qui pourraient affecter durablement certaines zônes continentales prospères par déficit d'eau et par érosion des sols, comme en Californie.
     Bref, en prenant en compte certaines données seulement, sûres ou hautement probables, on voit mal comment notre pauvre terre (qui en a vu d'autres!), la seule en notre possession, pourrait résister à la pression de plus en plus grande de ce que certains ont appelé une bombe démographique, qui pourrait être source de désordres majeurs notamment en matière de déplacements massifs de populations désemparées.
     Sans être étroitement malthusien, on ne peut se voiler la face. Si on ne sait pas à combien de milliards d'hommes la démographie humaine pourrait décemment s'élever, à condition que disparaissent les inégalités criantes qui tendent à s'amplifier au niveau mondial, on peut être sûr qu'une croissance aussi exponentielle des naissances, surtout là où les ressources sont ou se font les plus rares, posera des problèmes de plus en plus insolubles.
       Faut-il alors arrêter de faire des enfants pour préserver, non seulement l'environnement, mais aussi la survie de notre espèce?
   Question absolument nouvelle, inédite, dans l'histoire des hommes. Largement grâce aux techniques et au progrès de la médecine.
    Mais qui nous met face à une injonction contradictoire: la baisse drastique des naissances, à condition qu'elle soit pensable et généralisable, mettrait aussi en péril le renouvellement de la société elle-même, comme la Chine a fini par le comprendre. Et le problème est souvent mal posé à cause d'une conception étroite et individualiste du problème.
_____________
(*) Point de vue
                          La bombe "P" explosera-t-elle?
__Doit-on partager l'inquiétude de Claude Levi-Strauss, qui déclarait en 2008 :
«La question qui domine véritablement ma pensée depuis longtemps, et de plus en plus, c’est que, quand je suis né, il y avait un milliard et demi d’habitants sur la terre. Quand je suis entré dans la vie active, il y en avait deux milliards, et maintenant il y en a six milliards. Et il y en aura huit à neuf dans quelques années. Eh bien, à mes yeux c’est là le problème fondamental de l’avenir de l’humanité, et je ne peux pas, personnellement, avoir d’espoir pour un monde trop plein.»
?

____« La Terre peut nourrir 12 milliards d’hommes. » pense la géographe Sylvie Brunel
Joel Cohen répond en 1995 : « La population limite (human carrying capacity) dépendra de toute évidence du niveau matériel auquel les gens choisiront de vivre. » Ou plutôt, du niveau de vie qui leur sera imposé ! Une chose est certaine : « le nombre d’hommes sur terre a atteint ou atteindra dans le prochain demi-siècle le niveau maximum que la terre peut supporter en fonction du type d’existence que nous, nos enfants et petits-enfants avons choisi. »

       "...Dans le monde anglo-saxon où se sont développés les premiers mouvements inquiets des chiffres galopants de la démographie mondiale, à l’instar de l’Optimum Population Trust, ils demeurent minoritaires. En France, 
pays où la préoccupation et les politiques natalistes ont irrigué l’histoire, aussi bien sous Vichy qu’en République, ils sont embryonnaires. Seules quelques petites associations, comme Démographie responsable, appellent à une restriction (volontaire) des naissances...
   Le pasteur britannique (Malthus) s’est trompé dans ses calculs, en ne prévoyant pas que les sauts technologiques en matière agricole seraient capables de nourrir une population en forte augmentation. Les progrès – notamment la mécanisation et les révolutions vertes – ne permettent pas d’opposer de manière binaire une population dont la croissance suivrait une courbe géométrique à des ressources alimentaires dont l’augmentation ne serait qu’arithmétique. Ensuite, Malthus s’inquiétait avant tout de la croissance démographique des pauvres et du coût de l’assistance... ...
   Les mouvements (malthusiens))sont le signe d’une inquiétude croissante, qui retrouve les préoccupations démographiques des années 1960 et 1970, lorsque Paul Ehrlich annonçait l’explosion, imminente, de la
«Bombe P», ou lorsque le commandant Cousteau ou René Dumont, le premier candidat écologiste à une élection présidentielle française, affichaient clairement leur volonté de maîtriser l’augmentation de la population...

 

   Cette inquiétude, même si elle puise ses raisons dans l’état de la planète ou les projections des chiffres de la population mondiale, n’est pas tant l’expression d’une réalité démographique ou écologique que d’une perception culturelle.
   C’est tout l’intérêt de la monumentale enquête, parue au printemps dernier, de l’historien Georges Minois, que de faire l’histoire non pas de l’évolution de la population mondiale, mais de notre perception historique de cette démographie. Dans son ouvrage intitulé Le Poids du nombre.L’obsession du surpeuplement dans l’histoire, Georges Minois montre ainsi que, si le manque d’hommes a été une peur fréquente et récurrente, notre époque n’a pas le privilège de la crainte du trop-plein. «Platon s’en préoccupait déjà, recommandant un sévère contrôle de la natalité (…). Ceci à une époque où le monde ne comptait même pas 200 millions d’habitants. C’est dire que le problème du surpeuplement est plus affaire de culture que de chiffres », écrit l’historien. La peur du «trop-plein» a concerné aussi bien les chasseurs-cueilleurs du paléolithique, les cités de la Grèce ancienne, l’Europe du début du XIVe siècle que notre monde contemporain…
______Fred Pearce, vise toutefois à rassurer le lecteur inquiet de se compter parmi une telle masse humaine. Bien qu’il soit lui aussi convaincu que «la surpopulation est le moteur secret de la destruction de l’environnement», il ne s’inquiète pas outre mesure.
__D’abord, constate-t-il, la transition démographique qui consiste, dans les pays développés, en un rapprochement progressif des courbes de natalité et de mortalité, est bien amorcée, y compris dans des pays comme l’Iran, certaines régions de l’Inde, la Birmanie, le Brésil ou le Viêtnam… L’augmentation exponentielle de la population est d’abord le résultat d’une forme d’inertie liée à ce que le nombre d’adultes en âge de procréer – et de jeunes qui le seront bientôt – n’a jamais été aussi élevé dans l’histoire de la planète. Il y a donc, selon lui, «fort à parier que les personnes qui ont moins de 45 ans assisteront au premier déclin démographique depuis la peste noire, il y a presque sept cents ans». Un argument toutefois contesté par Lester Brown, auteur d’un ouvrage intitulé Beyond Malthus (Au-delà de Malthus), dans lequel il estime que les antimalthusiens font trop confiance à la transition démographique et minorent le risque que la surpopulation ne finisse par faire remonter la mortalité, du fait de la sous-alimentation, des épidémies et des conflits, au point de revenir à la situation de sous-développement de départ…"

____________________________

Partager cet article
Repost0

La Turquie sème le vent

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(Dèjà il y a trois ans...)

 

              ...Et récolte la tempête 
                                              On assiste presque incrédules à un jeu trouble dans un nid de frelons, dont la situation change vite et des alliances improbables se mettent en place.
    Un jeu de billard à  multiples bandes où on ne trouve aucun bon camp..Comme dit Védrine  : il faut choisir le moins pire en vue du seul objectif qui vaille: éradiquer, si c'est possible, le monstre Daesch, en laissant pour plus tard les négociations et les recompositions inévitables, en mettant de côté pour un temps ses préférences morales et politiques.

     Le jeu ambigü et largement souterrain de la Turquie dans le conflit syrien laisse place à des hypothèses parfois encore peu vérifiables et fait apparaitre en tout cas le jeu trouble d'Ankara
    Après les dernières élections, la cohésion du pays est en péril  et le durcissement du régime s'accentue. 

 Le lancinant problème kurde fait partie du jeu pervers auquel se livre le système 
    Mais le Sultan est dans une impasse stratégique, surtout avec la montée de l'Iran à ses portes
La complicité au moins économique avec Daesh, dénoncée par certains journalistes turcs, connue des Russes et des Américains, lève les derniers doutes, obligeant le pouvoir à quelques inflexions.
   Le durcissement des relations avec Poutine, qui a modifié ses positions et qui a trouvé un appui du côté de l'Allemagne, l'amène à revoir ses engagements.
    Mais Erdogan ira-t-il jusqu'à fermer sa frontière pour mettre Daesh en difficulté? 
_______ 
     Les accusations de complicité pétrolière entre Ankara et Daech se précisent et font leur trou dans la presse occidentale ; au contraire de ses dirigeants, l'opinion publique des pays de l'OTAN est échaudée par la flagrante complicité avec Daech et l'arrestation "pour trahison" de journalistes ayant documenté la fourniture d'armes aux djihadistes syriens. En même temps, de plus en plus de voix se font entendre qui critiquent vertement le comportement de l'aviation turque, y compris au sein de la hiérarchie militaire américaine (ici et ici).
Après les lourdes mesures de représailles russes hier, c'est une nouvelle avalanche qui tombe sur Ankara. Le régime de visa est rétabli pour les Turcs. Plus grave, la Russie prépare une résolution à l'ONU sur le financement du terrorisme qui va mettre la Turquie au supplice. Enfin, Lavrov, qui a d'ailleurs prévenu qu'Ankara avait franchi la "ligne rouge", a annoncé que Russes et Syriens étudiaient le moyen de sceller la frontière syro-turque, empêchant l'approvisionnement des djihadistes (et, dans l'autre sens, le transport du pétrole vers qui vous savez).
Tout cela sans compter l'éventuel armement des Kurdes ! Le petit moment de gloriole de Ben Erdogan risque fort de se transformer en harakiri sultanesque ; en quelques jours, il a tout perdu...
Pas sûr, mais la situation évolue très vite ... 
_______________________________

Partager cet article
Repost0

On en reparle

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Une fois encore,
          De la défense de l'Europe,
                         Ce monstre du Lochness.
   Cette vieille idée a-t-elle encore une chance, après tant de propos sans objet ou de timides tentatives inabouties?

    On peut en douter  à l'heure où l'idéal européen des pionniers a du plomb dans l'aile, où les intérêts se déchirent, ou les alliances se délitent, où beaucoup d'Etat n'ont pas la moindre velléité de rompre avec l'Otan et les intérêts géostratégiques des USA.
    A l'heure où Macron tente de nouvelles relances, ce projet est-il encore crédible, tant que de profondes transformations ne sont pas visibles au niveau des pays, unis surtout comme un marché aux intérêts peu convergents?
    Un improbable consensus.
         Ou dit plus sévèrement:
                                     ...L’échec de la communauté européenne de défense (CED) : une idée française rejetée par la France...En été 1950, pressé par la menace communiste concrétisée par le déclenchement en juin de la guerre de Corée, Jean Monnet, commissaire général du Plan français et inspirateur du plan Schuman, envisage d’organiser la défense de l’Europe dans un cadre supranational comparable à celui contenu dans la proposition Schuman. Dans le même temps, les États-Unis demandent à leurs alliés de préparer le réarmement de la RFA. Jean Monnet présente son projet à René Pleven, président du Conseil français et ancien ministre de la Défense, qui le soumet à l’Assemblée nationale le 24 octobre 1950. Le projet envisage la mise en place d’une armée européenne permettant d’intégrer les futures unités allemandes dans un ensemble placé sous une autorité européenne unique, militaire et politique. Ce projet suscite de très vifs débats en France. Accepté par la plupart des États occidentaux, le projet de Communauté européenne de défense (CED) est rejeté en août 1954 par l’Assemblée nationale française. Finalement, le refus de l’Assemblée nationale française de ratifier le traité instituant la CED entraîne également automatiquement l’abandon du projet de Communauté politique européenne dont il est le corollaire institutionnel. La consternation est générale en Europe occidentale et aux États-Unis. La France, qui s’était fait le champion de la cause européenne depuis plusieurs années, est sérieusement discréditée par cet abandon. La déception est immense et appelle une réaction rapide ... (Guillaume Berlat)

Partager cet article
Repost0

E-santé: mon code-barre et moi

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

 Une révolution en marche
                                                  Celle du développement de l'e-santé, d'une médecine de plus en plus liée à l'informatique et à ses applications présentes et à venir. La télémédecine n'en est qu'un des aspects, le moins discuté.
     Parfait dira-t-on. Il faut être de son temps, épouser son époque. Un eldorado serait à nos portes...
 Oui, mais.la médecine du futur , malgré des innovations intéressantes déjà présentes et à venir, parfois fantasmées, pose bien des problèmes:
  François Berger...évoque les neuroprothèses et la robotique, soutient que les algorithmes sont la solution pour décrypter la complexité du vivant, propose la création de laboratoires sur puces avec code barres pour surveiller lesmaladies.       Pour autant, il prévient des écueils du tout technologique. Il condamne la prolifération d’accessoires connectés liés au bien-être qui se font hors des sentiers bien balisés de la santé pure et dure. «Un bracelet connecté n’a rien à voir avec le médical, déplore-t-il. L’intervention sur un homme sain doit se faire dans des conditions d’essais cliniques».  
   Le philosophe Eric Sadin juge inquiétante cette nouvelle ère technologique. Une confusion des genres entre l’industrie et la santé qui menace la société. «Jamais le champ de la médecine n’a autant été guidé par l’industrie et le profit». La santé est devenu un bien consommable régit par des start-up qui ont envahi le secteur, au nom de l’emploi et de la croissance. Une dictature du bien-être et des courbes évolutives. A cela s’ajoute la marchandisation alarmante des données issues du corps humain : le sommeil, le réveil, l’activité sportive, les pulsations du cœur etc. 
         Eric Sadin lance quelques signaux d'alarmes, en pointant les risques de technologisation et de  libéralisation d'une médecins perdant certains de ses repères déontologiques:
  Vu l’ampleur des mutations actuellement en cours, il relève d’une urgence de procéder à un strict encadrement juridique, d’élaborer une charte déontologique et éthique commune impliquant tous les métiers de la santé, et de nous demander si la médecine à laquelle nous aspirons est celle qui à chaque instant de nos quotidiens nous signalera le bon geste à adopter, en vue principalement de nous inciter à acquérir des produits et des services supposés adaptés à nos états.
    Le techno-libéralisme a lancé un assaut final sur la santé. Montesquieu avait en son temps insisté sur la nécessaire séparation des pouvoirs en politique ; il y va d’un enjeu politique majeur de défendre la nette séparation des compétences en médecine. Faute de quoi chacun de nos corps deviendra une sorte de tiroir-caisse ouvert 24h/24 et 7j/7 à l’attention de compagnies et de start-up qui ne cessent d’affirmer vouloir œuvrer au «bien du monde» et qui dans les faits sont littéralement portées par des instincts hautement prédateurs. C’est à nos sociétés dans leur ensemble de veiller à fermement les contenir et à défendre sans concession l’inaliénable intégrité humaine. 
      Le corps connecté? Oui, mais avec de solides garde-fous
  Car,comme dit le Dr J.Lucas En France, on s’identifie dans le système de soin avec sa carte vitale. Aux Etats-Unis, pour caricaturer, on s’identifie avec sa carte bancaire et cela a permis d’accélérer le développement de la e-santé. Ce n’est pas lié à l’ingéniosité américaine mais au libéralisme du marché... 
  Les risques d'une médecine standardisée  ne sont pas à prendre à la légère.
La médecine de demain, si riche de promesses et de dérives, demande qu'on y réfléchisse sérieusement...
_____________

Partager cet article
Repost0

Débats en cours

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Points de vue

__ Sur l'URSS: réalités et perspectives économiques.

__ Que vaut le nouveau dossier de santé numérique .
                                Le point de vue d'un médecin sur l'état actuel de la question.


__ L'Italie a un tournant:
                                          .... Ce qui surprend tout observateur extérieur, c’est que ce projet de budget paraisse inacceptable par l’UE alors qu’il ne propose qu’un déficit de 2,4% contre 2,8% pour la France ! C’est Macron/Philippe et non Conte qui auraient dû recevoir les admonestations de Bruxelles. En outre, hors remboursement de la dette, le budget primaire italien est excédentaire et ce depuis plusieurs années – sur la dernière décennie, l’Italie est un bon élève européiste comparée à la France. Quand Moscovici déclare que l’économie italienne étant en surchauffe, elle n’a pas besoin d’un coup de pouce « keynésien », c’est une très mauvaise plaisanterie. La croissance italienne est à nouveau à 0 au dernier trimestre après une timide reprise. En outre les besoins de financements publics sont énormes, ne serait-ce que pour rétablir des infrastructures routières acceptables. Le drame du pont Morandi à Gênes a remis en lumière la dégradation du réseau routier laissé à l’abandon par les politiques austéritaires des gouvernements précédents. Si donc on devait faire un reproche à ce budget, c’est de n’être pas assez « keynésien », de ne pas prendre le taureau par les cornes. Il est vrai que Salvini est en fait un libéral sur le plan économique et que la baisse des impôts est son cheval de bataille (la fameuse « flat tax » qui revient à baisser l’impôt des plus riches). Et surtout Salvini n’a aucune intention de rompre définitivement les amarres avec l’UE et avec son allié intermittent, Silvio Berlusconi, dont le parti est membre du PPE....
                  __ Le point de vue de Romaric Godin.
                       __ En attendant les élections européennes...
                            __ Complexité de la situation.
______________________________

Partager cet article
Repost0

1 2 3 4 5 6 > >>