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Cliquer ou penser

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

        Je clique, donc je pense...
                                     Pas d'accord  aurait dit Descartes, qui ne connaissait pas Bill Gates et sa drôle de machine à cliquer, mais qui fut contemporain de Pascal, inventeur d'une géniale machine à calculer et prédécesseur de Leibnitz et de son intérêt pour la logique.formelle, pouvant à ses yeux investir le champ du langage, de Turing, traçant la voie à la machine à souris d'aujourd'hui. 
      On clique pompe beaucoup trop dans les universités 
         Sauf si on est danois... 
  Pourquoi se fatiguer à penser quand tout nous est offert sur un plateau... numérique. Le meilleur et le pire. Mais souvent le moins digéré.
    L'information (même exacte) n'est pas la réflexion.
       Eduquer un  enfant n'est par le moyen de l’ordinateur finit par le rendre dépendant de la logique binaire de la machine. Une manifestation de cet asservissement est une « fuite en avant où chaque innovation technique en appelle une autre » de sorte que nous sommes « entraînés dans un mouvement incessant » en accélération constante 
   Il faudrait penser à penser...plutôt que de penser par délégation wikipedienne ou autre.
        L'intelligence artificielle est sans doute prometteuse, mais est encore au berceau et ne pourra se substituer à la pensée vivante et multifonctionnelle.
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A bout de bras...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Attention! fragile...
                                  Comme du cristal d'Arques.
      Une entreprise, fût-elle ancienne et prestigieuse, peut mourir.
   Elle peut se retrouver, pour des raisons diverses, au bord du gouffre.


Cela fait des années que l'on tient l'usine à bout de bras, disent des ouvriers de la célèbre fabrique, à l'origine familiale,  mettant le doigt sur les défauts d'un système qui s'est lancée dans trop d'aventures risquées.
     Arcopal n'est pas une entreprise comme les autres.
         Encore un fleuron menacé?  Après Alstom et tant d'autres...
   D'espoirs en pessimisme, le personnel (5000 ouvriers) se sent à la merci de décisions qui le dépassent, ne concernant pas que des problèmes salariaux.
   Depuis les délocalisations, rien ne s'arrange, malgré quelques rebonds.
      Le ééveloppement à l'international "fut concomitant aux difficultés que rencontre le groupe à partir du début des années 2000. En 2004, les pertes dépassent 100 M€. Un premier Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE) conduit entre 2004 et 2008 à presque 3 000 départs volontaires du site historique d'Arques. Deux autres Plans de Départs Améliorés sont réalisés dans les années qui suivent et, à fin décembre 2012, l'effectif du site se trouve réduit de moitié par rapport à 2004, passant de 12 000 salariés à 6 000Le , dans une logique de redressement économique du Groupe, HIG Capital France et Arc International annoncent la signature d'un accord visant l'acquisition de la majorité du capital d'Arc International par HIG. Ce projet n'aboutira pas. Le 27 janvier 2015, après de nouvelles difficultés économiques, un Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) est présenté aux syndicats. Ce PSE prévoit la suppression d'un peu moins de 200 postes.     Le 16 mars 2015, le tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer valide le projet de reprise du groupe verrier Arc International par l'américain Peaked Hill Partners (PHP) à la suite de l'accord entre les actionnaires historiques, les banques, l'État et les investisseurs. Les créanciers ont accepté que la dette du groupe qui s'élevait à 280 millions d’euros soit réduite à 62 millions. Le fonds d’investissement PHP va débourser 58 millions pour recapitaliser l’entreprise en échange d’un Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui débouche, à la suite de la négociation avec les syndicats, sur 195 licenciements secs pour 233 créations de poste sur le site historique d’Arques."
  

   Manuel Macron en a fait une affaire personnelle. Mais cela suffira-t'il?
       Un retournement n'est pas à exclure, dans le cadre du détricotage industriel et de la désindustrialisation entamée depuis les années 80, au sein d'une mondialisation non tempérée et de la financiarisation organisée, qui scalpe l'industrie.
    Sous pavillon américain, , rien n'est garanti. On l'a vu avec l'affaire Général Electric, qui ne tient pas ses engagements.
____________________   En 1825, Alexandre des Lyons de Noircarme  fonde, à Arques, la "Verrerie des sept écluses". .. Mais laissons là les aspects historiques pour nous en tenir aux questions industrielles plus proches de nous.  La Verrerie Cristallerie d'Arques, ancêtre d'Arc International, est issue, au départ, de l'association, en 1826,  de la « Verrerie des sept écluses" avec la verrerie Carpentier-Mancel, fondée en 1823 à Saint-Martin-au-Laërt ; elle connaît un essor industriel qui se poursuit après les deux guerres. En 1950, elle produit ainsi 15 000 tonnes de verre par an et emploie 993 personnes.          En parallèle, l'entreprise poursuit activement une politique d’innovation. Elle est la première verrerie en France à proposer des verres décorés et à automatiser la fabrication du verre opale. Dès 1958, le premier verre à pied ou "verre ballon" y est fabriqué de façon automatique. En 1968, la Verrerie Cristallerie d’Arques opère une révolution industrielle mondiale, en parvenant à mécaniser la production des verres à pied en cristal. La baisse des prix de vente, rendue possible par cette innovation, met le cristal à la portée de tous. En 1980, cette verrerie produit 250 000 tonnes de verre par an et regroupe 9 000 personnes en France, essentiellement à Arques.   Jusqu'en 2015, la Verrerie Cristallerie d’Arques reste une entreprise locale à capitaux exclusivement familiaux. Toutefois à partir des années 1980, le Groupe doit entrer dans une logique d'internationalisation de ses productions avec la création, en 1979, de Durand Glass Manufacturing Company (DGMC), filiale de production située à Millville, dans le New Jersey, dont la production commence en 1982.     Dans les années 2000,  la Verrerie Cristallerie d’Arques change de nom pour devenir "Arc International" et ses implantations internationales se multiplient dans le monde. Ce développement international s'opère toutefois alors que le groupe rencontre des difficultés. En 2004, les pertes dépassent 100 M€. Un premier Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) conduit entre 2004 et 2008 à près de 3.000 départs volontaires du site d'Arques. Deux autres Plans de Départs Améliorés sont réalisés dans les années qui suivent et, fin décembre 2012, l'effectif du site se trouve réduit de moitié par rapport à celui de 2004, passant de 12.000 à 6.000 salariés.        Fin août 2014, dans une logique de redressement, Arc International et HIG Capital France annoncent la signature d'un accord visant à l'acquisition de la majorité du capital d'Arc International par HIG. Ce premier projet n'aboutira cependant pas. Le 27 janvier 2015, après de nouvelles difficultés économiques, un nouveau Plan de sauvegarde de l'emploi est présenté aux syndicats. Ce PSE prévoit la suppression d'un peu moins de 200 postes.       Le 16 mars 2015, le Tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer valide le projet de reprise du groupe verrier Arc International par Peaked Hill Partners (PHP appartient en fait à Dick Cashin, un milliardaire américain passé par la banque JPMorgan) ; il prend 80 % du capital pour 58 millions d'euros, les héritiers, la famille Durand, en conservant 20 % moyennant l'apport de 2 millions d'euros. Les créanciers ont accepté que la dette du groupe  (280 millions d’euros) soit réduite à 62 millions. Le fonds d’investissement PHP doit débourser 58 millions pour recapitaliser l’entreprise en échange d’un Plan de sauvegarde de l'emploi qui implique, à la suite de la négociation avec les syndicats, 195 licenciements  pour 233 créations de poste sur le site historique d’Arques.   Cette prise de contrôle d'Arc International par le fonds d'investissement américain Peaked Hill Partners LLC s'est opérée dès le départ sous le contrôle et avec  la bénédiction du ministre de l'Économie de l'époque... Emmanuel Macron. Ce dernier  est même venu en personne annoncer : « L'entreprise est sauvée, 90 % des emplois sont sauvés ».._________________________

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Petite pédagogie du fouet

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Qui aime bien châtie bien...
                                          Les méthodes de papa ont du bon. 
                                                   L'humanisme arabique à encore frappé.
                Le promoteur des droits de l'homme (de l'homme seulement!) n'hésite pas à utiliser les moyens les plus persuasifs:
    Pour sanctionner  une faute très grave! 
De lèse-divinité!!. Ce n'est pas un petit vol de mobylette dromadaire...
       Un exemple pour les pays laxistes, d'une tolérance coupable, ouverts aux mécréants. 
 Une  contrainte exemplaire et, tant qu'on y est, il faut justifier et amortir le matériel pénal.
     Il faut aussi ne pas lésiner sur les détails: le roi veut  des comptes ronds.
  Dans ce royaume cher aux intérêts pétroliers américains, l'heureux résidentoccasionnel de notre Côte d'Azur ne fait pas preuve de faiblesse:10 ans de prison et 2.000 coups de fouet pour… athéisme,
     Ça pourrait être pire! Ce n'est quand même pas l'écartèlement de la belle époque...
          De la part d'un pays tolérant et ouvert, aux sages  principes de gouvernement. Le bon roi le dirige avec fermeté certes, mais avec un sens aigü de la justice, selon la règle :  « L'autorité du gouvernement du Royaume d'Arabie saoudite émane du Saint Coran et de la Sunna du Prophète qui priment sur la présente Loi et les autres lois de l'État »
   A la pointe du progrès (on est passé à la vitesse de la lumière du dromadaire au 4*4, de la tente au gratte-ciel)), le Souverain est attentif aux droits de l'homme, en en revendiquant même la présidence , soucieux du sort des femmes, désormais en droit de faire du vélo. Dans sa sollicitude, il les écarte pour l'instant du danger bien réel de la conduite automobile. Mais dans sa magnanimité, il a consenti à ce qu'elles votent. Mais attention, seulement aux municipales. Faut pas pousser.
  Déjà qu'elles ont le droit de faire du vélo  (accompagnées! et pas pour aller au café...) pour leur plaisir. Pour leur plus grand bien, on a toujours besoin du fouetpour les stimuler. Foi de Saoudien!
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Désir d'Europe

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Pour un nouvel élan?
                             Le discours se voulut mobilisateur, enthousiaste. idéaliste et même parfois flamboyant.
 Il fut parfois salué comme nécessaire, souvent dénoncé comme purement incantatoire, ne précisant aucune des conditions nécessaires pour refonder l' Europe des peuples, dans le marasme ambiant et les divisions manifestes.
           A l'heure des doutes, des crises, des divergences, l'Europe des pères fondateurs  peut-elle encore faire rêver?
       Eléments pour sortir de la crise:



 




-L'Europe traverse assurément une de ses crises les plus graves. Plus qu'une crise de confiance.
-Le chemin sera long sur la voie d'un accord renégocié ou d'une refondation
-Alors qu'en Italie, c'est arrière toute et qu'en périphérie, les replis nationaux, voire nationalistes gagnent du terrain. Le Brexit n'arrange rien
-Si le rêve européen est à réinventer, c'est qu'il a été perdu, voire perverti; transformé en gestion économique néolibérale, en simple marché où la concurrence joue au dépends de la solidarité.
-On attendait Erasme, disait quelqu'un, ce fut Moscovici qui vint.
-Peut-on sauver ou changer le rêve européen et repenser une véritable souveraineté européenne?
-Peut-on encore se contenter d' espoir ou d'envolées rhétoriques?
-Jean Quatremer, pourtant fervent européiste, met parfois le doigt là où ça fait mal.
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L'union européenne n'est pas une puissance politique.

         C’est un édifice économico-juridique, où le droit a d’ailleurs été mis au service de l’économie, de manière à bâtir un grand marché dérégulé. L’UE s’est “néolibéralisée” au fil du temps de manière à devenir une petite mondialisation pure et parfaite dans un espace circonscrit. A l’intérieur, tout circule librement, les marchandises, les hommes, les capitaux. Conjointement à cela, tout ce qui vient de l’extérieur entre comme dans du beurre. En Europe, l’idée de frontière est diabolisée et associée au “repli national”. L’Union ne sait d’ailleurs pas vraiment où se situent ses frontières, puisqu’elle s’est construite sur l’idée potentielle d’un élargissement sans fin. Il y a quelques semaines à peine et malgré la multi-crise qu’elle traverse, le président de la Commission Jean-Claude Juncker proposait d’ouvrir des négociations d’adhésion avec la Macédoine et avec l’Albanie…
L’Europe actuelle est un espace liquide, une entité molle et post-polique, totalement inapte à agir dans les domaines régaliens. C’est l’aboutissement des choix qui ont été faits il y a longtemps, au tout début de l’aventure communautaire.
     A l’origine en effet, deux conceptions opposées de l’Europe se sont affrontées en France (la France était alors la locomotive de Europe, presque toutes les initiatives venaient d’elle). La première était une vision intergouvernementale, portée par les gaullistes. Ces derniers souhaitaient bâtir une “Europe puissance”, c’est-à-dire une entité géostratégique indépendante dans grandes puissances de l’époque (les États-Unis et l’URSS), et capable de suivre sa propre voie. Dans les années 1960, il y eut les “plans Fouchet”. L’idée était de créer un “concert des nations européennes”, coopérant étroitement dans le domaine des Affaires étrangères, de la Défense et de l’éducation. Ces plans prévoyaient que les décisions soient prises par des Conseils des ministres dédiés à chaque domaine (Affaires étrangère, Défense et Éducation, donc), c’est à dire par des hommes politiques, des gens responsables devant leurs peuples, non par des techniciens. Par ailleurs, les décisions devaient être prises à l’unanimité, de manière à respecter scrupuleusement la souveraineté de chaque nation (ce qui est la condition nécessaire pour que vive la démocratie dans chaque pays : la souveraineté populaire suppose la souveraineté nationale). En pratique, cela aurait probablement nécessité beaucoup de géométrie variable, car tous les pays n’ont pas les mêmes besoins au même moment ni les mêmes tropismes. La Lituanie et la Grèce ne sont pas confrontées de la même façon à la question migratoire, par exemple. Des groupes de pays, dont la composition aurait sans doute été différente en fonction des sujets traités, auraient pu travailler ensemble sans qu’aucun d’eux ne soit contraint de participer à tout, contrairement à ce qui se passe dans l’Europe de l’uniformité psychorigide que nous connaissons.
    Malheureusement, c’est la deuxième conception de l’Europe, celle des “Pères fondateurs”, celle, pour aller vite, de Jean Monnet, qui s’est imposée. C’est une Europe technique, marchande. Supranationale, aussi, puisqu’il s’agissait clairement, dans l’idée de ses concepteurs, d’effacer les nations (jugées guerrières) et d’ôter aux peuples (jugés tempétueux, irrationnels, trop passionnés) la charge de s’auto-gouverner. On a donc fabriqué un grand espace désincarné, a-démocratique, où seule l’économie semble exister, tout en échappant aux choix des peuples puisque la politique économique qui doit être menée (la même pour tous) est fixée une fois pour toute dans les traités. De plus, on a fait en sorte qu’il s’agisse d’un nain géostratégique, aligné sur la diplomatie américaine et défendu par l’OTAN. L’Allemagne – que son désir de s’ancrer définitivement à l’Ouest rendait amoureuse des États-Unis – a d’ailleurs une responsabilité particulière dans l’affaire. En effet, suite à l’échec des plans Fouchet au niveau de l’Europe des Six, de Gaulle s’est tourné vers le chancelier Adenauer et lui a proposé de faire affaire à deux. Ce fut le Traité de l’Élysée. Hélas, les parlementaires allemands ont voté au Bundestag un préambule unilatéral à ce traité, qui le vidait de sa substance. Dans ce préambule, il était acté que l’Allemagne privilégierait quoi qu’il arrive son engagement auprès de l’OTAN.Bref, si l’Europe se trouve totalement désarmée face à la question migratoire, c’est parce qu’il s’agit d’une question politique, pas d’une question technique. Et parce qu’elle relève du régalien, cependant que les Européens ont fait le choix de considérer qu’on était entré dans la post-histoire, et que ce type de sujets n’existait plus. La Commission essaie bien de trouver des solutions, mais ça ne fonctionne pas. Elle propose des quotas de migrants par pays, en bonne représentante de ce qu’Alain Supiot appelle « la gouvernance par les nombres ». Elle fait des règles de trois, élabore des indicateurs et dessine des diagrammes en bâton, mais elle ignore tout du réel et de ses contingences. Ce n’est, après tout, qu’une administration et, de surcroît, l’administration d’un non-Etat.
     Je veux dire que l’Europe n’est pas un monde vierge et plane sur lequel il suffit d’appliquer des formules mathématiques. C’est un continent composé de pays très divers, avec des histoires, des traditions, des positions géographiques différentes.
    Des trajectoires démographiques différentes également. Il y a, dans le Monde diplomatique du mois de juin, un dossier remarquable sur la question démographique en Europe. Sa lecture éclaire beaucoup de chose. On y découvre que dans ce domaine, les Vingt-huit ne sont pas logés à la même enseigne, loin de là. Un groupe de pays se trouve dans une situation particulièrement difficile, celui composé des pays d’Europe centrale et orientale (PECO). Entre une fécondité en berne, une mortalité qui a bondi après la chute de Mur de Berlin et, surtout, l’exode massif d’actifs qui partent chercher du travail à l’Ouest, les PECO se dépeuplent dans des proportions qui donnent le vertige. De quoi générer une angoisse existentielle profonde, une phobie de la « disparition ethnique » évidemment peu propice à l’accueil serein de populations étrangères.
Du coup, on comprend mieux le succès de ces droites conservatrices et anti-immigration à l’Est, du parti de Viktor Orban en Hongrie au PIS en Pologne, en passant par l’ANO de Andrej Babis en Tchéquie. Même la Slovénie, située sur l’ancienne “route des Balkans”, est désormais touchée. Et l’on se doute que ces pays ne céderont pas, qu’ils refuseront de se conformer aux quotas d’accueil de la Commission. De toute façon, il semble évident que les réfugiés ne souhaitent pas s’y installer non plus. L’an dernier, la BBC a consacré un reportage aux réfugiés arbitrairement “relocalisés” dans les pays Baltes. Confrontés à la difficulté de trouver un logement, un travail et au mauvais accueil qui leur est fait, beaucoup repartent dès qu’ils le peuvent. Évidemment.
      Le Monde a trouvé la solution ! Dans un édito publié après la réunion des ministres de l’Intérieur des Vingt-Huit à Luxembourg (5 juin), on peut lire ceci : « Selon un rapport récent du think-tank européen European Stability Initiative, quatre pays, l’Allemagne, la France, l’Italie et la Grèce, ont concentré en 2017 près des trois quarts (72 %) des demandes d’asile (…). Ces quatre pays ont un intérêt prioritaire à réformer et à harmoniser le droit d’asile, et à négocier des accords de réadmission avec les pays d’origine, en particulier les pays africains dont les ressortissants ne peuvent pas prétendre à un statut de réfugié ». On y est : un groupe circonscrit de pays ayant intérêt à travailler ensemble sur un sujet particulier, pourraient s’atteler à une tâche commune, en mode “coopération intergouvernementale”. C’est d’ailleurs ce que dit Hubert Védrine dans une récente interview : « on peut prendre des initiatives nouvelles avec un nombre restreint de partenaires. S’il y a un domaine où les pays membres devraient agir de façon volontaire, coordonnée et rapide, c’est pour doter Schengen de vraies frontières (…) il faut que les ministres de la Justice, de l’Intérieur, des différents pays travaillent ensemble ». Les ministres, donc. Pas les technocraties “indépendantes” qui ne rendent de comptes à personne.
     Reste un problème de taille : là où il faudrait une coopération étroite entre pays, le long processus d’intégration économico-juridique qui a prévalu jusque-là a créé de la divergence, de la méfiance voire de l’animosité. Le partage d’une monnaie unique par des pays dont les structures économiques n’ont strictement rien à voir, a généré une compétition féroce et une course à la déflation salariale dont le moins que l’on puisse dire est qu’il ne favorise pas l’amitié entre les peuples. Entre la Grèce et l’Italie d’un côté, l’Allemagne de l’autre, ce n’est pas l’amour fou. Le traitement quasi-injurieux réservé par la presse allemande à la question italienne il y a quelques jours en a à nouveau témoigné. L’Union européenne, le marché et la monnaie unique, sont en train de détruire toute forme de cohésion en Europe.
    Je disais à l’instant que la manière dont on a construit l’Europe en a fait un simple marché, stratégiquement inféodé aux États-Unis et habitué à vivre sous leur aile. Les Américains eux-mêmes ont beaucoup fait, d’ailleurs, pour que le projet supranational de Monnet s’épanouisse et que l’idée d’Europe politique des gaullistes soit enterré : ils ne voulaient pas d’une Europe indépendante, et souhaitaient au contraire qu’elle soit leur pion. Pendant la Guerre froide, ils lui ont assigné le rôle de rempart contre le communisme. A la fin de celle-ci, ils ont considéré que l’UE élargie jouerait le rôle utile de “pôle d’attraction” pour un maximum de pays de l’Est, les détachant ainsi de l’orbite russe.
     Mais depuis l’arrivée au pouvoir de Trump, les Européens ont parfois l’impression que les États-Unis les “lâchent”. C’est particulièrement vrai de l’Allemagne, qui est habituée, depuis la fin de la guerre (et même si les relations se sont beaucoup refroidies sous Schröder autour de la question irakienne) à ce que les Américains soient à ses côté. Ce sont eux qui ont initié la réforme monétaire de 1948 ayant abouti à la création Deutschemark, laquelle a précédé la fondation de la République fédérale d’Allemagne en 1949. C’est George Bush qui, après la chute du Mur de Berlin, a soutenu avec le plus de vigueur le projet de Kohl de réunifier le pays au pas de charge, cependant que les voisins européens de Bonn demeuraient sceptiques. C’est sur Washington que le pays d’Angela Merkel compte aujourd’hui pour sa sécurité, lui que son histoire particulière a conduit à opter pour le pacifisme et qui ne dispose pas des mêmes moyens de se défendre que la France ou la Grande-Bretagne. Aujourd’hui, la République fédérale ne cesse d’essuyer des reproches de la part de Donald Trump, que ce soit au sujet de ses excédents commerciaux jugés excessifs, ou de sa trop faible participation financière à l’OTAN. Elle se trouve prise au dépourvu et traverse une sorte de crise existentielle.
     Et ce sont bien les excédents allemands que Trump a dans le viseur, lorsqu’il décide de prendre quelques mesures protectionniste vis à vis de l’Europe. Ces excédents sont dans le collimateur du Trésor américain depuis des années, et jugés propres à déstabiliser l’économie mondiale. Le fait est que ces excédents ont été obtenus parce que l’Allemagne mène une politique économique mercantiliste et de “tout-à-l’export”. Ceci la rend très dépendantes de ses clients, parmi lesquelles les États-Unis, et Trump le sait. Il mise sur la division des Européens et sur une probable volonté allemande de temporiser, afin que les prochaines marchandises taxées par Washington ne soient pas les berlines allemandes. A-t-il raison ou son attitude va-t-elle au contraire ressouder les Européens ? On en saura plus après le sommet du G7.
Dans votre dernier livre, avec David Cayla, vous pronostiquez la fin de l’UE. Cette perspective se rapproche-t-elle selon vous ? L’UE n’a-t-elle au contraire pas prouvé qu’elle pouvait survivre, même sans le soutien des citoyens ?...
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Bonne vieille grève

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 C'était souvent crève ou grève. 

                                        Il arrive que des soldats se mettent en grève.
    Ou s'installent dans le silence des armes, crosses en l'air.
 Décimés, exténués ou révoltés.
         Depuis les mutineries de 1917, la reddition à Rommel de troupes italiennes à Caporetto...
     Pendant la guerre du Vietnam, certains fuyaient la conscription dans les pays voisins.  
 En Algérie, les abandons furent passés sous silence.. 
    On l'a vu aussi plusieurs fois en Israël, individuellement ou collectivement.
                 Le problème est ancien: les chevaliers médiévaux aussi ont fait grève... 
 
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Andréa se rebiffe

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Jusqu'où ira-t-elle ou pourra-t-elle aller?
                                                       Non, elle ne sera pas une nouvelle Rosa Luxembourg, mais sa détermination est grande:

    Andrea Nahles veut faire sortir son pays, l'Allemagne, du sommeil dogmatique dans lequel elle s'est installée depuis trop longtemps, faire bouger les lignes, redonner au SPD son caractère actif et critique, après tant d'années de compromis et de compromissions, dans lesquelles il avait perdu son âme et son ancienne combativité sur le terrain social. Sortir la gauche de l'ornière.
      Les alliances l'avaient tué et, surtout depuis Schröder, qui s'était sans scrupules engagé dans la voie de l'ordre néo-ordolibéral et avait clairement apporté sa caution aux lois Hartz, désastreuses pour une partie toujours plus grande d'Allemands, voués à la précarité et à la pauvreté.
       Enfin, peut-être une nouvelle vie pour une opposition qui n'en était plus une depuis bien longtemps, au sein, de coalitions concoctées par madame Merkel, restée trop longtemps au pouvoir, mais au service de droites conservatrices et affairistes.
     A l'heure d'une crise politique profonde, Mutti glisse vers une fin programmée et annoncée. Les affaires ont prospéré, mais le social a régressé.
       Depuis deux ans, les repères se diluent et l' "angélisme" se terminent.dans un climat où des extrêmes demandent de nouvelles réponses à la crise de son leadership de fait et de l'Europe toute entière.
    Le pays  est actuellement plongé dans des abîmes de perplexité et de doute.
        Mais où est passé la gauche?
                 Pour ce qu'il en reste...
   Andréa pourrait bien contribuer à la réveiller, suite au retrait de Martin Schulz et aux défis qui s'annoncent.
      Par ses propositions qui dépassent largement le cadre électoral.
  Une révolutionnaire? Non, mais une possible rénovatrice, décidée à remettre en question le "modèle allemand" si contesté, maintenant de l'intérieur.
    Pourra-t-elle remettre en question la politique néolibérale du SPD?
       C'est toute la question.
   Mais nulle doute qu'elle est appelée à jouer un rôle majeur dans une Allemagne qui bouge et qui doit muter, dans son intérêt...et dans le nôtre.
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Ecouter-voir

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Petite plage de silence...
                                     Pas facile d'en parler.
                L'exercer serait le meilleur moyen de le vivre.
       Mais il faut bien passer par les mots, car l'indicible n'est accessible à personne. Nous ne passons et pensons que par les mots. Même s'ils appauvrissent le message. Pauvres mots.
       Le silence est rare et précieux.
 Silence au début (nous naissons du silence) silence à la fin (nous y retournons).
   Silence des espaces infinis, comme disait Pascal.
   Le silence est primordial, final, cosmique. Il nous enveloppe.
        Il est des silences gênés, complices, coupables.
  Des silences contraints et de silences choisis. 
   Des silences complices, amicaux, de douleur partagée, d'admiration, de stupeur, d'effroi.
   Il y a surtout des silences pleins de sens.
Des silences qui expriment l'acte d'exister pur.
    On pourrait écrire des livres sur les aspects de ce que parfois nous fuyons ou nous ne recherchons pas. .
      Dans notre société saturée de bruits en tous genres, le silence fait peur.
  Il nous faut des décibels, des fréquences, des bavardages incessants, sur les ondes ou ailleurs.
      L'absence de silence empêche l'expression et l'écoute.
        Sans silence, même en musique, il n'y a que du bruit, pas de sens.
   Dans le vrai silence, qui n'est pas le mutisme, tout parle.Mais il se gagne. Dans la plénitude, non dans la solitude. Même si la solitude choisie est souvent nécessaire. Pour lire, écouter, vibrer avec un auteur, la nature...La parole est souvent de trop.
    Quand le bruit est incessant, l'attention est nulle.
       Le silence est la couleur des événements: il peut être léger, épais, gris, joyeux, vieux, aérien, triste, désespéré, heureux... Il se teinte de toutes les infinies nuances de nos vies. Sans cesse, si on l'écoute, il nous parle et nous renseigne sur l'état des lieux et des êtres, sur la texture et la qualité des situations rencontrées. Lieu de la conscience profonde, il fonde notre regard et notre écoute.
Le silence intérieur: comment, dans le tumulte des pensées, fantasmes, images qui nous habite, peut-on arriver à retrouver le silence en soi ? Artistes, poètes, philosophes, mystiques savent depuis toujours que dans l'attention au silence de la pensée s'enracine toute créativité. Que de lui, ainsi que l'exprime un Koan zen, s'élève l'esprit immortel.
     Dans un monde de plus en plus bruyant, la valeur du silence est à redécouvrir.
Nous l'avons peut-être oublié, nous sommes des êtres porteurs de toute la sagesse immémoriale du silence.
 (Marc de Smedt)

    Le silence, si on le veut, peut s'apprendre, avec les techniques les plus simples..
Sa qualité va de pair avec celle du lâcher-prise. 
       Il est toujours plus peuplé qu'on ne le croit... 
            Faudrait-il le payer pour en jouir?
                 Bon, je me tais..
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XI Ping progresse

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Nouveau permis à point.
                                       Attention à la sanction!  
    En Chine aujourd'hui, on peut vite voir réduit ou aboli son permis de circuler et être définitivement assigné à domicile, Même rentrer à la maison revoir sa grand mère du côté de Xi'an va devenir impossible.
  

    Condamné à rester à la maison, ce n'est pas mortel, mais ça peut rendre morose, surtout dans l'immense Pékin. Pas besoin de bracelet électronique.
    C'est normal. Il faut contrôler les masses. Sinon, où va-t-on? Orwell en reconnaissait l'ardente nécessité pour parvenir à ses fins, dans certains cas.
     Plus de vingt millions de Chinois connaissent déjà le nouveau régime social à points.
  Cela peut paraître peu au regard de la population globale, mais ça n'est qu'un début..
         Ça leur apprendra, à ces mauvais citoyens, à ne pas être conformes, comme on leur demande
  La reconnaissance faciale a fait des progrès fantastiques  déjà, au pays du tout numérique,  dans ce pays où Mr Xi Ping veut veiller au bien être de ses ouailles. A vie maintenant.
   On constate peu de réactions de la part de ceux qui ne peuvent porter en réaction un gilet jaune. Un gilet qui serait d'ailleurs incongru, comme si un Sénégalais pouvait porter un gilet noir.
        Mr XI veille au grain, plein de sollicitude pour la grande masse de ses subordonnés.
   Affable, discret, presque timide, il sait que la Chine ira loin mais dans le bon ordre.
     Les mauvais comportements sociaux doivent être sanctionnés.
          Sinon c'est l'imprévisibilité et l'anarchie. Il faut voir clair pour marcher vers l'avenir radieux qui s'annonce.
    L'histoire ne dit pas si on peut racheter des (bons) points par une conduite exemplaire, être finalement exonérés de toutes sanctions et à quelles conditions.
    Nulle doute que le Sage qui dirige l'Empire du Milieu saura trouver le juste milieu.
 Sinon, il risque de perdre beaucoup de soutiens, ce qui serait contre-performant dans l'irrésistible ascension de Pékin.
         Pourquoi ne pas suggérer l'idée à Jupiter, pour tous ces déviants qui hantent encore nos carrefours?
   Ce serait sans doute plus efficace que tous les discours, même brillants.
         Et puis, la reconnaissance faciale partout, c'est un marché porteur, qui pourrait relancer notre économie.
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C'est la foire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Bateleurs en action...

                         C'est à celui qui dégainera le plus vite, qui parlera le plus fort.
 Venez, approchez, tâtez la qualité...
     La politique sur le terrain est devenue un barnum.
              C'est la foire aux egos.
     C'est le défilé sur les planches de nos zêlées z'élites. 
 Alors que la démocratie, par nature fragile, n'est pas vendable. 
                 Il serait temps de la démocratiser.
    Changer les hommes ou les institutions?
Les deux, mon général.
    Mais le régime présidentiel, tel qu'il est devenu, quasi monarchique et si écourté, fait que l'on se bouscule aux portillons du palais et renforce la tendance au perpétuel et affligeant spectacle des vieux moutons au salon. 
      Tout foire!
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Malédiction pétrolière

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Le pétrole: une manne ou une frein au développement.
                                                   On l'a parfois appelé l' excréments du diable, alors que sa découverte est considérée comme une bénédiction, source de richesses faciles et durables, à un moment donné.
         Même s'il ne durera pas.


 Sauf exception, comme en Norvège, la production de pétrole quand il devient une rentes essentielle dans l'économie, aboutit assez vite à une sorte de malédiction, à des soubresauts inattendus et à des crises parfois profondes.
      On le constate avec l'Algérie aujourd'hui, modèle à bout de souffle, qui s'est laissée aller trop exclusivement à la rente pétrolière, en négligeant le développement d'autres sources de richesses plus durables.
    L'Arabie saoudite commence à comprendre qu'il lui faut rapidement préparer l'après-pétrole, dont elle dépend exclusivement.
      Une addiction qui parfois n'enrichit pas globalement le pays, au contraire, comme au Nigéria.
    C'est pourquoi, il fut appelé l'excrément du diable
            La formule est de l’un des fondateurs de l’OPEP, Juan Pablo Perez Alfonso. Le vénézuelien, déjà dans les années 70, tirait la sonnette d’alarme sur tous les problèmes qu’apporte le pétrole : misère, corruption et parfois la guerre à ceux qui en ont."(“I call petroleum the devil's excrement. It brings trouble… Look at this madness—waste, corruption, consumption, our public services falling apart. And debt, debt we shall have for years.”
      Le Vénézuela a joué trop longtemps sur un pétrole très abondant et cher, qui représente 96 % des devises (richesse qui en intéresse plus d'un), sans diversifier son économie et préparer l'avenir. Sa fragilité vient aussi des intérêts qu'il suscite, un peu comme l'Irak et la Libye à une époque..
      L'histoire se répète...Trump s'intéresse curieusement au Vénézuela.
  La pénurie est largement programmée. Il n'y a pas que la corruption et la mauvaise gestion.
       Le dessous des cartes est souvent oublié.
     Comme le souligne le Monde, ...Cette lecture est fortement partagée par Pasqualina Curcio Curcio, professeure vénézuélienne de sciences économiques à l’université Simon Bolivar. Statistiques à l’appui, elle démontre que ni la production ni l’importation – qui sont quasi le monopole des entreprises privées – n’ont baissé au Venezuela.  "Les pénuries ne sont donc pas le résultat d’un effondrement de la production nationale et/ou d’une baisse des importations consécutive à une baisse des devises étrangères accordées par l’État", souligne Thierry Deronne, qui s’appuie sur l’étude de la professeur vénézuélienne, avant de conclure : "Les causes réelles des pénuries recensées au Venezuela sont donc dans l’ordre :
– Importations ‘fantômes’ : Diminution des importations malgré un octroi croissant de devises étrangères au secteur privé importateur qui place à l’étranger une part des devises attribuées pour l’import
– Accaparement sélectif de biens de première nécessité".
         Dans la foulée de l’annonce de la victoire de Nicolas Maduro aux élections présidentielles, Donald Trump a signé un décret visant à réduire la capacité du régime de Caracas à vendre ses actifs. Jugeant  son élection illégitime, l’Union européenne emboîte le pas au président américain en annonçant de nouvelles sanctions contre la république bolivarienne. Lundi 28 mars, dans une déclaration adoptée lors d'une réunion à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont annoncé qu’ils préciseront la nature des sanctions en juin prochain.
      Selon un processus devenu classique dans le paysage géopolitique, des relations tendues avec les pays occidentaux débouchent systématiquement sur un rapprochement avec la Russie et la Chine. Le Venezuela ne fait pas exception à cette règle. En effet, le président russe Vladimir Poutine et son homologue chinoix Xi Jinping ont été les premiers à féliciter Nicolas Maduro de sa réélection. En toute hypothèse, les deux puissances orientales restent prêtes à venir en aide au Venezuela, cela fut d'ailleurs le cas en novembre 2017 quand le pays se trouvait en défaut de paiement partiel sur sa dette.
      Cela sera-t-il suffisant pour sauver le pays d'une inflation qui s'envolerait à 2 000 % au cours de cette année (selon les prévisions du FMI) ? Difficile de pronostiquer là-dessus. Quoi qu'il en soit, Nicolas Maduro s'apprête à gouverner un des pays les plus instables et perturbés de la planète. Et l'issue de la crise vénézuélienne ne restera certainement pas sans conséquence sur le paysage géopolitique de l'Amérique latine, et international même...
      L'excrément du diable?  Oui, bien trop souvent.
        Qu'on se souvienne des précoces visées politiques de certaines puissances occidentales  sur les sources pétrolières du Moyen-Orient et notamment de l'Iran.
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