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Amazon empire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Nouveau voyage en Amazonie
                                             Le voyage en Amazonie nous réserve toujours des surprises, mais suscite aussi des  inquiètudes.
      Le mastodonte de Seattle, qui vous livre gentiment à la maison toutes sortes de produits aussi divers que variés, pour un prix défiant toute concurrence, a des méthodes très particulières.
     Il faut dire qu'il sait y faire en matière d'aides généreuses, de salaires et d'impôts.
       Question de savoir-faire...jouant sur le faiblesse des Etats.
         Quitte à ne pas faire de bénéfices pendant un certain temps, du moins sur certains produits.
   C'est ainsi qu'on tue l'adversaire, même des géants de la distribution aux USA.
     Le monopole est l'objectif.
          Le rouleau compresseur continue sa course
               L'Amazon-power est en question. Qui l'arrêtera?
                                  Non seulement Amazon a aujourd’hui un pouvoir économique considérable, mais aussi une influence de plus en plus grande sur la vie intellectuelle notamment aux Etats-Unis. Selon une étude réalisée par le Codex Group et publiée en mars, Amazon contrôle 67% du marché du livre électronique américain et 41% de la vente des livres neufs à la fois papier et électronique. 
     Pour Franklin Foer, il n’y a plus qu’une seule solution briser par une action publique utilisant les lois antitrust le monopole d’Amazon tout comme en 1911 la compagnie pétrolière américaine Standard Oil avait été divisée en 34 entités.
«Mais nous devons d’abord réaliser que nous sommes complices d’Amazon. Nous avons tous été séduits par les remises importantes, les livraisons automatiques mensuelles de couches, les films gratuits, les paquets cadeaux, les livraisons gratuites en deux jours, la possibilité d’acheter des chaussures ou des livres ou des haricots ou du papier toilette au même endroit…» écrit Franklin Foer. 
     Un modèle de gestion à la Big-Brother.
                          Un front anti-Amazon s’organise
                                           Mais avec quel succès?..

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En attendant le pire?...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Qui, on le sait, n'est jamais sûr...
                           Malgré les appels pressants et presque désespérés de certains acteurs de terrain.
   Mais le sol se dérobe sous nos pieds, toutes les certitudes volent en éclat, touts les habitudes sont à revoir.
   On se moquait un peu des Chinois, qui semblaient en faire trop. Nous allons sans doute regretter de ne pas en faire assez, assez vite. On ne peut éviter des mesures encore plus coercitives, plus drastiques.


    Heureusement des garde-fous ont été érigés, les banques centrales semblent évoluer vers une certaine  concertation. La peur est le début de la sagesse.
  Mais les responsables politiques godillent, on le comprend, mais on pouvait s'attendre à plus de réactivité concertée. L'UE a bien un organisme bancaire commun, qui marche cahin-caha, mais ne s'est doté d'aucun moyen pour gérer de manière cohérente la santé des nations solidaires de fait sur ces questions. Business first.
      Et l'OMS n'est pas exempte de critique par sa gestion souvent calamiteuse, trop dépendante des intérêts commerciaux des grandes firmes pharmaceutiques au lobbying intense.
 On a beau conserver une pointe d'humour et sur-dramatiser pour conjurer ses peurs, se dire, par exemple, que si l'on est coronaviré, notre fortune ira aux plus démunis. Cela ne réduit que peu les craintes sourdes pour l'avenir proche ou moins proche quant aux incidences économiques du processus mortifère et insidieux.en cours.
  Si la vie familiale elle-même est bouleversée, on essaie d'inventer de nouveaux rapports, mais pendant combien de temps?. Une longue parenthèse nous attend sans doute, dont on ose espérer qu'elle débouchera vers des rapports sociaux plus solidaires....
____...Il y a beaucoup de généraux qui ont l’habitude de mener la guerre d’avant. Les autorités politiques et monétaires donnent l’impression de tomber dans le même travers face à l’épidémie de coronavirus : ils pensent être à nouveau dans une crise financière, comparable à celle de 2008, alors que ce que nous vivons est d’abord une crise sanitaire sans précédent touchant l’économie réelle au cœur. Et ces deux foyers de crise ne demandent pas les mêmes réponses que les marchés.   C’est pourtant vers les marchés financiers que toute l’attention des responsables monétaires et politiques est concentrée depuis plusieurs semaines. La chute, il est vrai, est impressionnante. Pour la deuxième fois en une semaine, les coupes circuits ont dû être déclenchés pour tenter d’enrayer la dégringolade spectaculaire des cours à l’ouverture. Mais rien n’y a fait. Les marchés de Paris, Francfort, Londres, de Milan, New York ont perdu entre 10 et 16 % pendant la séance. La pire séance boursière pour Wall Street depuis 1987, les marchés avaient alors dévissé de 26%   Pourtant, tout a été mis en œuvre pour tenter d’enrayer la chute des cours, de redonner confiance aux financiers. Dès la semaine dernière, la FED a ressorti son arme monétaire et a abaissé ses taux directeurs à 0,5 %. Toujours pour rassurer le monde financier, elle a augmenté de façon spectaculaire ses liquidités sur le marché monétaire (Repo), qui donne de plus en plus des signes de malaise depuis septembre. De 100 milliards, elle a porté ses liquidités à plus de 150 milliards par jour.
   Dans la foulée, la banque du Japon a annoncé qu’elle allait reprendre elle aussi sa politique d’assouplissement quantitatif (Quantitative easing) et recommencer à acheter des titres obligataires sur le marché. La banque d’Angleterre lui a emboîté le pas en abaissant le 11 mars ses taux à 0,5%.
   Dans un tel environnement, la décision de la Banque centrale européenne, ce 12 mars, était très attendue. Cela a même été considéré comme le baptême du feu pour Christine Lagarde, présidente de l’institution monétaire depuis novembre. Celle-ci a déclenché le « bazooka » monétaire que tous attendaient. Si la BCE ne change pas ses taux directeurs qui sont déjà négatifs (– 0,5 %), elle est prête à utiliser tous les autres instruments monétaires à sa disposition. Sa politique de rachats de titres (Quantitative easing) qui avait été portée à 20 milliards d’euros par mois va être augmentée de 120 milliards d’euros jusqu’à la fin de l’année. Les banques qui bénéficient déjà de conditions de refinancement exceptionnelles seront encore plus soutenues dans le cadre d’un programme TLTRO III [Targeted Longer-Term Refinancing Operations, opérations de refinancement sur le long terme – ndlr] afin d’assurer le système financier d’une liquidité illimitée/
  Enfin, le monde financier est parvenu, grâce à ces circonstances exceptionnelles, à arracher ce qu’il quémandait depuis longtemps : les règles prudentielles et réglementaires, qui avaient été mises en œuvre après la crise de 2008, vont être assouplies afin, là encore, d’alléger les contraintes et d’inciter les banques à prêter.
     Afin d’accroître le pouvoir de ces mesures, Christine Lagarde a appelé les gouvernements à mettre en œuvre « une réponse budgétaire ambitieuse et coordonnée ». Sensibles aux critiques qui leur ont été adressées sur l’échec de leur politique après la crise financière de 2008 et la crise de l’euro qui s’est ensuivie, tous les responsables européens ont promis qu’ils ne réitéraient pas les mêmes fautes. Cette fois-ci, ils se disent tous prêts à agir ensemble, à utiliser « tous les outils possibles » pour faire face à l’épidémie et aux risques d’effondrement économique auquel elle peut conduire. Politique monétaire et politique budgétaire vont marcher main dans la main en Europe.
   le 11 mars son intention de revenir sur la règle du zéro déficit, inscrite en lettres d’or dans la constitution et considérée comme un des principaux obstacles à une relance budgétaire européenne. « Nous mettrons l’argent qu’il faudra pour lutter contre l’épidémie, on verra après pour le déficit », a indiqué la chancelière allemande.
   Tout cela aurait dû réjouir ou au moins rassurer les milieux financiers, leur redonner confiance. Pourtant, de la même façon que lorsque la FED a baissé ses taux la semaine dernière, que la banque d’Angleterre a réduit les siens hier, les bourses européennes – les seules ouvertes à ce moment-là – ont décroché lors des annonces de la BCE. En quelques minutes, le Dax, l’indice allemand, déjà en forte baisse, a perdu plus de 2 %.
   Certains analystes justifient ces réactions par le fait que les interventions de la BCE ont été jugées insuffisantes, d’autres expliquent que les actions des banques centrales viennent nourrir l’inquiétude des financiers, ravivée par les décisions de Donald Trump. Mais le malaise est sans doute plus profond : il est lié à la prise de conscience par beaucoup que les banques centrales, grandes ordonnatrices du monde depuis quatre décennies, sont impuissantes face au coronavirus. Pas plus que les plans de relance à cinq ans ou que tous les allègements fiscaux ou sociaux pour les seules entreprises pourront apporter remède à la paralysie dont est saisie le monde.
   « Une politique monétaire ne peut pas réparer les chaînes d’approvisionnement cassées. […] Le président de la FED, Jerome Powell, ne peut pas rouvrir les entreprises placées en quarantaine […]. La politique monétaire ne fera pas revenir les clients dans les centres commerciaux ou les voyageurs dans les avions, car leur problème principal est la sécurité, pas le prix. Il en va de même malheureusement pour la politique budgétaire. Les crédits d’impôt ne vont pas faire redémarrer la production, quand les groupes sont préoccupés par la santé de leurs salariés et les risques de dissémination de l’épidémie. Les allègements sociaux ne vont pas soutenir les dépenses quand les consommateurs se soucient de leur santé »explique l’économiste Barry Eichengreen, rappelant que les politiques macroéconomiques ne peuvent pas tout.
   Pour cet universitaire pourtant très libéral, mais aussi pour nombre d’économistes tels que ceux de l’institut Bruegel, la priorité est de mettre tous les moyens disponibles pour soigner les malades, endiguer l’épidémie, soutenir les systèmes de santé. En un mot, faire des politiques publiques de santé, retrouver une action d’État.
    C’est la seule réponse appropriée, selon eux, dans l’immédiat. Car plus l’épidémie s’étendra, plus elle durera, plus les dégâts seront considérables pour l’économie mondiale. Or, depuis que le coronavirus s’est diffusé dans les pays occidentaux, le plus frappant est d’abord cette absence de parole publique face au coronavirus. Et c’est cela aussi sans doute qui fait paniquer le monde financier : la paralysie progressive de toute l’activité, faute de réponses suffisantes des États, risque de provoquer un écroulement généralisé, d’autant plus violent et dévastateur que le système a accumulé des montagnes de dettes et de turpitudes au cours de la dernière décennie.
    À l’exception de l’Italie, qui a accepté de mettre en danger son économie pour contenir l’épidémie, la principale préoccupation des dirigeants européens est de maintenir l’activité, de soutenir les entreprises, que tout continue comme avant, pas d’apporter des moyens à cette crise sanitaire. À l’exception là encore de l’Italie qui a dégagé plusieurs milliards pour lutter contre l’épidémie, acheter des médicaments et des matériels, recruter des personnels soignants, les autres n’ont rien annoncé.Dans sa grande sollicitude, la Commission européenne a annoncé le 7 mars qu’elle saurait se montrer compréhensive face à l’Italie, si celle-ci ne respectait pas tout à fait ses objectifs de déficit budgétaire, prouvant une fois de plus son dogmatisme et son incapacité de dégager les réelles priorités. La solidarité européenne s’est d’ailleurs encore illustrée dans cette crise du Covid-19. Loin de porter assistance à l’Italie dans cette crise sans précédent, tous ont préféré garder de par-devers eux les médicaments, leurs matériels. C’est la Chine qui a fourni à Rome des respirateurs, des médicaments, de l’aide.
    Pour sa défense, la Commission européenne explique que les politiques de santé relèvent de chaque État. Pourtant ces dernières années, celle-ci ne s’est pas privée d’intervenir dans ces politiques de santé. Les dépenses hospitalières, de santé, ont été au cours de ces dix dernières années la cible privilégiée, les variables d’ajustement toutes désignées des programmes d’austérité européens. Les budgets de recherche ont été massacrés. Cela a été vrai en Italie, en Espagne, en France, en Grèce, en Irlande.À chaque semestre européen, les technocrates chargés de réviser les budgets des pays membres ont exigé de nouvelles coupes dans les personnels de santé, dans les moyens hospitaliers, dépenses jugées superflues, voire de luxe par rapport au sacro-saint 3 % de déficit.
   Car il en a été de la santé, comme il en a été de l'énergie, de l'industrie et de dans d'autres domaines: toute politique était censée  apporter une distorsion à la main invisible du marché. Au nom de la "rationalité" économique, avoir des lits supplémentaires était considéré comme une gabegie. 10 000 lits ont été ainsi supprimés ainsi ces dernières années en France avec le personnel qui allait avec. 100 000 lits qui nous vont défaut aujourd'hui.
    Les dégâts de cette politique se constatent aujourd’hui avec l’épidémie de coronavirus. L’ensemble des pays européens est sous-équipé pour faire face à cette crise sanitaire. Alors même que l’épidémie n’a pas atteint son pic, tous les systèmes de santé donnent des signes de rupture. Depuis onze mois , les personnels hospitaliers sont en grève en France pour dénoncer le massacre de l'hôpital public et les manques de moyens humains, matériels et financiers
  Par dogmatisme, par aveuglement, les responsables européens ne donnent aucun signe de vouloir changer de ligne, d’inscrire les politiques publiques dans leur logiciel, comme le prouvent les décisions de la BCE. Dans son nouveau programme de rachats de titres, la BCE a indiqué qu’elle acquerrait d’abord des titres de groupes privés, pas des obligations d’État.
    Or c’est tout le contraire qu’il faudrait faire : dans ces temps d’incertitude, la BCE devrait se ranger aux côtés des États, les aider à faire barrage face à l’épidémie en les aidant à financer des politiques de santé. Car là est l’urgence. On pourrait même imaginer que dans ces circonstances exceptionnelles, la BCE annule toutes les obligations d’État qu’elle a achetées ces dernières années, dans le cadre de sa politique d’assouplissement quantitatif, afin de soulager les États et leur redonner des marges de manœuvre financières. Pour une fois, l’argent irait au peuple et non aux banques...  (Merci à Mediapart)
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Portrait d'un tueur

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Une histoire déjà (trop) longue
                                              Un scandale qui dure.
        Quand on a perdu deux membres de sa famille proche, décédées de l'amiante de manière reconnue, du fait de manipulations industrielles non encadrées, on est particulièrement sensibilisé à ce problème.

           Un problème qui est en train de devenir chez nous un naufrage judiciaire.                                   Un nouveau scandale sanitaire sans responsable .... (*)
     Y aura-t-il un jour un procès pour évaluer le rôle et les responsabilités des industriels et des pouvoirs publics dans les décès liés à une exposition prolongée à l'amiante ? Les écrits récents des magistrats du tribunal de grande instance de Paris semblent indiquer le contraire. Selon les informations publiées mercredi par le Monde, le parquet a requis l'arrêt de l'instruction dans plusieurs dossiers ouverts après les plaintes de familles de personnes mortes après une exposition à l'amiante.
       Sur ce dossier, le Canada, gros producteur, est à la  traîne.
     En Italie, un procès a bien eu lieu contre Eternit, mais la Cour de cassation a fait machine arrière.
  En Belgique la procédure eut plus de succès. La cour d’appel de Bruxelles a mis un terme à dix-sept années de procédure en estimant qu’Eternit connaissait depuis les années 1970 les effets cancérigènes de l’amiante-ciment mais n’avait pas pris les mesures nécessaires pour protéger ses travailleurs et les personnes vivant à proximité de ses usines.
     Mais les effets nocifs du produit sont déterminés depuis bien plus longtemps.
         Quand tirera-t-on définitivement et radicalement des leçons pour l'avenir?
  On peut retenir que"L’amiante est responsable chaque année de près de 5 000 maladies reconnues comme étant liées au travail. Il s’agit de la deuxième cause de maladies professionnelles et de la première source en terme de coût. Toute personne victime des effets de l'amiante peut obtenir une indemnisation de son préjudice auprès du Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante (FIVA). Dans certaines circonstances d'exposition professionnelle, il est également possible de bénéficier d'une allocation de cessation anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante."
    Cela fait longtemps que la question de l'amiante pose problème. Ce qui n'était que soupçon médical dès le début du XX° siècle, est aujourd'hui enfin une certitude avérée et partagée.

     Le miraculeux produit rocheux tuerait 1.700 personnes par an en France.
              Elle pourrait faire jusqu'à 100 000 morts d'ici à 2050, selon certaines estimations.
                    Même dans certains hôpitaux, on ne voit pas le problème.

     Mais les marchands de doute veillent, quel que soit le domaine.
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      (*) La décision du parquet de Paris de demander la fin des investigations dans plusieurs enquêtes pénales concernant l'amiante est «un véritable naufrage de l'institution judiciaire», dénoncent l'association nationale des victimes de l'amiante (Andeva) et la fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés (Fnath). «100.000 morts de l'amiante annoncées, 21 ans d'instruction pour en arriver là ! C'est un véritable naufrage de l'institution judiciaire», déclarent les associations dans un communiqué commun.
     Pour elles, il s'agit d'un «énorme scandale judiciaire» qui prépare «un enterrement de première classe», 21 ans après le dépôt des premières plaintes.
     Andeva et la Fnath estiment que «ce n'est pas une date mais une période d'exposition que les magistrats auraient dû retenir pour établir la certitude d'un lien de causalité entre la faute pénale et le dommage des victimes».
      Cette décision «va bien au-delà des victimes de l'amiante» et pourrait entraîner «des décisions analogues demain» pour les «victimes de produits à effets différés (cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques)», ce qui reviendrait «à délivrer par avance un 'permis de tuer' aux auteurs de crimes industriels 'non datables ».
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La santé et le marché

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

C'est la guerre!
                       Mobilisation générale!
                             Un discours disruptif, presque churchillien. Un esprit quasi rooseveltien...
     Pour une fois, Jupiter ne s'est pas égaré en discours généraux et creux, en considérations superfétatoires , en allusions déplacées... On peut lui rendre cette justice. 
   Faire nation: une formule qui était devenue désuète. En attendant la rupture.. (à préciser plus tard)


   Même si certaines mesures annoncées peuvent être discutées, il faut dire  que les mots étaient pesés, à l'issue d'un conseil de guerre où il a fallu trouver un compromis difficile entre des exigences parfois contradictoires et godiller sans boussoles vers un horizon plus qu'incertain.
Entre scientifiques et politiques une synthèse boiteuse fut trouvée. Pour l'instant. Entre la rigueur italienne et le laxisme (relatif) d'autres pays.


    Ne pas laisser s'effondrer un pays dans une crise vicieuse. Injecter des fonds, même à perte en apparence. Cela ressemble un peu au travail de titan d'un Roosevelt confronté à la spirale d'une crise majeure, à l'aide d' d'audacieux conseillers     ...Quel qu'en soit le coût. Le pire serait de mégoter.
   Mobiliser toutes les forces contre l'ennemi insidieux sans tarder, un peu comme le pari de Winston, promettant sang et sueur en 1940 face à une force jugée supérieure..
   Il a même parlé d'Etat-Providence!...Un gros mot en MacronieInadvertance ou miracle à l'Elysée?
  Les comparaisons s'arrêtent là.
    Le docteur Macron a-t-il changé? IL faut espérer que ce n'est pas seulement pas opportunisme.  Il dit faire de la santé une priorité, un service public fondamental. La vie avant la spéculation. Ce n'est plus une charge, comme on l'a trop souvent entendu dans les discours néolibéraux en vogue jusque là. Mais pas d'allusion aux dégradations de notre système de santé, malgré quelques beaux restes, contrairement au RU où par économie on ne soigne plus lourdement à partir de 70 ans (dialyse, par ex.), contrairement aux USA, où plusieurs dizaines de millions de personnes sont sans couverture médicale, ou si peu.
  Les infirmières auraient aimé ne serait-ce qu'une allusion à leur légitimes  et anciennes revendications. L'épuisement s'installe.Il faut sauver l'hôpital, malade d'une gestion de comptables myopes.


  Espérons que le docteur Marcron ne s'est pas contenté de mettre des habits neufs de circonstance.
     Le virus sournois qui nous guette est aussi politique. Plusieurs milliers de milliards de dollars en dépenses militaires de par le monde..
      Quoi qu'il en coûte! a-t-il dit... On lui rappellera. Par delà la rhétorique.
           En attendant Godot la fin, dans le confinement, on peut toujours lire.
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Sans déconner

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Retrouver une autre voie
                                               Un certain bon sens économique:
          Ce n'est pas la première fois qu'on l'entend dire.
    Il serait temps!
            L'économie, telle qu'elle va (depuis quelques décades surtout), avec ses inflexions libérales-thatcheriennes et ses dérives ultra-financières, suit des chemins dangereux.
     L'économie est une chose trop sérieuse pour être confiée aux économistes patentés et aux politiques ignorants, naïfs ou complaisants
   La théorie économique est une étude trop sérieuse pour être laissée aux économistes qui ont pignon sur rue et sur C'est dans l'air... 
          En économie, on marche sur la tête, parfois avec une certaine candeur ou une désarmante bonne foi...
      Le bon sens n'est pas toujours la chose la mieux  partagée, malgré Descartes.
   Que ce soit dans les choix macro-économiques eux-mêmes ou dans la théorie qui s'efforce, souvent inconsciemment, de les justifier a posteriori.
     Le constat n'est pas nouveau: ce n'est pas une science dure. C'est une connaissance toujous imparfaite où entrent une grande part d'interprétation et des postulats, des présupposés rarement mis en évidence.
        Les économistes peuvent s'égarer et la théorie peut déraper. Les crises sont là pour nous le rappeler, que très peu anticipent, aujourd'hui comme hier, et le creusement croissant des inégalités est un indicateur de dérives peu analysées.
                                            ___D'où le cri de J.Généreux, économiste non orthodoxe selon les lois du marché: «Halte à la Déconnomie!», remettant en question les choix et les orientations actuelles au niveau macro-économique.

 

 
         Jacques Généreux se demande comment des responsables aussi intelligents, des prix Nobel, des journalistes en vue, des hommes politiques formés aux « meilleures écoles » se fourvoient avec une telle application. Il a cette phrase : « Les dirigeants, les intellectuels, se trompent en toute sincérité et mènent au désastre avec l’authentique fierté du service rendu à la nation. »   Il dénonce dans cet entretien un système « insensé, imbécile, catastrophique et incroyable ». Un système « déconnant » qu’il propose de ramener à la raison.
           Rude tâche, apparemment prétentieuse.! Mais il n'est pas le premier à remettre en cause les structures établies dans le domaine économico-politique. Déjà au 19° siècle, en passant par   des réformistes du XX° jusqu'aux critiques de Keynes et celles plus limitées du libéral modéré américain Stiglitz après la crise de 2008. La critique est décapante et mérite qu'on s'y attarde de manière critique.
    La faillite des économistes d'influence est patente.
         Il est temps de défaire un système économique et ses penseurs  mais pour mieux penser une reconstruction possible  L’ânerie est de tous les domaines. Ce n'est pas juste une provocation...
       Le  temps n'est pas au beau fixe, à tel point qu'on se demande parfois à quoi servent les économistes.
        Il n'est pas nécessaire d'être (faux) Prix Nobel pour constater une certaine faillite, annonciatrices d'autres désordres.
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Absurdies en coronaland

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Apocalyse now
                      On en est persuadé dans certains milieux, comme en d'autres occasions.
                                    L'imaginaire se donne libre cours, jusqu'à l'excès, alimenté par nombre de fictions anciennes ou plus récentes, dans lesquels l'homme projette ses angoisses et tente de les exorciser.
             "...Loin de la phraséologie officielle sur les stades de l’épidémie (1, 2 et bientôt 3), l’angoisse est palpable et des tensions éclatent çà et là.

  Les émissions spéciales se succèdent, les chaînes d’informations délivrent leurs statistiques en temps réel (nombre de contaminés, de morts, de guérisons). Des images d’aéroports déserts et de villes en quarantaine, avec leurs enterrés vifs, semblent tout droit sorties des studios, rappelant World War Z (Marc Forster), L’Armée des morts (George Romero) et autres 28 Days later (Danny Boyle)....


 

Trailer du film World War Z (2013).

 

...La lutte contre le Covid-19 a déjà son martyr : Li Wenliang, médecin devenu héros pour avoir alerté le premier sur les dangers du virus, avant d’en mourir...."
          Ça et là, les supermarchés sont parfois pris d'assaut.



     La question des libertés se pose dans l'équilibre difficile à trouver entre autonomie et contraintes.
       "...  Tous les gens à toutes les époques ont connu des épidémies et donc des angoisses liées à leur devenir. Chacun tente de donner du sens à cette crise sanitaire et les théories de complot, de manipulations, d’enjeux géopolitiques vont bon train. Il faut trouver un coupable, identifier l’ennemi parce que ce type de crise nous fait vivre une perte de contrôle, un sentiment d’impuissance insupportable. Pourtant même si chaque peuple, chaque nation tente de se faire croire qu’elle maîtrise tout, on sait très bien que c’est loin d’être le cas. Des théories émergent d’une possible punition divine, d’un prix à payer pour ne pas avoir préserver suffisamment la planète, s’être rués sur l’industrialisation, le profit, la richesse… On peut même entendre des justifications par des oppositions de classes : les riches voulant éliminer les plus pauvres, les plus fragiles ou bien les plus pauvres favorisant l’émergence de tels virus. Ce sont des discours erronés mais des croyances qui ont hélas la vie dure. L’autre, l’étranger, celui qui est différent, devient forcément coupable de tous les maux. Les fantasmes prennent le dessus sur la raison ce qui s’illustre par le rejet par exemple de certaines personnes asiatiques qui pourtant vivent en France depuis longtemps. Et même parfois,  les responsables politiques sont montrés du doigt comme s’ils étaient responsables et même coupables de l’émergence d’une telle menace. Au lieu de resserrer les liens, ce type de crise sanitaire réveille souvent bien au contraire des rejets, des craintes de contagiosité de l’autre, forcément dangereux, à éviter..."
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Nobody

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Les losers
             Ceux dont ne parle pas. Pauvres, précaires de toutes sortes....
Ceux ne comptent pas, ceux qui ne sont rien...ou si peu
               Ceux qui n'ont pas su réussir. De leur faute.
                          Et qui ne peuvent rivaliser avec les zeureux winners, les self made men de l'époque dite moderne.
   C'est vrai qu'on peut rencontrer des gens qui réussissent et d'autres qui ne sont rien.
  C'est une évidence. Enfin, presque...Le Figaro n'est pas d'accord.
    Comme à une autre époque, on pouvait trouver les hidalgos et les autres.
  Etre Hidalgo, ce n'était pas rien,
        Selon wiki,  "Le mot castillan hidalgo vient de hijodalgo ou fijodalgo, contraction de hijo ou fijo et de algo qui signifie « fils de quelque chose… », comprendre: fils de quelqu'un (...d'important). Il s’applique très vite à l’ensemble du groupe nobiliaire qui jouit d’un même statut juridique se transmettant héréditairement (exemption fiscale, privilèges honorifiques et judiciaires comme le droit de ne pas être soumis aux châtiments corporels). Des droits similaires à ceux de cette hidalguia castillane se retrouvent chez les petits nobles appelés infanzones dans la partie castillane du royaume de Navarre."  
       De basse extraction ou miséreux, on ne pouvait être que nadie ou personne. Existant à peine, quoique souvent utile...
  Quelques siècles sont passés, ainsi que quelques révolutions.
       Mais une nouvelle aristocratie est venue chasser l'autre.
       L'aristocratie d'argent a aujourd'hui pignon sur beaux quartiers et sur paradis fiscaux... La réussite sociale a changé de sens.
    Place aux winners! Honte aux losers, ces autres qui ne comptent pas...ou si peu. Ces pauvres qui pourront tout de même voyager plus librement...
   Devenir millardaires, voilà l'objectif pour une jeunesse désemparée. Le ruissellement fera le reste....
    L'avenir sourit toujours aux audacieux nouveaux chanceux, héritiers.
        Quand on vient des Hauts de France, on voit forcément les choses de haut.
               Dans les gares ou ailleurs...Mépris ou inconscience?
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Il y a neuf ans, Fukushima

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

En attendant les JO.
                          Après le désastre, qui affectera la région de Fukushima pendant longtemps encore, Tokyo veut redorer son blason, faire oublier certains effets bien présents et présenter une nouvelle vitrine, en invitant au "tourisme nucléaire" et en incitant une partie de la population, parfois à son corps défendant, à réinvestir les lieux. 
   Les mises en garde du premier ministre de l'époque ont été oubliées, comme les nombreuses protestations de la population et les avis de maints experts.


   Un problème loin d'être réglé, objet d'âpres discussions

         "...Le 19 décembre 2019, les organisateurs des JO ont dévoilé que le relais de la flamme olympique débutera le 26 mars prochain au J-Village, un complexe d'entraînement de footballeurs situé dans la préfecture de Fukushima et utilisé comme base opérationnelle durant la crise nucléaire.  Une mise en scène soigneusement étudiée pour exposer au monde la renaissance de la région après la double catastrophe, naturelle et technologique, de 2011. Mais l'eau contaminée de Fukushima vient jouer les trouble-fêtes et le dossier est à nouveau évoqué dans les médias le 24 décembre. Selon un fonctionnaire d'État, « l'option d'un simple stockage à long terme n'est plus envisagée ». Les jeux sont-ils faits ? Pas encore, le gouvernement ayant tout intérêt à attendre la fin des JO pour se prononcer...."
      L' amnésie ne se décrète pas. Beaucoup se souviennent là-bas.
         Malgré la propagande officielle qui joue son rôle insidieusement.
  Mais les mensonges et les rideaux de fumée n'ont pas eu tout à fait  les effets escomptés. La question cruciale de la désinfection reste posée.   Les contre-vérités sont nombreuses, même à l'extérieur du Japon, depuis les premiers communiqués de Tepco.
     Le gouvernement, pour des raisons économiques, incite la population à revenir sur les lieux, mais dans des conditions très discutées. Ces incitations forcées ne se passent pas sans tensions et sans drames.
     La situation n' est pas sous contrôle, contrairement aux déclarations du Premier ministre, même si la catastrophe absolue a pu être évitée de justesse.
         Il est toujours bon de se rafraîchir la mémoire, beaucoup ayant tiré un trait sur ce qui aurait pu mettre en péril une partie de la population nippone.
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Pauvre Darwin!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

L' incompris
                  De son vivant.
                                      Et encore longtemps après...

        L'homme qui a longtemps douté de ses propres découvertes, du fait de leur nouveauté radicale, en lutte contre les ignorances et les peurs de son temps, reste encore souvent mal compris, parfois paradoxalement rejeté. Ses voyages de découvreur infatigable, de naturaliste curieux furent déterminants et l'amenèrent à poser les bonnes questions.
    La théorie darwinienne n'a pas pris une ride, dans ses grandes lignes directrices, devant les nouvelles découvertes, constamment renouvelées et adaptées, même en microbiologie, et reste un cadre explicatif incontournable. Sur les épaules de Darwin on voit plus loin que lui, il indique toujours le chemin.
    De son vivant, comme il paraît normal à cette époque spontanément fixiste, croyante et politiquement conservatrice, il resta un pionnier solitaire.
  Mais aujourd'hui, dans certains pays, comme les USA, pays de multiples pris Nobel, on peut s'étonner que Darwin soit souvent mis à l'index ou soit présenté comme une théoricien parmi d'autres.     
     Cela ne manque pas d'interroger. Les causes intellectuelles n'expliquent pas tout. Les causes religieuses ont leur poids dans ce néo-obscurantisme, qui touche aussi d'autres domaines.
     Aujourd'hui, c'est la Turquie qui passe à l'interdit, dans son retour à un obscurantisme islamique.
  Même chez nous, Darwin est parfois contesté dans les écoles par les moins formés aux sciences.
     Dans le Tennessee, les conservateurs créationnistes sont toujours à l'offensive.
Dans le Kansas, la bataille fait rage au sein des plus radicaux. C'est le triomphe de l'irrationnel, avec la confusion ancienne entre le darwinisme biologique et le darwinisme social, entretenue jusqu'au Congrès.

  Le créationnisme naïf de papa est bien de retour.

     Les anti-évolutionnistes peuvent prendre des figures diverses.
             Incompréhensions et résistances sont les deux faces d'un même refus ou d'un même scepticisme.
          Malgré les résistances, les ignorances et les confusions, rien n'empêchera Darwin de rester un phare indépassable dans la biologie, qui ne cesse de se complexifier.
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Banques bancales

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Incertitudes
                  Ça tangue dans le domaine bancaire.
         Pas encore bien remis de la dernière crise. Au fonctionnement encore souvent opaque, sans parler des banques qui sont purement spéculatives comme aux plus beaux jours d'avant 2008 ou des shadow banques, qui ne sont pas mineures. 
    En Allemagne notamment, où l'on attendrait du solide, plusieurs grandes banques sont en péril depuis longtemps, notamment la Deutsche Bank, qui donne des sueurs froides à plus d'un dirigeant à Berlin.
   A Frankfurt, l'heure n'est pas à l'optimisme, pas seulement en raison des événements actuels, conséquences d'une baisse d'activités due au coronavirus, qui peut durer, mais à cause de problèmes structuraux non réglés, d' une gestion discutable.
   Alors, si l'Allemagne tousse...l'Europe peut être malade, mais pas seulement. Il va falloir sortir les rustines, alors qu'il y a trop de liquidités de par le monde.Il y a comme un défaut...
Une sorte de tourmente coronavirale fait frémir les spécialistes. qui ne peuvent espérer de l'Etat autant de générosité que lors de la dernière crise.
  C'est facile à comprendre
     Certains sont plus inquiets que d'autres, pour la finance de l'ombre aussi.
 Les réformes annoncées n'ont pas eu lieu ou de manière ultra-marginale, malgré les voeux pieux de l'après-crise. La question de la séparation, fondamentale pour les épargnants, n'a été envisagée que verbalement
   Le business-casino a repris de plus belle, au dépend de l'investissement réel, productif, malgré les aides de la BCE, qui est maintenant à bout de souffle.
  A quand les réformes de fond, naguère promises, mais jamais vraiment réalisées? La finance au service du bien commun, prioritairement orientée vers les investissements d'avenir dont on a tant besoin aujourd'hui.
  "Mon ennemi, c'est la finance" disait bien imprudemment un futur président, qui fit si peu pour tenter de la maîtriser et de dégager l'Etat de son emprise...
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