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Un lobby pas comme les autres

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

          Jamais sans mon flingue.  
                                           Aux USA, les lobbies ont officiellement droit de cité
                            Pour le meilleur et pour le pire.   Plus souvent pour le pire et toujours pour le business. A tel point que l'éditorialiste du Harper's Magazine, John Mc Arthur, et d'autres Américains, parle d'un système de type  ploutocratique. 
       Ils sont de toutes natures: industries de l'armement, firmes  pharmaceutiques,,etc...
   Un des plus importants, au moins celui qui a des incidences presque quotidiennement tragiques, est celui de l'industrie d'armement pour les particuliers, en vertu du 2° amendement, toujours invoqué de manière dogmatique, jamais remis en question, malgré les multiples tentatives périodiques de citoyens et d' hommes politiques pour réformer.
     Mais aux yeux de la NRA et d'une partie de l'opinion, le droit de porter une arme, même à répétition, même de guerre, en accès facile ou très peu réglementé, est un droit sacré, qu'il faut défendre à tous prix, surtout lors des campagnes électorales, meilleur moment pour agir sur les élus et sur l'opinion.
    La cause des armes et la cause divine se rejoignent parfois assez facilement.
        Un business qui se porte très bien et qui gouverne l'Amérique
        Notre Père, qui est aux cieux, que ton nom soit sanctifié [...]. Que la liberté de porter des armes soit préservée, et celle de protéger nos familles. Amen.
        C'est par cette prière collective réunissant 80.000 personnes que s'est ouvert le Salon annuel de la National Rifle Association (NRA) il y a deux semaines à Louisville, Kentucky. Trois jours durant, ces fans de Charlton Heston et de John Wayne ont fraternisé sur des airs de country, offrant l'un des spectacles les plus authentiques du Midwest américain. L'un des plus glaçants aussi, à l'image de ces petites filles réunies autour du stand « shoot like a girl », prouvant qu'il n'est jamais trop tôt pour manier un pistolet outre-Atlantique.___Le « business » des armes ne s'est, de fait, jamais aussi bien porté. Les Etats-Unis comptent désormais plus d'armes à feu que d'habitants. Leur nombre s'établirait à 357 millions, pour une population d'un peu moins de 320 millions. La montée du terrorisme a évidemment accentué la tendance. Mais encore plus décisives ont été les menaces de Barack Obama de limiter les ventes d'armes, via un contrôle systématique des acheteurs. « Les chiffres le prouvent : la peur de restrictions sur les ventes a un effet plus puissant que les tueries et les attaques terroristes. Barack Obama est le meilleur vendeur d'armes de la planète », résume Louis Navellier, qui dirige un fonds d'investissement du même nom à Reno (Nevada).___Rien qu'en décembre dernier les fabricants ont vendu 1,6 million d'armes aux Etats-Unis - leur meilleur mois depuis deux décennies, à l'exception de celui qui a suivi la réélection de Barack Obama en 2012. Le plus gros fabricant américain, Smith & Wesson, a ainsi vu ses profits doubler l'an dernier. Sa valeur en Bourse a décuplé depuis que Barack Obama est entré à la Maison-Blanche (+1.087 %).
           Le révolver de papa, c'est dépassé..  Le Colt n'a plus la cote...Il deviendra un mythe. Le beau cow-boy ne dégainera plus, plus vite que son ombre.  On a trouvé mieux que cette arme  d'un autre âge.
  Mais c'est une symbole: pas un membre de la toute-puissante NRA, qui  possède au moins une arme du célèbre fabricant dans un pays où l’on a coutume de dire que «Colt a autant fait pour la liberté qu’Abraham Lincoln»!!
    On n'arrête pas le progrès....du marché des armes aux USA. Au Texas, les affaires tournent du feu de dieu. 
    Aux USA,  le lobby des armes, si puissant   agit sans complexes
          Il bénéficie de nombreux appuis politiques solides, qui sont récompensés en retour, jusqu'auCongrès..
   Peu importe que de nombreux citoyens se désolent de ce cauchemar américain, comme dans l'Oregon pourtant paisible. 
de cette violence ordinaire, qui suscite régulièrement larmes et résolutions, jamais tenues.
 La NRA progresse plutôt: le port d’armes est maintenant autorisé dans les universités publiques du Texas:
  Contre Hillary Clinton, qui ne manque de faire la critique du système, comme Obama, mais sans résultats, Donald Trump appelle aux pro-armes.
              La NRA a monopolisé le débat sur les armes aux Etats-Unis.

     Ses premières heures de gloire, la NRA les a connues avec l’élection du républicain Ronald Reagan en 1980. Premier président soutenu par l’organisation, Ronald Reagan va permettre aux conservateurs de la NRA d’inscrire dans la législation leur interprétation du second amendement, notamment par la loi de 1986 sur la protection des détenteurs d’armes à feu. A partir de cette date, la NRA s’investira systématiquement dans le financement d’hommes politiques opposés au contrôle des armes.
    L’influence politique que le lobby des armes a acquise est telle qu’on lui prête la défaite d’Al Gore à l’élection présidentielle de 2000. Le candidat démocrate avait perdu les Etats de l’Arkansas, du New Hampshire et du Tennessee, où l’opinion est très majoritairement acquise au lobby pro-armes. Instruits par cet échec, les démocrates ont dès lors cessé de militer pour le contrôle des armes, trop dangereux en termes électoraux. Et de fait, analyse Vincent Michelot, spécialiste des Etats-Unis à l’Institut de sciences politiques de Lyon, « le port d’armes est un très fort indicateur de vote » avec la pratique religieuse et la question de l’avortement.
    L’organisation excelle dans les primaires républicaines, où elle est capable de susciter des candidatures concurrentes à celles de candidats qui n’auraient pas adopté une position claire sur le contrôle des armes. « La NRA a une remarquable capacité d’intervention dans l’espace public et de mobilisation de ses soutiens politiques. Ils ne travaillent jamais seuls. Quand ils voient monter un homme politique qui est contre les armes, ils vont travailler avec d’autres groupes conservateurs sur les questions de l’avortement, du mariage homosexuel, etc., pour proposer un adversaire à cet homme ou femme politique. Cela s’est vu dans les dernières élections depuis 1996 », analyse Vincent Michelot....
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En deux mots

Publié le par Jean-Etienne ZEN

- Les vacances ne dispense pas de lire et de réfléchir.
     La culture repose et grandit.


- Non, la mondialisation ne met pas fin à la  faim dans le monde.

- CETA- revoir. Cela a trop duré.

Médusé!

 - Homard m'a tuer...

- Tête de Turque

- Si t'as pas vu Vesoul...♫

- A quand  le  procès du tueur né? 100000 morts estimé pour l'instant.

- Il est bien temps...

-  A fond la clim ?  Outre certains dangers pour la santé, c'est souvent un désastre pour l'environnement et une mode discutable.
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Obstacles imprévus...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Ascension pour l'Elysée
                                 C'est un rite de passage pour les plus valeureux
                                            Nouveaux Moïse cherchant les Tables de la Loi
    Après François, Nicolas, Arnaud, c'est maintenant Laurent et François qui s'y mettent, en attendant les autres...en route vers des sommets incertains.
    Il faut mettre ses crampons et ne pas oublier son piolet et de solides réserves pour les longues pentes escarpées et semées d'embûches.
      Ce n'est pas Sisyphe, mais il faudra traîner son boulet,et souvent reprendre la pente glissante et interminable, sans certitude d'atteindre la cime convoitée..
    Il faudra du temps pour gagner le bonheur élyséen.
      Comme le suggérait Homère:
"...Aux champs Élyséens, qui sont tout au bout de la terre.
C'est là que la plus douce vie est offerte aux humains ;
Jamais neige ni grands froids ni averses non plus ;
On ne sent partout que zéphyrs dont les brises sifflantes

Montent de l'Océan pour donner la fraîcheur aux hommes. "
                  ...A moins que ce ne soit l'enfer...____________________
 

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Or gris

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Heureusement qu'il y a les vieux!
                                     Investissez dans l'or gris!
       Un marché intarissable et en pleine évolution.
      Un investissement anti-crise et fiscalement intéressant.
    Les Ehpad coûte cher (surtout les privés) mais peuvent rapporter gros.
 Un investissement anti-crise et fiscalement intéressant. Certains plus que d'autres.

 Comme dit Gobertier, ils sont cinq à émarger au classement des 500 personnalités les plus riches de France, établi par le magazine « Challenges »« Oui, c’est une activité qui peut s’avérer extrêmement rentable. Et, oui, je comprends que cela puisse choquer, d’autant que la qualité du service diffère très fortement d’un établissement à l’autre », commente Monique Iborra, députée LREM de la Haute-Garonne...
    DomusVi, c'est le top.
  Il est temps de prendre des mesures, pour ne pas voir des anciens, comme au Japon ou en Corée du sud, commetre volontairement des petits larcins pour avoir un toit et de la nourriture...en prison.
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    _"Voici venu le temps de l’« or gris », métaphore des profits juteux du marché de la dépendance. « Le business du cacochyme est devenu au fil des ans presque aussi juteux que le casino de Monte Carlo. Une fois les investissements immobiliers amortis, le taux de rentabilité dépasse facilement les 25% et c’est quand même pas mal » note à ce titre le journaliste Daniel Mermet ...La réforme de la dépendance, entamée par le gouvernement, devrait ouvrir des perspectives alléchantes pour un secteur déjà florissant. Et dont un mot d’ordre pourrait paraphraser la maxime d’Alphonse Allais : « Il faut prendre l’argent aux vieux pauvres. Certes, ils n’en ont pas beaucoup, mais ils sont si nombreux ! »...
__Le marché de la « dépendance » (le « marché sénescent », comme disent les gens bien élevés) repose sur deux facteurs ; D’une part, le chiffre croissant des personnes âgées : « Ils sont 1,1 millions de personnes âgées de 85 ans et plus dans notre hexagone ; et dans dix ans ils seront près du double […] Selon l’INSEE, le nombre de personnes âgées dépendantes devrait bondir de plus de 40% d’ici à 2020 et devrait quasiment avoir doublé en 2040. Quelle industrie peut se prévaloir d’une aussi réjouissante prévision de marché ? »...
   __La prise en charge des personnes âgées dépendantes par les pouvoirs publics est largement insuffisante. Pour plus d’un million de plus de 85 ans, on compte seulement 600000 places dans les maisons de retraites publiques, dont le taux d’occupation est à son maximum . Dès lors, les opportunités sont nombreuses pour les établissements privés, d’autant que les personnes âgées disposent souvent de ressources diverses : leurs propres patrimoine et biens, mais aussi… l’argent de leurs descendants. Qu’il s’agisse des maisons de retraites publiques (par manque de fonds) ou des privées (par quête de rentabilité), les personnels sont soumis à de véritables cadences fordistes...
   __Quant à l’« or gris », c’est peu dire qu’il rapporte : « Une demi-douzaine de grands groupes écument désormais le marché et alignent des bénéfices haut comme ça : ceux de Medidep 12,4 millions d’euros, ont été multipliés par 10 depuis 1998 ; et des cours de bourse sont dopés à la cortisone : les actions dOrpéa, la société de Jean-Claude Marian n’ont-elles pas doublé en moins d’un an ? Pas étonnant que les investisseurs se précipitent dans le créneau comme des oursons sur un pot de miel ! »__Jean-Claude Marian, par ailleurs président du conseil de surveillance de Medidep jusqu’en 2005, n’est certes pas le seul à participer à cette ruée vers l’« or gris » : « Le fonds de pension britannique Bridgepoint n’a par exemple pas hésité à flamber 330 millions d’euros en 2003 pour mettre la main sur Medica-France, 5100 lits, et pas un matin ne se lève sans qu’un particulier monte un dossier de construction de résidence auprès de sa préfecture avec le fol espoir de faire la culbute. On appelle tout cela "l’or gris", le business des mouroirs. »..._
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Pas de pitié!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Qui vole un oeuf...
                          Un euro est un euro.
          Toute infraction  mérite sanction.
  Quelle soit sa fonction, quel que soit le patron.
    Une erreur reste un erreur.
       Même quand on est simplecaissière.
    Même pour une babiole. 
  Les bons comptes font les bonnes fortunes. 
      Au clan Mulliez, on est bon mais pas con.
          Il ne faudrait pas que l'empire empire. 
         Auchan en emporte l'argent...
     La galaxie commerciale est un univers en expansion qu'il ne faudrait pas contrecarrer.
   Même pour moins d'un euro. 
    On devrait savoir tout ce qu'on doit au groupe: 10% des dépenses quotidiennes des Français en moyenne atterrissent dans la poche de la famille Mulliez, dit-on.
   Si ce n'est pas une preuve d'amour ça!... 
      La très discrète tribu est  déjà une  très généreuse donatrice. 
        Même si l'exil l'optimisation fiscale est un sport familial. 
             Ce n'est pas une infraction, juste une petite étourderie
               Mais la délinquance à la caisse, ce n'est pas tolérable.
                   La rigueur in the business, c'est capital.

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La faute aux pauvres

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

                                                 ( Bis repetita...mais rien n'a changé)
They won!   On a gagné!
                                                Sont pénibles, les pauvres, ces losers: toujours à se plaindre!
Devraient arrêter...

W.B., source d'inspiration...

   Sont gonflés, d'autant que la plupart ne paient pas d'impôts (oui si peu)
Nous fatiguent...
  Toujours à lorgner sur les beaux quartiers et les solides comptes en banque!
Des envieux, je vous dis, qui pourtant se ruinent à acheter smartphone et champagne à Noël...tout en trouvant les fins de mois difficiles, surtout à partir du 10...
   Toujours à regarder plus haut: la Mercédés du  voisin, sa piscine, son jet privé...
L'herbe est toujours plus verte à côté.
       Devraient enfin comprendre une chose:
 La lutte des classes est terminée: les riches l'ont gagnée !

 

Warren Buffett l'avait pourtant bien dit, dès 2006, et JLSS confirme: 
« C’est ma classe, les riches, qui a déclaré cette guerre et c’est elle qui est en train de la remporter » ! avant de confirmer en 2011 que cette guerre avait bel et bien été gagnée : « they won  » – ils ont gagné! 
       Les faits lui donnent raison car, s’il fut approprié un temps d’évoquer les fameux « 1% » les plus privilégiés, certaines fortunes ont pu croître de manière exponentielle à la faveur même de la crise..."
       Et pas qu'aux USA.  
  Les plus démunis n'ont qu'à s'en prendre à eux-mêmes: la pauvreté et la précarité sont le produit de la paresse, d'un manque d'initiative, d'audace entrepreneuriale et boursière. Maggie l'avait assez dit, comme son ami Reagan, et Hartz plus tard, à la suite d'une longue tradition, qui remonte au début de l'ère industrielle.  
       Commme disait le Le pasteur baptiste Russell Cornwel  (1853-1925) « Je dis que vous avez le droit d’être riche, et c’est votre devoir de l’être. L’homme qui devient riche est peut-être l’homme le plus honnête de votre communauté. Je serai clair sur la chose : 98 % des hommes riches vivant en Amérique sont honnêtes et se sont hissés au sommet à la force du poignet. C’est justement la raison pour laquelle ils sont riches. C’est aussi la raison pour laquelle on leur fait confiance en matière de finance. C’est la raison pour laquelle ils ont créé de grandes entreprises et qu’ils ont réussi à inciter des tas de gens à travailler pour eux. Je compatis néanmoins avec ceux qui sont restés pauvres, même s’ils doivent, d’abord, à leur propre incompétence de n’avoir pas échappé à leur condition. Rappelons-nous qu’il n’y a pas une seule personne pauvre aux États-Unis qui n’a pas été pauvre par ses propres défauts et faiblesses. »


      Quand on veut, on peut!
Chacun a sa chance, disait un Président et l'argent, c'est la liberté.
      Voici venu le temps des riches, des très riches, qui n'ont même plus besoin d'investir. 
   .Mais suffit pas de rêver.. et le ressentiment ne mène qu'à la résignation
    Les riches, sans complexes, sont justement récompensés des efforts qu'ils fournissent, des initiatives qu'ils prennent, donnant du travail aux pauvres, contribuant aussi par leurs impôts à leur existence et à leur bien-être, pratiquant même la charity -(business).
    La richesse ruisselle du haut en bas et plus il y aura de riches, moins il y aura de pauvres, du moins de très pauvres. Même si certains prétendent que les pauvres financent les riches.
  Heureusement qu'ils existent! Et on peut les taxer: ils sont si nombreux!
Sans eux, la jouissance de sa fortune serait-elle possible? 
     Les très riche se sont faits eux-mêmes, tout seuls, à la force du poignet. Ce ne sont pas des losers.
Voyez tous ceux qui sont partis de rien, ou presque,comme Rockeller, Carnegie, Soros, etc...
     Ils se sont sortis tout seuls de la précarité.
            Demain, tous riches! C'est possible!
                            Pourquoi tu tousses?... 

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Une guerre financière

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Il y a guerre et guerre.
                                   Il n'y a pas que les guerres dites classiques qui font des victimes.
      Victimes dans leur chair et victimes de la misère qui les accompagnent et les suivent.
 Il y a des formes de guerres, d'affrontements, qui ne disent pas leur nom, qui ne se manifestent pas seulement par des conquêtes territoriales, provisoires ou durables.
   Il y a  les guerres économiques, parfois souterraines, visant à conquérir des marchés, comme la Guerre de l'Opium, à gagner des débouchés, comme la plupart des guerres coloniales au 19° siècle, ou à acquérir la maîtrise sur des sources d'énergie, comme celles qui tournent autour du pétrole, surtout depuis le début du 20° siècle.
    Bien rares sont les guerres dites classiques qui ne comportent pas une dimension économique ouverte ou masquée.  Les Romains convoitaient déjà les riches terres agricoles du Bassin méditerranéen jusqu'à l'invasion de l'Irak, dont l'enjeu finalement reconnu était et reste essentiellement pétrolier (comme en Syrie d'ailleurs), en passant par les visées hitlériennes sur les terres à blé ukrainiennes et le pétrole caucasien.
     Mais la guerre prend aussi des formes moins classiques, sans déclaration assumée, sans lutte armée, sans enjeu de domination territoriale ou énergétique.
     La guerre économique produit aussi des effets dévastateurs, sur les personnes et les biens. Elle n'est pas forcément avouée et visible. La concurrence parfois féroce entre pays pour l'hégémonie économique peut avoir des aspects peu apparents, parfois insoupçonnés du commun des mortels qui est poussé à y voir un certain "ordre des choses"
      Les guerres financières existent aussi et en sont un aspect. Plus que jamais, au sein d'une mondialisation sans règles, de systèmes financiers non régulés, de monnaies outrageusement dominantes et d'instances sans scrupules qui les promeuvent.
    Déjà J.Stiglitz avait montré comment le FMI s'était évertué à promouvoir dans certains pays en difficulté une dépendance financière par la dette, ainsi qu' une paupérisation des services aux populations comme aux économies locales, sous prétexte d'ouverture au marchés mondiaux, au nom d'une concurrence jugée a priori bénéfique, comme l'OMC le déclarait..
     Beaucoup d'économistes ont souligné les actions souterraines de la puissance financière de Wall Street et le jeu parfois délictueux des banques, too big to jail, dans la généalogie de la crise, La Grèce, pour ne parler que d'elle, de son délabrement économique et sanitaire, en témoigne. Le niveau moyen  de mortalité y a augmenté, faute de soins, sacrifiés sur l'autel d'une dette impitoyable, au nom de l'intérêt des banques..Les blessures sont toujours vives dans maints pays, qui ont vu se développer précarité et pauvreté tandis que monte en puissance l'opulente richesse amassée par quelques-uns. 
     C'est tout l'art de la guerre financière, dont parle Jean-François Gayraud, engendrant des formes de capitalisme criminel, sous des aspects avenants ou avantageux, le plus souvent inaperçus.
           Les guerres financières existent.
Ce sont de vraies guerres qui tuent et paupérisent les peuples, comme on l’a vu en Grèce. Cette situation stratégique inédite s’explique par la nouvelle puissance des acteurs financiers : banques d’affaires, fonds d’investissements, milliardaires de Wall Street.
    Depuis les années 1980, une finance dérégulée, mondialisée et en partie toxique s’est bâti de vastes principautés immatérielles, surplombant les économies et lançant des raids sur des États captifs et des populations tétanisées. Malgré sa responsabilité dans la crise de 2008, la finance-puissance continue d’étendre son emprise, dans l’ombre, usant de stratégies empruntant à l’art de la guerre....
    Plus que jamais, la finance impose désormais un rapport de force – feutré en apparence mais violent en coulisse - aux pouvoirs politiques contemporains. Nombre d’Etats sont littéralement « capturés » par les puissances financières. Et ce phénomène ne touche pas que les seuls « paradis fiscaux et bancaires » ! Le phénomène est central aux Etats-Unis. Par exemple, qui est le premier employeur en France des inspecteurs des finances ? Bercy ou les quatre grandes banques universelles qui font habituellement notre fierté ? Cela crée sans nul doute possible, de manière mécanique, de subtiles convergences de vues aux conséquences profondes....
    La capture des intérêts collectifs par les intérêts privés est un des aspects de cet affrontement.   We won!, disait Buffet.
    Malgré quelques frémissements, peut-être annonciateurs de changements à venir, la logique de la guerre financière, qui est d'abord politique, se poursuit...
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L'Evangile selon Donald

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

                    (Bis repetita...Il n'a pas changé une virgule.)

En vérité (alternative) je vous le dis:

 

_ Après le créateur, il y a MOI.

- Je twitte, donc je suis.

_ C'est MOI et moi seul qui établis les faits.
        Toute autre version, journalistique ou pas, quelle qu'elle soit, qui contredit ma vision, est à rejeter dans les ténèbres de la malveillance ou de l'incompétence.

_ JE suis LE sauveur de la nouvelle Amérique que j'incarne seul..
                   I'm the best President for ever.

_ La « Vérité », c’est ce que je pense en ce moment, ou ce que je désire maintenant, hic et nunc. 
             Le checks and balances à la Madison est dépassé...
               Ma parole est d'or, garanti par W.Street. Me contredire souvent est le signe de mon adaptabilité du réel lui-même changeant. Je suis franc du collier.
                  
_ La diplomatie est MON affaire personnelle et je la dirige selon MON bon vouloir, en gardant le droit souverain de me contredire.

_ JE fais toujours ce que je dis. Ma franchise est reconnue partout.

_ La culture n'a pas de valeur en soi, elle n'est relative qu'à MOI-MEME.

_ Pour votre salut, croyez en MOI et en ma parole, garantie par Wall Street..

_ Y résister serait sacrilège..

               Ayez confiance, je ne vous décevrai pas. Le Ciel m'assiste, ainsi que quelques collaborateurs de valeur. Attendez-vous à des miracles. C'est déjà commencé...

                                                     
GOD BLESS DONALD AND...AMERICA!
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Semences d'avenir

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Graines de plantes, graines de vie
                                              Le débat sur les semences n'est pas un débat comme les autres.
           C'est de notre devenir alimentaire, celle de toute la planète, dont il s'agit 
     Contrôler les semences, c'est contrôler la vie, sa diversité, les sources de l'alimentation, tout un patrimoine.
   Face aux risques de standardisation et de  marchandisation.
        Si des réglementations s'avèrent nécessaires dans ce domaine complexe, on comprend que la concentration de plus en plus grande des grands semenciers, qui ne sont pas par nature des philanthropes, pose problème.
   Surtout à l'heure où l'agriculture s'achemine elle-même vers des états  de concentration de plus en plus marqués, surtout dans le domaine de la culture des grains, où l'exportation joue un rôle majeur, dans le contexte d'une concurrence exacerbée.
       La privatisation les semences, de plus en plus marquée, n'est pas sans inquiéter ceux qui réfléchissent à l'avenir alimentaire des populations, à sa diversité, au type d'agriculture sous-jacent.
   Une inquiétude qui ne va pas sans une certaine discorde, qui traverse aussi de plus en plus le monde agricole.
   La sélection et la marchandisation des semences ont été élaborées selon des critères  bien  précis et construits: "la façon particulière dont est défini cet objet est loin d’être neutre. La qualification technique des semences ayant entre autre pour finalité la coordination d’activités productives tournées vers la recherche de rendement et d’efficacité, elle conditionne le choix d’un système agraire, et plus généralement d’un mode de développement. On cherche par exemple aujourd’hui à obtenir des variétés au plus haut rendement possible, adaptées à la mécanisation et supportant de fortes doses d’engrais chimiques et de pesticides. L’adoption de ce genre de variétés par les agriculteurs suppose qu’ils aient fait le choix de l’agriculture moderne, intensive et productiviste. La définition technique des semences porte donc en elle-même un choix de développement et les relations sociales qui lui sont attachées."
          Pour les plus critiques, l'Europe, dans une vision à courte vue, a verrouillé les semences anciennes, :
                   "Le premier catalogue de semences date des années 30. L’idée était d’éviter que les appellations de semences ne soient un grand foutoir, que les semences soient référencées, pour que tout le monde s’y retrouve. L’Europe a fait de même. Mais en 1997, un nouveau catalogue a été créé en France, pour les variétés potagères : les jardiniers du dimanche sont alors directement concernés, mais aussi tous les petits paysans qui n’utilisent pas les grosses semences F1 bien coriaces. Tout ça est géré par le GNIS (groupement National Interprofessionnel des Semences et plants). Ses membres, bien entendu, sont les acteurs majeurs de la filière, pas des petits paysans. Et que dit ce catalogue, adossé au droit français ? Des choses simples : toute semence qui n’y est pas inscrite est interdite à la vente, mais aussi à l’échange entre paysans. Le Ministère de l’agriculture assimile cette pratique à des ventes dissimulées. Vous avez bien lu : interdiction de l’échange.  Parce que c’est bien une censure pure et simple des pratiques ancestrales qui est interdite par décret gouvernemental. Une Hadopi de la semence…"
        Un vent de désobéissance  continue à souffler dans un monde paysan qui s'attache à la préservationd'espèces jugées obsolètes, voire illégales: 
      "Clé de voûte de l’agriculture, la semence est le tout premier maillon de la chaîne alimentaire. La contrôler, c’est régner sur l’ensemble de la filière agricole et pouvoir jongler avec les marchés de la fertilisation, des produits chimiques et des équipements. Les cadors de l’agroalimentaire l’ont bien compris. Et pour s’assurer que l’agriculture conventionnelle prospère, ils se sont dotés d’un outil imparable: la loi.
  En France, seules les variétés inscrites au Catalogue officiel des espèces et variétés peuvent être échangées, gratuitement ou non, en vue de cultures commerciales. Géré par le Gnis (Groupement national interprofessionnel des semences), le Catalogue a été créé en 1932 pour remettre de l’ordre sur ce marché alors désorganisé. Variétés différentes vendues sous le même nom ou variétés identiques aux appellations variables… Il était nécessaire de clarifier l’offre et d’assurer l’identité de la semence achetée par l’utilisateur.
Au fil des ans, le Catalogue est devenu une pomme de discorde entre les semenciers et les paysans non conventionnels. Pour ces derniers, il n’aurait servi qu’à évincer les variétés paysannes traditionnelles, inadaptées aux cultures intensives, à la mécanisation et aux pesticides. Freinant par ailleurs l’essor de l’agriculture biologique, dont les semences sont fréquemment éliminées par les critères DHS (distinction/homogénéité/stabilité), auxquels elles doivent répondre pour être inscrites et commercialisées légalement.
Selon Guy Kastler, membre de la Confédération paysanne, «une semence industrielle, homogène et stable, ne peut pas s’adapter aux différents territoires sans produits chimiques, contrairement aux semences paysannes, parfaites pour l’agriculture biologique». Pour le ministère de l’Agriculture, le problème ne vient pas des critères du Catalogue, mais du marché morcelé de l’agriculture bio, et des difficultés à rentabiliser son développement.
   «Alors que la France possédait la plus forte diversité de fruits au monde il y a quelques décennies, seulement cinq variétés de pommes sont commercialisées dans l’Hexagone aujourd’hui. Celles qui résistaient naturellement aux aléas climatiques et aux insectes ont été éliminées. Pourtant fragile, la fameuse Golden a été imposée sur le marché. Réclamant une trentaine de pesticides par an, elle représentait une manne financière pour les grands groupes de l’agrochimie», dixit l’ingénieur agronome Claude Bourguignon dans le film de Coline Serreau Solutions locales pour un désordre global.
Gâteaux, produits à base de céréales, légumes et fruits frais ou en conserve… Les pesticides sont présents dans tout ce que nous mangeons, ou presque. Car le Catalogue compte essentiellement des semences «standardisées», destinées aux cultures conventionnelles.
     Ces nouvelles variétés, issues de croisements industriels accélérés ou de manipulations génétiques, ne donnent les résultats escomptés que sous intrants chimiques. Une partie croissante d’entre elles est même de type «hybride F1»: des semences non reproductibles, qui offrent de bons rendements la première année tout en produisant des plants identiques (parfaits pour la mécanisation), gorgés d’engrais chimiques et de faible qualité nutritionnelle. En France, les F1 concernent surtout le maïs et le tournesol. On les trouve aussi chez la majorité des espèces potagères, comme la tomate.
   Parce qu’ils sont homogènes, stables et productifs, tous ces nouveaux standards répondent parfaitement aux critères du Catalogue, lesquels n’ont quasiment pas évolué en 80 ans. Ce qui n’est pas le cas des semences paysannes (sélectionnées et multipliées dans les champs des paysans). «Celles-ci ne sont pas toujours homogènes visuellement, surtout lorsqu’il s’agit de “populations végétales” qui mélangent plusieurs lignées génétiques», explique Jacques Caplat, de l’association Agir pour l’environnement.
   «Et trop rares sont les semenciers motivés pour travailler sur les semences bio, car l’activité n’est pas rentable, en particulier pour les céréales: pour être inscrite au Catalogue, la variété candidate doit avoir un rendement supérieur, ou au moins équivalent, aux quatre premières variétés de sa catégorie. C’est ce qu’impose notamment l’épreuve de VAT (valeur agronomique et technologique). Et puisque les tests sont effectués sous béquilles chimiques, les semences bio sont forcément moins productives.»...
         Quand le seul critère de l'efficacité et du profit finit pas s'imposer, c'est que l'agriculture suit un chemin qui demande correction...si c'est encore possible.
               L'importance vitale des semences a été perdue de vue ou est passée au second rang 
Aujourd’hui, la situation a bien changé pour ceux qu’on appelle désormais les « exploitants agricoles » : le progrès scientifique est passé par là ! La spécialisation des tâches et la nécessité de maximiser profits et rendements lui ont emboîté le pas. Le métier de semencier est né, puis s’est industrialisé et est devenu aujourd’hui un business à part entière, représentant des dizaines de milliards d’euros à l’échelle mondiale. L’agriculteur, à présent, achète ses semences chaque année : des variétés certifiées, pour la plupart hybrides F1.
Il serait malvenu de contester les apports certains, en termes de rendement et d’homogénéité, des déjà très anciennes variétés « hybrides F1 » – voir le lexique ci-après. Mais force est de constater que leur généralisation a grandement contribué à la perte d’indépendance des agriculteurs et à l’érosion spectaculaire de la biodiversité cultivée. Pourquoi un tel succès ?       L’explication est simple : la standardisation des produits permise par les hybrides F1 est le mode de production le plus efficace dans une économie de marché. La recherche de l’efficacité, la mécanisation de l’agriculture, la spécialisation des métiers et des machines, les exigences des chaînes de distribution et de consommation, les attentes, créées ou réelles, des consommateurs, le mythe du progrès, une certaine euphorie liée au confort apporté par le modèle « supermarché », les politiques agricoles nationales et européennes... Tout le modèle alimentaire occidental s’est mis en place autour d’une agriculture essentiellement industrielle, combinant monocultures à hauts rendements, tendance à l’augmentation de la taille des exploitations, donc semences « améliorées » achetées en gros et intrants chimiques – engrais et « phytos ». Inutile de pointer les agriculteurs du doigt : la plupart se sont simplement adaptés pour pouvoir continuer à vivre de leur métier. Notons, par ailleurs, que la plupart des jardiniers, même bio, se sont eux aussi rués sur ces semences de variété hybrides F1 qui donnent de beaux légumes bien identiques et bien vigoureux grâce à l’effet d’hétérosis 
    Malgré les puissants mouvements d'homogénéisation,  les bibliothèques de semences se multiplient à travers la planète.
     Selon le Groupe sans but lucratif ETC, seulement trois entreprises contrôlent plus de la moitié du marché des semences dans le monde entier (ils on plus que doublé leur 22% de part de marché en 1996), tandis que les dix premières sociétés occupent désormais 76 pour cent du marché mondial. Monsanto possède seulement 26 pour cent du marché des semences du monde, avec Du Pont et Syngenta pas loin derrière.
    Un rapport 2013 de l’ETC Group montre l'étendue surprenante de la puissance de l'industrie sur le marché, à travers le panorama des semences, des produits agrochimiques, et de la génétique : Quatre entreprises contrôlent 58,2% des semences ; 61,9% de l'agrochimie ; 24,3% des engrais ; 53,4% des produits pharmaceutiques d'origine animale ; et, dans la génétique du bétail, 97% de la volaille et les deux tiers de la recherche de porcs et les bovins...
          La privatisation des semences n'est donc pas neutre, ajustée qu'elle est aux exigences de l'agrobusiness, dont le modèle est de plus en plus contesté, même au sein d'un certains monde agricole, certes encore minoritaire, mais soucieux de présent et de l'avenir des conditions de notre nutrition commune.
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Finance: méfiance...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

La haute finance ne fait pas dans la philanthropie
                                                                   Quand l'argent cesse de devenir un simple moyen pour devenir une fin en soi, une marchandise comme une autre, objet de spéculation à l'échelle planétaire, quand elle devient un but en soi, elle risque à tout moment de produire des effets délétères dans l'économie des hommes et leur vie quotidienne.

     Sachant que la monnaie est ambivalente, se situant toujours entre violence et confiance, il n'est pas anormal, quand, sans régulation, elle s'écarte des voies de sa normale destination.
    La récente crise de 2008 et celles qui menacent nous invitent plus que jamais à démystifier la finance, surtout depuis qu'elle est devenue entièrement libéralisée et hyper-concentrée, les échanges bancaires ne connaissant ni répit ni frontières, soumise de plus en plus au bon vouloir du trading haute-fréquence.
    Les banquiers n'ont pas vocation à être philanthropes.
     Il importe que chaque citoyen s'y intéresse, comme le préconise Michel Vincent, dans Le Banquier et le Citoyen. L’Europe face aux crises financières« La régulation est une affaire trop sérieuse pour être laissée aux juristes et aux banquiers »,avertit-il. C’est particulièrement vrai au moment où Donald Trump est tenté par une nouvelle dérégulation et alors qu’a lieu le Brexit – qui va définir les relations futures entre le continent européen et son principal centre financier...."
    Etre banquier devrait redevenir "ennuyeux", comme le dit un banquier lui-même, qui connaît les dérives du métier.
   Charles Hugueux, banquier d'affaire, nous met en garde contre certaines politiques bancaires, où les responsabilités ne sont pas absentes.
Les citoyens ont leur part de responsabilité.
         Il arrive que, dans le cadre feutré des banques, certains responsables se mettent à penser à haute voix, prenant la mesure et les limites de leurs fonctions réelles et les risques du métier...qui a bien changé.
     Finie l'exubérance d'autrefois? Pas encore, mais   certains, qui ne veulent plus continuer à jouer au casino, commencent à revoir leur copie. Etre banquier devrait recommencer à être un métier ennuyeux...Mais on en est encore loin.
            L'un d'entre eux, qui n'est pas un chevalier blanc, avoue qu'il ne faut pas surestimer le pouvoir de la BCE. Le mal de la faible croissance est très profond.
        Il remet en question quelques certitudes d'hier, des dogmes souvent ressassés par nos politiques à courte vue:
 ... Attention, dit-il, à ce que les «réformes structurelles» ne pénalisent pas la «demande». Il ne faut pas glisser dans «une spirale de baisse des salaires et des prix». «Les réformes doivent être d’abord plutôt favorables à la demande qu’à l’offre.» Et d’ajouter: il est urgent que le discours passe de la «compétitivité» à la «productivité» et qu’on encourage les politiques d’innovation et de diffusion des technologies. 
    Dans le même sens, Benoît Coeuré critique les pays en excédent commercial, entendez l’Allemagne, même si son nom n’est pas écrit. Un petit pays peut avoir en solitaire une politique d’exportation en comptant sur la demande des autres, mais tous les pays ne peuvent pas jouer ce jeu ensemble. La Zone euro exportatrice nette, ce n’est pas une bonne nouvelle, c’est la traduction qu’elle est «incapable de dynamiser sa demande interne»...
                Il invite à l'humilité, prenant à rebours certaines pseudo-certitudes : «Les changements des marchés financiers internationaux compliquent sérieusement la vie des banques centrales.» Trois certitudes sont aujourd’hui ébranlées. D’abord, celle que la mondialisation allait produire un «grand basculement» positif: la croissance des pays émergents allait prendre le relais de celle du Nord, affaiblie pour des raisons démographiques. Sur une grande Terre ouverte, les capitaux allaient mieux optimiser les placements et la croissance mondiale s’en porterait mieux. Ce processus s’est peut-être déroulé un moment, mais il a aujourd’hui cessé. Les Brics ne sont plus des moteurs, les pays émergents constituent au contraire la première des inquiétudes. 

      Les bénéfices de la liberté des mouvements financiers doivent être au minimum nuancés: c’est la deuxième certitude ébranlée. Le contrôle des capitaux retrouve une légitimité lors de certains excès, comme ces dernières années (les trois quarts de la création monétaire mondiale auraient été faits au Sud, selon les économistes de la banque Citi). La répartition risques-bénéfices mérite réexamen. Enfin, l’innovation financière a eu surtout pour résultat de «rendre le monde plus dangereux», comme l’a écrit Raghuram Rajan, l’économiste gouverneur de la banque centrale de l’Inde. Coeuré nous livre une autre surprise au passage: «Selon certains indicateurs, une déglobalisation financière aurait commencé.»
   Il n'est pas le premier à mettre les pieds dans le plat.
        D'autres, à une époque, ont libéré un peu une parole emprisonnée.

            Il y a deux ans, JM Naulot n'a  pas mâché ses mots concernant le rapport perverti du pouvoir politique et du monde financier.
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