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Au nom du vert

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

La France se réveille plus verte.
                                                      Mais le résultat des urnes n'est pas en lui-même décisif. Des élections sont-elles suffisantes pour enclancher une reconsidération fondamentale de nos objectifs industriels, financiers et sociaux? Surtout à l'échelle de la planète. Pour entraîner une mutation de nos options fondamentales et nos évidences d'antan.
   Autre chose que du Green washing de circonstance et d'apparence.           L'opportunisme parfois règne en maître.
Il y a vert et vert, le vert devenant un  simple alibi de vente, en suivant la pente d'un néo-romantisme entretenu.
   Il  y a vert et vert et il y a ceux qui contestent toute véllèité d'action rt qui voient rouge quand on leur parle vert, sans nuances et sans distinction. Les climatosceptiques, radicaux comme Bolsonato et Trump ne doivent pas faire oublier ceux qui défendent dans l'ombre les droit aux affaires sans contraintes et sans limites, malgré les évidences. Il y a un consensus de plus en plus grand de scientifiques qui sonnent le tocsin.
  L'écologie n'est pas une religion, ni une idéologie ni d'abord un mouvement qui se voudrait politique.
    C'est d'abord une science. Celle des conditions du vivant, de son rapport avec le milieu naturel et des incidences de notre action sur les écosystèmes. Science qui a donné naissance à divers mouvements qui revendiquent de nouvelles orientations en matière de développement économique et social, un nouveau regard sue certains dogmes cartésiens. Mouvements dont on peut contester la cohérence et la valeur, même si les modalités doivent être discutées.

Markering ou journalisme?

Mais rejeter dans les ténèbres de l'erreur l'ensemble des prises de conscience, des actions et des engagements de ceux qui s'engagent pour réduire les risques avant qu'il ne soit trop tard, c'est participer d'un aveuglement coupable, celui d'un libéralisme étroit et à courte vue. Comme Valeurs Actuelles qui passe son temps à diaboliser  toutes prises de conscience salutaire. Au service d'intérêts qui financent ou pour vendre du papier. Sans doute les deux.
  Notre Zemmour national entre dans ce jeu avec des amalgames dont il a le secret.
   L'épisode du covid en cours relance la nécessité de nouvelles prises de conscience.
   La crise écologique s'accentue et les évolutions en cours affectent des domaines variés.
Il ne fait pas de doute que nous entrons dans un nouveau monde, qui implique d'autres modes d'actions, encore largement inédites. ... qu’au sortir de la crise, les choix politiques des gouvernements, tant au niveau de la coopération internationale que de l’importance accordée aux impératifs de transition écologique, structureront l’état du monde de demain....
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Jérusalem: le noeud gordien

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(Déjà trois ans...)

 

Jerusalem: sainte ou maudite? 
                                             A la suite de l'initiative de Trump, surtout destinée à une partie de son électorat, on peut craindre que l'initiative concernant Jérusalem ne débouche sur une action violente, réveillant de vieux antagonismes politico-religieux bien partagés.

       Sans forcément présager le pire, la voix de l'ONU étant inaudible, l'Europe étant muette, la ville est une poudrière, surtout que Netanyahou cherche par tous les moyens à faire oublier ses multiples casseroles et les réactions hostiles à son égard dans son pays.
      Comme souvent, surtout depuis  un demi-siècle ,  Jérusalem, ville "partagée" et contestée, au statut hors du commun, devient le lieu d'enjeux extérieurs, le point de fixation de passions, où de nouvelles Croisades se font jour régulièrement.
     Surtout depuis les provocations de Sharon sur l'esplanade des Mosquées et la montée en force de l'extrême droite israëlienne, profitant de la colonisation galopante de la Cisjordanie, rendant ainsi aujourd'hui impensable la création d'un Etat palestinien envisagé initialement sous l'oeil vaguement et formellement réprobateur du parrain américain.
     La radicalisation US et israëlienne rallume un conflit potentiel, qui à vrai dire n'a jamais cessé.
Jérusalem est le nœud gordien dont on voit pas comment il pourra être tranché, quand on considère l' histoire compliquée d'une ville de si vieille tradition historique, qui plonge ses racines dans un long passé mythico-religieux.
    Le jeu des passions exacerbées ferait regretter à certains l'époque pré-balfourienne.
 Comme le disait l'historien israëlien Marius Schattner, évoquant une histoire encore brûlante, où les mythes ont la vie dure..

   Comme d'autres, devenus inaudibles:
        Nombre d'Israëliens,  d'arabes israëliens et de Juifs hors Israël pointent un danger mortel, comme Yakov Rabkin ou Norman Finkelstein. 
M. Rabkin dénonce les politiciens israéliens qui déclarent agir au nom du peuple juif sans se soucier des effets néfastes de l’activité de l’armée israélienne sur l’image du juif dans le monde. Il déplore que l’allégeance à l’État d’Israël ait depuis longtemps remplacé le judaïsme comme ancrage principal de l’identité juive.
      On voit mal pour l'instant comment rompre l'engrenage, maintenir le fragile équilibre, éviter le risque renforcé de radicalisation et d'islamisation. Attiser les extrêmes, cela s'appelle jouer avec le feu.
              Seul un processus de laïcisation et de démocratisation bilatéral pourrait faire sortit de l'ornière des tensions d'un autre âge. Et la clé essentielle du problème se trouve à Washington. C'est mal (re)parti...
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L'arme du doute

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Business et questions      [ Bis repetita...]
                                    Le doute, qu'il soit cartésien, méthodique ou plus modeste et circonscrit, est toujours une attitude qu'il importe de valoriser en toutes circonstances. Que soit dans la vie quotidienne, dans la recherche d'informations, ou dans celui de la recherche ou des débats scientifiques.
     Le doute est libérateur quand il est animé par le désir de sortir d'un dogmatisme trompeur,  de rechercher une vérité plus satisfaisante, d'oser penser par soi-même, comme disait Kant. C'est toujours possible, à des degrés divers, toujours libérateur.
    Mais le doute peut être instrumentalisé, utilisé à dessein comme un moyen d'instiller un soupçon, de faire naître une résistance vis à vis de connaissances pourtant bien ou assez bien établies. Parce qu'elles gêneraient, remettraient en question des vérités qui dérangent, qui mettent en péril des intérêts bien établis, un business fructueux, contestés par des esprits suffisamment éclairés et indépendants.
     C'est le cas bien connu des défenseurs du business de l'amiante, ce poison qui n'a pas fini de faire des ravages et dont les dangers ont été signalés dès le début du XX° siècle.
   C'est le cas, tout aussi connu du lobby des cigarettiers, toujours en action, qui dépensent des sommes pharaoniques pour produire des rapports à l'aspect "scientifique" pour justifier la poursuite de leurs affaires très juteuses, au détriment de la santé publique.
   Le plus insidieux, c'est lorsque une industrie, aux productions dûment contestées pour leurs méfaits, soudoient des "experts" complaisants pour susciter des questions là où il n'y a plus lieu d'en poser, pour relancer des recherches biaisées, pour éviter que le dernier mot de soit donné à ceux qui  ont fermement établi la nocivité de produits devenus d'un usage commun. 
    Au niveau politique, local ou plus large, des firmes savent aussi y faire pour influencer les débats sur les questions sur les réglementations ou des interdictions. Parce qu'elles ont de puissants moyens.
  C'est ce que montre bien, et depuis des années, certaines enquêtes, comme celle sur les produits à base de glyphosate,la molécule la plus utilisée au monde.
    Le dossier est déjà lourd. Les études de Marie-Monique Robin sur le sujet sont décisives, mais pas uniques.
    Ce qu'on a appelé la manufacture du doute dans différentes productions contestées, dont le monde rapidement grandissant des perturbateurs endocriniens.
   Parfois des questions légitimes peuvent encore se poser, mais il est des points qui ne peuvent plus être contestés sans être partisans intéressés.
   Mettre la science à l'abri des pressions de certains intérêts privés, dont le but est de distiller le doute, est aujourd'hui plus qu'hier un projet nécessaire, un combat permanent.
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La Chine avance...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

...Ses pions numériques.
                    Brûlant les étapes à grande vitesse.

                                                                         Big brother de demain?
      Sur de nombreux plans, les avancées de la Chine en matière scientifique et technologique ne cessent de nous étonner. Son grand bond en avant en cours semble ne pas devoir connaître de limites. La Chine 4.0 est en route.
     Elle brûle les étapes dans de nombreux domaines, même dans les secteurs de pointe, comme la robotique.
    Mais même s'il y a lieu d'éviter la sino- admiration béate, voire la sino-lâtrie (sans tomber dans la sino-phobie) il y a lieu de s'interroger sur certaines applications en cours.
     Il est un point sur lequel des questions se posent avec une certaine inquiétude: celui du développement rapide des technologies basées sur la reconnaissance faciale, qui progressent à grande vitesse, en même temps que le déploiement rapide des caméras de surveillance presque omniprésentes.
         Presque partout, les personnes peuvent être suivies et reconnues, sans que pour l'instant personne ne semble s'interroger là-bas  sur les dangers de ce développement rapide et performant dans de nombreux lieux publics et qui n' a pas qu'un but utilitaire.
       Ce système performant, conçu pour assurer la sécurité des citoyens, a été déployé dans de nombreuses municipalités chinoises. D'ici 2020, près de 600 millions de caméras devraient être installées dans le pays. Certaines d'entre elles, dont le nombre reste secret, sont dotées d'outils de reconnaissance faciale et permettent d'associer une identité aux visages filmés. D'autres se contentent d'en identifier l'âge, le sexe ou certains traits physiques. 
     On peut facilement imaginer, étant donné la nature du régime, que ces nouveaux moyens sophistiqués peuvent être facilement utilisés pour le contrôle des personnes et des foules à des fins sociales et  politiques.
     Il y aura bientôt une caméra pour deux habitants. Difficile de passer entre les mailles de ce nouveau Big Brother.
         Le Wall StreetJournal a expliqué l’intention du régime chinois d’installer quelques 600 millions de caméras à reconnaissance faciale CCTV dans le pays – soit une pour trois personnes, alors qu’il en existe déjà 176 millions aujourd’hui. Le pays est aidé dans sa tâche par l’obligation pour tout citoyen de plus de 16 ans d’enregistrer auprès des autorités une photo d’identité. Une réalité un peu trop proche de la fiction…
       Nous voilà entrés dans un type de société où la surveillance généralisée tend à devenir la norme. Un monde que Orwell n'aurait même pas imaginé.
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«Plus on est habitué à être observé, moins on est sensible aux atteintes à la vie privée» (A.Rouvroy)
          - "Notre liberté est en permanence sous haute surveillance électronique. Les technologies informatiques ont permis d'augmenter ce que les spécialistes appellent notre "traçabilité". Nos activités, nos conversations, nos goûts et nos centres d'intérêts laissent des traces dans les multiples systèmes informatiques qui gèrent notre vie quotidienne. Toutes ces données sont collectées, centralisées et mémorisées par des organisations publiques ou privées qui peuvent connaitre à tout moment le "profil" de chaque individu._Fichiers informatiques, téléphones portables, internet, association de la carte de crédit et du code barre, réseau Echelon, voici les moyens par lesquels notre liberté est devenue très surveillée..._________________________

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Le mot du dimanche

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

__ USA: Le grand bond en arrière.
            Ce n'est pas rassurant pour nous non plus...

__ Du rififi à Damas.

__ Fessenheim: ça va être long.

 
__ On ne tire pas sur une ambulance.
 
__ Il a dit "vert", notre grand penseur.


__ Un (gros) souci d'Angela.

__ Dans les coulisses de la Maison Blanche.

__ Des insectes et des hommes.

__ Le juge et le politique.

__ Même le yachting est déprimé.

__ Le premier ministre et l'hôpital.

__ Pauvre Liban!
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Facebook contre FB

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Une puissance ambiguë
                                     La juteuse plate-forme de Mark Zuckerberg est comme une nébuleuse qui prend des proportions gigantesques, pas loin des plus grands aux USA, atteignant 300 milliards de dollars à Wall Street, devenue sixième puissance de capitalisation boursière de la planète.

   Ce puissant réseau social qu'il est devenu permet d'échanger des informations de toutes natures  entre particuliers et entre organisations diverses, quelles quelles soient. 
     Mais ce géant n'est pas à l'abri de polémiques, qui ne sont pas nouvelles. Sa puissance pose problème, comme ses excès et ses laxismes, sa passivité coupable et un grand nombre de dérives, qui peuvent avoir des incidences politiques.
     On lui a souvent fait grief de jouer avec la complicité naïve des personnes pour les entraîner vers toujours plus de contacts  de courses aux like, de recherches inconsidérée d' amis et d'amener à liker de manière infantilisante  mais profitable pour la cagnotte de Zuckerberg.
      Nombre de critiques ont déjà été émises concernant les questions tournant autour de la vie privée, sa sécurité et un certains nombres de pratiques non orthodoxes.
      Devenu un miroir de notre ambivalence, FB n'a pas son pareil pour profiter des vulnérabilités de l’homme, comme le dit Sean Parker, un ancien repenti de la maison. Car les critiques de fond fusent aujourd'hui de l'intérieur même de l'organisation, de la part de pionniers qui ont assisté à des dérives progressives.
   Et ils n'y vont pas avec le dos de la cueillière:
                                                         « Mes enfants ne sont pas autorisés à utiliser cette merde »« Dieu sait ce que ça fait au cerveau de nos enfants », « un mélange dangereux »… Ces dernières semaines, plusieurs anciens cadres de Facebook ont fait publiquement part de leurs inquiétudes face à ce qu’était devenu le réseau social au point d’exprimer parfois leurs remords d’avoir contribué à son succès....
        Sean Parker a expliqué début novembre à Axios que Facebook exploitait les vulnérabilités psychologiques humaines pour pousser les utilisateurs à publier toujours plus de contenus et obtenir, en récompense, des réponses et des mentions «J'aime». «Dieu seul sait ce qu'ils font aux cerveaux de nos enfants», s'était-il alors alarmé.
       Et surtout, sans doute plus pertinent: "Nous avons tous désormais accès à une quantité d’informations pertinentes bien supérieure aux capacités attentionnelles dont nous disposons pour en prendre connaissance. Il convient donc de mettre au premier plan de nos analyses une nouvelle rareté : l’attention.... 
   L'attention, une faculté malmenée de nos jours, dont le déficit progressif explique bien des problèmes scolaires, entre autres.
         FB ne fonctionne le plus souvent que grâce à notre complicité, mais une complicité stimulée, facilitée, entretenue. C'est le miroir de nos ambivalences, disait quelqu'un. Etre connu et reconnu, dans une solitude sociale de plus en plus grande.
     C'est le domaine du net-narcissisme, engendré par la frustration et l'envie, un domaine plein de pièges tendus, le domaine de la pensée binaire, du suivisme et du conformisme, du recul de la réflexion autonome. Dans l'univers mondialisé et uniformisé de la pensée binaire libérale, tous les avis se valent. Il n'y a plus de magistère de la pensée.
        Mark Zuckerberg proteste et veut s'amender. Mais le voudra-t-il et le pourra-t-il, étant donné les puissant intérêts qu'il défend? Il ne suffit pas d'être philanthrope et d'aspirer modestement à la présidence future des USA...
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Au bord de l'annexion?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Un  tournant?
                Les résistances s'accumulent concernant le projet de Netanyahu de procéder à l'annexion d'une plus grande partie de la Cisjordanie et du Jourdain, contre toutes les règles internationales. Un contournement de plus, mais majeur.
        Les critiques pleuvent aussi maintenant dans son pays, beaucoup voyant déjà les conséquences incalculables de cette nouvelle mesure, leurs risques, non seulement au regard du doit international, mais aussi de l'intérêt d'Israël bien compris.
   Même dans son propre camp, on n'est pas tendre vis à vis d'un projet encouragé pas les extrêmes et on souligne les risques d'un telle opération. On ne mâche pas ses mots, avec la même lucidité que Rabin en son temps, qui le paya de sa vie:

            "...Oui, l’épidémie de coronavirus a mis à terre l’économie palestinienne. La plupart des Palestiniens ne sont plus payés, leurs banques sont fermées. Ces gens étaient déjà humiliés encerclés, que leur reste-t-il si on les dépossède en plus de leurs terres unilatéralement ? Ils ont beaucoup d’armes. On risque d’assister alors à une nouvelle compétition entre le Fatah et le Hamas pour récupérer de la légitimité à travers la lutte. Le Hamas a déjà déclaré que l’annexion était une déclaration de guerre. Israël sera bien obligé de riposter. Cette troisième intifada nous replongera dans une cercle vicieux et je me demande si ce n’est pas précisément ce que cherche le Premier ministre.    Cela lui permet de détourner l’attention de l’opinion des tribunaux où il doit répondre de ses actes, mais surtout de créer un contexte qui le rend incontournable. C’est ce qui rend notre démocratie si fragile et c’est ce que notre Cour suprême ne comprend pas : les dictatures sont renversées par des révoltes populaires mais les démocraties, elles peuvent se transformer en régimes autoritaires sans qu’une goutte de sang soit versée. Peut-être qu’un jour on finira par dire qu’Israël fut une démocratie, on en parlera au passé...."   Si nous ne sommes plus démographiquement et culturellement majoritaires dans un seul État qui aura annexé les territoires palestiniens entre la Méditerranée et le Jourdain, oui, ce sera un État d’apartheid qui entraînera un cycle de violences infini. C’en sera fini des valeurs qui sont à l’origine de notre déclaration d’indépendance....
                 Une annexion qui ne fera que se poursuivre, dans le silence général ou les protestations molles, malgré les condamnations des instances internationales.
 La presse la plus modérée insiste sur les conséquences dramatiques qui ne feraient que prolonger un état de fait très dégradé.
   L'Europe, comme à son habitude, réagit mollement. L'Allemagne se tait, juste un peu gênée, mais on sait pourquoi, contribuant à entretenir la confusion entre critique de la politique d'Israël du moment et antisémitisme, ce qui ne peut déplaire à Tel Aviv.
                                                    Du côté du Jourdain, les choses peuvent vraiment très mal se passer, surtout tant que Trump servira d'appui et de caution.. Une période de grands dangers se met en place...
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La ville se meurt

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

...La ville est (presque) morte.
                        On achève bien les centres-villes.
      Une ville peut se dépeupler, lentement ou rapidemet pour plusieurs raisons.
        Le cas de Détroit après la crise de 2008 et l'effondrement de l'industrie automobile en est un exemple récent.
   Mais ce qui pose problème aujourd'hui, de manière plus générale, c'est la perte de substance des centres des villes moyennes, depuis une vingtaine d'années, du fait de la disparition ou de l'exode massif des commerces de proximité au profit des espaces commerciaux extérieurs, qui drainent la clientèle là où "on trouve tout" facilement, de l'alimentation aux loisirs en passant par le bricolage et la restauration....et même ce à quoi on n'aurait pas pensé.
       No parking, no business. Le slogan américain a été suivi un peu partout, sans résistance des consommateurs.
   Il suffit de voir ce qu'est devenue une ville de 10 à 20.000 habitants: un quasi-désert. Des agences bancaires, immobilières, des coiffeurs, quelques services....Une activité réduite à une peau de chagrin. Des soirées assez sinistres, des week-end tristes. Des centres urbains désertés, sans vie.
        La surproduction de surfaces de vente en périphérie a créé les conditions de ce déclin, qui renforce une régression des relations de voisinage, de la vie associative, de la vie tout court. Parfois même le boulanger ou le boucher s'est exilé. Comme s'en plaint par exemple le maire de Perpignan: 
« ... La situation est catastrophique : sur les trois dernières années, 300 000 m2 de superficies commerciales ont vu le jour et 100 000 m2 sont déjà prévus pour la suite. Une multiplication des centres commerciaux aux effets dévastateurs : un quart des commerces du centre-ville ont déjà fermés. Cette concurrence exacerbée a des incidences directes sur l’emploi, avec une baisse de 10% des salariés, et fragilise la viabilité des commerces restant avec une baisse d’un tiers de leur chiffre d’affaires ».
Selon le parlementaire, une « spirale infernale» se met alors en place : la fréquentation du centre-ville diminuant, les commerces baissent en qualité, la ville perd en attractivité, « notamment auprès des classes moyennes et supérieures qui préfèrent partir emménager en périphérie », amplifiant d’autant plus la paupérisation du centre-ville.....
    L’étude PROCOS précise : «le nombre de commerces en cœur de ville reflue depuis 12 ans, il a diminué en moyenne de 3,7 %. Alors que dans le même temps, le parc des surfaces commerciales français a doublé, passant de 70 millions à près de 140 millions de mètres carrés »
         Les centres-villes sont donc en péril, ainsi que les villages environnants, mais on ne s'attaque pas aux causes principales. La proximité recule: Face à la disparition du commerce de proximité partout en France, et jusque dans des villes de taille conséquente comme Le Havre ou Saint-Etienne, le gouvernement s’apprête à annoncer une série de mesures. Mais pas question, bien entendu, d’instaurer un moratoire sur l’implantation de grandes surfaces en périphérie. Au nom de la liberté, Bercy s’y oppose. C’est la même comédie depuis la loi Royer de 1973. Régulièrement, les responsables politiques feignent de découvrir le problème et prennent quelques décisions pour masquer, en la matière, leur soumission au libéralisme sans limites. On ne voit pas de quelle liberté il s’agit quand une poignée de centrales d’achat imposent leur loi. L’Allemagne, l’Italie, la Suisse réglementent leur urbanisme commercial. Y vit-on moins libre qu’en France (Xavier de Jarcy)
       Il est devenu urgent de changer de modèle:
   le dispositif d’autorisation préalable délivrée par les CDAC est notoirement peu efficace et, malgré ses remaniements successifs, n’a jamais permis de réguler la prolifération anarchique des zones commerciales dans les périphéries des villes.
      Et la question n'est pas seulement esthétique (la laideur des entrées de villes), elle est aussi immobilière et micro/macro-politique.
     Les promoteurs et les grands groupes de distribution ont gagné, avec la complicité d'élus locaux à courte vue et/ou intéressés électoralement, au nom d'une modernité naïvement proclamée.
    Il est bien tard pour revenir en arrière et toutes les incantations comme tous les colloques restent purement verbaux.
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- L'agonie commerciale des quartiers centraux dans les petites villes : l'exemple de Parthenay
- Le cas d'Albi.
- Les coulisses de la grande distribution.
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(Trop) chers smartphones

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Nomophobie
                  Un peu, ça va. Beaucoup,  c'est problématique. Trop, c'est trop...
     Surtout pour nos ados.

                            "....Si l’on ne peut pas vraiment parler d’addiction, au sens d’une dépendance qui nécessiterait un sevrage, certains adolescents peuvent développer des comportements particulièrement toxiques vis-à-vis de leur smartphone, au point de se sentir angoissés à l’idée de ne pas l’avoir à portée de main.    Des études scientifiques récentes sur le sujet étayent l’idée qu’une nouvelle névrose se répand dans notre société aujourd’hui, et plus particulièrement auprès des adolescents, ces digital natives, ultra-connectés : l’angoisse ou la phobie de se retrouver sans son smartphone, connue sous le terme de « nomophobie ».     La nomophobie, contraction de « no mobile phobia », désigne une forme de pathologie liée aux technologies modernes, notamment au smartphone et à la peur excessive d’être séparé de son smartphone. La personne redoute alors de ne pas être en mesure de communiquer, de perdre sa connexion, de ne pas pouvoir accéder à l’information ou de renoncer à son confort...."
     Mais n'y a-t-il qu'eux qui sont concernés?
 Le portable: un grand pas pour l'humanité ou parfois  un fléau social?
Ça fait débat...comme on dit.

     Bien qu' étant théoriquement un instrument de communication (même s'il est devenu un objet à tout faire, vrai couteau suisse, multifonctionnel), de mise en relation des hommes, son usage inconsidéré, devenu souvent abusif, voire addictif,  désocialise.
  Isolement et repli sur soi narcissique sont souvent les  conséquences d' un usage devenu incontrôlé. 
Ce qui réjouit fort les opérateurs, les fabricants et les marchands.
    Comme nous le décrit le conteur Nabum, qui montre ici comment des jeunes peuvent faire tenir à leur joujou toute la place, comme si c'était la prunelle de leurs yeux,  jusqu'à en devenir invivables.
Cette fois-ci, il ne fabule pas. C'est du vécu. A l'école.
     La nomophobie (no mobile-phone phobia) peut prendre des formes inquiétantes et même quasi pathologiques.
Les plus accros seraient impulsifs.

   

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Prisons françaises

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Un contre-modèle.
                             Une société se juge à l’état de ses prisons  (Camus)
      Depuis des années, malgré les nouvelles constructions annoncées, l'état des prisons françaises est toujours aussi problématique.
    Régulièrement , des rapports notent nombre d'insuffisances et de dysfonctionnements: l'état matériel des locaux, le surnombre, la promiscuité, les violences internes, l'insuffisance en nombre et en formation du personnel pénitentiaire, etc...
   Depuis R.Badinter, les rapports se suivent et se ressemblent...comme pour les institutions psychiatriques.
     Nous faisons juste un peu mieux que la Moldavie.
  Le bilan est accablant. Dans l'indifférence la plus grande.
 La prison ne peut plus dans ces conditions jouer le rôle qui lui a été assigné.
    Le tout-carcéral est un échec et la lenteur des procédures pénales, due à une justice sans moyens suffisants, aggrave les choses.
   De plus, une bonne part des détenus relèvent de soins psychiatriques.
      Parler de scandale ne choquerait que ceux qui ont encore de la rétention carcérale une image médiévale, purement punitive. L'isolement, quand il s'impose, ne peut être que la préservation (temporaire ou non) de l'ordre public. La réinsertion sociale, dans la plupart des cas doit être l'objectif, à l'exemple de ce qui se pratique avec assez de succès dans d'autres pays. Même s'il n'y a pas de système idéal. On peut toujours évoluer vers le moins pire.
    La réhabilitation par le travail, quand il existe, devrait être repensé.
        Un long chemin reste à faire pour arriver à reconstruire un système pénal le moins mauvais possible. C'est un choix politique.
     Ce n'est sûrement pas vers le tout-répressif à l'américaine qu'il faut chercher, où là-bas il y a plus de prisons que d'écoles,, business aidant. 
    Allons-nous aussi vers une privatisation de plus en plus grande, ce que en UK on commence à cesser de faire?
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