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Barbe chic et choc

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Introduction à  une barbologie politico-culturelle
                                                        Le sujet est loin d'être barbant. La question est d'actualité et est même tout à fait au poil.
     Depuis peu, fait assez rare, un barbu  a fait son entrée à Matignon.
         Depuis  Clovis et Charlemagne (qui, dit-on, était imberbe) la barbe va et vient en politique,
    Sous des formes diverses, variables selon les époques et les cultures.
On ne voit pas un Louis XIV barbu et encore moins un De Gaulle . Pour Vercingétorix, si, mais certains doutent: on cherche encore une photo authentique.
      Macron, lui, n'a pas encore définitivement franchi le pas. Il hésite: y a le privé et le public. Et on murmure que Brigitte n'apprécie pas.
       De Jean à Edouard, en passant par Jules et Paul, il fut de bon ton de se barber. Chacun à sa manière, inventant parfois un style propre.
    Il y a bien un pouvoir du poil en politique selon les époques. Pouvoir diversifié.
     On peut faire une histoire de la pilosité en politique.
Parfois hautement symboliques, voire idéologiques, les barbentousgenres ont fleuri depuis des siècles.
     On peut passer beaucoup de temps à explorer le barbuland:
  De la barbe fournie à la barbe moyenne  et travaillée, à la barbe branchée de trois jours, d'un négligé savant, la barbe envahit le champ politico-médiatique, au gré des humeurs.
    Voici les tendances pour le néo-conformisme barbu de l'année 2017.
     Cela qui n'est pas sans affecter le marché du rasoir. Mais Bic s'adapte...
Il y a la barbe cool et la barbe inquiétante, voire tribale ou intégriste, même s'il y a des subtilités.
_________Le sujet n'est pas forcément barbant.
        Les divers appendices velus posent un homme et peuvent lui conférer un certain prestige:
 Combien de barbes saintes! Jésus a montré l'exemple, imitant en cela l'illustre Père. Même si le sujet concernant le système pileux du créateur fait débat dans le monde des théologiens...
   Dans sa tout puissance relative, il lui a échappé l'existence de quelques anomalies: les femmes à barbe. Un raté de la création.
   Donc le salut viendrait par la barbe.
        Même si certains barbus n'ont pas bonne presse.
Même si la barbe ne fait pas  le moine.  et s'il est des barbus très pointus.
         ______Rasoir, la politique, même velue?
              Pas du tout, dans une république vivante, mais qui ne peut fonctionner au quart de poil. Ce serait barbant que tout soit  taillé au ciseau.
                  Car la politique est souvent sur le fil du rasoir...
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La morale et le droit

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Savoir raison garder.
                           Petits rappel de quelques principes à propos de l' "affaire".
   Les remous de la tumultueuse et très contestée soirée des César durent encore, le plus souvent dans la confusion, la contradiction et souvent la vindicte.  Chacun sur les plateaux y est allé de son couplet. Certains se sont tus., souvent embarrassés par le déroulement d'une cérémonie mal engagée et à la fin discutée.
   Le droit ne peut se rendre dans la rue, en prenant la forme du lynchage verbal ou de la vengeance.
    Si le droit est inexistant, insuffisant ou inopérant, il faut le constituer ou le réformer. La protestation a un rôle à jouer pour faire évoluer le droit défaillant, par exemple dans le cas sensible du viol, de la maltraitance en général.. L'histoire montre plus d'une fois que le droit n'a pu s'instaurer ou s'affirmer que sous l'action d'une protestation collective, parfois d'une violence légitime, active ou passive, comme aujourd'hui au Mexique.
   Mais le dernier mot doit rester au droit, toujours perfectible.
 En sachant qu' "aucune accusation ne fait jamais la preuve de rien..."
    Le droit et la morale ne sont pas toujours dissociables, mais comme dit Goldman,  Je pense que deux causes s’entrechoquent, ce film et la cause féministe sur le combat contre le viol. Une noble cause. On est évidemment favorable à tout ce qui peut la faire avancer. Actuellement, on est à un moment particulier de ce combat-là : il n’a pas été déclenché par Roman Polanski mais par l’affaire Harvey Weinstein, qui met en lumière les abus dans le cinéma et l’entertainment en général....
      On se pique d'avoir à le rappelermais aucune accusation n’est jamais la preuve de rien: il suffirait sinon d’asséner sa seule vérité pour prouver et condamner» écrivent ces 114 «femmes, avocates et pénalistes», «viscéralement attachées aux principes qui fondent notre droit» et «confrontées chaque jour à la douleur des victimes mais aussi, et tout autant, à la violence de l’accusation».??,
    .... « Il est urgent de cesser de considérer la prescription et le respect de la présomption d'innocence comme des instruments d'impunité: en réalité, ils constituent les seuls remparts efficaces contre un arbitraire dont chacun peut, en ces temps délétères, être à tout moment la victime », estiment les avocates qui dénoncent le « tribunal de l'opinion publique »....
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Obsessions budgétaires

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

L'idéal, le réel et le mythe des 3%
                                                  A chaque fois, c'est le même refrain: Les caisses ont vides...
             Comme si on faisait une découverte. 
   En faisant mine de ne pas faire part des causes principales de ce qui apparaît comme déficit et en ne s'interrogeant pas sur ses origines et sur les moyens pourtant disponibles pour résorber les "trous."
      A chaque fois, c'est le principe du tour de vis qui est avancé, dans les dépenses publiques prioritairement, Mais bien en vain, on s'en aperçoit assez vite, dans ce travail de Sisyphe, où la dette publique joue comme un épouvantail.
     Faire des économies, faire la chasse au gapi et aux fraudes diverses, viser l'équilibre des comptes, ne pas subventionner en aveugle, gérer  au mieux les dépenses, investir à bon escient, ...voilà théoriquement de bons principes de politique publique.
       Mais les comptes nationaux ne se gèrent pas comme un budget familial. Ils obéissent à d'autres principescomme le reconnaît le FMI.
         Comme à chaque fois depuis Maastricht surtout et les règles bruxelloises, c'est  l'obsession budgétaire. 
     C'est le résurgence d'un serpent de mer, du mythe des 3 %. 
             Pourquoi ce seuil magique des 3%? . Pourquoi pas 2% ou moins?
              C'est totalement artificiel. Un chiffre devenu fétiche, mais qui est arbitraire, née sur un coin de table.

     Une invention d'origine française d'ailleurs.

         On ne pose pas la question de la dette et de son origine, qui bride l'espace de liberté financière, en nous asservissant aux marchés et à leurs humeurs, en nous rendant vulnérables.
  Et les milliards qui manquent tous les ans dans les caisses, volatilisés?
      Un déficit de 8 milliards, qu'est-ce que cela représente à côté de la fuite des capitaux, des fonds perdus versés à certaines entreprises, des aides discutables à certains secteurs?...
           La règle des 3% de déficit des Etats est un «non-sens». "...Lundi 27 février au matin, Benoît Hamon, candidat socialiste à la présidentielle, a jugé sur France Inter que la barre des 3% de PIB du déficit public est «un non-sens», «qui ne répond pas aux besoins d’une économie comme la nôtre». «Elle est un non-sens, parce qu’elle voudrait dire que toutes les politiques se fixent sur une cible […] qui relève d’une convention politique totalement arbitraire.» Parmi les autres candidats à l’élection présidentielle, Marine Le Pen compte renégocier les traités européens ; Jean-Luc Mélenchon envisage un plan de relance keynésien qui le poussera à s’affranchir des contraintes du pacte de stabilité européen encadrant le déficit.... 
        Rien ne nous impose de nous mettre sous le joug des règles ordo-libérales édictées à Berlin.                         Une stratégie française  reste à mettre en place:
 "Emmanuel Macron s’est fendu d’une magnifique déclaration dans la langue de bois la plus pure en affirmant à la fin de ce Conseil : « Je veux dire ici combien à la fois le fait que nous ayons très étroitement préparé ensemble nos remarques à ce Conseil, que nos interventions aient été constamment en ligne et que nous puissions en rendre compte en commun est à mes yeux important. C’est en tout cas ce que je m’attacherai à faire, dans les années à venir, parce que je pense que quand l’Allemagne et la France parlent de la même voix, l’Europe peut avancer ; ce n’est parfois pas la condition suffisante mais c’est en tout cas la condition nécessaire. » Autrement dit, il accepte de se mettre sous la coupe de l’Allemagne et nous dit, mais est-ce étonnant alors que Paris va concourir pour les jeux olympiques de 2024, que l’importante n’est pas de gagner mais de participer. C’est, certes, une belle logique sportive, mais elle n’a rien à voir dans une situation où les intérêts supérieurs du pays et de ses habitants sont en cause...
        Emmanuel Macron s’est heurté de plein fouet à la réalité. Et celle-ci est d’une part que l’UE est aujourd’hui dans un état de paralysie avancé, et que d’autre part cet état de paralysie correspond à ce qui intéresse l’Allemagne et cette dernière ne fera rien pour s’y opposer ou pour le changer. Cette paralysie de l’UE implique le maintien d’un statu-quo qui est hautement favorable à l’Allemagne. Elle lui garantit que rien ne viendra combattre la politique mercantiliste qu’elle met en œuvre à l’intérieur de l’UE en se fournissant en produits et en hommes au moindre coût, et que l’UE ne se constituera nullement en autorité capable de contester la politique internationale de l’Allemagne. Elle est gagnante sur les deux tableaux, et l’erreur fondamentale d’Emmanuel Macron a été, et reste, d’ignorer cet état des choses.
     Mais, Emmanuel Macron n’est pas le seul à s’être heurté à cette réalité. Le gouvernement italien a fait le même constat, remarquant que l’Union bancaire, dont l’UE avait fait une telle réclame en 2013 et 2014, s’est avérée incapable de résoudre la crise des banques en Italie. Il en a tiré les conséquences et il s’est engagé dans une logique de résolution de ces crises qui fait l’impasse sur l’Union bancaire et ses différents mécanismes[. En cela, il a été hautement symbolique que l’échec subi par Emmanuel Macron au Conseil européen des 22 et 23 juin soit survenu en même temps que la décision prise par le gouvernement italien d’agir de lui-même...
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Lorsque Jésus twettait

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Hors du tweet, point de salut!
                                                   C'est un cardinal qui nous le dit:  Jésus a été la première personne à tweeter.
 Gianfranco Ravasi, ministre de la Culture du pape, a osé cette formule, sans doute inspirée par l'Esprit Saint, qui lui aurait envoyé un mail sur son Galaxy dernière génération.
     C'est la fin de la technophobie naguère cultivée par l' Eglise frileuse de papa.
Ouverture maximale sur le monde! 
Le Vatican se veut maintenant hyperbranché, à la pointe du progrès numérique. François lance l'Eglise dans le XXIe siècle.
   Benoit, avait  ouvert la voie, avec la médiatisation que l'on sait...
  Habemus Tweeter! s'extasiaient les fidèles, conquis par cette audace ecclésiale.
Mais ce que l'on ignorait, c'est que le divin Patron avait depuis longtemps lancé la mode, du côté du lac de Tibériade. 
Sa vie de bohème faisait de lui un hippie, mais branché 4G.
   Délaissant les antiques tables de la Loi, celle qu'un Dieu lointain avait dictées à Moïse, il optait pour la tablette et la paternelle connexion divine permanente, qui lui inspirait tant de formules édifiantes, qui resteront pour l'éternité.
Tweetamus et salvamus!
Tweetons, mes frères!
C'est en tweetant que l'on peut sauver son âme et rejoindre (peut-être...) un jour le Tweeter Suprême.
Amen!☺ 

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Point d'histoire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

La Fayette, nous voilà!
                                          Selon la parole  historique du Colonel Charles Stanton.
              Et la guerre devint mondiale.
     Une implication tardive, mais déterminante dans le cours d'une guerre qui s'éternisait cruellement, au prix de 50000 hommes.
     A Paris, Trump ne viendra pas que pour des raisons diplomatiques.
         1917: La course au désastre aurai pu se poursuivre sans doute encore longtemps, si ,après trois ans de neutralité, les États-Unis n'étaient pas finalement entrés en guerre, sortant  de leur isolationnisme de principe.
           Le 1er février 1917, Wilson rompt les relations diplomatiques avec l'Allemagne, espérant que cela suffira pour la faire renoncer à ses projets. Il n'en est rien. Le 13 mars, les navires marchands reçoivent l'autorisation de se munir de canons. Le 19, l'inévitable se produit : les Allemands coulent le Viligentia. Le 20, Wilson est résolu à l'intervention armée contre l'Allemagne et le 2 avril 1917, il demande au Sénat de voter la déclaration de guerre. Le 6 avril 1917, à 13 h 18, le Congrès vote la guerre par 373 voix contre 50. Le président Wilson proclame alors : "L'Amérique doit donner son sang pour les principes qui l'ont fait naître...
      Un revirement de l'opinion s'est opéré Outre-Atlantique  dès 1915 en faveur de l'Entente et se poursuivra jusqu'au 6 avril 1917, où officiellement les USA s'engagent réellement, les vrais combats ayant lieu seulement en 1918.
     Mais cette entrée en guerre ne fut pas sans arrière-pensées pour les bailleurs des puissances anglo-françaises:

  ...A défaut de pouvoir commercer avec les Allemands et les Austro-Hongrois, soumis au blocus de la Royal Navy, ils multiplient les livraisons à destination de l'Entente (la Grande-Bretagne et la France). Ces ventes se font à crédit (2,3 milliards de dollars de prêts à l'Entente contre 26 millions seulement à l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie) et le souci d'en obtenir le remboursement va être déterminant dans le choix du gouvernement américain de s'engager aux côtés de l'Entente.
      Un banquier américain anonyme en fait la confidence à un jeune journaliste français, Camille Ferri-Pisani : « J'ignore La Fayette. J'ignore si l'Allemagne attaqua la première. De l'histoire, je ne retiens que la statistique. Je sais une chose, c'est que la grande guerre a quintuplé le chiffre de nos affaires, décuplé nos bénéfices et tout ce trafic magnifique  nous l'avons opéré avec les Alliés. (...) Notre stock or dépasse aujourd'hui le stock or de tous les Alliés réunis. Mais vous nous avez payé aussi avec du papier. Or vos traites ne vaudront que ce que vaudra votre victoire. Il faut que vous soyez victorieux à tout prix pour faire face à vos engagements. Je vois plus loin encore. Il vous faudra reconstruire tout ce qui fut détruit. Cet argent que nous avons gagné sur vous, nous vous le prêterons pour relever vos villes... » (Les Annales, 25 mars 1917) (*).
           Pershing s'installa d'abord à Boulogne. A St Nazaire, le 28 juin 1917, la 1re division d'infanterie américaine (surnommée « The Big Red One », le grand un rouge », qui correspond à son insigne) débarque à Saint-Nazaire"
   L'instruction des troupes US, peu formées (*), fut prise en charge par l'armée française mais non sans tensions.
    L'engagement américain et le développement de son aide ne cotribuèrent pas peu à sa promotion sur les chemins de la puissance.____
                                (*) Les États-Unis s'engagent donc dans la guerre pour faire respecter les règles du droit international, mais ils n'ont pas pour autant les moyens de la faire. Alors qu'ils comptent 103 millions d'habitants, ils ne disposent que d'une armée de métier aux effectifs réduits, à peine 200 000 hommes, dont les seules expériences du combat ont été acquises contre les Indiens, les rebelles philippins, les Espagnols de Cuba ou les hors-la-loi mexicains de Pancho Villa. Ces hommes ne semblent guère capables de soutenir un conflit lointain impliquant un engagement massif.

Cette armée ne possède que 285 000 fusils, 1 500 mitrailleuses, 550 canons, aucun tank et 55 avions surannés. Seule l'US Navy est moderne : 14 super cuirassés dreadnoughts, 250 destroyers, 36 sous-marins, un personnel qualifié dont 80 000 marins serviront en opération. Cette flotte, commandée par l'amiral Sims, va accomplir ses missions de convois de troupes vers l'Europe et de lutte anti-sous-marine avec succès.
         ... Le 4 juillet 1917, jour de la fête nationale américaine, elles effectuent même une parade dans Paris derrière leur commandant, le général Pershing. Mais les unités américaines, mal préparées, ne sont pas immédiatement engagées sur les champs de bataille et subissent tout d'abord de longs mois d'entraînement dans des camps installés à Brest, Bordeaux, Saint-Nazaire, Le Havre. Leur nombre reste également dans un premier temps assez limité : 80 000 hommes à la fin 1917 (dont 50 000 combattants), 300 000 hommes en mars 1918. Les débarquements s'accéléreront ensuite : un million d'hommes en juillet 1918, deux millions au moment de l'armistice. Il faudra donc dans les faits plus d'un an pour que les effets de l'intervention militaire américaine se fassent réellement sentir.
        Si certaines unités américaines montent au combat dès la fin de l'année 1917, c'est surtout au cours de l'été 1918 que les Américains participent à leurs premières véritables batailles, opérant de manière autonome par rapport aux armées françaises et britanniques, selon les souhaits du général Pershing. Le 12 septembre 1918, la première armée américaine remporte sa première grande victoire en réduisant le saillant de Saint-Mihiel, au sud de Verdun, contrôlé par les Allemands depuis 1914. En un seul jour de combat, les Américains attaquent derrière un barrage de 2900 canons, délogent les Allemands de leurs positions, capturent 466 canons et font 13 251 prisonniers (l'état-major français aura toutefois tendance à minorer cette victoire en expliquant que les Américains avaient surpris les Allemands en pleine retraite). Après ce premier coup d'éclat, les Américains jouèrent un rôle important dans la bataille de l'Argonne et la contre-offensive alliée menant à la victoire et à la cessation des combats
- Musée de l'Armée

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Sino-dépendance

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Démondialisation (suite)
                        Le grain de sable qui peut changer beaucoup de choses.
    Qu'un simple virus puisse changer (un peu, beaucoup...) la face du monde, voilà qui nous surprend mais ne devrait pas  trop nous étonner. Même si les épidémies d'antan, plus terribles, restaient confinées dans un espace plus restreint. A part la terriblement meurtrière grippe dite espagnole.


   La démonstration est faite à nouveau: un rien peut fragiliser un système complexe, un ensemble interdépendant à l'extrême. C'est vrai en économie comme dans d'autres domaines.
   Trump a raison sur un point contre un certain aveuglement de ses prédécesseurs.  Il faut  se libérer d'une trop grande dépendance vis à vis de la Chine, qui a su habilement se rendre indispensable par rapport aux consommateurs en mal de prix réduits et des Etats pouvant ainsi mieux maîtriser les dépenses salariales.
   Mais le piège semble se refermer, entraînant des questions commerciales et géopolitiques qui ne sont pas mineures. Nous sommes excessivement dépendants à un point que nous n'imaginions pas toujours, même sur les produits les plus sensibles, des composants électroniques aux médicaments de base. 
  L'atelier du monde a travaillé pour nous pendant longtemps, malgré une relocalisation partielle et tardive de certaines productions, qui devra sans doute s'accentuer, pas seulement pour des raisons sanitaires, mais aussi pour des raisons écologiques: les transports maritimes incessant n'arraneent pas les affaires de la planète. En un sens, cette crise sera un accélérateur de prises de consciences pour tout le monde. Du moins faut-il l'espérer.
    Même Le Maire y va aussi de son couplet, mettant en évidence un réveil difficile et la nécessité de retrouver une forme de souveraineté mise de plus en plus à mal. Une réaction bien tardive. Mais l'économique échappant au politique depuis longtemps, on se demande si ces propos auront un effet à court terme. Relocaliser, certains l'ont déjà fait, mais le phénomène reste encore très limité. Produire un peu plus cher, mais acheter et gaspiller moins, c'est à notre portée.
    La logistique en place est fragile, pour différentes raisons. Un conflit un peu prolongé pour le pétrole, par exemple, la rendrait vite inopérante.
   Et puis la Chine n'est pas le colosse que l'on imagine souvent. Elle a ses faiblesses, pas toujours apparentes. Son système bancaire n'est pas des plus transparent et derrière l'apparence d'un régime expansif fort, se cachent maintes fragilités.
   Mais Pékin tient toujours l'Oncle Sam par la barbichette par ses immenses dépôts bancaires, dont le retrait serait mortel pour Washington et détient un quasi-monopole des terres rares, si stratégiquement utiles aujourd'hui dans les technologies de pointe. 
  Et puis Pékin ne s'intéresse pas qu' aux pays développés. Elle négocie avec l'Afrique, l'Amérique latine, etc...
 Une récession dans nos pays est inévitable. En prendre la mesure aujourd'hui est prématuré. 
  La peur sera-t-elle le début de la sagesse? Sortirons nous du piège de l'ultra-mondialisation dans laquelle nous nous sommes complaisamment installés, pour renégocier des relations libre-échangistes plus équilibrées et retrouver une souveraineté mise à mal?
  L'avenir le dira...
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Championne, la France!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Ça tourne rond
                         Championne du monde...des ronds-points
                                                                                Enfin, presque...
                                                    En France, on n'a pas de pétrole, mais on a des ronds-points
____Nous sommes vraiment une exception dans le PRE (Paysage routier européen), et même dans le PRM (au niveau mondial).
Les angliches, qui ont aussi inventé la locomotive, ont ouvert la voie: ils ont mis en place les premiers  roundabout, parfois un peu bizarres. il est vrai. 
   Mais qu'est-ce qui n'est pas bizarre au pays de Sa Gracieuse Majesté, à commencer par ses chapeaux?...
__Les places rondes à Paris, dès le 17°siècle, ne méritent pas encore le nom de rond-point. D'ailleurs, à cette époque, ou roule comme on veut, comme on peut...dans un joyeux désordre dont se plaignait Boileau.
 Les carrefours giratoires sont récents, même si l'idée est ancienne: on  doit à Eugène Hénard, en 1906 l'idée du « carrefour à giration».
__Il y du mystère dans certains ronds-points...On peut les visiter, il y a des ronds-points qui méritent le détour. Des petites merveilles à la gloire d’une production locale ou d’une célébrité du coin. En Islam, on peut être surpris..
     On en voit même (pas à Auteuil) avec trois vaches aussi belles que fausses, broutant le gazon. Pas de frais de tondeuse...Certains diront que ce n'est pas de l'art et que ces oeuvres risquent de distraire le conducteur le plus concentré. Certes, on ne trouve pas partout le (vrai-faux) pouce de César, et on ne peut demander à nos édiles d'exposer la Joconde ou une statue de Rodin quelque part entre St Omer et Charleville-Mézières...
______Un "mauvais esprit" comme Nabum estime que, dans les ronds-points, quelque chose ne tourne pas rond...
   Et il y va de sa critique habituelle et perfide des investissements coûteux et inutiles, au frais du contribuabledu petit manège enchanté de la corruption quotidienne. bla, bla ...
  Stop au lobby des giratoires ! veut-il nous dire, comme le Hérisson, dont on comprend ce qu'il risque à traverser un rond-point.
_____Bref, on peut tout dire sur les ronds-points, tout et son contraire. 
Par exemple, à leur avantage, ils permettent de faire demi-tour facilement en territoire inconnu, ou de tourner autant de fois qu’on veut (c’est gratuit !) sans aucun stress pour repérer la bonne direction sur le panneau adéquat, d'abord mal repéré ; ça donne le temps de la réflexion au touriste sans GPS. Et on peut toujours trouver une issue, contrairement à ce que dit R. Devos...
     On peut en  matérialiser un au milieu de son salon, pour éviter les rencontres malencontreuses et les chocs de personnes pressées et distraites. Les incidents de famille et les coups de gueule impromptus en seront certainement nettement diminués..
   On peut aussi faire remarquer que les giratoires permettent de fluidifier le trafic et qu'ils ont été inventés lorsque l’on s’est aperçu qu’il était ridicule qu’un feu rouge nous arrête pendant qu’il n’y a strictement personne. Donc on peut dire qu’en quelque sorte cela fait (un peu) baisser la pollution car la voiture ne passe pas son temps à s’arrêter tous les 100m. 
    D'autres, qui les prennent sur les chapeaux de roue, critiquent l’usure inégale des pneus qu'ils provoquent à la longue. Mais une réglementation intelligente devrait permettre de prendre les rond-points dans un sens ou dans l’autre (une fois à la française, une fois à l’anglaise) pour équilibrer cette usure, en changeant le sens tous les mois par exemple..Une proposition à soumettre à votre député...
Et on oublie l'aspect girato-philosophico-anthropologique de la question...
___Nous sommes quand même les champions du monde dans ce domaine, ce n'est pas rien!
 Il n'y en a que cinq mille en Allemagne, qu'on nous propose comme modèle. Et pas des oeuvres d'art...Lamentable!
                Vive nos ronds-points! Cocorico!
                                                                    Point!
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Demain, une démondialisation?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Vers un repli?

            Les événements en cours amènent à penser que la mondialisation, telle du moins qu'elle s'est développée depuis une quarantaine d'années, jusqu'à l'excès, pourrait être  appelée à se réduire dans des proportions qu'on ne peut pas  bien sûr prévoir.
  Les conséquences d' un libéralisme échangiste à tout crin et à dominante financière n'ont pas manqué d'affaiblir beaucoup de nations en les sous-industrialisant au profit d'autres, émergentes, aux coûts salariaux comparativement bien moindres. Ce devait être une mondialisation heureuse, comme disait Alain Minc, une interdépendance fructueuse pour tous, l'OMC régnant en organisateur et en arbitre supposé neutre., a montré ses limites, voire sa nocivité.
    Aujourd'hui, l'OCDE s'alarme. A raison? D'autres événements non prévus que le coronavirus peuvent bloquer ou ralentir fortement la machine libre-échangiste.
 Ce qui, pour certains analystes et politiques, ne serait pas un mal, car le phénomène permettrait la reconquête d'une partie  évanouie de souveraineté politique, économique et même monétaire ainsi qu'un nouveau développement, une ré-industrialisation, toujours souhaitée, mais peu réalisée. qui tarirait les source de multiples formes de précarité.
   Le libre échange  n' a de sens positif que s'il est régulé, limité et ne dépendant pas seulement de gains compétitifs à tout prix. dans le contexte d'une concurrence faussée et une guerre commerciale permanente.. La croissance  est en cause.
 Mais si ce processus s'engage, par nécessité, il demandera du temps et des négociations qui ne seront pas simples.
  Parfois, le ralentissement peut être provisoire, parfois la mondialisation peut aggraver les crises.
  "...La globalisation financière  ne fait que révéler, voire amplifier des problèmes fondamentaux sous-jacents : un système financier insuffisamment réglementé, des garanties sur les investissements risqués, voire du népotisme et de la corruption. Une autre interprétation est cependant possible, qui met en cause plus radicalement le fonctionnement des marchés financiers internationaux. Elle tient à l'existence d'un phénomène propre à la finance qu'on appelle les anticipations auto-réalisatrices...."
    La mondialisation est un processus ambigü, d'une grande fragilité.
      Si la situation actuelle de la Chine fait trembler l'Europe, on imagine mal ses capacités de résilience. Alors, une pandémie mondiale pourrait-elle amener un libre échange plus raisonné? Il est encore trop tôt pour le dire.
  Pour une autre mondialisation, demandait Joseph Stiglitz après la crise de 2008.
     Vers une mondialisation plus modérée et équilibrée, beaucoup le souhaitent au vu de ce qui se passe et de ce qui nous attend.
                                                 _________________________________
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La Grèce et la taupe

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(Il y a peu...)

 

 Dessous de l'affaire grecque.
                                            C'est peu dire que la Grèce n'a pas fini d'être en crise profonde, malgré quelques annonces se voulant optimistes claironnées ici ou là.
    Une certaine forme de reprise timide des affaires est seulement signalée, mais on est loin du compte et des attentes -irréalistes- de Bruxelles et de Berlin, qui  voulaient avant tout sauver leurs banques et faire un exemple.
     Tout le monde sait bien, sans trop le dire, que la dette, qui est largement la conséquence d'une pure gestion libérale et financière, ne sera jamais remboursée. L'Allemagne en tête, à qui il fut plusieurs fois beaucoup pardonné en matière de dettes.
          A l'origine du conflit avec les instances européennes et notamment de l'Allemagne, une taupe était dans la machine.
      Les taupes peuvent rendre fous les jardiniers.
  Mais il en est qui peuvent inquiéter certains responsables dans les coulisses de l'Europe allemande, surtout Mme Merkel et Mr Dt Schlaübe.
       Yanis Varoufakis fait sa réapparition  et remet les pieds dans le plat, en révélant, comme acteur de premier plan de ce qui fut présenté comme une "franche négociation" à l'époque, une partie de ce que beaucoup savaient déjà. C'était un poison mortel que l'on inoculait. Dommageable pour tous les pays de l'Eurogroupe.
    A l'heure oû le FMI -qui n'est pas un organisme humanitaire- pousse l'Allemagne à des concessions, à terme bénéfiques pour tous et avoue avoir immolé la Grèce pour le compte de l‘Eurogroupe, et donne son accord de principe à un soutien financier de 1,6 milliard d'euros, il serait bon d'écouter la voix de l'auteur du Minotaure au sujet de cette dette insoutenable, au sein d'une Europe sans solidarité, qui a bien rapporté à l'Allemagne, selon Mr Schäuble.
   "Mais tout en donnant son aval, le FMI continue de mettre la pression sur les créanciers européens pour une renégociation de la dette grecque, qu'il juge insoutenable en l'état actuel. L'argent ne sera versé par le FMI qu'à condition que les partenaires européens d'Athènes s'entendent sur une réduction du poids de la dette, ont rappelé les responsables du Fonds jeudi, sans fixer d'échéance pour cette réduction.
Dans des documents de travail présentés au Conseil d'administration, les responsables de l'institution monétaire internationale affirment :
   "Même si les divergences de vues entre (le FMI) et les partenaires européens de la Grèce se sont réduites, une stratégie de réduction de la dette qui resterait basée sur des objectifs historiquement élevés pour l'excédent primaire ou le taux de croissance sur des périodes prolongées n'est pas crédible."
     Ces constats, largement édulcorés, avaient été clairement anticipés par Y. Varoufakis, dénonçant depuis longtemps le caractère aberrant des mesures imposées par la Troîka depuis l'origine, et se  retirant du chemin sans issue emprunté par Tsipras sous la pression..
           ___Dossier: La Grèce pour l'exemple et les spéculateurs._
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Délinquance pondérale

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

  Elle a dépassé les limites de la convenance
                                             Elle a osé sortir du gastronomiquement correct.   Elle a donc été sanctionnée .
   Ah! si elle avait connu Comme j'aimequi donne  plaisir alimentaire autant que ligne idéale, sans se prendre la tête....
       Comme je n'aime pas ceux qui m'impose ce je dois aimer. Pour la santé...  de leur compte en banque.                              On ne sait plus à quelle table s'asseoir, quel coup de fourchette donner, comment retrouver son poids de forme, comme on dit à la télé
   

On nous l'a répété depuis Molière:  Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger.
           D'accord, mais quoi manger? 
   Marchands, diététiciens, médecins et gourous en tous genres nous harcèlent et nous dictent chaque jour de nouveaux commandements, au gré de modes vite obsolètes. Le vin est excellent un jour et se trouve le lendemain déconseillé. Il faudrait aussi arrêter le saucisson...qui ne serait bon que pour les fast engraisseurs de cochons allemands ou bretons.
      Allez comprendre...  
                 Le bien manger devient de plus en plus compliqué, si l'on en croit leurs conseils et leurs interdits. Leurs tables de la loi finissent par vous couper l'appétit!
   Attention au surpoids!...A la malbouffe! ...Trop de bidoche!... Eviter les nanoparticules...
        Revenir au régime crétois? Oui, mais attention au bio autoproclamé.
  Pourtant des coachs de la bouffe nous le disent: il faut arrêter de tout contrôler.
    Il faut rester zen! 
Il ne s'agit pas de craquer devant les croquettes, mais d'être sans obsession. Ne pas culpabiliser devant le Nutella. Revenons un peu à Rabelais.
   Halte à l'orthorexie !
Manger trop sain n'est pas très sain.  
        Il faut trouver le bon chemin alimentaire. 
                   La nourriture devient un  souci de riche. Manger, seulement manger, un peu tous les jours: une hantise de pauvre. 

  Dénonçons les oukazes du "bien manger" et les injonctions des multinationales du (faux) bio.
                                       Certains, et non des moindres, commencent à dénoncer enfin la police des frigidaires. 
    Comme j'aime...le faire savoir.     Avec modération et circonspection.               
        Il faut s'y faire:   Si naître n'est pas sans risques, la vie, maladie sexuellement transmissible, conduit fatalement à la mort...
                 Alors, apportez-moi une bonne Rochefort et quelques rondelles de saucisson....


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