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Riches: une montée fulgurante...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

...Attendue dans les années qui viennent
                                                     En voilà une nouvelle qu'elle est bonne.
                 Alleluia!
         Déjà que leur nombre ne cesse de grimper dans les dernières années.
    Pauvres de tous les pays, réjouissez-vous! Pas seulement aux USA ou en Europe, mais aussi en Chine. Qui l'eût cru? L'envolée des zélites financières se poursuit, après le petit accroc de 2008, la machine à cash repart à fond la caisse.

       En vertu de la théorie du ruissellement, vous allez bientôt diminuer, être de moins en moins nombreux. Jusqu'à disparaître dans...quelques siècles. Etre riche n'aura alors plus de sens.
    C'est ma-thé-ma-tique!
         D'ailleurs, le bon Mr Guizot le proclamait, comme la clé du développement général, et Mr Macron lui faisait écho il y a peu en s'adressant aux jeunes. Des gens qui voient loin.
   Certains disent que les pauvres, c'est une fiction  ou en tous cas qu'ils méritent leur sort, qu'il suffirait de vouloir, car la richesse se mériterait.
   Bienheureux les pauvres!...c'était bon pour le rêveur de Tibériade.
       Les temps ont changé. Voici venu le temps des riches, et même des super-méga-riches.
           Un monde enchanté s'offre à tous. Les exemples à suivre ne manquent pas.
    C'est comme une évidence. Il y a de la place pour tout le monde.
       La progression est constante, qui donne tous les espoirs. Et puis tous les riches furent d'abord des pauvres, ou des descendants de très pauvres même. Il suffit de relire l'histoire économique des USA au XIX° siècle ou de regarder Dallas.
   Pour ceux qui doutent, l'aube d' une nouvelle ère macronienne se lève, l'embellie économique française se confirme. Tous les espoirs sont permis. Get rich! Il n'y a pas que my tailor.
                                        ___Mais, mais...on me dit dans l'oreillette (sans doute un esprit chagrin) que la théorie du ruissellement économique serait du  bidon... | théorie selon la théorie du ruissellement économique nous avons tous à y gagner!La théorie du ruissellement  est une théorie d'inspiration libérale selon laquelle, sauf destruction ou thésaurisation, les revenus des individus les plus riches sont in fine réinjectés dans l'économie, soit par le biais de leur consommation, soit par celui de l'investissement (notamment via l'épargne), contribuant ainsi, directement ou indirectement, à l'activité économique générale et à l'emploi dans le reste de la société. Cette théorie est notamment avancée pour défendre l'idée que les réductions d'impôt y compris pour les hauts revenus ont un effet bénéfique pour l'économie globale. En théorie donc, plus il a de riches et moins il devrait avoir de pauvres, de chomeurs, de petits revenus, d'entreprises en difficulté...ceux ci profitants des dollars qui débordants des gros revenus viendraient arroser le bas peuple...
Or, le taux de pauvreté a encore augmenté en 2015! Et le chomage aussi...quant aux riches, de plus en plus riches se portent de mieux en mieux..;."
    Et puis des pessimistes prétendent que les plus riches coûtent cher. D'autres que des sommes considérables partent non pas seulement dans le super-luxe inutile et improductif, non pas dans l'investissement économique qui profiterait au plus grand nombre mais dans les fonds abyssaux et vains de la spéculation-casino auto-reproductrice.
       Et puis le vieux Hugo disait que "C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches"
Mais c'était au XIX° siècle...
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Vélo sur ordonnance

Publié le par Jean-Etienne ZEN

« Ne pas faire de vélo, c'est dangereux pour la santé ! »
                     Le vélo ne peut pas tout, mais il peut beaucoup.
        Sa pratique régulière devrait être  remboursée par la Sécu. Bientôt ce ne sera peut--être plus une blague, dit-on.
          Ce n'est pas moi qui le dit. Et les avis convergent.
  Qui dira les mérites du vélo pour la santé physique et mentale? Beaucoup y trouvent des bénéfices et abandonnent ou réduisent statines ou Prozac.
       De 7 à 77 ans...et au-delà. On y gagne:
          ...Un mieux-être général », détaille le docteur Sandra Winter de l’hôpital Edouard Herriot, à Lyon. Car les bénéfices de la pratique ne sont pas uniquement physiques. La santé psychique au sens large connaît la même métamorphose. Pédaler stimule les neurones et accroît ainsi la mémoire et les capacités cognitives. Monter en selle régulièrement aide à combattre le stress, permet d’augmenter son temps d’exposition à la lumière, fait gonfler l’estime de soi, améliore la qualité du sommeil… et la liste est encore longue....
....Du vélo à la place des médicaments, le docteur Arthur Molique ne réfute pas l’idée, bien au contraire : « on arrête des traitements de certains diabètes débutants suite à la reprise d’une activité physique, idem pour les traitements contre le cholestérol. Elle joue un rôle également dans la lutte contre la récidive des pathologies cancéreuses. Je suis par ailleurs persuadé que la pratique du vélo pourrait mettre un frein à la surconsommation d’anxiolytiques et d’antidépresseurs ».
        Mauvaises nouvelles pour les pharmaciens....
   Le vélo est reparti, après une longue période d'abandon. parfois par la force des choses, à la reconquête du pavé, mais ce n'est qu'un début. 
     Aller applaudir les forçats du guidon, les bourreaux du bitume, à l'Alpe Duez n'est pas interdit, mais ne se substitue pas à quelques sorties hebdomadaires sur son hirondelle (qui fait déjà le printemps...)
    Pas seulement pour les bobos.
     Ses dangers sont souvent surestimés et trop peu est fait pour une circulation sans risques.   Visitez Copenhague, où le nombre de vélo dépasse celui des voitures et où on respire, on respire....

                                                            Le vélo ira loin...

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Qu' est-ce que la vraie richesse?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

          La notion de richesse a la particularité d'avoir un grand nombre de sens, une richesse de significations que l'on distingue le plus souvent, mais que l'on confond parfois.
   Riche de sens n'est pas riche de biens ou de moyens ou riche de ressources intellectuelles ou morales.
       La notion de valeur, qui lui est souvent étroitement liée, possède un sens proche et peut aboutir aussi à de nombreuses confusions. Entre la valeur d'un bien et la valeur d'un acte ou d'une personne, il y a plus qu'une différence de sens, il y a hétérogénéité complète. Hétérogénéité qui n'est pas toujours perçue ou qui est entretenue par un milieu culturel, un système productif particulier.
    Ainsi souvent aux USA, surtout dans le monde du business, on aime souligner sa valeur en privilégiant son prix sur le marché du travail, son salaire, son train de vie ( show potential employers what you've got) et des organismes variés estiment la valeur d'une vie humaine à travers le prisme de sa rentabilité sociale et financière.
     Chacun vaudrait le prix qu'il peut monnayer sur le marché du travail. La valeur d'une personne tend à se ramener à sa valeur salariale et le prestige social qui va avec.
    Pour dissiper ces confusions liées aux dérives de notre système économique où l'argent et ce qu'il permet, tend à prendre le premier plan, il importe de faire une critique socio-écologique de l’économie capitaliste, à la source de la confusion fréquente de ce qui est estimable en l'homme quel qu'il soit.
      Comme le souligne l'économiste JM Harribay, l'économie, en l'occurrence capitaliste, opère sans cesse des glissements entre des sens hétérogènes de la notion de valeur. Tout n'a pas une valeur marchande, il importe de faire la part de ce que l'on ne peut apprécier monétairement, l'inestimable.
Pas seulement en ce qui concerne la personne humaine, irréductible à tout calcul ( un chômeur vaut bien un banquier, un grabataire vaut bien un footballeur qu'on s'arrache à prix d'or), mais aussi par rapport à ce qui lui est vital, comme les biens naturels:
    La confusion fondamentale entre richesse et valeur encombre en effet les débats contemporains, avec effet rétroactif sur les acquis de l’économie politique. Ainsi, tous ceux qui expliquent que le PIB ne mesure pas le bien-être ou le bonheur enfoncent des portes ouvertes (dans le meilleur des cas) mais, très souvent aussi, se tirent une balle dans le pied en proposant par exemple de soustraire du PIB la « valeur » des « dégâts du progrès » pour calculer une sorte de PIB vert, qui est un monstre conceptuel cherchant à faire entrer de force ce qui est « inestimable » dans la métrique marchande...
   Il importe donc de démystifier la notion purement comptable de la valeur et les dérives sémantiques auxquelles elle donne lieu, qui ne sont pas innocentes.
   Harribey nous fournit une bonne boussole pour nous y retrouver dans les confusions souvent entretenues par l'idéologie de notre société marchande, valorisant prioritairement l'argent et la rentabilité, où la notion de dignité et de respect (au sens kantien) tendent à passer à la trappe.
      Sanctuariser les deux seules vraies richesses ici-bas : l'homme (qui donne sens au monde par son travail) et la nature, en la sauvant autant "des eaux glacées du calcul égoïste". Reste à savoir si cette démarche, concevable intellectuellement, peut se traduire en actes politiques, à l'heure du consommateur-roi et du marché planétaire....
               Telle est la question à débattre sans fin au coeur d'un système qui tend toujours à dériver, en privilégiant l'argent sur la personne, l'individu sur le commun.
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La "paix" selon Donald

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Enfin seuls...
           Si tu veux la paix, prépare la guerre, disaient les Romains
                Donald  imperator a inventé une nouvelle version, pratiquement l'inverse:
         La "paix" qu'il énonce et qu'il annonce, avec son Frend Bibi, est bien propre à préparer de nouveaux affrontements sur la terre dite sainte, qui connaît les déchirures que l'on sait. Un rebond de conflits, au delà du Golan et du Jourdain.
  Il n'en a rien à foutre de l'ONU. Il faut annexer encore...en Judée-Samarie Cisjordanie.
     Les Palestiniens sont priés de se soumettre ou de se démettre, plus vite que d'habitude. Les conventions internationales n'ont plus cours.. Les grands oubliés doivent remercier cette main tendue...pour leur "bien". Depuis le temps que la Cisjordanie s'amenuise, fond comme neige au soleil, cela ne changera pas trop les habitudes...Après, on verra. Un apartheid bien organisé, cela pourrait aller.
 C' est Benyamin qui est content! Il a maintenant son meilleur ami à la Maison Blanche, même s'il devra sans doute  revoir sa copie, avant d' être rattrapé par la justice de son pays. Qui sait? Mais tant qu'il favorise les colons les plus fondamentalistes, il peut encore durer.
   Pour Donald, qui remet les compteurs à zéro, c'est tout win win 
 ...Ce plan esquisse la possibilité d’un Etat palestinien, mais c’est aussitôt pour l’assortir de telles conditions que sa perspective apparaît aussi imprécise qu’une ligne d’horizon. Benyamin Nétanyahou a d’ailleurs tenu à rassurer tout ce que son pays compte d’ultranationalistes, mardi, en estimant que les Palestiniens vont sans doute « prendre beaucoup de temps pour arriver au début de ce chemin ». Le plan Trump est donc plus sûrement une nouvelle étape, décisive, dans la destruction d’un projet national. Quel qu’en soit le prix à long terme pour les Palestiniens comme pour Israël...
..De quel droit Washington peut-il se prévaloir, après les précédents de Jérusalem et du Golan syrien, pour attribuer à un obligé une souveraineté sur un territoire qui n’est pas le sien ? D’aucun, sinon celui qu’autorisent la puissance et un comportement digne d’un Etat voyou...
... Cette posture assure au président des Etats-Unis des succès de tribune, dans ses meetings, lorsqu’il répète qu’il ose tout ce que ses prédécesseurs renonçaient à accomplir. Donald Trump est d’autant plus fondé à persévérer que ces façons ne rencontrent aucune résistance de la part de ses partenaires, si on en juge par la très faible réaction de l’Union européenne, tiraillée entre ses convictions et la hantise manifeste des réactions d’un président qui ne recule devant aucune outrance...."
       C'est bien là le problème: la pusillanimité de nos pays, tétanisés par le bouffon d'Outre-Atlantique et les surenchères de Netanyahou, qu'on n'ose pas trop critiquer, favorisent leurs agissements. L'Europe, divisée, regarde ailleurs, en protestant mollement pour certains. Les monarques du Golf ont trop besoin de la protection armée de l'Oncle Sam pour lever le petit doigt.
      Les relations particulières entre Israël et son parrain prennent un tour qui peut en inquiéter plus d'un, à commencer par des Israëliens lucides, qui rappellent régulièrement quelques faits qui dérangent, comme le quotidien Haaretz, dont un éditorialiste, Amos Harel, dit aujourd'hui que cette partie à deux pourrait bien se terminer en cauchemar...

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Taxer les robots?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Ce n'est pas idiot.
                          La question du développement de la robotique n'est pas un problème technique comme un autre.

          Son développement accéléré, même en Chine, ne représente pas seulement une nouvelle force productive, qui n'est plus marginale, mais constitue un tournant décisif à nul autre pareil dans le monde socio-économique  et dans celui du travail, de sa nature et de répartition.
   Un bel avenir est promis pour l'industrie de la robotique qui sera elle-même...robotisée.
        Le gain de productivité parfois spectaculaire qu'entraîne son développement concurrentiel et la réduction de l'emploi qu'il entraîne nécessairement, surtout dans certains secteurs de production hautement concurrentiels, invite à se poser la question de la nécessité de taxer ces nouveaux acteurs de la vie économique, dont le développement ne semble plus avoir de fin assignable, étant donné le spectaculaire développement informatique et cybernétique. 
   Amazon donne le ton.
       Les spécialistes, industriels et économistes, en débattent régulièrement sans avoir toujours des avis convergents, souvent confinés dans une vision à court terme et à courte vue, certains estimant que les pertes d'emplois liées  a la robotisation vont pouvoir être compensées par le création de nouveaux, inédits encore, et que le phénomène facilitera à grande vitesse la relocalisation de certaines productions
     Récemment, la Banque mondiale  a sonné le tocsin: invité à une conférence à Los Angeles par le Milken Institute ce lundi premier mai, le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim a déclaré que "deux tiers des emplois pourraient être détruits à cause de l'automatisation dans les pays en développement".
    Même si certaines projections établies pour le proche avenir peuvent être contestées ou nuancées, le péril dénoncé ne doit pas être écarté.
       Même en Chine, où, dans certains secteurs, on tend à nous dépasser, la robotique pourrait bien être son tendon d'Achille.
                 Taxer les robots n'est donc pas une idée saugrenue et l'intervention de l'Etat paraît tout à fait justifiée:

...L'idée de taxer les robots vient d'un projet de rapport de l'eurodéputée Mady Delvaux, vice-présidente de la Commission des affaires juridiques du Parlement européen. Soulignant que les robots pourraient accroître les inégalités, elle écrit qu'il y a lieu "d'envisager la nécessité de définir des exigences de notification de la part des entreprises sur l'étendue et la part de la contribution de la robotique et de l'intelligence artificielle à leurs résultats financiers, à des fins de fiscalité et de calcul des cotisations de sécurité sociale...".Les réactions à sa proposition ont été surtout négatives, à l'exception notable de celle de Bill Gates qui la soutient...
                La religion naïve de la robotique à tout va est un leurre qui ne tient pas compte des conséquences considérables que son développement massif entraînera dans les toutes prochaines décennies. Si les cochers durent jadis se reconvertir avec le développement de l'automobile, ce fut un processus long et limité. La "révolution robotique" aurait d'autres conséquences, extrêmement rapides et profondes, à l'échelle planétaire. L'urgence de réfléchir et de légiférer sur cette question s'impose, de manière concertée.
         En Belgique, l'idée fait aussi son chemin. Paul Jorion  signale la nécessité de trouver des solutions à ce problème qui hante certains esprits avertis. En Suisse, on cherche des pistes...
                              Affaire à suivre. Forcément.
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Acharnement

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Julien Assange en grand danger.
                                   L'investigateur solitaire  et acharné connaît actuellement une période critique, dangereuse pour sa vie même. Poursuivi, harcelé par une justice aux ordres, après une aventure personnelle hors du commun, le voilà soumis à l'arbitraire de poursuites d'Etat, qui ne lui pardonne pas ses révélations sur les abus et les crimes commis, notamment sur certaines

 

pratiques de l'armée américaine destinées à rester secrètes. notamment en Irak à une certaine époque. Trop curieux, il a mis à jour les fameux dossiers dont on a tant parlé. La CIA, mais pas seulement, n'a pas apprécié du tout.
  C'est une intimidation de plus qui pèse sur une activité d'investigation marginale mais nécessaire aux yeux de Assange et de ceux qui le soutenaient individuellement ou institutionnellement., sans céder aux pressions poussant à ne pas révéler l'intolérable. Un peu comme dans l'affaire Deyfus, toute proportion gardée et à une autre échelle.
  Trump s'était juré d'avoir sa peau. Une vraie déclaration de guerre contre sa personne, malgré les soutiens dont il dispose encore. L'alerte est donnée, mais qui s'en soucie encore?
      Faudra-t-il mourir pour avoir rendu justice? La lutte est difficile et aléatoire pour faire valoir un minimum de droits dans une détention qui risque de s'éterniser et mener au pire, dans l'indifférence générale, après tant de harcèlements, au milieu de tant d'acharnements.
Julien n'est pas un saint, mais il a fait, avec ses appuis individuels et journalistiques, ce qu'il a estimé devoir faire. Il est des silences coupables.
   La revendication du secret d'Etat (comme celui des affaires) ne peut être défendue inconditionnellement; elle cache parfois de sombres pratiques dans certaines circonstances.
      Les lanceurs d'alerte ont une activité qu'il faut revendiquer comme nécessaire dans des circonstances où les droits de l'homme sont menacés, quand l'abus se présente comme activité normale ou vertueuse. Une reconnaissance bien tardive.
   On attend un sursaut collectif pour continuer ou reprendre le combat pour une personne qui représente plus que lui-même, une certaine exigence de transparence, un courage de parler et d'informer quoi qu'il en coûte. Malgré ses erreurs. Malgré tout
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Procrastination

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

     Un mal qui répand la terreur...
                                              Tous les ans, c'est la même épreuve.
                          Qui confine à la névrose.
      Je n'arrête pas d'attendre le tout dernier moment pour remplir la rituelle feuille chère à Bercy.
          Je m'arrange pour diffèrer au maximum l'envoi de ce précieux document à mon percepteur local.
   Je suis atteint, m'a dit mon psychologue, d'un mal étrange:
       Un mal que l'on nomme phobie administrative.
   Heureusement je ne suis pas le seul à être affecté par cette pathologie difficilement guérissable.
    Pourtant, je ne suis pas un grand délinquant financier, Cahuzac n'est pas mon ami et je n'ai pas de compte aux Îles Caïmans.  J'ai même conscience (héroïsme suprême!) de la nécessité civique de l'impôt, même si sa répartition me pose plus d'un problème.
    Mais je suis incurable. C'est pas trop logique et c'est pathologique.
         Que ceux qui sont dans le même cas que moi lèvent le doigt.
            Nous pourrions mettre en place un groupe d'anonymes administrativo-phobiques. Juste pour partager et adoucir nos tourments périodiques...
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Parlez-vous globish?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Retour sur la globishmania en vogue
                                                            Globish is fun.
              Il est partout, même là où il n'a pas lieu d'être, et gagne du terrain tous les jours., cet anglais rétréci à quelques centaines de mots, qui est a mille lieues de la langue-mère, fine et complexe. Utile dans certains usages techniques et professionnels, il devient en dehors parfois du plus haut ridicule dans ses usages quotidiens de plus  plus fréquents, se voulant sans doute une pratique de la plus haute modernité.
     "... What did you expect ? », « what else ? », la gamme « make up » de l’Oréal : lentement, mais sûrement, la langue anglaise gagne du terrain sur notre territoire, dans tous les domaines. Slogan publicitaire, noms de produits ou de magasins, noms des films. A quand le coup d’arrêt ?
  Il est sacrément paradoxal de constater que depuis le vote de la loi Toubon, insidieusement, mais sûrement, notre belle langue perd des parts de marché dans notre espace public national
      "..;Tout le problème vient du fait que cette progression, aussi certaine soit-elle, est lente, et donc peu spectaculaire. Pourtant, pour qui parvient à se souvenir de la situation d’il y a 20 ou 30 ans, la situation s’est largement dégradée. Nous allions faire nos courses dans des Atac ou des Champion, et non des Simply Market ou des Carrefour Market. Le nom des films était presque toujours traduit dans la langue de Molière. Relativement peu de produits avaient des noms aux consonances anglo-saxonnes.

   Mais le pire est sans doute atteint dans la communication, où il semble qu’aujourd’hui une communication sur trois comporte un mot d’anglais. On trouve « l’art de vivre, by Roche Bobois ». On se demande bien quel est l’intérêt de mettre « by » au lieu de « par ». Et on ne compte plus les marques qui adoptent des signatures en anglais, certes traduites, mais le plus souvent de manière trop discrète. Schweppes demande « what did you expect ? », Nespresso, « what else ? », Adidas affirme « get ready ! », Sony soutient « this is for players » pour sa nouvelle console, Evian promet « live young ». On ne voit pas bien l’intérêt qu’il y a à ne pas traduire en français ces slogans, qui ne sonnent pas moins bien qu’en anglais. Et passons sur le « motion and emotion » de Peugeot, absolument incompréhensible...."
   Bien vu. Et ça continue, jusqu'à la saturation, c'e qu'éviteraient de faire les Québécois Voilà notre langue bien mise à mal. Et le mimétisme se répand en tous domaines.
           Un choix qui n'est pas neutre:
   "...Ceux qui prônent l’anglais comme langue internationale voient moins clair, moins net et moins loin que David Rothkopf, ancien conseiller de l’administration Clinton qui, en 1995, avait écrit : "Il y va de l’intérêt économique et politique des États-Unis de veiller à ce que, si le monde adopte une langue commune, ce soit l’anglais ; que, s’il s’oriente vers des normes communes en matière de télécommunications, de sécurité et de qualité, ces normes soient américaines ; que, si ses différentes parties sont reliées par la télévision, la radio et la musique, les programmes soient américains ; et que, si s’élaborent des valeurs communes, ce soient des valeurs dans lesquelles les Américains se reconnaissent." (In Praise of Cultural Imperialism, Foreign Policy, Number 107, Summer 1997, pp. 38-53)
     Le globish évolue souvent en proportion inverse de la maîtrise de sa propre langue, dont on finirait presque par avoir honte..face à la langue des "maîtres".
       Il colonise la toile
                                 Pas seulement nos rues. 
         Hors de lui, point de salut.
   L'anglais, du moins celui que nous parlons mal facilement, comme disait Churchill, est devenu notre nouveau latin, avec la montée en puissance technologique de l'Empire, avec le triomphe de la Silicon Valley, avec la numérisation galopante d'une grande partie de notre vie, dont les clés sont ailleurs.
 

   La langue ou la sous-langue du colonisateur fait florès jusque dans nos rues, se niche dans moindre aspect de notre vie quotidienne, jusqu'au coiffeur du coin qui a mis son enseigne = l'heure de Londres ou le petit restaurateur qui ne fait plus la cuisine, mais des happy meal..
       Un globish à tout faire, en quelque sorte, pour faire "moderne".
   Dans le monde des open space, on jargonne sans retenue un globish douteux.. A Science Po, on se démarque du vulgum pecus. Les élites se délitent.
   La langue dénaturée de Shakespeare et ses dérivés ont  pris le haut du pavé dans notre enseignement.
       Certains résistent encore, mais au Québec on fait de la résistance. La dérive est constante depuis plus de vingt ans
        C’est dès les années 60 qu’apparaissent les prémisses de la démission linguistique de nos élites.   Le général de Gaulle comme Georges Pompidou ont une conscience aiguë du danger. Ce dernier définira clairement l’importance de l’enjeu : « Si nous reculons sur notre langue, nous serons emportés purement et simplement. C’est à travers notre langue que nous existons dans le monde autrement que comme un pays parmi les autres ». 
    Mais ce phénomène de démission, jusque-là marginal, prendra une autre dimension quand l’exemple du renoncement viendra de la tête de l’État.   Le signal, l’acte spectaculaire de capitulation linguistique, date du 27 mai 1974, jour de l’élection à la présidence de la République de Valéry Giscard d’Estaing : reléguant le français au rang d’un patois local, c’est en anglais qu’il commenta sa victoire devant la presse étrangère. Le nouveau président enfoncera le clou en 1976 à la Nouvelle-Orléans où il prononcera son discours exclusivement en anglais devant des milliers de Cajuns catastrophés par une telle trahison !  Avec Jupiter, n'en parlons pas...
        A Bruxelles, le français, pourtant langue officielle, est délaissé de plus en plus. Chez nous, dans des grandes entreprises, des notes de services circulent maintenant en anglais, sans justification aucune.
     Le globish déferle dans tous les secteurs:
     
          Bafouant leurs propres règles, les gouvernants ignorent l’article II de la constitution (« la langue de la République est le  »), ainsi que la loi de 1994 (dite loi Toubon), votée unanimement par le Parlement, et qui dispose que « le français est la langue de l’enseignement, du travail et des services »). 
      En effet, La  a institué l’ comme langue de l’Université et les quelques restrictions cosmétiques apportées à cette loi ne sont pas respectées--Les services publics et les entreprises détenues et/ou pilotée par l’Etat (Poste, SNCF, Air-France, EDF, etc.) multiplient les produits dénommés en anglais au mépris des usagers francophones et des étrangers non anglophones qui résident dans notre pays--Les publicités diffusées aux heures de grande écoute par les médias, y compris publics, sont fréquemment rédigées en anglais ou en franglais sans que cela n’émeuve en rien le « Conseil supérieur de l’audiovisuel »--Le gouvernement s’apprête à céder au chantage d’un magnat de la production cinématographique qui prétend obtenir des fonds publics pour tourner ses superproductions en anglais--Une initiative de l’Inspection d’anglais invite les professeurs de cette discipline à militer pour l’enseignement en anglais des autres disciplines !--Un cartel de radios commerciales prétend de fait en finir avec les quotas de chanson francophone passant à l’antenne, alors même que les jeunes chanteurs francophones ont de plus en plus de mal à trouver des lieux d’accueil, de lancement et de diffusion--Nombre de colloques universitaires ou scientifiques se tenant en France contournent la langue de Victor Hugo et d’Aragon bien que ces institutions bénéficient du financement public issu des impôts de tous : que devient le devoir pour les intellectuels et des savants, que proclama initialement Descartes en 1637 (Discours de la méthode), de s’exprimer dans la langue d’usage de la population ? --Que devient le droit de comprendre de nos contemporains quand trop de pseudo-experts, de publicitaires, de journalistes s’adressent au public avec des expressions que la majorité des citoyens ne comprend pas ou que pire, elle comprend de travers ?__Nombre d’entreprises imposent à leurs salariés de travailler en anglais ou en jargon franglais, ce qui est source d’humiliation, de discriminations et d’insécurité ; certains secteurs économiques ne recrutent plus que des cadres supérieurs « English Mother Tongue », ce qui institue une préférence nationale à l’envers, symétrique de la honteuse « préférence nationale » lepénisteLes quelques protections qui subsistent encore autour de notre langue commune sauteraient bien évidemment avec la mise en place du « Grand Marché Transatlantique », dit TAFTA, que les autorités françaises et européennes négocient actuellement dans le dos des citoyens__L’UE révèle sa nature dictatoriale en méprisant ses propres traités qui l’obligent à respecter le plurilinguisme : l’anglais devient de facto la seule langue officielle de l’UE et le gouvernement français tolère que Pierre Moscovici, actuel commissaire européen et ancien ministre français, écrive ses « lettres de cadrage » (fustigeant tous les acquis sociaux de notre peuple) en anglais à Michel Sapin. __Déjà, la ministre sarkozyste Christine Lagarde, dite « Lady The Guard », prétendait obliger les hauts cadres du ministère des finances à correspondre en anglais à l’interne !__Le patronat « français » et européen pousse honteusement à la roue : on se souvient du mot du Baron Seillières devenu président du super-syndicat patronal « Businesseurope » et déclarant devant Jacques Chirac : « désormais je ne vous parlerai plus qu’en anglais, la langue des affaires et de l’entreprise ».__La langue de travail de l’armée française asservie à l’OTAN et à ses entreprises prédatrices devient l’anglais sans que cela émeuve le haut encadrement de la défense de moins en moins « nationale » et de plus en plus atlantique et néocoloniale...
       And so on...
  Alors que le français (entre autres) a façonné l'anglais.
      Oui à l'anglais. Non à l'anglais envahissant!
       Résister à la pulsion mimétique anglo-saxonne, c'est résister à une forme de sujétion, car une langue n'est jamais neutre, elle véhicule et impose ses modèles.
   L'anglomanie vire vite à l'anglocratie.
   On l'a déjà dit: La fuite en avant vers le tout-anglais correspond à des rapports de forces politiques clairement explicités:
   A  l'heure ou le libre-échange euro-américain va se mettre en place, il faut se remettre en mémoire quelques affirmations non dépourvues d'ambiguïtés:
  -"L'Anglais est la langue du vainqueur", disait le général Jean Béca
  -« L’anglais est l’avenir de la francophonie », osait B.Kouchner
   -Dans son rapport de 1987/88, le directeur du British Council écrit «  Le véritable or noir de la Grande-Bretagne n’est pas le pétrole de la Mer du Nord mais la langue anglaise . Le défi que nous affrontons est de l’exploiter à fond.  »
  Il y va de l’intérêt économique et politique des États-Unis de veiller à ce que, si le Monde adopte une langue commune, ce soit l’anglais et que, s’il s’oriente vers des normes communes en matière de communication, de sécurité et de qualité, ces normes soient américaines et que, si ses différentes parties sont reliées par la télévision, la radio et la musique, les programmes soient américains ; et que, si s’élaborent des valeurs communes, ce soient des valeurs dans lesquelles les américains se reconnaissent...Les Américains ne doivent pas nier le fait que, de toutes les nations dans l’histoire du monde, c’est la leur qui est la plus juste, la plus tolérante, la plus désireuse de se remettre en question et de s’améliorer en permanence, et le meilleur modèle pour l’avenir ...affirmait David Rothkopf dans Praise of Cultural Imperialism, 1997)       
         Une langue n'est pas neutre et son abandon ou son affaiblissement progressif a des incidences sur les structures de la pensée, sur sa maîtrise.
                                     Mais le soft power a sa logique._____
   Le New York Times lui-même se moquait avec mordant de ce que nous sommes devenus:
               "...Ce phénomène d’anglomanie qui semble se généraliser dans toute la France et dont les illustrations ne laissent pas d’étonner. La langue de tous les jours en est affectée ; dans les commerces, les médias, les publicités, en politique, on emprunte directement à l’anglais pour faire moderne, tendance, à la page, pour se distinguer de la « plèbe » restée franchouillarde, pour marquer son appartenance à un monde unifié, globalisé, interconnecté, électrostatique, sans frontières. Les emprunts à l’anglais sont de plus en plus délibérés, choisis à la manière d’une signature, d’un logo, d’une image de marketing qu’on lance à la volée pour épater le Gaulois ; plus l’emprunt est fracassant, grossier, tonitruant, meilleure est la réclame. Ainsi à la télévision française organise-t-on des « Talk », comme si la langue française était sans ressource pour nommer une émission de variété. Même le monde de la littérature se place sous le patronage de l’anglo-américain. Ainsi, s’inspirant du Courrier International, pourtant fondé comme une entreprise d’ouverture à la diversité linguistique, un magazine de recensions de livres a pris le nom de Books , façon désinvolte d’annexer une publication française au modèle anglo-saxon de revue littéraire (comme le New York Review of Books). Sur la scène parisienne, se faire jouer les trésors de la littérature française en anglais semble être du plus grand chic : ainsi le renommé théâtre du Châtelet a-t-il mis à l'affiche du 28 mai au 4 juillet 2010 une production anglaise de la comédie musicale Les Misérables d'Alain Boublil et de Claude-Michel Schönberg originalement conçue en français d'après le célèbre roman de Victor Hugo. (Quand verra-t-on sur les scènes londoniennes une comédie musicale Hamlet ou King Lear en français?)
Dans les grandes entreprises françaises, l’anglais a supplanté le français dans les rouages névralgiques; mêmes les entreprises à vocation strictement nationale voient arriver à leur tête des armées de jeunes managers formés à l’anglo-saxonne, pressés d’appliquer les recettes apprises en anglais à la lecture de manuels américains. Les universitaires français se convertissent aussi frénétiquement à l’anglais. Le prestige des publications dans les grandes revues et maisons d’éditions françaises a faibli ; les embauches dans les universités, les promotions, les honneurs se jouent de plus en plus sur la capacité à publier en anglais dans les forums mondialement cotés, à s’insérer dans les réseaux de recherche « européens » où tout se décline en anglais. Les grandes écoles et les universités françaises, au nom d’une autonomie fraîchement accrue, multiplient les programmes et les formations bilingues ou donnés strictement en anglais, dans l’espoir de toucher une part du marché lucratif des étudiants étrangers qui rêvent de vivre « a french experience » sans dépaysement linguistique. Il n’est pas rare que des professeurs français se vantent de donner leur cours en anglais, sans protestation des bacheliers français, au grand dam des étudiants…. étrangers que la France séduit encore par la langue et la culture. Même le vocabulaire de la politique française se ressent de cette anglomanie. Le secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a proposé en avril 2010 de renouveler les politiques sociales françaises en s’inspirant du « care » britanniquev. La diplomatie française s'est mise aussi à l'english, en publiant, sous l'impulsion de Bernard Kouchner, ses cahiers (Mondes) en version bilingue. On applaudit même en France à « l'impérialisme cool de l'anglais », ainsi que l'a fait le thuriféraire de la culture américaine Frédéric Martel, dans un texte publié dans Le Point du 28 juillet 2010, « Français, pour exister, parlez English », où il clame sans ambages sa conviction que le français est incapable d'être autre chose qu'une langue de Gaulois rétifs à la modernité, sans dimension internationale ni même européenne.
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Xi Jinping s'engage

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Avec le projet OBOR
                                La Chine voit loin. Trop  loin? 
                                                             Si tu veux t'enrichir, construis une route. 
     L'exportation est toujours aussi vitale pour le grand atelier du monde et  l'Empire a besoin de nouvelles voies d'exportation, plus diversifiées, dans un monde instable.
    Xi Jinping, en grand prêtre du libre échange, l'avait déjà annoncé en personne à Davos.
   En renouant d'une certaine manière avec un ancien passé.
        Les nouvelles "routes de la soie" deviennent son nouvel objectif. Un projet grandiose et onéreux. Mais il s'agit d'avenir:
          "C’est l’un des grands événements diplomatiques de l’agenda de Xi Jinping : pendant deux jours, la Chine accueille à Pékin le Forum international des routes de la soie. Une trentaine de chefs d'État et de gouvernement sont présents dans la capitale chinoise depuis dimanche, pour le lancement officiel du programme OBOR ("one belt, one road") : "one belt", pour la ceinture terrestre qui relie la Chine à l'Europe via l'Asie centrale et la Russie (Vladimir Poutine est d’ailleurs présent au forum). "One road", comme la route maritime qui rejoindra l’Afrique et l'Europe par la Mer de Chine et l'Océan indien.
  Le président chinois veut faire renaitre les grandes routes commerciales d’antan, une priorité économique pour la Chine dont la croissance ralentit."L'initiative de la route de la soie est ouverte à tous", explique Xi Jinping. "Elle permettra une croissance économique et un développement équitable. Ce que nous espérons, c'est créer un nouveau modèle de coopération gagnant-gagnant. Notre espoir est de créer une grande famille pour une coexistence harmonieuse."
   Les chefs de gouvernement grec, italien, espagnol et hongrois sont aussi présents à ce Forum, et c’est l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin qui représente la France à ce Forum international. Mais il manque beaucoup de dirigeants occidentaux. Avec les nouvelles routes de la soie, la Chine veut surtout gagner en influence dans le monde, explique Tom Miller, auteur de "Le rêve asiatique de la chine"."
           Mais les projet, porté par Xi Jinping, subit quelques réticences de  la part de pays exigeant plus de réciprocité dans les échanges.
      Les écueils et les périls ne manquent pas dans ce qui apparaît un pari autant risqué que démesuré:
         "Le projet est titanesque. Il englobe 68 pays représentant 4,4 milliards d’habitants et 40 % du PIB mondial, remarque CNN. Parmi les projets géants de cette nouvelle Route de la soie une ligne ferroviaire reliant Londres à l’est de la Chine et une route maritime connectant l’Asie du Sud-Est à l’Afrique du Nord. Mais le projet d’ensemble reste très flou et ses bénéfices pour les pays qu’il englobe des plus incertains. Les bénéfices sont plutôt pour Pékin. Economiques d’abord. Avec le pays en surcapacité, étendre la demande pour ses produits à l’étranger peut être un moyen de résoudre et donner des débouchés à ses surcapacités industrielles. Mais aussi à répondre à tout ralentissement économique en Europe ou aux Etats-Unis. Cependant il y a aussi des risques économiques. Le projet OBOR concerne des pays souvent instables politiquement et économiquement et corrompus – Asie centrale, Afrique, Asie du Sud-Est. Que se passera-t-il si un projet financé par le gouvernement chinois tombe... ? "
     Pourtant, la  Chine est bien décidée à mettre le paquet. C'est la mondialisation ou la mort. Le géant connaît ses limites. La course en avant engagée par Pékin semble exiger cette nouvelle étape. Mais pour combien de temps?
   En toile de fond, les vastes ressources énergétiques de l’Asie centrale, notamment le pétrole et le gaz, sont également visées. ainsi que le contrôle frontalier des armes et des drogues. 
                L'ex-Empire du Milieu trace sa route, avec une audace calculée mais risquée.
 

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Ils ne mourraient pas tous...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Epidémies et histoire humaine   (Brèves notes de béotien)
                    De la peste au choléra, les virus sont-ils nos ennemis?
      Régulièrement, des épidémies nous rappellent notre condition d'hommes fragiles et mortels.
 On ne peut encore juger de l'ampleur de celle qui met la Chine en état de vigilance maximale et de profond désarroi. 
 IL faut raison garder. Nous avons aujourd'hui les connaissances et les moyens qui faisaient défaut hier. Mais les choses peuvent changer vite dans le monde des virus, qui font de la résistance.
    Les épidémies suscitent toujours des craintes, parfois des paniques irrationnelles, malgré les moyens dont nous disposons depuis la si terrible grippe espagnole, par exemple, qui reste encore dans les mémoires, dont les effets mondiaux furent mal appréciés, du fait de la fin d'un long conflit.
  Nous ne l'éviterons jamais et la médecine sait qu'elle doit être toujours sur ses gardes, prêtes à faire face à un partenaire pouvant être mortel, prêt à se déguiser pour mieux se développer.
  Ami ou ennemi?
      Que serions-nous sans les virus?
 C'est une illusion de croire que nous pourrons un jour nous débarrasser des plus pathogènes d'entre eux.
  Il y a eu une véritable coévolution de notre espèce avec eux, au point que l'on a pu parler d' histoire mêlée, qui fait que sans eux nous ne serions pas ce que nous sommes.


   Un peu comme sans les microbes qui peuplent notre corps, aucune vie ne serait possible.
 Les virus savent souvent se faire oublier dans l'apport positif qu'ils peuvent apporter à nos cellules. Une longue histoire, jamais terminée. 
  Une complexité qui n'a pas fini d'interroger le monde de la recherche, qui n'est pas au bout de ses peines.
  Les virus ont même conditionné l'histoire humaine en maintes circonstances. La baisse parfois tragique de populations infectées a souvent eu des incidences importantes sur la démographie et l'économie d'un pays, d'un région, d'une cité.
  L'ami-ennemi intime n'a pas fini de nous interroger et nous laisse encore des traces parfois énigmatiques, comme ici.
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