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Toujours plus haut

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

 Ils seraient seulement 26
                                 Au dire d'une récente étude d'Oxfam, largement relayée et peu contestée, du moins sur l'essentiel. 50, ce serait déjà pas mal...
    Ils seraient un tout petit nombre qui détiendrait la moitié de la richesse de l'humanité


     Ils ont doublé en nombre depuis 2008. Comme quoi la crise n'a pas fait que des malheureux...
      Il reste des progrès à faire dans cette fulgurante et jusqu'alors inédite ascension. ..En France comme ailleurs.
   Certains mettrons ça sur le compte du mérite personnel, comme c'est courant Outre-Atlantique, faisant des moins fortunés, voire des plus pauvres les responsables de leur destin.
    L'explosion est en fait largement planétaire, même si les USA détiennent encore la palme du succès comme ...de la précarité et de la pauvreté relative, malgré un chômage claironné comme réduit.
    Certes les injustices, ce n'est pas nouveau. Naguère nous avions nos deux cents familles, mais la surabondance savait se faire moins tapageuse et n'atteignait pas de tels sommets hyper-himalayens.
      Un poignons de dingue, disait quelqu'un.
       Christine Lagarde, qui ne gagne pas le smic et touche du FMI autour de 400000 euros (de quoi voir venir...) commence à sonner d'alarme. Sans doute y voit-elle un risque pour l'économie mondiale. En dehors de toute considération morale, trop de richesses concentrées, c'est un risque pour l'économie  et un facteur de nouvelle crise. Facile à comprendre.
   Les actionnaires  se paient la part du lion, font monter à la hausse les salaires des dirigeants, aux dépens de la rémunération des travailleurs. Il y a peu, on préconisait la répartition suivante pour une saine gestion et pour se prémunir de risques; la règle des trois tiers.
    L' évasion fiscale connaît des sommets, malgré les quelques règles toujours, annoncées comme imminentes. L'harmonie fiscale en Europe n'est pas pour demain, chaque pays revendiquant se part de gâteau.

     22 janv. 2018 - Les inégalités de revenus et de richesses dans le monde étaient au sommet... En 2017, la fortune des plus riches a augmenté de 1.000 milliards de ...

    Par exemple, Jeff Bezos, le patron d’Amazon (112 milliards de dollars en 2018, soit 98,5 milliards d’euros), 1 % de sa fortune correspond au « budget de santé de l’Ethiopie », insiste Oxfam.
     D’une manière générale, la fortune des milliardaires dans le monde a augmenté de 900 milliards de dollars en 2018, soit au rythme de 2,5 milliards par jour, alors que celle de la moitié la plus pauvre de la population de la planète a chuté de 11 %.
     ...Si la tendance était inversée, la plupart des gouvernements auraient suffisamment de ressources pour financer les services publics", a souligné l'ONG qui estime que "la richesse est tout particulièrement sous-taxée". Elle a ainsi précisé que sur un dollar d'impôt sur le revenu, seulement quatre centimes proviennent de la taxation de la richesse. Selon Oxfam, qui estime que les plus riches cachent au fisc 7.600 milliards de dollars (6.680 milliards d'euros) "les 10% les plus pauvres paient désormais des impôts plus élevés en proportion de leurs revenus que les plus riches" dans certains pays comme le Brésil ou le Royaume-Uni.....
      Mais qui sont les vrais assistés?


   On a perdu le sens de la valeur, ainsi que des valeurs.
   Les rudiments d'une gestion économique équilibrée se sont envolés.
        Et il n'y aura pas de guerre des pauvres. comme à une époque.W. Buffet le proclamait triomphalement: la guerre des classes, c'est nous qui l'avons gagné. Il avait le mérite de la franchise.
    Le politique seule, mais renouvelée,  peut réparer ce qu'une certaine économie néolibérale rapace a détricoté.dans la logique d'une finance devenue folle .
       La France: un cas à part?
   Revenir à quelques principes rooseveltiens de bon sens serait déjà un premier pas...
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Fin d'un mythe

Publié le par Jean-Etienne ZEN

     Qui a eu la vie dure                                                                                                              

                   Une croyance tenace arrive enfin sur son déclin aux USA, avec le virage annoncé par le nouveau Président, qui met tout son poids dans la balance, non par dogmatisme, mais par pragmatisme, par simple bon sens. Il rejoint par là les critiques déjà énoncées depuis longtemps par certains économistes d'abord minoritaires, puis de plus en plus nombreux. Même le pape s'y est mis... Un grand mythe reaganien s'effondre: la théorie du ruissellement est un montage idéologique pour que se maintiennent et augmentent les super-profits d'une minorité et que se réduisent le niveau de vie des classes moyennes et que s'installent les inégalités toujours plus fortes. En fait cette croyance répétée dans le milieu des affaires était autoentretenue artificiellement mais démentie tour les jours.                 Biden, après Roosevelt qui est allé beaucoup plus loin dans des circonstances assez différentes, a signé l'arrêt de mort de cette pseudo-doctrine. Il faut relire son discours devant la convention démocrate.  C'est la fin d'un époque d'exubérance des marchés, d'envolée d'inégalités extrêmes. Du moins il faut espérer un retournement rapide et durable de la situation, à partir de ce pari qu'il faut mettre en oeuvre. Les choix politiques ont pris le pas sur l'économie livrée à elle-même, jusqu'à ses pires excès. Mais il faut faire vite. Ce n'est pas une révolution, mais du simple bon sens politique. Là où il t a une volonté, il y a un chemin.

 

         Le ruissellement a vécu, remplacée par le premier de cordée (version soft).   Ce n'est pas Mélenchon qui le dit, mais l'OFCE ou la Tribune.  L'Unesco, le FMI sonnent aussi le tocsin face à la montée rapide et spectaculaire de la très grande richesse. Pas (seulement) pour des raisons morales, mais économiques. Elle a accaparé 82% de la richesse mondiale créée en 2017   Les élites de Davos ont eu connaissance des chiffres livrés par Oxfam et d'autres organismes.  Et après? Encore faudrait-il analyser les causes...Le grand ruissellement, cette mystification, attendra... L'ère des super-rentiers a encore de l'avenir.  ...le CAC 40 se porte bien, contrairement à l’économie réelle, PME comprises : « Selon les dernières statistiques, les profits de ces ténors sont passés de 59,8 milliards d’euros en 2012 à 73,6 milliards en 2013 (+23%), et devraient atteindre 87,3 milliards (+19%) au terme de cette année », nous apprend encore Dorion.     Pendant ce temps, de l’autre côté de la balance, la situation ne cesse de se détériorer. En 2011 (dernière année connue, les statistiques concernant l’année 2013 ne devant pas être disponibles avant fin 2015), 8,7 millions de personnes, soit 14,3% de la population française, vivaient en dessous du seuil de pauvreté (fixé à un revenu mensuel de 977 euros par mois)....  Alleluia!   Déjà que leur nombre ne cesse de grimper dans les dernières années.  Pauvres de tous les pays, réjouissez-vous! Les élites financières montent au firmament de la haute richesse.  Pas seulement aux USA ou en Europe, mais aussi en Chine. Qui l'eût cru? L'envolée des zélites financières se poursuit; après le petit accroc de 2008, la machine à cash repart à fond la caisse.

                         En vertu de la théorie du ruissellement, vous allez bientôt diminuer, disaient-ils, être de moins en moins nombreux. Jusqu'à disparaître dans...quelques siècles. Etre riche n'aura alors plus de sens.    C'est ma-thé-ma-tique!     D'ailleurs, le bon Mr Guizot le proclamait, comme la clé du développement général, et Mr Macron lui faisait écho il y a peu en s'adressant aux jeunes. Des gens qui voient loi.    Certains disent que les pauvres, c'est une fiction  ou en tous cas qu'ils méritent leur sort, qu'il suffirait de vouloir, car la richesse se mériterait Bienheureux les pauvres!...c'était bon pour le rêveur de Tibériade.  Les temps ont changé. Voici venu le temps des riches, et même des super-méga-riches. Un monde enchanté s'offre à tous. Les exemples à suivre ne manquent pas.  C'est comme une évidence. Il y a de la place pour tout le monde.   La progression est constante, qui donne tous les espoirs. Et puis tous les riches furent d'abord des pauvres, ou des descendants de très pauvres même. Il suffit de relire l'histoire économique des USA au XIX° siècle ou de regarder Dallas.  Pour ceux qui doutent, l'aube d' une nouvelle ère macronienne se lève, l'embellie économique française se confirme. Tous les espoirs sont permis. Get rich! Il n'y a pas que my tailor.
                                        ___Mais, mais...on me dit dans l'oreillette (sans doute un esprit chagrin) que la théorie du ruissellement économique serait du  bidon... | théorie selon la théorie du ruissellement économique nous avons tous à y gagner!La théorie du ruissellement  est une théorie d'inspiration libérale selon laquelle, sauf destruction ou thésaurisation, les revenus des individus les plus riches sont in fine réinjectés dans l'économie, soit par le biais de leur consommation, soit par celui de l'investissement (notamment via l'épargne), contribuant ainsi, directement ou indirectement, à l'activité économique générale et à l'emploi dans le reste de la société. Cette théorie est notamment avancée pour défendre l'idée que les réductions d'impôt y compris pour les hauts revenus ont un effet bénéfique pour l'économie globale. En théorie donc, plus il a de riches et moins il devrait avoir de pauvres, de chomeurs, de petits revenus, d'entreprises en difficulté...ceux ci profitants des dollars qui débordants des gros revenus viendraient arroser le bas peuple...
Or, le taux de pauvreté a encore augmenté en 2015! Et le chomage aussi...quant aux riches, de plus en plus riches se portent de mieux en mieux..;."
    Et puis des pessimistes prétendent que les plus riches coûtent cher. D'autres, que des sommes considérables partent non pas seulement dans le super-luxe inutile et improductif, non pas dans l'investissement économique qui profiterait au plus grand nombre, mais dans les fonds abyssaux et vains de la spéculation-casino auto-reproductrice.
       Le vieux Hugo disait que "C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches"
    Mais c'était au XIX° siècle...
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La grande braderie

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Bijoux de famille.
                              Depuis des décennies, on fait mine de s'étonner dans notre pays de la situation dégradée de l' emploi, cherchant en vain des remèdes de toutes sortes, accumulant plans sur plans, qui ont déjà montré leur inefficacité et leur nocivité, notamment dans la compression, la stagnation, voire la réduction des salaires.
    Plus d'un économiste sérieux, ne niant pas les problèmes liés à l'emploi, et notamment à la formation, ont vu dans ce mantra un moyen de détourner l'attention sur une question de fond, en vogue partout, mais particulièrement dans notre pays depuis des décennies: la désindustrialisation à marche forcée d'une partie toujours plus grande de nos grands groupes industriels (mais pas seulement), leurs rachats dans des conditions  douteuses, souvent pour un "redressement", souvent prétexté, qui mène, après opération de dégraissage, à une   revente lucrative, les actionnaires,les fonds de placement faisant la loi.
     Tous les pays le font plus ou moins, mais pas avec la même inconscience ou la même imprudence que nous. 
    Le livre de Laurent Izard le rappelle avec précision. On peut en feuilleter gratuitement et utilement tout un chapitre essentiel (chez Amazon).
     La récente affaire Alstom, qui nous privé de la  maîtrise d'une production essentielle, tombé dans l'escarcelle de General Electric, qui ne tient déjà plus ses promesses, nous le rappelle et devrait  nous alerter.
     La désindustrialisation de la France continue à aller bon train, aux dépends de l'avenir de l'emploi et de notre place dans les nations qui comptent.
     L'auteur nous le rappelle: dans l'industrie, la débandade est totale. Alcatel n'est plus. Arcelor a été vendu à l'indien Mittal Steel, Alstom démantelé entre General Electric et Siemens. Et puis, il y a Rhodia, Pechiney, Thomson, etc. . La liste est si longue qu'elle ferait oublier que même de plus petites entreprises, comme Marionnaud ou Cerruti, n'ont pas été épargnées.
 ....chaque année, la liste des entreprises françaises cédées à des groupes étrangers se rallonge....
       Le constat de cette dépossession accélérée est d’autant plus douloureux qu’il vaut pour les secteurs d’activité les plus divers : de l’immobilier de prestige parisien racheté par les princes du Golfe aux terres agricoles du centre de la France ciblées par les investisseurs chinois, partout, on fait face au même phénomène.

     La France vit désormais au quotidien la cession de ses richesses privées et publiques, tandis que nos dirigeants continuent de déplorer, comme s’il n’y avait pas de lien de cause à effet, les délocalisations toujours plus nombreuses…
           L’enquête de Laurent Izard montre l’urgence d’une situation qui conduit, lentement mais sûrement, à la perte de notre indépendance et à l’instabilité sociale. Rien n’est irréversible et une réorientation de nos politiques publiques est possible. Encore faut-il être conscient de la gravité du problème et de ses conséquences pour notre pays.

           Sous les coups de boutoir de la mondialisation-financiarisation généralisée, sans frein ni contrôle minimum, et de l'effondrement des règles et du rôle de l'Etat, le grand marché mondial contribue, parfois à grande vitesse, à la désindustrialisation de certains pays, comme la France. Souvent avec le consentement  de l' Etat. Un libre échange qui ressemble fort parfois à une guerre économique, où tous les coups sont permis, où le plus fort et parfois le moins scrupuleux impose sa loi, comme dans l'affaire Alstom récemment, où Macron semble avoir joué un rôle, qui prive la France d'un de ses outils fondamental en matière nucléaire
     Et l'on parlera après cela d'absence de compétitivité, mettant en cause essentiellement les niveaux de rémunération,les salaires, sans regarder ceux des plus riches actionnaires et des dirigeants des grandes entreprises, qui frisent parfois la prédation, comme les revenus de C.Goshn révélés depuis peu.

    Certes, nous ne sommes pas les seuls à céder le meilleur de nos biens, rentables de surcroît, comme les autoroutes, dans une vision à court terme, mais nous sommes parmi les plus laxistes, les plus naïfs, les plus inconscients, les moins soucieux de l'avenir qui se construit aujourd'hui.
  Les recettes traditionnelles ne serait plus d'actualité.
        Les incantations traditionnelles ont montré leurs limites. La réindustrialisation reste purement verbale.
  La braderie continue, au nom de choix douteux, entraînant fatalement dans son sillage la machine à broyer, qui mène nécessairement à l'exclusion, à la précarité et à l'explosion des dépenses sociales.
      Un cercle vicieux rarement reconnu par les hommes politiques, s'employant à culpabiliser les chercheurs d'emploi disparus...
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Philanthropie milliardaire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Je donne, donc je suis

                     Ils ont le coeur sur la main, les milliardaires charitables, les nouveaux abbés Pierre de Wall Street ou de la Silicon Valley. Mais surtout ils ont des intérêts bien compris, malgré les apparences. Une excellente vitrine et une occasion avouée de payer moins d'impôts. Des fondations finalement rentables en terme d'image et de prestige. Le don plutôt que la justice, sensé réparer les défaillances de l'Etat, selon une longue tradition. Charity, oui, mais Charity Business.                                                                                                                            "....Leurs ressources financières sont immenses, car, contrairement à d’autres milliardaires dont la richesse est liée à leurs entreprises, il s’agit principalement de fortunes liquides, issues de l’accumulation des revenus du capital via des sociétés d’investissement – Cascade Investment pour Gates, Quantum pour Soros. Entre 1994 et 2019, Gates et sa femme ont transféré plus de 35,8 milliards de dollars à leur fondation, tandis que leur patrimoine personnel est resté, selon Forbes, à plus de 100 milliards de dollars. Le patrimoine de Soros ne comptait que 8,3 milliards de dollars en 2019, une somme qui a beaucoup diminué depuis 2017, car il a, entre-temps, donné 18 milliards de dollars à sa fondation Open Society, pour établir un fonds de dotation et pour éviter l’impôt. De telles sommes concurrencent et dépassent les budgets de nombreux États. En 2018, la Fondation Gates représentait 8,3 % des dépenses mondiales en matière de santé globale (3,2 milliards de dollars) ; seuls les États-Unis (13,2 milliards de dollars) et le Royaume-Uni (3,3 milliards de dollars) disposaient de budgets plus importants..."                  ____________Les très riches, très, très riches Zuniens ont souvent la main sur le coeur, même s'ils mégotent sur les salaires.    Ce sont les nouveaux partageux. Ils le montrent.    De Rockfeller à Jeff Bezos, ils aiment donner. Mais pas de quoi se mettre sur la paille. Le premier disait« L'argent me vient de Dieu » ou « faites de votre mieux, épargnez ce que vous pouvez épargner, donnez tout ce que vous pouvez donner. » C'est une tradition presque sacrée au pays où l'Etat est souvent déficient en matière d'aide de toutes sortes. Et puis c'est un investissement.


  La discrétion, qui sied à la générosité, n'est pas le point fort de ces Crésus qui ont pignon sur W.Street.
  La charité n'est pas que religieuse, elle est aussi d'ordre privé et économique.
  C'est pas chez nous que l'on verrait ça. Bernard Arnaut, qui n'est pas pauvre, s'est juste fendu un peu pour Notre-Dame.
   Ah! sil y avait plus de milliardaires, il n'y aurait plus de pauvres. Mais ça viendra....(hi!hi!)
  Aux USA, la charité des grosses fortunes est un business comme un autre.
  Le philanthrocapitalisme prend soin de s'étaler au grand jour.
       On peut même être philanthrope de père en fils. On peut ainsi laisser un nom, une réputation et un retour sur investissement intéressant.
     Il n'y a pas que l'ultra-richissime Bezos, dont la fortune équivaut ou dépasse le PIB de certains pays moyens.
    Et il n'y a pas que la "charité" qui est en cause, mais des tentatives pour supplanter l'Etat, jugé désuet, dépassé, pas seulement dans la Silicon Valley, et qui pourtant les a bien favorisées. Et le régime des impôts leur est tellement généreux.
   Autrefois on faisait la charité. C'est dépassé. L'Etat n'assure pas, ou si peu, en matière sociale et sanitaire. Il faut soigner le malade.
        C'est parfois un coup de génie. La charity business peut rapporter gros:  
 David Yermack, dans un article au titre révélateur, « Deductio ad absurdum », a parfaitement documenté dans le cas américain l’absurdité d’un système fiscal permettant que, lorsque de riches PDG donnent leurs actions à leurs propres fondations familiales, ils bénéficient en échange de réductions d’impôt très élevées.    Yermack va même plus loin et démontre que ces dons – qui ne sont pas régulé par la loi sur le délit d’initiés – ont le plus souvent lieu juste avant que le prix des actions de l’entreprise ne diminue. D’après ses résultats, un certain nombre de PDG antidatent de façon frauduleuse les dons afin de pouvoir augmenter les bénéfices fiscaux personnels qu’ils en tirent. Or, non seulement la loi fiscale américaine est telle que ces donateurs bénéficient d’une réduction d’impôt, mais ils n’ont de plus pas à payer l’impôt sur les plus-values auquel ils auraient été sujets s’ils avaient simplement vendu ces actions...

   Très intéressant, non?
        N'y aurait-il pas comme une contradiction entre la notion de démocratie et les idéaux et devoirs de celle-ci, bien comprise? Comme le souligne Robert Reich, la philanthropie à l'américaine, derrière sa face avenante, peut rapporter gros.
         La tradition est ancienne aux USA, que l'on s'appelle Rockfeller, Carnegie ou Buffet.
   Avec une partie seulement de la fortune de Bill Gates (ne soyons pas trop dur et il lui en resterait tant encore pour lui et ses enfants!), on pourrait ouvrir des écoles dans toute l'Afrique et sortir beaucoup de pays du marasme, par des actions bien ciblées, bien organisées. Ce serait aussi une façon de rendre à la société une partie des sommes qu'il a captées par ses pratiques commerciales monopolistiques déloyales .
  Madame Bettancourt ne verse qu'une part très dérisoire de ses revenus à l'Etat au regard d'une personne des classes moyennes, mais elle a aussi "ses" pauvres...et ses oeuvres d'art, qui lui donnent du plaisir et lui fait faire des économies...
   Les cadeaux fiscaux vont rarement dans le sens de l'intérêt général.

        Alors, justice ou charité ?
                   Rien ne change, mais les moyens sont sans doute plus puissants encore aujourd'hui.
     _____  « La richesse concentrée par quelques uns sert bien plus la cause du progrès que lorsqu’elle est émiettée en salaires destinés à faire vivre la multitude » (Carnegie)
        « 98% d’entre eux (les plus fortunés) se sont hissés au sommet à la force du poignet. Je compatis néanmoins avec ceux qui sont restés pauvres même s’ils doivent, d’abord, à leur propre incompétence de n’avoir pas échappé à leur condition.(Pasteur Russel Cornwell). ...AMEN!
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Comme du pain blanc

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Bon comme du pain blanc, 
                  disait-on souvent pour vanter les qualités d'une personne.
 Mais le pain, même blanc, est-il encore de qualité? Qualité gustative et nutritive.
    Que serais-je sans pain...♪♫♪
         A quel boulanger se vouer?
              Comment ne pas se laisser rouler dans la farine?
 On est dans le débat. Le pain digne de nom, bien cuit, bien pétri, à la farine saine, serait de plus en plus rare. Sans parler des pains industriels, dont les vendeurs ne sont que des cuiseurs pressés.
   Avec les Paul, les Marie, etc... qui ont pignon sur grandes surfaces, c'est compliqué, malgré l'apparence.  On s'y perd un peu, derrière les arguments publicitaires

   C'est peut-être plus sûr avec François
       Même si l'on n'est jamais absolument certain de la qualité du blé, de sa provenance, même sans traces de pesticides avérées.
     Quelle farine, quelle cuisson, quel temps de repos de la pâte, pour avoir un vrai bon pain, pour ne pas être victime de marchands de pain pressés, qui "cuisent en une heure", mal formés, pour ne pas se faire rouler dans la farine?
      Peu importe si l’on achète son pain quotidien dans une boulangerie dite artisanale ou dans une grande chaîne : la différence est quasi inexistante. Dans la majorité des cas, les farines utilisées proviennent en effet des moulins qui les fournissent aux points de vente "prêtes à utiliser" (ce qui signifie qu’elles contiennent déjà des substances controversées).
        On compte souvent 14 additifs par baguette
"Pour une baguette blanche, pas moins de 14 additifs sont autorisés ! Leur nombre peut être encore plus élevé dans les pains spéciaux… Et le pain étant vendu en vrac, il n’y a pas d’obligation d’étiquetage. Impossible, donc, de savoir ce qu’il contient vraiment." Et si dans les baguettes blanches et les "traditions" les substances indésirables restent en deçà des seuils réglementaires, cela n’est pas le cas pour les pains spéciaux. Autorisés, ils sont néanmoins "soupçonnés d'entraîner des effets secondaires", "à partir d'une certaine quantité ingérée".
     Le goùt se perd. On s'habitue à la malbouffe, dans ce domaine comme dans d'autres. il ne suffit pas du label bon ou bio. Il faut y regarder de plus près. Ça ne mange pas de pain...
       Panem et circenses. Du pain d' abord. On oublie  l'importance qu'il a eu au cours de l'histoire des hommes, depuis ses modestes débuts au néolithique.           
      Sans pain, c'était la misère ou la révolution. La Révolution dans certains cas. La misère, bien souvent.
                                                C'est long, un jour sans pain...
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Cher plastique

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Il est partout

                  Sous toutes les formes. C'est magique, mais c'est toxique   Il pourrit la vie de tous les vivants pour longtemps. Il n'envahit pas que le milieu extérieur terrestre et aquatique, sous des formes finalement microscopiques, sous l'effet d'une lente, très lente et invisible  dégradation.. On le repère maintenant dans le embryons humains à titre de traces.              __Comment s'en débarrasser?  L' exporter loin en Asie a été longtemps une possibilité, même si c'est plus compliqué aujourd'hui, même si aux USA on choisit encore l'Afrique, l'Ethiopie comme dépotoir.             ____L' émission "Sur le front", diffusée dimanche sur France5 montrait toute l'ampleur du problème et des dégâts, pas seulement esthétique ainsi que les limites du recyclage. Cela constitue une menace pour les océans, sous forme de micoplastiques particulièrement, mais ils sont partout.  L'alerte est nécessaire et urgente. Une réaction généralisée des consommateurs s'impose, de manière internationale contre une production et une dispersion qui ne cesse de croître.

 

            Le bisphénol A particulièrement est omniprésent. Même au coeur de nos organismes. Même dans certaines zônes cérébrales. Un perturbateur endocrinien parmi d'autres que l'on retrouve un peu partout et qui ne peut être sans conséquences sur l'organisme et ses diverses fonctions. Mais le silence est encore très lourd sur ce dossier vital. Les risques sont majeurs sur le long terme.                                                                                                 Les avertissements et les recommandations sont déjà anciens. Les autres produits de remplacement seraient tout aussi nocifs. ___Les plastiques sont partout, jusque dans les profondeurs des océans, mais l'ignorance , le déni et les intérêts industriels sont aussi omniprésents. Ils ne cessent d'augmenter mettant en péril la faune marine, notre milieu vital.

 

 

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Médicaments: ruptures de stocks

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Il y a pénuries et pénuries...
                                            Celles qui sont l'effet de circonstances et celles qui sont les produits d'un système, en partie organisées. Largement par intérêt. 
       La pénurie sporadique actuelle de certains médicaments est de celles-là, aux dépends surtout des pays les moins favorisés.


     On en parle dans les pharmacies.

                Depuis 2008, les ruptures de stock de molécules considérées comme essentielles ont été multipliées par dix en France. Le résultat de choix industriels visant le seul profit, sous le regard d’un État spectateur.
   Quel est le point commun entre le vaccin DTP (diphtérie-tétanos-poliomyélite), obligatoire pour tous les nourrissons, les anticancéreux 5-FU ou Vincristine, le Sinemet, qui permet de contrôler les symptômes de lamaladie de Parkinson, ou encore l’antibiotique bien connu de tous les parents, l’amoxicilline? Tous ont été, ces dernières années, victimes de «ruptures de stock» ou de «tensions d’approvisionnement», termes polis utilisés par l’Agence française du médicament (ANSM) pour décrire les pénuries de molécules auxquelles sont confrontés de plus en plus de malades aux guichets de leurs pharmacies.
    Une personne sur quatre aurait déjà été touchée par ce phénomène «récurrent et massif», indique une enquête rendue publique la semaine dernière par France Assos Santé, collectif qui regroupe 80 associations de patients et d’usagers. Des ruptures qui concernent, dans plus d’un cas sur trois (36%), des vaccins, mais aussi, donc, des anti-infectieux, des traitements pour les maladies du système nerveux (épilepsie, Parkinson), des médicaments contre le cancer, l’hypertension, les problèmes sanguins ou les allergies…
     La liste de ces molécules indisponibles s’allonge chaque année (elle a bondi de 30% entre 2016 et 2017, selon l’ANSM), devenant un véritable phénomène structurel, et non plus une anomalie, dans notre système de santé.
«En dix ans, le nombre de ruptures de stock de médicaments dits “à intérêt thérapeutique majeur” a été multiplié par dix. D’environ 50 en 2008, on est passé à 530 en 2017. C’est spectaculaire», pointe Alain-Michel Ceretti, le président de France Assos Santé. Une envolée qui ne doit rien à la malchance. «En 2008, les ruptures observées pouvaient éventuellement s’expliquer par des événements indésirables liés à la fabrication. Aujourd’hui, les causes sont bien structurelles, liées aux choix des industriels», accuse le représentant des malades.
       Ces choix? Une production de plus en plus mondialisée et concentrée sur un petit nombre d’usines. «Près de 40% des médicaments finis commercialisés dans l’UE proviennent de pays tiers», pointe ainsi l’Agence européenne du médicament. De même, 35% des matières premières utilisées dans la fabrication des médicaments en France dépendent de seulement trois pays: l’Inde, la Chine et les États-Unis. Une situation de «perte d’indépendance sanitaire préoccupante» pour la France et l’Europe, a convenu, en octobre dernier, un rapport du Sénat consacré au sujet. «La cause numéro 1, c’est la financiarisation de la production de médicaments, appuie Alain-Michel Ceretti. Pour la Bourse, le médicament est une industrie comme les autres, qui doit dégager du profit, et donc rationaliser au maximum. Ce qui veut dire deux choses: délocaliser la production dans des pays à bas coûts et travailler avec le minimum de stocks.» Rien d’étonnant, dès lors, à ce qu’à la moindre difficulté, la pénurie s’installe. Parfois, pour longtemps. En 2017, la durée moyenne des ruptures constatées pour les médicaments considérés comme essentiels était de quatorze semaines, vingt-cinq pour les vaccins. Pour le Sinemet, du laboratoire MSD (Merck), les malades de Parkinson devaient se préparer à… sept mois (!) sans leurs cachets, à compter de septembre dernier, pour cause de mise en conformité de l’usine de production, aux États-Unis.

      Tant que l'industrie pharmaceutique sera aussi puissante et si peu contrôlée, tant qu'elle aura le contrôle, notamment sur la formation médicale continue, tant que le monde du secret sera la norme de sa production et que les affaires y seront si florissantes, on voit mal ce qui pourrait changer sur le fond. Aux dépends des patients et de leurs besoins, souvent urgents.
            ... Alors que le Parlement examine le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019, Basta ! et son Observatoire des multinationales, en partenariat avec le collectif EurosForDocs, lancent les « Pharma Papers » pour mettre en lumière la toile d’influence tissée par les laboratoires pharmaceutiques, à coups de millions d’euros, autour de la profession médicale et des législateurs.

   Le premier volet de notre dossier « Pharma papers », publié le 13 novembre, dévoile les rouages de cette influence. Sur les médecins d’abord : en six ans, les firmes pharmaceutiques ont versé plus de 3,5 milliards d’euros aux professionnels de santé exerçant en France ! A titre d’exemple, Sanofi dépense 7 millions d’euros par mois auprès de professionnels de santé en France, et MSD France 2,8 millions ! A quoi correspondent ces rémunérations ? Quels médecins sont concernés ? Influencent-elles les avis et prescriptions rendus par tel cardiologue ou cancérologue émérite ? Rendent-elles les généralistes plus perméables aux discours marketing des laboratoires ? Les députés médecins qui co-président la Commission des affaires sociales de l’Assemblée sont-ils sous influence alors que se sont ouverts les débats sur le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale ?
      Des dizaines de millions d’euros sont également dépensés en lobbying à Paris, Bruxelles et Washington pour défendre les intérêts – privés – des grands labos. Rien qu’à Paris, leurs dépenses de lobbying sont dix fois plus importantes que les moyens que peuvent mobiliser les associations représentant les malades...
         Une impressionnante machine à cash:Les 10 plus grands labos pharmaceutiques du monde ont enregistré des profits cumulés de 71,5 milliards de dollars en 2017.
       Des profits hors-norme. De loin l'industrie la plus profitable.
         Une machine à influencer très puissante. Des multinationales souvent opaques.
               Des géants parfois très peu scrupuleux, jouant parfois avec notre santé.
                   Les pharmapapers sonr édifiants à ce sujet.
       Un dossier déjà ancien et lourd.
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Relire Maurice Allais

Publié le par Jean-Etienne ZEN

A contre-courant

                            Prophète, non. Lucide, oui, dans une grande mesure.
      Même s'il fut récupéré par des mouvements qu'il aurait sans doute réprouvé.
 Maurice Allais mérite une relecture. Surtout à notre époque.
    A l'heure où la mondialisation, telle qu'elle a fonctionné surtout depuis les années 80, commence à être remise en question dans le monde des économistes et des instances politiques, à cause des effets pervers que provoquent l'excès de financiarisation et l'effacement progressif du rôle des Etats et d'une partie toujours plus grande de leur souveraineté, il est opportun de revenir sur la pensée d'un économiste plutôt atypique en son temps et de se demander comment peut nous inspirer une pensée souvent de simple bon sens.
            Et si Allais n'avait pas eu tort?
                                                L'économiste qui nous a quitté il y a quelques années, à la pensés souvent complexe et technique, n'est pas d'un abord toujours  simple ni à l'abri de criques. Mais il fut aussi caricaturé et instrumentalisé.
     On retiendra surtout de lui sa critique de la pensée néolibérale et du Consensus de Washington, produits politiques et économiques de l'école de Hayek, de Friedman et de leurs disciples, notamment R. Reagan, M. Thatcher et de leurs épigones..
    Sa pensée commence, à la faveur d'une crise qu'il pronostiquait, à être considérée comme prémonitoire sur de nombreux points. Elle est en tous cas stimulante.
         Notamment concernant une certaine forme de mondialisation, menée notamment sous la houlette de l'OMC, qu'il lui semblait nécessaire de réformer, comme la place trop belle laissée à des multinationales de plus en plus puissantes mettant de plus en plus les Etats au service de leurs intérêts...
     Naguère, certains, et non des moindres,  finissaient par reconnaître la nécessité d' une mondialisation régulée.
   Car la libre concurrence, dans une mondialisation sauvage et sans principes, faisant une confiance aveugle aux marchés, est source de déséquilibres et de crises. (La Crise mondiale aujourd’hui)
     L’idéologie que j’appelle « libre-échangiste mondialiste » a déjà fait d’innombrables victimes dans le monde entier. Pour une raison simple, empiriquement vérifiée : la mondialisation généralisée des échanges, entre des pays caractérisés par des niveaux de salaires très différents, entraîne finalement partout, dans les pays développés comme dans les pays sous-développés, chômage, réduction de la croissance, inégalités, misères de toutes sortes. Or, cette mondialisation n’est ni inévitable, ni nécessaire, ni souhaitable.
       Même à l'intérieur de l'Europe, la concurrence sans convergence ni cohérence, sans protections extérieures minimales, ouverte à tous les vents, favorable à toutes sortes de délocalisations, mène aux impasses que nous connaissons, mettant en péril une construction mal pensée.


                Maurice Allais s'est fait le critique sans concession de la politique économique menée à Bruxelles depuis des décennies et avance des arguments souvent proches du bon sens, que Pascal Lamy et les autres ne voulaient (ou ne pouvaient) entendre..
.       ..Ceux qui, à Bruxelles et ailleurs, au nom des prétendues nécessités d’un prétendu progrès, au nom d’un libéralisme mal compris, et au nom de l’Europe, veulent ouvrir l’Union Européenne à tous les vents d’une économie mondialiste dépourvue de tout cadre institutionnel réellement approprié et dominée par la loi de la jungle, et la laisser désarmée sans aucune protection raisonnable ; ceux qui, par là même, sont d’ores et déjà personnellement et directement responsables d’innombrables misères et de la perte de leur emploi par des millions de chômeurs, ne sont en réalité que les défenseurs d’une idéologie abusivement simplificatrice et destructrice, les hérauts d’une gigantesque mystification...

___ Les adversaires obstinés de tout protectionnisme, quel qu’il soit, commettent une seconde erreur : ne pas voir qu’une économie de marchés ne peut fonctionner correctement que dans un cadre institutionnel et politique qui en assure la stabilité et la régulation.   Comme l’économie mondiale est actuellement dépourvue de tout système réel de régulation et qu’elle se développe dans un cadre anarchique, l’ouverture mondialiste à tous vents des économies nationales ou des associations régionales est non seulement dépourvue de toute justification réelle, mais elle ne peut que les conduire à des difficultés majeures
  .__Le véritable fondement du protectionnisme, sa justification essentielle et sa nécessité, c’est la protection nécessaire contre les désordres et les difficultés de toutes sortes engendrées par l’absence de toute régulation réelle à l’échelle mondiale.__Il est tout à fait inexact de soutenir qu’une régulation appropriée puisse être réalisée par le fonctionnement des marchés tel qu’il se constate actuellement.__Si on considère, par exemple, le cas de l’agriculture communautaire européenne, l’alignement de ses prix sur des prix mondiaux qui peuvent rapidement varier de un à_ deux en raison d’une situation toujours instable n’a aucune justification....Depuis deux décennies une nouvelle doctrine s’est peu à peu imposée, la doctrine du libre-échange mondialiste impliquant la disparition de tout obstacle aux libres mouvements des marchandises, des services et des capitaux....Cette doctrine a été littéralement imposée aux gouvernements américains successifs, puis au monde entier, par les multinationales américaines, et à leur suite par les multinationales dans toutes les parties du monde, qui en fait détiennent partout en raison de leur considérable pouvoir financier et par personnes interposées la plus grande partie du pouvoir politique....La mondialisation, on ne saurait trop le souligner, ne profite qu’aux multinationales. Elles en tirent d’énormes profits.... 
     Une mondialisation généralisée des échanges entre des pays caractérisés par des niveaux de salaires très différents aux cours des changes ne peut qu ’entraîner finalement partout dans les pays développés : chômage, réduction de la croissance, inégalités, misères de toutes sortes. Elle n’est ni inévitable, ni nécessaire, ni souhaitable.  Une libéralisation totale des échanges et des mouvements de capitaux n’est possible, et elle n’est souhaitable que dans le cadre d’ensembles régionaux groupant des pays économiquement et politiquement associés et de développement économique et social comparable. 
    Il est nécessaire de réviser sans délai les Traités fondateurs de l’Union Européenne, tout particulièrement quant à l’instauration indispensable d’une préférence communautaire. Il faut de toute nécessité remettre en cause et repenser les principes des politiques mondialistes mises en oeuvre par les institutions internationales, tout particulièrement par l’Organisation mondiale du commerce (OMC).  Au regard de l’ensemble de l’évolution constatée de 1974 à 2004, soit pendant trente ans, on peut affirmer aujourd’hui que cette évolution se poursuivra si la politique de libre-échange mondialiste de l’Organisation de Bruxelles est maintenue.    En fait, toutes les difficultés pratiquement insurmontables dans lesquelles nous nous débattons aujourd’hui résultent de la réduction d’au moins 30 % du Produit national brut réel par habitant d’aujourd’hui. La prospérité de quelques groupes très minoritaires ne doit pas nous masquer une évolution qui ne cesse de nous mener au désastre.  L’aveuglement de nos dirigeants politiques, de droite et de gauche, depuis 1974 est entièrement responsable de la situation dramatique où nous nous trouvons aujourd’hui.  Comme le soulignait autrefois Jacques Rueff : « Ce qui doit arriver arrive. »  Toute l’évolution qui s’est constatée depuis 1974 résulte de l’application inconsidérée et aveugle de l’Article 110 du Traité de Rome du 25 mars 1957 constamment repris dans tous les traités ultérieurs... 
         Pierre Mendes-France s'était lui-même montré, de manière presque prémonitoire, très critique  à l'égard du Traite de Rome le 18 janvier 1957, premier jalon d'un processus mal réfléchi.
     L'idée d'un protectionisme raisonnable  fait son chemin. Mais comment changer le poids des dogmes et le cours des choses? La prise de conscience de quelques uns est bien faible et bien tardive...
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Angela et Alexis

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(Il y a deux ans...)

 

 La grande réconciliation?
                                           Ils se sont rencontrés.Est-ce à dire qu'ils ont réglé les problèmes?
    Une certaine presse tend à nous présenter les choses ainsi: le passé serait oublié, l'absolution donnée, Athènes serait enfin sortie du pétrin, grâce à ses efforts surhumains et exemplaires.

    Elle serait sauvée, tirée d'affaire, grâce à la troïka et la purge imposée, surtout sous l'impulsion de Berlin et de son impitoyable ministre Schaüble, depuis congédié.
        Angela est venue dire sa reconnaissance à l'ambigu Tsipras. Surtout d'avoir surtout sauvé les banques...allemandes, entre autres. Comme certains le reconnaissent au FMI.
    Une nouvelle sainte alliance serait maintenant créée.         Sous haute tension quand même.
       Les voilà ami-ami.
    L'élève a été bien obéissant. Mais à quel prix!
 Si, sur un point ou sur un autre, il y eu quelques améliorations, la précarisation et le chômage atteignent encore des sommets.
  La majorité de la population est exsangue.Devenue fataliste, elle survit comme elle peut.
Et rien n'est résolu sur le fond. Surtout pas la dette, l'objet principal du délit.
    On a oublié l'origine de la crise
  A part ça, tout va très bien, Madame la Chancelière...
          Non, la Grèce n'est pas "sauvée", même s'il elle va un peu moins mal après avoir été obligée de brader ses bijoux de famille.
   Il a fallu passer sous les fourches caudines des règles européennes, dont Giscard faisait le pari qu'elle pourrait les suivre malgré les profondes disparités en matière économique.
     Les tensions restent fortes et le problème de la dette ne sera jamais résolu,ce qui ne soucie pas les banquiers.
         La potion imposée n'a eu que peu d'effets.Malgré quelques signes positifs, on est loin du compte.
     Un étalement de la dette est obtenu, certes, mais rien n'est résolu et les banques vivent des jours heureux.
       Le temps fait oublier un processus complexe et une histoire plus compliquée que celle que l'on raconte aujourd'hui.
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Histoire d'O...et d'OPA

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Quand deux géants s'affrontent dans un "marigot bien pourri". 

                       En un combat douteux. Un marché biaisé.      ___ Quels actionnaires vont surtout y gagner?               Faut-il confier la gestion de l'eau à des mastodontes internationaux, dont le rendement financier est d'abord l'objectif, la ligne d'horizon?        Certaines grandes agglomérations ont compris qu'il était dans l'intérêt de tous de gérer autrement cette ressource pas comme les autres.  La gestion publique de l'eau revient comme une évidence, en dehors du Water business dans lequel nous somme plongés, comme d'autres pays._L'eau est un bien trop précieux pour être confiée à des entreprises privées, qui la gère surtout en vue du profit et de l'intérêt des actionnaires. Ce n'est pas une marchandise comme les autres.                        L'eau redevient peu à peu une affaire de gestion publique, en dehors de la question purement financière du prix de l'action. Les "villes rebelles" y voient leur intérêt, come Paris. Pour un bien si précieux et universel. Parfois rare.         "...Aujourd'hui, ce sont aux collectivités territoriales qu'incombent le traitement et la distribution de l’eau. Face à une concurrence saine, elles peuvent jouer sur ce levier pour obtenir des prix raisonnables auprès de ces entreprises du secteur privé (à qui elles délèguent la gestion de l'eau). Si un tel "géant" en situation de quasi-monopole voyait le jour, il serait capable d'imposer ses prix auprès des collectivités, et ainsi faire grimper le coût de l'eau, faute de concurrents.   "Les collectivités locales et leurs administrés seraient soumis au bon vouloir d’un groupe dont le monopole est assuré. Quelles garanties de ne pas avoir à payer plus cher tous ces services au quotidien ?", détaille ainsi le député du Nord, Fabien Roussel, auprès de l'association UFC-Que choisir.

 

                                  Le  monopole ou quasi-monopole qui se met en place est très discutable, pas seulement aux yeux des syndicats les plus modérés. On sait bien quelle est la tendance des prix dans ce cas-là: jamais à la baisse Une affaire qui n'est pas seulement privée, où l'Etat s'est discrètement investi.               __  "....L’attaque lancée par Veolia sur Suez a tout sauf été une opération répondant aux « principes de transparence et d’intégrité du marché, de loyauté dans les transactions et la compétition, ainsi que du libre jeu des offres et de leurs surenchères », pour reprendre la définition de l’Autorité des marchés financiers. Dès le 30 août, jour de l’annonce de Veolia, une mécanique implacable s’est mise en route....Cela s’est confirmé par la suite. Des discussions ont eu lieu à l’Élysée entre Antoine Frérot et Emmanuel Macron dès le début juin 2020. Puis un accord de principe a été signé dès juillet – avant même que Jean-Pierre Clamadieu ait annoncé publiquement son intention de céder sa participation dans Suez –, entre Veolia et Suez, comme l’a révélé Mediapart sur la foi de la consultation d’un document de CSE de Veolia du 28 septembre 2020.     Les salariés de Suez ont assisté impuissants à l’enchaînement des événements. Un premier coup fatal est porté avec la cession des 30 % du groupe détenus par Engie à Veolia. L’opération se ponctue le 1er octobre par une journée des dupes : l’État met alors en scène sa propre impuissance, en organisant la défaite de ses administrateurs, censés avoir été vaincus par les forces supérieures du marché et de la gouvernance « indépendante » des entreprises.   Mais des fuites feront apparaître très vite qu’Alexis Kohler a lui-même participé à cette débâcle en faisant pression sur les administrateurs CFDT pour qu’ils ne participent pas au vote.        Un dernier coup sera porté le 2 avril par l’Autorité des marchés financiers (AMF), menaçant les administrateurs de Suez de poursuites pénales, et faisant pression pour qu’ils s’inclinent. Entre-temps, tous les moyens seront employés, les tentatives de séduction, les manœuvres pour influencer, les pressions, les menaces. « Un marigot bien pourri », dit Wilhem Guette.      L’arrivée de la plainte sur ce dossier « hautement sensible » risque de tendre encore un peu plus les relations déjà très dégradées entre le PNF et le pouvoir, Matignon ayant pris le relais du ministre de la justice pour faire rendre gorge à cette autorité indépendante, trop indépendante,  dont la mission principale est d'enquêter sur les liens entre le pouvoir politique et le pouvoir financier (lire nos articles ici ou ). Elle risque de provoquer une certaine nervosité chez les principaux protagonistes de cette obscure affaire, notamment à l’Élysée : Alexis Kohler fait déjà l’objet d’une plainte déposée par Anticor pour trafic d’influence et prise illégale d’intérêt dans le dossier MSC (voir notre dossier).   Les dirigeants de Veolia, Meridiam, Engie, soutenus par le pouvoir, pourraient peut-être regretter un jour d’avoir voulu pousser leur avantage jusqu’au bout, sans offrir la moindre concession, la moindre issue à Suez. Ils se trouvent aujourd’hui face un corps social du groupe révolté, animé par la stratégie du désespoir, prêt à tout.    « Nous n’avons rien à perdre. Nous avons déjà tout perdu. Par sa complicité, le gouvernement a accepté que Suez qui fait partie du patrimoine industriel du pays soit dépecé par son concurrent », dit Jeremy Chauveau. « Il faut tout remettre à plat, poursuit de son côté Wilhem Guette. La justice peut nous y aider. Mais a-t-on raison de faire confiance à la justice ? Mais si ce n’est pas à elle, à qui ? »....                                           __ Une bataille boursière à connotation  politique.   "....Comme à l’habitude, la victoire de Veolia est saluée comme la création d’« un nouveau champion mondial dans l’eau, les déchets et l’énergie ». À l’issue de l’opération, le groupe devrait totaliser un chiffre d’affaires de 37 milliards d’euros, contre 27 milliards d’euros aujourd’hui, distançant largement son concurrent Suez. Antoine Frérot s’est engagé à maintenir les activités arrachées à Suez pendant quatre ans.    Ainsi se finit cette bataille boursière comme toutes les batailles boursières : par l’argent, les actionnaires de la dernière demi-heure ayant plus de droits que les salariés de toute une vie. Mais pour de nombreux observateurs et connaisseurs du dossier, la bataille Suez-Veolia est loin d’avoir été une pure opération de marché, comme certains veulent le faire croire. À tous les instants, l’État a été présent, non pas comme médiateur, ainsi que le ministre des finances veut se présenter, mais comme partie prenante, ayant délibérément choisi son camp depuis le début : celui de Veolia.    « C’est une opération réussie par complicité politique », analyse un connaisseur des allées du pouvoir. Dans un tweet vengeur, l’ancien ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, dénonce « une stratégie à la Poutine ». Cette comparaison avec « l’oligarchie russe » est revenue chez plusieurs interlocuteurs, certains dénonçant « la mise à disposition de l’État au profit d’un clan », d’autres « les menaces et les intimidations dont ont été victimes tous ceux qui s’opposaient à l’opération ».    .... À un moment, vous ne pouvez plus vous battre tout seuls », commente un connaisseur du dossier. « Ce qui s’est passé est indigne de l’État français. Tout l’appareil d’État s’est ligué contre nous. Dans cette bataille, nous avons été seuls, tout le temps », dit Carole Pregermain, porte-parole de l’intersyndicale de Suez...."          __________________________

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