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Effet Trump

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Détricotage en cours
                       Une aubaine.Le feu vert est donné aux faucons de Tel-Aviv.
        Implicitement ou explicitement.
    Les (timides) résistances de l'administration Obama et de l'ONU n'ont plus lieu d'être.
            Trump s'est déclaré à 100% avec Israëlen faisant les pires amalgames dont il est coutumier.
    Netanyahu et Liberman ont compris le message:
           Israël annonce un plan massif de nouveaux logements dans les colonies:
      Mais pas seulement:
         Tel Aviv approuve la construction de 560 logements à Jérusalem-Est 
 "Dans les dernières semaines de son mandat, Barack Obama a provoqué la colère du gouvernement israélien en n'opposant pas son veto à une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies réclamant l'arrêt de la colonisation israélienne des territoires palestiniens.
   Désignée par Donald Trump pour devenir la nouvelle représentante permanente des États-Unis auprès de l'ONU, Nikki Haley a dénoncé, comme l'homme d'affaires, l'attitude des Nations unies vis-à-vis d'Israël lors de son audience de confirmation la semaine dernière.
    Donald Trump a également promis de transférer l'ambassade des États-Unis en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, une initiative qui nuirait à la paix selon Mahmoud Abbas. Selon la Maison-Blanche, les discussions sur ce sujet n'en sont qu'à leurs débuts.
  Un transfert de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem marquerait, s'il est mené à bien, une rupture dans la diplomatie proche-orientale américaine, les administrations successives ayant estimé qu'il importait de mener des négociations sur le statut de Jérusalem, qu'Israël et les Palestiniens revendiquent comme capitale.
       Netanyahu remet en question la contribution d’Israël à l'ONU..
    Et Trump envoie à Jérusalem (oui!) un ambassadeur chaud partisan de la colonisation.
         Sa forte relation avec Isroël, dit Trump, sera le fondement de sa mission diplomatique et un atout de poids pour notre pays, alors que nous renforçons nos liens avec nos alliés et que nous nous battons pour la paix au Moyen-Orient..

      Voilà qui est clair et prépare sûrement une avenir de conflit avec l'ONU et surtout de graves troubles prévisibles en Palestine.
   Les perspectives de paix s'éloignent encore un peu plus....
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Macro-incertitudes

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

La politique est-elle un sport de combat?
       Machiavel l'avait bien dit: la politique n'est pas affaire de bisounours.

    Trump le démontre tous les jours. Il fonce.
 Jupiter était monté plus finement au filet avec une audace, une superbe, une aisance inégalées.
    Il renvoyait les coups avec maestria.
Le voilà aujourd'hui au fond du court, dans l'expectative.
 Jupiter a -t-il encore du punch?
La réforme des retraites serait-elle en retrait?
   On le dit abandonné, abattu, épuisé, déprimé peut-être.
           Virage ou lâchage?
La boxe française, sport de voyous, ne lui est d'aucun secours. Les coups ne portent plus.
   Certains lui suggèrent les conseils d'un sophrologue.
   Chirac aimait le sumo, Sarko le vélo, Fillon, la toto. Mitterand: zéro sport, comme Churchill.
     Mais, disent certains, bien introduits dans les arcanes élyséennes. il a vraiment changé.
         Alors, tous les espoirs sont permis...
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Vers la "siliconisation" du monde

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

De la réalité aux fantasmes.

 


           "La Silicon Valley, cette planète numérique de pointe, ce campus en expansion constante, à géométrie variable, aux six mille entreprise high tech, ,n' a pas fini de faire parler d'elle, de nous étonner, pour le meilleur et pour le pire. Car la façade a son enverssouvent méconnu.
   Son énorme richesse comparable au budget de certains Etats, est parfois contestée;
       La série silicon valley prétend décrire certains aspects méconnus des petites ou géantes start up du lieu,  à prétention mondiale.
      C'est un nouvel esprit, un nouveau monde mental et social que les puissants de cette nouvelle galaxie à vocation planétaire, veut imposer petit à petit, de manière douce et indirecte. Le numérique n'a pas de frontières.

        ...Les grandes entreprises de la Silicon Valley, c'est-à-dire les Google, Apple, Amazon, Facebook, Netflix, Uber et consorts, ne sont pas seulement des empires tentaculaires qui engrangent des milliards de dollars de chiffre d'affaires par an. Ces entreprises sont engagées dans ce que je nomme « la conquête intégrale de la vie ». Leurs services sont utilisés quotidiennement par des milliards d'individus. Leur modèle, celui de l'économie de la donnée et des plateformes, vise à capter des données relatives à un nombre sans cesse étendu de nos gestes, entendant coller de façon toujours plus continue à nos existences.___Désormais, la Silicon Valley représente l'horizon entrepreneurial et économique de notre temps. Alors, tout le monde veut se l'approprier. Les chercheurs, les cercles de réflexion, les industriels s'y convertissent. Les gouvernements l'envisagent comme la panacée à toutes les difficultés économiques et ne pensent qu'à faire éclore des « Silicon valley locales » partout, grâce aux startups et aux incubateurs. C'est la course à l'innovation, c'est le règne du startuppeur visionnaire et de l'autoentrepreneur libéré. Mais ce qu'il faut saisir, c'est qu'au-delà d'un modèle économique, un modèle civilisationnel est en train de s'instaurer, fondé sur une marchandisation à terme intégrale de la vie, et une organisation algorithmique des sociétés....
Le vrai visage de la Silicon Valley
      Un capitalisme d’un nouveau typed'aspect soft et avenant, on ne peut plus séducteur, est en train de s’instituer, un technolibéralisme qui, via les objets connectés et l’intelligence artificielle, entend tirer profit du moindre de nos gestes, inaugurant l’ère d’une « industrie de la vie »...La connection généralisée et universelle, jusque dans l'espace intime, est le but avoué, dans la perspective d'une ultra-modernité revendiquée pour tous. A condition d'être solvable. La démocratie numérique a ses limites.

    S'installerait ainsi les prémisses d'une sorte de dictature douce.
 Avec des projets d'avenir ambitieux, voire délirants, comme changer l'homme en profondeur, établir les bases d'un transhumanisme généralisé, voire les prémisses technologiques d'une immortalité  
             Certains de ces mégalo-numéro-néo-évangélistes visionnaires nous inquiètent légitimement dans certains de leurs rêves californiens, surtout quand ils confinent au délire de puissance, archaïque.malgré l'apparence.
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On l'appelle Jeff

Publié le par Jean-Etienne ZEN


                                Non, très riche, très puissant et très influent.
              L'homme de la plus grande super-succes strory mondiale actuelle est notre nouveau Big brother, à l'écoute bienveillante de nos moindres désirs. et un visionnaire.
  Il n'est pas le seul dans le monde des Gafas et dans le firmament des très grosses fortunes  et le mastodonte poursuit sa route conquérante.
   Il se veut le manager idéal, à l'efficacité redoutable, mais à la "philosophie" discutée et discutable.


  Il se dit humaniste, sait pratiquer occasionnellement la charity business et a des ambitions pour l'humanité toute entière partagées par d'autres jeunes loups,  de la Silicon Valley ou d'ailleurs. Mais il gomme soigneusement les effets de ses pratiques commerciales sur le petit commerce, les conditions de travail, les salaires....
    La presse l'intéresse aussi, comme vectrice et caisse de résonance pour la diffusion de ses projets, de ses idées, comme faire-valoir incontournable.
                             Jeff Bezos possède le Washington Post, qui donne le ton aux médias d’information américains en matière de soutien et de promotion presque totale du néoconservatisme, de l’impérialisme américain et des guerres. Cela embrasse les sanctions, les coups d’État et les invasions militaires contre des pays sur lesquels les milliardaires américains veulent exercer une mainmise qu’ils n’ont pas encore – tels que le Venezuela, la Syrie, l’Iran, la Russie, la Libye ou la Chine.
       Il s’agit de guerres d’agression contre des pays qui n’ont jamais agressé les États-Unis. Elles ne sont absolument pas défensives, bien au contraire. Ce n’est pas nécessairement la guerre sans fin (même Hitler n’avait pas ça dans ses plans), mais la guerre jusqu’à ce que la planète entière soit passée sous le contrôle du gouvernement des États-Unis, lui-même dirigé par les milliardaires américains qui financent le néoconservatisme et de l’impérialisme – au sein des deux principaux partis politiques américains, des think tanks, des journaux, des réseaux TV, etc.
    Bezos joue un rôle crucial dans le néoconservatisme, depuis que, lors de la réunion du groupe Bilderberg du 6 au 9 juin 2013, il a passé un accord avec Donald Graham, propriétaire du Washington Postpour lui acheter son journal moyennant 250 millions de dollars. Bezos avait déjà négocié en mars de la même année, avec John Brennan, le directeur néoconservateur de la CIA, un contrat de 600 millions de dollars sur dix ans pour des services informatiques décentralisés (cloud computing), contrat qui a transformé Amazon Corporation, qui au départ était en déficit constant, en une entreprise assurée de faire des profits.
    Le patrimoine de Bezos a donc augmenté encore davantage (et à un rythme plus rapide) qu’il ne le faisait quand Amazon perdait de l’argent. Il est devenu le vendeur le plus influent non seulement de livres, mais aussi [de services] pour la CIA et pour des méga-entreprises comme Lockheed Martin [première entreprise américaine et mondiale de défense et de sécurité NdT]. L’impérialisme amplifie son patrimoine, mais n’en est pas la seule cause. Bezos est peut-être l’homme d’affaires-prédateur le plus doué de la planète.
     Certains des milliardaires américains n’accordent pas la même importance que lui à la conquête internationale, mais tous sont des soutiens – plus ou moins fervents – du néoconservatisme. Aucun d’entre eux, par exemple, n’a fondé d’organisation anti-impérialiste, ni accordé de financements importants à celles qui existent. Aucun milliardaire américain ne s’implique pour mettre fin au règne du néoconservatisme, ni même n’apporte de soutien à la lutte pour y mettre fin, ou du moins pour en finir avec son emprise sur le gouvernement américain. Aucun. Pas un seul.
   Mais beaucoup d’entre eux créent et financent largement des organisations néoconservatrices, ou dirigent des médias néoconservateurs comme le Washington Post. Ils sont comma ça, les milliardaires, du moins aux États-Unis. Tous sont impérialistes. Ils apportent un soutien financier à l’impérialisme. Ils en assurent la promotion et embauchent des gens le font également ; ils mettent au placard ou se débarrassent de ceux qui y rechignent. L’expansion d’un empire est extrêmement profitable pour ses aristocrates, et l’a toujours été, même avant l’Empire romain.
     Bezos veut privatiser tout ce qui peut l’être partout dans le monde, comme l’éducation, les autoroutes, la santé et les régimes de retraite. Plus les milliardaires exercent de contrôle sur ces secteurs, moins le reste du monde n’en exerce ; empêcher leur contrôle par le public est un moyen pour les milliardaires de se mettre à l’abri d’une démocratie qui augmenterait leurs impôts et d’une réglementation qui réduirait leurs profits en augmentant les coûts de leurs sociétés. Ainsi, la mainmise des milliardaires sur le gouvernement leur permet d’augmenter les prélèvements qu’ils opèrent sur la population.  
    Au moyen du Washington Post qui assure la promotion de la guerre, Bezos est l’un des meilleurs vendeurs du monde auprès du complexe militaro-industriel américain. Il contrôle et est actionnaire principal d‘Amazon, dont la division Services Web fournit tous les services de cloud-computing du Pentagone, de la CIA et de la NSA. (Il mène aussi la charge pour la technologie de reconnaissance faciale la plus avancée.)
    On a pu voir en gros titre, en avril, « La CIA évalue le contrat du Cloud à plusieurs dizaines de milliards », un contrat qui pourrait faire grimper la fortune personnelle de Bezos plus haut encore dans la stratosphère, surtout s’il emporte la totalité du marché (comme précédemment).
   Il domine également à l’échelle mondiale – domination qui ne cesse de s’étendre – la promotion et la vente de livres et de films, parce que son Amazon est le plus grand détaillant au monde (et désormais aussi l’un des plus grands éditeurs, producteurs et      distributeurs). Cette situation aussi, peut avoir un fort impact indirect sur la politique et le gouvernement, en mettant en avant les travaux les plus néoconservateurs, contribuant ainsi à façonner le discours intellectuel (et les votes des électeurs) dans le pays.
     Bezos écrase des millions de détaillants par son génie inégalé à prendre le contrôle des marchés, les uns après les autres, soit sous l’étiquette Amazon, soit en se positionnant en intermédiaire incontournable – voire même souvent en rachetant les détaillants concurrents d’Amazon.
    Bezos croit fermement au « libre marché », qu’il maîtrise peut-être mieux que quiconque. Cela signifie qu’il est favorable au pouvoir sans frein des milliardaires et à ce qu’ils puissent, par le biais de leur argent, contrôler et finalement absorber tous ceux qui sont moins puissants qu’eux.
   Parce qu’il est si doué lui-même pour amasser des richesses, il a d’ores et déjà réussi à se hisser au sommet mondial, en étant l’un des individus les plus puissants du monde. Le plus riche de tous est le roi Salmane, propriétaire de l’Arabie saoudite, dont Aramco (la plus grande compagnie pétrolière du monde) vaut, à elle seule, plus de mille milliards de dollars. (Forbes et Bloomberg excluent les monarques de leur classement.)
    En fait, Bloomberg, tout à sa malhonnêteté à ce sujet, est allé jusqu’à produire ce gros titre le 10 août dernier : « Les 25 dynasties les plus riches de la planète contrôlent 1 400 milliards de dollars », rompant ainsi avec sa tradition en incluant dans leur liste un monarque, le roi Salmane, qu’ils ont classé au quatrième rang avec seulement 100 milliards de dollars, une ‘estimation’ ridiculement basse qui, sans vergogne, ne tient compte ni d’Aramco, ni surtout de la richesse de l’Arabie saoudite.
   Bloomberg n’a même pas essayé de justifier sa méthodologie farfelue, mais a simplement présumé ses lecteurs assez crédules pour l’accepter. Ce roi est donc a minima sept fois plus riche que Bezos. Il est peut-être aussi puissant que Bezos. L’héritier suprême est beaucoup plus riche même que le milliardaire suprême qui s’est fait tout seul, l’« entrepreneur ».
     Certes, les deux hommes comptent au nombre des géants qui dominent le monde à notre époque. Et les deux hommes sont des libertariens – des champions de la croyance selon laquelle la propriété privée (dont les milliardaires ont tant) est la base de tous les droits – ils pensent donc que les personnes les plus fortunées possèdent plus de droits que les autres, et que les plus pauvres en ont moins, et que tous les gens qui ont un patrimoine net négatif (en ayant plus de dettes que de biens) ne possèdent aucun droit à l’exception de ceux que les plus riches peuvent leur donner ou plutôt leur concéder, que ce soit par bonté ou pour une autre raison (comme les liens familiaux).
     C’est cela le libertarianisme : la privatisation de tout ; la valeur d’une personne se résume à son « patrimoine net » et à rien d’autre. Cette croyance est du pur libertarianisme. C’est une croyance très répandue chez beaucoup voire chez tous les milliardaires. Les milliardaires sont impérialistes en ce qu’ils cherchent à maximiser la liberté des super-riches ; peu importe si cela signifie ponctionner plus, et finalement appauvrir tous ceux qui ne sont pas super-riches. Leur idéologie est cohérente. Elle est basée sur la fortune. Mais ce à quoi le public croit, c’est plutôt aux belles histoires dont les milliardaires autorisent la diffusion.
    Bezos et les autres milliardaires emploient et fidélisent des salariés et autres mandataires pour obéir à leur volonté. C’est leur pouvoir direct. Mais les milliardaires possèdent aussi un pouvoir indirect considérable grâce à leurs liens d’interdépendance, car chaque grande société est liée par contrat à d’autres sociétés, en particulier à de grandes sociétés comme les leurs ; par conséquent, le pouvoir que possède un milliardaire donné est en fait un pouvoir partagé avec les autres (l’accord conclu par Bezos avec Graham en est un exemple.)
    Collectivement, ils travaillent en réseau, même parfois sans s’être rencontrés en personne, seulement par l’intermédiaire de leurs représentants et même avec leurs principaux concurrents sur les marchés. Il s’agit d’un pouvoir collectif que les milliardaires possèdent au-delà de leur pouvoir individuel en tant qu’employeur de salariés et autres prestataires.
      Ce pouvoir collectif est incarné par Bezos mais il pourrait l’être par d’autres milliardaire comme Bill Gates, Warren Buffett, Larry Ellison, Mark Zuckerberg, Charles Koch, Sergey Brin, Michael Bloomberg, George Soros ou Jack Dorsey. Ils sont concurrents les uns des autres donc n’ont pas les mêmes attentes vis-à-vis du gouvernement américain, cependant ils s’accordent tous pour l’essentiel sur ce que le gouvernement « devrait » faire (en particulier sur le fait que l’armée américaine devrait être renforcée, aux frais des contribuables, bien sûr, pas aux leurs)
     Fondamentalement, Big Brother, dans le monde réel, est remarquablement cohérent et soudé – bien plus que ne l’est la population – et c’est l’une des raisons pour lesquelles ils contrôlent le gouvernement, en court-circuitant la population.
  Voici comment tout cela se déroule, sous l’action des serviteurs de Bezos :
     Son Amazon paie peu ou pas d’impôts fédéraux parce que le gouvernement fédéral a écrit les lois fiscales pour inciter les entreprises à faire le genre de choses que Bezos a toujours voulu qu’Amazon fasse.
    Le gouvernement américain encourage donc les méga-sociétés, par la fiscalité et la réglementation, à écraser les petites entreprises en entravant leur croissance. Cela verroui lle d’un e certaine manière l’aristocratie en place, qui sera moins constituée de nouveaux venus (comme Bezos l’était lui-même, mais comme ses enfants ne le seront pas).
   Les élus appuient massivement ces positions parce que la plupart de leurs financements de campagnes électorales émanent de personnes super-riches, de leurs employés et autres fondés de pouvoir. C’est un système qui se renforce lui-même. La super-richesse contrôle le gouvernement, qui, à son tour, avec les super-riches et leurs sociétés, exerce le contrôle de la population en réduisant ses opportunités économiques. Le résultat final est un renforcement, par l’institution même, de l’extrême inégalité de patrimoines, qui ne cesse de croître.
    Les milliardaires sont les vrais Big Brothers. Et Bezos est le plus grand de tous.
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Après Juncker

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Jean-Claude prépare ses valises.
                                                     Marre! Il en a marre
           Il broie du noir.
                Il ne veut pas jouer son Barroso.
        Après lui, on n'attendait pas grand chose à Bruxelles
           Cela s'est confirmé
      Juncker, épuisé et sans illusion, veut simplement rentrer à la maison; Il va quitter Bruxelles, où ça ne tourne plus rond, pour Luxembourg, son cher paradis 
  Le Brexit l'a achevé et Trump hante ses nuits. Il doute:
             « Concernant Trump et le Brexit, tout le monde dit : “C’est une grande chance pour l’Europe, l’heure est venue de serrer les rangs et de marcher d’un même pas.” Je souhaite que ce soit le cas, mais est-ce que c’est ce qui va se passer ? J’ai des doutes. Parce que les Britanniques peuvent diviser sans trop d’efforts les vingt-sept autres Etats membres. » Et l’ex-premier ministre du Grand-Duché de poursuivre : « L’UE évolue dans des directions différentes selon les pays, des directions difficilement compatibles entre elles. »
     Et il n'a plus les faveurs d'Angela
      La Königin ne veut plus de son chambellan, qu'elle avait pourtant consacré
  C'est elle qui dicte gentiment la loi dans l'Europe malade.
Il semble bien que "le machin" ne soit pas réformable.
La rencontre de Bratislava ne fut que de pure forme..
      Jean-Claude est poussé gentiment vers la sortie, par certains Etats aussi:
   Mais il s'accroche aux branches, et se laisse aller à de vagues promesses bien intentionnées::

      "L'Europe doit être à l'origine d'une économie sociale, sans dumping social", a-t-il déclaré, relayant une revendication de la gauche, aujourd'hui partagée à droite dans les pays de l'Ouest confrontés au problème des "travailleurs détachés". Alors que la firme américaine Apple vient d'être condamnée par la Commission à rembourser à l'Irlande 13 milliards d'euros au titre de l'impôt sur les bénéfices, il a affirmé que "toute entreprise doit payer ses impôts là où ses bénéfices sont générés".
  Trop révolutionnaire partiellement conforme aux principes jadis proclamés par une l'Europe finalement emportée par la vague néolibérale. (*)
    En attendant, il possède encore les clés de la maison très délabrée.
        On retiendra au moins de lui cette fameuse maxime, restée dans toutes les mémoires et qui sonne comme un aveu; 
                            Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens.
Et si le problème se trouvait à Berlin?
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(*) - Derrière les apparences de la démocratie, le peuple est privé de son rôle politique:
      ...Pour Fabien Escalona, enseignant à Sciences Po Grenoble, Jean-Claude Juncker est (même) «l’incarnation presque chimiquement pure de la "post-démocratie" européenne». Elu président de la Commission européenne «après avoir été préalablement sélectionné dans des négociations de coulisses totalement déconnectées de toute influence populaire», Juncker n’a pas hésité, l’an passé, à mettre en garde la Grèce contre tout «mauvais résultat» aux élections… Les experts savent mieux que le peuple ce qui est bon pour lui.
       Colin Crouch déployait son concept de post-démocratie pour analyser les pays occidentaux et les politiques libérales anglo-saxonnes. Ahmet Insel l’étend à d’autres hémisphères. «A côté de la post-démocratie technocratique a émergé une post-démocratie autoritariste comme celle de Chavez au Venezuela, d’Orbán en Hongrie ou d’Erdogan en Turquie : ce sont des dirigeants élus et bien élus, mais une fois l’élection passée, ils considèrent que le peuple ne fait qu’un avec eux, qu’il les habite. L’ennemi pour eux, c’est la séparation des pouvoirs. A l’autoritarisme soft des technocrates répond l’autoritarisme plus sanglant d’un Erdogan.» Deux versions de la post-démocratie qui s’accommodent des structures de la vieille démocratie libérale, mais les vident de leur substance...."
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Billet du jour

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

__ Cela fait peur!...

__ Nomination ambiguë.

__ Que pourrait Elisabeth?

__ Auront-ils la palme?

__ Les maires en ont marre.

__ Pour quelques deniers

__ La reine des Pôles est frileuse.

__ Qui vole un oeuf...



__ La gentillesse, c'est bon pour la santé.
       Mais la date anniversaire est déjà passée.
     La gentillesse, c'est bien, mais la bienveillance, c'est mieux.

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Politique: qui décide vraiment?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Ils n'ont plus de prise que sur des choses marginales.
                            De moins en moins sur l'essentiel de la vie publique.
                                     C'est ce qui est souvent constaté...et parfois avoué. Sous l'effet de la vague néolibérale qui déferle depuis les années 80 et de la puissante logique financière mondialisée qui l'accompagne, son emprise prégnante sur la politique au sens strict, sur les affaires essentielles et les problèmes de fond, la vie politique au sens fort est de est de plus en plus devenue comme une peau de chagrin, malgré les apparences et les dénégations, jusqu'à des abandons majeurs de souveraineté. Le pouvoir n 'est plus qu'à la marge.
      Le principe de gouvernance, d'essence managériale, est venu progressivement prendre la place de la notion de gouvernement politique, comma art de la conduite des hommes dans le souci du bien commun, en toute souveraineté.
         L'impuissance politique est devenu un fait reconnu et même avoué, mais peu analysé. De l'Etat ne peut pas tout de Jospin, on est passé à la béance entre promesses électorales et projets avortés.
     La crise et la montée en puissance des toujours plus puissants groupes de production transnationaux et des grandes entités bancaires ont contribué à une dépendance de plus en plus grande de l'Etat, à son asservissement même. Il a perdu l'emprise sur des pans essentiels de décisions en matière économique et sociale.
      Qui gouverne encore ? entend-on dire souvent, que ce soit au niveau national ou au niveau européeen. Le vrai pouvoir n'est pas toujours celui qui se déclare tel, n'est pas toujours là où il prétend être.
     Ce n'est pas, comme annoncent certains, la fin du politique, mais il faut le reconstruire, contre les intérêts dissolvants et à courte vue des objectifs des groupes puissants qui veulent s'arroger indirectement le pouvoir de décisions. Il y a toujours des alternatives.
   On peut toujours se réapproprier la démocratie, comme l'Islande en a fourni un exemple.
     L'arrivée au pouvoir de Donald Trump et le début de son mandat incite à se poser la question, dans le contexte d'Outre-Atlantique.
                                                 "...Ancien conseiller de cabinet ministériel, j'ai pu constater (dit Matthieu Niango)combien les classes dirigeantes étaient tout simplement en phase avec le néo-libéralisme, dont ils avaient tété la vulgate dans les grandes écoles du pouvoir ou dans leur milieu social d'origine. Ce qu'on appelle abusivement les renoncements de François Hollande et de ses équipes sont purement et simplement des retours à la normale idéologiques après la période euphorisante de la campagne de 2012. Car ni François Hollande ni encore moins sa garde rapprochée— encore aujourd'hui prodigieusement sûre d'elle-même au regard de l'absence quasi-totale de résultats de ses politiques économique et sociales—n'avaient réellement eu l'intention de s'en prendre à l'ordre établi....
     On ne peut conclure qu'il n'y a rien à faire contre le néo-libéralisme et la pression qu'il exerce sur les salaires ainsi que les délocalisations qu'il implique qu'à une seule condition: d'avoir vraiment essayé de s'y opposer, de s'être battu autant que possible, et d'avoir été vaincu. Ceux qui s'y sont sincèrement attelés sont toujours parvenus au pouvoir quand il était trop tard ou presque, comme dernier espoir avant le chaos: ce fut le cas en Grèce. Ils échouent alors parce que le pays est trop faible, non parce que le pouvoir politique doit toujours le céder aux revendications du pouvoir économique. Un gouvernement qui serait appelé aux responsabilités dès les signes avant-coureur de la curée néo-libérale, et qui aurait pour lui une force publique en bon état, serait vraiment en mesure de contribuer au progrès de l'égalité. A une condition toutefois essentielle: qu'il ait pour le soutenir toute la légitimité populaire, c'est-à-dire qu'il soit réellement démocratique, et à même d'assurer la participation du plus grand nombre à ses décisions... (*)
        .       "Nous serions entrés dans l’ère de ce qu'on appelle la  "post-démocratie" comme l’analysait ces dernières semaines l’historienne Sophie Wahnich (dans sa chronique publiée par Libération), le politologue turc Ahmet Insel (sur France culture, à propos de la Turquie d’Erdogan) ou encore la philosophe belge Chantal Mouffe (dans Reporterre). Le terme faisait aussi l’objet d’un débat du festival «Mode d’emploi», à Lyon en novembre.
      C’est le politologue britannique Colin Crouch qui a formalisé et popularisé l’expression dans son livre Post-démocratie paru en 2004 et traduit en français en 2013 (Editions Diaphanes). Il entendait désigner un nouveau stade de la démocratie, celui de l’ère capitaliste et globalisée. Derrière leur apparence démocratique – les élections ont bien lieu, la liberté d’expression et le pluralisme sont assurés, les partis politiques existent encore –, nos sociétés ne donneraient plus aux citoyens la place qui leur revient. Les décisions sont prises ailleurs, par d’autres : au sein des lobbys, dans les grandes entreprises dont le lien avec les élites politiques s’est resserré ou dans les institutions supranationales comme l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
      Dans son livre, Crouch dessine une parabole : dans les sociétés occidentales, la démocratie a culminé à la sortie de la deuxième guerre mondiale, quand la dépense publique jouait à plein son rôle de régulateur de la société et que les syndicats portaient la parole des salariés. Mais depuis les années 80, la souveraineté populaire n’a cessé de s’affaiblir. Loin des partis de masse d’antan, les organisations politiques actuelles en sont réduites à gérer les débats à coup de sondages d’opinion et à faire de la communication dans des médias conciliants.
      «La pensée de Colin Crouch est celle d’un déclin. Il est nostalgique d’un "âge d’or" que représenterait la démocratie plus sociale de l’après-guerre. Mais peut-on vraiment parler d’âge d’or quand les femmes avaient tout juste le droit de vote et que les habitants de tant de pays colonisés n’avaient pas voix au chapitre ?» note Yves Sintomer, professeur de Sciences politiques à Paris VIII. Reste que l’idée d’une confiscation progressive de la démocratie réelle est pertinente pour analyser notre système politique, selon Sintomer. «La centralité de l’élection est aujourd’hui concurrencée par d’autres espaces qui prennent leurs décisions à porte close. On pourrait même allonger la liste dressée par Crouch en y ajoutant tous les comités d’experts divers et variés, les agences de notation, les instances d’autorisations de mise sur le marché dont le rôle n’a cessé de grossir avec le développement des techno sciences et le rapprochement des sciences et de l’industrie, etc.»"
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Chômage: la réforme

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Pour un premier bilan.
                                   Certes, il y pire ailleurs.
    Ce n'est pas brillant chez nos voisins allemands, qui, schröderisés, évoluent dans un système à deux vitesses. Les anciens doivent souvent trouver un job pour joindre les deux bouts.
        Ils craignent même le pire.


    Sommes-nous en train de partir dans cette direction?
  On a pu parler d'un coup de massue pour les plus précaires, les premières victimes.  

   Les perdants seront nombreux. C'est une régression qui ne dit pas son nom, pour quelques modestes économies pour le budget de l'Etat. Une action moins timide contre les sommes énormes exilées dans les paradis fiscaux aurait rapporté cent fois plus. Les plus touchés seront les plus fragiles.
    Même des syndicats modérés, comme la CFDT, dénoncent les mesures prises, nouvelles trappes à pauvreté.
   Les femmes, on le sait, sont les plus exposées.
    ...Ces deux mesures sont des mini-pansements qui n’atténuent en rien le caractère punitif de la réforme. Justifiée par la nécessité de faire 3,4 milliards d’euros d’économies sur deux ans et accompagnée d’une petite musique sur l’amélioration de l’emploi, elle tourne le dos à la justice sociale et risque d’étendre la précarité qu’on prétend combattre, voire de fabriquer de nouveaux pauvres au moment où une stratégie audacieuse contre la pauvreté se met en place. Pire encore, elle nourrit une suspicion à l’égard des 6 millions d’individus inscrits à Pôle emploi sans aucun travail ou avec une activité réduite, comme s’ils cherchaient à s’installer dans le chômage sans tenter de retrouver un emploi....
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L'évangile selon Donald

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

En vérité (alternative) je vous le dis:

 

_ Après le créateur, il y a MOI.

_ C'est MOI et moi seul qui établis les faits.
        Toute autre version, journalistique ou pas, quelle qu'elle soit, qui contredit ma vision, est à rejeter dans les ténèbres de la malveillance ou de l'incompétence.

_ JE suis LE sauveur de la nouvelle Amérique que j'incarne seul..
                   I'm the best President for ever.

_ La « Vérité », c’est ce que je pense en ce moment, ou ce que je désire maintenant, hic et nunc. 
             Le checks and balances à la Madison est dépassé...
                  
_ La diplomatie est MON affaire personnelle et je la dirige selon MON bon vouloir, en gardant le droit souverain de me contredire.

_ JE fais toujours ce que je dis.

_ La culture n'a pas de valeur en soi, elle n'est relative qu'à MOI-MEME.

_ Pour votre salut, croyez en MOI et en ma parole, garantie par Wall Street..

_ Y résister serait sacrilège..

               Ayez confiance, je ne vous décevrai pas. Le Ciel m'assiste, ainsi que quelques collaborateurs de valeur. Attendez-vous à des miracles. C'est déjà commencé...

                                                     
GOD BLESS DONALD AND AMERICA!
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Hôpital: urgence vitale

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

L'institution est à bout de souffle.
                                                  Le système, tel qu'il va (mal), tel qu'il a été pensé et organisé, est au bout du rouleau.
  Ce ne sont pas quelques morceaux de sparadrap qui vont soigner le malade, quelques rustines qui vont le mettre sur pied.

    Installé depuis des années dans une logique libérale, l'hôpital est devenu le lieu d'une violence institutionnelle, avec des injonctions contradictoires de plus en plus patentes; en gros, faire mieux et plus avec..moins de moyens.

   Mais ce ne sont pas seulement les investissements qui font défaut, bien moindre qu'aux USA, c'est toute une organisation qui faut repenser, son système voulu d'autofinancement qui débouche sur la multiplication d'actes parfois redondants et inutiles. Une organisation depuis longtemps mise en cause par des  connaisseurs du milieu, médecins en tête.
   A un moment donné, le vase déborde.Ce qui explique la forte mobilisation à tous les niveaux.
    Tous les personnels sont concernés. Même les médecins. dont beaucoup dénoncent l'absurdité d'une institution qui dysfonctionne. Même, fait rare, des directeurs d'hôpitaux.
   Le point de rupture est atteint à bien des niveaux. Epuisement et culpabilité sont mis en avant comme les effets d'une gestion de plus en plus technocratique, purement comptable et administrative. La difficulté de remplir une mission qui ait du sens se manifeste parfois cruellement.
                      ...  La bureaucratie croissante crée (également) de nouvelles contraintes qui dégradent les conditions de travail : par exemple, l’intensification ne tient pas compte des transmissions essentielles qui s’effectuent quand les soignants se rencontrent. En supprimant peu à peu ces moments d’échanges, elle se traduit en un épuisement des soignants et une mise sous tension des personnels. Devenus interchangeables, les soignants appartiennent à des « pool de remplacements » : ils deviennent flexibles et polyvalents. Pour mieux répartir les effectifs, les directions des hôpitaux multiplient les réorganisations du travail. Les journées de 12h se généralisent pour faire face à l’intensification du travail tout en permettant au personnel hospitalier de réduire, en contrepartie, le nombre de jours travaillés et de mettre à distance son travail : « la logique gestionnaire se nourrit des dysfonctionnements qu’elle engendre et parvient, du fait de la précarisation des soignants, à les faire adhérer à des dispositifs qui tirent profit de leur travail » . La réduction du temps de travail n’est donc pas compensée par des créations de postes en raison des gains de productivité attendus des réorganisations. Ces derniers ne sont bien sûr pas propres à l’hôpital mais ils s’accordent d’autant moins aux enjeux de santé que ceux-ci ont pour objet l’humain, les singularités des situations, des vulnérabilités diverses, accompagnées parfois d’enjeux d’urgence vitale....
       La crise et les dérives couvaient depuis longtemps. L'hôpital est malade du marché. Il faut en finir avec l'hôpital entreprise, la dictature du chiffre.
              Les investissements annoncés suffiront-ils, du moins à redresser la barre?
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