Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Docteur Folamour

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Les fous sont parmi nous

           Des docteurs Folamour pourraient bien réapparaître autrement que sur nos écrans
       Certes la Guerre Froide et ses pires moments de crise relèvent du passé et les menaces ont changé.
          Mais aux USA, surtout depuis l'arrivée de D. Trump, on se recrée de nouveaux ennemis, quitte à tordre la réalité. On sait que pour lui, l'imprévisible est la règle et la vérité est alternative...
   La Russie de Poutine, la Chine ou l'Iran sont à nouveau diabolisés.
        Certains esprits, comme Stephen Bannon  ne rassure pas dans leur volonté d'en découdre avec certaines puissances jugées menaçantes pour l'Empire
   Une vision particulière de l'histoire des USA, apocalyptique, qui est celle d'esprits dérangés d'une certaine droite extrême aux USA.  L'équipe de Busch et ses néoconservateurs avaient leur vision d'une recomposition du Moyen-Orient, avec l'entrée en guerre en Irack. On a vu les effets...qui durent.
    Avec Bannon, l'homme qui parle à l'oreille de Trump, c'est pire...
                          La fabrication de l'ennemi, comme disait Pierre Canesa, continue de hanter certains esprits.

    Bannon est littéralement fasciné, depuis plus d'une décennie, par un essai publié en 1997, The Fourth Turning: What the Cycles of History Tell Us About America's Next Rendezvous with Destiny. Un livre qui explique pourquoi l'Amérique vit une crise majeure par siècle, et annonçait à l'époque l'acmé de la prochaine pour les années 2020. Et qui, surtout, fait de ces crises l'opportunité, pour leurs vainqueurs, de fonder un ordre politique nouveau.     Une vision messianique de l'histoire américaine qui inquiète certains observateurs. Quelques jours après la publication du portrait de Time Magazine, la journaliste de Business Insider Linette Lopez jugeait que l'intérêt de Bannon pour The Fourth Turning«devrait alarmer tous les Américains. [...] Il croit que, pour qu'un nouvel ordre mondial émerge, un jugement dernier doit avoir lieu. [...] Il a déjà montré qu'il comptait conseiller à Trump de mettre en place des politiques qui vont perturber l'ordre actuel pour instaurer ce qu'il perçoit comme un nouvel ordre nécessaire»
      Les déclarations d'un haut responsable militaire, le Général Mark Milleychef d’Etat-major des USA, et de Ash Carter ne sont pas faites pour nous rassurer. On croit rêver et on ose espérer que ces hommes seront vite écartés de toute responsabilité. Mais avec D.Trump, on peut s'attendre à tout...
     Une nouvelle doctrine de l'emploi de l'arme nucléaire est en train de naître et la course aux armements dans le monde connaît un regain certain et inquiétant.
       Ce qui inquiète sérieusement, peut-être à l'excès, un observateur comme  Gorbatchev    
                   Mais, en la circonstance, mieux vaut être alarmiste qu'aveugle.

___________________

Partager cet article
Repost0

Fin de course

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Poupou décroche.

   Dernière échappée, après Anquetil, Fignon et les autres.
          Il est encore bien capable d'arriver deuxième...au paradis des fous du guidon.
                 Comme au Puy de Dôme.

   Il a raccroché définitivement son maillot.

A qui le tour?...

Partager cet article
Repost0

(Fatale) erreur de casting

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(Ce n'est pas d'aujourd'hui...)

 

....Et résistances.
                                 L'instant de stupeur passé, on  s'organise.
        L'incroyable succède à l'impensable.
    L'administration Trump, bien que dangereuse, brouillonne et chaotique, poursuit sa logique offensive.
Les attaques de l 'administration de la Maison Blanche et de son locataire engendrent divers mouvements de protestation, qui semblent déterminés à durer.
          Sur tous les fronts.
  Les medias vilipendés sans nuances sont à l'avant-scène, même souvent les plus conservateurs, comme Fox News.       Même le non regretté Bush Junior commence à donner de la voix.
       Beaucoup d'Américains se demandent comment durer, tenir dans la résistance à Trump, qui cherche à humilier, caricaturer, diaboliser toutes formes d'irrévérences.
      Le Harper's Magazine est l'un des organes historiques parmi les plus indépendants, engagés contre les condamnations qui frappent la liberté de la presse,l'expression des désaccords les plus vifs..
    Contre les faux semblants d'une démocratie malade depuis longtemps.
  La critique de son directeur, John Mc Arthur, contre Hillary Clinton, ne date pas d'hier, comme celle à l'égard Obama,  et a été sanas concession. Elle redouble aujourd'hui contre le Censeur présidentiel.
    Cette convergence des résistances sera-t-elle à même de freiner les inquiétantes dérives du pouvoir d'un homme, au service d'intérêts puissants, mais minoritaires? 
  IL faudrait pouvoir compter sur une large fronde du camp républicain, ce qui supposerait une opposition d'une plus large partie de l'opinion contre leurs espoirs de réélection.
_________________________.
 

Partager cet article
Repost0

Comment s'enrichir...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

...En s'endettant
                        Au royaume de Ubu tout est possible, même le plus impensable, même ce qui défie le bon sens.
          Un monde merveilleux s'offre (temporairement) à nous: nous pouvons maintenant gagner de l'argent en empruntant. La Banque vous fait un cadeau: non seulement vous ne payez aucun intérêt, mais aurez moins à rembourser. C'est le moment d'aller voir son banquier pour le solliciter; investir dans l'immobilier, relancer son entreprise, etc...

  Cette magie tend à se généraliser, en Allemagne, chez nous, sous l'effet de Mario et maintenant de Christine, qui a pris le manche. C'est Noël avant Noel. A priori, cela semble un beau cadeau, même s'il ne durera pas, et si vos économies vont en souffrir, si vous ne les placez pas sous votre matelas.
 Voilà-t-y pas un bon remède dans une économie anémiée, pour booster les investissements productifs?
  Dans la masse de liquidité actuelle, quand l'argent coule à flot (sélectivement), certains voient cette mesure plutôt comme une sorte de poison à effets lents mais sûrs.
   Dans ce monde à l'envers, tout ne tourne pas rond. Des allumettes dans un baril de poudre?
 Qu'elles soient progressistes ou conservatrices, des voix s'élèvent pour crier au loup dans ce processus paradoxal, qui semble défier le bon sens, même si les Etats endettés y trouvent leur compte, comme les plus grandes fortunes. Quand spéculer prend un peu plus le pas sur investir, ce n'est pas bon signe.
  Un cercle vicieux, disent d'autres observateurs économique, à la japonaise. 
   L'épargne se trouve pénalisée, donc les investissements de demain. Les banquiers centraux auraient-ils besoin de lunettes? La myopie, ça se corrige.
  Et toutes les banques ne sont pas logées à la même enseigne.
Ce signal dysfonctionnel, ce monde baroque qui s'instaure ne peut avoir que des effets limités et est condamné à ne pas durer. Cela semble le bon sens même, même pour un béotien en matière financière.
    Les tensions au sein de la BCE montrent qu'il y a un comme un problème...
                                             __________________________________

Partager cet article
Repost0

Jarrett arrête

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(Janvier 2017)

 On n'ose croire à un point d'orgue...
                                                                                                             Finir en beauté?...
          Atypique, unique, imprévisible et déroutant,  Keith faisait corps avec son instrument.
                             A écouter et à réécouter.
 
 
Partager cet article
Repost0

Le mot et la chose

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

(Simple) question de sémantique?
                                                    Mal nommer les choses, disait Camus, c'est ajouter au malheur du monde...
     On l'avait déjà signalé, si les terme d'islam, d'islamisme, ont un sens, celui d'islamophobie ne manque pas d'ambiguïtés.


  Mis en avant régulièrement, notamment lors de récentes manifestations très discutées, il est lourd de malentendus, de confusions souvent anciennes, régulièrement entretenues.
  Certains défenseurs de la laïcité, mal à l'aise avec ce mot, ont vu le piège que représentait ce néologisme, malgré leur opposition claire à toutes les formes d'islam fondamental, parfois radical, comme le wahhabisme  et ses sous-produits, ses dévoiements, militants ou combattants, qui  peuvent se manifester, parfois brutalement, dans l'espace public.
   Toute religion doit relever du domaine privé et il ne peut y avoir d'"accomodement" possible sur ce sujet.
   Les querelles sur le voile ne sont qu'un aspect du problème.
 Le débat, parfois le dialogue de sourd, est loin d'être terminé, dans ses formes souvent passionnelles et ses prolongements socio-politiques.
  Faire l'histoire des termes n'est pas un détour inutile.
     Un enjeu de définition, qui n'est pas sans conséquences.
   Un terme biaisé des deux côtés.
 Le vivre ensemble ne peut se constituer dans la confusion et les querelles de mots.
      Les frontières sont poreuses et les glissements nombreux entre l’islamophobie (entendue comme altérisation, essentialisation, infériorisation, rejet de l’autre en fonction de son lien réel ou présumé à la religion musulmane) et la critique légitime de l’islam comme dogme, corpus, théologie, etc. Car, en face de ceux qui instrumentalisent le terme d’islamophobie, se dressent ceux qui manipulent par euphémisation, insinuation, métonymie, sous-entendu, la critique de la religion musulmane....
        On laissera le dernier mot (mais y en a-t--il un dans la confusion ambiante?) à l'explorateur de la langue française, Alain Rey, qui met en lumière quelques dérapages linguistiques autour de cette notion, qui empoisonne le débat d'idées..
                        _______________________________

Partager cet article
Repost0

La banquier et le "couillon"

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(C'était il y a peu...)

 

David et Goliath ou Les bons et le "truand"...          [remake]
                                 Patatras!
                                        Dur, d'être trader
            Le film Margin Call (qu'il faut voir pour sa qualité) et son univers impitoyable en donne une petite idée...
        Monsieur K, l'homme qui volait 5 milliards, sort de la relégation.et ne serait plus que le "couillon de service", selon l'avocat des petits actionnaires.
                               Mais encore plus dur d'être une banque aux pratiques orthodoxes et strictement professionnelles! La SG, elle, s'est permise quelques fantaisies, protégée par son statut de maison vénérable et  too big to fall...Ce ne sont pas quelques  petites sanctions financières  qui vont modifier ses pratiques frauduleuses?
    Il était difficile d'imaginer qu'un simple trader, peut-être un peu mythomane, fasse autant de sorties de route, et de cette ampleur,  à l'insu de la direction ,et de ses plus hauts collaborateurs, dans les vastes transactions-casino, qui se faisaient pignon sur desk, même si les algorithmes sophistiqués dépassaient la compréhension d'une directeur lambda.
   La version officielle  s'effondre donc (*)
            Manipulé, il fut forcément. La loi du silence a prévalu.
    La Société Générale : une banque au-dessus de tout soupçon?.Il y avait déjà.'affaire euribor.et le reste.On savait encore peu de choses sur la Société Génarale, qui se posait en victime..

               Aujourd'hui on en sait plus sur les pratiques peu orthodoxes de cette maison.
L'affaire de Panama est encore toute fraîche.  On peut se forger un autre jugement sur ce qui restera l' affaire Kerviel
  La folie banquière s'est sans doute ralentie, mais ne s'est pas évanouie . Rien n'est réglé

____Affaire Kerviel: la version officielle s'effondre à l'audience (*)

                  En attendant, la  folie banquière, réparée par nos soins, s'est atténuée, mais rien n'est réglé.
                  La blague du contrôle bancaire continue? 
__On peut se forger un autre jugement sur  ce qui restera l' affaire Kerviel
_______________ 
(*)  ...Les juges de la cour d’appel de Versailles, qui conduisent le procès pour déterminer au civil les responsabilités entre Jérôme Kerviel et la Société générale, s’attendaient certainement à un procès compliqué, avec des coups d’éclat et le « cirque médiatique » si souvent dénoncé par les avocats de la Société générale. Mais ils n’avaient sans doute pas anticipé ce qui s’est passé à l’audience du 16 juin. Brusquement, le brouillard qui entoure ce dossier depuis plus de huit ans a commencé à se déchirer. Des témoins sont venus raconter à la barre des faits qui n’avaient jamais été entendus auparavant. Les juges eux-mêmes ont semblé mesurer une réalité qu’ils n’avaient jamais perçue dans les enquêtes judiciaires et les jugements d’appel.
      Ce changement fut perceptible dès le début d’audience. Le président de la cour d’appel, Patrick Wyon, avait pris en fin de séance, la veille, une décision inattendue : la cour allait écouter des extraits de l’enregistrement du vice-procureur de la République, Chantal de Leiris, révélé partiellement par Mediapart et 20 minutes en janvier, que la défense de Jérôme Kerviel avait déposé au dossier.
        Cet enregistrement d'une conversation entre Chantal de Leiris et Nathalie Le Roy, ancienne policière en charge de l'enquête, avait déjà causé beaucoup d’agitation dès l’ouverture du procès. Les avocats de la Société générale avaient tenté de s’opposer à sa prise en compte dans le dossier par tous les moyens. Était-on bien sûr qu’il s’agissait de Chantal de Leiris, avait questionné Jean Reinhart, avocat de la Société générale, mis en cause dans l’enregistrement pour essayer d’en différer l’écoute.
      Plusieurs contre-feux avaient été allumés auprès des journalistes afin d’en minimiser la portée : cette conversation n’était qu’amicale, la parquetière avait raconté à Nathalie Le Roy, qui aurait de « graves problèmes de santé et familiaux » (sic), ce qu’elle voulait entendre. Chantal de Leiris était une « vieille » parquetière, qui n’avait jamais vraiment traité l’affaire. D’ailleurs, que penser de ses propos, elle qui avait docilement requis pour amnistier Jacques Chirac dans le procès de la Mairie de Paris ? Bref, tout cela était « beaucoup de bruit pour rien ».
       Pourtant, quand la voix de Chantal de Leiris en conversation avec la commandante de police Nathalie Le Roy commença à être diffusée dans la salle, cela fit un certain effet, malgré la mauvaise qualité sonore. Toutes les questions posées de longue date sur le dossier Kerviel, sur la façon dont l’enquête avait été menée, sur l’indépendance de la justice face à la banque, trouvaient un certain écho.
« C’était surtout Maes [chef de la section financière de Paris à l’époque], sans arrêt il me disait : “Tu vas pas mettre en porte à faux, en défaut la Société générale”. » « J’ai trouvé que Van Ruymbeke [juge d’instruction chargé du dossier Kerviel en 2008], ça l’intéressait pas, je pense. C’est facile de dire “À toute vitesse, on avance, on boucle l’affaire”. Quand on voit que les scellés n’ont jamais été exploités. » « La Générale savait, savait, c’est évident, évident. Et alors, c’est vrai que sur le montant du préjudice, les 4 milliards et quelques, y a aucune expertise, y a rien », avait raconté la parquetière à la commandante de police.
                 Plus les extraits passaient, plus les avocats de la Société générale se tassaient sur leurs chaises, plus la cour était attentive, stupéfaite par ce qu’elle entendait. Une certaine vision de la justice s’émiettait. « Ils [le parquet de Paris] étaient complètement sous la coupe des avocats de la Générale. » « Ce que l’on dit, c’est que c’est pas Aldebert [procureur au parquet de Paris en 2008] qui a rédigé l’ordonnance de renvoi, c’est un des avocats qui lui a communiquée. » « Reinhart, du temps d’Aldebert et même encore Maes, il était tout le temps, tout le temps là. Il arrivait pour parler d’un autre dossier avec M. Aldebert, il se positionnait, il s’asseyait, “Ah mais, je serai peut-être bientôt l’avocat de telle société”. Ce que j’ai appris, c’est un type qui renseignait tous les grands cabinets parisiens des affaires nouvelles pour se partager le gâteau. » 
      La diffusion était à peine terminée que l’avocat de Chantal de Leiris, Olivier Baratelli, déboula dans la salle. Il annonçait que sa cliente allait déposer plainte, demandait le retrait de l’enregistrement, compte tenu de la manière illicite dont il avait été obtenu. « Sur le fond, précisait l’avocat, ma cliente ne regrette rien. C’est une conversation strictement privée. Mais cet enregistrement a été obtenu de manière illicite », a-t-il expliqué avant de demander son retrait du dossier.
     Après un long de débat de procédure, le président trancha : dans un tribunal pénal, la preuve est libre ; les faits reprochés s’étaient passés en dehors de la cour ; et de toute façon, la plainte n’avait pas encore été déposée, donc l’enregistrement restait au dossier. Sage prudence : en janvier, à la suite de nos révélations, Jean Veil, avocat de la Société générale, avait déjà annoncé que Chantal de Leiris allait déposer plainte. L’annonce est restée sans suite.
       Que dire après l’audition d’un tel témoignage qui décrit une justice manipulée, des petits arrangements entre parquet et avocats, au point qu’un procureur aurait pu accepter de se faire écrire une ordonnance de renvoi, les manœuvres en coulisses des grands cabinets pour se partager les dossiers ? Il n'y avait pas de mot. Le silence s'installa un moment. L’avocat de Jérôme Kerviel a toutefois annoncé qu’il allait déposer cette pièce comme nouvelle preuve auprès de la cour de révision.
               L’enregistrement n’allait être que la première surprise de la journée. Entendu comme témoin   de la défense, Jacques Werren, ancien directeur du marché à terme des instruments financiers (Matif), arriva très remonté à la barre. « Ce que j’entends, en résumé, c'est que la Société générale n’a pas vu les positions de Jérôme Kerviel. C’est un déni de bon sens, une insulte à la loi créée pour l’organisation de ces marchés à terme », attaqua-t-il d’emblée. Très remonté par ce qui lui semble être une grossière manipulation,  
   « Tous les jours, il y a un relevé des positions de chacun, des gains et des pertes. Tous les jours, les membres doivent régler en espèces leurs “déposits” [dépôts de garantie], leurs appels de marge. Il n’y a pas de dérogation à cette règle. Car c’est un mécanisme essentiel pour éviter le risque », expliqua-t-il. Avant d’insister : « Il n’y a pas de place pour la dissimulation dans ce système. » 
    Face aux juges qui semblaient découvrir certains détails, Jacques Werren entreprit de décrire ce fonctionnement : « Les traders n’ont pas accès au coffre-fort et heureusement », résuma-t-il. Le système informatique des traders par lequel ils passent leurs ordres est déconnecté des systèmes comptables. Avant de payer, tout est vérifié par les services des risques, des contrôles, pour s’assurer de la réalité des transactions, des contreparties. Bref, il y a des procédures, des vérifications, des contrôles des risques. Pouvait-on d'ailleurs imaginer qu'il puisse en aller autrement ?
      Dans ces conditions, les ordres fictifs réalisés par Jérôme Kerviel ne pouvaient avoir aucune incidence sur la comptabilité de la banque. Ils restaient en suspens, sans jamais être traités par les services comptables. D’ailleurs, précisa-t-il, « on nous parle d’un risque de 50 milliards d’euros pour Jérôme Kerviel. Mais le nominal ne correspond pas à l’exposition réelle. Les produits à terme ne se négocient pas comme cela, on évalue la volatilité, les risques de couverture. En gros, cela tourne autour de 5 % du montant nominal. L’exposition réelle de Jérôme Kerviel devait être de l’ordre de 2,5 milliards d’euros. La baudruche se dégonfle d'un coup. Cela ne représente pas un risque systémique. Pourquoi ce risque a-t-il été volontairement exagéré ? » s’interrogea-t-il.
       Mais comment expliquer alors que la Société générale ait fait autant de bruit autour de l’affaire Kerviel, en prenant le risque de se tirer une balle dans le pied, d’endommager sa réputation ? demanda en substance le président. « J’ai un scénario mais ce n’est qu’un scénario car je n’ai pas toutes les clés. Pour moi, il a pu y avoir un desk fantôme qui prenait des positions contraires à celles de Jérôme Kerviel. Tout était couvert », dit-il. « Mais si vous voulez vraiment savoir la vérité, ce qui s’est vraiment passé, combien la Société générale a perdu, faites faire une expertise, allez voir dans la comptabilité de la banque, allez voir à la chambre de compensation Eurex. Vous saurez alors la vérité », conseilla Jacques Werren.
Le desk fantôme évoqué par l’ancien directeur du Matif prit une soudaine consistance avec l’audition de Philippe Houbé. Ancien responsable du back office chez Fimat, le courtier de la Société générale par lequel Jérôme Kerviel passait tous ses ordres, il avait été entendu lors du procès en appel de l’ancien trader, en mai 2012. Les avocats de la Société générale et la présidente du tribunal, Mireille Filippini, avaient alors raillé « ce petit témoin du back office ». Philippe Houbé était ressorti en larmes du tribunal. Très peu de temps après ce témoignage, il a été licencié par la Société générale. Il n’a jamais retrouvé de travail depuis, figurant parmi la trop longue liste des « irradiés » de l’affaire Kerviel, punis pour avoir soutenu des propos contraires à la vérité officielle.
    Mais lors de cette audience, Philippe Houbé fut écouté, de plus en plus attentivement même, au fur et à mesure de sa déposition. Il commença par témoigner de son étonnement en entendant les responsables de la banque parler en nominal. « Les professionnels ne parlent jamais en nominal sur les produits à terme. Le risque n’a jamais été de 50 milliards d’euros », dit-il, confirmant les propos du témoin précédent. Selon lui, la perte pour la banque  non plus n’a jamais été de 6,3 milliards d’euros. « Si un compte a effectivement perdu cette somme, un autre a gagné entre la période du 18 et 25 janvier [dates de débouclage des positions prises par Jérôme Kerviel – ndlr] 1,8 milliard d’euros, et 2,2 milliards d’euros sur an », dit-il expliquant que, par sa position, il avait pu avoir accès à tous les comptes. La Société générale aurait donc menti ?
    Il poursuivit son récit. Il n’y avait pas que Jérôme Kerviel qui donnait énormément de travail au courtier Fimat, raconta-t-il. Deux autres comptes avaient aussi des volumes totalement délirants. L'un, semble-t-il, était celui de Maxime Kahn, le trader qui a débouclé les positions de Jérôme Kerviel et l'identité du détenteur de l'autre compte, SF 594, est inconnue. L’un de ces deux comptes était positionné exactement sur les mêmes produits de Jérôme Kerviel – des contrats Dax et Eurostoxx –, et pendant que Jérôme Kerviel se plaçait en position acheteuse, l’autre prenait exactement la position inverse. « Cela a continué pendant la période de débouclage. Il est resté vendeur jusqu’au bout », raconta-t-il devant des juges médusés. « Pour moi, la Société générale n’a rien perdu dans cette affaire, si on prend en compte le crédit d’impôt de 2,2 milliards d’euros », assura-t-il....
En d’autres termes, les positions réelles prises sur le Dax et l'Eurostoxx par Jérôme Kerviel étaient relevées chaque jour. Elles étaient vérifiées par la banque. Elles correspondaient à ce que les contreparties extérieures déclaraient. « La Société générale savait, savait. C’est évident, évident. » (Merci à Mediapart)
                                                               - Manipulations certaines 
___________________________

Partager cet article
Repost0

1918: ultimes assauts

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Avant le 11 novembre
        Dans un conflit si long etmeurtrier.
          Après que le vent ait tourné.
    Avant le dernier son du clairon.
        Cambrai paie un lourd tribut, après tant d'années de souffrances.
  Comme Arras en 1917 et d'autres cités du Nord. Mais jusqu'au bout.
   Des affrontements finalement non décisifs dans une cité jugée stratégique, mais finalement en ruine.









___________________________

Partager cet article
Repost0

C'était Alep

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Points de vue non conformes                             [ quelques jalons en attendant une vérité qui dérange]
                                       L'heure des bilans n'a pas encore sonné.
     IL faudra du temps pour reconstruire la partie Est de la ville où la destruction est quasi-totale.      
      Reconstruire l'Etat, sous une forme ou sous une autre, sera une autre paire de manches. Il faudra aussi du temps pour que la vérité se mette en place sur les causes et le déroulement des événements. Ainsi que sur l'assaut final.
       Alep représente un tournant dans le conflit, mais les combats se déplacent..
      Certes, il faut être prudent. La vérité sur cette tragédie ne sera pas facile à établir, dans toute sa complexité.
      Les larmes sur les victimes d'Alep furent-elles toujours sans ambiguïtés? C'est une question que l'on peut se poser.
  Les images sont tragiquement éloquentes, mais encore faut-il leur donner un sens.Leur déferlement sur les écrans a souvent anesthésié la pensée, par leur effet de sidération.
         La guerre là-bas est aussi celle de l'information,  qui n'évite pas les raccourcis et le manichéisme
: Eric Denécé dénonce sur LCI la falsification de certains faits par les médias.
:   L'attidude des USA ne fut pas exempte d'ambiguïtés. Celle de l'Elysée encore plus, pendant trop longtemps.
   Comme certaines voix le disent plus clairement aujourd'hui: les dirigeants ont perdu pied avec la réalité sur la Syrie, où luttes et intérêts divers se firent face, comme si on avait affaire à des affrontement analogues à ceux de l'Irak, de la Libye...
   Ce qui reste de l'opposition dite modérée est en pleine déroute 
               Et certaines alliances méritent d'être dénoncées
   Malgré la complexité souvent mouvante des forces sur le terrain, le droit à l'analyse s'impose, pour éviter les langues de bois de toute nature, trop souvent reprises pas une presse paresseuse ou trop conforme.
   La confiance a priori ne peut être accordée à toutes les sources, mais certaines méritent qu'on les examine, avec l'esprit critique qu'il faut.
     Surtout quand on sait que les fausses nouvelles n'ont pas manqué d'intoxiquer la relation des faits.
      On n'oubliera pas le rôle initial qu'ont joué les intérêts et les rivalités régionales au sujet du pétrole, et de ses enjeux locaux.
_____
- Impasses occidentales en Syrie
- Crédibilité médiatique en question
___________________________

Partager cet article
Repost0

Matière à penser

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

__ Au cas où...

__A vendre pour cultures diverses.

__ Je l'aime, elle aussi.
 
__ Payer, payer!

__ Malaise dans l'EN.

__ Pétaudière financière.

__ Bing! Boeing.

__ Bon citoyen, ou récupération?

__ Tel père, tels fils.

__ Donate!
              Pour une oeuvre humanitaire.
                                   ____________________________________

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 6 > >>