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Vélo socratique

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Le vélo, c'est tout bon.
                           Et c'est bon pour tout.
                                   La cardiologue vous le dira, l'écologiste aussi, sans parler de l'urbaniste avisé. La bagnole n'a pas d'avenir en ville.
    Mais ça sert aussi à régénérer les neurones, à stimuler la pensée, et finalement à tourner rond.
 Suffit pas d'en parler.

   Du moins si on ne joue pas son Pantini, certaines substances à l'appui.
     Pour un philosophe, ça va plus loin, ça aide à mieux penser et à aller à l'essentiel. Ça génère une attitude d'esprit particulière et souvent les idées viennent en roulant.
  Déjà Socrate le savait...si l'on en croit Francis, qui voit dans la pratique cycliste plus qu'une passion possible, mais aussi un entrainement à la pensée.   Sans être un super-champion. Si on ne reste pas la tête dans le guidon.
Le vélo peut aider à réconcilier le corps et l'esprit, la théorie et la pratique et à stimuler une certaine sagesse du corps, les deux étant interdépendants, comme le reconnaissait Nietzsche.
      On peut même avoir aussi le nez Nietzsche dans le guidon, c'est possible aussi.
         Dans la lignée d’Alfred Jarry, Jules Renard, Cioran ou encore Maurice Leblanc, grands écrivains cyclistes, Bernard Chambaz allie dans cet essai souplesse des mots et ressort de la pédale. Mouvement, espace, durée, effort : tous les amateurs, passionnés, fous de vélo, trouveront au fil des réflexions de l’auteur de quoi réfléchir à leur tour sur des notions pour eux bien concrètes. Car détrompons-nous : le vélo n’est pas détaché des idées ! De concept en concept, convoquant avec espièglerie les plus grands philosophes – Heidegger, Kant, Spinoza ou encore Husserl –, Bernard Chambaz dévoile une autre facette du vélo : celle d’un objet qui prolonge notre être et nous donne à penser....
      Descartes faisait aussi du vélo. Sans aucun doute.

 

   Et il a des émules, comme Eric Fottorino, qui dit justement: le vélo est un jeu d'enfant qui dure longtemps. Même comme ancien directeur du Monde.
                      Il roule et il pense
  Plus ou moins bien, mais il le fait:
          Même si c'est souvent, à un certain niveau, penser ou panser.  La chute n'est pas exclue. Mais il faut savoir aventurer sa vie, comme disait un certain penseur.
      L'expérience intime du vélo nous ramène à Descartes: pedalo, ergo sum...
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Les aventures ordinaires

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
 
        ... D'un portable ordinaire
                                      Un objet bien pratique , qui ne pose pas que des problèmes techniques.
      Il a fallu trouver d'abord un certain nombre de matières rares qui entrent dans sa composition.
  Le coltan, il fallut aller le chercher, notamment  au Kivu, dans des conditions d'exploitation et de commercialisation, sur lesquelles on s'interroge peu.
    Ce coltan, deveu matière stratégique, tout le monde se le dispute, provoquant une flambée des prix et des luttes ouvertes ou masquées.
    Mais il n'y a pas que le coltan et on connaît plutôt assez mal les dégâts environnementaux et humains qu'entraîne leur exploitation.
    Toutes les marques sont concernées, peu ou prou,
dans ce parcours assez sulfureux, du début à la fin:
                        Une mission d’information pilotée par la sénatrice écologiste Marie-Christine Blandin (Nord) a rendu les conclusions de son enquête , jeudi 29 septembre, dans un rapport qui tente de retracer les étapes du cycle de vie de l’appareil, de l’extraction des matériaux qui le composent au recyclage… ou aux filières d’exportation illégales.
     L’extraction des matières premières qui entrent dans la composition du téléphone portable pose plusieurs problèmes éthiques. Le plus emblématique se résume dans l’expression de « minerais de sang », exploités dans des zones de conflit armé, en particulier l’or, le tantale, l’étain et le tungstène. On estime par exemple que 80 % des réserves de coltan, d’où vient le si rare et cher tantale, se trouvent en République démocratique du Congo, notamment dans la région du Kivu. Leur exploitation, contrôlée par des groupes armés qui captent une partie des revenus au détriment des populations locales, alimente les conflits...
         Zones de conflit ou pas, les matières premières sont extraites par des sous-traitants qui, souvent, ne respectent pas les règles élémentaires du droit du travail , avec des conditions parfois « désastreuses » pour les mineurs. Cette industrie est enfin tout sauf durable puisque ces ressources sont épuisables, certains stocks comme ceux du cuivre, de l’argent, de l’or, du palladium ou du tantale étant même dans un état critique (rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement...Une fabrication sous le sceau du secret des affaires...
            Il ne s'agit pas de diaboliser le smartphone, mais de remettre à sa juste place, dans son contexte socio-économique mondial, cet outil souvent nécessaire, mais devenu aussi gadget chronophage.
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Péril en la demeure

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
 
Soucis d'outre-Rhin
                              Consternation à Berlin. Aux élections locales, l'AfD fait une poussée remarquée et redoutée dans certains Länder de l'Est, notamment au Brandebourg et en Saxe. Ce qui n'était pas tout à fait inattendu, étant données les tendances récentes.
   Une percée qui est le symptôme de ce qui est vécu dans certains milieux, surtout en zone rurale, comme un déclassement et une sorte de relégation.
   Le problème vient de loin. Les modalités de la transition d'après la chute du Mur ne sont pas encore digérées et les insatisfactions s'expriment maintenant sans complexe. Ce qui fait trembler la grande coalition.
   L'Afd se classe ainsi au deuxième rang avec 27,5 % des voix. Il s'agit d'un quasi-triplement des voix par rapport au scrutin de 2014. Ce qui a fait dire à Jörg Urban, la tête de liste de l'AfD en Saxe, que ce scrutin marquait un « jour historique » : « Notre jeune parti a déstabilisé la forteresse de la CDU en Saxe », a-t-il lancé. 
   Cela n'annonce rien de bon, surtout dans le contexte économique peu brillant actuellement en Allemagne, où la récession guette, où l'on cherche à relancer l'économie. Une crise structurelle qui fragilise le "modèle allemand" aux pieds d'argile.
   Parmi les soucis d'Angela, il n'y a pas seulement ceux qui touchent à une économie surtout mercantiliste montrant des signes de défaillance, voire de recul, le contexte géopolitique aidant.
  Il y a aussi des signes inquiétants: la montée continue de l'extrême droite , surtout dans l'Est du pays, en Saxe notamment:
        ...Aux côtés du raciste Björn Höcke, à la tête de l'AfD en Thuringe (centre de l'Allemagne), les deux têtes de liste Andreas Kalbitz (Brandebourg) et Jörg Urban (Saxe) sont des piliers du courant identitaire nommé « L’Aile » (Die Flügel), bien connu pour ses contacts avec les milieux néonazis.
       D’année en année, cette « aile » gagne en influence au sein du parti et se bat de moins en moins souterrainement contre l’aile « modérée » du parti. Selon les experts, Andreas Kalbitz, un ancien para venu de l’Ouest, à la pensée très radicale, pourrait briguer la coprésidence du parti lors du congrès annuel de décembre.
   Ces régionales, qui seront suivies d'une troisième élection en Thuringe le 26 octobre, risquent une fois de plus de mettre en lumière les divisions internes de la CDU (droite) et la descente aux enfers du SPD (sociaux-démocrates), partis associés dans une coalition au fédéral.... 
      Ce n'est pas tout à fait une surprise:
           ...Le succès de l’AfD en ex-RDA est un symptôme. Il se nourrit d’inquiétudes liées à la situation socio-économique des Länder de l’Est, où la population vieillit plus vite qu’à l’Ouest, où le chômage est en moyenne de 6,6 % (contre 4,7 % à l’Ouest), où le revenu moyen par habitant est de 29 477 euros (contre 40 301 euros à l’Ouest), et où se trouvent les sièges sociaux de seulement 37 des 500 plus grandes entreprises du pays. Il prospère également sur des frustrations, le sentiment d’un manque de reconnaissance et de visibilité. Un exemple : sur les dix-sept ministres du gouvernement fédéral, une seule, Angela Merkel, a sa circonscription en ex-RDA...
     L'histoire de la réunification allemande, de ses modalités discutées, des paris de Schröder, des inégalités parfois criantes, du manque d'investissements internes et de leurs conséquences expliquent largement cette dérive, qui n'inquiète pas que Berlin.
  Les pratiques ultralibérales du Treuhand après la réunification sont loin d'avoir laissé de bons souvenirs. Le Treuhand aux commandes, les bilans furent contrastés, les décisions souvent opaques, les pratiques parfois douteuses.
          Fin de l'angélisme? L'histoire aurait pu s'écrire autrement.
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Les mésaventures de la Deutsche Bank

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

       Unglaubbar!
                      On prend la mesure une fois de plus de la folie du capitalisme financier.
     C'est énorme,tout simplement ENORME...mais c'était  prévisible, quoi qu'on en dise.
 Qu'arrive-t-il à l'Allemagne si vertueuse, même si les problèmes gravissimes de la Deutsche Bank dépassent ses frontières et rappellent de sombres souvenirs.
    On n'aurait rien vu venir? Une blague...
        Plus jamais ça! disait-on il y a ...huit ans.           Et on critiquait la Grèce à Berlin!
   Cette fois-ci, on n'utilise plus le conditionnel: La Deutsche Bank est en état de faillite.  
    Tous les grands titres de la presse économique convergent. On parle d'agonie.
          Mein Gott! Was ist denn passiert?
   Quel bon docteur viendra régler cet énorme problème de liquidités et éviter l'embolie?
     Sigmar Gabriel n'est pas content, mais pas content du tout.
       Mais est-ce seulement une affaire de responsabilité, de morale politico-financière?
  La direction réagit à ce risque de cataclysme financier et économique mondial.  Ouf! Mais l'incantation n'a jamais marché...sur un problème comparé, pour cette banque la plus systémique du monde, à celle de Lehman Brothers...en pire.. 
   Les hedge funds sont en action, produits financiers pourtant critiqués par Angela Merkel depuis des années.
    L'ivresse du grand casino se termine dans la fébrilité, voire les larmes. Cela rappelle des scènes de Margin Call.
   On avait bien dit que les Banques étaientbancales et que les risques pour la DBétaient imminents.  
    Angela ne voulant pas intervenir dans ce problème hautement politique...Que celui qui a tout compris et qui voit une solution lève le doigt.
             Il faut faire vite avant les obsèques...
  Prions, mes frères, sachant que le pire n'est jamais sûr... 
____ 
____...La taille démesurée des bilans_des mégabanques européennes provient essentiellement de leur activité sur le marché des produits dérivés. Une constatation à rapprocher de la remarque de Mario Draghi, qui la semaine dernière relevait que les banques de l’eurozone étaient devenues trop grosses par rapport aux besoins de leurs économies. Elles ont été portées par les vents balayant le monde financier, obnubilées par la compétition qui les oppose dans la grande salle du casino. 
    Il est de plus en plus fait état de la nécessité pour les banques de « changer de modèle », sans plus de précision. Une nouvelle antienne, après celle des « réformes structurelles ». Lorsque cette question venait auparavant sur le tapis, c’était généralement en défense du modèle de « banque universelle », c’est à dire faisant tous les métiers à la fois, afin de combattre la séparation de leurs activités. On comprend aujourd’hui qu’il y autre chose qui cloche, mais quoi ? Les banques connaissent une baisse de leur rendement, les marchés financiers n’étant plus ce qu’ils étaient et l’économie le même point d’appui, comment peuvent-elles y remédier ?.. .
____
                         Selon un internaute informé, Zatara, qui broie du noir, "La plus grande banque du monde avec une somme bilanaire de 2235 milliards d’€, la Deutsche Bank, a perdu en janvier 2016 plus de 50% de sa valeur boursière (84% depuis 2008) et est retombée à un niveau aussi bas q"il y a 30 ans. Elle ne vaut pas plus que Adidas, soit 21 milliards. La Deutsche Bank, comme les autres banques, était déjà en faillite technique depuis l’année Lehman-2008, tout en ayant une cotation boursière qui s’était très rapidement reprise grâce aux facilitations quantitatives de la Fed’, la banque centrale américaine, et grâce à la démultiplication de ses activités de spéculation financière sur lesCDS/CDO. La Deutsche Bank n’est qu’une banque de façade qui est la filiale de son propre hedge-fonds DWS qui vit du shadow banking, donc des opérations extra-bilancielles OTC - Over-The-Counter, des CDS/CDO que le législateur, les régulateurs et les Directives Européennes MiFID et MiFID2 ont aménagées spécialement pour "stimuler la circulation des capitaux". Les OTC sont avec le shadow banking le paradis fiscal local et domestique. 4% des opérations de la Deutsche Bank sont des opérations bancaires "traditionnelles", 96% passent par son hedge fonds DWS pour alimenter la spéculation financière sans objet économique et industriel. La Deutsche Bank a encore amplifié depuis 2008 son activité d’ investment-banking dans ce cadre du shadow-banking, et n’a jamais relevé pour autant ses fonds propres réglementaires au dessus de 3,3%, contrairement aux accords de Bâle III, qui n’entreront de toute façon en vigueur qu’en 2019... Pour les banques systémiques les fonds propres doivent être de 9%, pour les autres de 7%, mais un kit d’exemptions a aussi été aménagé pour ne rien changer" 
       C’est la ou Draghi va ressortir sa planche à billet "illimitée"...
A force l’euro ne vaudra plus un clou. Car ce n’est pas une monnaie d’échange internationale. Et vos économies ne seront que du papier chiotte...._______________________
___Une rustine en attendant?...

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L'Evangile selon Donald

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

On ne le répétera jamais assez:
              Les USA sont dotés d'un Président exceptionnel. Que dis-je?  Providentiel!
                     Dans la droite ligne de la destinée manifeste du pays.
                           D'ailleurs c'est lui qui le dit. Alors...

En vérité (alternative) je vous le dis:

 

_ Après le créateur, il y a MOI.

_ C'est MOI et moi seul qui établis les faits.
        Toute autre version, journalistique ou pas, quelle qu'elle soit, qui contredit ma vision, est à rejeter dans les ténèbres de la malveillance ou de l'incompétence.

_ JE suis LE sauveur de la nouvelle Amérique que j'incarne seul..
                   I'm the best President for ever.

_ La « Vérité », c’est ce que je pense en ce moment, ou ce que je désire maintenant, hic et nunc. 
             Le checks and balances à la Madison est dépassé...
                  
_ La diplomatie est MON affaire personnelle et je la dirige selon MON bon vouloir, en gardant le droit souverain de me contredire.

_ JE fais toujours ce que je dis.

_ La culture n'a pas de valeur en soi, elle n'est relative qu'à MOI-MEME.

_ Pour votre salut, croyez en MOI et en ma parole, garantie par Wall Street..

_ Y résister serait sacrilège..

               Ayez confiance, je ne vous décevrai pas. Le Ciel m'assiste, ainsi que quelques collaborateurs de valeur. Attendez-vous à des miracles. C'est déjà commencé...
   En toute modestie...

                                                     
GOD BLESS DONALD AND AMERICA!
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mon village. fr

Publié le par Jean-Etienne ZEN



Ils sont des milliers...
                             Mais un seulement est particulier, spécifique, unique.
   Celui où l'on aime retourner avec une certaine nostalgie, mais aussi un certain bonheur.
      Le village de son enfance.
 Malgré les transformations profondes , la fin de la paysannerie d'antan, des modifications de paysages, la disparition de figures anciennes, la venue d'autres, inconnues, on retrouve maints éléments qui perdurent, surtout dès que l'on sort des sentiers battus, des chemins inchangés.


      Parfois une surprise. Improbable. Dans telle ferme à l'écart, que les figures d'autrefois ont désertée, on trouve un espace d'accueil, des personnes qui sont tombées amoureuses du lieu et du cadre, qui ont ressuscité une vie après un long abandon, un couple qui veut faire partager sa passion. Loin des haut-lieux touristiques, des chemins trop fréquentés.
     Valérie et Philippe sont de ceux-là: en sauvant des friches une fermette ordinaire et en la faisant revivre avec talent et de manière originale, ils ont accompli un petit miracle. C'est ce que l'on peut découvrir, en les rencontrant au Palton, qu'ils ont choisi comme petit havre de vie et de paix., en accueillant les touristes de passages, qui veulent se ressourcer à l'ombre des sapins.
  Des chambres d'hôtes pas ordinaires, à l'image des propriétaires, pleins de chaleur et d'art de vivre.
      Pour ne rien gâcher, une cuisine qui vaut le détour et des repas très conviviaux. Valérie et Philippe s'impliquent dans ce qu'ils font d'une façon rare.

    C'est là que je viens parfois me fixer quelques jours, à deux pas de la ferme où je suis né. 
   Où je retrouve les mêmes sentiers, les mêmes senteurs, la même lumière, le même son de cloche de l'église au loin. Avec les années qui passent, c'est une expérience toujours plus forte.
   C'est, comme disait Proust, le temps retrouvé, avec toutes ses altérations, mais aussi toute la profondeur d'expériences vécues dont il reste comme des îlots au milieu d'un l'océan d' oublis.

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Quelque part dans les Vosges...

 __Ils sont plus de 36000 en France.
          Tous ne sont pas classés officiellement comme les plus beaux.
     Mais ils sont encore nombreux, loin des villes qui grignotent l'espace rural, a avoir conservé leur identité et leur charme, malgré les mutations démographiques et les transformations de l'espace, comme celui-ci ou celui-là.
    Longtemps, le village fut déprécié, lieu d'un passé qu'on ne voulait plus voir dans la fièvre urbaine et industrielle des Trente Glorieuses, au coeur d'une modernité qui tournait le dos aux traditions ancestrales, au temps quasi immobile de la vie rurale. Signe des temps, on en recherche aujourd'hui le calme et l'authenticité, loin de la ville qui a cessé d'exercer ses irrésistibles charmes.
__Le retour aux sources, la quête des racines se font aujourd'hui évidents et massifs, soit physiquement soit intellectuellement, par l'intérêt et la recherche. Nous sommes tous des enfants de la campagne.
  Les villages de France reviennent au premier plan, l'histoire locale attire de plus en plus, pas seulement les spécialistes
  Le goût du passé reprend vigueur. La recherche des origines hante nos esprits en pleine crise d'identité.
    Georges Duby, avec son Histoire de la France rurale, éleva la   recherche, de la préhistoire à nos jours, à un niveau encore jamais atteint. 
  Jacque Legoff fut un éclaireur, décrivant notamment la Fin du village, ou plutôt d'un certain type de village, ses transformations jusque dans les années 80. La naissance des villes a changé beaucoup de choses. 
 Robert Fossier a contribué à des recherches pointues sur l'origine de nos villages.
   On la situe généralement en France aux alentours de l'an mille, avec sa nouvelle organisation de l'espace, ses transformations des moeurs et des structures sociales, avec l'accentuation de l'emprise ecclésiastique,  mais des études récentes, à la lumière de l'archéologie, montrent que certains se sont constitués beaucoup plus tôt.
   Les débats entre historiens sont toujours en cours:
"Définir le village comme un fait de peuplement spécifiquement médiéval, irréductible à la comparaison, c’est voir une forme émerger dans sa perfection rassurante, c’est s’interdire d’en comprendre la genèse. C’est aussi s’enfermer dans une tautologie : le village présente la quintessenc de la société rurale médiévale, car il n’y a de village que médiéval. De la campagne à la ville, de la ferme à l’agglomération, de la périphérie au centre, s’entrecroisent des liens d’une complexité infinie que le modèle du système de peuplement peut aider à comprendre en éclairant certaines lignes directrices..." 
Les villages français ont encore de beaux jours devant eux... 
 Il était une fois... mon village
 Naissance et grandeur du village médiéval
 

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En bref

Publié le par Jean-Etienne ZEN

__ Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?
           Si quelqu'un a compris le Brexit et la politique britannique en général, c'est qu'on lui a mal expliqué.

__ Travail temporaire en Espagne: l'envol.

__ Fuir les risques pour Djakarta.

__ Retraites en Suède. Ce n'est pas ce qu'on croit.

__ San Matteo, ppn.

_Réponses du berger à la bergère.

__ Les cartels et les journalistes

___Electricité (vraiment ) verte?
                                               _______________________________________

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