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Irak (petit rappel)

Publié le par Jean-Etienne ZEN



Les aventures de Tony the Warrior
                                                        Quel gâchis!
           Retour sur une aventure qui a (très) mal tourné.
      Tout a fini pas se savoir, grâce au  rapport Chilcot.
Il a menti honteusement, en bon caniche de Bush.
   Lui qui a eu une action déterminante dans le chaos engendré dans le chantier du Moyen-Orient, relayant les mensonges sur l'Irak. Un chantier dans lequelle l'Angleterre avait pris une part majeure dès l'origine.
  L'intention de Tony Blair était d'ailleurs, durant l'embargo, de ramener le pays à l'âge de pierre. 
   Pressé de toutes parts, il avait été contraint à passer  à table.
     Mais la critique  dévastatrice de Tony Blair, par Steven Erlanger et David E. Sanger a fini par donner le coup de grâce.
  On peut le résumer en 13 points clés.
C'est la honte pour lui pour le restant de ses jours.!
  Il regrette, mais un peu tard, le pôvre...comme le naïf Colin Powell.
  Une repentance toute empreinte de duplicité sirupeuse:
     « Il n’y aura pas une journée de ma vie où je ne revivrai et ne repenserai à ce qui s’est passé, » ... « Les gens me demandent pourquoi je passe tant de temps aujourd’hui au Moyen-Orient. Voilà pourquoi. C’est pour cela que je travaille à la paix au Moyen-Orient. »     Quelle conversion!
       Un mea culpa qui a vite trouvé sa limite : « Je crois que nous avons pris la bonne décision et que le monde est meilleur et plus sûr »,  Il fallait oser....
      Ce grand gâchis, à l'origine de l'enchaînement des problèmes tragiques d'aujourd'hui, en Irak et autour, n'a pas fini de manifester ses conséquences désastreuses.
    L'intervention en Irak continue aujourd'hui à influer sur la politique britannique et explique les fortes réticences du Royaume-Uni à s'engager militairement depuis. Si le Brexit « est l'événement politique le plus important pour les Britanniques depuis la Deuxième Guerre mondiale, l'invasion de l'Irak en 2003 n'est pas très loin », soulignait mercredi The Guardian. « Ceux qui vivent sous le régime meurtrier de l'État islamique ou celui de Bachar el-Assad ont le droit de dire que c'est l'invasion intervenue il y a 13 ans qui a ouvert les portes de l'enfer », ajoute le quotidien....
              "En détruisant le régime de Saddam, les États-Unis ont ouvert une boîte de pandore. Ce n’est pas une surprise car même aux États-Unis, des voix critiques s’étaient élevées contre l’aventure de George W. Bush en affirmant qu’il n’y avait pas vraiment de plan clair sur l’après-Saddam. Dit moins poliment, la conquête de l’Irak avait pour but de redonner aux États-Unis le contrôle de ce pays riche de pétrole et aux confluents du Moyen-Orient et de l’Asie, et non de rétablir la démocratie." (P.Beaudet)
     On ne peut mieux dire.
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Back to the past

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Bolsonaro est un visionnaire.
                   De plus, il aime les enfants, avec un sens aigü de la justice.
            Dans son pays, on a déjà fait des progrès, mais pas assez.
   Il faut aller résolument de l' avant§
   

 Faire travailler les enfants, en voilà une super bonne idée!
   C'est déjà leur éviter le pire: traîner dans les rues et sombrer dans la délinquance.

  Et puis, c'est une main d'oeuvre agile,docile et pas cher, ce n'est pas à négliger pour la croissance du pays, sous la houlette de son nouveau guide. D'ailleurs, les maîtres de l'industrie, partant d'un bon sentiment, le reconnaissaient déjà à l'époque bénie des débuts de l'industrialisation.
  Il veut faire comme un peu partout dans le monde.
        Et peu s'en émeuvent  beaucoup. Cela ferait partie d'un long héritage. Malgré les écrits de V.Hugo, Zola et tous les autres.
  C'est encore bien présent.  Des enfants polyvalents, bons à tout faire. Déjà dans la mine, comme le disait cette petite fille au XIX° siècle chez nous:
        Je travaille au fond de la mine depuis trois ans pour le compte de mon père. Il me faut descendre à la fosse à deux heures du matin et j'en remonte à une ou deux heures de l'après midi. Je me couche à six heures du soir pour être capable de recommencer le lendemain. A l'endroit de la fosse où je travaille, le gisement est en pente raide. Avec mon fardeau, j'ai quatre pentes ou échelles à remonter, avant d'arriver à la galerie principale de la mine. Mon travail c'est de remplir quatre à cinq wagonnets de deux cents kilos chacun. J'ai vingt voyages à faire pour remplir les cinq wagonnets. Quand je n'y arrive pas, je reçois une raclée. Je suis bien contente quand le travail est fini, parce que ça m'éreinte complètement.          
         Mais on peut faire mieux: pourquoi ne pas manger les enfants les plus tendres, par temps de difficulté, comme le suggérait Jonathan Swift, ce qui permettrait de diminuer en outre le nombre de bouches inutiles...
      Un philanthrope, je vous dis.
 
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La mort et le morbide

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Etranges dérives
                     On peut parler de la mort sans évoquer les aspects de morbidité qu'ils accompagnent parfois.
   La mort est ce qu'elle est: naturelle et universelle.
Incontournable et implacable.
  Ce n'est pas la révolte qui peut nous guérir de son horizon indépassable, mais la résignation apaisée et la sérénité. Comme dit Montaigne;: Il n'y a rien de mal en la vie pour celui qui a bien compris que la privation de la vie n’est pas mal. 
         Elle est même le principe du vivant. 
    Mais, historiquement, il n'est pas rare que la morbidité envahisse l'esprit des hommes, plus ou moins intensément, selon les individus, les cultures, les période historiques, de manière épisodique et légère ou prolongée et profonde.
   Du point de vue de la raison, la mort n'est rien, comme le dit Epicure
     Le cimetière est un dortoir paisible:  le mot vient du latin coemeterium, devenu cimiterium (Bas-Empire), issu du grec ancien κοιμητήριονkoimêtêrion (« lieu pour dormir, dortoir »).
   Même si son acceptation sereine fait problème, du point de vue du désir et de l'imagination.
      Celle-ci est conditionnée par les cultures, les époques, les croyances, les circonstances.
  Les événements dramatiques favorisent parfois le développement du macabre,  cette étrange valorisation, cette curieuse complaisance, cette fascination trouble pour tout ce qui touche à la mort et à ses conséquences, qui en vient parfois à se développer dans certaines circonstances particulières, au point de produire des formes de représentations, parfois artistiquement élaborées
   La psychanalyse peut en partie expliquer pourquoi cette blessure nacissique qu'est la mort peut générer de tels fantasmes individuels..
   Pour ce qui est du collectif, les malheurs accumulés d'une époque peuvent produire des représentations hautement élaborées et partagées de scènes qu'on appellerait glauques aujourd'hui.
   On pense aux cultes tournant autour de la mort au Mexique.
   La danse macabre est une des manifestations culturelles les plus connues, sous ses formes les plus diverses.
     Au milieu du XIV° siècle, une épidémie de peste décime environ un tiers de l’Europe : une personne sur trois meurt. La mort fournit matière à sermons : on exhibe des cadavres pour faire la morale. Puis… le contraire:
   Au XVe siècle, le cimetière est une place publique : on y vend à boire, à baiser et à manger. On va s’y distraire ou s’y édifier. C’est un «espace de sociabilité intense, de processions, de foires, de commerce, de prostitution même», explique l’historien Philippe Kaenel, citant Le Journal d’un bourgeois de Paris au Moyen Âge qui rapporte qu’en 1429 : «le frère Richard prêcha pendant toute une semaine, aux Innocents, chaque jour, de 5 heures du matin jusqu’à 10 ou 11 heures, devant un auditoire de 5 à 6 000 personnes. Il prêchait du haut d’une estrade […] le dos tourné au charnier». Les cimetières sont des lieux privilégiés pour toucher un auditoire large. C’est donc dans les cimetières qu’apparaissent les premières danses macabres.
    Diverses formes d'expression artistique exploitent ce thème à profusion, derrière lequel s'exprime aussi une critique sociale, l'occasion de fustiger les puissants. .. 
    La mort et l'amour s'y associent aussi. 
  Le théâtre, mais aussi la poésie, plus tard, tourneront parfois autour de ce thème, dont certains romantiques s'emparent..
   Ces thèmes morbides n'ont pas quitté certaines formes marginales d'expression musicale et cinématographique d'aujourd'hui. Même sous des formes inattendues. Sans doute un retour du refoulé, dans nos sociétés qui tendent (vainement) à escamoter la mort.
  L'humour reste un bon moyen de défense contre la morbidité toujours menaçante. Surtout quand il est noir, à certaines conditions. 
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Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Le bac-à-papa, c'est fini
                                                   Il est au stade de ses derniers soupirs.
 Place à la blanquérisation du système et à l'"américanisation" de l'éducation, privilégiant la libre expression orale, quel que soit le contenu, de plus en plus dévalorisé, à l'approfondissement des connaissances et de l'esprit civique et critique. Ce qu'on osait appeler naguère l'instruction, terme à bannir aujourd'hui rue de Grenelle.


   Ce Bac à part fait toujours parler de lui...depuis des années
        Honni par les uns, louangé par les autres, redouté par certains, ardemment attendu par d'autres, il est toujours objet de débat le plus souvent passionnel, d'autant plus qu'on a laissé se dégrader une épreuve qui aurait pu être rénovée en douceur et en temps voulu..
   Mais il est devenu ouvert à toutes les adaptations et à tous les tripatouillages, les notes ayant de plus en plus perdu de fait leur sens d'indicateurs pertinents. La plupart des correcteurs lucides le diront.  Gérer les flux est devenu le mot d'ordre, la passage d'une classe à l'autre se faisant automatiquement, ce qui engendre souvent un extrême pauvreté de l'écrit, qui va bien au-delà de la terminale.
   Avoir son bac ou pas, that is the question, dans un monde impitoyable ou le chômage sévit, l'ambition de réussite sociale s'excerbe, même si l'illustre document, autrefois affiché dans les chaumières, ne suffit plus, surtout quand il se situe en bas du panier.
   Ce sujet à polémique permanente, qui ébranles nombre de familles, revient sur le devant de la scène.
Mais silence, on brade
   

 Repenser l'education nationale doit redevenir une priorité.
      La situation est préoccupante à plus d'un titre et les principes néolibéraux ont tendance à prévaloir. L'école risque de devenir de plus en plus une affaire de business privé. Des officines bien organisées, qui s'avancent ouvertement ou masquée, attendent leur heure. Un marché intarissable et lucratif.
  Jusqu'à quand l'école restera-elle (encore un peu) républicaine, ?
.....Avec des épreuves respectant l'anonymat et un minimum d'exigences et des enseignants hors du champ de le pression des parents, dans un contrôle continu biaisé.
_______
 La casse du Service public d’Éducation est bien envisagée depuis 1996 par l’OCDE. (*)
    Il n'y a pas que les profs dans leur majorité qui sont chagrins...
           A quels enfants allons-nous laisser le monde?
                          Relisons F.Buisson, à la lumière de notre époque:
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_(*) __...Les conceptions de l’OCDE dans le domaine de l’éducation vont dans le sens d’une forte libéralisation du système éducatif. Dans Repenser l’enseignement. Des scénarios pour agir (dernier volume de la série « l’école de demain »), l’OCDE donne la parole à Jay Ogilvy, « grand pionnier de la réflexion prospective au sein des entreprises ». Celui-ci préconise une « décentralisation » et « une autonomie accrue des établissements scolaires, avec une influence plus forte des parties prenantes »1. Il fait l’éloge du projet anglais FutureSight, qui a consisté à renforcer le pouvoir des chefs d’établissement2. Il « préconise l’application des principes du marché contre l’excès de bureaucratie, qui risque d’étouffer l’innovation dans l’enseignement »3.

    Cet expert promeut l’idée d’un enseignement adapté à chaque élève. Il affirme : « À l’avenir nous disposerons d’outils d’apprentissage qui nous permettront de faire chez chaque élève un diagnostic personnalisé qui nous donnera la possibilité de mettre à sa disposition, à chaque heure de la journée, des outils d’enseignement et des préparations de leçons les mieux adaptés à ses besoins et à ses aptitudes »4. Il faut selon lui « traiter chaque école et chaque élève différemment et singulièrement en fonction de leurs besoins propres », et « individualiser [l’] enseignement. » « Pour atteindre l’équité devant l’éducation à l’ère de l’information, nous devons rompre avec le vieux modèle de production de masse d’élèves bien socialisés et identiques de l’ère industrielle. Nous devons recueillir des informations sur chaque circonscription, chaque école, chaque élève, et les utiliser pour moduler les quantités de “nutriments” – qu’il s’agisse de dollars, d’enseignants, de manuels ou d’ordinateurs – en fonction des besoins de chaque école et de chaque élève »5. Ces idées sont entièrement au diapason de celles de notre gouvernement de droite, qui veut en finir avec le collège unique, créer des collèges de haut niveau dans les centres-villes et des collèges où l’enseignement se réduirait au minimum, au « socle commun », dans les banlieues défavorisées. Les 7 piliers du socle commun de connaissances sont d’ailleurs inspirés par l’OCDE. Ce que prône l’OCDE, c’est de renoncer à l’objectif ambitieux d’une école, d’un collège et d’un lycée pour tous, et trier dès le plus jeune âge les élèves en fonction de leurs résultats ; ce qui revient en fait à les trier en fonction de leur niveau social, donc à accentuer les inégalités. Ces préconisations vont à l’encontre du caractère démocratique et universel du système éducatif.
    Dans ce long rapport pétri de langue de bois, l’OCDE préconise aussi que l’enseignement public soit désormais « concerné par les mécanismes du marché ». L’organisation déplore que « les conseils d’établissement et l’administration centrale de la circonscription fonctionnent comme des monopoles d’État. Parents et élèves n’ont pas le choix du fournisseur, comme ce serait le cas sur un marché libre ». Elle fait valoir que « dans la plupart des entreprises, un directeur peut opérer des changements pour répondre aux différents besoins d’une clientèle diverse », et conclut : « Nous devons commencer par dégripper ce mécanisme ». Elle propose en outre de « donner aux élèves et aux parents la possibilité de choisir l’école et les enseignants qui correspondent le mieux à leurs besoins. Le financement ira dans le sens du choix des élèves » ; ainsi « les forces du marché récompenseront les résultats »6. L’assouplissement de la carte scolaire, l’autonomie des établissements, l’idée de payer les enseignants « au mérite », le recrutement massif d’enseignants contractuels tandis que les places aux concours sont drastiquement réduites et que des milliers de postes d’enseignants titulaires sont supprimés chaque année, toutes ces initiatives du gouvernement trouvent leur source dans les préconisations de l’OCDE qui est aujourd’hui véritablement le fer de lance de la libéralisation des systèmes éducatifs. Il est temps de démystifier l’OCDE, de se démarquer de cette influence ultra-libérale, et d’entreprendre une politique éducative ambitieuse et démocratique, visant à la réussite de tous les élèves...

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Points d'histoire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

        Dans sa dernière livraison, l'excellente revue historique numérique Herodote.net  nous ouvre trois dossiers passionnants:
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____ L'un sur Alexandre le Grand (356 av. J.-C. - 323 av. J.-C.), un conquérant de légende.
                       (Par delà les mythes)

____ L'autre sur l'important traité de Nankin, qui  met fin à la guerre de l'opium 

                     Sir Thomas Staunton déclare à ses collègues députés::
     « Avons-nous contrevenu aux lois internationales en pratiquant le commerce de l'opium ? Non : quand le vice-roi de Canton utilise son propre navire pour le trafic de la drogue, nul ne doit s'étonner que les étrangers en fassent autant [il renverse l'ordre des choses : c'est parce que les Anglais ont introduit la drogue en Chine que des commerçants locaux ont pu s'enrichir avec son trafic] ».
      « Pékin a le droit de durcir les mesures judiciaires qui répriment le trafic d'opium. Mais peut-il brutalement condamner à mort des étrangers [il prend pour argent comptant les récriminations des commerçants anglais de Canton], quand la peine la plus élevée était jusque-là l'interdiction de commercer, ou, au pire, l'expulsion ? Cette rétroactivité est une atteinte intolérable au droit des gens. Les Chinois voudraient traiter les sujets britanniques comme ils traitent leurs sujets en rébellion - au fil de l'épée. Prenons garde ! La considération que nous perdrions en Chine, nous ne serions pas longs à la perdre en Inde et, de proche en proche, sur toute la Terre ! La guerre qui se prépare est une guerre mondiale. Elle aura, selon son issue, des répercussions incalculables, diamétralement opposées selon son résultat. Nous n'avons pas le droit de l'engager, si nous devons la perdre. Mais nous n'avons pas le droit d'y renoncer, si nous devons la gagner (...). »
   « Je considère, quoiqu'avec regret, que cette guerre est juste et qu'elle est devenue nécessaire » 
                  L'opposant libéral (whig) William Gladstone déclare, quant à lui : « Une guerre plus injuste dans son origine, une guerre plus calculée pour couvrir notre pays d'un déshonneur permanent, je n'en connais pas dans toute l'histoire. Le drapeau britannique, qui flotte fièrement sur Canton, n'est hissé que pour protéger un trafic infâme » 
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____ Le troisième sur l'histoire et la vie actuelle de la plus grande tribu d'Amérique - L'étonnante démocratie des Navajos  
    Un Etat dans l'Etat 

 


(Photos personnelles_ Cliquez pour agrandir)________________________________

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Rien...ou si peu

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

                                                          (Bis repetita...)
Nombrilisme en question
                                      Pas le peine de faire les malins.
                                                     De se prendre pour le nombril du monde. 
           Nous ne sommes pas grand chose, disait ma grand mère, quand arrivait un coup dur. 
                    En dehors des événements heureux ou malheureux, si nous ne sommes pas le nez dans le guidon ou empli de notre suffisance, nous pouvons mesurer notre insondable petitesse, notre contingence essentielle, la fugacité de notre vie. 
            Pour ce faire, il suffit, par une belle nuit étoilée, de s'arrêter un instant, de lever la tête en l'air ou d'utiliser un télescope, comme le fait  Alfred, la tête dans les étoiles. Ce n'est pas l'encyclopédique Gérard qui le contredira, comme tant d'autres...après Pascal, qui avait lu  Galilée et  Copernic.:
"... Qu'est-ce que l'homme dans la nature ? Un néant à l'égard de l'infini, un tout à l'égard du néant, un milieu entre rien et tout. Infiniment éloigné de comprendre les extrêmes, la fin des choses et leur principe sont pour lui invinciblement cachés dans un secret impénétrable, également incapable de voir le néant d'où il est tiré, et l'infini où il est englouti." 


 

Suivez le guide...
 

   __________________Notre terre, qui n'est pas une star, compte si peu, depuis que Hubble élargit notre vision de l'univers. Elle est tout à fait marginale dans notre galaxie et des galaxies, il y en a tant...
                  Voilà qui remet bien des choses en place et qui apaise. Tout le bruit et la fureur du monde se trouve du coup relativisé.. On ne s'accroche plus irrationnellement et désespérément à la vie, comme à un bien durable. Le vieux taoïsme chinois a beaucoup à nous apprendre en matière de modestie, pas seulement Lucrèce ou Diderot.
          La folle gestion du monde par l'homme, se croyant démiurge dans sa fuite en avant vers un "progrès" non maîtrisé, relève de l'aveuglement prométhéen. 
    Notre courte vue fait de nous de grands infirmes... 
                Terrien, t'es rien 
                                        Mais c'est ta grandeur de le reconnaître.  
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Bac: le niveau monte

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Neurones en vacances
                              Inévitablement, le bilan, parfois désolant (ou amusant) de certaines performances d'examen refait surface. 
    Enfiler les perles redevient un art à la mode. 
           De petites confusions se glissent dans des copies en mal d'inspiration ou de culture.
    Pauvre Anatole!
  Pourquoi pas: Voltaire? je croyais que c'était une place...     Mitterand? je croyais que c'était une bibliothèque
      Arago? je croyais que c'était un boulevard... 
  Victor Hugo? je croyais que c'était un lycée...
     L'occasion de s'interroger sur une question qui fâche annuellement...
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Les USA, les pauvres et le crédit

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

                                                                                                                        (Bis repetita....)
Un peu de crédit, ça va. Beaucoup de crédits, bonjour les dégâts!
                                                                                                     Au pays où le crédit est roi, érigé en quasi vertu, faire des économies est considéré comme  peu civique. Le consumérisme est une deuxième religion.
      Avoir une dizaine de cartes de crédit est entré dans la normalité. 
          Spend a lot of money is american. Même pour démarrer dans la vie...
La crise des surprimes a montré jusqu'où pouvait aller l'endettement des particuliers, même très modestes, et l'aplomb des banques qui sont sorties des clous.
     Pour faire face à l'urgence, l'américain moyen ne dispose que de peu de réserves...
 Il faut parfois s'endetter pour assurer le minimum vital. Et même pour des  soins hospitaliers.
Ne parlons pas des études, cette nouvelle bulle...qui menace. 
  Après la crise des surprimes, machiavéliquement organisée pas les banksters, la fièvre acheteuse a repris de plus belle. 
   Un Américain dans la norme est un Américain endetté  qui rembourse les échéances en temps et en heure...quand il peut. Et pourtant, comme dit  Robert Reich, ancien ministre du Travail de Bill Clinton, dans le New York Times  «...aujourd’hui les ouvriers travaillent beaucoup plus pour gagner moins.Le revenu moyen d’un travailleur aujourd’hui, après correction de l’inflation, est moins élevé qu’il y a 30 ans. Et puisque le pouvoir d’achat décline, un ouvrier d’aujourd’hui travaille en moyenne 100 heures de plus chaque année qu’il y a deux décennies pour rester la tête hors de l’eau..."
         Une vieille tradition de l'américan way of live, dont Barber a montré la toxicité.
  Aux USA,"Il faut être riche pour mener une vie de pauvre"
         Car les pauvres paient plus. C'est aisément vérifiable. 
Et on ne prête (bien) qu'aux riches.
      D'une certaine manière, les pauvres sont rançonnés, abandonnés par les banques traditionnelles. 
    Le Payday Loan, ( prêt sur salaire), autrefois inexistant,devient courant. C'est un emprunt à ultracourt terme (quinze jours au plus) que l’on rembourse le jour de sa paie avec de gros intérêts. Un client peut ainsi obtenir un prêt de 300 dollars qu’il rembourse 346 dollars le jour où il touche son salaire.
        Une étude publiée par Bankrate.com suggère que 37 % des Américains ont une dette de carte de crédit supérieure ou égale à leur épargne d’urgence, ce qui signifie une facture médicale un peu conséquente, un accident de voiture ou une autre dépense imprévue pourrait les pousser vers un désastre financier personnel. 
      Le crédit devient une servitude dans ces conditions, un instrument de contrôle social.
 La debtocracy  a de beaux jours devant elle.
        Encore fort de sa monnaie de référence, de son armée et de sa planche à billets, l'empire fonctionne à crédit...astronomiquement et le piège du plastique continue.
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Europe: changer ou disparaître...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

A la croisée des chemins
                                        Vers une autre Europe? 
      Il ne suffit pas de le dire...
     Les Européens convaincus, mais critiques le disent depuis longtemps
 Même les europhiles inconditionnels et les eurolâtres de tous poils et de tous horizons s'y mettent, dans une cacophonie remarquable, chacun y mettant ce qui lui plaît ou  l'intéresse., comme dans une auberge espagnole
     .Il ne suffit pas d'en rester aux incantations ou aux modifications de façade, purement administratives, sans rien modifier sur le fond, le fonctionnement et les orientations.Le problème est bien politique, au sens profond du terme.
    Réconcilier la solidarité et la souveraineté des peuples au coeur d'institutions à repenser dans un nouvel équilibre. Se dégager de la ligne néolibérale et des dogmes financiers, en même temps que du leadership des pays imposant de fait leurs normes ordolibérales.
  C'est un travail de titan mais un problème de survie.
        ... les "européistes" prônent, dans des équilibres variables, l’approfondissement des logiques économico-sociales en cours, l’accentuation du fédéralisme européen, l’acceptation d’une Europe à plusieurs vitesses. En gros, on continue et on accentue, fût-ce en affirmant haut et fort que l’on veut réformer voire refonder. Mais comment réformer si l’essentiel de la règle du jeu est intangible ? Comment changer sérieusement l’ordre des choses dans le cadre de traités qui en interdisent la possibilité réelle ?... 
     Le Brexit, mal mené, malgré ses ambiguïtés, ses dérapages, révèle en partie une défaite de l'UE telle qu'elle est:
               ...La démocratie, c'est d'abord la possibilité de l'alternance et cette alternance n'existe pas au niveau de l'UE. Les élections européennes de mai 2014 n'ont pas convaincu du contraire, malgré l'existence de « candidats » à la présidence de la Commission, on a vu émerger un « partage du gâteau » et une sempiternelle « grande coalition » à l'issue du scrutin. Jean-Claude Juncker peut prétendre être le représentant du « peuple européen », la réalité est différente. Personne ne l'a réellement choisi et sa légitimité est faible. L'UE doit d'urgence réfléchir à l'existence d'une vraie responsabilité démocratique de ses instances. Or, qu'on le veuille ou non, qu'on le déplore ou non, la source de la légitimité démocratique réside encore dans le cadre étatique...
     Une renégociation des traités  est donc absolument nécessaire. 
         Quel homme ou quelle instance aura  le courage et l'audace de mener à bien cette tâche difficile, avant qu'une nouvelle tempête compromette le projet dans son essence initiale?
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L'île mystérieuse

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Peu voudraient y vivre.
         Mais ce petit pays improbable a de quoi étonner.
,            Une fois l'île sombra.
           Mais elle se réveilla 
    Et se rebella..contre la dictature des grandes banques..
    Des hommes rudes dans ce pays volcanique.
   Mine de rien, ces Vikings ont beaucoup à nous apprendre
    Une équipe explosive.
  Une bande  de Vikings opiniâtre et obstinée, qui fit déjà trembler la France, qui mérite de gagner.
    Un véritable exploit pour un pays ne comptant que 20 000 licenciés dans cette discipline, pour330000 habitants, presque tous dans le coup
     Solidarité, simplicité, efficacité, ténacité 
          Ils réconcilient avec le foot. Peu importe qu'ils perdent. Ils ont déjà gagné...nos coeurs.
                      Il n'y a pas de mystère 
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