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Un putain de pognon

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Soyons sérieux!
                        Il ne faut pas raconter n'importe quoi.
                                                                Certains sont bien trop pessimistes.
     La croissance existe bien...elle est même spectaculaire.
                  Elle peut entraîner le plus grand nombre dans son sillage.
                          C'est une conviction forte à l'Elysée.

    Même si la théorie du ruissellement est aujourd'hui officiellement contestée, il y a de quoi se dresser sur ses ergots Un vrai motif de fierté. Les écarts se creusent, me direz-vous. Mais à qui la faute? Il y en a trop qui s'en remettent au loto pour s'en sortir...
      C'est Challenges qui le dit, pas n'importe quel journal people. Merci à Bernard, à François et aux autres.
  Une fortune multipliée par trois depuis la crise,  l'industrie du luxe en tête.
      Mais comment font-ils?
   Les 1% des plus fortunés ont accaparé plus de 80% des richesses créées en France, nous dit la Tribune.
     C'est stupéfiant. Des exemples dont il faut parler, pas seulement à l'Elysée, mais aussi dans les chaumières HLM, pour redonner fierté et envie de réussite. Et ils ne manquent pas.
  Les 10% de pauvres y trouveraient la stimulation qui leur manque. De même pour les autres, qui vivent au plus juste.
    Et puis les pauvres peuvent encore attendre, ils en ont l'habitude, tandis que l'appât du gain, des coups financiers doit placer l'individu en vigilance constante. Et puis on verra, après la piscine.
   Pour tous ceux qui épargnent, combien sont endettés?
       Les décalages s'amplifient dans le temps, nous dit-on. Mais à qui la faute? Chacun n'a qu'à se soucier de son patrimoine, de l'immobilier, source principale d'inégalités, au lieu de consommer bêtement à Carrefour ou à Lidl des produits pas toujours très sains.
    On peut représenter la chose sous la forme d'un immeuble, dont les plus favorisés occuperaient le dernier étage. On comprend qu'il ne peut y avoir de la place pour tout le monde. Et si tous bénéficiaient des mêmes avantages, quel intérêt y aurait-il à avoir beaucoup de pognon? Logique.
      Heureusement, la précarité n'est pas le seul fait de la France.
   Voue me direz, les plus riches paient aussi des impôts. C'est vrai. Mais certains racontent qu'il est plus facile d'y échapper, d'une manière ou d'une autre, quand la richesse atteint des sommets.           Encore des mauvaises langues ou des jaloux.
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Cerveau augmenté

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Ou réparé?

         Le cerveau se découvre comme un grand inconnu au fur et à mesure qu'il révèle sa complexité, sa malléabilité, sa capacité à s'informer, à s'adapter, à comprendre et à se comprendre par rétroaction spontanée ou élaborée. Ce continent est encore largement à explorer, malgré toutes les avancées des cinquante dernières années, surtout dans ses fonctions les plus essentielles, les plus déterminantes pour ce qui constituent l'humanité en tant que telle: la pensée, la réflexion, la décision,  le traitement des émotions, en relation avec le corps tout entier.            __Malgré cette part d'inconnu, qui croît au fur et à mesure que l'on pénètre ses arcanes, des tentatives sont faites pour parer à certains de ses dysfonctionnements, de ses déficiences, de ses limites aussi. Des limites qui apparaissent au fur et à mesure que le numérique se développe, que l'"intelligence artificielle" prend des formes plus sophistiquées, que certaines performances dépassent, et de loin, ce que peut faire en vitesse certains processus neuronaux.       _De plus , la médecine de pointe cherche de nouvelles voies pour parer à certaines déficiences du notre organe si spécifique. C'est l'heure de la recherche sur les implants cérébraux, qui nous laisseraient entrevoir une activité neuronale réparée sur certains points, augmentée sur d'autres. Les neurosciences prennent leur envol avec des micro-expériences parfois concluantes, parfois avec des projets qui ne sont pas sans poser problème: "...Comprendre le fonctionnement du cerveau et améliorer nos capacités d’intervention pour remédier à certains de ses dysfonctionnements font partie des défis majeurs relevés par les neurosciences de ces dix dernières années. Et deux approches différentes et de grande envergure se sont concrétisées.   Dans la première, avant tout théorique, il s’agit de modéliser de manière réaliste le fonctionnement du cerveau grâce à des réseaux de neurones artificiels (informatiques ou électroniques) : c’est l’objectif du projet européen Human Brain Project. Dans la seconde, pragmatique, on cherche à développer des implants cérébraux pour enregistrer et stimuler le plus grand nombre de neurones possibles : c’est le but du vaste projet américain Brain Initiative, ou encore du projet européen Braincom.    D’ici très peu de temps, arrivera donc logiquement le moment où l’on disposera d’une part de vastes réseaux artificiels neuromimétiques, et d’autre part d’interfaces à très haute résolution permettant un couplage bidirectionnel (enregistrement et stimulation) avec des millions de neurones du cerveau. Or la fusion de ces deux mondes technologiques, prévisible, conduirait à l’émergence de vastes réseaux hybrides couplant l’activité du cerveau avec celle de réseaux artificiels. Et ce n’est pas de la pure science-fiction : des preuves de concept ont déjà été fournies par des réseaux hybrides simples, à l’instar de la technique de « dynamic clamp »...."

 

 

Après des expériences contestées, d'autres furent tentées pour simuler certaines parties du cerveau au niveau moteur et même cognitif, ouvrant la voie à des perspectives thérapeutiques que nous n'entrevoyons que très partiellement. Ce qui ne va pas sans poser des problèmes, éthiques notamment, qu'il est urgent de prendre en compte, surtout quand des projets viennent de la Silicon Valley et des promoteurs de "l'homme augmenté", qui baigne en plein mythe. De même l'ordinateur qui deviendrait analogue à un certain cerveau bute sur des analogies trompeuses. Il y a un risque énorme à assimiler un homme à une machine, comme le soulignent maints biologistes et philosophes. Surtout dans la perspective mythique de l'"homme augmenté". Il est temps de mobiliser les esprits, avant qu'il ne soit trop tard....____________________

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Washington, Pékin et les autres

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Une balle dans le pied?
                                     Après des années de relations plus ou moins apaisées, d'échanges économiques intenses et favorables aux grands groupes comme Wal Mart, qui faisaient des marges considérables avec les produits à bas prix de Pékin, ou comme les fabricants qui délocalisaient tout ou une partie de leur production, que ce soit dans le domaine de la chaussure ou de l'électronique, il semble que le vent tourne à Washington.
     La baisse des prix favorisait la pression sur les salaires et chaque partenaire y trouvait plus ou moins son compte, la Chine étant grande pourvoyeuse de fonds permettant de masquer l'énorme dette de Washington. Le dollar restait un pilier sûr et les deux pays se tenaient par la barbichette, dans un équilibre relatif. Mais cela pourrait ne pas durer.
    Depuis l'ouverture de Nixon à Pékin, les relations ne firent que se renforcer.
  Mais dans la perspective plus isolationniste imposée par Trumpus imperator, le ton monde contre le phénomène croissant des importations décrites comme destructrices d'emplois, malgré les réticences des grands groupes, californiens notamment, qui ne pourraient tenir leur prix et exporter si massivement.
    La Chine paiera, comme les autres. Une forme de guerre commerciale inédite se met en place, de manière assez brutale, même vis à vis d'alliés de longue date.
   Trump destrutor fait ce qu'il a dit au grand dam des agriculteurs californiens. Mais jusqu'où pourra-t-il le faire, même s'il flatte une grande partie de son électorat, dans sa vision à court terme.
    Washington se met une balle dans le pied, disent les plus clairvoyants de la presse américaine.
  Le multiculturalisme n'a jamais été un dogme absolu, mais le repli économique, qui n'est pas nouveau aux USA, se déroule dans un contexte particulier, non seulement d'échanges intenses  mais de très fortes imbrications technologiques et financières.
    Que les règles de libre-échanges soient revues, cela se disait depuis longtemps, mais là c'est un basculement soudain et violent qui ne lésera pas que l'Europe. L'habileté de Trump est d'utiliser, d'exploiter les faiblesses des Européens, trop longtemps atlantistes. L'Europe est dans l'impasse.
    Une guerre commerciale, qui ne dit qu'à moitié son nom, si elle est destinée à durer, peut être à l'origine de conflits pour l'instant larvés et de régressions économiques partagées par tous.
     Une Autre amerique est en train de naître et c'est tout le relatif équilibre né de la dernière guerre qui est en train de basculer.
     Un relatif processus de dé-mondialisation est en cours, qui ne pourra durer sans crises majeures, voire sans affrontements partiels, dans la Mer de Chine ou ailleurs. Pékin s'y prépare, par intimidation pour l'instant. Elle pourrait aussi nous coûter cher. Mais le retrait des fonds chinois du Trésor américain serait cataclysmique pour les USA. En tous cas, les tensions financières augmentent.
     Les enjeux sont énormes et il s'agit d'éliminer ou d'affaiblir les rivaux, au nom de principes que l'on n'a guère respectés.
  Au nom de la loi...américaine
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Aller voir ailleurs...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Un tourisme bien particulier

        Ou plutôt une nouvelle trahison des clercs?  Se casser, car il faut bien se caser...Quitte à faire du lobbyisme d'intérieur, soft ou moins soft, en mettant ses compétences au plus offrant ou en répondant à des invitations très intéressées.

         « Affairisme, mélange des genres ou naïveté : quand notre élite oublie la France ». C’est le sous-titre sévère de Ces Français au service de l’étranger, un livre signé du journaliste d’investigation Clément Fayol... Dans cette enquête très fouillée, il raconte comment des puissances étrangères (Etats-Unis, Chine, Russie, émirats du Golfe, anciennes colonies…) recrutent dans l’intelligentsia politique, économique et militaire française.  En fin de carrière, faute de pouvoir retrouver un emploi substantiel, souvent plus que par sympathie ou lobbying, certains hauts fonctionnaires se mettent au service de certains intérêts étrangers. Ils suivent la pente de la mondialisation dans le domaine des affaires, cautionnant ainsi les régimes et les firmes qu'ils servent et qui savent souvent habilement utiliser leurs compétences ou leur image. C'est ce que décrypte Clément Fayol, parti d’un constat qu’il écrit noir sur blanc :  

 

 

"Signe que notre pays pèse sur la scène internationale, il est ciblé par tous les groupes de pression, entreprises, banques, Etats ou groupe d’intérêt possibles. Qui y voient un marché à pénétrer, un membre du Conseil de sécurité de l’ONU à influencer, une ancienne puissance coloniale à manœuvrer ou un membre fondateur de l’Union européenne à fléchir. Un pays puissant encore, mais rendu vulnérable par ceux-là mêmes qui le dirigent. Si bien que, durant chaque enquête que je mène pour différentes rédactions, je constate l’émergence d’un mécanisme d’entrisme et d’influence qui s’appuie sur l’utilisation de hautes personnalités françaises. Des anciens hommes politiques, des élus, des PDG de fleurons industriels, des hauts fonctionnaires qui acceptent de se mettre au service d’intérêts étrangers. "    On croise dans le livre de Clément Fayol des personnages aussi célèbres que Nicolas Sarkozy ou Dominique de Villepin, mais aussi de parfaits inconnus à la grande influence réelle ou supposée. Le journaliste revient aussi sur l’affaire Alstom, les fréquentations d’Alexandre Benalla ou encore les réseaux de la société de gestion d’actifs BlackRock.        Quelles puissances étrangères sont le plus à l’offensive ? Comment ces lobbyistes d’un genre particulier s’agitent-ils sur la place de Paris ? Pourquoi des dirigeants français collaborent-ils si facilement avec des groupes étrangers ? Invité de Marianne TV, Clément Fayol répond à ces questions et à bien d’autres encore.__________

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Stupéfiant!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Fantastique découverte!
                                             Le petit génie qui parle à l'oreille des banquiers, des financiers et de Jupiter sort de sa réserve très monacale pour annoncer le pire: le risque d'insurrection, la révolte des pauvres, la colère des gueux. 
        Diable! Voilà qu'il sonne le tocsin, lui qui se déclare sans rire comme libéral de gauche (sic!), mais qui n'a eu de cesse jusqu'ici de faire les louanges de l'économie mondialisée financiarisée et déréglementée, donc heureuse, celle de l'OCDE et de Pascal Lamy.


    Repentance? Que nenni! Mais il est très préoccupé. Il y aurait péril en la demeure. Lui, qui s'était laissé aller à commettre naguère un petit pamphlet sur l'argent fou, lorsque la crise était à son zénith. Mais c'était autrefois...
     Il nous met en garde contre les inégalités trop fortes, qui minent nos sociétés et qui peuvent s'avérer sources de révoltes, dangereuses pour le système qu'il défend.         On a bien compris que ce qui l'inquiète, c'est le statut des plus privilégiés, qui risquent de perdre beaucoup lors de révoltes qui menacent. Il ne partage pas le triomphalisme indécent de Waren Buffet, qui clamait sans vergogne que la lutte des classes, c'est les plus riches qui l'avait gagnée...
        Alain Minc, qui sait-tout-sur-tout, plagiaire à ses heures, ami et conseiller des banquiers, grand redresseur du Monde, inspirateur de Jupiter, est plein de sollicitude pour la  souveraineté  (sous contrôle) de la Grèce, qu'il prétend respecter....
       Serait-il prêt à s'en prendre au putain de pognon dépensé? Il ne faut pas exagérer non plus. Il n'est pas prêt à critiquer non plus le pognon de dingues pour l'aide sociale. Du moins publiquement.
        Il a presque raison, Minc, même s'il n'analyse en rien les causes du problème de la montée spectaculaire des inégalités et les effets de la forme de mondialisation qu'il défend. Si peu de personnes n'ont encore partagé autant de richesse au détriment de la plus grande masse.
             Mais pas très original, mise à part la dramatisation surfaite. C'est déjà ce que signalait l' OCDE depuis un moment, une organisation des plus conventionnelle, jugeant que les dérives actuelles étaient, non pas injustes moralement ou politiquement, mais contre-productives à terme, du simple point de vue de l'économiste de base. A la suite des études fouillées depuis longtemps de Thomas Piketty.
      Même au FMI, gardien de l'ordre financier, certains se sont mis, entre de nombreuses contradictions, à remettre en cause les principes économico-financiers de l'ordre mondial actuel, celui de l'après-crise qui n'a rien appris. Pascal Blanchard notamment, qui y va de sa petite musique.
     Certains, se demandant à quoi sert cette institution, n'hésitant pas à en critiquer le fonctionnement. Même dans la sphère d'économistes reconnus et parfois issus du sérail, comme Stiglitz et d'autres...
Les fondamentaux ne semblaient pas devoir changer. 
          Et pourtant l'organisation critique en interne la gestion de la crise de la zone euro. 
   Cela ne reste pour l'instant que des réactions individuelles, mais c'est nouveau.
    Mieux: elle met en évidence cette idée révolutionnaire: les inégalités nuisent à la croissance.
               Selon Martine Orange, "... Est-ce le constat de l’impuissance des gouvernements et des banques centrales de relancer leur économie, après la crise financière de 2008 ? Le fonds monétaire international (FMI) paraît en tout cas tellement secoué par la crise qu’il s’engage dans une révolution copernicienne. Après avoir souligné la sous-estimation des effets récessifs des coupes budgétaires, puis avoir remis en cause la ligne de conduite de l’Europe dans le sauvetage de la Grèce, l’institution internationale est en passe de dynamiter une des grandes théories du libéralisme : celle qui assume que l’augmentation des inégalités et l’accumulation des richesses dans les mains d’un petit nombre de plus en plus réduit profitent à l’économie et au bout du compte à tout le monde, et que la redistribution est contre-productive.
                 Dans un long papier théorique, Jonathan Ostry, chef du département recherche du FMI, et les économistes Andrew Berg et Charalambos Tsangarides prennent le contrepied de ces croyances. « Si des incitations positives sont certainement nécessaires pour récompenser le travail et l’innovation, des inégalités excessives risquent de peser sur la croissance, par exemple en réduisant l’accès à la santé et à l’éducation, en provoquant de l’instabilité politique et économique qui réduit l’investissement et en mettant à mal le consensus social requis pour faire face à des chocs de grande envergure », écrivent-ils. Selon eux, les pays qui supportent un niveau élevé d’inégalité connaissent une croissance plus faible et plus volatile que les pays qui pratiquent une redistribution élevée afin de réduire ces inégalités....
       Reprenant de nombreux travaux d’économistes qui se sont penchés sur les inégalités, les chercheurs du FMI constatent après eux que les inégalités de marché – c’est-à-dire avant impôts, avant redistribution – n’ont cessé de se creuser au cours des dernières décennies. Le fossé s’élargit partout dans le monde entre les plus pauvres et les plus riches. Le changement de ces trente dernières années est particulièrement frappant dans les pays de l’OCDE, où les salariés, soumis à la grande compression, ont connu une chute spectaculaire de leur niveau de vie, allant jusqu’au déclassement d’une partie d’entre eux, les politiques de redistribution ne permettant plus de compenser l’explosion des inégalités. 
Dans le même temps, comme le soulignait l’étude de l’ONG Oxfam, à la veille du sommet de Davos, les plus riches ont atteint un niveau d’accumulation jamais connu depuis la Première Guerre mondiale. Les 85 personnes les plus riches totalisent une fortune équivalente à celle de la moitié de l’humanité.
Loin d’avoir les effets bénéfiques escomptés, cette concentration de richesses entre si peu de mains engendre une croissance économique de plus en plus faible et de plus en plus volatile sur le long terme, selon les économistes du FMI. « De récentes études montrent comment les inégalités ont intensifié le cycle d’endettement et de financement, devenant la source de la crise, ou comment des facteurs d’économie politique, en particulier l’influence des riches, ont permis aux excès financiers de s’accumuler avant la crise », disent-ils, mettant leurs pas dans ceux de Stiglitz notamment. .."
                   Intéressants constats, qui tombent sous le sens, mais ce n'est pas encore un retour de veste.
On attend impatiemment l'avis de Madame Lagarde, pas très bavarde...... 
   A quand un tout autre FMI, garant d'une autre mondialisation, indépendant de la Fed, pour une aide et une régulation efficaces des pays en difficulté, après une profonde réforme de la finance internationale.
         Il serait intéressant de lire aussi le rapport de l'Inse sur la nécessité de l'aide sociale et de repenser le lancinant problème de l' égalité des chances et des déterminismes sociaux.
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Pire que la covid

Publié le par Jean-Etienne ZEN

La zizanie

           Elle est un peu partout, même au coeur des familles. Elle s'incruste et parfois s'amplifie. Un peu comme la question du Brexit au RU qui divise des proches, ou en lointaine analogie avec l'affaire Dreyfus dont l'évocation mettait en péril l'équilibre des relations familiales   Ce n'est pas le virus en lui-même  qui est en jeu, mais les incidences de ses effets sur les esprits qui sont frappés de stupeur au coeur d'une vie chamboulée, dont les repères sont parfois perdus.  Pas seulement les organismes, les esprits sont aussi parfois contaminés.  Atteints pas un mal sournois, qui ronge les relations jusqu'à la séparation. Comme au coeur d'un guerre, où l'information circule mal, où l'intoxication et les fantasmes se donnent libre cours. 

 

        Le complotisme, sous différentes formes, fait des ravages, quand à l'origine de l'infection virale, comme dans la stratégie adoptée pour briser son élan. On nous ment est l'arrière pensée de ceux qui n'accepte pas l'incertitude, qui exploitent les défaillances de gestion, les erreurs et les tâtonnements de la recherche et des stratégies thérapeutiques, les hypothèses sur l'efficacité des vaccins. Les zônes de flou et de questions en suspens sont pour certains le signe d'intentions cachées qui menaceraient nos vies de manière intentionnelle, au nom du profit ou de la domination. Les présupposés du complotisme sont là.       C'est l'incompréhension, l'hostilité ou la séparation. Par ex. Anne fait son deuil. "J'ai l'impression d'avoir perdu des amies." Cette enseignante à la retraite de 65 ans a été "pas mal secouée" par "une coupure radicale" avec deux amies "de très longue date", adeptes des médecines douces. A partir du premier confinement, la première a fait sienne les thèses complotistes ciblant Bill Gates et "Big Pharma". La seconde a rejoint les partisans de Didier Raoult. Anne n'a plus supporté d'être inondée par l'une d'elles de documents et de textes aux accents complotistes. "Un jour, je lui ai dit : 'Il faut que tu arrêtes.'" C'était il y a six mois. Depuis, elle n'a plus de nouvelles...."

            La surdité et la crispation sur l'irrationnel font leur chemin. Malgré des analyses convergentes, malgré les démentis, malgré les incohérences des thèses adoptées sans examen, mais qui ont le mérite de la simplicité apparente, même chez les anti-vaccins par principe. Comme s'il était question de croyance en ce domaine et (seulement) d'intérêts. La prudence s'impose évidemment, comme dans les laboratoires, mais le dogme peut faire des ravages. Le mal, à des degrés divers, affecte plus de monde qu'on ne croit. Ce qui fait bien l'affaire du mal en cours, bien réel celui-là.
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Le point sur les ronds-points

Publié le par Jean-Etienne ZEN

C'est au point: la France tourne rond.
                                                         Malgré les critiques.
        En France, on n'a pas (trop) d'idées...
                                           ...Mais on a des ronds-points.
    Les champions du monde, c'est nous: 62574 exactement, aux dernières nouvelles.
      L'Allemagne est loin derrière avec13994, l'Angleterre avec 18540, l'Italie avec 26768, l'Espagne 33214.
       Cela continue à évoluer, plus ou moins selon les régions.
   Un nouveau tous les trois jours. Le roundabout français a battu ses initiatreurs d' Outre-Manche.
          Avec une décoration parfois sans pareille!  Mais tout le monde n'est pas d'accord . Le contraire serait étonnant. Malgré leur utilité incontestée dans de nombreux cas, des esprits chagrins dénoncent le fait que L'argent public est précieux et ne doit pas être gaspillé dans des dépenses pour le moins loufoques, alors que tant de Français sont en difficulté financière»,
     Car le prix moyen d'un rond-point est de 100 000 euros pour une version basique,  plus d’un million pour les modèles « ornementés ». Au total 20 milliards d’euros ont été dépensés pour leur construction, les coûts se répartissant entre la chaussée (environ 40 %), la décoration (30 %), les trottoirs (25 %) et la signalisation (5 %) sans compter l’achat des terrains, particulièrement onéreux en zone péri-urbaine.
         En France, on n'a pas de pétrole, mais on a des ronds-points.
____Nous sommes vraiment une exception dans le PRE (Paysage routier européen), et même dans le PRM (au niveau mondial).
  Les angliches, qui ont aussi inventé la locomotive, ont ouvert la voie: ils ont mis en place les premiers  roundabout, parfois un peu bizarres. il est vrai. 
   Mais qu'est-ce qui n'est pas bizarre au pays de Sa Gracieuse Majesté, à commencer par ses chapeaux?...
__Les places rondes à Paris, dès le 17°siècle, ne méritent pas encore le nom de rond-point. D'ailleurs, à cette époque, ou roule comme on veut, comme on peut...dans un joyeux désordre dont se plaignait Boileau.
    Les carrefours giratoires sont récents, même si l'idée est ancienne: on  doit à Eugène Hénard, en 1906 l'idée du « carrefour à giration».
______Il y du mystère dans certains ronds-points...On peut les visiter, il y a des ronds-points qui méritent le détour. Des petites merveilles à la gloire d’une production locale ou d’une célébrité du coin. En Islam, on peut être surpris..
     On en voit même (pas à Auteuil) avec trois vaches aussi belles que fausses, broutant le gazon. Pas de frais de tondeuse...Certains diront que ce n'est pas de l'art et que ces oeuvres risquent de distraire le conducteur le plus concentré. Certes, on ne trouve pas partout le (vrai-faux) pouce de César, et on ne peut demander à nos édiles d'exposer la Joconde ou une statue de Rodin quelque part entre St Omer et Charleville-Mézières...
______Un "mauvais esprit" comme Nabum estime que, dans les ronds-points, quelque chose ne tourne pas rond...
   Et il y va de sa critique habituelle et perfide des investissements coûteux et inutiles, au frais du contribuabledu petit manège enchanté de la corruption quotidienne. bla, bla ...
  Stop au lobby des giratoires ! veut-il nous dire, comme le Hérisson, dont on comprend ce qu'il risque à traverser un rond-point.
_____Bref, on peut tout dire sur les ronds-points, tout et son contraire. 
    Par exemple, à leur avantage, ils permettent de faire demi-tour facilement en territoire inconnu, ou de tourner autant de fois qu’on veut (c’est gratuit !) sans aucun stress pour repérer la bonne direction sur le panneau adéquat, d'abord mal repéré ; ça donne le temps de la réflexion au touriste sans GPS. Et on peut toujours trouver une issue, contrairement à ce que dit R. Devos...
     On peut en  matérialiser un au milieu de son salon, pour éviter les rencontres malencontreuses et les chocs de personnes pressées et distraites. Les incidents de famille et les coups de gueule impromptus en seront certainement nettement diminués..
   On peut aussi faire remarquer que les giratoires permettent de fluidifier le trafic et qu'ils ont été inventés lorsque l’on s’est aperçu qu’il était ridicule qu’un feu rouge nous arrête pendant qu’il n’y a strictement personne. Donc on peut dire qu’en quelque sorte cela fait (un peu) baisser la pollution car la voiture ne passe pas son temps à s’arrêter tous les 100m. 
    D'autres, qui les prennent sur les chapeaux de roue, critiquent l’usure inégale des pneus qu'ils provoquent à la longue. Mais une réglementation intelligente devrait permettre de prendre les rond-points dans un sens ou dans l’autre (une fois à la française, une fois à l’anglaise) pour équilibrer cette usure, en changeant le sens tous les mois par exemple..Une proposition à soumettre à votre député...
Et on oublie l'aspect girato-philosophico-anthropologique de la question...
___Nous sommes quand même les champions du monde dans ce domaine, ce n'est pas rien!
 Il n'y en a que treize mille en Allemagne, qu'on nous propose comme modèle. Et pas des oeuvres d'art...Lamentable!
                Vive nos ronds-points! Cocorico!
                                                                    Point!

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Si virus m'était conté...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Chez l'animal ou l'homme

                      Covid ou pas, il fait son travail de virus. Ni plus ni moins. Et nous sommes ses hôtes. Une vie ordinaire de virus, quoi! Ils sont parfois utiles. A nous de trouver la parade. en face de cet ami-ennemi. Il faut trouver les bonnes armes, sans faire  les malins. Ce ne peut être qu'un oeuvre collective

 

             Il est à la vérité très banal, s'il pouvait en parler: "... Mon fonctionnement diffère sensiblement de celui des êtres vivants. Vous pouvez voir en moi une sorte de machine biologique microscopique. Mon programme est très simple : survivre et me reproduire pour perdurer d’une génération à l’autre. En cela, j’ai exactement le même objectif que toutes les espèces vivantes.    La différence est sûrement que n’ai pour cela besoin que du strict minimum : je m’introduis dans les cellules de mon hôte, et j’y emprunte tout ce qu’il faut pour fonctionner. En détournant la machinerie des cellules que j’infecte, je fabrique des copies de moi-même, je me réplique autant que je peux. Mes semblables, des particules virales toutes neuves, sont ensuite relâchées partout autour, et partent à l’assaut d’autres cellules. Nous, les coronavirus, produisons 1 000 virus par cellule infectée, en à peine dix heures !   Et pourtant, je ne suis pas grand. Mon diamètre est de l’ordre de la centaine de nanomètres, soit un dix-millième de millimètre.....e suis donc mille fois plus petit que les bactéries, elles-mêmes 10 à 100 fois plus petites qu’une cellule humaine. 50 000 milliards de fois plus petit qu’une goutte d’eau. À mon échelle, vos cellules sont bien plus grandes pour moi que ne le sont vos villes pour vous.          ____Pourquoi infectez-vous les gens? C’est une question étrange. Les gens sont mon habitat, mon écosystème, et mes ressources. C’est comme si je vous demandais pourquoi vous vivez dans cette plaine ou sur cette montagne.          Cependant, contrairement à vous, je n’ai pas une vie facile de sédentaire. Je suis un nomade, car mon vaisseau (vous, ou les animaux que j’infecte) n’est pas immortel. Afin de me perpétuer, je dois donc sans cesse passer à un autre hôte avant que le premier ne disparaisse. Il faut reconnaître que parfois, nous y sommes un peu pour quelque chose : certains de nos hôtes ne supportent pas nos proliférations, qui peuvent avoir tendance à abîmer leurs organes. Mais il arrive aussi que nos hôtes soient victimes de la guerre que nous livre leur système immunitaire, qui finit parfois hors de contrôle.                        Comment nous infectez-vous ? En ce qui me concerne, mes moyens sont simples et vous avez déjà percé certains de mes secrets, comme celui qui consiste à voyager dans les gouttelettes de postillons, d’éternuement, et à rester sur les mains ou les objets manipulés par les gens qui ont touché leur salive ou leur morve.Je peux caser 100 milliards de mes congénères par millilitre dans un crachat et je peux tenir cinq jours sur du plastique ou sept jours sur un masque chirurgical. Je ne suis pas très sophistiqué, mais efficace. Comme tous les autres virus en fait. L’efficacité, ça nous connaît, nos adaptations n’ont pas de limites..."


À lire aussi : Coronavirus SARS-CoV-2 : ce que l’on sait, ce que l’on ignore encore________

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Re-fake News

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Le débat n'en finit pas
                             Le projet de loi est toujours âprement discuté, car jugé inutile ou d'application impossible ou scabreuse.
          Il existe déjà un délit de fausse nouvelle.
   Non pas qu'il n'y ait pas problème, mais la question des fausses rumeurs ne date pas d'aujourd'hui et ne peut être contrée et combattue que par une meilleure formation et une plus exigeante information.
    Parfois c'est de l'ordre du  dérisoire, parfois c'est plus sérieux.

    La diffusion des réseaux sociaux et leur multiplication facilitent bien sûr les pires rumeurs, les plus absurdes contre-vérités. Mais aux pouvoirs médiatiques et politiques de se donner les moyens de les soumettre à la critique et à brider leurs tropismes mercantiles. 
      Facebook commencerait à faire le ménage dans ses rangs. C'est déjà ça. Mais à bon escient?
    Mais on peut manipuler l'opinion de bien des manières, qu'il est important d'analyser.
    Par un curieux renversement, le fake tend à devenir l'information de l'autre et on ne s'en prive pas, même dans les chancelleries.  A Moscou comme à Washington. On se souvient des intoxications réciproques pendant la guerre froide, des mensonges officiels de la Maison Blanche sur le Chili de Allende ou sur l'Irak, pour justifier son engagement, déstabilisateur de tout le Moyen-Orient.
  La propagande n'est jamais loin.
       Le problème du mensonge, de la désinformation, de la propagande, comme on le disait déjà en 14, en politique notamment, de l'enfumage des esprits, de la manipulation de hommes n'est pas un problème de notre temps, même si les moyens de transmissions et de pression sont aujourd'hui décuplés
    Une loi sur les “fake news”, d'où qu'elles viennent est un projet irréalisable ou dangereux.
  Les dénoncer, par contre, quand elles sont reconnues ccomme telles, est toujours possible, après de bonnes investigations et non sur la base de rumeurs.
     “Le grand danger, c’est de donner la responsabilité à l’Etat de dire le vrai du faux, surtout à l'heure de la massification et de l'extension rapide des fausses nouvelles. car l'Etat ne peut être  un arbitre neutre.
   Derrière l’illusion d’un diagnostic, l’expression fonctionne comme un écran, un alibi pour une censure étatique qui masque les causes du discrédit de la parole publique et son histoire.
      La culture, l'esprit critique, l'instruction  l'exigence d'une presse de qualité et libre sont les    meilleurs défenses.
  De nombreux effets pervers découleraient d'une législation imposée en ce domaine.
      Il faut se méfier de ceux qui se déclarent censeurs suprêmes et infaillibles et de la notion de post-vérité, et surtout de ceux qui veulent faire taire toutes critiques, sous prétexte de "fausses nouvelles"
   Ne pas faire confiance à ceux qui disent Faites-nous confiance, on va vous dire ce qui est vrai !”
     Internet n'a pas inventé  les mensonges et force est de constater que les plus dangereux ne sont pas ceux qui circulent anonymement sur les réseaux sociaux mais ceux qui sont proférés de façon très officielle par les gouvernements avec le concours des médias institutionnels....
        On peut tromper une partie du peuple tout le temps  et tout le peuple une partie du temps mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps. » (Abraham Lincoln)
       Dans les faits, linformation est (souvent) une guerre, et si lon considère lexploit davoir fait élire un banquier semi-royaliste à la présidence française dans un monde post-2008, on peut en tout état de cause constater que la poignée de milliardaires qui contrôlent la quasi-totalité des médias continue à la gagner.
          Une loi impossible donc.
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En passant

Publié le par Jean-Etienne ZEN

__  Vaccin, arme diplomatique

 

__ Intermittant du pouvoir 

 

__ Affaire Boulin: rebond

__ Culture sacrifiée

__ Amazon et ses scanners

__ Etat de grâce

__ On liquide et on s'en va

__ Plastiques et organismes

__  Pas un accident___________________

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