Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Il est temps d'investir

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Pour l'éternité..
                     La valeur durable la plus sûre qui soit.
Enfin un bonne nouvelle! L'obsolescence programmée de la vie est sur le point de régresser.
    Je sais, ça va coûter cher et tout le monde ne fait pas partie des happy fews.

Mais ça vaut le coup d'investir. Quitte à emprunter, à tenter le gros lot au grattage, à gager ses biens, voire à oser un gros coup...sans toutefois vendre son âme, malgré sa valeur en baisse.
     Car qu'est-ce que une petite vie misérable de rien du tout, où l'on passe comme un courant d'air, par rapport à la vie éternelle, souvent promise, qui annonce une perspective où le temps s'abolit, dans la félicité la plus grande. Du loisir pour surfer sans limites, dans l'euphorie. Nul risque de s'ennuyer...sauf peut être à la fin.
   L'au-delà vaut le coup de s'y mettre dès maintenant.
        Certains l'ont bien compris, qui investissent dans la quête d'immortalité, au lieu de dépenser ou de thésauriser en vain. Ils nous tracent la voie, en pionniers éclairés de la Silicon Valley ou d'ailleurs.
   Ce ne sont pas des gourous un peu fêlés, des dérangés du ciboulot,
ils ont toute leur raison et s'organisent méthodiquement , comme de vrais  et jeunes businessmen éclairés, qui voient loin, loin...
    Des start-up de Monterrey, des neurologues enthousiastes, des Peter Thiel ayant pignon sur rue, mais aussi quelques milliardaires russes sont prêts à tout pour vous aider à vous faire oublier la fatale échéance, celle que Freud avait appelée la plus grande blessure de l'humanité...
     Vraiment la mort est devenue hors d'âge et il serait indécent d'y céder encore. Une révolution biocybernétique est en marche, ne riez pas, même un médecin français y croit  Une révolution médicale et philosophique est en marche. Le combat contre la mort va s’intensifier, annonce ainsi le chirurgien-urologue français Laurent Alexandre. La mort deviendra un choix et non plus notre destin. 
      On vous demande d'y croire et c'est la foi (et beaucoup de dollars) qui sauvent, c'est bien connu.
  En 2045, Google vous le dit, on sera prêt. En attendant, patience! cryogénisez-vous. C'est un peu cher, mais empruntez ou volez, ce n'est pas rien.
   On vous réveillera, quand sonneront les trompettes de l'éternité.
 Le transhumanisme est à notre portée, mes frères en intelligence artificielle.
     Mon grand père aurait souri. Mais l'impensable d'hier paraît réalisable dans un futur proche.
  Les anciennes limites se voient repoussées, autour de nous comme en nous: l'homme augmenté est en route. Mais vers des horizons insoupçonnés. Exciting! 
__         Certains sceptiques diront que si certaines anticipations semblent prometteuses, d'autres s'apparentent à de gentilles rêveries ou à des fantasmes pervers, où l'idéal mythique de perfection humaine renoue avec une vieille tradition, recyclée au goût du néo-scientisme et du technicisme naïf triomphants.
   Hommes de peu de foi qui doutent: L'imperfection naturelle et morale de l'homme et finalement sa mortalité ne seraient-elles pas des donnée largement incontournables?
 Le transhumanisme  n'est pas une auberge espagnole aux contours flous, côtoyant le posthumanisme, véhiculant une notion de progrès revue et corrigée à l'époque de l'homme bionique.
_____ Le biologiste, Jacques Testarfait partie des esprits chagrins, ceux qui critiquent les nouveaux pionniers qui nous promettent tant pour sortir enfin de notre finitude, cette erreur de la nature.
 Dans son pessimisme christiano-kantien, il pense que, d'un côté" ....se profilent, d’abord pour de grands handicapés, des dispositifs intégrés au cerveau pour en augmenter l’efficacité ou pour lui permettre d’entrer en relation avec l’extérieur ou avec la machine, sans la médiation usuelle de la parole ou de l’écriture. Le « génie tissulaire » promet aussi de remplacer chaque organe défaillant par du neuf, régénéré in situ comme la queue des lézards ou reconstruit avec des cellules souches greffées.De tels projets vont bien au delà des gadgets, telle la puce électronique introduite sous la peau pour commander l’ouverture d’une porte, qui ne sont que des dispositifs facilitateurs transformant l’homme en robot plutôt qu’en surhomme.
    Mais il énonce aussi: Plus inquiétante, la dernière famille des propositions pour forcer les capacités humaines concerne des propriétés héritables, quand la faculté nouvelle est tellement intégrée à l’organisme qu’elle en devient indissociable et sera transmise à la descendance. Ce caractère d’héritabilité correspond à un changement d’espèce et c’est ce qui fait la gravité de tels projets.
 Les transhumanistes, puissants aux USA parmi les chercheurs les plus brillants (et bien présents mais discrètement en Europe), sont persuadés qu’à l’échéance de quelques décennies, le cerveau sera bien plus performant et aussi que l’immortalité sera possible. Les mêmes sont souvent en faveur de l’élimination de populations entières car il faudra bien faire de la place pour les surhommes inusables .Au-delà de la transgenèse et grâce à la « biologie synthétique » qui emprunte autant à l’informatique qu’à la biologie (avec un zest de physique grâce aux nanotechnologies), des perspectives glorieuses surgissent.En 2010, les médias annoncèrent que le généticien Craig Venter aurait « créé la vie » parce qu’il avait substitué un ADN de synthèse à celui contenu dans une bactérie . Sans négliger cette performance technologique on est bien loin de créer du vivant quand on se sert d’un être déjà vivant (la bactérie privée de son ADN) comme réceptacle d’une molécule inerte (l’ADN) pour reconstituer un nouvel être vivant.. Mais le délire des transhumanistes ne s’arrête pas à cette stratégie du haut vers le bas promue par C Venter, ils promettent plus fort : du bas vers le haut en assemblant des molécules inertes pour construire des organismes vivants complètement inédits, pourquoi pas des humanoïdes puisque toute frontière entre l’homme, l’animal et la machine ne pourrait que relever d’une idéologie passéiste?... 
La place de l’homme devient relative : on nous promet la création de machines intelligentes, combinaisons de l’humain et du machinique, libérées de la violence et du sexe, et capables de s’autoreproduire. La démesure mais aussi la déculturation à l’œuvre dans les projets transhumanistes, est évidente avec le MOP (macro organisme planétaire) dans lequel les individus, dépourvus d’identité, seraient reliés entre eux pour former un monstre unique dont le cerveau serait le réseau internet…"
                    Mais le salut sera californien ou ne sera pas.
                                                             Le futur a de l'avenir.
                                                                                Juste un peu de patience...
_____________________________________________

Partager cet article
Repost0

Justice pour la Justice

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Le ministre s'engage

                       Enfin!   Hier soir le Premier Ministre s'est engagé. Il était temps.                                 Réparer une institution malade, aux moyens notoirement insuffisants, très en retard sur le reste d'autres pays comparables, lui donner les capacités d'un fonctionnement normal, rapide, efficace, remédier aux lenteurs justement critiquées,  qui dénaturent l'institution.          8% d' augmentation du budget qu'on a réduit drastiquement au cours des ans, c'est moins que rien, mais il y aura lieu de continuer dans ce sens pour rattraper un retard considérable.                                                                                                             Il faudra de temps...De l'institution, il fut surtout demandé du rendement jusqu'ici. La qualité et l'efficacité n'étaient pas les priorités. au nom des sacro-saintes économies, de l'austérité proclamée, du désengagement progressif de l'Etat.      Voilà ce qui fut exigé de l'institution, surtout depuis le début des années noires de l'austérité, malgré quelques ajustements passagers mais superficiels.   Comme à l'hôpital, comme dans les facs, qui reçoivent moins que les grandes écoles...comme dans toute la fonction publique où l'esprit du public management a été érigé en norme.          Avec comme conséquences unepénurie de moyens (jusqu'au manque de papier et, plus grave, de personnels, avec un grand nombre de dysfonctionnements, une accumulation des dossiers en retard, un fatigue parfois extrême et inévitablement une certaine culpabilisation face aux tâches surhumaines.

Les charges de travail s'alourdissent, ce qui n'est pas sans répercussions sur un certain nombre de personnels, croulant sous la charge et parfois au bord du burn out...

 

        __ Un document diffusé sur LCP, la chaîne parlementaire, pointait un certain nombre de ces dysfonctionnements. et sur la souffrance au travail spécifique qui affecte les plus exposés.
                           La Justice est injustement traitée:
   Le budget consacré à la justice est descendu au 35ème rang européenLe nombre de procureurs pour 100.000 habitants est l'un des plus faible d'Europe: 2,9 pour 100000 habitants... et la France est un des rares pays où la performance du juge est primée.
 On se demande parfois comment ça peut quand même fonctionner.
           Cahin-caha. Malgré tout. Avec des bouts de ficelle parfois.
    Avec si peu de moyens..
Même si l'importance des dotations n'est pas toujours en soi un gage de qualité.   Mais leur déficience n'est pas sans conséquences dans son fonctionnement normal. 
        Ce n'est pas d'aujourd'hui que date le malaise au Palais.
 L'état des lieux est préoccupant depuis longtemps.
     C'est de notoriété publique.
Une institution sinistrée, 
    Une sous-dotation qui explique bien des lenteurs, bien des dysfonctionnements. 
        La lamentable affaire d'Outreau ne s'explique pas que par une succession d'incompétences. Les très maigres moyens alloués à la traque de la corruption, de la grande fraude fiscale et de la délinquance financière sont notoirement connus...(*) Ce sont des sommes considérables qui manquent au budget de la France.... Autre chose que la petite délinquance!
...La France consacre 58 euros par an et par habitant à sa justice, c'est-à-dire deux fois moins que l'Allemagne (le modèle tant vanté par ailleurs…). Avec 86 euros par an et par habitant, l'Espagne dépense également largement plus que l'Hexagone. C'est aussi le cas du Royaume-Uni (79) ou encore de l'Italie (72).
Un autre indicateur intéressant est le nombre de magistrats par habitants. Là encore, la France est largement sous dotée : on y recense près de 11 juges professionnels pour 100 000 habitants (en tenant compte des juges administratifs), contre 24 en Allemagne, 18 au Portugal, 15 en Belgique
      L'institution est dans la misère. 
    La Commission européenne pour l'efficacité de la justice (CEPEJ) publie son rapport d'évaluation des systèmes judiciaires européens après une enquête effectuée auprès de 45 pays membres du Conseil de l'Europe. Les chiffres ayant servis à ce rapport sont ceux arrêtés fin 2012.

 Ce rapport est accessible en cliquant sur ce lien : http://www.coe.int/t/dghl/cooperation/cepej/evaluation/2014/Rapport_2014_fr.pdf . Selon ce rapport, la France est au 37e rang (sur 45) en matière de budget du ministère de la justice. Le gouvernement français et l'Assemblée national allouent 61 euros par habitant pour le service public de la justice, contre 114 euros en Allemagne ou 89 euros en Belgique.
La classement de la France selon le critère du nombre de magistrats par habitant place le pays très en dessous de la moyenne des 45 pays du Conseil de l'Europe.
La France n'a que 10,7 magistrats du siège pour 100.000 habitants contre 11,2 en Italie, 24,7 en Allemagne, ou 19,2 au Portugal, la moyenne européenne étant 17,41.
Cette misère magistrale est encore plus dramatique pour les magistrats du parquet puisque la France ne dispose que de 2,9 magistrats du ministère public pour 100.000 habitants contre 6 en Allemagne ou 7 en Belgiqu
La déshérence de la justice française est tout aussi inquiétante s'agissant des fonctionnaires puisque la France n'en compte que 33,2 pour 100.000 habitants, alors que la moyenne pour les 45 pays du Conseil de l'Europe est de 53,8.
Cette situation dégradée de la justice française est bien connue et elle est ancienne. La corruption a de l'avenir...
                 Ne parlons pas de l'état des prisons...notre scandale. 
___________________
Partager cet article
Repost0

Complotisme (suite)

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Pas clair
                 Rarement une notion si ambiguë ne fut utilisée aussi souvent que ces derniers temps, dans un contexte le plus souvent embrouillé et polémique.
     Accomodé à toutes les sauces, manié sans précaution ni discernement, ce mot-fétiche se prête à toutes les dérives.
         Il y a même un certain Trump qui accuse de complotistes les critiques à son égard.
     IL faudrait se demander qui en parle et pourquoi.
       Le terrrain est miné. Attention où l'on met les pieds, quel que soit le domaine.
           Par exemple, dans le domaine économique et diplomatique, on apprend que ce que l'on croyait savoir sur la crise grecque est à revoir. Même le FMI s'est bien gardé de dire la vérité.
  Des données ont été largement masquées.

 On se souvient des buts de guerre américains en Irak présentés par le général Collin, porte-parole militaire de G.Bush.
       Ce qu'on appelle les fake-news se retrouve à tous les niveaux, même à celui d'où vient parfois la critique, même là où ne l'attendait pas.

    Ne serait-il pas possible de remettre en question aussi les informations qui viennent du plus haut niveau? (comme la propagande de guerre en 14 ou lors de l'aventure en  Lybie...)
    Même si le mot complot n'a pas bonne presse, se poser la question de la possibilité du complot est pourtant un comportement sain qui devrait être encouragé. Et dont on ne devrait pas avoir honte. Ce questionnement est tout simplement la première étape d’une réflexion qui doit surtout se poursuivre pour aller plus loin dans la compréhension du monde. Car des complots existent et sont à l’oeuvre actuellement -et c’est bien logique : les guerres ne se préparent pas devant tout le monde, car les raisons de ces guerres doivent rester cachées (prendre des ressources pour s’enrichir). Par contre il faut laisser tomber les extra-terrestres, les juifs ou les francs-maçons : finalement le véritable complot n’en est pas un, c’est seulement la continuation d’une lutte des riches contre les pauvres. Plus que visible dès qu’on s’y intéresse un peu. Il n’est pas le fait d’un petit groupe conscient mais le résultat du fonctionnement millénaire d’un système qui s’entretient de lui-même par des forces qui dépassent de beaucoup les volontés individuelles : l’Histoire, dans laquelle le capitalisme tient une place prépondérante.
    Quand Monsanto paye des études disant que ses produits sont bons, et que les députés de tous les pays acceptent sans sourciller ses conclusions, est-ce un complot, de l’incompétence ou un simple mensonge ? Monsanto organise-t-il un complot destiné à empoisonner la population ou essaie-t-il tout simplement de continuer à vendre ses produits qui lui font gagner des milliards ?  Le fait de rédiger les traités en cachette du peuple peut-il se définir comme un complot ou est-ce simplement le fonctionnement logique d’un système qui préfère prendre le risque d’une polémique plutôt que de s’asseoir sur les retombées financières de telle ou telle loi ?   Les exemples sont nombreux, et je doute qu’avec une loi sur les fake news les complotistes cesseront de se poser des questions… mais c’est peut-être tant mieux ..
             La méfiance critique et saine devrait s'imposer en toute occasion lorsque, au nom de la vérité, un magistère quelconque revendique le monopole de la parole conforme.
L'historien digne de ce nom se détourne des explications simples.
   Tout événement a des causes multifactorielles qu'il s'agit de décrypter.
       C'est une tâche complexe et jamais achevée, loin des simplifications médiatiques, de l'histoire revisitée pour des raisons seulement mythiques ou étroitement politiques. 
           Ce qu'on appelle le complotisme, au parfum parfois meyssanien, est habituellement cloué au pilori par les historiens sérieux. Avec raison.
  Il y a rarement des causes simples et d'événements importants déclenchés par les décisions cachées d'un seul ou de plusieurs hommes.
  La simplification monocausale est une tentation. Il est important d'être très prudent sur ce sujet.
            Mais il est des exceptions. Il est dans l'histoire des événements majeurs qui sont la conséquence de décisions élaborées secrètement, par un ou plusieurs individus associés, qu'on le sache après coup ou pas.  Sans tomber dans des approches fumeuses ou mystico-irrationnelles.
         Sur l'assassinat de JK Kenndy, par exemple, nous ne savons encore (presque) rien pour l'instant, des archives n'étant pas accessibles (provisoirement). Mais sur le coup d'Etat au Chili d'Allende, on connaît maintenant quels étaient les organes de décisions. Kissiger lui-même a révélé la conspiration qui a eu lieu à ce sujet à la Maison Blanche. Comme Hilary Clinton a fini par reconnaître le rôle fondamental joué par l'équipe buschienne pour envahir l'Irak à des fins uniquement  économiques (pétrolières) et géostratégiques, quitte à inventer les leurres à usage interne et externe. N'y a-t-il pas eu un calcul mitterandien pour laisser au FN le soin d'affaiblir la droite, pour des raisons électorales? etc...
                           Sur les événements actuels du Moyen-Orient, nous en apprenons tous les jours sur des éléments que nous ne connaissions pas, laissés avec soin dans l'ombre.  Comme sur le rôle plus qu'ambigü joué par la Turquie, le double jeu américain et le soutien de certaines pétromonarchies à Daesh, né du chaos voulu et organisée depuis des décennies, de cette guerre qui a changé le monde, dont nous vivons encore aujourd'hui les tragiques conséquences. Comment expliquer les silences troublants du voisin israëlien?
      Olivier Roy, bon connaisseur du MO, explique comment les Moudjahidins furent utilisés machiavéliquement par la CIA...jusqu'au Kosovo (selon le journaliste d'investigation allemand J.Elsässer)
   Certains anciens diplomates américains de haut-niveau se mettent d'ailleurs à table et font des révélations assez inattendues: "L’ancien directeur de la CIA Robert Gates l’affirme dans ses Mémoires: les services secrets américains ont commencé à aider les moudjahidine afghans six mois avant l’intervention soviétique. [A l’époque, vous étiez le conseiller du président Carter pour les affaires de sécurité ; vous avez donc joué un rôle clé dans cette affaire. Vous confirmez ? ]Zbigniew Brzezinski ( — Oui. Selon la version officielle de l’histoire, l’aide de la CIA aux moudjahidine a débuté courant 1980, c’est-à-dire après que l’armée soviétique eut envahi l’Afghanistan, le 24 décembre 1979.."
               Il existe des moments dans l'histoire où une certaine analyse d' un complot se justifie  bel et bien, dépassant  largement l' approche historique ordinaire à courte vue.
      La polémique continue...et n'est pas prête de s'éteindre.
           -Pour un contrôle du doute.
_____________________________________.

Partager cet article
Repost0

Malbouffe

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Surtout pour les plus démunis

        Si la nourriture représente un petit pourcentage de dépenses contraintes dans le budget d'une famille aisée, il n'en n'est pas de même pour ceux qui ont des fins de mois des plus difficiles                   Ce serait autour de 10% de la population, qui serait particulièrement victime de ce que l'on appelle la malbouffe, pour estimer le pourcentage des plus démunis. Ils n'ont pas le choix. Même un kilo de pommes est rarement à portée de leur bourse et ils ont souvent obligés de se rabattre, parfois durablement, sur l'aide alimentaire, le plus souvent non vendue par les grandes surfaces et qui n'est pas du haut de gamme.                                                                                                                                             Ce n'est pas de la charité publique de la part de celles qui donnent ce qu'elles jetteraient autrement. La défiscalisation les arrange beaucoup. Et ce ne sont pas les produits de meilleure qualité qui partent vers les organismes d'aide caritative: souvent les plus toxiques, ceux qui contiennent le plus de perturbateurs endocriniens notamment, sans parler des sucres et du sel en surabondance. 

 

    Ce qui n'est pas sans conséquences sanitaires à court ou à moyen terme. La ne-fast food fait des ravages un peu partout. Les produits hyper-industrialisés, ultra-transformés, n'y sont pas pour rien. Le bien manger serait-il un luxe? Tandis que certains ont la hantise de leur ligne, d'autres subissent souvent un surpoids très préoccupant, sans le savoir. Même si le surpoids a de multiples causes. Une sorte d'épidémie, a-t-on dit, qui affecte lé plupart des pays, même peu développés, comme le Mexique. Et il n'y pas que la partie visible du corps qui est affectée.                                                                      La faible valeur nutritive de beaucoup d'aliments de nos supermarchés commence à préoccuper et la Junk Food a de l'avenir...Maladie du siècle, à l'origine d'autres.  Manger varié, pas forcément très cher, a tout de même un coût, que certains ne peuvent s'offrir. Mais cela est loin des préoccupations de la plupart des Hypers, tout heureux de se débarrasser de ce qu'ils auraient dû jeter à grand frais.__________________________________

Partager cet article
Repost0

Sept ans après...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(Il y a deux ans...)

 

Fukushima.
           Une affaire classée? 
                          Il semblerait que ce soit le cas, tant chez nous le silence médiatique s'est abattu sur cette catastrophe hors du commun, mais qui restera dans les mémoires.
   Mais, après avoir évité le pire, comme l'a rappelle l'ancien premier ministre de l'époque, entre autres, le site de Fukushima en a pour des décennies à se remettre dans la gestion chaotique de ce chantier inédit, qui pose toujours des problèmes à ceux que préoccupe le dossier nucléaire en France et ailleurs, qui a entraîné la décision d'abandons du nucléaire aussi bien en Italie, en Suisse qu'en Allemagne.

 

      Les conclusions des experts ne prêtent que peu d’attention au récit de Masao Yoshida, alors directeur de la centrale et décédé en 2013.Qui sait quelles décisions il a dû prendre pour éviter le pire entre le 11 et le 15 mars 2011 ? Son témoignage, disponible en français, remet en cause à lui seul les fondements de la sûreté nucléaire....
    Rien ne sera plus comme avant, on le sait.
         Les conséquences de cette catastrophe inédite ne sont pas gérables, tant au niveau du contrôle du corium en fusion, des déchets qui s'amoncellent, des rejets en mer de l'eau contaminée.
   Au Japon, l'opposition se mobilise toujours pour la sortie du nucléaire, étant donné la nature sismique du pays  " la sortie du nucléaire est aussi promue par les anciens premiers ministres, Junichiro Koizumi – mentor de Shinzo Abe, l’actuel premier ministre –, Morihiro Hosokawa ou encore Naoto Kan, qui dirigeait le gouvernement au moment de la catastrophe."
         Il y a quelques années, on s'interrogeait sur ce qu'on peut appeler le paradoxe japonais.   Comment une nation aussi technicienne et aussi avertie a-t-elle pu glisser vers de telles dérives tragiques? Une énigme technico-culturelle.
   On peine à comprendre le Japon.
  Beaucoup de voyageurs et d'experts qui en reviennent le soulignent assez souvent.
Pour ce qui est de la tragédie de Fukushima, au fur et à mesure des rapports et des témoignages, on tombe dans des abîmes de perplexité et d'incrédulité.
____ L'arrêt du nucléaire aura bien lieu, le gouvernement l'a confirmé officiellement, mais un grand flottement, une cacophonie subsistent et un certain déni général persiste. Pourtant, il semble que la construction des nouvelles centrales programmées continuent...
__Rompant avec la langue de bois précédente, le rapport de la commission nommée par la Diète avait souligné très lucidement que "La direction de Tepco était consciente des retards dans les travaux antisismiques et des mesures contre les tsunami et savait que Fukushima Daiichi était vulnérable", ce qui invalidait toutes les déclarations officielles précédentes de la firme.
    Les conclusions partielles de ce rapport n'ont pas étonné certains spécialistes japonais avertis, notamment  le sismologue Ishibashi Katsuhiko, professeur à l'université de Kobe, quifaisait partie du comité d'experts chargé d'établir les normes sismiques des centrales nucléaires japonaise et en avait démissionné pour protester contre la position du comité, estimant que ses recommandations étaient beaucoup trop laxistes. Il écrivait le 11 août 2007 dans le quotidien International Herald Tribune (L'article complet est à lire ici): " A moins que des mesures radicales ne soient prises pour réduire la vulnérabilité des centrales aux tremblements de terre, le Japon pourrait vivre une vraie catastrophe nucléaire dans un futur proche."
"Il avait prévenu les autorités de son pays que les centrales japonaises souffraient d'une « vulnérabilité fondamentale » aux séismes. Mais ses avertissements ont été ignorés tant par le gouvernement que par Tepco. 
   Katsuhiko a lancé son alerte en 2006. Les faits lui ont donné raison dès l'année suivante. Le 16 juillet 2007, un séisme de magnitude 6,8 a provoqué des incidents sérieux à la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, la plus importante unité de production d'électricité nucléaire au monde..
 __D'autres ont suivi. et de nombreux et graves dysfonctionnement techniques avaient été notés mais tus dans plusieurs autres centrales.....Les risques des tremblements de terre étaient connus et signalés avant la catastrophe historique
_________________On comprend mal a priori comment tant d'aveuglement et de déni aient pu coexister avec tant d'assurance et de confiance collective dans une société jugée si performante.      Le Japon tout entier vivait sur un mythe, celui de lasécurité nucléaire absolue. ___Dans Mediapart, des éléments intéressants de réponse sont fournis par "Reiko Hagesawa, chercheuse à l’Iddri (Institut du développement durable et des relations internationales), qui participe au projet franco-japonais Devast, destiné à évaluer l’impact de la catastrophe de Fukushima sur les populations de la région.Cette coopération originale a permis d’apporter un éclairage nouveau sur le grand paradoxe de Fukushima : _________Comment un tel désastre a-t-il pu se produire dans l’une de sociétés technologiquement les plus avancées de la planète, marquée par la mémoire d’Hiroshima, et rompue depuis la nuit des temps à la gestion du risque des séismes et des tsunamis ?     Comprendre ce paradoxe, c’est aussi répondre à une question clé : la catastrophe de Fukushima est-elle avant tout un drame japonais, ou concerne-t-elle l’industrie nucléaire dans son ensemble ? Cette interrogation, dont l’enjeu est crucial pour l’avenir du nucléaire, a été le fil rouge d’une conférence internationale sur le risque après Fukushima organisée à Paris les 17 et 18 septembre par l’Iddri et Sciences-Po.    Le mythe de la sécurité nucléaire évoqué par Reiko Hasegawa est au cœur du problème. Il explique que des populations aient pu accepter de vivre près de centrales nucléaires installées dans des zones sismiques. Il contribue aussi à expliquer le chaos dans lequel se sont déroulées les opérations d’évacuation, auxquelles ni les autorités ni les populations n’étaient préparées, ce qui a aggravé le traumatisme des personnes déplacées.
[Propos d’un vétérinaire évacué de Naraha, commune située dans la zone d’exclusion de 20 km autour de la centrale : « Tepco (l’exploitant de la centrale accidentée) avait lancé une vaste campagne de propagande dans les villes où la compagnie a construit des sites nucléaires. D’après elle, ses centrales nucléaires étaient les plus sûres du monde par leur système de sécurité et de défense. On croyait donc au “mythe de sécurité” ; on n’aura jamais d’accident et on n’aura jamais besoin de s’en inquiéter. Voilà, les habitantes de ces villes avaient subi un lavage de cerveau total de la part de Tepco... On n’a donc jamais pensé qu’un accident pouvait s’y produire... » 
Un fonctionnaire de la ville voisine de Futaba raconte : « Je pensais que même si un accident se produisait, on pourrait le régler en 24 heures. Donc, les exercices qu’on faisait à Futaba étaient basés sur l’éventualité d’un accident de ce niveau. Nous n’étions pas préparés pour faire évacuer tous les habitants de Futaba... » (les deux citations sont extraites d’un mémoire réalisé par Rina Kojima, étudiante qui a travaillé avec les chercheurs du projet Devast).]
   ___________Comment une telle croyance a t-elle pu s’installer, au détriment d’une perception réaliste des faits ? Lors de la conférence de l’Iddri, le professeur Noriyuki Ueda, anthropologue à l’Institut de technologie de Tokyo, a démonté la construction du mythe japonais de la sécurité nucléaire.
 __Selon Ueda, ce mythe fonctionne en évacuant la réalité et les faits objectifs. Illustration frappante : à la suite des accidents de Three Mile Island et de Tchernobyl, les pays européens ont installé dans toutes leurs centrales nucléaires des systèmes de filtres qui permettent de ventiler les bâtiments des réacteurs en cas de surpression. Autrement dit, d’effectuer des rejets volontaires afin de ne pas soumettre l’enceinte du réacteur à de trop fortes contraintes. Les filtres servent à diminuer la radioactivité des rejets. En France, il s’agit des filtres à sable dits « U5 », mis en place par EDF après Three Mile Island.
   Or, explique Ueda, aucun système de ce type n’a été installé sur les centrales japonaises (de sorte que les rejets volontaires effectués lors de l’accident de Fukushima ont été très radioactifs). Mais pourquoi les industriels du nucléaire japonais n’ont-ils pas équipés leurs centrales d’un tel dispositif ? Ueda répond par cette citation d’un ingénieur de Toshiba : « Si nous ajoutons des filtres, cela prouvera que les centrales nucléaires n’étaient pas parfaites et portera atteinte à la croyance selon laquelle elles sont absolument sûres. »
   Venant d’un ingénieur du nucléaire, une telle déclaration est ahurissante, car elle revient à éliminer une démarche qui constitue l’un des piliers de la sûreté nucléaire : le retour d’expérience, autrement dit l’utilisation des expériences antérieures pour améliorer la sécurité des installations. En fait, Ueda montre que le mythe de la sécurité nucléaire se développe en effaçant le passé et en se débarrassant de tous les faits qui contredisent l’idée que la technologie japonaise est parfaite et exempte d'erreur...
  Les géologues et sismologues japonais disposaient depuis longtemps de données historiques qui montraient qu’un tsunami de grande ampleur pouvait se produire à Fukushima. Ainsi, en 1896, un séisme de magnitude 8,5, associé à un tsunami dont certaines vagues atteignaient 24 mètres, s’est produit sur la côte de Sanriku. La même côte a été frappée en 1933 par un autre séisme majeur, lui aussi accompagné d’un tsunami. Cette côte est située dans la région de Tohoku, où se trouve aussi Fukushima, et les deux séismes ont touché des zones qui se situent à environ 200 km au nord de la centrale nucléaire accidentée. 
Comment toutes ces informations ont-elles pu être ignorées ? Selon Ueda, « la société japonaise rend la réalité invisible ». Rien ne doit obscurcir le mythe d’une industrie nucléaire absolument sûre et sans défauts. Ueda établit un parallèle assez frappant entre ce mythe de la perfection nucléaire et celui de l’invincibilité japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale....
  Un désastre « made in Japan » ?
Kivoshi Kurokawa
Cette idée a été avancée par le docteur Kiyoshi Kurokawa, président de la commission d’enquête parlementaire indépendante sur l’accident de Fukushima ou Naiic (voir notre article ici). Lors de la publication du rapport de cette commission, en juillet dernier, un passage de l’avant-propos rédigé par Kurokawa retenait l’attention : le président de la commission parlementaire qualifiait l’accident de « désastre causé par l’homme », mais parlait aussi de « désastre “made in Japan” » dont les causes fondamentales « doivent être recherchées dans les conventions enracinées dans la culture japonaise : notre obéissance réfléchie ; notre réticence à questionner l’autorité ; notre propension à “coller au programme prévu” ; notre esprit de groupe ; et notre insularité ....
Un propos qui semble imputer la responsabilité de la catastrophe à la seule culture japonaise et peut être entendu comme exonérant l’industrie nucléaire mondiale de toute remise en question : si Fukushima est une affaire japonaise, pourquoi s’en préoccuper – en dehors de la dimension de compassion que suscite le malheur des Japonais ?
Curieusement, le passage sur la culture japonaise ne figure que dans la synthèse du rapport traduite en anglais et présentée début juillet à la presse internationale. Dans le rapport original en japonais (qui n’a pas encore été traduit), cette référence à la culture japonaise est totalement absente (ainsi que nous l’ont affirmé plusieurs interlocuteurs, japonais ou spécialistes français du Japon).
    Selon Noriyuki Ueda, le discours d’autocritique de la culture japonaise tenu par Kurokawa serait inacceptable pour beaucoup de ses compatriotes. Ueda n’exclut pas non plus que ce discours, dirigé vers l’étranger, ait une finalité « non nécessairement consciente » de relations publiques internationales en suggérant que ce n’est pas l’industrie nucléaire qui est en cause, mais ce Japon lointain, exotique et insulaire. Le Japon poursuivrait ainsi son rôle d’ambassadeur de l’énergie nucléaire pacifique, malgré Fukushima.
    Mais quelle part de vérité y a-t-il dans ce discours ? Dans quelle mesure la catastrophe de Fukushima est-elle l’affaire des Japonais, et dans quelle mesure concerne-t-elle le monde nucléaire dans son ensemble ?
   Pour Ueda, même si l’accident nucléaire a été « profondément lié au système socio-culturel japonais, cela ne signifie pas que l’industrie nucléaire soit plus sûre dans les autres pays. Cela montre que les industries nucléaires, dans tous les pays, sont fortement dépendantes d’un contexte socioculturel et que le risque doit à chaque fois être examiné dans ce contexte ».
  Il faut ajouter que ce contexte socioculturel n’est jamais immuable et ne détermine pas tout. Le Japon en est aujourd’hui l’illustration vivante : malgré la force des représentations culturelles décrites ci-dessus, un gouvernement japonais vient de décider une sortie progressive du nucléaire.
   Cette décision est encore fragile – une victoire du parti libéral démocrate aux prochaines élections pourrait tout changer. Pourtant, Ueda estime que la société japonaise est aujourd’hui à un tournant. L’opinion est majoritairement favorable à l’arrêt du nucléaire, même progressif, tandis que les lobbies industriels font pression sur les politiques pour remettre en route les centrales. Mais, ce qui est nouveau, les citoyens ordinaires manifestent de plus en plus clairement leur opposition.
Depuis avril 2012, des manifestations contre le nucléaire et plus particulièrement contre le redémarrage de la centrale nucléaire de Ohi, sur la côte ouest du Japon, se tiennent chaque vendredi devant les bureaux du premier ministre. Entre avril et fin juin, le nombre de manifestants est passé de quelques centaines à 200 000. Un réacteur a été remis en route le 2 juillet, un autre deux semaines plus tard. Mais les manifestations hebdomadaires continuent. La société japonaise a peut-être entamé sa révolution culturelle...(M. de Pracontal)
___
_____
Fukushima 福島第一 - Un blog consacré entièrement à la catastrophe nucléaire: "les Japonais savent maintenant que le nucléaire est équivalent au danger mortel, et qu’il faut se protéger contre un autre accident nucléaire futur, vu la grande probabilité d’un séisme important dans les 30 prochaines années dans la région de Kanto selon des sismologues."

Quelle gouvernance des risques nucléaires en France ? 
___________________________

Partager cet article
Repost0

Tenue républicaine?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Ou simplement décente?

                         L'école ou la plage..

 

 

 

Partager cet article
Repost0

Esprit, es-tu là?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

De l'esprit de Philadelphie
                                               Au consensus de Washington

__ Deux logiques politiques et sociales opposées.

 

     
  En mai 1944, avait lieu à Philadelphie la Déclaration de l’Organisation internationale du travail, à la fin d'une guerre qui touchait à sa fin avec son cortège d'horreurs.
__ Un guerre dont le fascisme allemand fut le principal initiateur, conséquence d'un terrible désordre financier, dont la source majeure fut la décision US en crise de retirer ses importants fonds bancaires à Berlin, ce qui créa le chaos et facilita la montée d'un petit parti qui allait connaître une aventure sinistre.
___ A Philadelphie, on voulait instaurer un nouveau socle démocratique: Ce texte, première déclaration internationale des droits à vocation universelle, a un caractère pionnier dans la mesure où il entendait faire de la justice sociale l’une des pierres angulaires de l’ordre juridique international. Affirmant que « le travail n’est pas une marchandise » et qu’« une paix durable ne peut être établie que sur la base de la justice sociale », ce texte, qui introduit la notion de « sécurité économique », revêt une singulière actualité aujourd’hui, comme le dit Alain Supiot.
__ Dans le même esprit que le CNR (le conseil National de la Résistance) en France, posant les principes d'une logique politique économique en rupture avec les pratiques d'avant-guerre, , les bases d'une vie politique nouvelle.
___ Face au marché total il s'agissait à Philadelphie d'établir les fondement d'une démocratie réelle où l'homme et ses besoins essentiels seraient au centre d'une économie à son service, libérée de la course aux profits au service d'une caste de privilégiés, régulièrement source de crises.. 
._____..Ce texte américain, première déclaration internationale des droits à vocation universelle, a un caractère pionnier dans la mesure où il entendait faire de la justice sociale l’une des pierres angulaires de l’ordre juridique international. Affirmant que « le travail n’est pas une marchandise » et qu’« une paix durable ne peut être établie que sur la base de la justice sociale », ce texte, qui introduit la notion de « sécurité économique », revêt une singulière actualité aujourd’hui...
____ Mais cela ne dura pas
Peu à peu, de glissements en glissements, surtout depuis les années 70, la logique inverse s'est imposée, sous l'influence d'un courant de pensée néolibérale et d'initiatives politiques mettant en question le rôle régulateur de l'Etat. 
.___.. Alain Supiot retrace comment l’« esprit de Philadelphie » a aujourd’hui cédé la place à son exact contraire, sous l’influence de la contre-révolution ultra-libérale anglo-américaine et de la conversion des ex-pays communistes à l’économie de marché. Mise en œuvre à partir des années 1980 aux états-Unis et au Royaume-Uni, la doctrine ultra-libérale s’est ensuite répandue dans tous les pays occidentaux. Elle s’est attachée à défaire méthodiquement les acquis du programme du Conseil national de la Résistance. Elle a opéré une privatisation de l’état-providence et une mise en concurrence à l’échelle internationale des travailleurs, des droits et des cultures. Le principe de justice sociale a disparu de l’agenda de la globalisation à la faveur de la conversion des régimes communistes à l’économie de marché. La privatisation des produits ou services qui, comme l’électricité, le gaz, la poste, les autoroutes, les chemins de fer, répondent à des besoins également partagés par toute la population et dont l’entretien s’inscrit dans un temps long qui n’est pas celui des marchés, apparaît comme une régression, après leur nationalisation dans l’après-guerre. L’auteur déplore la course au « moins-disant » social qui est à l’œuvre dans le monde globalisé d’aujourd’hui. Démontant les mécanismes de cette transformation vécue par le monde depuis quelques décennies, il fustige la doctrine du « New Public Management », selon laquelle les états doivent être soumis aux mêmes règles de fonctionnement que les entreprises opérant sur des marchés concurrentiels. Il montre aussi que la « responsabilité sociale des entreprises » promue depuis quelques années n’est qu’un leurre : sans responsable clairement identifiable, sans organisation susceptible de demander des comptes et sans tiers devant qui répondre, cette responsabilité n’en est en fait pas une.
____ L’auteur oppose à ce mouvement ultra-libéral actuel les principes humanistes et sociaux contenus dans la Déclaration de Philadelphie, et met en avant l’importance du principe de solidarité, affirmé pour la première fois par l’Afrique dans la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples en 1981. Ce principe a été repris par la Charte européenne des droits fondamentaux adoptée à Nice en 2000.
..

____ L esprit de philadelphie s'en est allé, avec les conséquences que l'on connaît aujourd'hui.
Le marché total s'est imposé, adopté finalement par Bruxelles, suivant les principes de l'OMC, sorte de nouvelle bible qui mène aujourd'hui l'UE au bord de l'implosion. Déjà avant Maastricht et Lisbonne, Pierre _Mendes-France critiquait le traite de Rome le 18 janvier 1957. _____ Comme l’avait proclamé Reagan, lui aussi en ricanant, « Les pouvoirs publics [government] ne sont pas la solution mais le problème ». Aujourd’hui, ces pouvoirs publics, l’État ne sont plus un recours, un outil de régulation mais un objet de prédation, comme lorsqu’il a servi à renflouer les banques ou les assureurs faillis. Dans la même optique, les groupes de pression médicaux tirent l’essentiel de leurs revenus de prélèvements obligatoires, mais n’acceptent aucune contrainte en contrepartie. Mieux (ou pire), on a vu que lorsqu’ils ont perdu leur emploi, les traders londoniens, qui avaient mis le système en faillite, avaient pu, « en application du droit social communautaire, percevoir des caisses françaises de chômage auxquelles ils n’ont jamais cotisé, des indemnités représentant quatre fois le montant du plafond de la sécurité sociale. »
L’accroissement de la production et du commerce est une fin en soi qui ne peut être atteinte que par une mise en concurrence généralisée de tous les hommes dans tous les pays. Pour les libéraux (" socio " ou pas), toute différence autre que monétaire doit être abolie, d’où le programme de démantèlement des statuts professionnels et des services publics. L’activité des travailleurs, leurs rémunérations, les " charges " , sont inscrites au passif des entreprises.
Supiot s’attarde sur une donnée tellement évidente qu’elle n’est jamais prise en compte : pas plus la Commission de Bruxelles que l’OCDE...
Les États doivent être gérés sous l’égide du New Public Management, donc être soumis aux mêmes règles de fonctionnement que les entreprises opérant sur des marchés concurrentiels. Les indicateurs conçus par l’Union européenne tiennent pour négligeable la précarisation de l’emploi, privilégient l’" employabilité " (concept popularisé par le social-libéral Tony Blair dès 1996) au détriment de la capacité des travaill
eurs. 

___ Ce sont les principes de Thatcher, de Reagan, héritier de la pensée de Hayek et de l'école de Chicago, celle de Milton Friedmann en particulier, qui finirent par devenir la règle dite incontournable (TINA: pas d'alternative!...)
 _____Supiot met en avant la possibilité d'une conception alternative de la mondialisation. 
___C'est sur ce point que l'auteur mérite d'être discuté, après avoir été lu avec attention.
_____________________________
Partager cet article
Repost0

Argent sale

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Et pratiques bancaires 

                   On croyait nos grands organismes banquiers assainis, après les pratiques douteuses de la crise de 2008 notamment. Elles furent largement sauvées du désastre grâce à l'argent public et on prétendit qu'elles étaient sous contrôle. Paroles, paroles...Quelques mesurettes ne suffirent pas pour assainir leurs pratiques.                   L'argent n'a pas d'odeur, mais il peut avoir une couleur et cette couleur n'est pas très brillante. L'argent sale sait où se placer pour devenir respectable et on croyait cette pratique disparue ou réduite à quelques officines des Caraïbes. Mais pas du tout.       Les lessiveuses fonctionnent un peu partout, discrètement, mais sûrement.           Comment blanchir l'argent sale? Pas difficile, il suffit d'être banquier, grand banquier, avec une façade honorable.   L'argent sale vient de partout, d'origine parfois nauséabonde parfois très "clean" en apparence et représente des masses d'argent considérables, en empruntant des réseaux complexes et sachant se faire oublier.   Les liaisons dangereuses durent...A vrai dire, elles n'ont jamais cessé, malgré les démentis, la main sur le coeur. Le recyclage va bon train. Et ce ne sont pas quelques dollars qui passent à la lessiveuse...Et l'Europe n'est pas en reste.  Pour les mafias de toutes sortes, sordides ou non, ce n'est pas la crise...

 

            LCP a eu un jour la bonne idée de rediffuser  un document sur un phénomène, accentué par la mondialisation, qui gangrène les systèmes financiers de presque tous les grands pays, tout en faisant le bonheur de ceux qui ont vocation à être d'excellents blanchisseurs, parfois ayant pignon sur rue      On en soupçonne rarement l'existence et l'ampleur.         Sans parler de l'évasion ficale proprement dite qui menace les finances de l'Etat, donc nos propres ressources. ( Ce sont des sommes énormes qui échappent au contrôle des Etats, parfois encouragé par eux, (60/70 milliards pas an en France) qui expliquent largement les difficultés du budget français. Une grande partie de l'argent de la criminalité organisée, elle, sous toutes ses formes, se réinvestit par des circuits connus mais difficile à suivre, dans l'économie réelle, pour une honorabilité de façade.               La face obscure de la mondialisation se développe et renaît le cas échéant, avec la complicité et la complaisance d'un certain monde bancaire en mal de fonds et d'anonymat                     Comme dit Roberto Saviano, c'est parfois la finance criminelle qui sauve des banques de la faillite ou leur assure un surcroît de prospérité.. Elles ne sont pas forcément de seconde zône..        Dans le BTP, à Londres ou ailleurs, dans le football ou d'autres activités licites, les techniciens du blanchiment rivalisent d'ingéniosité et de rapidité.     Les sommes en jeu sont colossales, mais les Etats ne coopèrent guère, quand ils le font, et certains savent composer avec. (Les narco-états, par exemple, à l'Est comme à l'Ouest, certaines institutions dites respectables...)        Ce serait 1600 milliards de dollards de blanchiment, soit 2,7% du PIB mondial.  A peine 1% des flux financiers illicites mondiaux sont actuellement saisis et gelés, selon le rapport de l’ONUDC. Ils résultent en grande partie des trafics de drogues et d’autres crimes transnationaux organisés.          Autant de moyens non affectés à la santé, à l'éducation; à l'aide sociale, au soutien à l'investissement productif..    Et voilà pourquoi votre Etat est malade.

 

                                       ___________________________________  

Partager cet article
Repost0

Du passé (simple)

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

...Faisons table rase?
                               Le passé n'est jamais simple et toute langue a une histoire compliquée.
     De volonté de simplifications en volonté de modernisations, la langue risque bien de s'aplatir sans limite.
        La généralisation du passé composé n'est qu'une facilité apparente , contrairement à ce que l'on croit et le temps du récit aurait beaucoup à perdre à la disparition de ses formes les plus usitées.
 Que ferions-nous surtout pour suggérer l'action (soudain, je vis...)?
    Passé simple et passé composé ne sont pas toujours interchangeables, comme un exemple de Maupassant le suggère dans La Horla: « L’impossibilité de le voir m’exaspérait et j’allumais toutes les lumières de mon appartement, comme si j’eusse pu, dans cette clarté, le découvrir.
Je le vis, enfin.Vous ne me croyez pas. Je l’ai vu, cependant. »   
     Discriminant, le passé simple? Pas du tout. Et si l'on veut simplifier sans limites, où s'arrêtera-t-on?
     Avec la guerre de l'accent circonflexe et celle du prédicat, nous voilà entrés dans l'ère des révolutions linguistiques, qui, par définition, ne peut avoir de fin. L'école ne sera jamais tout à fait une partie de plaisir. Même si elle peut être un apprentissage au plaisir de la lecture. La langue pourra toujours être source de créativité.
    Mais il faut être moderne, nous dit-on, à l'ère des SMS, du parler approximatif et du recul de l'écrit.
        Va-t-on vers une réduction à tout prix des difficultés (toute langue est difficile), au motif que l'effort devient problématique.
   Déjà que notre langue est en souffrance...
        Donc, à la poubelle, le passé simple ?"Avec cette polémique sur le passé simple, nous nous trouvons une fois de plus face à un bel exemple de nivellement par le bas qui entraîne d'année en année, sournoisement, une cassure entre ceux qui peuvent se nourrir de culture hors de l'école, et les autres. Après l'orthographe, on s'attaque au verbe, ce qui aura l’avantage de ne pas avoir à donner des conseils sur la phrase, puisqu'elle se vide déjà de contenu. Mais simplifions, il en restera toujours quelque chose !"...

    À l’heure où tout doit aller vite, on ne va pas s’attarder sur ce dinosaure qui n’a pas sa place dans les jeux vidéo et fait blêmir nos smartphones. Il est temps de le reléguer sur l’étagère des antiquités, à côté du subjonctif et des guillemets, qui, je vous le rappelle, ne font plus le poids dans les dialogues face à la déferlante de tirets. S’il essaye de survivre encore chez quelques auteurs nostalgiques, reconnaissons qu’il est rare d’entendre dans la rue ce temps chantant.....___________________
______On peut toujours se gausser, comme Alphonse Allais, sur des formes aujourd'hui désuètes.. La passé n'est pas simple...
Oui dès l'instant que je vous vis
Beauté féroce, vous me plûtes !
De l'amour qu'en vos yeux je pris,
Sur-le-champ vous vous aperçûtes.
Mais de quel air froid vous reçûtes
Tous les soins que pour vous je pris !
Combien de soupirs je rendis !
De quelle cruauté vous fûtes !
Et quel profond dédain vous eûtes
Pour les veux que je vous offris !
En vain, je priai, je gémis,
Dans votre dureté vous sûtes
Mépriser tout ce que je fis ;
Même un jour je vous écrivis
Un billet tendre que vous lûtes
Et je ne sais comment vous pûtes,
De sang-froid voir ce que je mis.
Ah ! Fallait-il que je vous visse !
Fallait-il que vous me plussiez,
Qu'ingénument je vous le disse,
Qu'avec orgueil vous vous tussiez !
Fallait-il que je vous aimasse,
Que vous me désespérassiez,
Et qu'enfin je m'opiniâtrasse
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous m'assassinassiez !
Partager cet article
Repost0

L'eau, la vie

Publié le par Jean-Etienne ZEN

L'eau est top précieuse pour être laissée aux marchands d'eau

           Elle est la source de la vie, LE bien public numéro 1 et devrait relever partout d'une gestion commune  Elle ne devrait pas être une marchandise comme une autre, soumise aux règles du marché et de spéculation, de concurrence parfois effrénée.. Surtout quand elle devient une matière rare.    Or les capitaux se sont rués sur cette précieuse matière dont tout le monde a besoin. Un marché captif, par excellence. Certaines communes ont renoncé à entrer dans l'engrenage ou ont repris leurs droits à la gestion de l'eau et sont sorties de contrats léonins. Comme Paris.     Partout ailleurs, on assiste à une guerre des eaux entre compagnies privées, dont les actionnaires réclament une plus grande part de gâteau.      Deux méga-compagnies entre en guerre pour des profits maximaux: l'heure est à l'hyper-concentration, voire bientôt au monopole (?) et on sait ce qui se passe quand un seul fait la loi sur le marché.

 

 

"..LE LEADER MONDIAL DES SERVICES À L’ENVIRONNEMENT VEOLIA VEUT RACHETER LE NUMÉRO DEUX, SUEZ, POUR FORMER UN GÉANT DE L’OR VERT. COULISSES ET ENJEUX D’UNE BATAILLE BOURSIÈRE QUI DIVISE LE CAPITALISME FRANÇAIS ET POSE QUANTITÉ DE QUESTIONS..  UNE HISTOIRE INSENSÉE, OÙ TOUS LES COÛTS SONT PERMIS.    ON SAVAIT QUE LES REQUINS AIMENT L'EAU ET QUE LA HAUTE FINANCE A DE GRANDES DENTS...

 ______"...SUEZ-VEOLIA, LYONNAISE DES EAUX-GÉNÉRALE DES EAUX… CELA FAIT DES DÉCENNIES QUE DES BANQUIERS D’AFFAIRES PHOSPHORENT SUR UN TEL RAPPROCHEMENT. À INTERVALLES RÉGULIERS, LES DEUX GROUPES FRANÇAIS DES SERVICES DANS L’ENVIRONNEMENT SE SAUTENT À LA GORGE ET ESSAIENT DE TUER L’AUTRE. EN 2006, SUEZ AVAIT DÛ APPELER LE GOUVERNEMENT DE DOMINIQUE DE VILLEPIN POUR CONTRER L’ATTAQUE INAMICALE DE VEOLIA, CE QUI LUI AVAIT AU PASSAGE PERMIS D’OBTENIR LA PRIVATISATION DE GDF ET DE METTRE LA MAIN DESSUS. EN 2012, CELA FUT LE SCHÉMA INVERSE, C’EST SUEZ QUI TENTA DE PRENDRE LE CONTRÔLE DE VEOLIA PUIS RENONÇA POUR DES RAISONS DE CONCURRENCE.        POURQUOI EN SERAIT-IL AUTREMENT CETTE FOIS ? PARCE QUE VEOLIA ASSURE AVOIR TROUVÉ LES REMÈDES ADAPTÉS POUR RÉPONDRE AUX PROBLÈMES DE CONCURRENCE, EN VENDANT NOTAMMENT TOUTE L’ACTIVITÉ EAU DE SUEZ À UN TIERS, ASSURENT SES SOUTIENS. SURTOUT, PARCE QUE LE GOUVERNEMENT PARAÎT PRÊT À SOUTENIR CETTE OPÉRATION ET MÊME À LA FACILITER EN METTANT L’ARGENT PUBLIC À DISPOSITION.     CETTE ABSENCE DE NEUTRALITÉ DES POUVOIRS PUBLICS DANS CE DOSSIER POSE QUESTION. CAR CETTE FOIS, IL NE S’AGIT PAS DE CRÉER UN CHAMPION NATIONAL, COMME CELA NOUS EST SERVI À CHAQUE PARTIE DE MONOPOLY FINANCIER : VEOLIA ET SUEZ SONT RESPECTIVEMENT NUMÉRO UN ET NUMÉRO DEUX MONDIAUX DES SERVICES À L’ENVIRONNEMENT, DES SECTEURS APPELÉS À CONNAÎTRE DE FORTS DÉVELOPPEMENTS AVEC LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE.    LES EXEMPLES ABONDENT DE CES GRANDES FUSIONS OÙ UN PLUS UN NE FAIT PAS DEUX MAIS PLUTÔT 1,5 VOIRE 0,75. C’EST LA MENACE QUI PÈSE SUR CETTE OPÉRATION. MAIS CE N’EST PAS LA SEULE. CAR CE PROJET CONCERNE QUASIMENT TOUTES LES COMMUNES DE FRANCE QUI ONT DÉLÉGUÉ SOIT LA GESTION DE L’EAU, DE L’ASSAINISSEMENT, DES DÉCHETS À L’UN OU À L’AUTRE DE SES DEUX GROUPES. CE SONT TOUS LES SERVICES PUBLICS LOCAUX ET LEURS SALARIÉS, CEUX QUI ÉTAIENT EN PREMIÈRE LIGNE PENDANT LE CONFINEMENT, QUI PEUVENT ÊTRE TOUCHÉS....      COMME À CHAQUE CHANGEMENT DE STRATÉGIE DU GROUPE, CE NOUVEAU CAP S’ACCOMPAGNE D’UN VASTE MONOPOLY FINANCIER : 13 MILLIARDS D’EUROS D’ACTIFS SONT APPELÉS À ÊTRE VENDUS, DONT LES DEUX TIERS DES ACTIVITÉS DE SERVICE DU GROUPE« ET SUEZ ? », LUI DEMANDE-T-ON.      LA QUESTION DU MAINTIEN DU NUMÉRO DEUX MONDIAL DES SERVICES À L’ENVIRONNEMENT DANS LE PORTEFEUILLE D’ENGIE EST LE CAILLOU DANS LA CHAUSSURE DU GROUPE DEPUIS DES ANNÉES. AVANT MÊME LA FUSION AVEC GDF EN 2008, LE MAINTIEN DES ACTIVITÉS HISTORIQUES DE SUEZ, ISSUES DE L’ANCIENNE LYONNAISE DES EAUX, ÉTAIT POSÉ. ALORS PRINCIPAL ACTIONNAIRE DU NOUVEAU GROUPE AUX CÔTÉS DE L’ÉTAT, L’HOMME D’AFFAIRES BELGE ALBERT FRÈRE EXIGEAIT SA VENTE. ET SANS L’OPPOSITION FAROUCHE DE GÉRARD MESTRALLET, ALORS PDG DE SUEZ, IL Y SERAIT PARVENU.        PAR LA SUITE, ALORS QU’ENGIE DIMINUAIT SA PARTICIPATION DANS LE GROUPE DE SERVICES POUR LA FAIRE TOMBER À 32 %, CE QUI LUI PERMETTAIT DE CONSERVER MALGRÉ TOUT UNE POSITION DE CONTRÔLE, LA QUESTION S’EST REPOSÉE DE FAÇON RÉGULIÈRE. FIN 2019, LE CONSEIL D’ADMINISTRATION APPROUVAIT ENCORE LE MAINTIEN DE SUEZ DANS LE GIRON D’ENGIE. ISABELLE KOCHER MILITAIT MÊME POUR QUE LE GROUPE EN PRENNE LE CONTRÔLE TOTAL ET L’INTÈGRE DANS LE GROUPE AFIN À LA FOIS DE PROFITER LES PROXIMITÉS DANS CERTAINES ACTIVITÉS, NOTAMMENT LA MÉTHANISATION DES DÉCHETS, ET D’ASSURER DES REVENUS RÉCURRENTS ET SÛRS AU GROUPE AU MOMENT OÙ LE MONDE DE L’ÉNERGIE EST TOTALEMENT CHAHUTÉ.                     SIX MOIS PLUS TARD, TOUT EST REMIS EN CAUSE. « TOUT EST OUVERT », RÉPOND JEAN-PIERRE CLAMADIEU, LAISSANT ENTENDRE QU’IL EST DISPOSÉ À VENDRE. LA BOÎTE DE PANDORE EST OUVERTE, AU RISQUE DE PROVOQUER UN IMMENSE SÉISME DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES.       LA DIRECTION DE SUEZ, EN PLACE DEPUIS À PEINE UN AN, PREND ALORS DU TEMPS POUR ÉTUDIER SA SUITE ET ORGANISER SA SORTIE D’ENGIE. C’EST EN TOUT CAS CE QUE LUI A AFFIRMÉ ENGIE, LAISSANT ENTENDRE QUE TOUT SE FERAIT DANS LE CALME ET LA CONCERTATION. ERREUR ! « ILS ONT ÉTÉ TRÈS NAÏFS », RECONNAÎT UN PROCHE DU DOSSIER QUI CONSEILLE SUEZ...."                    COMPRENNE QUI POURRA... LE WATER BUSINESS CONTINUE, EN FRANCE COMME AILLEURS

              ____________________________
Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 > >>