Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Alep au coeur

Publié le par Jean-Etienne ZEN

       Pleurer sur la ville
                           Pleurer de rage et d'impuissance.
                                   Pleurer sur ceux qui n'ont plus de larmes pour pleurer.
            Sur ce dernier bastion où l'on ne sait plus qui affronte qui
         Qui fera le plus de ruines?
         Dans un affrontement qui n'est pas que civil.
  Après Sodome et Carthage. Après Thérouane, Stalingrad. et Homs...
         Une ultime bataille dans un conflit sans fin.
               Un pas de plus dans une cruauté sans issue.
    O Alep!, l'enchanteresse  millénaire.
         Riche d' histoire et de diversité.
                Qui a survécu à tous les sièges.
  Faudra-t-il ne plus avoir à compter que tes pierres calcinées, tes victimes innombrables?
     L'apocalypse n'est pas que dans les textes. 
       On a beau dire que c'est la fin
        Que restera-t-il  de la cité, de ses vivants, 
           Dans la course à l'abîme d'un pays déchiré, d'une Syrie moribonde?...

_____[En 2010, nous avions un billet d'avion pour la Syrie-Jordanie. Un événement imprévu a fait annuler le voyage rêvé. En 2011 commençait le conflit.  Adieu Alep!]__________________________________________________________________________________

Partager cet article
Repost0

Nouveau voyage en Amazonie

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

                                                           (Bis repetita...)

 Un explorateur très (trop?)curieux
________________________Le regretté C.Levi-Strauss fut un des premiers ethnologues à entrer et à séjourner dans le bassin amazonien, alors très redouté, pour y découvrir les moeurs d'ethnies méconnues: les Bororos, notamment...
Il fut fasciné par un monde humain aussi varié que culturellement riche, qu'il s'efforça de comprendre de son mieux en recueillant une abondante moisson d'observations et de réflexions relatées dans des études restées célèbres. 
__L'explorateur-journaliste JB Malet a osé pénétrer lui aussi dans l'univers amazonien jugé géant, obscur et impitoyable...
Il fut d'abord heureusement frappé par une apparence très engageante des lieux, puis surpris par des moeurs assez sauvages sous un vernis de civilisation.
Il croyait être entré dans le meilleur des mondes, tel un conquistador cherchant l'eldorado,  une sorte de famille....
Mais la vie amazonienne s'est finalement révélée pleine de périls et de pièges dissimulés.
Il y a découvert un monde étrange, qui, malgré ses dangers, se révèle très favorisé et surprotégé, un univers à part
___________Il ne faut pas toujours se laisser séduire par l'Amazonie...
__________________________________________________________

Partager cet article
Repost0

Tout le monde peut se tromper

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
 
 L'aveu
                     Arrivé comme un OPNI (*) des hautes sphères de la galaxie bancaire française,
               Il repartira sans doute comme un météorite dans le vide sidéral des profondeurs cosmiques, dans l'immensité stratosphérique des oubliés du PPF (**)
      Etoile filante, d'un éclat certain mais passager, politicien de type 2.0, il a tout du gendre idéal au sourire engageant. Avenant, élégant, lisse, poli et tout et tout....Proche du peuple même: il lui est arrivé de porter un casque de chantier, sans crainte d'aller au charbon.
       Il est enfin passé courageusement aux aveux, sans en surprendre beaucoup, malgré les apparences:
:                 Je ne suis pas socialiste.
   Une bombe à Bercy au Puy du Fou, où il a fait mine de s'emparer déjà des rênes du pouvoir, aspirant sans doute à la conduite du char de l'Etat.
       Mais il voulait dire: Nous...
           Car c'est bien une équipe qui l'a accueilli en son sein.
              Pas de révélation donc, le socialisme est bien dépassé...
                 Tant pis pour les pleurs et les ruptures douloureuses. C'est la fin des dinosaures.
    Il faut aller de l'avant! Explorer des sentiers reagano-thatchero-friedmaniens.balisés à Bruxelles.
         C'est la transgression souriante.
  Il sait de quoi il parle: 
          « La vie d’un entrepreneur est bien souvent plus dure que celle d’un salarié. Il ne faut jamais l’oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties »expliquait-il en janvier.
 Ou bien:
          Le meilleur moyen de se payer un costard, c'est de travailler.
La liste est déjà longue des paroles historiques témoignant de son expérience de républicain "moderne" et audacieux, tel un nouveau Bayard sans mémoire peur et sans tabou:. 
     « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires. »
     « Il y a dans cette société une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées. »
    « Je n'aime pas ce terme de modèle social. »
    « Être élu est un cursus d'un ancien temps. »
  Ou enfin, la plus profonde, sur laquelle on n'a pas fini de méditer, qui a toutes les chances de passer à la postérité:
        « Le libéralisme est une valeur de gauche. »     
                       CQFD. _Au secours Jaurès!
_______________
(*)-Objet politique non identifié
(**)- Paysage politique français
_______________________________________
Partager cet article
Repost0

Une Allemagne au carrefour

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Nuages et excédents commerciaux
                                       Comme sa chancelière arrivée en fin de course, l'Allemagne arrive à la fin d'un cycle, politiquement et économiquement, dans un climat d'incertitude qui en inquiète plus d'un.
   Fortement exportatrice, elle fait aujourd'hui l'expérience de sa relative fragilité, à l'heure des turbulences des marchés internationaux. A tel point que la croissance française devance cette année celle de sa voisine. L'Europe "allemande" connaît un début d'incertitudes majeures. La Deutsche Bank continue sa chute et licencie massivement.
        "...Souvent citée comme un exemple en France, l’Allemagne connaît elle aussi ses mauvais jours. La Bundesbank a fortement abaissé vendredi ses prévisions de croissance, tablant désormais sur une progression de 0,6% du produit intérieur brut (PIB) allemand en 2019, soit bien en dessous de sa précédente prévision d’une croissance de 1,6% donnée en décembre et que les + 1,5% de 2018 (selon Eurostat)....  « L’économie allemande connaît actuellement un ralentissement marqué », a indiqué la banque centrale à l’occasion de l’actualisation biannuelle de ses projections. « C’est principalement dû à un ralentissement dans l’industrie, où la faible croissance des exportations se fait sentir », ajoute la Bundesbank...."
          « L’économie allemande est massivement orientée vers les exportations. Elle est donc très dépendante du contexte économique international, rappelle Oliver Holtemöller. Or depuis quelques mois, les risques augmentent. Si les tensions avec les États-Unis devaient s’accroître et si le ralentissement économique de la Chine devait se poursuivre, les conséquences seraient importantes pour le pays. »À cela s’ajoute l’incertitude liée au Brexit...."
        Il n'y a pas de mystère...Au sein des échanges commerciaux avec une monnaie unique (non pas commune), le bonheur de l'un entraîne  le malheur de l'autre.  Ou plutôt de la prospérité de l'un entraîne la stagnation ou la régression de l'autre.



   Dans une Europe en mode libéral concurrentiel et financiarisée, la sacro-sainte convergence  ne peut s'opérer, bien au contraire. L'harmonisation n'est qu'une incantation, ou ne se réduit qu'à des normes juridiques et réglementaires.
     C'est ce que reconnaît même l'OFCE (*)
Une Europe victime de la baisse des importations; 
     La locomotive allemande ne joue pas son rôle. Les excédents allemands inquiètent même la Commission européenne. 
    Le problème n'est pas nouveau.    Guillaume Duval avait analysé le phénomène très pertinemment dans son étude sur le système très partiparticulier de la production allemande, Made in Germany, étude jamais contestée.
      Les intérêts allemands ont changé depuis l'époque Schröder, qui a vu l'émergence d'une patronat à la mode anglo-saxone, moins soucieux de l'intérêt global de l' Union, jouant à fond l'exportation mercantiliste, avec un euro-mark taillé à la mesure de ses intérêts, comme une camisole de force.
   Elle devient un problème pour ses partenaires, ne jouant plus dans la même cour.
     Les banques allemandes sont au centre du jeu. _On peut affirmer que la zone euro marche sur la tête.
---------
...Le commission européenne considère que  des excédents commerciaux régulièrement supérieurs à 6% du PIB sont dangereux pour la stabilité et a exhorté Berlin à favoriser les investissements pour doper les importations.... 
    ____________
(*)Analyse de l'OFCE": 
                                      "...La monnaie unique aboutit à ce que la situation et la politique économiques de chaque pays puissent avoir des conséquences sur ses partenaires. Ainsi, un pays dont la demande est excessive (du fait de sa politique budgétaire ou d’une exubérance financière aboutissant à un excès de crédit privé) connaît de l’inflation (ce qui peut induire une hausse du taux d’intérêt de la BCE), creuse le déficit extérieur de la zone (ce qui peut contribuer à la baisse de l’euro), oblige ses partenaires à le refinancer plus ou moins automatiquement (en particulier via Target 2, le système de transfert automatique entre les banques centrales de la zone euro) ;  son endettement peut alors devenir problématique.
Ceci amène à deux réflexions :
1. Plus un pays est grand, plus il peut avoir un impact nuisible sur l’ensemble de la zone mais plus il est aussi davantage en mesure de résister aux pressions de la Commission et de ses partenaires.
2. La nuisance doit être effective. Ainsi, un pays qui a un déficit public important ne nuira pas à ses partenaires, bien au contraire, si ce déficit compense une défaillance de sa demande privée.
Imaginons qu’un pays de la zone euro (mettons, l’Allemagne) se lance dans une politique de recherche de compétitivité en bloquant ses salaires ou en les faisant progresser nettement moins vite que la productivité du travail ; il gagne des parts de marché qui lui permettent d’impulser sa croissance grâce à sa balance extérieure tout en bridant sa demande intérieure, ceci au détriment de ses partenaires de la zone euro. Ceux-ci voient leur compétitivité se dégrader, leur déficit extérieur se creuser, leur PIB se réduire. Ils ont alors le choix entre deux stratégies : imiter l’Allemagne, ce qui plonge l’Europe en dépression par un déficit de demande ; soutenir leur demande, ce qui aboutit à creuser un fort déficit extérieur. Plus un pays réussit à brider ses salaires, plus il apparaît gagnant. Ainsi, le pays trop excédentaire peut-il se vanter d’obtenir des très bonnes performances économiques sur le plan de l’emploi, des soldes public et extérieur. Comme il prête aux autres pays membres, il est en position de force pour imposer ses choix à l’Europe. Un pays qui accumule les déficits se heurte tôt ou tard à la méfiance des marchés financiers, qui lui imposent des taux d’intérêt élevés ; ses partenaires peuvent refuser de lui prêter. Mais rien ne fait obstacle à un pays qui accumule les excédents. En monnaie unique, il n’a pas à craindre une appréciation de sa monnaie ; ce mécanisme correctif est bloqué.
    Ainsi, l’Allemagne peut jouer un rôle dominant en Europe sans avoir la politique   économique qui corresponde à ce rôle. Les Etats-Unis ont joué un rôle hégémonique à l’échelle mondiale en ayant un fort déficit courant qui compensait les déficits des pays exportateurs de pétrole et des pays d’Asie à croissance rapide, en particulier la Chine ; ils équilibraient la croissance mondiale en jouant le rôle de « consommateur en dernier ressort ». L’Allemagne fait l’inverse, ce qui déstabilise la zone euro. Elle devient automatiquement le « prêteur en dernier ressort ». Le fait est que l’accumulation d’excédents allemands doit se traduire ailleurs par l’accumulation de dettes ; elle est donc insoutenable.
    Pire, l’Allemagne veut continuer à être excédentaire tout en demandant aux pays du Sud de rembourser leurs dettes. Cela est logiquement impossible. Les pays du Sud ne peuvent rembourser leurs dettes que s’ils deviennent excédentaires, que si l’Allemagne accepte d’être remboursée, donc devenir déficitaire, ce qu’elle refuse aujourd’hui. Voilà pourquoi il est légitime que l’Allemagne soit soumise à une PDM. Et cette PDM doit être contraignante..."
______________________

Partager cet article
Repost0

Grande délinquance d'aujourd'hui

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

                                                                                        [ _Notes de lectures_]
              On est porté à voir la délinquance surtout dans ses formes microscopiques.
         Celles qui font la une des journaux. 
     Dans ses formes mineures ou majeures, mais toujours spectaculaires.
   Mais les formes de criminalité les plus importantes et les plus dévastatrices ne sont pas toujours là où on nous les montre.
      Elles sont souvent tellement peu apparentes qu'elles ne ne sont guère interrogées dans leurs formes majeures et leurs mécanismes.
      De la très grande criminalité, on ne retient le plus souvent que la piraterie organisée, d'hier ou d'aujourd'hui, les différents trafics en tous genres, de drogues,d'armes, d'organes, de personnes même, souvent hors du contrôle d'Etats trop faibles ou parfois complices ou indifférents. 
 ...On a pu ainsi parler de narco-Etats.
       Les réseaux criminels se développent un peu partout, souvent à la faveur de conflits ou de désordres locaux, avec plus ou moins d'intensité et de violence: dans les Balkans, en Afrique, notamment dans l'Ouest.
    Les mafias sont parfois plus puissantes qu'on ne l'imagine, aussi diverses soient-elles. Dans certains cas, l'argent qu'elles drainent et recyclent rivalise avec celui des pays où elles exercent leurs activités.
       On ne soupçonne guère la puissance du Yakuza  au Japon, l'importance de la Mafia russe,  celle qui sévit en Israël ou en Asie centrale. 
   On peut dire aussi de l' Etat islamique qu'il a aussi une structure mafieuse. Impossible de les énumérer toutes
         Mais la criminalité passe aussi, c'est moins connu et très dévastateur, par le système financier international, par le jeu plus ou moins occulte  des "banksters" (comme le dit le très libéral The Economist),  les réseaux obscurs des intérêts financiers qui ont déstabilisé et mené beaucoup à la précarité ou à la ruine des Etats et des particuliers, comme l'a souligné, entre autres,  l'économiste Stiglitz, hors de tout souci d'investissement productif.
  Comme le remarquait l'ancien directeur de la Banque Mondiale: "Les banques sauvées grâce à l'argent public se retournent vers ceux qui les ont sauvées en disant: payez vos dettes! Leur arrogance est inacceptable " 
    La finance prédatrice, en apparence régulée, n'a pas fini de créer les conditions de nouvelles crises, peut-être plus dévastatrices.
   Les paradis fiscaux contribuent à dégrader les capacités étatiques d'investissement, c'est patent surtout dans certains pays d'Afrique.  L'argent de la drogue circule et se blanchit par l'intermédiaire d'établissements ayant pignon sur rue.
     On a pu et on peut à raison appeler criminogène cet aspect du capitalisme financier, qui sape les bases de l'économie elle-même, indifférent aux conséquences.
    Il existe donc une internationale des mafias, face obscure de la mondialisation.
  On peut parler de géoopolitique du crime, vis à vis de laquelle les instances internationales manquent de volonté et de moyens. 
   Une comparaison: entre les 140 millions de dollars de budget annuel de l’organisation des Nations unies contre la drogue et la criminalité et les 400 milliards de dollars générés uniquement par le trafic de stupéfiants. De plus, même si la lutte contre les paradis fiscaux qui favorisent le blanchiment de l’argent des réseaux criminels est à l’ordre du jour, il n’est pas évident que les micros états dans lesquels ces paradis fiscaux se situent soient en mesure de résister aux tentations de profits générés par ces activités.
__________________

Partager cet article
Repost0

Alimentation: premier des droits

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Sécurité alimentaire en question.
                                                 Se nourrir des fruits de la terre, sous ses formes diverses, directement ou indirectement, fut, reste et restera la condition essentielle de la vie.
      La terre, mince et fragile, est notre matrice fondamentale,
    La sécurité alimentaire est notre premier droit, conditionnant tous les autres.
  Encore faut-il que les terres ne deviennent des marchandises comme les autres, objet de transactions et parfois de spéculations, privant parfois  des hommes des conditions de leur subsistance.
  La terre n'est pas une marchandise comme une autre, privant les autres de conditions dignes d'existence, comme au Nord-Est du Brésil
  Une sorte de Monipoly existe dans certains pays ou dans certaines contrées, mettant en danger, parfois de manuère irréversible, la qualité des sols.
  De plus, les terres arables et parfois des plus fécondes s'appauvrissent, se dégradent (pas seulement par les fait du manque d'eau) et parfois disparaissent.
  Tout cela exige études et mesures rapides. Mais surtout choix politiques, au sens large.
 Les pionniers ne suffisent pas.
       Nourrir la planète va devenir de plus en plus compliqué et ne peut être laissé aux multinationales.
   La gestion durable des sols est un impératif absolu, comme la conservation et l'entretien du foncier agricole.
  Il faut stopper les nouvelles conquêtes de terre, notamment en Afrique, l'accaparement des sols les plus productifs. La FAO devrait veiller à d'avantage de contrôle effectif.
         Il y va de notre avenir.

                                        _____________________________________
Partager cet article
Repost0

Economies faciles

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

(C'était hier...)

 Il n'y a pas de petites économies                   
                                                   C'est pas bien compliqué. 
      On peut tout à fait se passer du coup'tif' officiel de l'Elysée, payé comme un ministre. 
        Bien sûr, dans la plus haute fonction d'Etat, le locataire du Palais ne peut confier le soin de sa toison au premier venu.
  Mais il faudrait en parler à Bercy, à Mr Sapin, attitré au Trésor républicain, dont le crâne dégarni ne nécessite plus le passage onéreux de la tondeuse, 
La perruquier du monarque de Versailles était aussi grassement rémunéré.
   Le bon Monsieur Binet fit des merveilles...
            La tradition se perdit...


 Mais elle revient en force au Palais
   Le précédent monarque avait son bottier d'exception et son horloger de luxe.
   Celui d'aujourd'hui ne néglige  pas son système capillaire et l'a confié à un spécialiste de haute volée, promu ministre des tifs en quelque sorte, modestement  rémunéré  et tenu au secret.
    On ne saura rien sur les cheveux qui dépassent...
       Les ciseaux de la rigueur ne sont pas passés par là. 
            Le pouvoir ne tiendrait-il qu'à un cheveu?.
_________________________.

Partager cet article
Repost0

Finances hors sol

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Dérives.
              Que la finance, telle quelle fonctionne, surtout depuis les années 70, soit prédatrice aux dépends des investissements dans l'économie réelle et du budget des Etats parfois en faillite, voilà qui fait encore l'unanimité chez maints économistes qui ne sont pas du sérail, surtout soucieux de diffuser la voix de son maître.
    Malgré quelques retouches et une régulation formelle, les menaces restent encore fortes
       Une crise financière peut toujours faire retour, sous une forme ou une autre.
                             Too big, too greedy, to be trusted?
_____________________________A la faveur de la crise financière, les banques les plus prospères, celles qui sont trop importantes pour faire faillite (too big to fail), donc devenues intouchables (too big to jail), bien qu'ayant été aidées très généreusement (Plan Paulson) comme Goldman Sachs, fleuron de Wall Street, ont encore gagné en taille et en puissance, en profitant notamment de la faillite des autres...Big is beautifull!

Goldman Sachs Tower N.Y.

____Il y a sur ce sujet une grande convergence des constats: la concentration financière s'achemine vers la domination de quelques mégabanques, qui se trouvent de moins en moins entravées, malgré quelques dispositions marginales et formelles.
La libéralisation financières a ouvert une boite de Pandore: " ...Des mesures libéralisant l’exercice de l’activité bancaire (mise en place du « Riegle- Neal Act » aux Etats-Unis (1994) et de la deuxième directive bancaire en Europe (1989), préparation du passage à l’Union monétaire...) constituent des éléments d’explication de l’accélération observée. La libéralisation financière s’est traduite par la disparition des barrières géographiques et par l’accentuation de la concurrence sur des marchés de plus en plus vastes où les acteurs nationaux ne bénéficient plus d’un poids significatif..." 
       Cette  concentration-globalisation financière, avec ses immenses zônes d'ombre actuelles, pose des problèmes qui risquent de mettre en péril toute tentative de revenir à une économie réelle normale, de compromettre un peu plus toute régulation politique possible et de préparer une crise de plus grande ampleur encore. Si ces puissants groupes bancaires avaient des règles claires et des pratiques relativement transparentes, ce ne serait qu'un moindre mal, mais c'est loin d'être le cas. Ils retombent dans les mêmes ornières.
____ Cela commence  à inquiéter même les penseurs économiques les plus classiques . Par exemple l'Express, dans une de ses dernières parutions, s'alarme:

Ton univers impitoyable...

"Après les subprimes,une autre crise du même genre se prépare et si les Européens ne mettent pas en place des lobbies aussi puissants que ceux des Anglo-Saxons,, nous la subirons de plein fouet."  600.000 milliards!
Oui, 600.000 milliards, soit l'équivalent de 10 fois le PIB de la planète!, si l'on en croit les chiffres donnés par Christine Kerdellant dans l'Express du 14 novembre, c'est ce que représente le montant des capitaux en jeu dans le marché des produits dérivés, dont 90% seraient opaques, échappant à une quelconque régulation. C'est le "shadow banking", un système bancaire parallèle évalué à 67.000 milliards de dollars. Même s'il n'y a pas toujours convergence sur les chiffres, ce qui s'explique par les pratiques occultes dans le milieu financiers, c'est considérable et c'est un risque énorme, non seulement un manque à investir, qui pése indirectement sur le train de vie des Etats, en manque de ressources...
 __Selon Michel Barnier , Commissaire Européen au Marché Intérieur et aux Services, "le Shadow banking représente « entre 25 et 30% des actifs gérés par l'ensemble du système financier » , soit officiellement environ 46.000 milliards d'euros."

 

____Cette estimation officielle est largement sous-estimée et Marc Roche, expert financier au Monde, auteur de l’ouvrage « Le capitalisme hors la loi » estime dans une longue interview accordée au Monde que "… la place    de ce que j'appelle le "capitalisme hors la loi", c'est-à-dire non réglementé, est désormais supérieure au poids de la sphère financière régulée et transparente. La crise des crédits à risque,subprimes de 2008-2009 a accentué le poids de cette économie souterraine, puisque ses acteurs ont pu compenser leurs pertes et garder leurs profits grâce au recours à cette finance parallèle, légale, mais profondément immorale : conflits d'intérêts, évasion fiscale, risques systémiques, impunité et âpreté aux gains. ».
A cela Marc Roche rajoute clairement «  Le recours aux paradis fiscaux, aux hors-bilans, aux sociétés offshore, à l'optimisation fiscale, aux liens étroits tissés avec les politiques ont    contribué à la crise de 2008-2009 comme à celle de la dette souveraine de nos jours. ». C’est logique, le Shadow Banking siphonne en fait l’économie  réelle en détournant délibérément l’argent du circuit traditionnel qui, lui, est surveillé et taxé....
______On parle de " de hors bilan, paradis fiscaux, sociétés offshore,  du grand fourre-tout de l’optimisation fiscale. En fait derrière ces beaux mots se cache en fait l’argent détourné aux Etats par le biais de l‘évasion fiscale et autres savantes turpitudes  financiarisées, des mafias des drogues et du sexe, des dictatures déchues, les mallettes et pots-de-vin des politiques, industriels et autres corrompus alimentent ce Shadow Banking. On doit également y trouver une part des milliards d’euros injectés par la BCE pour sauver le système bancaire traditionnel sous couvert d‘aide aux Etats européens. Il est clair qu’il doit être plus fourni en cash, si je puis dire, que le système  traditionnel alimenté par le crédit, le travail et la sueur des hommes et des entreprises de l’économie réelle. 
  Le Medef a fait clairement état de sa position à la Direction du Marché Intérieur et des Services de la Commission Européenne le 31 mai dernier dans  un un rapport de 5 pages. Le MEDEF rejoint la Commission Européenne dans « l’objectif d’assurer l’inscription dans le cadre des secteurs d’activités de financements européens de réglementations adaptées ». En fait, le shadow banking est tellement développé qu’il ne reste plus qu’à le légitimer en lui taillant un costume législatif sur mesure.
Le MEDEF reconnait que sous le terme générique de shadow banking se cache en fait une multitude de pratiques et techniques financières. C’est également la      reconnaissance noir sur blanc d’une « finance de l’ombre » comme le stipule le MEDEF. C’est aussi reconnaître que le système bancaire actuel n’est plus en mesure d’assurer une garantie  des investissements."
___________Le shadow banking est aussi dénoncé verbalement, seulement pour la forme,  par A.Merkel et la Commission européenne.
Ce système parallèle, où une douzaine de grandes banques sont impliquées, notamment Goldan Sachs, Morgan Stanley, JP Morgan, Merrill lynch, Deutsche Bank, possédant de puissants lobbies. 
Même Mme Lagarde s'en est émue: " Il est curieux d'ntendre certaines dénoncer le caractère trop contraignant des nouvelles réglementations et de les voir dépenser des centaines de millions de dollars pour que des groupes de pression puissent y mettre fin." en ajoutant: "..Aujourd'hui, les structures que nous jugions nuisibles (en 2008) sont encore présentes." 
___________Au-dessus des lois, on ne soupçonne pas toujours la finance de l'ombre, la finance noire.
  La finance prédatrice ne baisse pas la garde, créant les conditions d'une nouvelles crise.
Comment cette situation pourrait-elle changer rapidement, quand la Maison-Blanche est si proche de Wall-Street? Obama évoquait naguère les "requins de la finance", mais il a semblé ensuite paralysé, impuissant, ligoté.
   Il y a des raisons d'être pessimiste.
     Mais selon Joseph Stiglitz, le Minotaure n'est pas invincible... 
________________________________

Partager cet article
Repost0

Rififi et embrouillaminis

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

                                                                                          [Points de vue]

Burkini, ni..ni..
                          Pour ou contre?.   
                             C'est pas qu'on ne se mouille pas...dans des eaux plus ou moins troubles. 
                Plutôt contre. Contre les passions excessives dans un sens comme dans un autre.
           Le face kini ne vaut pas mieux, dans un autre contexte..   Certains préfèreront le 0-kini, qui évite toute polémique sur les pratiques vestimentaires de plage.
        Il faut raison garder. Ne pas se tromper d'ennemi.
   On dira ce qu'on veut, le burkini est efficace contre les UV et les méduses...
Mais moins qu'une tenue de ski.
   Peu commode cependant pour la brasse coulée.
      On a envie d'en rire...
          Quoique..  On s'interroge. Un accoutrement sans importance? Un flambeau identitaire régressif, une affaire d'hommes, surtout dans le Golfe, ou un  effet de mode très in ?
    Un peu de tout, à des dosages divers.
,       On se trompe de combat, diront certains.
          On en fait trop, diront d'autres: il y a plus important qi'un morceau de tissu, même chargé de symboles..
            Tolérance absolue, prôneront d'autres.
     Mais c'est une nouvelle offensive salafiste, diront certains. Peut-être, mais il y a des offensives plus meurtrières dont on parle moins.
           En Corse, on s'est échauffé pour des raisons mal déterminées   Sais-t-on ce qui s'est passé vraiment?
         Délicat de légiférer en ce domaine. Il vaut mieux éviter.des combats douteux. 
   Ce n'est pas simple, mais...
     Ou pourrait évoquer à ce sujet une fausse question laïque, mais un vrai débat politique.
_______________________

Partager cet article
Repost0

Vélo et biclou

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Echappée belle
                   Puisque le Grand Tour est en route, parlons vélo.
  La petite reine mérite parfois certains éloges.
Elle revient en force, sous des formes renouvelées, après une longue période d'oubli et d'abandon progressif, liée au règne démesuré de sa rivale à quatre roues.
Elle est promise à un nouveau succès, Manquent seulement encore les infrastructures suffisantes à la ville comme à la campagne
 Le vélo est le meilleur ami de l'homme...après le cheval. Tous les cardiologues vous le diront, mais pas seulement.
    Quand il se laisse aller aux confidences,  il nous apprend beaucoup sur nous-mêmes, surtout si on est un familier de ce morceau de ferraille ( ou de carbone) monté sur roues, reposant toujours sur les mêmes principes de base, malgré les variantes et quelques mutations.
    Sur l'histoire récente aussi.
Depuis le fin de XIX° siècle, les Français ont entretenu une relation particulière avec la petite reine.
  Il s'est intégré peu à peu dans leur vie de loisirs, de travail, de luttes aussi (pendant la guerre, le vélo avait une valeur militante, combattante...), d'émancipation des femmes.
" Depuis sa naissance à Paris, le vélo a parcouru toutes les évolutions de notre pays, jusqu’à devenir aujourd'hui le porte-drapeau de l’écologie. Le vélo, la bicyclette, le biclou, c'est l'histoire d'un mythe populaire, nourri par nos souvenirs personnels et par des luttes politiques et sociales...le vélo est un symbole qui incarne des évolutions économiques, environnementales et politiques, pour nos arrières grands-parents comme pour nos enfants. Le vélo n’est pas un véhicule comme les autres : véritable prolongement de notre corps, il nous rend sensibles aux autres et à l’environnement."
    Elle est devenue reine... 
Une histoire bien française
   Sa préhistoire remonte à 1817: du vélocipède à la bicyclette
 Peugeot a très tôt imposé son hégémonie dans le PVF (Paysage vélocipédique français)
_________Il y a mille et une raisons de faire du vélo
Même si on commence sur le tard.
Il ne suffit pas d'en parler.
          Tous à vélo! Mais pas tous les vélos!     
                                                          Vive le vélo!  Il va partout.


___________________________________________________

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 6 > >>