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Bercy ne répond pas.

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Allo! mais allo!... 
           On ne nous dit pas tout...
     A Bercy, il se passe des choses...
Il y a du grésillement sur la ligne.
         D'un côté, on rejette la faute sur Bercy. 
        D'un autre côté, des observateurs de la chose économique française ne cessent de condamner le verroude Bercy.
  Mais vers- va l'institution?
    On ne voit pas toujours bien où va l'aide aux entreprises.
   Il y a comme des zônes d'ombre...comme le reconnaït même à mi-voix  Karine Berger.
  On aimerait savoir ce qui se passe dans l'arrière-cuisine des grands assistés que sont les grands patronsentrepreneurs.
   Après tout, c'est notre (grande) maison à nous, non? 
Ce n'est quand même pas la Bastille... 
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Encombrants

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

 Et hautement dangereux
                                           Pour longtemps. Et même très, très longtemps.
    La gestion, l'entreposage et l'enfouissement des déchets nucléaires, de plus en plus considérables, posent des problèmes qui deviennent de jour en jour plus aigus. Quel avenir pour les générations qui nous suivent?
  Et il n'y a pas qu'en France que le problème se pose, que ce soit à La Hague, sur le futur site de Bure ou ailleurs.
    L'Allemagne aussi, bien qu'en rupture avec le nucléaire civil, essaie de bricoler des solutions à très long terme. Aux USA, on joue avec le feu.
   Pour quand un vrai débat sur le sujet?  
               L'UE réglemente les bananes, mais pas le le nucléaire. Chaque pays fait à peu près ce qu'il veut en ce domaine, dans la plus grande l'opacité.
   On sait que le Japon d'après Fukushima est confronté à des problèmes d'une grande urgence et d'une grande ampleur, en prenant d'énormes risques, notamment avec les terres irradiées et le problème de l'eau contaminée, selon une ancienne pratique banalisée, mais interdite. Tepco bricole dans l'urgence. 
   Certes, nous ne sommes pas (ou pas encre) dans cette situation d'urgence  mais la saturation est là et le problème des piscines de confinement reste entier.Il y a touts sortes de résidus radioactifs
   Le problème du stockage des matières les plus toxiques ne cesse de se poser.
     Le dossier est toujours "radioactif"
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-déchet nucléaire france

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Rhétorique guerrière en question

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
 
Vous avez dit guerre
                                           Point de vue et mise au point.
                                                    Sans minimiser les événements et leur caractère terrifiant, il importe  de veiller au sens des mots, de garder la mesure, en même temps que son sang-froid.
  Les mots ont leur importance, surtout quand ils ont une portée publique.
      ...     S'ils ont encore un sens
    Nous sommes en guerre, répètent certains journalistes et hommes politiques, parfois le menton relevé.
   Cette rhétorique frappe les esprits et renforce les émotions, suscite l'angoisse, voire la panique, c'est sûr. Mais n'en fait-on pas trop?
    Qu'il y ait affrontement, lutte, oui; âpre combat sans doute durable, coups de main abominables guidés par une idéologie haïssable, objet d'investigations policières et de répressions judiciaires, sûrement. Mais pas une guerre. 
    Chacun y va de ses excès, ajoutant la confusion à l'indignation.
     __________  Guerre totale ou... mondiale pour le président du Crif, et le pape François, qui a évoqué au lendemain des attentats un «morceau d’une Troisième Guerre mondiale». Guerre encore pour Alain Juppé. Pour le Figaro, qui en a fait sa Une. Pour Le Monde, dont le directeur a affirmé que «la France est en guerre. En guerre contre un terrorisme totalitaire, aveugle, terriblement meurtrier». Guerre aussi à n’en pas douter pour de multiples experts en tous genre, qui se succèdent sur les plateaux de BFMTV et d’iTélé.
    Pourtant, la plupart des philosophes, des juristes, des théoriciens politiques et des historiens spécialistes du sujet savent cette réalité: il ne s’agit pas à proprement parler d’une guerre, ou alors, seulement en un sens métaphorique. En un sens nouveau, et qui impliquerait de trouver un autre mot pour tout ce que nous avons appelé guerre pendant des siècles. Tout élève de Sciences Po, par exemple, qui a préparé son grand oral sait que la guerre, au sens traditionnel du terme, ne correspond pas aux événements du 13 novembre. Devant les jurés, celui qui tient à défendre que les actions terroristes menées par un proto-État non reconnu sur le plan international sont une guerre, a plutôt intérêt à avoir des arguments bien fourbis s’il ne veut pas écoper d’une note éliminatoire.
«Avant, tout était simple ou semblait l'être. La guerre, c'était, disait Alberico Gentili, un des fondateurs du droit public international à la fin du XVe siècle, “un conflit armé, public et juste”. Un conflit entre deux armées, deux duchés, deux royaumes, deux États», résume Nicolas Truong sur le Monde, dans un article au titre explicite: «La guerre est finie, les combats continuent»
       Ces derniers jours, rares ont été les voix qui ont pu se faire entendre dans ce concert belliqueux pour rappeler ces éléments simples de théorie politique, et mettre en garde sur une utilisation abusive du terme. Le professeur à Sciences Po et spécialiste des relations internationales Bertrand Badie s’y est essayé sur France Inter, en tentant la pédagogie face à l’impatience et l’incrédulité de ses intervieweurs Léa Salamé et Patrick Cohen: «Une guerre, moi j’ai toujours appris, et depuis l’aube de nos temps modernes, que c’est une tentative d’utiliser la force pour régler un différend entre États. Daech n’est pas un État, Daech n’a pas d’armée, Daech n’est pas dans une rationalité de négociation. Le propre de la guerre, c’est de pousser à un moment donné vers des négociations pour obtenir une fin politique précise, c’est-à-dire le règlement de ce différend.»  ___Même si certains justifient un emploi métaphorique du terme, la plupart des chercheurs que nous avons interrogés sont d’accord sur ce point: les attentats du 13 novembre ne sont pas une «guerre» à proprement parler.
     «La guerre, c’est une situation où ce ne sont pas simplement les enfants des autres qui sont impliqués. C’est la transformation profonde de notre société, où chaque individu qui est en âge de porter des armes peut être appelé à porter la mort et à la subir. Le reste, c’est de la métaphore, plus ou moins juste. Porter la guerre dans des zones comme en Syrie ne veut pas dire qu’on est en guerre», déclare François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique, et président de l'International institute for strategic studies de Londres et du Centre de politique de sécurité de Genève.
      Ceux qui sont tous les jours sur le terrain de la guerre ont eux aussi trouvé ce terme abusif. Quel mot utiliserons-nous le jour où nous serons vraiment en guerre, où la population sera appelée sur le terrain de guerre, où les morts tomberont chaque jour? De quels mots disposerons-nous, lorsque nous aurons usé tous les précédents? «Ces derniers jours, j’entends beaucoup parler de “scènes de guerre, de “situation de guerre, de “médecine de guerre”. Mais il faut tout de même relativiser», a tenté de tempérer le photographe de l’AFP Dominique Faget, sur le blog making of de l’agence.
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Vers un hiver européen?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
 
    La question: où va l'Europe? ne cesse de se poser
                                                         Surtout dans cette période inédite où les turbulences sont fortes et ébranlent les structures du fragile esquif dont la consolidation ou même la construction n'est pas encore terminée. Loin de là. (*)
     Ici ou là émergent des critiques et des remises en question d'une gestion estimée défaillante, au sein d'un marché commun inachevé, où le fossé entre idéaux proclamés et réalité de gestion apparaît de plus en plus au grand jour. Ce qui ne sera pas sans conséquences lors des prochaines élections.
    D'un côté, l'un des partenaires veut reprendre ses billes, non sans contradictions, de l'autre les critiques sont acerbes et, malgré les injonctions de Macron, l'Allemagne joue sa propre partition.
    Les forces centrifuges ne jouent plus. Le fragile édifice  semble au bord de la dislocation et on s'aperçoit un peu tard qu'il n'y a pas de peuple européen.             Bruxelles fait fausse route et il va être difficile e de sauver le projet européen;
  Même des fidèles haussent le ton et certains disent, non sans paradoxe apparent, que l'Union tue l'Europe..
    Chaque pays regarde dans une direction différente. 
Macron semble bien seul à prêcher la bonne parole.
    Les défis sont majeurs..
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(*)....L' embellie n’aura pas duré dix-huit mois. À peine sortie d’une crise de dix ans, l’économie européenne est en train de retomber dans le marasme. Le président de la Banque centrale européenne (BCE) a été le dernier à le reconnaître lors de sa conférence mensuelle, jeudi 24 janvier. Les derniers indicateurs économiques « continuent à être plus faibles que prévu, ce qui pèse sur les perspectives de croissance à court terme », a dû reconnaître Mario Draghi, invoquant « la persistance des incertitudes liées aux facteurs géopolitiques, la menace du protectionnisme, les faiblesses des marchés émergents et la volatilité sur les marchés financiers ». Après tant d’autres, il lui a bien fallu admettre que les planètes censées soutenir la croissance mondiale s’étaient totalement dés
    En décembre, le président de la BCE niait encore ces bouleversements. Il espérait alors que la zone euro ne traversait qu’un simple trou d’air et que la conjoncture allait se redresser rapidement. Mais les chiffres continuent à s’empiler et tous disent la même chose : le ralentissement économique en Europe est patent.                    
        La production industrielle européenne baisse, les services ralentissent, les indicateurs d’activité repassent dans le rouge et les dirigeants d’entreprise broient du noir. Sans que le Brexit, les « gilets jaunes » ou l’Italie n’y soient pour quelque chose, même si tous ces éléments ajoutent des facteurs d’incertitude.
       Tous les instituts de conjoncture révisent à la baisse leurs prévisions. Le FMI prévoit une croissance de seulement 1,6 % pour la zone euro en 2019, au lieu de 1,8 % précédemment. Et encore, ces prévisions semblent bien optimistes pour nombre d’observateurs. « Il n’y a rien de positif dans les indices aujourd’hui », note Frederik Ducrozet, économiste au département gestion de fortune de la banque Pictet. Tous notent un ralentissement très net en Europe, mais espèrent encore que la zone euro pourra éviter la récession.
      Si l’Allemagne l’évite, en tout cas, ce sera d’un cheveu. Au troisième trimestre 2018, l’activité économique allemande est devenue négative (– 0,2 %) pour la première fois depuis 2015. Le gouvernement allemand espérait qu’il ne s’agirait que d’une secousse passagère, liée aux difficultés du secteur automobile à s’adapter aux nouvelles normes antipollution.
   Les mois qui ont suivi ont dissipé cette illusion : le moteur allemand est durablement grippé. Au quatrième trimestre, l’économie allemande, selon les premières indications, devrait se situer juste au-dessus de zéro. Ce qui devrait éviter à Berlin d’être en récession technique, déclarée au bout de deux trimestres négatifs.
        La machine exportatrice allemande, qui a été quasiment la seule en Occident, ces deux dernières décennies, à profiter de l’expansion spectaculaire de la Chine, accuse le contrecoup du ralentissement chinois. Malgré les efforts du gouvernement pour maintenir un certain dynamisme économique, l’économie chinoise, après un bond sans précédent historique, semble appelée à marquer une pause durable et pourrait même ne pas éviter la récession. Tous les indicateurs – consommation, immobilier, investissement – sont en chute. La croissance chinoise devrait être la plus faible depuis 1990. Le président Xi Jinping a mis en garde, en début de semaine, tous les responsables du parti communiste en leur annonçant des temps « très troublés ».
    Les industriels allemands voient leurs exportations vers la Chine reculer dans tous les secteurs. Et certains redoutent de ne plus jamais retrouver à l’avenir certains débouchés : les industries chinoises ont beaucoup augmenté en gamme et en savoir-faire. Ils n’ont plus besoin de nombre d’équipements allemands qu’ils savent désormais produire. Ils risquent même de devenir de redoutables concurrents des productions allemandes à l’avenir.
       Mais au-delà de la Chine, c’est tout le modèle mercantiliste de l’Allemagne qui se trouve bousculé, attaqué par un Donald Trump éructant contre les excédents allemands, mais aussi affaibli par une perte de débouchés dans la zone euro, devenue son marché intérieur. « C’est la fin des vaches grasses. Le bon temps où l’État dégageait un excédent budgétaire plus élevé que prévu s’achève », a prévenu, dès le 3 janvier, le ministre allemand des finances Olaf Scholz. En 2018, l’excédent budgétaire allemand devrait encore dépasser les 30 milliards d’euros. Mais rien n’est assuré pour 2019. Le gouvernement allemand, qui tablait sur une croissance de 1,6 % au début de l’automne, ne l’estimait plus qu’à 1,3 % fin novembre. Il a de nouveau révisé à la baisse ses prévisions le 24 janvier : au mieux, la croissance ne devrait n’être que de 1 % cette année.
Mais quand le moteur allemand cale, c’est toute l’Europe qui est entraînée. Tous les pays de la zone euro se retrouvent face aux mêmes difficultés qu’en 2015 : activité stagnante, chute des exportations et sans doute, bientôt, montée du chômage.
     L’Italie est la plus pénalisée. Affaibli par la crise financière dont il ne s’est jamais remis, marqué par la destruction d’une partie de son appareil productif, un chômage de masse et un secteur bancaire malade, le pays subit, en même temps que le nouveau ralentissement économique, les contrecoups des embardées de la coalition gouvernementale dirigée de fait par l’extrême droite de Matteo Salvini. Après avoir enregistré une activité à zéro au troisième trimestre, l’Italie risque de ne pas pouvoir éviter la récession dans les mois qui viennent. Pour 2019, le FMI y prévoit une croissance de 0,3 %, au lieu de 0,6 % il y a quelques mois.
   « C’est une décennie de perdue pour l’Italie », a relevé le premier ministre italien Giuseppe Conte à Davos, soulignant que son pays n’avait toujours pas réussi à retrouver le niveau de croissance de 2008. Ni les réformes du marché du travail, ni les réformes des retraites, ni les autres réformes « structurelles », censées être la réponse européenne à tous les maux économiques et que l’Italie a mises en œuvre jusqu’à l’arrivée de la coalition gouvernementale en mai 2018, ne sont parvenues à inverser la tendance, n’a pu s’empêcher de relever le premier ministre italien, accusé de briser les tables de la loi européennes par un budget excessif....
         À quoi bon dépenser tant de milliards pour de si piètres résultats ? À ce stade, la BCE et les responsables européens ne peuvent plus différer d'affronter quelques questions dérangeantes, posées depuis longtemps par des économistes. Pour certains, les voies choisies par la BCE, qui reposent sur la seule transmission monétaire au travers des banques et du système financier, donc en faisant confiance au seul marché, ne sont pas efficaces. Car l’essentiel des moyens financiers mis à disposition par les banques centrales sont selon eux captés par la sphère financière, contribuant ainsi à alimenter des bulles d’actifs, elles aussi impressionnantes tant sur les marchés obligataires que les marchés d’actions, ou des marchés immobiliers, comme de permettre l’enrichissement sans précédent des grandes fortunes ces dix dernières années. Ce qui contribue à aggraver les déséquilibres économiques et financiers et les inégalités.
        D’autres remettent en cause les choix politiques faits par l’Europe depuis dix ans. Les politiques d’ajustement structurel et de dévaluation interne, devenues les règles d’or dans toute la zone euro, au moment même où il aurait été nécessaire, selon eux, de pratiquer des soutiens budgétaires pour contrecarrer les effets de la crise, ont abouti à une dévitalisation économique de la zone euro, que la seule politique monétaire ne parvient pas à enrayer. Il est donc urgent, disent-ils, de réhabiliter les outils budgétaires.
      Mais pourquoi ne pas utiliser les moyens immenses engagés par la BCE pour investir et financer la transition écologique, pour changer de modèle, plutôt que de les réserver au monde financier et d’essayer de perpétuer un modèle économique à bout de souffle, s’interrogent d’autres économistes, en prônant un QE pour le peuple.
     Toutes ces questions sont légitimes. Pourtant, elles ne semblent pas franchir les portes du conseil de la BCE, encore moins celles des conseils européens. Alors qu’un nouvel hiver économique est en train de s’abattre sur l’Europe, aucun responsable ne paraît décidé à la moindre remise en cause. Au contraire. Il n’est question que de se conformer aux règles édictées, de les renforcer même et de sanctionner les récalcitrants. Dans ses prévisions, le FMI lui-même note que la dégradation économique est liée à une chute de la demande en Europe. Les gouvernements européens, eux, s’en tiennent plus jamais à une politique de l’offre.
       En annonçant la fin des années fastes pour l’Allemagne, le ministre des finances Olaf Scholz a ainsi exclu par avance tout rééquilibrage de l’économie allemande, toute relance de l’investissement public, bien que nombre d’infrastructures publiques soient au bord de la rupture, toute reprise de l’endettement. L’austérité, selon lui, est plus que jamais nécessaire à l’Allemagne comme au reste de l’Europe. On ne change pas une politique qui perd, même si elle fait le lit d’un capitalisme illibéral, de la pauvreté et de l’extrême droite.
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Pause pipi, c'est fini?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

 Quand la nature se fait pressante...
                                                       Le travail ne met pas fin à une fonction des plus naturelles qui soit.
  On peut se passer de manger longtemps mais pas trop repousser les impératifs d'une activité moins valorisée.
   Le système taylorien appliqué à la lettre ne badine pas avec les temps morts, les parenthèses improductives, même minimes.
   Les exigences managériales ont leurs règles. Rendement oblige. Chez Amazon, tout est millimétré. Pas étonnant qu'il y ait (rarement!) des retours de jet flammes.
     Mais assurer une fonction physiologique parfois ne peut attendre et peut même se faire impérieux, surtout si la pathologie s'en mêle, avec divers problèmes de tuyauteries, de plomberies internes. Qui ne sait ce qu'est un blocage urinaire ne connaît rien à la douleur.
      Il est des entreprises où le temps passé aux lieux secrets est vu d'un mauvais oeil ou peut être décompté. Chez Téléperformance, on ne rigole pas avec les écarts urinaires...C'est: travaille et retiens-toi!...Les producteurs de couche-culottes feront leur beurre.
    Il est parfois tout de même permis de lever le doigt, comme à la communale, mais seulement par mail.
        On imagine le message, laconique mais urgent: ppsvp...
                                 La technologie numérique permet une charmante discrétion.
                                                                                               On n'arrête pas le progrès...
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Robots en tous genres

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Robots des villes et robots des champs.
                                                                Le numérique est aussi dans le pré.
                  

      Les robots n'ont pas fini de nous étonner. Pour le meilleur ou pour le pire.
   En agriculture, pour l'instant à modeste échelle, ils pointent leur nez, pour s' occuper, avec une précision millimétrique et leur puissance de calcul, de certaines tâches traditionnellement dévolues à l'homme.
     Pas sûr que celui-ci y retrouvera son compte, du moins au début,  la main d'oeuvre agricole ne cessant de se réduire,  la standardisation amplifiée risquant de favoriser surtout l'agriculture industrielle et les investissements élevés, la concentration plus marquée des exploitations agricoles.
             La technologie de pulvérisation constitue un bon exemple où l’on peut éviter que ce qui est pulvérisé ne parte dans l’environnement ou tombe en dehors des zones à traiter avec des panneaux récupérateurs par exemple. 
On estime qu’avec la technologie les pulvérisateurs peuvent maintenir l’efficacité des traitements tout en réduisant dans une fourchette de 20-40 % les quantités épandues.
Pour autant on voit que cela ne remet pas en cause le besoin de traiter ; cela peut même justifier de ne pas explorer les voies alternatives permettant de ne pas traiter ; c’est ce que les scientifiques appellent le verrouillage technologique autour des pesticides.
Le numérique agricole a largement été mis au point dans d’autres secteurs industriels et il tend à imposer la standardisation et l’optimisation dans des conditions bien maîtrisées.
Le risque c’est donc que le numérique accompagne des avancées d’ordre technologique renforçant la productivité et, se faisant, autorisant à couvrir les déficits de main d’œuvre, poussant au gigantisme des fermes et des élevages, donc renforçant la dépendance à la technologie.
         Comme chez Naïo technologie
           Pour l'agriculteur de demain. Enfin, ce qui en restera...
            Une agriculture hi-tech, qui ne néglige pas les drones, pourrait être demain, à certaines conditions, prometteuse.
   Pas seulement en France. 
         En Australie, par exemple, l'Université de Sydney a développé un étonnant robot, baptisé LadyBird. Cette machine totalement autonome fonctionne grâce à l'énergie solaire et circule dans les rangées de plantations pour surveiller et analyser les plants. Ce robot a déjà passé avec succès de nombreux tests réalisés dans des champs de légumes mais se contente de surveiller la « bonne santé » des cultures et plantations. Grâce à ses nombreux capteurs, senseurs et caméras, il détecte rapidement d'éventuelles anomalies (présence de mauvaises herbes, animaux nuisibles, croissance trop faible) et avertit l'exploitant agricole qui peut ainsi prendre immédiatement les mesures appropriées 
Mais les chercheurs australiens ne comptent pas s'arrêter en si bon chemin et travaillent déjà au développement d'autres types de robots agricoles, capables non seulement de surveiller les cultures mais également de récolter ou de désherber sans intervention humaine. Ce type de machine est d'ailleurs déjà utilisé dans les vignes, avec le robot VitiRover, un étonnant petit véhicule à quatre roues chargé de tondre la végétation autour des ceps de vigne....

Pour être encore plus efficaces, ces robots agricoles sont de plus en plus souvent assistés par des drones qui permettent d'obtenir des vues aériennes très précises des cultures et de détecter pratiquement en temps réel les nombreux types de problèmes susceptibles d'affecter ou de diminuer la productivité agricole.

Ces nouveaux robots agricoles commencent également à être utilisés dans la fertilisation et permettent de réduire de manière très sensible l'utilisation de produits chimiques. Aux États-Unis, les producteurs de maïs du Middle-West commencent ainsi à utiliser un nouveau type de robot spécialement conçu pour fertiliser les champs de maïs et mis au point dans le cadre d'un projet de recherche de l'Université Carnegie Mellon.
Dans la culture du maïs, il est en effet crucial de parvenir à coordonner parfaitement l'apport d'engrais et le rythme de croissance très rapide de cette plante. Le problème est que, lorsque les tiges de maïs dépassent une certaine hauteur, il devient impossible de recourir aux tracteurs sans provoquer des dégâts. C'est à ce stade délicat qu'intervient le Rowbot, un petit robot à quatre roues motrices, capable de fertiliser, pour un coût moyen de 25 $ l'hectare, une bonne soixantaine d'hectares de maïs en une seule journée. La généralisation de ce nouveau type de robot devrait contribuer à réduire très sensiblement les doses d'azote en début de saison, qui polluent les cours d'eau lors de fortes pluies

                                     Pour les robots des villes, les choses sont un peu plus avancées, compliquées et ambiguës et elles nous interrogent fortement, pas seulement sur leur envahissement, mais sur leurs conséquences au niveau de l'emploi, la "destruction créatrice", chère à Schumpeter, risquant de ne plus jouer son rôle.
       Nous ne sommes qu'au début d'une robolution qui n'a pas fini de nous étonner et de nous questionner.
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Israël: la colonisation continue

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Et après? 
               Israël est rongé paru une colonisation qui paraît maintenant irréversible.
    Compromettant tout possibilité d'un Etat palestinien futur et viable.
 Depuis des années, un processus se déroule, contre toutes les conventions, encouragé par le pouvoir de Tel Aviv, surtout depuis Sharon, malgré les dénégations et les temporisations.
   La droite a tout fait pour stimuler le peuplement de ce qu'elle appelle Judée-Samarie et de Jérusalem- Est.
    Benyamin Netanyahu  énonce maintenant sans complexe le fait accompli et l'irréversibilité de l'opération qui se poursuit. 
  Charles Enderlin se résout douloureusement à l'admettre
   __L'ancien négociateur franco-palestinien  Ziyad Clot arrive à la même conclusion, après des années passées auprès des deux parties.
  Le vieux projet sioniste, dans lequel Y. Rabin voyait un danger pour son pays, est en passe de réussir.
 La colonisation se renforce et se durcit, dans une Palestine en morceaux.
     Le peuplement des colonies est formé par une population assez radicale et souvent ultra-religieuse et une partie non négligeable vient des USA: 
                     ... Lorsque Yitzhak Rabin a été assassiné en 1995, ils étaient 140 000. « Un cancer », estimait déjà en privé le premier ministre, visionnaire, en 1977. Ils sont aujourd’hui près de 380 000, sans compter ceux de Jérusalem-Est. Leur poids politique – notamment dans le gouvernement actuel, le plus à droite de l’histoire du pays –, leurs relais, leur influence financière sont sans précédent. Personne, excepté une partie ultra-minoritaire de la gauche, n’envisage l’éviction de cette population. Fait remarquable : parmi eux, environ 15 % viennent des Etats-Unis, premier allié d’Israël, protecteur militaire, parapluie diplomatique. Soit des dizaines de milliers de personnes qui participent à la colonisation de la Cisjordanie, projet illégal au regard du droit international, compromettant toute solution politique au conflit....
   Contrairement aux juifs européens, qui fuient souvent la montée de l’antisémitisme, les juifs américains font un choix positif, qui relève de l’engagement. L’esprit pionnier, du Far West au Middle East, et le sionisme religieux se nourrissent mutuellement. « Ce sont des personnes fortement idéologisées, explique Sara Hirschhorn. Alors que de nombreux colons israéliens sont d’abord motivés par un logement moins cher, eux franchissent l’océan parce qu’ils cherchent un mode de vie, une forme de communauté.» Beaucoup pourtant essaient de retrouver un environnement familier. Ils s’installent à la sortie de Jérusalem, dans le bloc de colonies du Goush Etzion, et notamment à Efrat, créée par un rabbin orthodoxe de New York, Shlomo Riskin. La proximité de la Ville sainte, les grands axes routiers, les centres commerciaux, le décor de banlieue aux allées soignées : un confort à prix raisonnable, en somme, malgré les attaques palestiniennes régulières.
         Il ne se passe guère de semaine dans les colonies sans que des agressions se produisent, .avec  une impunitétotale.
      Depuis la guerre de l'olivier, les Palestiniens sont de moins en moins chez eux

De plus, comme le remarque l'historien israëlien Marius Shattner, de profondes divisions traversent la société israëlienne elle-même, augurant mal de l'avenir.

   L'impuissance se révèle pour l'instance totale.
                Malgré la crainte de beaucoup d'Israëliens encore lucides, la colonisation suit son cours...Pragmatisme et cynisme ne pourront durer...
                   Les récentes déclarations d'Hillary Clinton devant l’AIPAC (examen de passage quasi-obligatoireavant les élections) n'incitent pas à l'optimisme:
                      ... Si elle a à juste titre déploré que les familles israéliennes vivent dans la peur du fait des attaques au couteau, elle ne semble pas être consciente que les familles palestiniennes peuvent également vivre dans la peur du fait des violences des extrémistes et des colons  israéliens ou des incursions militaires dans les territoires occupés. Elle a reproché aux leaders palestiniens d'inciter à la violence et de célébrer les terroristes comme des martyrs en donnant des récompenses à leurs familles.
  Elle a proposé d’amplifier la coopération militaire américano-israélienne pourtant déjà largement développée et s’est prononcée en faveur du développement de  l’Iron Dome  (dôme de fer, système de défense anti-missile israélien). Elle souhaite établir un nouveau Memorandum of Understanding militaire de 10 ans entre Israël et son pays et que les États-Unis fournissent à Israël les armes les plus sophistiquées pour assurer sa défense.
   Elle s'est par ailleurs engagée à inviter en tout premier lieu, si elle est élue présidente, le premier ministre israélien à la Maison-Blanche, se démarquant ainsi de Barack Obama.
Pour elle, le mouvement Boycott Désinvestissement Sanction (BDS) doit être combattu car il a pour objectif de diaboliser Israël.
    Hillary Clinton a cependant rappelé son soutien à la solution des deux Etats même si, apparemment pour  elle, seule la partie palestinienne est responsable de sa non-réalisation. Elle n’a pas dit pas un mot sur le développement des colonies israéliennes ou sur la répression militaire qui frappe souvent de façon indéterminée la population civile palestinienne. Elle avait d’ailleurs soutenue le bombardement sur Gaza en 2014. Afin de rassurer ses interlocuteurs, elle s'est élevée contre toute tentative d'imposer une solution extérieure, y compris par la voie des Nations unies.       
     Pourtant, chacun constate que laisser les deux protagonistes israéliens et palestiniens négocier seuls un éventuel accord ne conduit à rien du fait de l'inégalité du rapport de force et de l'absence claire de volonté du gouvernement israélien de droite et d'extrême droite actuel d'y parvenir.
   Si Hillary Clinton est élue, les dirigeants israéliens ont donc la certitude de pouvoir mener en toute liberté leur politique actuelle qui peu à peu rend impossible la solution des deux Etats. Non seulement Hillary Clinton s’est engagée à n’exercer aucune pression sur eux mais, de surcroît,  d’empêcher les autres nations de le faire (cela étant, pays européens et arabes ne semblent pas vouloir être très actifs sur ce dossier, les pressions venant plus des opinions publiques). On voit mal, dès lors, ce qui pousserait les dirigeants israéliens à se montrer plus ouverts. C’est une véritable bombe à retardement sur le plan stratégique....
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 L’ONU va établir une liste noire d’entreprises israëliennes 
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Angela et Alexis

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

 La grande réconciliation?
                                           Ils se sont rencontrés.Est-ce à dire qu'ils ont réglé les problèmes? 
    Une certaine presse tend à nous présenter les choses ainsi: le passé serait oublié, l'absolution donnée, Athènes serait enfin sortie du pétrin, grâce à ses efforts surhumains et exemplaires.

    Elle serait sauvée, tirée d'affaire, grâce à la troïka et la purge imposée, surtout sous l'impulsion de Berlin et de son impitoyable ministre Schaüble, depuis congédié.
        Angela est venue dire sa reconnaissance à l'ambigu Tsipras. Surtout d'avoir surtout sauvé les banques...allemandes, entre autres. Comme certains le reconnaissent au FMI.
    Une nouvelle sainte alliance serait maintenant créée.         Sous haute tension quand même.
       Les voilà ami-ami.
    L'élève a été bien obéissant. Mais à quel prix!
 Si, sur un point ou sur un autre, il y eu quelques améliorations, laprécarisation et le chômage atteignent encore des sommets. 
  La majorité de la population est exsangue.Devenue fataliste, elle survit comme elle peut.
Et rien n'est résolu sur le fond. Surtout pas la dette, l'objet principal du délit.
    On a oublié l'origine de la crise 
  A part ça, tout va très bien, Madame la Chancelière...
          Non, la Grèce n'est pas "sauvée", même s'il elle va un peu moins mal après avoir été obligée de brader ses bijoux de famille.
   Il a fallu passer sous les fourches caudines des règles européennes, dont Giscard faisait le pari qu'elle pourrait les suivre malgré les profondes disparités en matière économique.
     Les tensions restent fortes et le problème de la dette ne sera jamais résolu,ce qui ne soucie pas les banquiers.
         La potion imposée n'a eu que peu d'effets.Malgré quelques signes positifs, on est loin du compte.
     Un étalement de la dette est obtenu, certes, mais rien n'est résolu et les banques vivent des jours heureux.
       Le temps fait oublier un processus complexe et une histoire plus compliquée que celle que l'on raconte aujourd'hui.
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Une éclaireuse: S. Sassen

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

 Un voix dissonante
                                   Lire Saskia Sassen
                                                                  Qui nous invite à repenser la mondialisation, telle qu'elle s'est mise en place, dans le cadrd'un libre-échangisme dérégulé  néolibéral.
         Une mondialisation loin d'être "heureuse"... 
.                                         .. Plus notre capacité à créer de la richesse s’est accrue, [dit-elle],plus la pauvreté s’est radicalisée. 2 milliards d’individus vivent dans une précarité extrême et ne possèdent rien d’autre que leur propre corps. La classe moyenne s’appauvrit et les plus pauvres sont de plus en plus fragilisés. La Chine a, bien sûr, créé une vaste classe moyenne, mais déjà on voit émerger une séparation nette entre 20 % de cette nouvelle classe qui devient de plus en plus riche et ceux qui restent à un niveau très modeste. Aux Etats-Unis, une critique de ces inégalités croissantes est récente et le livre de l’économiste Thomas Piketty ["le Capital au XXIe siècle", Seuil, ndlr], qui a eu un fort retentissement outre-Atlantique, est tombé à point nommé dans ce débat....
   Dans la seconde partie du XXe siècle, l’économie a intégré le plus grand nombre, a créé une classe moyenne solide. Aujourd’hui, la logique de privatisations, de dérégulation et d’ouverture des frontières portée par les grandes entreprises développe une dynamique qui exclut…
        On pense à ces familles américaines qui ont perdu leur maison avec la crise financière de 2008 et, plus généralement, aux travailleurs pauvres mis hors de chez eux faute de loyer payé…
   En Occident, l’exemple courant est celui des travailleurs à faible revenu et des chômeurs qui perdent protection sociale et allocations chômage. Aux Etats-Unis, 14 millions de ménages ont été chassés de leur maison après la crise de 2008 : les crédits d’accession à la propriété avaient été transformés en produits financiers à haut risque. Ce sont aussi les millions d’agriculteurs expulsés de leurs terres en raison d’un fort mouvement spéculatif : plus de 200 millions d’hectares ont été acquis par des investisseurs ou des gouvernements étrangers depuis 2006.
   D’une certaine façon, la Grèce est emblématique de cette dynamique. Dans leur brutalité simple, les plans d’austérité imposés par les institutions internationales expulsent de façon massive et rapide les classes moyennes, modestes ou pas, de leur emploi et des services médicaux ou sociaux, et plus largement de leur foyer. Le programme d’austérité de l’Union européenne a forcé les Etats à vendre sur le marché international et à bas prix une grande proportion de bâtiments nationaux qui avaient de la valeur. C’est une forme de «nettoyage économique». C’est évident quand on voit la vitesse à laquelle les investisseurs internationaux achètent…
        Il y a une logique commune mais elle est encore conceptuelle et souterraine. Aujourd’hui sont à l’œuvre ce que j’appelle des «formations prédatrices». Il ne s’agit plus de dire que des personnes très riches s’arrogent fortune et pouvoir, nous avons plutôt affaire à des entités qui comprennent aussi bien des éléments humains que non humains, comme les logiciels de la finance. Ces formations sont des assemblages d’agents économiques puissants, de marchés, de technologies et de gouvernements. Ce ne sont plus simplement des individus et des entreprises les plus riches ou des gouvernements les plus puissants.
    Ces formations incorporent quelques éléments de chacun de ces mondes. Il ne suffit donc plus d’éliminer les riches pour combattre les inégalités ! Nos économies politiques avancées ont créé un monde où la complexité a trop souvent tendance à générer une brutalité primaire. Par exemple, la complexité croissante des instruments financiers produits par de brillants chercheurs en finances aboutit à des prêts hypothécaires à haut risque dont la complexité engendre quelques années plus tard l’expulsion de millions de personnes de leur logement… La complexité et le progrès techniques servent des causes d’une simplicité brutale. Loin des gouvernements nouvellement endettés ou appauvris par l’évasion fiscale, se trouvent la fortune et les profits démultipliés des grandes entreprises...."
                   Mais la complexité, comme la cupidité ( Stiglitz) sont-ils des éclairages suffisants pour rendre compte des dérives d'une mondialisation selon l' OMC?
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Batifolage

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

* Ça s'améliore pour eux.
        *Quand le grand nous lâche.
             * Trop jeune ou déjà vieux?
                 * L'humour de Nicolas.    
                       * Ne pas confondre terre sans gens et Jean sans Terre.
                           * Bien fait pour sa Google!...
                                 * L'art de l'adaptation
                                                     *Un show pas très chaud.             

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