Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Vu d'en haut

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

__ Mais... à quoi s'attendait Theresa?
                              Ce ne pouvait être une promenade de santé.

__ Zemmour n'est pas Martin.
                            A force de voir des barbares partout...

__ Delors, entre regret et (vagues) espoirs.
                           Le grand prophète n'y croit plus trop...

__ Multinationales au Paradis.
                            "... La place disproportionnée des paradis fiscaux dans les profits des multinationales révèle bien l’ampleur de l’évitement fiscal qui apparaît dans les statistiques officielles de balance des paiements. Ces faits stylisés rejoignent et confirment les résultats établis sur la base des statistiques de compte nationaux : l’économiste français Gabriel Zucman estime ainsi que 40 % des profits seraient détournés vers les paradis fiscaux chaque année...
    C'est le petit contribuable qui comblera le manque à gagner pour l'Etat. Pour nous.

__ Les lobbies en France ne restent pas inactifs.
                                  Et ne manquent pas de cadeaux

__ Problème des emplois vacants: souvent mal posé.

__ Réalités coloniales: ce qu'on ne nous disait pas.

__ Sorcières d'hier et d'aujourd'hui.

__ Il y a 10 ans déjà, une leçon déjà oubliée.
                     Un projet insensé, qui mena à la catastrophe.
                                       Le film donne une idée de la logique du drill baby, drill! le fameux slogan républicain.
______________________

Partager cet article
Repost0

Lu

Publié le par Jean-Etienne ZEN

_ Alibaba et les ...voleurs

__ RSA jeunes

__ Pris au piège

__ Victoire de Lemaire?

 

 

__ Navigation à vue

__ Liban: terrible chaos

__ Des rustines...

__ Immunité-impunité

__ Biden et les Gafas

__ Bien commun mondial    _____________________

Partager cet article
Repost0

Compétitivité

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

C'est devenu la loi et les prophètes.
                                         Un thème, une injonction qui revient en boucle depuis des années.
      Déjà Mme Parisot martelait cette ardente obligation.
   La compétitivité est devenue un leitmotiv obsédant. 

 

 La guerre est déclarée. La conquête des marchés est ouverte. Plus que jamais.
Guerre de mouvement ou de tranchées? Bridé par les contraintes imposées par ses institutions, ses règles et sa monnaie-carcan, l'Euroland risquent fort de faire du surplace, voire de perdre du terrain à part l'Allemagne caracolant sur l'euro fort qui l'avantage.


    Nouveau Graal? quadrature du cercle? ou mythe pour temps de crise qui s'approfondit, que le bon M.Trichet appelle gentiment "processus d’adaptation » (sic!)?
     ►Madame Parisot affolait le bon peuple: " L' angoisse des patrons est à son comble"! et annonce un "avis d'ouragan" et la nécessité d'un "choc de compétitivité", notion qui divise la majorité.
     Diable! Certains pourtant voient l'avenir en rose et les rémunérations des PDG sont toujours plus élevées, malgré la crise.   
      ►De quoi parle-t-on? "Pour briser la spirale dépressive, il faudrait trouver de nouvelles recettes fiscales, faire supporter aux ménages les charges sociales qui leur reviennent, créer les conditions d'une croissance, tout en stoppant les délocalisations..."___Mais sans  réforme fiscale profonde[Celle que Piketty avait élaborée], sans révision des règles du jeu européen et de leur carcan, sans remise en question du modèle de la mondialisation financière et commerciale débridée prônée par l'OMC, comment serait-ce possible? Ce ne serait que s'engager dans une nouvelle spirale dépressive. Et sur quels leviers de croissance pouvons-nous compter par les temps qui courent?
     ►P.Moscovici voulait mobiliser les énergies pour les futures batailles, en courtisant le Medef: " Le gouvernement est pleinement décidé à affronter le défi économique de la compétitivité, car ce n'est qu'en renforçant nos capacités de croissance que nous gagnerons la bataille de l'emploi". Mais il rassure en jouant sur les mots: "Ce que nous faisons en France ce n'est pas une politique d'austérité, c'est une politique de sérieux."
  En tous cas, le gouvernement s'engage sur une voie étroite et dans la division, à contre-courant des promesses de campagne. 
    ►Jean-Paul Chifflet, le nouveau président de la Fédération bancaire française, renchérit dans l'incantation:« Il faut faire mieux, il faut faire plus, il faut faire plus fort », 
      ►Mme Lagarde , qui n'a pas trop de soucis matériels (elle continuera, elle, à gagner 551 700 dollars par an (427 000 euros) — soit 11 % de plus que son prédécesseur), n'en est pas à une approximation près:  "Un des signes avant-coureurs du succès de cette approche est la reprise des exportations. En faisant baisser les prix des facteurs de production, en particulier le prix du facteur travail, on espère rendre le pays plus compétitif et plus intéressant pour les investisseurs étrangers. On le voit déjà un peu au Portugal, en Espagne, et on commence à le voir un peu en Grèce(sic!)
  Suivons donc le modèle (?) grec ...et la logique imparable du FMI, même si elle est peu cohérente...
______"Comme l’euro est une monnaie qu’on ne dévalue pas, la relance des exportations doit passer avant tout par la baisse des prix. Celle-ci découlera principalement de la baisse des salaires, pas de celle des profits, laquelle serait sans doute moins « intéressante pour les investisseurs étrangers ». Et l’exemple de cette stratégie que recommande le FMI est déjà donné par les pays d’Europe du Sud. Ceux-là même dont une partie de la population plonge dans la précarité, voire la misère, du fait des politiques d’austérité recommandées par Mme Lagarde. 
    Il y a peu, justement, le New York Times évoquait la situation de la Grèce. Et le quotidien américain insistait, presque surpris, sur le caractère intraitable du FMI, toujours demandeur de nouvelles baisses des salaires (et des pensions de retraite) à un gouvernement de droite, certes bien disposé à l’égard de l’institution financière et de la « troïka » (Union européenne, Banque centrale européenne et FMI), mais un peu las de tailler à la hache dans les salaires, les emplois et les budgets sociaux d’un peuple déjà très éprouvé.
   « De nombreux Grecs parlent à présent de désordres civils quand le froid va s’installer et que beaucoup de gens ne pourront plus payer leur chauffage, indiquait le New York Times. Les prix de l’énergie, y compris de l’essence, ont augmenté, or les Grecs ne peuvent plus tirer sur leur épargne pour absorber ce genre de dépenses. Par ailleurs, on s’interroge sur la disposition de la police à maintenir l’ordre dès lors qu’elle aussi doit subir des baisses de salaires. La semaine dernière, des policiers qui manifestaient devant le bureau du premier ministre ont dû être repoussés par des brigades anti-émeutes.  »
   Sans sortir du modèle  imposé par un euro fort, facteur de déséquilibre interne, sans avoir la volonté politique de sortir de la loi des marchés et sans instaurer une forme raisonnée et limitée de protectionnisme, comme le font les USA et la Chine, entre autres, il est sûr que la Bataille de la Marne n'aura pas lieu... 
 ___________►Selon Gilles Ardinat, la compétition a été érigée abusivement comme norme au niveau des territoires: 
    "Ce ne sont plus seulement les économies qui doivent être en compétition. Le stratégie de lisbonne fixait en 2000 un "nouvel objectif" à l'Union européenne: "devenir l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde".
     Les villes, les régions et plus seulement les nations devraient concentrer leurs énergies sur cet objectif prioritaire...selon les théories de management américaines: contrôle des couts de production, benchmarking, marketing territorial, recherche de capitaux ...Les territoires doivent se vendreCe que François Cusset appelle  la foire aux fiefs: transposition d'une notion microéconomique dans la sphère politique; une analogie dénoncée par Paul Krugman:" La compétitivité est un mot vide de sens lorsqu'il est appliqué aux économies nationales." Un tertitoire ne se réduit pas à des données économiques, son action s'inscrit dans le temps long de l'histoire, pas dans l'immédiateté des marchés,dont la prospérité repose souvent sur un dumping généralisé, une réduction des salaires, etc...L'obsession d'une convergence des compétitivités sur le modèle allemand est une fable (1). Si tous les pays  décidaient simultanément de contraindre leur demande, ils précipiteraient une grave dépression. Tout le monde ne peut pas dégager des excédents commerciaux en même temps..."
     ►___Mais pour Karine Berger, la réduction du prix du travail, presque toujours mise en avantn'est pas une priorité: "La compétitivité française est un vrai défi dans les années à venir. Mais la compétitivité d'un pays, c'est d'abord sa capacité à produire de la richesse, à produire de la valeur ajoutée. Et la production de valeur ajoutée, c'est beaucoup plus des technologies, de l'innovation, de la productivité que des baisses de coût de production. Le vrai défi pour la France, c'est de relancer sa valeur ajoutée industrielle, et cela passe par des efforts d'investissements recherche lourds et risqués.__Par exemple, tout le secteur des énergies renouvelables est, à terme, un secteur à forte valeur ajoutée, mais qui implique des efforts de recherche, de développement, et c'est sur cela que la politique économique doit aussi faire des propositions. Par ailleurs, le paquet compétitivité du gouvernement essaiera de résoudre un autre problème de compétitivité de l'économie française qui est celui du financement de l'économie.  Dans le contexte actuel, la compétitivité existe essentiellement par l'innovation technologique et la progression de la valeur ajoutée. Ce n'est pas moi que le dis, c'est Paul Krugmanprix Nobel d'économie."___Le choc de l'offre est une notion propre à fapper les esprit, mais sans grande consistance. 
            Cette notion a montré son échec et a mis en évidence un certain nombre de discours économiques:
   Dans un ouvrage récemment paru aux éditions Flammarion, Une autre voie est possible, Éric Heyer, Pascal Lokiec et Dominique Méda démontent systématiquement ce discours négatif et ses objectifs et recherchent des voies alternatives pour préserver les forces du modèle social français et les vraies solutions au ralentissement économique français et européen....
   Ils rappellent que: . moins que la dette publique et le système social, ce sont les insuffisances et les dysfonctionnements de la zone euro qui pèsent sur le pays, notamment en raison des immenses excédents allemands et de la politique de modération salariale de notre voisin transrhénan. Il présente les impasses de la politique de compétitivité-coût menée par ce gouvernement et nombre de ses prédécesseurs, et propose des réformes audacieuses dans la gouvernance des entreprises et la gestion de la transition écologique...avant la crise, des éléments de politiques économiques pouvaient conduire à cette faiblesse de la zone euro. On a en effet créé une zone euro pour cesser de se faire compétition entre nous, mais on a poursuivi la compétition par des dévaluations salariales et fiscales et pour essayer de gagner en compétitivité. C’était le choix allemand : gagner rapidement des parts de marché à l’exportation en comprimant les coûts salariaux, par les salaires et les cotisations, plutôt qu’en augmentant la productivité, ce qui aurait été trop long. Cette stratégie n’est pas nouvelle, elle correspond à ce que l’on appelle le consensus de Washington qui veut que, dans une économie mondialisée, les États doivent se délester de tous leurs poids.
______________________________
- La compétitivité, ou la loi des multinationales
Un choc de compétitivité pour les actionnaires ?
Ce que serait un vrai « pacte de compétitivité »
Le « choc de compétitivité », une idée paresseuse à enterrer 
Christophe Barbier, le petit soldat du « choc »
_____________

Partager cet article
Repost0

Où l'on reparle d'Hercule

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Résistances

          Depuis le début de la mise en place du projet, inspiré par les libéraux bruxellois, l'opposition est vive au sein de la maison EDF, tous syndicats confondus. Mais pas seulement les syndicats. Il y a un assez large consensus sur le sujet.    La question est de savoir: comment éviter l'éclatement de la structure d'un ensemble qui nécessite, pour le bon fonctionnement dans ce domaine  stratégique, unité et cohérence. L'opposition ne faiblit pas contre l'oukase de l'UE, qui vent compartimenter les secteurs de production et dissocier la production et la distribution, comme il a été fait dans d'autres domaines. Une production entièrement soumise aux lois du marché, comme dans d'autres domaines. La réforme s'enlise, ne suscite pas l'enthousiasme au sein du gouvernement et les échéances sont prudemment reportées.  L'ouverture aux capitaux extérieurs ne pourraient, comme on l'a vu dans d'autres domaines, qu'engendrer une nette augmentation des prix.

 

               "...La mise en oeuvre du projet découlerait d'une réforme de la régulation du parc nucléaire existant pour remplacer le système actuel, connu sous le nom d'Arenh (Accès régulé à l'électricité nucléaire historique), afin de garantir la couverture des coûts d'EDF, un sujet qui fait lui aussi l'objet de discussions depuis plusieurs mois entre Paris et Bruxelles..."   -       ________".. Interpellé sur le projet Hercule par Mme Valérie Rabault, présidente du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, le 15 décembre dernier, le premier ministre Jean Castex tente de rassurer : « Nous n’avons (…) nullement l’intention de démanteler EDF, qui restera un grand groupe public. » Ces propos rappellent ceux prononcés dans le même hémicycle par le ministre de l’économie Nicolas Sarkozy, le 6 avril 2004 : « Depuis 2000, le marché de l’énergie est ouvert à la concurrence à hauteur de 30 % parce que le gouvernement de Lionel Jospin, soutenu à l’époque par le Parti communiste, avec des ministres communistes, a transposé en février 2000 la directive européenne libéralisant le marché de l’énergie… Je redis qu’EDF et GDF [Gaz de France] ne seront pas privatisés. » Élu président de la République en 2007, il privatisa GDF.    À ce jour, l’État détient encore 84 % du capital de l’établissement public transformé en société anonyme en 2004 et introduit en Bourse l’année suivante. Mais pour combien de temps ? Depuis le printemps 2019, le gouvernement français et la Commission européenne négocient en toute opacité la réorganisation du deuxième producteur mondial d’électricité. En mai dernier, alors que le président Emmanuel Macron venait d’évoquer devant les caméras le retour des « jours heureux », en référence au programme du Conseil national de la Résistance, ses représentants négociaient à Bruxelles le torpillage d’une des conquêtes de la Libération, soixante-quinze ans après la nationalisation de l’électricité et du gaz. Le projet Hercule poursuit l’objectif fixé par une directive européenne de 1996 : imposer l’émergence d’acteurs privés en rognant la position dominante d’EDF, tout en demandant à l’État d’assumer les incertitudes et les risques liés à la filière nucléaire...."  ______La logique libérale de la Commission suit son cours...    ________________________

Partager cet article
Repost0

Charité bien ordonnée...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

....Commence par le business.
                                         Aux USA, la philanthropie, on connaît.
     On peut même être philanthrope de père en fils.
      Avec de (très) gros moyens.

  On peut ainsi laisser un nom, une réputation et...un retour sur investissement intéressant.
    Il n'y a pas que le cas de l'ultra-richissime Bezos, dont la fortune équivaut ou dépasse le PIB de certains pays moyens.
    Et il n'y a pas que la "charité" qui est en cause, mais des tentatives pour supplanter l'Etat, jugé désuet, dépassé, pas seulement dans la Silicon Valley et qui pourtant les a bien favorarisées. Et le régime des impôts leur est tellement.généreux.
   Autrefois on faisait la charité. C'est dépassé. L'Etat n'assure pas, ou si peu, en matière sociale et sanitaire. Il faut soigner le malade.
 C'est parfois un coup de génie. La charity business peut rapporter gros:

   David Yermack, dans un article au titre révélateur, « Deductio ad absurdum », a parfaitement documenté dans le cas américain l’absurdité d’un système fiscal permettant que, lorsque de riches PDG donnent leurs actions à leurs propres fondations familiales, ils bénéficient en échange de réductions d’impôt très élevées.    Yermack va même plus loin et démontre que ces dons – qui ne sont pas régulé par la loi sur le délit d’initiés – ont le plus souvent lieu juste avant que le prix des actions de l’entreprise ne diminue. D’après ses résultats, un certain nombre de PDG antidatent de façon frauduleuse les dons afin de pouvoir augmenter les bénéfices fiscaux personnels qu’ils en tirent. Or, non seulement la loi fiscale américaine est telle que ces donateurs bénéficient d’une réduction d’impôt, mais ils n’ont de plus pas à payer l’impôt sur les plus-values auquel ils auraient été sujets s’ils avaient simplement vendu ces actions...
   Très intéressant, non?
        N'y aurait-il pas comme une contradiction entre la notion de démocratie et les idéaux et devoirs de celle-ci, bien comprise? Comme le souligne Robert Reich, la philanthropie à l'américaine, derrière sa face avenante, peut rapporter gros.
         La tradition est ancienne aux USA, que l'on s'appelle Rockfeller, Carnegie ou Buffet.
                   Rien ne change, mais les moyens sont sans doute plus puissants encore aujourd'hui.
       « La richesse concentrée par quelques uns sert bien plus la cause du progrès que lorsqu’elle est émiettée en salaires destinés à faire vivre la multitude » (Carnegie)
        « 98% d’entre eux (les plus fortunés) se sont hissés au sommet à la force du poignet. Je compatis néanmoins avec ceux qui sont restés pauvres même s’ils doivent, d’abord, à leur propre incompétence de n’avoir pas échappé à leur condition.(Pasteur Russel Cornwell)
_______________________________
Partager cet article
Repost0

Politiques myopes

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Chères autoroutes

                        Parmi les mauvaises nouvelles du début de février, s'annonce celle de la hausse du coût des autoroutes. La routine... On a fini par oublier les conditions dans lesquelles les incontournables voies rapides de circulation ont été concédées au secteur privé, il n'y a pas si longtemps, quand tant d'autres pays gardaient la maîtrise de leurs réseaux.                ____On nous annonce que:  ".....Après une évolution de +0,80% en 2020, les prix des péages autoroutiers vont augmenter de 0,44%, en moyenne, au 1er février. Les hausses devraient varier, selon les tronçons, entre 0,30% et 0,65%. Des augmentations limitées cette année, certes, mais qui font toujours ressurgir le débat sur le bien-fondé des concessions autoroutières accordées en 2006. Un récent rapport sénatorial a préconisé de ne pas les prolonger au-delà de leur terme en raison d’une rentabilité trop favorable. Deux des trois groupes autoroutiers pourraient atteindre la rentabilité attendue lors de la privatisation, et ce 10 ans avant la fin des concessions, soit autour de 2022. Pour le rapporteur de la commission, « le statu quo n’est pas possible. Il est impératif de mieux partager les profits des sociétés d’autoroutes avec l’Etat et les usagers, et de rééquilibrer les relations entre le concédant et les concessionnaires ».

 

           Pour une fois, après les critiques de la Cour des Comptes, le Sénat met tout à plat, confortant les nombreuses critiques émises depuis le début d'une privatisation, dont même Mr Bayrou avait dénoncé l'absurdité. Pout contenter les désiderata des magnats du béton et de la finance. Sont dénoncés la «.... position de faiblesse de l’État dans les négociations la surrentabilité pour le privé et le manque à gagner pour le public. Le rapport sénatorial de la « commission d’enquête sur le contrôle, la régulation et l’évolution des concessions autoroutières » dresse un bilan au vitriol de la gestion des autoroutes, dont les concessions ont été privatisées en 2006.    L’État aurait ainsi perdu environ 6,5 milliards d’euros de recettes potentielles depuis qu’il a ouvert le capital des sociétés d’autoroute au privé (une ouverture commencée en 2002 par l’intermédiaire de Lionel Jospin, puis achevée en 2006, sous Dominique de Villepin)...."                                                                          Malgré certains regrets tardifs de celui-ci. Un bijou vendu au nom de la dette, dans une  optique court-termiste. L'Etat a préféré encaisser plutôt que de gérer. De nombreuses irrégularités ont entaché les contrats dès le départ.   Un bref, ce fut une manne pour ceux qui continuent à profiter de la vache à lait, aux dépends des utilisateurs.       _______________________

Partager cet article
Repost0

Z... comme Zemmour

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Fureurs et approximations
                                 Mais comment peut-on d'appeler Cindy, Omar, Sara  ou...Hapsatou?
                                              Des prénoms pas très français, tout ça...
     En dehors des clous...du calendrier.
         C'est comme Elisabeth, pas très "gaulois".


  Mais d'où vient ce nom de Zemmour, si peu "français" non plus, à première vue, contrairement à Martin, Delannoy, Pinault?...
    Les noms, ça va, ça vient...ça plonge ses racines dans une histoire compliquée où la France s'est faite par strates successives.
   Les migrations ont été constantes et ont fait de la France, la France. Il faut en finir avec le mythe gaulois et un certain roman national.
     Le brave Eric fait une nouvelle fois parler de lui, suscitant commentaires et remous politico-médiatiques. Aurait-il atteint son but? Il ne dit pas que des bêtises mais il dérape bien souvent.
    Ce n'est pas la première fois que le polémiste se fait remarquer, notamment par ses écrits dits"historiques", qui se veulent atypiques. Disons bien orientés.
   La barbarie hante l'esprit de notre polémiste périodiquement médiatique qui sait choisir les sources qui l'arrangent et adorent les raccourcis percutants, qu'aime souvent une certaine droite, parfois extrême.
   Notre polémiste pressé stressé ose le téléscopage, l' hyper-simplification et l'anachronisme.  
     Sur les ondes de RTL, il faut faire vite.
  Il ne craint pas de radicaliser la délinquance, qui, comme chacun sait, vient toujours de l'étranger, comme le dit ma concierge, qui a besoin de se rassurer.
      Les nouveaux Goths sont là! Le gang des voleurs de poules rôde.   Jamais un Français n'oserait braquer une bijouterie!
                                     Singulière conception de l'histoire...
     Gibbon est lu avec de drôles de lunettes. 
Pas de critique sérieuse de la mondialisation en cours et du système économique qui autorise, encourage même  ce que l'auteur considère comme une déferlante.
     Il en rajoute à  Obertone lui-même , tout dans la nuance l'excès, en déclin maintenant. 
_______"Le barbare, c'est celui qui croit à la barbarie", dit par expérience Levi-Strauss
   Lui, dont les origines viennent d'ailleurs, il a des problèmes avec l'Autre. Avec lui-même?

        Il met certains à cran 
Lepéniste, Zemmour? Il s'en défend, même s'il a déjeuné avec Jean-Marie, toujours aussi nuancé.
    Peut-être seulement inconséquent, xénophobe (un peu quand même...) et à courte vue, radicalisant la délinquance. (*)

Une histoire grand guignol...

      Le bêtisier est impressionnant...Morceaux choisis:
    " Concernant Pétain, je réhabilite l'armistice de 1940. Au fond, le maréchal a fait la même chose qu'en 1917, il a gagné du temps pour attendre les Américains. »  
« Plus je vieillis, plus je pense que nos ancêtres étaient mieux que nous ! La littérature était supérieure aussi. A part la médecine et la technologie, je ne vois pas où sont les progrès.» , etc... 
__________________On ne niera pas les problèmes liées à une immigration (souvent réclamée par la patronat) mal maîtrisée, non négociée, dans l'espace-passoire Schengen, au coeur d'une mondialisation ouverte à tout vent...
    Zemmour semble ignorer les causes d'une immigration le plus souvent non choisie.
   Mais on ne va pas pour autant guillotiner le journaliste le plus décrié du PAF ...pour son ignorance et ses élans ethnophobiques. Et paf!
      Malaise à RTL... 
       La posture zemmourienne est difficile à défendre.  On peut lui conseiller de calmer ses nerfs, de se retirer du PAF et de faire un peu de sport et surtout beaucoup d'histoire, sérieusement, pas revisitée....pour ne pas nous raconter des histoires.
_____
(*)   Il faudrait qu'on nous démontre en quoi la diversité culturelle dans un Etat mène à la violence - je ne suis pour ma part pas du tout convaincu de cela. La violence, elle vient en partie de ceux qui n'ont pas accepté la différence, et qui au sein de groupuscules d'extrême-droite vont tout faire pour la rejeter. Faudrait-il donc changer d'identité pour être réputé pacifiste? Moi qui suis né en France de parents syriens, moi qui suis parfaitement intégré à la société française mais qui reste en partie syrien, moi qui ai appris la langue de mes parents que je parle souvent avec ma mère parce que c'est dans mes habitudes, dois-je être considéré comme un danger public à cause de mes origines? Eric Zemmour pense que les délinquant sont en grande majorité noirs et arabes. Je l'entend. Mais est-ce à dire que la majorité des noirs et des arabes sont des délinquants? Si 60% des délinquants sont noirs et arabes, est-ce à dire que 60% des noirs et arabes sont délinquants. De plus, ne faut-il pas chercher quels noirs et quels arabes sont délinquants, chercher leur origine sociale, quel facteur aurait encouragé la délinquance? Mais au lieu de cela, avec Eric Zemmour, on pointe du doigt des hommes et des femmes et on dit: « Voilà les monstres! » Si bien qu'avant même qu'elle ait agi ou qu'elle ait foulé le sol français, on pourra savoir, contre l'Etat de droit, que telle personne est destinée à être coupable.

_______________________

Partager cet article
Repost0

Une parole forte

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Mémoire et résilience

 

       Le grand inconfort, parfois la grande souffrance  de la situation actuelle, c'est surtout qu'elle ne laisse aucune visibilité. C'est ce qui est matériellement et psychologiquement le plus difficile à assumer. Et pourtant, l'inattendu n'est pas une nouveauté dans l'histoire et un peu de mémoire nous rappelle qu'il fut constant, souvent plus dur et plus durable. Comme le rappelle quelqu'un qui a beaucoup vécu. Tenir bon, tous les jours.

 

 « J'ai été surpris par la pandémie mais dans ma vie, j'ai l'habitude de voir arriver l'inattendu. L'arrivée de Hitler a été inattendue pour tout le monde. Le pacte germano-soviétique était inattendu et incroyable. Le début de la guerre d'Algérie a été inattendu. Je n'ai vécu que pour l'inattendu et l'habitude des crises. En ce sens, je vis une nouvelle crise énorme mais qui a toutes les caractéristiques de la crise. C 'est-à-dire que d'un côté suscite l'imagination créative et suscite des peurs et des régressions mentales. Nous recherchons tous le salut providentiel, mais nous ne savons pas comment.

Il faut apprendre que dans l'histoire, l'inattendu se produit et se reproduira. Nous pensions vivre des certitudes, des statistiques, des prévisions, et à l'idée que tout était stable, alors que tout commençait déjà à entrer en crise. On ne s'en est pas rendu compte. Nous devons apprendre à vivre avec l'incertitude, c'est-à-dire avoir le courage d'affronter, d'être prêt à résister aux forces négatives.
La crise nous rend plus fous et plus sages. Une chose et une autre. La plupart des gens perdent la tête et d'autres deviennent plus lucides. La crise favorise les forces les plus contraires. Je souhaite que ce soient les forces créatives, les forces lucides et celles qui recherchent un nouveau chemin, celles qui s'imposent, même si elles sont encore très dispersées et faibles. Nous pouvons nous indigner à juste titre mais ne devons pas nous enfermer dans l'indignation.
Il y a quelque chose que nous oublions : il y a vingt ans, un processus de dégradation a commencé dans le monde. La crise de la démocratie n'est pas seulement en Amérique latine, mais aussi dans les pays européens. La maîtrise du profit illimité qui contrôle tout est dans tous les pays. Idem la crise écologique. L'esprit doit faire face aux crises pour les maîtriser et les dépasser. Sinon nous sommes ses victimes.
Nous voyons aujourd'hui s'installer les éléments d'un totalitarisme. Celui-ci n'a plus rien à voir avec celui du siècle dernier. Mais nous avons tous les moyens de surveillance de drones, de téléphones portables, de reconnaissance faciale. Il y a tous les moyens pour surgir un totalitarisme de surveillance. Le problème est d'empêcher ces éléments de se réunir pour créer une société totalitaire et invivable pour nous.
À la veille de mes 100 ans, que puis-je souhaiter ? Je souhaite force, courage et lucidité. Nous avons besoin de vivre dans des petites oasis de vie et de fraternité. »
Edgar Morin_________________
Partager cet article
Repost0

Secrets de la Silicon Valley

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Ombre et lumière
                            Faut pas rêver.
     Ce n'est pas le paradis souvent vanté, même si ce qui se passe là-bas dans les grandes structures et les start-up qui vont et  qui viennent, apparaît souvent comme les prémisses de e-révolutions, qui risquent de bouleverser notre culture et nos modes de vie dans un avenir proche.
   C'est déjà commencé.


       Non seulement sur le plan médical, qui promet plus qu'il ne pourra, mais aussi sur le plan de l'organisation du travail, l'intelligence artificielle et ses algorithmes de plus en plus sophistiqués ouvrant des portes inédites. Galilée, le fondateur de la science moderne, qui a lancé le fameux le monde des écrit en langage mathématique, ne pouvait anticiper que l'on irait si loin dans la formalisation.

        ....La Valley tout entière planche sur notre futur automatisé, un monde où les machines accompliront la plupart des tâches, laissant à l'homme tout le loisir de ne rien faire. Et le champ possible des applications paraît illimité. Dans le domaine agricole, Agridata, une start-up montée par trois anciens étudiants de Stanford, promet de révolutionner le secteur. "Nous allons numériser une industrie qui ne l'a jamais été", assure le Français Cyrille Habis, arrivé ici il y a une douzaine d'années. L'équipe a mis au point un robot embarquant une caméra qui prend des photos de chaque grappe de raisin dans un vignoble et la mesure à différents moments de sa croissance. Grâce à cette invention, les exploitants peuvent anticiper les variations de récoltes. "Les données collectées par les robots permettent d'ajuster rapidement les coûts, d'optimiser les ventes, en gérant la charge sur chaque grappe", explique Cyrille Habis.
    Dans un autre genre, CropOne, installé dans le sud de la Silicon Valley, à San Jose, s'est spécialisé dans la culture verticale de laitue… Grâce au big data, l'élevage se fait dans des conteneurs où l'apport d'eau, de lumière et d'engrais peut être optimisé, sans risque d'attaque de nuisibles. Résultats, les plants poussent trois fois plus vite qu'à l'air libre, et le consommateur peut avoir la satisfaction de consommer des produits frais cultivés au bout de sa rue....
   Ces machines intelligentes vont nous affranchir d'une flopée de tâches ingrates, pour le meilleur… et pour le pire? Les chercheurs californiens planchent aussi sur les conséquences de cette future oisiveté. Depuis l'été dernier, le Y Combinator, l'un des principaux accélérateurs de la région, mène une expérience de revenu universel à Oakland, de l'autre côté de la baie de San Francisco. Une centaine de familles perçoivent ainsi de 1.000 à 2.000 dollars par mois pour ne rien faire. L'évolution de leurs comportements est scrupuleusement décortiquée. "La Silicon Valley est le seul endroit où il est possible de dépenser des milliards pour rendre le monde meilleur", résume Pierre Gaubil de The Refiners. Un monde dans lequel l'homme-oiseux sera encadré par des machines intelligentes....
          Pour le meilleur et pour le pire, oui. Que seront les emplois de demain? Quel revenu universel sera redistribué à tous ceux qui deviendront oisifs malgré eux, certains métiers ou certaines tâches spécialisées disparaissant peu à peu. On en a déjà un avant-goût dans certains secteurs. Et cela peut s'accélérer très vite.
    On comprend que cette e-aventure suscite autant d'enthousiasmes que de craintes légitimes vis à vie du monde de demain, nous rendant totalement schizophrènes.
    Une aventure qui là-bas ne baigne pas toujours dans l'huile et qui ne tient pas toujours ses promesses. Qui décline même parfois.
  Les tares du système sont rarement dénoncées, les conditions de travail non plus.
    La révolution numérique là-bas nous prépare un new age peu engageant, dans des conditions qui ne sont pas particulèrement paradisiaques.
      Tout n'y marche pas comme sur des e-roulettes.
           Certains fantasmes s'y donnent libres cours.
                          Jusqu'à la démesure...
                                Allons-nous vers une siliconisation du monde?
__________________________
Partager cet article
Repost0

Ombres chinoises

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Fin de la naïveté?

            La France et d'autres pays européens sont en train de passer de l'admiration-fascination à la distance et à la critique vis à vis d'une Chine dont les avancées apparaissent mieux pour ce qu'elles sont.     La libéralisation/ouverture du régime de Pékin, entrevues un temps, n'est plus un horizon pour un moment. C'est la fin d'unr certaine naïveté libérale, où l'ouvrier du monde participait avantageusement à notre prospérité, grâce à une multitude de produits dont les coûts réduits permettaient notamment de faire pression sur les salaires..     Cette période n'est pas finie, loin de là, mais elle tend à se réduire. Malgré les apparences.     L'affaire du coronavirus n'a rien arrangé. La montée en puissance de l'économie et de l'influence chinoise commence à faire problème. La séduction intéressée. de l'Allemagne connaît, elle aussi, un recul. Le projet complexe de la route de la soie ne suscite plus le même attrait et attire même certaines méfiances au fur et à mesure que le durcissement politique s'exerce à Pékin.

                          Le patronat allemand commence même (par opportunisme?) à être plus critique, comme le patron du géant allemand Siemens: « Nous observons de près et avec inquiétude ce qui se passe en ce moment à Hongkong ainsi que dans la région du Xinjiang, a déclaré Joe Kaeser à l’hebdomadaire Die Zeit, jeudi 10 septembre. Nous condamnons catégoriquement toute forme d’oppression, de travail forcé et d’atteinte aux droits de l’homme. » Venant du patron d’un groupe qui réalise un dixième de son chiffre d’affaires en Chine, pays où il est implanté depuis 1872 et où il compte aujourd’hui plus de 35 000 employés, une telle fermeté aurait été inimaginable il y a encore un an. « L’Allemagne doit veiller à bien faire la balance entre ses valeurs morales et ses intérêts », avait déclaré M. Kaeser, le 8 septembre 2019, après trois jours passés en Chine dans la délégation d’Angela Merkel. « Quand des emplois, en Allemagne, dépendent de la façon dont sont abordés des sujets délicats, il convient de ne pas renforcer l’indignation générale », avait-il alors affirmé en référence à l’inquiétude suscitée en Europe, par le durcissement de la politique de Pékin vis-à-vis de Hongkong..."         Mais pas seulement. Une indignation bien tardive. Malgré tout, le business as usal ne pourra que continuer. La Chine continuera à maîtriser le jeu, souvent avec un pion d'avance. Et pour longtemps encore. Surtout tant que l'Europe restera un nain politique, aux objectifs souvent divergents.
     _______ _____En dehors du champ de l'analyse classique, on peut lire cette approche qui ne manque d'être originale et brillante, malgré la multiplicité des points de vue émis.______
Partager cet article
Repost0

1 2 3 4 5 > >>