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Reconquista

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

                 Un jour, résolument, Il quitta le Palais,
                 Son faste, sa dulcinée et même ses laquais.
     Il décida enfin de faire un long parcours
      Et de laisser un temps les splendeurs de la cour.
Les temps avaient changé, les sujets se dressaient.
Un peu partout en France, le Royaume menaçaient.
   Il y avait urgence, il fallait leur parler
    Leur indiquer la voie,  leur dire par où aller.
Gagnés par des idées qui minaient le Royaume
Qui se répandaient vite de Bayonne à Bapaume.
      Il y avait divorce, il fallait réparer et vite restaurer
     La confiance perdue, les promesses minées. 
Affronter des manants qui ameutaient les gens
Ces sans-pains agités qui  ne brassaient que vent.
Anx carrefours des chaussées, et aux Champ-Elysées.
   L'heure étaient donc venue de la restauration
   De remettre un peu d'ordre dans la digne Maison
Mais avec la parole, pas la maréchaussée,
La parole magique qui dit la vérité.
     Et qui redonne espoir à ceux qui l'ont perdu
     Ou se sont égarés loin des sentiers battus.
Du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest, sans peine ménagée
Et deniers épargnés
    Il prit le temps de se faire messager.
Si Paris vaut une messe, la confiance regagnée méritait ses efforts
Surhumains, dit-on, tellement il fit très fort.
    IL convoqua même un jour tous les meilleurs esprits que compte le pays
    Pour les admonester, mais seulement en  ami
Mais disent certains frondeurs, toujours prêts à faire peur,
le charme du verbe n' adoucit point les nombreuses fureurs.
La défiance dura, l'image ne gagna point de nouvelles faveurs.
     Et même à l'assemblée, il ne fut pas loué.
     Certains dormant beaucoup à l'écouter parler.
Les uns parlant de grande lassitude, à la voir ainsi sur le terrain ramer
Parlant aussi d'esquive, seulement de temps gagné.
     L'image dégradée sera-t-elle restaurée?
     Nostradamus peut-être saurait nous l'indiquer.
Mais qu'il est donc dur de diriger un peuple et de faire tant d'efforts pour le reconquérir!
   De lui montrer la voie qu'il ne veut pas entendre, les sentiers escarpés qu'il refuse de gravir....
______
Un peu de dérision parfois aide à donner raison...
__________________________________________

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Humeur et rigueur

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Deux mots sur contraintes et civisme

Au delà de la courte vue.

     Eradiquer le variant est une priorité. Au niveau mondial. Il n'y a pas de frontières en ce domaine. Le virus fait ce qu'il veut et prend les formes qu'il veut. Avant de se faire rattraper par une nouvelle souche pour laquelle il n'y aura peut-être pas de vaccin. Je laisse imaginer...Le nouveau variant nous oblige un peu plus. Les protestations contre les mesures de contrôle relèvent le plus souvent d'une inconscience ou d'un ignorance certaine. Il ne suffit pas de brandir le fanion de la liberté.

 

 

          "La nouvelle est tombée: pour les personnels soignants et non soignants, professionnels ou bénévoles, qui travaillent au contact de personnes âgées ou vulnérables, « la vaccination sera rendue obligatoire sans attendre », a annoncé le président Macron. Le chef de l’État n’a pas exclu la possibilité d’étendre cette obligation aux autres citoyens, pour l’instant enjoints à se faire vacciner de leur propre gré. Il a aussi annoncé que le passe sanitaire sera étendu aux bars, restaurants et transports dès le mois d’août.   Autant de restrictions qui visent à limiter l’ampleur de la quatrième vague qui monte, alimentée par le variant Delta. Samuel Alizon (IRD) et Mircea Sofonea (Université de Montpellier) nous disent ce qu’il faut savoir de ce « variant préoccupant » : pourquoi a-t-il émergé ? Échappe-t-il aux vaccins ? Quelles mesures prendre pour espérer le contenir ?...Il est  difficile de prévoir la dangerosité d’un variant…

       Les arguments ne manquent pas, les sophismes non plus. Quel est le bon choix, même si toute mesure sera imparfaite et forcément contraignante? La solidarité reste la valeur phare? S'il s'agissait d'une gripette, la question ne se poserait pas.., Que penser de certains internautes qui affirment:

La vaccination protège celui qui décide de se faire vacciner des formes graves du virus : le non-vacciné n'est donc une menace que pour lui-même. La vaccination est donc un choix purement individuel qui doit relever de la seule décision rationnelle de chaque citoyen.

     Certains semblent voir plus juste:

 Et ça crie à la dictature ( la blague) et ça croît se planquer derrière les droits de l'Homme sauf qu ils ont oublié d'autres articles !

Y'en a beaucoup ici qui confondent démocratie avec le droit de faire chier son prochain sous prétexte de sa petite liberté personnelle.
Le concept de communauté et bien de la communauté est clairement mal barré
Petit rappel pour les épris de liberté en mousse.
Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 :
Art. 4. - La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.
Préambule de le Constitution du 24 juin 1793 :
Article 6. La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui : elle a pour principe la nature ; pour règle la justice ; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait.
A partir du moment ou ne pas se faire vacciner va à l'encontre du bien d'autrui je laisse tirer les conclusions à tous ces pseudo rebelles égocentriques.
 
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Yemen en ruines

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(Ça continue...)

 

L'hypocrisie est totale
                             Le machiavélisme est révoltant.
       Pendant que le Yémen se meurt sous la mitraille  des forces aériennes de Riyad,  les marchands d' armes et d'avions ne se sont jamais aussi bien portés.
  Au service de nos amis du golfe
 On oublie le drame qui se joue non loin de nous, la population civile et surtout les enfants payant un lourd tribut dans ce conflit qui les dépasse, subissant les pires souffrances dans cette lutte armée à la fois locale et géopolitique.
   On assiste à la mort lente d'un pays que la Syrie fait oublier. Mais que reste-t-il à détruire?
   Le mensonge français continue de sévir. 
L'Allemagne, bonne pourvoyeuse de quincaillerie militaire, a dû se résoudre, sous la pression des sociaux-démocrates, à suspendre provisoirement ses livraisons.  Mais des marchands contournent l'interdit. De son côté:
     Le gouvernement français a fait pression sur l’Allemagne pour une levée de son embargo afin que les exportations d’armes de fabrication commune puissent reprendre.
   Un blocage qui ne sera peut-être pas durable (solidarité oblige), avant de reprendre les affaires as usual.
    La mort lente du pays pourra alors continuer.
                           Mais qui se soucie de la tragédie du Yemen?  


__________      

      "...En poursuivant ses ventes d’armes, utilisées par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis dans leur guerre au Yémen, l’une des pires tragédies humanitaires du moment, le gouvernement actuel viole-t-il allègrement les engagements internationaux de la France ?       Si la ministre des Armées continue de le nier, les preuves du contraire s’accumulent avec les récentes révélations d’un groupe de médias allemands et internationaux. Pire : le gouvernement français a fait pression sur l’Allemagne pour une levée de son embargo afin que les exportations d’armes de fabrication commune puissent reprendre.      Des armements français sont-ils utilisés dans le conflit yéménite ? Cette guerre peu médiatisée, qui s’est transformée en conflit régional avec l’intervention il y a quatre ans d’une coalition emmenée par l’Arabie Saoudite, a déjà fait des milliers de morts civils, menace la survie de trois millions d’enfants souffrant de malnutrition et oblige une grande partie de la population à dépendre de l’aide humanitaire . « Nous n’avons récemment vendu aucune arme qui puisse être utilisée dans le cadre du conflit yéménite », a encore répété la ministre des Armées, Florence Parly, le 20 janvier 2019 .
    (Elle a dit "récemment"?...)
    Une enquête menée par un groupe de médias allemands et internationaux, publiées fin février, montre pourtant que des armements français et allemands vendus aux pays membres de la coalition en guerre, en particulier à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, sont bel et bien utilisés sur le terrain de la guerre yéménite. Le collectif de médias, ont visionné les images du conflit qui circulent sur les réseaux sociaux (Twitter, Instagram, vidéos Youtube) ainsi que des images satellites via les services cartographiques en ligne. Les journalistes cherchaient d’éventuelles preuves de présence d’armements vendus par l’Allemagne ou d’autres partenaires européens. Et ils n’ont malheureusement pas été déçus.Le collectif a aussi retrouvé la trace des chars lourds français Leclerc, également fabriqués par Nexter, vendus aux Émirats arabes unis « Grâce à l’analyse d’images vidéo et satellite de 2018 #GermanArms a pu localiser deux chars Leclerc au Yémen – à Aden et Al Khawkhah », écrit le site. Les deux véhicules étaient équipés d’un blindage similaire à celui produit par la firme allemande Dynamit Nobel, dont le gouvernement allemand a autorisé la vente aux émirats en mars 2017. Devant les députés français, le PDG du groupe Nexter vantait d’ailleurs les performances au Yémen des chars français Leclerc, un an après le début du conflit. Entre 1994 et 2010, la France a livré plus de 400 chars Leclerc aux Émirats arabes unis.
   Le site German Arms documente aussi l’implication des avions militaires de transport et de ravitaillement d’Airbus, l’A330 MRTT (pour Multi Role Tanker Transport). Ce modèle produit par le groupe aéronautique européen est en partie fabriqué sur le site de Toulouse. Au moins six avions de ce type ont été livrés à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis entre 2011 et 2015. L’équipe d’investigation de #GermanArms « a pu géolocaliser une vidéo, qui montre un avion Eurofighter saoudien ravitaillé par voie aérienne [l’Eurofigter est produit par le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne]. La vidéo a été prise dans la région frontalière du Yémen. Selon les données d’un compte Twitter proche du gouvernement saoudien, sur lequel la vidéo a été publiée, le ravitaillement a été réalisé par un A330 MRTT », indique le site. Les journalistes rappellent que « selon les données des Nations Unies, des milliers de civils ont été tués par les attaques aériennes saoudienne au Yémen ». En début de semaine, Médiapart a aussi révélé comment l’entreprise française Naval group (ex-DCNS) assure la modernisation de navires militaires saoudiens, alors même qu’un blocus naval affame la population yéménite....L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis figurent depuis des années parmi les plus gros clients des exportations d’armements lourds français. La monarchie saoudienne est le deuxième plus gros client de la France – derrière l’Inde – sur la période 2008-2017 [. Le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Espagne sont également de gros fournisseurs de l’Arabie Saoudite. ....  Sébastien Nadot, élu de Haute-Garonne, a même été exclu du groupe LREM en décembre. Le 19 février, il s’est fait remarquer en déployant en pleine séance une banderole « La France tue au Yémen ». En Allemagne aussi, « le gouvernement dit qu’il n’a pas connaissance d’armes allemandes utilisées au Yémen, ou qu’il ne peut pas en parler », écrit l’équipe de #GermanArms. Néanmoins, fin 2018, l’Allemagne a décidé de suspendre pour plusieurs mois ses exportations d’armes à l’Arabie saoudite, suite à l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.
       Ce moratoire devait se terminer le 31 mars. Le gouvernement allemand vient de décider de le prolonger pour six mois, après des mois de désaccords ente le parti-social démocrate et le parti conservateur, tous deux membres de la coalition au pouvoir. Le gouvernement français a, lui, fait pression pendant des semaines sur l’Allemagne pour reprendre les exportations coûte que coûte. Nombre de systèmes d’armements exportés contiennent des équipements des deux pays, comme pour les chars Leclerc et les canons Caesar. L’autorisation des deux gouvernements est donc nécessaire pour les exporter. Et Paris semble prêt à tout pour y parvenir.
   L’ambassadrice de France en Allemagne, Anne-Marie Descôtes, a ainsi déploré « la politisation croissante du débat allemand sur les exportations d’armements ». Selon elle, le choix allemand de suspendre les ventes d’armes à des pays en guerre ressort d’« objectifs de politique intérieure » liés aux « échéances électorales ». Autre moyen de pression : selon des observateurs, Paris conditionnerait son soutien à Berlin, dans le cadre de négociations commerciales face à Donald Trump impliquant l’industrie automobile, à la reprise des exportations d’armes vers l’Arabie Saoudite.
    Pendant ce temps, mi-février, un rapport de parlementaires français se plaignait lui aussi de l’embargo allemand. « L’Arabie saoudite est l’un des principaux clients de l’industrie de défense française et un allié important de notre pays dans la région. Un tel embargo aurait pour nous des conséquences politiques et économiques majeures. Le président de la République en a pris la mesure en refusant de l’envisager », écrivaient les députés. Peu importe la situation humanitaire des populations civiles au Yémen, victimes des bombardements et des blocus de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite.
    Au même moment, le Parlement britannique publiait lui aussi un rapport qui, au contraire, disait que les exportations d’armes vers l’Arabie saoudite étaient probablement illégales. Ces exportations pourraient en effet violer des conventions internationales, comme le Traité international sur le commerce des armes, qui interdit les transferts de matériel militaire quand il existe des risques de violations graves du droit international humanitaire ou de déstabilisation régionale. Le 26 mars encore, une frappe aérienne a touché un hôpital yéménite. L’attaque a fait au moins sept morts, dont quatre enfants, rapporte l’ONG Save the Children. L’organisation demande une « suspension immédiate des ventes d’armes aux parties belligérantes au Yémen, où des enfants sont tués et mutilés aveuglément ». Les gouvernements allemands et français entendront-ils cet appel " ? [Rachel Knaebel]
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A la Bastille!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Bien des ombres et des équivoques planent encore sur l'événement historique et symbolique devenu comme central dans notre histoire nationale.

            Les mythes furent nombreux.

                Les récits d'époque sont rares et partiels. Dans le flux des événements qui se bousculaient les premiers historiens-reporters sont rares.
  L'événement fut très vite connu à Versailles et engendra rapidement des réactions:
      ...Le 16 juillet, le duc de Dorset, ambassadeur d’Angleterre et familier du comte d’Artois, écrivait au Foreign Office : « Ainsi, mylord, s’est accomplie la plus grande révolution dont l’Histoire ait conservé le souvenir, et, relativement parlant, si l’on considère l’importance des résultats, elle n’a coûté que bien peu de sang. De ce moment, nous pouvons considérer la France comme un pays libre. »
    Pour Charles James Fox, c'est « le plus grand événement qui soit jamais arrivé au monde.»
Ce spectacle inouï provoque chez Edmund Burke un tel étonnement qu'il ne sait s'il doit y souscrire ou le condamner     
      La Bastille était désuète: Louis XVI envisageait de la faire démolir:

             A la veille de la Révolution, explique l’historienne Monique Cottret dans La Bastille à prendre, la forteresse n’était plus la prison bondée et nobiliaire du règne de Louis XIV. Ni même la geôle roturière devenue le passage obligé des contestataires sous Louis XV. Tombée en désuétude, elle reflétait l’affaiblissement de l’absolutisme. 5279 prisonniers y ont été incarcérés entre 1659 et 1789.    Elle trouva son démolisseur                                                    En ce 14 juillet 1789, il suffit de quelques heures pour prendre la Bastille. Mais sa démolition, commencée le soir même, dure près de deux ans. Sous la direction du citoyen Palloy, dont l’historienne Héloïse Bocher raconte le parcours dans Démolir la Bastille, elle devient une affaire juteuse autant qu’une commémoration permanente.___Pierre-François Palloy, entrepreneur en bâtiment, se trouve en ce jour historique sur un chantier avec une douzaine d’ouvriers quand toute l’équipe est entraînée par la foule. Ils prennent eux aussi les armes et entrent dans la forteresse, dont Palloy s’autoproclame aussitôt le démolisseur. Deux jours plus tard, il obtient officiellement les droits de ce chantier titanesque. Et doit même avancer les frais, qui avoisinent le million de livres, sur ces propres deniers. Les ouvriers affluent, en moyenne 800 par jour, et les curieux aussi. Certains viennent participer bénévolement aux travaux, par foi patriotique. Mais la Bastille attire surtout promeneurs, fêtards et hommes publics. Palloy et ses ouvriers en profitent. Ils font très vite payer des visites guidées, qu’ils mettent en scène avec récits de torture et exposition de restes humains retrouvés sur place. Et l’entrepreneur en bâtiment de se muer peu à peu en marchand des reliques de la tyrannie. En juillet 1790, c’est Palloy qui organise une commémoration dans la forteresse. Opération qu’il renouvellera régulièrement, faisant ainsi de la Bastille un lieu de mémoire. A l’automne de la même année, notre homme envoie des maquettes de la prison dans chaque département, créant et entretenant avec énergie un culte autour des pierres de la forteresse. Pour Hans-Jürgen Lüsebrink et Rolf Reichardt, auteurs de The Bastille, Palloy a compris le besoin qu’a le peuple de rendre concrets les concepts politiques de liberté et de despotisme. Mais, grâce à un sens certain des affaires, tout ce battage autour de la Bastille lui permet aussi d’écouler les produits dérivés de la démolition, qu’il s’agisse des pierres ou des chaînes de la prison. Il ouvre d’ailleurs bientôt une boutique remplie d’estampes, bijoux, tabatières, statuettes, dominos et autres cartes à jouer en souvenir ou à l’effigie de la forteresse détruite… La vente des pierres en tant que matériau de construction, elle, rapporte beaucoup moins qu’espéré. 
___________(Books)_________  

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Fondamentalisme d'aujourd'hui

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Quelques notes sur certains aspects d' un phénomène galopant.
                                                                      Ce terme est né au début du xx° siècle, pour désigner un certain nombre de dérives de courants religieux vers des formes radicales, hyper-dogmatiques et forcément intolérantes, revendiquant pour elles-mêmes le monopole de la vérité, le plus souvent à partir d'une lecture étroite, non contextualisée de certains aspects de textes religieux sur lesquels ils s'appuient de manière rigide et non discutable.
     Une sorte de maladie de la religion, en quelque sorte.
  Les formes de l'intégrisme religieux sont nombreuses et anciennes. Il n'y a pas que l'islamisme qui en produit des formes diverses. Leur quantité suffirait à les amener à s' auto-disqualifier toutes, la "Vérité" revendiquée pas chacune ne pouvant souffrir le fractionnement.
     Cette position religieuse défend, parfois avec violence, une interprétation stricte et littéraliste de textes supposés sacrés. L'ombre du doute ne l'affleure jamais, le libre débat est à l'avance interdit. Toutes les religions en sont peu ou prou affectées.
    Même aujourd'hui, même en Europe, même si les USA constituent la matrice des principaux courants  chrétiens fondamentalistes d'aujourd'hui. qui essaiment un peu partout dans le monde, avec le plus souvent de très gros moyens.
   C'est ici qu'il faut souligner leur fonction politique, encouragés parfois par des courants qui y voient des alliés pour leurs combats conservateurs. Ils représentent notamment une force au sein du parti 
républicain
   Les créationnistes ont le vent en poupe dans certains Etats, encouragés par des autorités peu regardantes sur la vérité scientifique.
  On leur doit le financement de l'extrême droite en Europe.
    Aussi bien que leur rôle très actif au Brésil, encourageant au vote de Bolsonaro
Et paradoxalement en Israël, encouragé par Netanyahu, qui a besoin de fervents propagandistes pour sa politique de colonisation notamment.
  Et que serait la monarchie de Riyad sans le Wahhabisme?
C'est dire l'instrumentalisation réciproque du politique et du religieux, sous ses formes extrêmes, dans certaines circonstances et en certains lieux, où régressent les croyances traditionnelles et où s'introduit la violence sociale.
   La religion comme opium? Le fondamentalisme est une drogue plus dure...
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L'agriculteur, la banquier

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Et l'administration.

             Il est temps de repenser l'agriculture de type productiviste encouragée depuis des décennies, de cesser de favoriser les très grandes exploitations par des aides sélectives, de sortir de l'ornière de plus en plus profonde dans laquelle s'enfonce le mode paysan, de plus en plus devenu un lieu où se développe une certaine détresse (*), malgré les efforts de ceux qui empruntent d'autres voies que l'agro-business, à leur risques et périls, peu encouragés par les pouvoirs publics, malgré les récents éloges à l'agriculture raisonnée, relocalisée et à échelle humaine et familiale.         Le système mis en place à l'époque de Pisani pour parer aux manques productifs a eu ses vertus, mais a connu des dérives successives qui se sont retournées contre les exploitants, de moins en moins présents sur le territoire et de plus en plus soumis à des contraintes de tous ordres, notamment financières: prix du foncier et pression des banques pour l'achat d'équipements de plus en plus sophistiqués pour s'adapter à un marché sans cesse changeant et aux exigences des magnats de l'agro-alimentaire. Le Crédit agricole, naguère au service de l'agriculteur est devenu une banque comme les autres, qui a largement perdu la spécificité et la proximité d'autrefois, devenue une banque d'affaires, dont on a vu le rôle dans la crise financière de 2008. D'autres voies sont possibles que celles, majoritaires, qui épuisent les terres et appauvrit les hommes, la concurrence à l'exportation jouant comme un piège au niveau international. Comment sortir de l'ornière?

                (*)___        "...Double homicide suivi d’un suicide d’une même famille d’agriculteurs dans la Creuse, suicide d’un maire agriculteur dans le département du Rhône, scandale lié à des déclarations politiques ironisant sur la corde avec laquelle un paysan avait mis fin à ses jours… En ce début d’année 2021, l’actualité médiatique ne cesse de témoigner de situations de détresse dans le monde agricole.      La surreprésentation du suicide dans ce secteur était d’ailleurs l’objet du rapport Damaisin remis au ministre de l’Agriculture le 2 décembre 2020. Il fait état de 372 suicides d’exploitants agricoles pour la seule année 2015. Cela concerne particulièrement des hommes de plus de 45 ans, travaillant dans les exploitations d’élevage consacrées à la viande bovine, un métier souvent exercé par nécessité et non par choix....Aujourd’hui au nombre de 440 000, les exploitations agricoles sont 4 fois moins nombreuses qu’il y a 40 ans. Le monde paysan a connu de profonds bouleversements sur la même période et, prisonnier de multiples paradoxes, l’exploitant a de plus en plus de difficultés à exercer son métier pour différentes raisons....Comment expliquer cette surreprésentation des agriculteurs dans les statistiques du suicide ? À partir d’une revue de littérature, de témoignages présents sur le web, et d’échanges réalisés en juin 2020 avec une psychologue animatrice de groupes de paroles dans une mutualité santé agricole, nous avons produit une synthèse des composantes de ce mal-être structurel qui dure depuis plus de 50 ans....Il ressort d’abord de notre analyse qu’il existe chez les agriculteurs un sentiment de ne pas maîtriser son propre destin, verrouillé par un marché agricole faussé par des aides publiques. L’un d’entre eux confiait à la psychologue en juin 2020 : « Je souhaite disparaître. Ça pourra mettre fin aux problèmes. »  Le développement du secteur s’est adossé à la mise en place d’un marché commun agricole avec la politique agricole commune (ou PAC). Cette entrée de l’agriculture dans une économie d’échanges, où il faut amortir et rentabiliser les machines, requiert très souvent d’agrandir la surface de l’exploitation. Cela engendre endettement et modification des conditions de travail.   Les directives européennes en référence à la PAC soutiennent, certes, l’ensemble des filières agricoles et orientent les aides en faveur de la performance à la fois économique, environnementale et sociale des territoires ruraux. Cette programmation se fonde sur un budget important.    Cela rend néanmoins les agriculteurs de plus en plus dépendants des instances européennes. Dans ce contexte, les processus de précarité et de marginalisation s’installent et cela engendre des inégalités de revenus, de niveaux de vie, de statuts, de fiscalité ou bien encore de conditions de travail. La sécurité sociale des agriculteurs, la santé économique de l’exploitation ou de l’entreprise agricole, voire son insolvabilité, reste souvent la principale source de souffrance des agriculteurs selon la Mutualité sociale agricole.   Les aides ne vont pas d’ailleurs sans contrainte bureaucratique. Il en résulte un sentiment de harcèlement par l’administration, les assurances ou les banques qui apparaissent déconnectées de la réalité de l’activité des principaux intéressés. En juin 2020, la psychologue peut entendre :« Je ne décroche plus le téléphone. Je ne reçois des appels que de mon banquier. »   Des propos qui font écho à ceux que l’on peut entendre dans les médias :   « On est sans arrêt en train d’être harcelés. Sans arrêt. Et, personne ne nous comprend. Vous pouvez vous faire hospitaliser, personne ne comprendra. » (TF1, mars 2021)   Cela concerne moult procédures : obligation de déclaration, formalisation de dossiers PAC (Politique agricole commune) pour les aides, contrôles à préparer et à subir, mais aussi l’ensemble des normes à respecter dans la réalisation de la production agroalimentaire, la mise en œuvre d’un processus de traçabilité, les réformes sociales à prendre en considération et bien d’autres choses encore....."__________________________________________________________
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Qui arrêtera Vinci?...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Dans son irrésistible ascension?
                                            L'appétit national et international du géant du bâtiment et des infrastructures semble sans limites.
   Le roi du béton et du bitume veut gagner sur tous les tableaux et satisfaire au mieux les desiderata de ses actionnaires.


   Et pas seulement dans l'Hexagone. Une trentaine de pays est le terrain de jeu du roi du BTP et de ses filiales.
    Vaincre ou régresser, vaincre ou disparaître, c'est la loi des grands groupes.
   Un modèle en béton. Dans les domaine de la construction, mais surtout des concessions, au rendement bien plus intéressant, qui  "pompent de très grosses sommes au départ mais avec une rentabilité opérationnelle record (41%). Pour le concessionnaire Vinci, le geste décisif est fait en 2006, avec le rachat du réseau autoroutier Autoroutes du sud de la France (ASF) pour 9,1 milliards d'euros. Depuis ce jour, Martin Bouygues n'a de cesse d'ironiser sur son concurrent "rentier". A l'état-major de Vinci, on rappelle que c'est Bouygues qui, pour emporter des marchés de BTP, a recours a des méthodes de rentier...."
     Un succès pas trop regardant sur les conditions de travail dans certains pays.
 Après le scandale de la privatisation des autoroutes, le géant se tourne avec appétit vers les aéroports de Paris. Pour commencer. Il faut bien compenser notamment la perte liée à l'abandon de ND des Landes.
  Les autoroutes: une aubaine pour longtemps. Une opération très juteuse, comme celle de la pratique des opérations PPP.
   Mais, il y a de la grogne dans l'opposition. Un référendum a-t-il des chances d'aboutir.?  
    Le soleil ne se couche jamais sur l'empire Vinci..veni, vidi...
        Saura-t-on arrêter la course apparemment sans fin de prédateur du béton?
                ...Le succès mondial de l’entreprise tient à sa capacité à miser sur deux échelles de temps : le court terme, grâce à la construction, son cœur de métier, qui génère des retours sur investissement immédiats (mais avec de faibles marges, car le secteur est gourmand en main-d’œuvre) ; et le long terme, grâce aux rentes des concessions d’infrastructures que détient l’entreprise : aéroports, ponts, tunnels, autoroutes, etc. Dans ce type de contrat, les pouvoirs publics confient à la société concessionnaire le soin de financer et de réaliser de gros chantiers de construction ou de génie civil ; en échange, elle reçoit un montant forfaitaire ou peut se rémunérer pendant une durée contractuelle grâce aux recettes d’exploitation de l’ouvrage.    Les chantiers permettent une rotation courte du capital — quelques années —, quand les concessions jouent sur des durées de trente à soixante-dix ans pour gérer des équipements que le groupe a souvent conçus et réalisés, compensant les aléas des activités du bâtiment et des travaux publics (BTP). Ainsi, même si les nouveaux contrats ont été moins nombreux en 2014, la marge opérationnelle de Vinci a continué de grimper, dopée par la hausse de l’apport des concessions : celles-ci ne représentaient alors que 15 % du chiffre d’affaires (et 3,6 % des effectifs), mais contribuaient à près de 60 % du résultat d’exploitation.   Avec son nom à consonance latine — à la mode pour les multinationales —, Vinci est né en 2000 de mariages stratégiques, de fusions et de concentrations capitalistiques de sociétés du BTP, et est rapidement devenu un mastodonte du secteur. Ce nouveau nom permettait de faire oublier ceux de marchands d’eau (Lyonnaise des eaux) ou d’entreprises de travaux publics (GTM, Dumez) entachés par les affaires de corruption des années 1990. Seuls trois groupes chinois dépassent aujourd’hui la multinationale française, championne du CAC 40. Son appétit n’a pas faibli après la phase de constitution de l’empire. Et lors du rachat aux Qataris, en 2009, de la Cegelec — géant industriel de l’ingénierie technique et des services technologiques aux entreprises et aux collectivités, 25 000 salariés dans le monde —, un arrangement a laissé une place au capital (5,78 %) à Qatari Diar, qui est ainsi devenu le deuxième actionnaire de Vinci.
     La multinationale est en fait un assemblage de 2 100 entreprises, parmi lesquelles quelques grands noms et une nuée de petites sociétés. « Ce qui s’affiche comme un grand groupe est en fait une fédération de petites et moyennes entreprises [PME], voire de très petites entreprises de quelques dizaines de salariés », souligne M. René de Froment, ancien responsable juridique de la fédération CGT (Confédération générale du travail) de la construction. Le nombre de ces unités commerciales varie au gré des acquisitions, des fusions et des cessions. En juin 2014, 75 % du capital de la filiale Vinci Park a ainsi été vendu à Crédit agricole Assurances et à la société d’investissement Ardian.
     Les concessions des autoroutes françaises, que Vinci n’a pas eu à construire, comptent sans conteste parmi les affaires les plus juteuses du groupe (1). Les péages de l’A7 entre Lyon et Marseille ou de l’A89 entre Bordeaux et Lyon lui ont été servis sur un plateau en mars 2001, lorsque le ministre de l’économie Laurent Fabius a ouvert 49 % du capital d’Autoroutes du Sud de la France, puis lorsque le gouvernement de M. Dominique de Villepin a décidé la vente totale de la société, en mars 2006. Par la suite, selon un rapport de l’Autorité de la concurrence publié en septembre 2014, Vinci a aligné des marges nettes comprises entre 17 % et 30 % (2004-2013). Ces profits dépassent ceux d’Eiffage et d’Abertis, deux autres sociétés gérant les autoroutes françaises. Les autoroutes, qui représentaient 12,3 % du chiffre d’affaires du groupe Vinci en 2014, comptaient cette même année pour 45,2 % du résultat opérationnel.
    Ces bénéfices sans équivalent expliquent le lobbying intense mené depuis des années pour obtenir des allongements de la durée des concessions : chaque année gagnée assure des bonus à deux chiffres (jusqu’à 30 %) dont se délectent les actionnaires. Ces profits sont bien supérieurs à ceux de l’ensemble du groupe de BTP, de 5,1 % en 2013. Murs antibruit, télépéage sans arrêt pour réduire les émissions de dioxyde de carbone (CO2), incitation au covoiturage : tout est monnayé contre des années de gains supplémentaires par rapport aux trente-cinq ans prévus par le contrat initial. Outre les marchés du transport (routier, ferroviaire ou aérien), Vinci mise sur la distribution d’eau et sur l’industrie nucléaire, de la naissance à la mort des centrales, sans oublier le stockage des déchets. A travers ces activités, le groupe a parfois nourri la rubrique des faits divers géopolitiques....
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- Un beau cadeau.
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Changement climatique

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Pas très rassurant   [notes de lecture]

             Entre certitudes, projections et hypothèses, des questions d'avenir qui hantent tous les débats de fond, même si tous les événements climatiques de grande ampleur n'entrent que dans le cadre de la météorologie ordinaire. Ne pas confondre météorologie et anticipation climatique globale. Il n'est plus temps d'ergoter. le problème est d'importance et les processus est engagé: trop de signes le montrent. Ce n'est plus une hypothèse de travail, même si les premiers travaux du Giec pouvaient en laisser plus d'un sceptique. Aujourd'hui, l'heure est à l'action. Une action internationale concertée sans laquelle rien de déterminant ne se passera. Tout n'est pas certain, mais le pire est plausible.                                        ___La Cop de Paris et les suivantes tardent à produire des décisions significatives et sert trop souvent d'alibi. La tâche qui attend les Etats est titanesque, tellement il y a de choses à changer, pas seulement au niveau des esprits, des habitudes, des lobbies. C'est toute une tradition énergético-industrielle qu'il faut questionner et l'idéologie qui la sous-tend, comme la notion de développement, qui ne peut être infinie...Le virage sera long.   


                    Le déni est encore massif face aux évidences et aux convergences d'indices. Comme l'indifférence, l'ignorance ou les intérêts. L'effroi doit être combattu, qui conduit au fatalisme, à la résignation et à l''inaction. Des solutions existent si elles sont générales et rapides, même si les effets se feront sentir sur le long terme. Même vu de haut, le réchauffement global se confirme.

 

___*Cinquième rapport du GIEC (2013)___*Données de la NASA sur la température globale__  *Carte de la NASA montrant l’évolution des températures entre deux périodes___*Evolution dans le temps de l’anomalie de température estivale de l’hémisphère Nord (NASA)___ *Concernant les canicules à venir : Mora, Camilo, et al., « Global risk of deadly heat » Nature Climate Change 7.7 (2017), p. 501-506___   * Concernant la fonte des glaciers et le débit des fleuves : Qin, Yue, et al., « Agricultural risks from changing snowmelt », Nature Climate Change 10.5 (2020), p. 459-465      Concernant la montée des mers : Kulp, Scott A., and Benjamin H. Strauss, « New elevation data triple estimates of global vulnerability to sea-level rise and coastal flooding », Nature Communications 10.1 (2019), p. 1-12___  * Le site de Climate Central simulant l’évolution de la montée des mers en différents scénarios___  *Scénarios d’évolution du niveau des mers en fonction des émissions de CO2___*Au sujet des populations qui en Indonésie et aux Philippines dépendent des ressources halieutiques : Rom, William N., « Estimated global mortality from present to 2100 from climate change », International Journal of Humanities and Social Science 4 (2018): p. 1-8___  *Rapport de l’OMS sur les causes de mortalités dues au changement climatique___  *Scénarios sur les conséquences humaines du changement climatique : Pottier, Antonin, et al., « Climate change and population: an assessment of mortality due to health impacts », Ecological Economics 183 (2021): 106967                            _____*Le réchauffement climatique lié aux activités humaines est connu depuis 40 ans.

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Quelle vie de chien!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

C'est bien vrai.
                  Il y a des jours comme ça où rien ne va.
   Rien ne tourne rond. Une vraie poisse. Le sort s' acharne sur nous et sur le monde.
  Les mauvaises nouvelles s'accumulent. De vraies vies de chien.
 Comme certains,  nous vivons une vie de chien sur une planète qui souvent se déglingue.
   On se demande parfois si Dieu n'est pas en RTT.
      ....Même si parfois, de temps en temps, c'est pas si mal...

 

 
 

        Inutile (et dangereux) de s'agiter
    Nous sommes programmés pour la paresse.
          Il faudrait relire Lafargue.
                            No panic!


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Lu

Publié le par Jean-Etienne ZEN

__ Boloré, l'empereur 

__ Pour l'hôpital

 

__ Amateurisme et service public

 

__ Proust; imbuvable?

__ Y a plus qu'à...

__ Néobac: effets pervers.

__ Loïc, ami de Zemmour

__ Fin de récré

__ Chine en danger?

__ Lucratif marché         

__ Bonne nouvelle 😖        

             * Revue de presse_____________________

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