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Téléréalité à Washington

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Naufrage à la Maison Blanche?
                                        La  navigation à vue ou à l'instinct continue, dans un désordre sidérant pour plus d'un Américain.
          Imprévisible. On était prévenu dès le départ.
                                              Dans des eaux agitées et incertaines.
  Est-ce l'expérience malheureuse du Titanic qui se prépare? se demandent certains.
     Rien ne se passe totalement comme prévu. C'était annoncé.
  Rien qui ressemble à une diplomatie un tant soit peu cohérente. C'est la succession des coups de tête et les tweets à la petite semaine, dans un bricolage où les proches ne s'y retrouvent plus quand ils ne sont pas en conflit entre eux, l'un chassant l'autre, au gré des humeurs du moment et de la pesanteur du réel.
  Les grandes annonces claironnées sont reportées ou contrées
     Le bilan est, va-t-on dire, mitigé. Les contre-pouvoirs finissent par fonctionner un tant soit peu.
 Le Grand Twitter a trouvé à qui parler
   De plus, Trump met fin à un programme secret de la CIA visant à armer des rebelles anti-Assad en Syrie,
 Tout en se soumettant aux souhaits des Faucons de la guerre

     L’avenir, on verra demain....
        Le grand perturbateur n'en fait qu'à sa tête, encore persuadé que le réel se pliera  à ses fantaisies.               A en donner le tournis aux observateurs.
                         Peut-on encore sauver l'Amérique de Trump, la remettre sur rails?
  Difficile, quand on connaît le degré d'immaturité, d'obstination, de  culture du patron et sa capacité d'inadaptation et de méconnaissance des réalités. Au charbon, il a montré son impréparation et ses revirements d'enfant gâté.
  C'est mieux qu'un feuilleton de téléréalité.
    Déjà certains parlent sérieusement de destitution, craignant des aventures tragiques pour le pays désemparés.  Attendez-vous encore à être surpris, comme disait autrefois la chroniqueuse G.Tabouis
       Le tragique pourrait bien prendre la place du burlesque.
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Quand l'esprit viendra à Trump

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Les poules auront des dents
                             Dans son parcours zigzagant, le locataire de la Maison Blanche, les yeux vers l'horizon de sa propre réélection, ne manque pas d'incohérence au jour le jour. Avec un bricolage à courte vue et un cynisme absolu, il gère dans la contradiction une crise enfin admise et annonce une rapide reprise. Il faut sauver le capitalisme US et ses propres intérêts. Quoi qu'il en coûte en vies humaines. Les plus pauvres seront aux premières loges. Que chaque Etat se débrouille!
 Tout et n'importe quoi, au nom d'un empirisme à la petite semaine..
    Cela en dit long sur le niveau intellectuel du locataire de la Maison Blanche et des adeptes. Le niveau monte!
     Freud l'avait déjà noté en son temps, lors d'un périple de conférences Outre-Atlantique: l'élite du peuple américain était peu réceptive aux idées nouvelles et à la pensée critique.
  Paul Auster, et Philippe Roth, auteurs si connus chez nous, disaient que le nombre de lecteurs de qualité dans leur pays est très réduit, s'amenuise même, au regard de la population.
    A part quelques universités de renom (parfois surfait), le niveau des études supérieures est assez médiocre, et la marchandisation des études est un phénomène spécifique.
 Un certain anti-intellectualisme fait partie de la tradition et  des modes de vie.et revient cycliquement.
          Si la percée de D. Trump a été si forte, c'est largement parce que, à sa manière provocante et peu raffinée, partisan des idées simples, voire simplistes ,il a su faire appel au bon sens de ses compatriotes, fustigeant les intellectuels, jugés responsables de tous les maux. Un bon sens, qui dans le discours politique public s'assimile souvent à de la démagogie.           
     Platon l'avait déjà signalé. Ce que Descartes appelait en son temps le bon sens était la saine raison, une raison informée et critique.
       Aux USA, on n'aime pas trop l'esprit cultivé et  les" intellos".
   Seule est valorisée la connaissance utilitaire, dans un empirisme à courte vue de tradition typiquement anglo-saxonne, que nous partageons aussi souvent. 
      L'irrationnel a pignon sur rue, la théorie de l'évolution est objet de foi et,
comme l'a bien montré Richard Hofstadter, l'anti-intellectualisme s'est développé sur un terrain où la religion a pris une place importante et où les études ont le plus souvent été vues comme le moyen de réussir et de gagner de l'argent.
   Le succès de S.Palin le montre, l'anti-intellectualisme fait bon ménage avec certaines formes de populisme
          Dans certaines universités, le succès de D. Trump inquiète quand même.
     De même, heureusement, certains écrivains et journalistes sont sidérés, comme de rares médias.
                       Le nouveau président des américains ne cessait de le dire et de l’écrire : il déteste la réflexion et la complexité. C’est même le fondement du discours politique simpliste qu’il distille avec succès dans un pays où le niveau d’études et d’éducation fléchit dangereusement.
"J’aime à penser que j’ai de l’instinct. C’est pour cela que je n’emploie pas beaucoup de comptables pour empiler les données. Je n’ai pas confiance dans les analyses à la mode du marketing sophistiqué. Je fais mes propres analyses et j’en tire seul mes propres conclusions."
    Le livre The Art of the Deal s’est vendu à des centaines de milliers d’exemplaires. La revendication de la primauté de l’instinct et de l’anti-intellectualisme rencontre un profond écho parmi les soutiens de Donald Trump. Ce dernier a déclaré haut et fort : "J’aime les gens sans éducation." Il a raison. D’un point de vue électoral, ces "gens sans éducation" sont un réservoir de voix qui ne cesse de grossir. Car le système éducatif des États-Unis est dans un état déplorable.
     On avait compris qu'il était plus facile d'influencer des esprits démunis d'esprit critique.
              La question hantera sans doute longtemps encore la société américaine :... comment un homme aussi brutal, inculte, incompétent et vulgaire que Donald Trump a-t-il pu parvenir à ce niveau de la vie politique ? Le phénomène est cependant moins étonnant qu’il y paraît.
    Trump est, à bien des égards, le produit de cette idéologie qui a accompagné la construction du pays : l’anti-intellectualisme. En 1963 déjà, l’historien Richard Hofstadter alertait sur cette face obscure de la démocratie américaine dans Anti-Intellectualism in American Life. L’hostilité envers les intellectuels, la méfiance pour tout ce qui relève de l'esprit critique et de la réflexion théorique apparaît en effet très tôt. « II est ironique, constate d’ailleurs Hofstadter, que les États-Unis aient été fondés par des intellectuels. Car tout au long de notre histoire politique, ou presque, on a traité cette figure en marginal (outsider), en serviteur ou en bouc émissaire. »L’historien l’explique notamment par la montée en puissance des sectes évangéliques au début du XIXe siècle, mouvements qui reposent (contrairement au puritanisme des origines) sur la confiance en l’intuition de l'homme du commun plus qu’en la doctrine et le savoir. Parallèlement, les Etats-Unis glorifient l’homme d’action (aventurier ou homme d’affaires). Les conditions de vie des pionniers conduisent à valoriser les connaissances pratiques, l'ingéniosité, la compétence technique. Et le système scolaire est façonné à l’avenant, pour obéir à un impératif d’utilité : l'anti-intellectualisme a toujours été présent dans l'enseignement américain, insiste Hofstadter. Selon lui, le secondaire « forme » des individus qui ne sauront rien et n'auront guère les moyens de s'en apercevoir – d'autant moins qu'ils seront ensuite soumis à un véritable matraquage publicitaire par les moyens de communication de masse aux mains des entreprises privées. Et c’est bien là le nœud du problème pour Susan Jacoby. Dans The Age of American Unreason, elle souligne que la question n’est pas seulement l’ampleur de l’ignorance des citoyens, attestée par nombre d’études qu’elle cite (un Américain sur cinq, par exemple, pense que le soleil tourne autour de la Terre). Le pire, c’est qu’ils sont persuadés que davantage de savoir ne leur servirait à rien....  
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Négationnisme scientifique
- La science en laisse
- Bataille autour de l'évolution
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Yemen: la tragédie

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(déjà en 2017...)

 

Occultée.
                  Qui connaît le Yemen?
                                      Bien peu,sinon abstraitement.
      Qui connaît l'état du pays, réduit à un état effroyable du fait de la guerre qui s'y livre depuis quelques années, largement victime collatérale des confits affectant les pays voisins, sous la pression meurtrière du voisin, l'Arabie Saoudite?
      Dans le quasi-silence diplomatique. Alors que l'état sanitaire du pays est catastrophique.
            Un pays en voie de destruction avancée
   Juste quelques entre-filets dans la presse, quand elle s'y intéresse. 
         Silence! On bombarde, on affame.
   Déjà en 2010, dans ce pays compliqué, des menaces se manifestaient dans ce qu'on appelait parfois le triangle du diable. Des intégrismes y trouvent refuge après le désastre irakien, s'insérant dans ce pays fragile déjà divisé et animé de conflits internes. sur fond d'intérêts gaziers.
      Un pays devenu une proie facile pour les extrémismes se livrant à une guerre interposée et ouvert à la violente intervention aérienne de l'Arabie saoudite, suréquipée par l'Occident.
    On comprend comment s'explique que ce conflit soit si peu médiatisé et pourquoi la France se tait...

      Une guerre dont les enjeux sont occultés:
...Le Yémen est un des théâtres de la féroce lutte d’influence entre l’Arabie saoudite et l’Iran, qui se joue aussi en Syrie ou en Irak. Mais la guerre agit aussi comme le révélateur d’autres fractures, notamment celle entre le nord et le sud du pays. Alors que le conflit semble enlisé et que la situation humanitaire devient intenable, le Yémen semble menacé de destruction massive. Dans ce contexte, les djihadistes, à commencer par Al-Qaida dans la péninsule Arabique (AQPA), tapis en embuscade, voient des opportunités à saisir.

....Il revient à quelques fonctionnaires du Fonds monétaire international (FMI) d’avoir, involontairement, allumé l’étincelle d’une situation qui n’attendait que d’exploser. En 2014, sous pression de l’institution financière, le pouvoir de l’époque – avec à sa tête le président Abd Rabo Mansour Hadi – annonce la suppression de subventions sur les produits pétroliers. Les manifestations s’étendent,...
    Le pays est devenu tragiquement un otage.
         La population paie un prix très lourd les affrontements qui la dépassent.
                      Une tragédie à nos portes.
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Sécurité et liberté

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Vigilance citoyenne
                                    " Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux."
        A l'heure où nous vivons (mal) une restriction sévère de certaines de nos libertés, il est bon de faire quelques rappels simples.


   La liberté est un absolu et les libertés civiles et politiques constituent des valeurs qu'il est toujours nécessaire de défendre, dans une histoire qui les remodèle et les redéfinisse sans cesse.  Mais il n'y a pas de libertés sans lois, comme le signale Rousseau. Sans lois justes et équitables, démocratiquement établies et véritablement appliquées, toujours améliorables.
   Mais cet équilibre entre liberté et obéissance, soumission réfléchie  aux lois; est toujours imparfait et parfois menacé. Il doit toujours être repensé.
   Parfois, il arrive que les pouvoirs sortent des limites qui leur sont assignées et que l'arbitraire et des intérêts privés  viennent à s'imposer ou à entraver les libertés ou que les valeurs sécuritaires prennent le pas, provisoirement ou plus durablement, sur les libertés fondamentales
    En des temps d'exception, il arrive qu'il faille restreindre certaines libertés pour le bien commun, parfois de manière urgente. Comme en ces temps dites "de guerre", où pour le bien de tous, la force de l'Etat s'octroie, après débat en assemblée ou dans l'urgence, de limiter la liberté d'aller et venir, de se rassembler. On comprend facilement les raisons de cette dérogation qui doit rester temporaire.
  Mais le droit de presse et le droit à la libre critique ne doivent pas, eux, être jugulés. Comme en temps de guerre où souvent la première victime est souvent la vérité, où la propagande prime sur l'analyse lucide et informée.
  A période d'exception, droit exceptionnel. Pour un temps déterminé qui doit faire l'objet d'un débat.
   En 1914, le parlement a réussi  à conserver l'essentiel de ses prérogatives, tant bien que mal.
      Certains s'inquiètent de l'étendue des pouvoirs discrétionnaires que l'Etat peut s'octroyer parfois:
 La loi du 23 mars s’inspire, elle, de la loi de 1955 prise au début de la guerre d’Algérie, et accorde au premier ministre des pouvoirs importants, sans autorisation judiciaire, qui lui permettent de limiter la liberté d’aller et venir, de se réunir, d’entreprendre et lui donnent la possibilité d’ordonner toute réquisition de biens ou de services : des « pouvoirs exorbitants » pour la Ligue des droits de l’homme, et ce « régime d’exception, par nature..
   Le droit du travail se trouve provisoirement restreint ou revu. On en comprend la nécessité pour un temps limité, avant une restauration progressive des règles communes.
 C'est aux organismes régulateurs et aux citoyens d'être vigilants et de pas devenir passivement victimes de restrictions du droit du travail, de surveillance généralisée à la chinoise, de l'arbitraire de pouvoirs profitant du désarroi et de la peur parfois instillée, comme le voyait déjà Machiavel. Instrumentaliser la crainte réelle ou fabriquée est la pire pratique d'un pouvoir qui veut avoir les coudées franches, contrôler durablement les masses.
  Bush et les néoconservateurs ont abusé de la loi Patriot Act à la faveur des mesures prises après les attentats de New York. Pire, aujourd'hui en Hongrie, V.Orban s'est octroyé quasiment les pleins pouvoirs à la faveur des mesures de confinement. Il remercie le coronavirus, venu fort à propos.
  Les risques ne sont pas abstraits. La vigilance citoyenne s'impose toujours. Les circonstances exceptionnelles peuvent être l'occasion de dérapages sévères, comme l'article 16, toujours en vigueur dans notre constitution. L'examen des mesures prises parfois n'est pas un luxe, car les failles ou ses détournements du droit peuvent se glisser partout.
  Et les techniques de manipulation ne manquent pas.
 La Sécurité est nécessaire, mais pas prioritaire en droit, toujours subordonnée qu'elle doit être aux valeurs de liberté.
                 “Nous vivons une période extraordinaire. […] Le coronavirus indique une transformation radicale, du type qui ne se produit qu’une fois par siècle et qui fait éclater toutes les idées communes d’avant. Toutes les conditions qui ont mené à la Première Guerre mondiale, puis à la crise économique de 1929 sont à nouveau réunies. Depuis des décennies, la désindustrialisation, la délocalisation des emplois, puis l’automatisation ont privé de nombreux travailleurs de leur sentiment de sécurité et de leur dignité, ce qui, dans les pays occidentaux, les a rendus vulnérables aux démagogues. Dans le même temps, le ralentissement de la modernisation économique ou le processus bâclé d’urbanisation lancé par les puissances ‘en rattrapage’ comme l’Inde ou la Russie ont créé, de façon prévisible, la base politique pour des figures et des mouvements d’extrême droite.
     Cette crise remet l’État au centre. Mais il serait judicieux de se souvenir que,] entre la Première et la Seconde Guerre mondiale, l’État a tellement pris le contrôle de ses citoyens que certains pays sont carrément devenus fascistes. L’histoire des guerres et des génocides dans la première moitié du XXe siècle nous apprend que l’accumulation de ‘bio-pouvoir’ – la technologie de contrôle et de manipulation d’un grand nombre d’humains – peut permettre des crimes épouvantables. De toute évidence, les techniques de surveillance à la disposition de l’État contemporain, comme cela est manifeste en Chine, ne peuvent que limiter encore davantage les droits humains et les libertés. Le Léviathan est de retour.” (Pankaj Mishra)

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Point d'histoire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

A propos de Dunkerque
                  Ce film aux gros moyens mais méritant discussion.
      Où le spectaculaire fait oublier l'essentiel.
  Un film n'est pas un récit mais peut beaucoup fauter par ses silences et ses parti pris, dans ce qu'il suggère, donne à voir, avec ses choix implicites.
       Rien n'est dit sur la formidable résistance des forces françaises pour permettre à l'essentiel de l'armée anglaise d'embarquer malgré tout, sur le jeu le plus souvent masqué des décisions finales des alliés et même sur certaines tentatives pour faire obstacle à des velléités françaises de passage vers la mer et une certaine duplicité des responsables britanniques.
      Ce que rappelle bien Dominique Lormier dans Dunkerque.
           D'une façon générale ce film contribue implicitement à accréditer l'idée fausse, longtemps entretenue, que cette issue tragique était inéluctable et que, de façon générale, le cours  de cette invasion et ses  suites étaient inscrites dans une sorte de destin historique.
      Certes, l'histoire tut ce qu'elle fut, avec ses aléas, ses imprévus, ses impréparations, ses erreurs stratégiques et tactiques, ses fautes. Mais, sans faire de l'uchronie naïve et facile, on ne peut s'empêcher de se demander, comme Churchill et d'autres, ce qui se serait passé à certains moments clés et si, à certains moments, le cours des événements n'aurait pas pu être différent.
      Oui, la déroute dunkerquoise aurait pu être évitée et la défaite finale n'était sans doute pas inéluctable comme le remarquait en leur temps De Gaulle et d'autres.  Les combats auraient pu se poursuivre ailleurs, comme le craignait Hitler, presque étonné que la signature de l'armistice soit intervenue si tôt.
     L'idée de Blitzkrieg rapide,facile et invincible est une légende, un mythe entretenu par ceux qui souhaitaient secrètement ce que Bloch appela l'étrange défaite.
    L'armée française était loin d'être sous-équipée et il y eut plus d'un moment dans l'avancée de Guderian où les troupes allemandes furent mises en sérieuse difficulté, faisant craindre au Führer un risque d'échec, de renversement de situation.
    L'attitude de l'armée française ne fut pas celle de débandades généralisées, même si le comportement des officiers ne fut pas toujours exemplaire, si l'Etat Major faillit sur plus d'un point et si les transmissions furent plus que défaillantes.
           La bataille de Stonne en témoigne, à partir du 15 mai 1940, par exemple, dont le général allemand Paul Wagner disait: Il y a trois batailles que je n'oublierai jamais :Stonne, Stalingrad et Monte Cassino.
     Une occasion manquée, sans doute.
  Oui, la déroute dunkerquoise aurait pu être évitée et la défaite n'était pas inéluctable.
              Bref sur cette guerre, bien des préjugés sont à rééxaminer.
  Malgré la défaite sur le littoral, l'armée française dans globalité n'était pas tactiquement en déroute:
        Les combats pouvaient donc se poursuivre encore quelques semaines, d’autant que l’armée allemande commençait à rencontrer de sérieux problèmes logistiques, à cause de l’élongation de ses lignes vers le sud et l’ouest de la France. «L’idée d’une France ne capitulant pas était le cauchemar de Hitler», affirment les auteurs sur la base des travaux récents d’historiens militaires allemands. Pour arriver jusqu’à la Méditerranée, les troupes allemandes auraient dû mener encore de longs et durs combats - d’autant qu’on sait aujourd’hui que la Blitzkrieg (guerre éclair) relève davantage de la propagande de Goebbels que de la réalité militaire...."
   Un débat qui doit se poursuivre...
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Le mythe de la guerre éclair (Karl-Heinz Frieser)
Comme des lions.
- Défaite fraunçaise, victoire allemande sous l'oeil des historiens étrangers.
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En avril...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

...Ne te découvre pas d'un fil
                   Et surtout....évite d'être fébrile. La bête rôde toujours.
       Ne pas baisser la garde.  Prudence, prudence...
 Une aussi longue attente, qui elle n'est pas mortelle. Seulement plus difficile pour certains. Très difficile parfois. Les inégalités sautent aux yeux.


    Un mois "blanc" nous attend. De longs jours encore entre parenthèses. Sûrement.
  Peut-être le mois crucial dans cette sorte de descente vers l'abîme. Avant l'éclaircie, le mois de mai, où l'on ne fera pas   encore sans doute ce qui nous plaît.
   La confiance durera-t-elle dans" l'économie de guerre" qui va durer, une confiance qui joue un rôle important en économie, dans la monnaie comme dans l'avenir.
  Car toutes les certitudes sont balayées, dans cette crise pas comme les autres
    Nous entrons en terra incognita, une transition vers un monde à reconstruire. Sur des bases différentes, une logique contraire à celle dont nous dénonçons aujourd'hui les effets pervers.  Même, ô miracle! des économistes comme Elie Cohen, dans C'est dans l'air, étaient les apôtres de la sainte mondialisation sans limites. Avec les accents de Roosevelt exigeant un effort de guerre sans précédant et une réorientation rapide et radicale des industries majeures. Mais attention: on en a vu beaucoup, en 2008, clamer un changement radical. et oublier leurs annonces quelques mois plus tard. Rebâtir notre souveraineté, dit Jupiter:  conversion ou souci d'apaisement?
  Dans les jours d'après, le temps sera aux nouveaux bâtisseurs inspirés, on le souhaite, par l'esprit des reconstructeurs de 1945.
    La tâche n'est pas sans risques et sans coûts, mais est prometteuse si on révise nos logiciels économiques rapidement. Il faudra une nouvelle donne politique, menée par des équipes résolues, désintéressées et courageuses. La politique ne se fait pas à la corbeille, répétait De Gaulle, soucieux de souveraineté équilibrée.
  Dans le cadre d'une Europe à reconstruire. Les grandes peurs peuvent être occasion de renouvellement. Sans concurrence absurdes. Avec des projets crédibles.
Pas question de rester l'arme au pied et de perdre la mémoire, comme trop souvent après chaque crise.
  Attention aux poissons d'avril!
Dans cette période inédite, mais qui n'était pas imprévisible, seul l'espoir raisonnable peut aider à tenir.
  La logique du pire, comme disait Rosset, peut nous amener à aimer la vie comme jamais, elle dont nous avions perdu le mode d'emploi.
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