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Petit voyage en absurdie

Publié le par Jean-Etienne ZEN



Shadokophilo        (Bis repetita....Un sujet inépuisable)
                                                   Où va se loger l'absurde!...
                                                                     Parfois là où on ne l'attend guère ou là où on ne veut pas le voir.

 

        Comme dans les aventures abracadabranquo-farcesques un peu oubliées des Shadoks, méchants et idiots, mais inventeurs de machines improbables et de sagesse burlesque et surréaliste, qui ont divisé un temps les Français jusqu'aux plus hautes sphères.
  Mathématiciens très moyens, ils étaient experts en pompages de toutes sortes. Mais ils ne nous pompent pas l'air.
   On peut en rester à la perplexité amusée ou en faire une ébauche de réflexion philosophique à l'usage de la vie ordinaire.
   Comme Sylvain Portier, qui voit dans les frasques shadokiennes une fable sur la condition humaine dans son discours et ses activités répétitives et sans finalité, très drôles ou tragiquement loufoques, vues de Sirius.
  En politique, les exemples ne manquent pas, en interne comme en externe (ATel-Aviv, Netanyahu ne parle que de paix, tout en créant les conditions pour qu'elle n'aboutisse jamais)
   La philosophie du pompage, de l'activité sans finalité réelle, a de l'avenir...
          Le Shadok devient... un personnage conceptuel, un véritable concept qui, en tant que tel, se doit d’interroger notre propre condition. Or, ce qu’il met en question, c’est notre étrange incapacité humaine à vivre en harmonie avec nos semblables et avec notre planète. Au regard d’autres cultures auxquelles nous avons imposé notre modèle shadok du labeur, celui-ci s’est révélé être une tâche infinie, et qui peut s’avérer autodestructrice. Est-ce dans notre essence, ou pouvons-nous créer un autre rapport au monde technologique? C’est cette tendance de l’homme à s’aliéner lui-même, sa folie et son côté sombre que ces monstres montrent et qu’ils tournent en dérision, ce pouvoir obscur de notre société moderne qu’ils mettent joyeusement en lumière. Le Shadok et son pompage seraient ainsi une métaphore de notre absurdité face au travail et à notre avenir, la personnification de notre part propre d’ombre...
   Pourquoi pas?
     On se rapprocherait là de certaines analyses de Camus sur les contradictions insolubles entres les désirs et la réalité, entre la recherche de sens et la finitude, la morne répétition des choses, la mortalité sans issue
 « Ce monde en lui-même n’est pas raisonnable […] Mais ce qui est absurde, c’est la confrontation de cet irrationnel et (du) désir éperdu de clarté dont l’appel résonne au plus profond de l’homme » dit-il dans le mythe de Sisyphe, condamné à une activité incessante, répétitive, sans but et sans finalité. 
    Schopenhauer est allé plus loin dans le constat et l'analyse de l'absurde comme dimension constitutionnelle de l'humanité, contre le finalisme idéaliste.
   Dans le théâtre, Ionesco est un digne représentant de cette veine qui souligne la dimension ubuesque de situation , avec une leçon sous-jacente.
   Comme plus tard Desproges, à sa manière, pour un plus large public. Il ne faut pas désespérer des imbéciles; Avec un peu d'entrainement, on peut arriver à en faire des militaires...
     Il y en a des situations shadokiennes!...
  Sous une forme ou sous une autre, élaboré ou non, institutionnel ou non, l'absurde nous cerne, de manière plus ou moins claire.
    En prendre conscience peut aider à vivre et, comme disait Camus, il faut imaginer Sisyphe heureux.
                                              C’est tout pour aujourd’hui...
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Demain, la justice...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Faut-il y croire?

                         Des Etats généraux: pour quoi faire? Il semble qu'enfin une réelle prise de conscience s'amorce sur une question de fond qui pourrit la vie sociale et politique depuis des années: celle des dysfonctionnements de l'institutions judiciaire, parent pauvre depuis des lustres. Mais il est à craindre que ce soit un Nième projet qui risque de ne pas aboutir, d'être reporté aux calendes grecques ou d'accoucher d'une souris. Car le moment est mal venu, en fin de mandat présidentiel, et l'on sait trop ce que devient le sort d'un projet de cette ampleur, si mal préparé et si mal défini. Il ne suffit pas de dire que l'institution va mal; qu'elle connaît trop de dysfonctionnements, il faut d'abord et déjà cerner le problème majeur qui en est à l'origine. Et ce pourrait être le début d'un virage doctrinal. Il ne suffit pas de parler des lourdeurs de l'institution, de dénoncer ses lenteurs ou certaines de ses dérives, pour ne pas parler de son indépendance réelle. Il n'y a pas que des problèmes qualitatifs, il y a l'aspect quantitatif, qui détermine bien des lenteurs, la question des moyens. Car, c'est connu et chiffré, reconnu par un rapport sénatorial, la justice française est singulièrement sous-financée, elle est une des plus pauvres de l'espace européen. Elle est à bout de souffle, au bord de l'implosion. Et l'on s'étonne de sa lenteur, même si l'hyper-judiciarisation y est pour quelque chose.

 

               Il est plus que temps de réparer une institution malade, aux moyens notoirement insuffisants, très en retard sur le reste d'autres pays comparables, lui donner les capacités d'un fonctionnement normal, rapide, efficace, remédier aux lenteurs justement critiquées,  qui dénaturent l'institution.          8% d' augmentation du budget qu'on a réduit drastiquement au cours des ans, c'est moins que rien, mais il y aura lieu de continuer dans ce sens pour rattraper un retard considérable.                                                            IL faudra de temps...De l'institution, il fut surtout demandé du rendement jusqu'ici. La qualité et l'efficacité n'étaient pas les priorités. au nom des sacro-saintes économies, de l'austérité proclamée, du désengagement progressif de l'Etat.      Voilà ce qui fut exigé de l'institution, surtout depuis le début des années noires de l'austérité, malgré quelques ajustements passagers mais superficiels.   Comme à l'hôpital, comme dans les facs, qui reçoivent moins que les grandes écoles...comme dans toute la fonction publique où l'esprit du public management a été érigé en norme.          Avec comme conséquences unepénurie de moyens (jusqu'au manque de papier et, plus grave, de personnels, avec un grand nombre de dysfonctionnements, une accumulation des dossiers en retard, un fatigue parfois extrême et inévitablement une certaine culpabilisation face aux tâches surhumaines.    Les charges de travail s'alourdissent, ce qui n'est pas sans répercussions sur un certain nombre de personnels, croulant sous la charge et parfois au bord du burn out...

 

        __ Un document diffusé sur LCP, la chaîne parlementaire, pointait un certain nombre de ces dysfonctionnements. et sur la souffrance au travail spécifique qui affecte les plus exposés.
                           La Justice est injustement traitée:
   Le budget consacré à la justice est descendu au 35ème rang européenLe nombre de procureurs pour 100.000 habitants est l'un des plus faible d'Europe: 2,9 pour 100000 habitants... et la France est un des rares pays où la performance du juge est primée.
 On se demande parfois comment ça peut quand même fonctionner.
           Cahin-caha. Malgré tout. Avec des bouts de ficelle parfois.
    Avec si peu de moyens..

Même si l'importance des dotations n'est pas toujours en soi un gage de qualité.   Mais leur déficience n'est pas sans conséquences dans son fonctionnement normal. 
        Ce n'est pas d'aujourd'hui que date le malaise au Palais.
 L'état des lieux est préoccupant depuis longtemps.
     C'est de notoriété publique.
Une institution sinistrée, 
    Une sous-dotation qui explique bien des lenteurs, bien des dysfonctionnements. 
        La lamentable affaire d'Outreau ne s'explique pas que par une succession d'incompétences. Les très maigres moyens alloués à la traque de la corruption, de la grande fraude fiscale et de la délinquance financière sont notoirement connus...(*) Ce sont des sommes considérables qui manquent au budget de la France.... Autre chose que la petite délinquance!
...La France consacre 58 euros par an et par habitant à sa justice, c'est-à-dire deux fois moins que l'Allemagne (le modèle tant vanté par ailleurs…). Avec 86 euros par an et par habitant, l'Espagne dépense également largement plus que l'Hexagone. C'est aussi le cas du Royaume-Uni (79) ou encore de l'Italie (72).
Un autre indicateur intéressant est le nombre de magistrats par habitants. Là encore, la France est largement sous dotée : on y recense près de 11 juges professionnels pour 100 000 habitants (en tenant compte des juges administratifs), contre 24 en Allemagne, 18 au Portugal, 15 en Belgique
      L'institution est dans la misère. 
    La Commission européenne pour l'efficacité de la justice (CEPEJ) publie son rapport d'évaluation des systèmes judiciaires européens après une enquête effectuée auprès de 45 pays membres du Conseil de l'Europe. Les chiffres ayant servis à ce rapport sont ceux arrêtés fin 2012.    Ce rapport est accessible en cliquant sur ce lien: lhttp://www.coe.int/t/dghl/cooperation/cepej/evaluation/2014/Rapport_2014_fr.pdf . Selon ce rapport, la France est au 37e rang (sur 45) en matière de budget du ministère de la justice. Le gouvernement français et l'Assemblée national allouent 61 euros par habitant pour le service public de la justice, contre 114 euros en Allemagne ou 89 euros en Belgique.    La classement de la France selon le critère du nombre de magistrats par habitant place le pays très en dessous de la moyenne des 45 pays du Conseil de l'Europe.

La France n'a que 10,7 magistrats du siège pour 100.000 habitants contre 11,2 en Italie, 24,7 en Allemagne, ou 19,2 au Portugal, la moyenne européenne étant 17,41.
Cette misère magistrale est encore plus dramatique pour les magistrats du parquet puisque la France ne dispose que de 2,9 magistrats du ministère public pour 100.000 habitants contre 6 en Allemagne ou 7 en Belgiqu
La déshérence de la justice française est tout aussi inquiétante s'agissant des fonctionnaires puisque la France n'en compte que 33,2 pour 100.000 habitants, alors que la moyenne pour les 45 pays du Conseil de l'Europe est de 53,8.
Cette situation dégradée de la justice française est bien connue et elle est ancienne. La corruption a de l'avenir...
                 Ne parlons pas de l'état des prisons...notre scandale. 
 
_____« Juger plus », et plus vite, a toujours suscité de vifs commentaires. « La chaîne pénale évoque trop le travail à la chaîne, écrivait en 2010 Loïc Cadiet, professeur à l’école de droit de la Sorbonne, et le culte du taux de réponse pénale risque de rendre moins vive la nécessité d’une réponse pénale de qualité, qui ne se mesure pas à l’encombrement des prisons, mais à la réinsertion des condamnés (6). » Le SM pourfend une « justice d’abattage », dont les audiences de comparution immédiate seraient l’archétype.    Dans le cadre d’un atelier avec des jeunes gens du Val-d’Oise en insertion professionnelle, nous assistons en janvier à l’une d’elles, à Paris. « Une justice de Blancs qui jugent les Noirs », énonce un participant après avoir analysé la composition du tribunal, du parquet, puis celle du box des prévenus, et remarqué la diversité présente sur les bancs de la défense et parmi les forces de l’ordre. Nous faisons remarquer qu’au cours de l’audience, où se sont enchaînés les violences sur conjoint et les vols de portable, un avocat noir a cependant obtenu une relaxe pour son client. N’y avait-il pas plus de proximité sociale entre le tribunal et le plaideur qu’entre ce dernier et les prévenus de la journée « Une justice de riches qui jugent les pauvres », complète alors l’un des jeunes gens.    Si, en 2018, une ouverture sociale était décelable grâce à la diversification des concours de recrutement à l’École nationale de la magistrature (ENM), sur 100 magistrats en fonction (ils sont environ 8 500), 63 étaient issus des groupes sociaux les plus favorisés — enfants de chefs d’entreprise, de cadres, de membres des professions libérales ou des professions intellectuelles supérieures — et 12 seulement provenaient des classes populaires salariées (employés ou ouvriers) (7)« Les collègues sont loin d’avoir tous conscience de ce rapport de domination sociale », estime notre juge pour enfants dans le Sud.   « Avec les comparutions immédiates au pénal et les affaires familiales au civil, on fait du chiffre, reprend une autre juge, en Bretagne. C’est une vitrine. Nous faisons comme si tout allait bien pour la carrière du chef de la juridiction. » « Le flux et le budgétaire sont aujourd’hui au cœur de l’activité judiciaire, estime M. Janas, à Lyon, qui regrette que « cela éloigne la justice de sa mission première, qui est d’apaiser les tensions sociales ». « Nous sommes entrés dans une vision budgétaire qui se désintéresse du contenu, sans méthode de gestion des ressources humaines. Cela épuise les troupes », ajoute Mme Béatrice Brugère, secrétaire générale du syndicat Unité Magistrats (Force ouvrière). Le mouvement n’a pas de frontières : « L’indicateur statistique devient un prescripteur, il entraîne une dénaturation de l’office du juge », déplore Mme Manuela Cadelli, juge à Namur et figure syndicale en Belgique (8). De celui-ci, on ne prend en compte ni l’écoute, ni la qualité, ni la motivation, « toutes choses gazeuses que vous ne pouvez pas chiffrer, alors que l’usager, lui, exprime un autre besoin que du quantitatif ».....______________________
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A propos de la "fin du monde"

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

 Thème qui revient en force
                                              Une fin inéluctable qu'on nous promet avec assurance ou conditionnellement pour un proche avenir...
    L'idée a ses gourous, ses grand prêtres, ses prophètes, annonçant pour demain une fin rapide de l'humanité.
   Un thème qui a son succès, qui plaît à certains se laissant presque séduire par une idée qui est aussi ancienne que les Incas ou que l'histoire de Noë, sauvé in extremis des eaux grâce à sa fameuse arche. Un thème qui hante les textes bibliques.
    Il est vrai que le retour périodique de ce thème est essentiellement d'essence religieuse.
Il est vrai qu'il y a lieu d'être préoccupé, et plus, au vu des décadences et des menaces économiques et surtout climatiques que nous entrevoyons ou qui commencent à se dérouler sous nos yeux.
  Mais, la tête dans le guidon, notre esprit d'analyse et surtout d'anticipation est singulièrement limitée, même au GIEC, et nous n'entrevoyons pas les capacités de résilience dont l'humanité peut être capable, les réversibilités naturelles et culturelles possibles, même si aujourd'hui certains périls paraissent plus systémiques.
  Mais est-ce préparer les jeunes esprits à affronter les défis qui viennent que de leur annoncer le pire pour demain?
 L'effondrement n'a qu'une valeur limitée et partielle dans les propos de certains scientifiques.
   Pour beaucoup, le catastrophisme n'est pas loin, avec sa cohorte de fantasmes.
 Une thème récurrent, ne manquant jamais d'arguments, créant fascination,  paralysie, voire sidération, exploitée par certaines sectes non désintéressées.
   L'investissement de plus en plus grand des hommes contre les tendances lourdes qui menacent leur avenir est la seule réponse aux dérives objectives et à l'épuisement des esprits, principal problème. That is the question.
              __On peut s'appuyer sur cette réflexion pour resituer la question
               __   On peut aussi se confronter à ce point de vue, forcément limité, pour aller plus loin et contextualisant et relativisant les choses:


                                     On en parle souvent sur ce blog, mais l’extrémisme écologiste a pris maintenant une ampleur invraisemblable . La venue de la pucelle du *svitjod mademoiselle Thunberg qui n'a aucune compétence particulière si ce n'est le fait d'être une fille de milieu aisé monté en épingle par une bulle médiatique très artificielle montre le niveau de bassesse auquel arrivent maintenant nos institutions. L'accélération du bruit médiatique autour du changement climatique anthropocentrique permettant toutes les politiques, justifiant tout et n'importe quoi. L'on voit déjà les idées les plus farfelues comme l'arrêt des centrales nucléaires en France alors qu'on n’a pas à l'heure actuelle d'alternative. La France finira par faire comme l'Allemagne à savoir construire quelques panneaux solaires et éoliennes aussi coûteuses qu’inefficaces puis elle importera et brûlera du charbon. L'histoire de l'arrivée de cette gamine au parlement français est tout de même extraordinairement démonstrative de l’irrationalité des acteurs en question puisqu'elle a coïncidé avec la signature de l'infâme traité du CETA qui condamne l’agriculture française à l'extinction. Il est tout de même rassurant de voir que bon nombre de Français semblent s'être posé la question de la cohérence entre l'objectif écologique affiché et les politiques qui nous mène en sens inverse.

     En effet qui peut croire qu'un traité de libre-échange consistant à maximiser les échanges et donc les transports soit favorable à la diminution de la consommation énergétique ? La globalisation maximise les gaspillages sous toutes les formes. Le libre-échange n'optimise que la valeur des marchandises et ignore parfaitement les contraintes écologiques , sociales et même macro-économiques. Encore une fois, l'idée que l'on puisse réguler l'économie et la société uniquement par le truchement de la loi de l'offre et de la demande est une absurdité. Il ne faut donc guère s'étonner si ce grand marché mondial conduit à la pollution maximale et à la destruction de la plupart des sociétés humaines. On a donc ici un cynisme apparent tout à fait spectaculaire avec d'un côté une communication faite de pleurs sur la fin du monde et la destruction de notre environnement. Et de l'autre côté, une marche inéluctable vers des politiques économiques qui détruisent ce même environnement tout en détruisant notre tissu économique. On ne saurait mieux mieux illustrer ici la fameuse phrase de Bossuet « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. » . Mais ce serait croire un instant que nos politiques s'inquiètent vraiment pour la planète, il n'en est rien pour la plupart. C'est juste de la communication, du vent de propagande dont le seul objet est de camoufler de plus en plus mal les intérêts économiques et politiques qu'ils défendent.
        De fait comme on pouvait le présentir l'écologisme remplace petit à petit le discours libéral dans les justifications morales aux politiques économiques bourgeoises. Le coup de l'entrepreneur contraint par le méchant état et les impôts écrasant ça ne fait plus recette chez les jeunes donc on passe au discours sur l'entrepreneur écolo qui a besoin d'un coup de pousse pour sauver la planète. C'est plus cool et présentable. Mais à l'ère d'internet et de la communication ultrarapide cette nouvelle stratégie ne va-t-elle pas dissoudre le statut de l'écologie encore plus vite que ne l'a fait l'ancien discours libéral ? Parce que ce double discours consistant d'un côté à faire du bruit médiatique autour de l'écologie et des contraintes écologiques mis en parallèle avec des actions politiques contraires à l'écologie va nécessairement produire une désaffection à terme. Tout comme le discours européiste a fini par produire une désaffection vis-à-vis de l'Europe quand les gens ont compris que l'UE n'apporterait ni prospérité ni bonheur, mais que bien au contraire elle servait surtout de prétexte à des politiques de plus en plus libérales et à la justification de la destruction de notre État-providence.
    Mais ce catastrophisme communicationnel n'est pas le seul en cour dans notre beau pays de moins en moins rationnel. De l'autre côté de l'échiquier politique aussi l'on voit de nombreux prophètes de la fin du monde. J'en lisais un récemment dans un article du Figaro. L’historien David Engels qui a vu qu'il y avait un gros filon à exploiter et que peut-être le marché francophone n'était pas encore saturé entre Éric Zemmour et Michel Onfray. Là on nous promet la fin de la civilisation occidentale, rien de moins. Il faut frapper fort après le livre « Décadence » de Michel Onfray. Bon l'auteur n'est pas très clair sur ce qu'il appelle la civilisation occidentale, mais on est habitué à ça. L'occident c'est un concept creux, pour ma part il n'y a pas de civilisation européenne, mais des civilisations européennes. Que ces peuples partagent une religion, voire une couleur de peau, ne fait pas d'eux un ensemble unique à l'image de la civilisation chinoise. Les nombreuses guerres et les horribles conflits sont là pour en témoigner, il y a toujours eu plusieurs civilisations en occident et certaines ont pris l'ascendant sur d'autres à différents moments de l'histoire et pour de multiples raisons. Et c'est ce qui a fait la richesse de l'Europe justement cette juxtaposition sur un territoire si exigu entre des peuples aux mœurs et à l’anthropologie si disparate. De la même manière, l'on pourrait voir les USA comme une nouvelle civilisation n'ayant pas grand-chose de commun avec celles qui ont façonné le continent européen. Une civilisation étrangère qui a soumis justement l'Europe à ses vues à travers une colonisation culturelle et intellectuelle de 74 ans maintenant . De ça monsieur David Engels n'en parle pas puisque pour lui l'occident est un bloc monolithique.
     Je pourrais ici continuer la critique. La question démographique est traitée de façon ridicule de la même manière qu'un Zemour ou qu'un Onfray . L'important n'est pas la réalité, mais le récit et sa cohérence c'est exactement la même chose que pour nos amis écologistes extrémistes ou pour l'extrême gauche. La réalité et sa complexité n'ont pas d'importance. Ainsi l'on a encore cette idée que l'Europe serait presque la seule au monde à décliner démographiquement. L'islam est présenté comme un bloc homogène qui serait dynamique démographiquement contrairement à l'occident décadent. Sauf que la transition démographique touche aussi le monde musulman. Le pays musulman le plus peuplé du monde l’Indonésie a une natalité de 2 enfants par femme et elle décline vite alors que la très catholique Philippine voisine est encore à 3 enfants par femme. L'Iran fait moins d'enfants que la France et les dirigeants turcs s'inquiètent de la faible natalité des Turcs par rapport à celle des minorités kurdes notamment. Il est à parier d'ailleurs que l’agressivité de la Turquie vient de ses problèmes internes en plus de l'économie. À dire vrai à l'échelle mondiale, seule l'Afrique subsaharienne, qu'elle soit chrétienne, musulmane ou animiste, n'a pas fini la transition démographique. Ailleurs, tout le monde suit l'Europe. Alors si nous sommes décadents à cause de la démographie il faudrait élargir cette hypothèse à l'ensemble du monde.
   La vérité c'est que l'unique responsable de cette situation est la maîtrise parfaite de la natalité grâce à la pilule et aux multiples moyens contraceptifs modernes. Aucune civilisation avant la nôtre n'avait eu à se demander comment relancer la natalité . Les états n'avaient pas à se préoccuper de ça tant que la population pouvait manger, se vêtir, et qu'il n'y avait pas trop de problèmes d'intendance, elle se reproduisait convenablement . C'est vraiment un problème nouveau. Que serait donc devenue la civilisation européenne de l'époque de la guerre de Trente Ans s'il y avait eu la pilule d'après vous ? Elle aurait eu bien du mal à récupérer de l'énorme gaspillage en vie humaine . D'ailleurs, les pays de l'Est comme la Pologne ou la Hongrie ont des taux de natalité encore plus faibles que ceux de l'Europe de l'Ouest. Preuve que l'attachement à la tradition ou à la religion n'ont pas vraiment de rapport avec la question démographique. Comme l'avait très bien écrit Pierre Chaunu dans un de ses derniers livres « Essai de prospective démographique » l'humanité est confrontée à quelque chose de totalement nouveau. Il faut créer les conditions sociales et économiques pour que les gens n'aient pas peur de fonder une famille et d'avoir des enfants. Tout ceci n'a aucun rapport avec une décadence, ou à la multiplication des homosexuels, comme le sous-entendent certain de ces néoréactionnaires. Mais il est plus simple de dire qu'il y a décadence et que tout est lié. Et puis c'est peut-être le résultat d'un complot qui sait. Tant que ça fait du bruit médiatique et que ça permet de vendre des livres. Peu importe que cela pollue le débat public en faisant passer le public à côté des vrais problèmes et de leur réalité, le but n'est pas de toute façon de les résoudre.
     J'ai voulu rapprocher ici les discours de l’extrémisme écologiste et de celui d'une certaine droite décliniste pour montrer que nous avons affaire à un processus neutre sur le plan politique. Il est coutume aujourd'hui à droite, et chez les anti-systèmes, de voir la gauche, ou du moins une partie de la gauche, comme une machine à produire des discours irrationnels, faux et parfois même dangereux. Et c'est tout à fait vrai . Mais la gauche n'est pas la seule touchée. C'est le résultat d'un effondrement général de la qualité de la communication et du désordre produit par la rapidité de la communication qui fait fit de la retenue et de la prise de recul. C'est un phénomène ancien. L'on peut penser que si l'imprimerie permit à terme à la société de progresser, elle fut aussi responsable indirectement à court terme des guerres de religion et de bon nombre de malheurs. Il en va de même pour la télévision, internet et les médias rapides. Nous n'avons pas encore les mécanismes sociaux, les habitudes et l'organisation qui permettraient la prise de recul nécessaire à la recherche minimale de la vérité. S'en suit que toutes personnes ayant un peu de bagout, de culture et de sens de la communication, peut surfer sur l'information pour créer de toute pièce des problèmes qui n'existent pas. Ou pour en exagérer certains autres sans qu'à aucun moment un recul rationnel sur le problème en question ne puisse être pris.
      Et les hommes politiques suivent le mouvement, le manipulent parfois quand ils ne sont pas eux-mêmes pris dans la spirale de la communication. S'il y a bien un phénomène de déclin, c'est bien ce rapport au réel dû à la communication moderne qui en est la cause bien plus qu'autre chose. Il est bien dommage que sur ces questions la simple réponse donnée par les pouvoirs publics fût d'encadrer le mensonge c'est-à-dire de faire en sorte non que la vérité puisse être véritablement défendu, mais au contraire de faire en sorte que la « vérité » gouvernementale soit autorisée à exister. La chasse aux fameuses fake news ne fut que ça, une opération de blanchiment des mensonges officiels. On attend encore qu'une solution réelle aux problèmes de la communication moderne soit trouvée. En attendant, les marchands de malheur vont pouvoir continuer à prospérer. Qui sait, ils finiront bien par la provoquer la fin du monde avec toutes leurs idioties.
    *Ancien nom de la Suède à l'époque païenne. La glorification de gaïa de la part des écologistes ayant une proximité assez grande avec les anciens cultes animistes, je crois que la Suède devrait reprendre son ancien nom, car elle n'a plus grand-chose de chrétien avec ses multiples dérives sectaires.
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To be or not toubib

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Lettre à Elise Eric:

    " L'hôpital est assiégé!"     Au secours! 😱

            C'est grave docteur?            ___Réponse d'un médecin à l'ignorant, qui ne voit pas plus loin que son micro et le profil des sondages: 

 
Salut Eric,
Demain, à 00h, j'en serai à 64h de travail en une semaine en tant que senior aux urgences pédiatriques. Des urgences qui débordent, des urgences qui ont parfois l'air assiégé, des urgences où l'on se sent assiégé, nous, médecins, infirmières, aides-soignantes
Mais, ah...tu sais quoi Eric ? Y'a personne de bénéficiaire de l'AME qui assiège mon hôpital, ou bien c'est le siège le plus light de l'histoire des sièges.
Des personnes en situation irrégulière avec des enfants en situation irrégulière, j'en ai parfois, et c'est rare franchement.
D'ailleurs, tu sais Eric, la vérité, c'est que l'AME coûte environ 1 milliard...sur un budget de 200 milliards au total pour la Sécu, ce système que toi et tes copains politiques vous vous entêtez depuis des années à faire croire aux gens qu'il devrait générer des bénéfice et non un « trou », un système dont l'idée est d'être une solidarité qui ferait des bénéfices. C'est comme si demain, les restos du cœurs investissaient en Bourse.
Mais ça, Eric, t'en as rien à foutre, tu n'as jamais bossé dans un hôpital. Tu n'as jamais eu le salaire de misère d'une aide-soignante pour se casser le dos pour garder la dignité d'un malade.
Les malades pris en charge par l'AME, tu t'en fous encore plus, d'ailleurs on t'a jamais vu soigner une Tuberculose, qui pourrait faire des ravages en France si on ne prenait pas en charge ces gens qui vivent, quasi-toujours, dans des conditions que même un chien ne voudrait pas, qui sont employés au black sur des chantiers ou dans des restos, mais là, ça va, c'est cool.
J'ai déjà soigné des gens qui avaient l'AME, Eric. Pendant mon externat, en maladie infectieuse, des gens qui avaient fui et s'étaient réfugiés en France pour échapper à la mort, au viol, à la torture, à la mutilation, à la misère…
Ces gens que tu jettes en pâture aux autres citoyens que tu abuses.
J'en ai soigné aussi quelques-uns des gosses qui bénéficiaient de l'AME, dont l'un s'était enfoncé un clou dans le pied et que j'ai vacciné au passage parce qu'il avait fui son pays sans rien.
Et si demain j'ai d'autres patients qui viennent devant moi et qui ont besoin de soins en urgences, je les soignerais, même si on me l'interdit.
Et je t'emmerde, Eric.
Ce qui assiège vraiment l'hôpital aujourd'hui, c'est vous.
Les politiques, les financiers qui pensent que l'on peut monnayer une vie humaine, que l'on peut décider de laisser crever des gens sur notre sol parce qu'ils n'ont pas un bout de papier pour ça quand vous balancez des milliards d'euros pour de l'évasion fiscale (#PandoraPapers #PanamaPapers) ou des millions d'euros pour des campagnes électorales...
Ce qui assiège l'hôpital, c'est le manque de moyens, le manque de lits, les salaires de merde, le manque de personnel, les heures interminables, le manque de prévention, le manque de pédagogie médicale au grand public, le manque de médecins formés, le manque de considération d'une classe politique qui s'en bat les couilles dès qu'ils ne risquent pas leur vie ou leur mandat.
Certainement pas les quelques pauvres femmes, hommes et enfants que l'AME permet de soigner comme des êtres humains et de ne pas les laisser comme des chiens dans un caniveau.
Je fais pas de politique, Eric.
Mais toi alors, fais pas de médical, parce que t'es pas médecin. Et fais pas d'humanité, parce que tu sais pas ce que c'est.
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L'affaire Alstom (suite)

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Une affaire d'Etat.    
                                Les conditions de l'accord Alstom-Général Electric, souvent critiquées depuis, n'ont pas fini de faire parler d'elles. Une sérieuse affaire de corruption apparaît au grand jour, avec détournements de fonds public.
      Encore un dossier qui ne passe pas...
  Des affaires troubles de pots de vin et de conditions de revente au groupe américain très discutées
    La corruption a, « à l’évidence », fragilisé l’entreprise et permis aux États-Unis d’utiliser l’arme juridique pour s’en emparer. Pour Anticor, une enquête s’impose pour identifier les faits de corruption et les responsabilités dans cette affaire, afin de ne pas laisser d’autres pays s’en charger à la place de la justice française. Dans sa plainte au procureur, Anticor rappelle que la loi pénale est « applicable aux délits commis par des Français hors du territoire de la République, si les faits sont punis par la législation du pays où ils ont été commis...
      "...En 2014, cette poursuite judiciaire américaine avait profondément déstabilisé le groupe français, et conduit au rachat de sa partie énergie par son principal concurrent américain, General Electric. Les conditions de cette vente hautement polémique font déjà l’objet d’une enquête du Parquet National Financier suite au signalement du député LR, Olivier Marleix.

   Dans cette affaire politico-financière aux multiples volets, la justice américaine a pu agir d’autant plus aisément que la justice française a fait preuve d’une étonnante frilosité. A Paris, dès le 7 novembre 2007, une enquête (révélée par le « Wall Street Journal ») avait été lancée pour « corruption passive et active d’agents publics étrangers » mais les juges ne semblent s’y être jamais vraiment intéressés. Puis, en 2013, le parquet avait également ouvert une seconde information judiciaire, toujours pour corruption, impliquant Alstom en Hongrie, en Pologne et en Tunisie. Mais, à nouveau, le dossier s’était embourbé..."
      Comme par hasard...
   Les actionnaires ont fait la loi et les coups tordus se sont multipliés, facilitant la tâche de la justice américaine au service de GE, qui ne respecte pas ses engagements. On a laissé partir un fleuron de l'industrie française, du moins une de ses branches d'intérêt national.
  On se souvent encore de la gestion politique incohérente de ce dossier majeur.
   A l'époque, la situation était telle:    "... Dans les deux cas, GE ou Siemens, il apparaît que quel que soit le repreneur, au stade actuel et compte tenu des solutions proposées, Alstom sera démantelée.  Or si l'Etat laissait partir les équipements énergétiques du groupe dans des mains étrangères, que ce soit GE ou Siemens, il se couperait d'une donne stratégique. La « transition énergétique » annoncée précédemment à grands coups de trompe par François Hollande, ne pourrait se concevoir. Les groupes responsables de ce programme considérable, EDF, GDF-Suez, Areva ne pourraient l'envisager sans des négociations avec un Alstom resté pleinement national. Si au contraire le capital technique d'Alstom passait dans des mains étrangères, ce serait toute la filière énergétique française, ayant exigé des années et des dizaines de milliards à mettre sur pied, qui se trouverait fragilisée..." (JP Basquiast)

       A l'époque, Macron, dénonçant un colbertisme d'Etat,  s'était dressé contre les protestations de A.Montebourg. Puis il s'est passé ce qui était prévisible. Malgré les coups bas de le justice américaine, plus que partiale, le Groupe de respecta pas des engagements en France.
   Un pas important de plus dans le processus de désindustrialisation de la France....d'une braderie, qui s'est faite avec la passivité des uns, la complicité des autres.
      Un scandale d'Etat.
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La face cachée du numérique galopant

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Vous avez dit "dématérialisation"? 

                      Nous ne sommes qu'au début d'un processus massif et mondial: la généralisation de la numérisation des sociétés, dans des domaines de plus en plus variés et élargis: de la communication privée aux plus complexes, administratives ou industrielles. La formule papier régresse inexorablement pour communiquer avec son percepteur, voire son médecin. Nous allons à marche forcée vers un monde que l'on dit de plus en plus "dématérialisé". Et la 5 G laisse entrevoir des dimensions nouvelles. Il n'y aura pas de réversibilité, on s'en doute, malgré les défaillances parfois problématiques: on le voit quand un hôpital est paralysé par un piratage inattendu, quand un service ne répond plus suite à une panne massive de réseau. S'est mis en place un système certes performant mais fragile et énergétivore, quelles que soient les précautions et les rustines.

 

 

      Mise à part cette fragilité, il y a un aspect ignoré que l'on peut appeler la "pollution numérique", car ce que nous considérons comme "'immatériel" est tout à fait matériel, avec des impacts non négligeables sur l'environnement. Le bilan carbone n'est pas neutre, loin de là, que ce soit dans l'extraction des matières nécessaires ou dans l'énergie croissante que nécessite son fonctionnement. Certains l'avaient déjà noté depuis un moment;   G. Pitron étudie le problème sous toutes ses facettes, après un travail minutieux de recherche, comme il l'avait déjà fait avec la question du "tout électrique" dans le domaine automobile, jugé déraisonnable si l'on y regarde de près. Nous allons à grands pas vers une "obésité numérique", dont nous ne sommes guère conscients, une fuite en avant inscrite dans le processus en cours, qui connaîtra, certes, des mutations, mais qui ne changera pas de nature. De ce point de vue, l'avenir peut paraître hallucinant. Le problème est que nous pourrons de moins en moins envisager un retour en arrière, ni même des inflexions significatives. Du moins avec les perspectives d'aujourd'hui. "Pour un selfie de plus..." comme note l'auteur, un like envoyé, multiplié des milliards de fois, des masses de messages et des photos envoyés à la vitesse de la lumière, nous contribuons à renforcer l'impact écologique que nous souhaitons réduire par ailleurs. Notre ignorance sur la question est savamment entretenue surtout par ceux qui vivent de ces flux numériques toujours plus importants.  ...Autant de questions que les utilisateurs d’outils connectés en tout genre ne se posent pas.                                            _____Et pourtant, la légèreté du net pourrait bien s’avérer insoutenable. Trois ans après sa formidable enquête sur les dessous des énergies vertes, "La guerre des métaux rares" (plus de 70.000 exemplaires toutes éditions confondues, traduit en plus de 10 langues) , Guillaume Pitron nous propose une enquête fascinante qui interroge le coût matériel du virtuel...."                                                         _ Sommes-nous au bord d'une prise de conscience sur les véritables coûts du développement incontrôlé des géants du net auquel nous participons allégrement, aveugles à la face cachée du système? Il y a beaucoup à apprendre sur les toujours croissantes consommations électriques de data center, etc...Plus de 10 % de la consommation mondiale électrique serait actuellement affecté à leur fonctionnement.

 

 

       "Les chiffres sont édifiants....« Lorsque j’ai découvert les chiffres de cette pollution, je me suis dit : “Comment est-ce possible ?” », se rappelle Françoise Berthoud, ingénieure de recherche en informatique. Les dommages causés à l’environnement découlent d’abord des milliards d’interfaces (tablettes, ordinateurs, smartphones) qui nous ouvrent la porte d’Internet. Ils proviennent également des données que nous produisons à chaque instant : transportées, stockées, traitées dans de vastes infrastructures consommatrices de ressources et d’énergie, ces informations permettront de créer de nouveaux contenus digitaux pour lesquels il faudra… toujours plus d’interfaces.  Pour réaliser des actions aussi impalpables qu’envoyer un courriel sur Gmail, un message sur WhatsApp, une émoticône sur Facebook, une vidéo sur TikTok ou des photos de chatons sur Snapchat, nous avons donc édifié, selon Greenpeace, une infrastructure qui, bientôt, « sera probablement la chose la plus vaste construite par l’espèce humaine  ».    Les chiffres sont édifiants : l’industrie numérique mondiale consomme tant d’eau, de matériaux et d’énergie que son empreinte représente trois fois celle d’un pays comme la France ou le Royaume-Uni. Les technologies digitales mobilisent aujourd’hui 10 % de l’électricité produite dans le monde et rejetteraient près de 4 % des émissions globales de dioxyde de carbone (CO2), soit un peu moins du double du secteur civil aérien mondial. « Si les entreprises du numérique se révèlent plus puissantes que les pouvoirs de régulation qui s’exercent sur elles, le risque existe que nous ne soyons plus en mesure de contrôler leur impact écologique », avertit M. Jaan Tallinn, le fondateur de Skype et du Future of Life Institute, qui travaille sur l’éthique des technologies ...."         _____________________

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Rouleurs roulés

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

On peut gagner plus...ou moins.
                             Les petits livreurs pédaleurs, certains les envieraient. Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils ont fière allure et sont sportifs. inconscients parfois.  Cool!

    Oui, mais...
     Voilà les migrants qui s'y mettent. Ce n'est pas un hasard. Certains refilent leur boulot à plus pauvres qu'eux.
   Pas besoin de connaître Paris ou Bruxelles. Avec un smartphone (non fourni). Il suffit de suivre Google pour livrer sa pizza encore chaude au client pressé. Vitesse grand "V". Livré en un clic.
     Ils symbolisent la pointe très visible de la précarité érigée en système, qui gagne d'autres secteurs.
  Un peu comme en Angleterre, pour les contrats 0 heure.
On voit même se développer de la sous-traitance de sous-traitance. Parfois au plus haut niveau. Parfois au niveau international.
   Pour un emploi coûte que coûte, que ne ferait-on pas?...
      Pédaler speed and free, voilà l'avenir. Take it easy,...
                   Deliveroo-nous de la servitude...
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Procrastinez-vous?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Pas (trop) grave....

        Il eût fallu que vous ne procrastinassiez pas, diraient certains esprits moralisateurs.
              Il ne faut jamais remettre au lendemain...
   Oui, parfois, mais..
     Est-ce toujours le fait d'une indécision de nature, voire d'une aboulie constitutionnelle?
  Est-ce vraiment aussi une tendance pathologique, comme le suggère Mr Larousse, une tendance pathologique à différer, à remettre l'action au lendemain?
    Ne pas remettre à demain ce que l'on peut faire le jour même: est-ce toujours un bon principe?
Comme le disait paradoxalement Montherlant, il faut toujours tout remettre au lendemain. Les trois quarts des choses s’arrangent d’elles-mêmes.
  Les avis sont partagés.
       Il y a ce qui peut attendre, et ce doit être fait impérativement.
Ce peut être une forme de sagesse de savoir parfois attendre, pour ce qui n'est pas immédiatement urgent.
  Une porte qui grince à huiler, un livre à lire...tout cela souffre de pouvoir attendre.
Vouloir tout faire tout de suite, céder au virus de la vitesse n'est pas bon pour l'esprit, qui a besoin de respiration. La précipitation n'est pas toujours bonne conseillère.
 Vouloir s'arrêter de fumer n'est pas simple et on peut s'y préparer sur plusieurs mois, en laissant mûrir cet engagement difficile.
   Demain, je ne procrastinerai plus, disent certains... qui ainsi procrastinent.
C'est donc assez ambivalent
__Il y a des cas où ce peut être assez gênant.
         Si, par exemple, je n'arrête pas d'attendre le tout dernier moment pour remplir la rituelle feuille chère à Bercy.
          Je m'arrange pour différer au maximum l'envoi de ce précieux document à mon percepteur local.
   Je suis alors atteint, m'a dit mon psychologue, d'un mal étrange:
       Un mal que l'on nomme phobie administrative.
   Heureusement je ne suis pas le seul à être affecté par cette pathologie assez tenace.

          Pourtant, je ne suis pas un grand délinquant financier, Cahuzac n'est pas mon ami et je n'ai pas de compte aux Îles Caïmans.  J'ai même conscience (héroïsme suprême!) de la nécessité civique de l'impôt, même si sa répartition me pose plus d'un problème.
    Mais je suis incurable. C'est pas trop logique et c'est pathologique.
         Que ceux qui sont dans le même cas que moi lèvent le doigt.
            Nous pourrions mettre en place un groupe d'anonymes administrativo-phobiques. Juste pour partager et adoucir nos tourments périodiques...

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Las pauvres exagèrent

Publié le par Jean-Etienne ZEN

C'est bien vrai ça!
                            D'abord parce qu'ils sont beaucoup trop nombreux,Et ils sont largement responsables de leur sort, même si certains font des efforts. Et en plus, ils votent souvent contre leurs intérêts.

 Et puis...nous assistons à trop d'assistance
    Et aux dépens de qui? je vous le demande.        Et puis ils en veulent trop, jaloux qu'ils sont. Même une voiture (pour aller peut-être travailler); Même un téléphone portable (pour être joint pour un mini job qui pourrait éventuellement se présenter). On ne sait jamais...
    Et puis ce sont de mauvais consommateurs, qui économisent le moindre sou, qui mettent en péril le système de production et le commerce, qui dépensent un pognon de dingue.......Et ils voudraient avoir des dents de stars...
       De mauvais citoyens. 
  Si on leur faisait crédit?
     Prêter aux pauvres: une vieille idée... qui peut même rapporter gros, vu leur nombre et leur naïveté.
         Les banquiers US ont su y faire... 
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Matière à penser

Publié le par Jean-Etienne ZEN

__ Il a dit "pacifique"?

__ Va comprendre... 

__ P. de C. en poupe?

 

__ France-Afrique à nu

 

__ Financiers "surdoués"?   

__ C'est bien le moins.      

__ Rater sa vie

__ Ha! Nouna...

__ Sortir du déni

__ HORIZON... pas clair    ______________

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