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Comme les Allemands?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

( Il y a trois ans...)

 

C'est comme si c'était fait.
                                           Elle a déjà gagné.
                C'est peu de dire que non-débat entre les deux candidats à la chancellerie a déçu.
      C'était attendu, vu l'inertie de la vie politique allemande depuis des années.
    Pas d'aspérités, de contradictions, du moins en apparence.. Du consensus et du conformisme à l'envi. C'est normal. Il n'y a plus vraiment d'opposition dans la Bundesrépublik, Depuis le virage ultra libéral schröderien, la fin du capitalisme rhénan, son entrée dans le libéralisme sous sa forme germanique, l'ordolibéralisme.
    Et pourtant...
        On a parlé de miracle économique lors de la reconstruction et de réindustrialisation rapide du pays, sous Ehrard, avec l'aide américaine, soucieuse de créer un îlot de prospérité aux limites du rideau de fer. Quelques économistes médiatiques ou de politiques à courte vue parlent aujourd'hui de nouveau miracle, en présentant la politique économique et sociale de Berlin comme l'exemple à suivre.
   Mais il y a une grande part d'illusion, comme le remarquait, entre autres, l'auteur de Made in Germany, qui analyse finement les dessus d'un système mal connu et qui n'est pas transposable.
   Et puis, c'est un  économiste allemand qui le dit: «le miracle économique allemand doit peu aux réformes structurelles.»  Selon lui«La raison pour laquelle les réformes Hartz ont acquis un statut mythique, c'est parce qu'elles ont été mises en œuvre au bon moment». L'Allemagne, en particulier parce qu'elle disposait d'un panier d'exportation adapté à la demande des pays émergents, a pu profiter pleinement du boom économique mondial. «L'Allemagne a eu la chance que la demande extérieure soit venue à son secours», explique Odendhal. 
     Un virage qui coûte cher au pays, malgré la montée en force des exportations, et qui n'est pas sans incidences négatives sur ses partenaires, dans le cadre de l'euro, une monnaie pleinement adaptée à son économie mercantile, essentiellement tournée vers les exportations et bénéficiant des faibles salaires de ses ouvriers de son Hinterland. Des réformes sont encore attendues...Mais les Allemands on des problèmes avec  leur monnaie: " La monnaie est conçue en Allemagne comme bien plus qu’un instrument économique et commercial : comme une sorte de totem, de fétiche sacré sur lequel est chargée de veiller, hors de la portée du gouvernement et du Parlement, une institution échappant à tous les risques de faiblesse envers n’importe quelle influence extérieure, ouverte ou dissimulée, qui viserait d’autres buts que la lutte contre l’inflation."
    Même le FMI  commence à s'inquiéter, pas seulement pour le système des retraites.
         Le système Hartz a produit des milliers de précaires et a créé des inégalités inédites. On parles peu de la fracture sociale en Allemagne
    Les excédents commerciaux font plus qu'agacer. Conjugués aux restrictions salariales et au manque d'investissements publiques, ils créent un déséquilibre dommageable pour ses partenaires proches et pour eux-mêmes. (*)
   Donc, évoquer une  adaptation du modèle allemand  est un non sens, d'autant plus que les histoires et les traditions sont différentes.
  Il y a des mythes qu'il faut dissiper.
       Le miracle Allemand a donc du plomb dans l'aile, ne serait-ce qu'au niveau des réformes sociales
    Angela promet le "plein emploi"  . Mais que sens cela a-t-il?
        Cela fait partie d'un jeu politique, qui est un leurre de moins en moins crédible.

   La France va-t-elle suivre le "modèle allemandet transformer ses chômeurs en travailleurs pauvres?
               Autrement dit, risque-t-elle de se hartziser? La tentation est grande dans certains milieux.

    L'Allemagne de Merkel conjugue la force et la faiblesse, menant une politique à courte vue, qui n'arrange rien aux affaires de ses partenaires les plus proches.
   Il y aurait donc plus d'une raison de refuser le modèle allemand.
          Certains  Allemands sont parfois plus critiques que nous sur certains aspects de leur vie politique.
_____
(*) Par ex. dans l'"industrie" porcine.
_____«Sur l’Europe, Berlin ne répond pas»
__Ni germanomanie, ni germanophobie
__ L’enfer du miracle allemand

 

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Du côté de Varsovie

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Ombres et périls
                           A la faveur des événements politico-sanitaires en cours, le gouvernement polonais, comme d'autres dans le monde, accentue son glissement à droite, renforce son contrôle social, son conservatisme déjà bien engagé et son nationalisme inquiétant. A la faveur du Covid-19, le pouvoir accentue son emprise et l'arbitraire gagne un peu plus.

 


    Une longue dérive se poursuit, malgré les oppositions, à la faveur des divisions internes. La société est de plus en plus clivée, ce qui favorise le pouvoir du gouvernement ultra-conservateur:
   "...Les Polonais s’affrontent, de plus en plus violemment, sur les droits de femmes, leur place dans la culture et la société polonaise, la mémoire ou le récit national, les droits des LGBTQI, l’environnement, la place de l’Église catholique dans la culture et dans la société polonaise, la réforme de la justice et des médias menée par Droit et Justice qui vise à leur retirer leur indépendance, l’Europe, l’accueil de migrants, l’éducation, etc. ..."
     Une lutte politique à l'issue incertaine, malgré certaines avancées féministes, mais aussi un combat culturel, qui s'inscrit dans une histoire où la femme est restée longtemps mineure.

 Les dirigeants du PiS, tout en profitant de la manne européenne, joue un jeu ambigu dans leurs relations avec Bruxelles et contribuent à l'affaiblir un peu plus.
     En revisitant l'histoire à leur manière, le pays de Chopin fait planer de bien sombres nuages, surtout dans le contexte actuel, sur une Europe en plein désarroi.
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Tabler sur les tablettes?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

T'as ti ta tablette?...à l'école
                         Face à l'engouement naïf et inconsidéré de naguère, les désillusions viennent peu à peu. Comme les remises en question.
     On voyait dans le tablette et le numérique en général en milieu scolaire, le moyen miracle pour motiver les élèves, les autonomiser, compenser les défaillances du système, peu interrogées.
  Pour les plus ardents frères prêcheurs de la modernité à tout prix, les pourfendeurs du livre, ce devait être l'arme d'instruction massive, du moins dans l'enseignement primaire. 
    Adieu livres, cahiers, crayons, buvards et notes superflues. La tablette allait balayer les vieux outils scolaires de papa et faire entrer la classe dans une ère nouvelle, forcément moderne, où le ludique et le savoir seraient enfin mariés.
     Or, des enseignants, mais pas seulement, ont vite vu les effets pervers de cet engouement et de la généralisation de la sainte tablette, parfois généreusement proposée gratuitement par les instances départementales.
    La logistique fut loin de suivre et les critiques ne tardèrent pas à s'exprimer de l'intérieur.
        Une parole de sagesse vint récemment mettre les choses en place, rétablir un équilibre qui tendait à se rompre, en remettant en cause un mythe:
     A l’école, pour éduquer au numérique, il faut d’abord apprendre aux élèves à s’en passer...
        Comme le font les malins de la Silicon Valley, pourtant numérisés jusqu'à l'os.
  Le tout numérique le plus tôt possible de l'époque antérieure, vu comme le moyen infaillible de rattraper le retard que pointe le rapport Pisa (ce fétiche discutable) est pire qu'une mauvaise chose, du moins avant quinze ans. Et encore, avec modération contrôlée.
   Surtout quand on a drastiquement réduit les heures de français, base de tout apprentissage, que le temps scolaire est colonisé par des activités non fondamentales.
       Il y a bien des raisons de ne pas utiliser les tablettes dans l’éducation et de pas être formatés Microsoft.
  Les enfants ont besoin d’être encouragés à beaucoup écrire pour apprendre, que ce soit en prenant des notes, en rédigeant des devoirs, des rapports, des manipulations de données, des écrits d’invention ou des dissertations....
    La colonisation précoce par le numérique pose plus d'un problème.

  Le salut ne viendra pas du  numérique, si les fondamentaux continuent à être trop souvent négligés et si la médiation est défaillante.
   De plus, les écrans défavorisent les plus défavorisés.
    Certains parlent de désastre ""Pendant que certains cadres de la Silicon Valley inscrivent leurs enfants dans des écoles sans écrans, la France s’est lancée, sous prétexte de 'modernité', dans une numérisation de l’école à marche forcée – de la maternelle au lycée. Un ordinateur ou une tablette par enfant : la panacée ? Parlons plutôt de désastre"...
   Si le numérique à l’école est inutile en pédagogie, il est bon pour Microsoft: "« Ce ne sont pas les ordinateurs et les tablettes qui vont permettre aux élèves de mieux apprendre, affirme, de son côté, l’ingénieur Philippe Bihouix, coauteur d’un livre sur l’école numérique. Il est tout à fait possible de mettre en place une pédagogie active et innovante sans avoir recours aux nouvelles technologies. Les arguments pronumériques, qui ne font finalement que prolonger des arguments ressassés depuis la fin du XIXe siècle au sujet de l’innovation pédagogique — concernant la motivation notamment —, sont d’une fragilité extrême », analyse-t-il. Pour lui, l’« école numérique » « incite les enfants à passer toujours plus de temps devant les écrans, à l’école comme à la maison, en plus des heures passées sur les jeux vidéos, les réseaux sociaux ou devant la télévision ». « Pire, elle légitime l’écran », fait-il observer"
   L'innovation n'a pas de valeur en elle-même.
      Bref, un certain sevrage numérique s'impose et un retour rénové à l'essentiel est une urgence.                Intéresser et distraire ne peuvent être confondus.
            Demain un retour vers un peu plus de raison?...
____
- Tablettes en question.
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Pourquoi Bergame?

Publié le par Jean-Etienne ZEN



La rentabilité ou la santé
                                            Une catastrophe sanitaire d'une ampleur rare.
     On s'est très peu  interrogé sur les causes profondes de ce désastre. On a invoqué divers facteurs, comme la densité de la démographie et du tissu industriel de cette riche partie de l'Italie du Nord, divers événements comme un match de football de trop...
 Mais curieusement d'autres parties italiennes aussi denses, comme la région de Rome et le bassin de Naples ont été moins atteints.


Faut-il mettre ce phénomène sur le compte du hasard? Certainement pas. Rares sont les journaux qui ont souligné l'attitude d'une partie du patronat à vouloir trop longtemps privilégier l'emploi aux dépends de la santé, du moins dans les premiers temps, les plus décisifs.
   S'il y a encore des incertitudes, il n'y a  pas de mystère. (*)
  Le lobby patronal a été d'une totale inconscience, faisant pression sur les autorités politiques et sanitaires locales pour faire prévaloir ses droits, quoi qu(il en coûte.
            __ (*)     "...Le 23 février, il y avait dans la province de Bergame 2 cas positifs de coronavirus. En une semaine, ils atteignaient le chiffre de 220 – presque tous dans la Val Seriana. A Codogno, petite ville lombarde où fut détecté le 21 février le premier cas de coronavirus, il suffit de 50 cas diagnostiqués pour fermer la ville et la déclarer zone rouge. Pourquoi n'en fit-on pas autant dans la Val Seriana ? Parce que cette vallée du Serio concentre un des pôles industriels les plus importants d'Italie, et les patrons de l'industrie firent pression sur toutes les institutions pour éviter de fermer leurs usines et de perdre de l'argent. C'est ainsi, aussi incroyable que cela paraisse, que la zone comptant le plus grand nombre de morts par habitant de l'Italie – et d'Europe - par coronavirus n'a jamais été déclarée zone rouge, à la grande stupeur des maires qui le réclamaient, et des citoyens qui, maintenant, demandent qu'on recherche les responsables. Les médecins de famille de la Val Seriana sont les premiers à parler clairement : si on l'avait déclarée zone rouge, comme le conseillaient tous les experts, on aurait sauvé des centaines de personnes, assurent-ils, impuissants.

L'histoire est encore plus trouble : ceux qui ont intérêt à garder les usines ouvertes sont, dans certains cas, les mêmes qui ont des intérêts dans les cliniques privées. La Lombardie est la région d'Italie qui incarne le mieux le modèle de marchandisation de la santé, et elle a été victime d'un système de corruption à grande échelle, dirigé par celui qui fut son gouverneur pendant 18 ans (de 1995 à 2013), Roberto Formigoni, membre éminent de Communion et Libération (CL). Il était du parti de Berlusconi, qui l'appelait « le gouverneur à vie de la Lombardie », mais il avait toujours bénéficié du soutien de la Ligue, qui gouverne la région depuis que Formigoni est parti, accusé – puis condamné -pour corruption dans la Santé. Son successeur, Roberto Maroni, a engagé en 2017 une réforme de la santé qui taille encore plus dans les investissements dans la santé publique et qui a pratiquement fait disparaître le personnage du médecin de famille, le remplaçant par celui du « gestionnaire ». « C'est vrai, dans les 5 prochaines années, 45 000 médecins de famille disparaîtront ; mais qui consulte encore son médecin de famille ? » a dit, imperturbable, en août dernier, Giancarlo Giorgetti, membre de la Ligue, alors vice-secrétaire d'Etat du Gouvernement Conte-Salvini.
L'épidémie dans la zone de Bergame, ce qu'on appelle le Bergamasque, a officiellement commencé dans l'après-midi du dimanche 23 février, bien que les médecins de famille – en première ligne dans la dénonciation de la situation – assurent que, dès la fin du mois de décembre, ils soignaient de très nombreux cas de pneumonies atypiques, même chez des personnes de 40 ans. Dans l'hôpital Pesenti Fenaroli, d'Alzano Lombardo, petite ville de 13 670 habitants, située à quelques kilomètres de Bergame, arrivèrent ce 23 février les résultats des tests de coronavirus de deux patients hospitalisés : ils étaient positifs. Comme tous deux avaient été en contact avec d'autres patients et avec des médecins et des infirmiers, la direction de l'hôpital décida de fermer ses portes. Mais, sans aucune explication, elle les rouvrit quelques heures après, sans désinfecter les installations ni isoler les patients atteints de Covid-19. Plus encore : le personnel médical continua à travailler sans protection pendant une semaine ; une grande partie du personnel sanitaire de l'hôpital fut contaminée et le virus se répandit parmi la population. Les contaminations se multiplièrent dans toute la vallée. L'hôpital fut le premier grand foyer d'infection : des patients hospitalisés pour un simple problème de hanche mouraient contaminés par le coronavirus.
Les maires des deux petites villes les plus touchées de la Val Seriana, Nembro et Alzano Lombardo, attendaient tous les jours, à 19 heures, que leur parvienne l'ordre de fermeture, comme cela avait été décidé. Tout était prêt : les ordonnances rédigées, l'armée mobilisée ; le chef de la police avait communiqué les tours de garde, et les tentes étaient dressées. Mais l'ordre n'est jamais arrivé, sans que personne ait pu leur expliquer pourquoi. Par contre, arrivaient constamment des coups de téléphone des entrepreneurs et patrons des usines de la région, très soucieux d'éviter à tout prix l'arrêt de leurs activités. Ils ne se cachaient pas.
Le 28 février, en pleine urgence coronavirus, - en 5 jours, on était arrivé à 110 contaminés officiels dans cette zone, dès lors hors contrôle – le patronat de l'industrie italienne, la Confindustria, lance sans aucune pudeur une campagne sur les réseaux avec le hashtag ≠ YesWeWork. « Nous devons baisser le ton, faire comprendre à l'opinion publique que la situation est en cours de normalisation, que les gens peuvent se remettre à vivre comme avant », déclara dans les médias le président de Confindustria Lombarda, Marco Bonometti.
Le même jour, Confindustria Bergamo lança sa propre campagne à l'adresse des investisseurs étrangers, pour les convaincre qu'il ne se passait rien et qu'il n'était absolument pas question de fermer. Le slogan était sans ambiguïté : « Bergamo non si ferma / Bergame is running » (Bergame ne s'arrête pas).
Le message de la vidéo promotionnelle pour les associés internationaux était absurde : «  On a diagnostiqué des cas de Coronavirus en Italie, tout comme dans beaucoup d'autres pays », minimisaient-ils. Et ils mentaient : « Le risque de contamination est faible ». Ils s'en prenaient aux médias pour leur alarmisme injustifié et, montrant des ouvriers au travail dans leurs usines, assuraient que toutes les usines resteraient « ouvertes et tournant à plein régime, comme toujours »....

            ______ Ce fut pendant un temps trop long, mais décisif, le marché avant la santé, la bourse avant la vie...
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Bonnes affaires

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

...Dans le funéraire.
                        Il est temps d'en profiter, avant les fêtes de la Toussaint et la flambée des prix.
    Il n'y a pas que chez  Leclerc que c'est moins cher.
  On trouve aussi  ce qu'il faut sur Cdiscount, comme chez ebay et même sur Le bon coin. D'un click.
        On n'arrête pas le progrès, comme le drive funéraire, pour aller plus vite.
Des sociétés vous proposent des offres sans soucis, des funeral packages: pay now, die later...
   Un management qui vous libère.
          Mourir pas cher n'est plus un problème.
   Même pour les pauvres. Le carton se porte bien et n'est pas du tout triste.
       Le low cost a le vent en poupe
                Il connaît un développement foudroyant dans tous les domaines, pas seulement pour s'envoyer en l'air, comme avec Ryanair.
L'industrie de la mort n'y échappe pas (*)
  On peut faire aujourd'hui des économies appréciables jusque dans ses derniers instants et au delà... 
    Il faut dire que les nouveaux croque-morts, qui font un métier utile, mais sans risque de chômage, ne vivent pas toujours de peu, certains même se faisant remarquer par des pratiques douteuses. 
    Le marché est considérable et la guerre des prix sans pitié.
" Le secteur et ses 10 milliards d'euros de chiffre d'affaire annuel est même «porteur», comme le rappelle Philippe Martineau, directeur général du Choix Funéraire, le 2e groupe français du marché, qui a organisé mardi une conférence de presse sur les tendances de la saison hiver 2013-2014 en prévision de la Toussaint. «Nous sommes sur un environnement économique atypique», poursuit-il en pesant chaque mot pour ne pas faire le bateleur. Quand il évoque la légère hausse du nombre de décès entre 2011 (534 000) et 2012 (571 000), synonyme d’affaires au beau fixe, il se sent obligé d’ajouter «malheureusement».
   Business is business! 
      Le bénévolat d'autrefois n'existe plus qu'à l'état de traces.
La gestion numérique du deuil reste encore l'exception...
   Les funérailles d'antan se passaient avec moins de pompes qu'aujourd'hui, avec plus de lenteur et de convivialité.
   "Maintenant, les corbillards à tombeau grand ouvert, Emportent les trépassés jusqu'au diable vauvert, Les malheureux n'ont mêm' plus le plaisir enfantin, D'voir leurs héritiers marron marcher dans le crottin... "•
   Aujourd'hui, c'est de la folie: un petit bout de terre peut vous coûter une petite fortune et un modeste cercueil en chêne peut ruiner vos économies. 
   Mais une honnête boîte en carton, 100% écolo,vous laissera quelques réserves. Dans le domaine du recyclable, on n'arrête pas le progrès...
         Sans tralala, on peut donc mourir sans se ruiner
  " 15% des obsèques célébrées en 2012 au Choix Funéraire étaient low-cost. Il y a une dynamique d'appel sur les autres offres, affirme Philippe Martineau, «à l'instar d'un produit tel que la Renault Logan». Et puis, comme partout, certains cassent les prix. Depuis juillet 2012, les services funéraires de Paris proposent eux-même des obsèques à moindre coût. Prix : 789€... cet enterrement via la mairie de Paris s'organise exclusivement en ligne sur le site révolution-obsèque.fr..." 
       Inutile donc de se croire obligé de faire construire de somptueux monuments, comme certains coqs de village, comme les bourgeois ou les célébrités du Père Lachaise. De toute manière, la reproduction symbolique ultime du rang social ne fait pas gagner une place de choix au paradis, du moins pour ce que l'on en sait...
   Il faut revenir à plus de modestie, à une mort discrète, à une post-mort effacée. Plus la peine de faire les malins. Et puis ce n'est pas si terrible, si on maîtrise son imagination baladeuse. C'est même philosophiquement naturel et nécessaire. Il faut s'y faire. Sans drame. Comme disait le vieil Epicure ou notre bon Montaigne.
  Jusqu'au bout on peut faire de bonnes affaires, comme dirait Michel Leclerc, qui fait des promotions avant la Toussaint. On en profite!  
___On peut toujours se confier à Google.
            Sans morbidité..._________________ 
                                   (*) L'abus d' humour noir  n'est pas préjudiciable à la santé... 
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Situation, perspectives et interrogations

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

                        L'innovation viendra-t-elle des grandes peurs?
Point de vue:
                         " Le monde est lugubre. La moitié de l’humanité est placée en confinement, événement jamais survenu. Plusieurs libertés fondamentales (droit de réunion, de manifestation) ont été supprimées, laissant la place à des systèmes de surveillance orwelliens. Plus de 50 pays ont déclaré l’état d’urgence. Les démocraties ont mis leur Parlement sous cloche. Les régimes dits « illibéraux » ou autoritaires en profitent pour cadenasser un peu plus leur société.
      Et le paysage international est plus dévasté que jamais. Certes, ce qu’il est convenu d’appeler le « multilatéralisme », ces systèmes de gouvernance et de régulation qui ne se résument pas aux Nations unies, était déjà à l’agonie, incapable de régler les grandes crises : guerre en Syrie ou au Yémen, conflit israélo-palestinien, course aux armements, crise migratoire et crise climatique, terrorisme, explosion des inégalités (entre autres).


     Or voilà que face à une pandémie mondiale, aucune réponse internationale n’est construite. La surenchère des États, les hystéries xénophobes et nationalistes (en Chine, en Inde, en Hongrie), le chacun pour soi l’emportent, dans un désordre généralisé.
     Une fois de plus, Donald Trump a donné le la de manière caricaturale. Après avoir coupé les financements à l’Unesco, dénoncé l’accord de Paris, être sorti du traité sur les forces nucléaires intermédiaires, avoir mis à bas des traités commerciaux jugés défavorables aux États-Unis, le voilà qui s’en prend à l’Organisation mondiale de la santé, seule instance existante capable de coordonner la lutte contre la pandémie, en particulier dans les pays les plus pauvres (lire ici notre précédent article).
     « Quand la première puissance mondiale ne joue pas le jeu, le multilatéralisme est mort. Beaucoup va donc se jouer avec l’élection présidentielle américaine », note Pascal Boniface, directeur de l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques), interrogé par Mediapart.
   Thierry de Montbrial, président de l’IFRI (Institut français des relations internationales), qui n’a rien d’un révolutionnaire et a toujours défendu les intérêts bien compris des États, est cette fois d’une rare violence. « Le désastre actuel est la manifestation la plus flagrante de l’incurie de la politique sanitaire des États et de la gouvernance mondiale au cours des dernières décenniesCette incurie est bien celle des principaux acteurs du système international, et d’abord des États-Unis, de la Chine et de l’Union européenne »écrit-il.
    Voilà pour l’état des lieux (lire également l’article de Fabien Escalona). Un état des lieux qui pourrait produire le pire dans les années à venir. La revue Foreign Policy a récemment interrogé une dizaine de spécialistes des relations internationales sur ce monde qui vient. Le tableau est désespérant et ainsi résumé par Nicholas Burns, ancien diplomate américain et professeur à la Harvard Kennedy School : « Le Covid-19 va créer un monde moins ouvert, moins prospère et moins libre. Cela aurait pu n’être pas le cas, mais la combinaison d’un virus mortel, d’une préparation inadéquate et d’un leadership incompétent a placé l’humanité sur une voie nouvelle et inquiétante. »
   Les premières mesures de déconfinement, prises dans le plus grand désordre par les pays européens, chacun élaborant son petit plan et son calendrier, ne sont qu’une illustration supplémentaire de la faillite de l’Union européenne. Une fois encore, elle aura échoué à s’imposer comme un acteur politique capable de protéger ses populations (lire ici l’article de Martine Orange).
   Alors, faut-il se résigner à l’horreur mondiale ainsi annoncée ? Des sursauts sont encore possibles et de très rares signes laissent envisager que le pire n’est pas certain. Le premier est la coopération internationale scientifique et médicale sur le virus et la recherche d’un vaccin. La question est simple : laissera-t-on breveter un vaccin par un géant pharmaceutique privé ou sera-t-il d’emblée considéré comme un « bien commun » disponible pour tous ?
    Lors d’une réunion le 15 avril avec la cinquantaine de pays africains membres des Nations unies, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est voulu catégorique : « Nous devons construire des solidarités exceptionnelles. […] Un vaccin pourrait être le seul outil permettant un retour du monde à un sentiment de normalité. Il sera clairement un bien public global et nous devrons nous assurer de son déploiement universel. »
    Josep Borrel, « haut représentant » de l’Union européenne chargé de la politique extérieure et de la sécurité, estime lui aussi que ce futur vaccin devra « être considéré comme un bien public mondial ». Ces deux responsables seront-ils entendus, par exemple par les acteurs privés américains qui sont engagés dans une course effrénée pour la découverte d’un tel vaccin ?
   Autres signaux faibles de coopérations internationales nouvelles : le cessez-le-feu intervenu au Yémen, l’aide apportée par les Émirats arabes unis à l’Iran, la coopération nouvelle entre la Colombie et le Venezuela, et l’aide à l’Afrique avec la décision d’instaurer un moratoire de 12 mois sur le remboursement de la dette (lire notre article)
    « C’est la seule bonne surprise de cette crise à ce jour », note Pascal Boniface. Certes, la mesure instaurant ce moratoire est faible, elle représente 20 milliards de dollars (un centième du plan de relance économique voté par le Congrès américain). Il n’est toujours pas question d’annulation de ces dettes, mais cette décision évitera l’effondrement financier de certains États africains.
            Ces petites avancées peuvent-elles construire un système international renouvelé échappant aux chocs entre puissances ? Le spécialiste des relations internationales Bertrand Badie, critique acéré de l’actuelle gouvernance mondiale (nos précédents entretiens sont ici et ici), veut pourtant espérer en de nouveaux possibles. « Le premier signe positif, c’est la prise de conscience. Jamais l’opinion publique mondiale n’a été aussi consciente des insécurités nouvelles et de la nécessité d’une gouvernance mondiale pour y faire face. Le second signe, ce sont tous ces appels à un nouveau multilatéralisme », estime-t-il, interrogé par Mediapart, tout en notant la manière dont ce « virus alimente les poussées de fièvre nationaliste ».
   Bertrand Badie rappelle quelques fondamentaux qui valent même pour les grandes puissances : « La peur et la nécessité froide, c’est-à-dire l’obligation de faire ce que je n’aime pas faire, ont toujours été deux grands facteurs de changement. » Il ne s'agit pas là de refonder ce qui est encore pensé – à tort – comme le cœur du système international, c’est-à-dire le Conseil de sécurité des Nations unies.
   Cette instance est de longue date inopérante, déconnectée des nouveaux enjeux du monde. Tous les débats des années 2000 sur une réforme du Conseil de sécurité, portés par l’Allemagne, le Japon, le Brésil ou l’Afrique du Sud, visaient à renouveler ce Conseil, ses missions, sa représentation surtout (inchangée depuis sa création, avec les mêmes membres permanents, États-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni, France). Ces tentatives ont toutes échoué. Et le Conseil n’a d'ailleurs pas même été capable d’adopter une résolution depuis le tout début de la crise du Covid-19…
   C’est ailleurs que peut se reconstruire une gouvernance mondiale pour des politiques publiques globales efficaces. La santé, l’alimentation, la démographie, le climat, l’environnement sont aujourd’hui les premiers enjeux d’un village mondial totalement interconnecté et interdépendant.
    « En 2017, Donald Trump a annoncé une nouvelle stratégie de sécurité nationale centrée sur la concurrence entre les grandes puissances. Le Covid-19 montre que cette stratégie est inadéquate »estime Joseph Nye, spécialiste des relations internationales et ancien des administrations Carter et Clinton. Pendant que Trump débloquait de faramineux budgets pour l’armée américaine et le renouvellement de son arsenal nucléaire, quand la Russie et la Chine faisaient de même, les défis sanitaires ou environnementaux ne faisaient que grossir.
  « Les dépenses militaires dépassent 2 000 milliards de dollars, or l’essentiel est ailleurs », note Bertrand Badie. Délégués jusqu’alors à des agences onusiennes sous-financées, bureaucratisées et à l’efficacité faible, tous ces enjeux modifient ou déterminent les conditions de vie de la population mondiale. C’est là que doivent se reconstruire en urgence les coopérations internationales. Si ces appels à un nouveau multilatéralisme ne sont pas aussitôt oubliés à peine la crise enrayée, il serait alors permis de ne pas totalement désespérer."  (Merci à Mediapart)
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Tempête

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(Il y a trois ans...)

 

...Dans un verre d'Ouzo?
                                   Jupiter Zeus est allé se faire voir chez les Grecs.
                                          Bonne idée. On les oublie trop souvent, eux qui nous ont tellement appris, ne serait-ce que les bases de la démocratie, dés l'Antiquité; et que l'eurozone a si mal traités
     Le rapide passage athénien aura-t-il quelques conséquences durables?
       On en doute.
                    La Grèce n'a pas été choisie par hasard, selon le Premier des Français.
   Ce n'était peut-être pas une démarche inutile, mais elle sera sans vraie portée
      Des bons sentiments, oui. Il a reconnu du bout des lèvres des erreurs passées, mais s'est contenté d'un superficiel:"On a fait croire qu'on pouvait vivre à Athènes comme à Berlin, ce n'était pas vrai, c'est le peuple grec qui a payé le coût". 
  Ce ne sont pas ces propos, qui ne sont pas à la mesure des problèmes que vit tragiquement le peuple grec, qui ébranleront Berlin. Ça ne mange pas de pain. Pas un mot sur la dette, ses causes et les mesures qu'il faudrait prendre.
       De plus, au pays de L'ouzo, il semble qu'il ait un peu abusé de l'alcool fort, se laissant entraîner à quelques sorties de route, des dérapages verbaux (en dehors de son plein gré?), qui n'ont pas eu l'heur de plaire à Paris, en province et même à Washington. Chris Bickerton a la dent dure..
    On devrait surveiller de près la consommation d'Emmanuel en déplacement. Au pays des dieux ( et des déesses), celui qui s'est dit jupitérien a peut-être aussi goûté à l'ambroisie, plus qu'euphorisante. Tsipras aurait dû le prévenir.et l'inciter à la modération.
   Portée par l'ivresse, de sa propre personne et de la divine liqueur, il a osé...  évoquant, loin de l'Elysée, les fainéants si nombreux dans son pays, mettant les pieds dans le plat. Peut-être pensait-il aux nombreux assistés qui sont la plaie de Bercy.
   On aurait dû lui rappeler que le travail n'est pas une valeur absolue, qu'il faudrait faire quelques distinctions et un minimum d'analyse. Mais notre Grand Communiquant était ailleurs, se prenant sans doute pour un super-Démosthène, avec la hauteur et la distance qu'il se doit.
   Dans un pays dont il n'a pas vu, depuis l'Acropole, toute la misère populaire, les conséquences d'un 
marché du travail terriblement régressif, dans ce pays pris au piège, dont il fallait faire un exemple.
     Une balade héllène qui ne laissera pas des souvenirs immortels.
       ______Mais qui mettra une fois de plus l'accent sur le brouillard épais qui règne au Palais.
      Autour de Jupiter à terre, on ne suit pas et on s'interroge tout bas, en essayant de réparer les dégâts comme on peut...
    L'Elysée et Bercy galèrent à traduire la "pensée complexe" du Maître. Des annonces non suivies d'effets ou paradoxales, des rétropédalages, des phrases sibylines,
    Il reste encore à décrypter la machinerie mise en place, sur une base si (volontairement) floue.
        Fatuité, suffisance, immaturité?...
   On aimerait y voir plus clair, même si les ordonnances ont levé un coin du voile.
                            Brigitte, si tu entends, fais quelque chose!...

 

 

Il faut relire Lafargue...

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Afrique piégée

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

    Désendetter, dans notre intérêt aussi.
                                                    Le fantôme de la dette revient en force, à l'heure où certains pays, déjà en grande difficulté, sont en train de sombrer dans les circonstances actuelles.
  C'est en Afrique que le problème se pose de la manière la plus aiguë, ou du moins dans une partie notable de ce continent:
        "....Pour une majorité d’Etats africains, en effet, seule l’annulation de la dette publique extérieure pourrait éviter un effondrement économique, alors que son remboursement engloutit en moyenne 13 % des revenus des Etats (selon l’ONG britannique Jubilee Debt Campaign).   Fin mars, les ministres africains des finances avaient déjà demandé 100 milliards de dollars à la communauté internationale pour lutter contre le Covid-19, dont 44 milliards affectés au remboursement de leurs dettes et de leurs intérêts. Pour l’instant, le FMI et la Banque mondiale appellent seulement à suspendre le remboursement des emprunts des pays les plus pauvres auprès des créanciers bilatéraux,.."
              Suspendre ou annuler? Sur ce point porte le débat. Un tiers de ce qu'exporte l'Afrique sur le plan commercial sert à payer la dette. On voit bien qu'un simple suspension ne résoudrait rien à terme.  Ce n'est pas hors de portée, étant donné les engagements formels déjà pris par les nations les plus favorisées, qui ne sont pas toues désintéressés. Le FMI et la banque mondiale pourraient enfin avoir une rôle positif, à l'encontre notamment des fonds vautours.


      La descente aux enfers des économies africaines risquent d'empirer et de nous revenir en boomerang. 
         "...L'Afrique, citée par Emmanuel Macron, est très représentée dans la catégorie des pays en développement endettés en monnaie étrangère. Sur le continent, le virus Covid-19 a été jusqu’ici identifié dans 52 pays sur 55. Plus de 15 000 cas étaient recensés le 14 avril (contre 600 le 19 mars), avec plus de 800 morts. C’est en Afrique du Sud, en Égypte, en Algérie, au Maroc et au Cameroun que l’on compte actuellement le plus de personnes infectées, selon les chiffres officiels. Qu’ils soient plus ou moins affectés par la pandémie, tous les États du continent sont confrontés au même problème, crucial : trouver de manière urgente de quoi prendre en charge les malades, mais aussi affronter le désastre économique qui accompagne la pandémie. Le défi est immense en raison de la précarité de leurs systèmes sanitaires et la fragilité de leurs économies, peu développées. 
    Pour la plupart d’entre eux, la crise économique est déjà là : la chute des cours et du volume des exportations des matières premières, dont beaucoup sont fortement dépendants, se fait durement ressentir. Le prix du cacao a diminué de 12 %, celui du coton de 22 %, le cuivre de 21 %, etc. L’effondrement de plus de 50 % du prix du pétrole a l’effet d’un coup de massue pour les pays producteurs, pas encore remis de la baisse de 2014. Le niveau actuel des cours empêchera ceux d’entre eux ayant conclu des programmes avec le FMI d’honorer leurs engagements. Les pays vivant du tourisme voient le niveau de leurs ressources dégringoler. Le continent est par ailleurs victime de sorties de capitaux : les investisseurs ont déjà retiré 83 milliards de dollars des pays émergents pour les ramener vers les pays riches, un chiffre sans précédent. « Cette pandémie aura des répercussions économiques considérables en Afrique subsaharienne », a prédit le FMI. Le cabinet de conseil américain McKinsey a calculé que la croissance du PIB du continent pourrait perdre de 3 à 8 points de pourcentage. Environ 20 millions d’emplois sont menacés, selon une étude de la Commission de l’Union africaine. ..."
      Une dette publique qui a une histoire, dans les rapports inégalitaires anciens avec les pays développés, surtout depuis la libéralisation des échanges, qui a vu l'Afrique prise au piège de nos pratiques commerciales. Le libre échange absolu et dogmatique prôné par l'OMC a été mortel pour les économies africaines, tenues à baisser toujours plus le coût de leurs matières premières.
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Enjeu des jeux

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Ce n'est pas fini...

 

Un pari pour Paris?
                           Enfin, on les a!...
  L'exaltation est à son comble en haut lieu, à Paris surtout.
     Un petit coup de pouce à la fierté nationale.
  On évoque le fait que les JO seront un puissant levier de transformation et de modernisation de Paris, de rénovation urbanistique et ferroviaire, permettant de combler un retard manifeste et de réparer et de rénover le tissu urbain. Ambitieux projet. Mais les Jeux n'étaient pas nécessaires pour réparer un très ancien retard, notamment au niveau du RER.
 Le Grand Paris pourrait gagner en cohérence administrative et politique et en transports modernisés.
   C'est le pari qui est fait en haut lieu  Booster le Gross Paris, ce rêve déjà ancien.
    Peut-être, si le suivi est effectif, cohérent et vraiment utile.
  Mais les contribuables de province sont plus réservés, qui n'y gagneront rien, au profit d'une mégapole concentrant l'essentiel des richesses.
   De plus, on l'a vu ailleurs, le rêve olympique peut se terminer en cauchemar financier, même si on dit vouloir se prémunir de dérives: les estimations sont toujours sous-estimées. Le "péril Jeux"n'est pas à exclure.
   Le cas d'Athènes est un contre-exemple tristement fameux. Au Brésil, avec un stade en ruines, Rio est toujours en crise. Les exclus le furent un peu plus. On fera mieux que Londres aussi. Promis. On fera un urbanisme social, en recousant les déchirures urbaines. On verra...
   Le CIO va une fois de plus mener son petit jeu.  La corruption ne va pas s'effacer du jour au lendemain.
      L'idéal olympique est devenu essentiellement un enjeu politique et marchand, loin derrière l'idéal grec d'Olympie et le véritable esprit du sport.
    Les fondements douteux de l'esprit de P. de Coubertin sont heureusement passés au second plan au profit d'idéaux souvent plus mercantiles. Mais ne crachons pas dans la soupe.
   Replacé dans son temps et dans l'esprit hygiéniste de l'époque, Coubertin voulait incarner une sorte de religion. Dans ses Mémoires olympiques, Coubertin écrit avoir voulu « rénover non la forme mais le principe de cette institution millénaire, parce que j’y voyais pour mon pays et pour l’humanité une orientation pédagogique redevenue nécessaire, je devais chercher à restituer les puissants contreforts qui l’avaient naguère épaulée : le contrefort intellectuel, le contrefort moral, et, dans une certaine mesure, le contrefort religieux ».
Et lors du centenaire de la naissance du prophète des muscles, le président du CIO en poste vingt ans durant (1952-1972), le très néfaste Yankee hitlérophile Avery Brundage (1887-1975), déclarait : « C’est une religion du XXe siècle que Coubertin a fondée avec le mouvement olympique, une religion de portée universelle qui contient toutes les valeurs de base des autres religions, une religion moderne passionnante, virile, dynamique, qui plaît à la jeunesse et nous, membres du Comité international olympique, sommes ses disciples. »
            Les "croyants" d'aujourd'hui ont d'autres idéaux. Le projet olympique demanderait une rénovation profonde, pour faire sortir l'institution organisatrice de ses ornières, voire pour repenser le projet tout entier.
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Sacré pétrole

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Ça tangue aux pays de l'or noir.
                               Dans notre confinement problématique, on peut, si on veut, trouver quelques motifs de satisfaction, qui sont plutôt rares.
  Quoique...
      L'immobilité imposée fait baisser nos factures liées à notre sacro-sainte voiture, qui prend du repos et de la poussière au fond du garage.


   Les compagnies d'assurances font des affaires, du fait des accidents réduits, certaines s'engageant à nous rendre le trop perçu de cotisations et surtout les dépenses dues à l'essence se sont considérablement réduites, ce qui permet certaines économies inattendues.
  Cela du point de vue du consommateur.  Mais du côté des producteurs, des transformateurs  et distributeurs, c'est le bazar.
  Les pays producteurs ne sont plus à la noce, pas tous au même degré, et la zizanie s'installe. C'est la guéguerre aux pays de l'or noir. La consommation chutant drastiquement. les pays trop dépendant du précieux liquides s'affolent, leurs revenus chutant drastiquement. Les prix sont en chute libre L'or noir est parfois devenu l'excrément du diable, comme disait Juan Alfonso.
  Les tensions entre pays producteurs montent et descendent en fonction de la conjoncture. Avec des compromis boiteux liés à la nécessité. Cela risque de durer...
   On mesure mal les conséquences de cette baisse de consommation et de production assez inouïe. 
 On peut juste espérer qu'enfin plus tard, après le période que nous vivons, qui remet pas mal de choses en question, un réflexion de fond soit engagée sur son usage immodérée jusque là. Notre pétro-dépendance, notre addiction à ce jus de la terre ne pourront de toutes façons plus durer comme avant. La recherche et les investissement en faveur des énergies nouvelles et propres devront être poursuivis et intensifiés. Plus que jamais, c'est le moment d'y penser.
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