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La peste

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Ils ne mourraient pas tous...
                                     Mais beaucoup étaient frappés.
    La santé de nos agriculteurs toujours en question.


    Depuis les travaux de Marie Robin surtout, les doutes ne sont plus permis. L'agrochimie de papa pose problème, c'est un euphémisme, pas seulement pour la santé des hommes. La qualité des sols, la flore comme la faune se dégradent ou régressent, compromettant l'avenir.
  Heureusement les prises de conscience et les résistances commencent à s'étendre, même au royaume de Monsanto-Bayer.
  L'Argntine se donne à fond, tandis que le Vietnam a dit non. La France louvoie dans l'ambiguïté, reste encore un des meilleurs consommateurs européens de "Bayanto". Et pourtant, trouver des solutions alternatives urge, à l'exemple de certaines exploitations qui innovent, soucieuses de l'avenir, sans sacrifier trop à la rentabilité.
  Dans la panoplie de la chimie à usage agricole, le SDHI est particulièrement visé pour sa dangerosité.
  Un lourd dossier . Les effets de l'agro-business sont mieux en mieux connus. Pas seulement pour les enfants. Il y a urgence. De multiples avis convergent.
  Comment s'en débarrasser? là est la question 
Les résistances et les dénégations sont intenses. Les lobbies continuent leur travail de désinformation jusqu'à Bruxelles. Malgré quelques aveux, on sème le doute. pour retarder les décisions, qui ne peuvent être finalement que politiques., dès lors que la santé publique est en question. We feed the World, mais à quel prix?
    Le chemin de la mutation sera encore long...
       Au nom des saints dogmes de l'OMC, la santé a moins d'importance que les intérêts des firmes phytosanitaires.
          Malgré les intentions du ministre de l'agriculture, on continue à employer en France de plus en plus de pesticides:
       ... Voilà ce que révèlent les statistiques que le ministère de l’agriculture a rendues publiques mardi 8 mars. Présentées en périodes lissées de trois ans afin d’intégrer les variations climatiques, elles dessinent une tendance moyenne à la hausse de 5,8 % entre 2011 et 2014. Mais si l’on s’en tient au tout dernier bilan, 2014 apparaît comme la deuxième année noire consécutive. La consommation  de produits phytosanitaires dans le secteur agricole a bondi de 9,4 % par rapport à 2013, qui avait déjà connu une augmentation de 9 %... : les agriculteurs ont acheté 16 % de produits phytosanitaires en plus en 2014. Parmi ces derniers, ceux qui utilisent des molécules suspectées d’être cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction humaine, accusent une hausse de 13 % à 22 % selon l’indicateur retenu.... le nombre de traitements est de l’ordre de 2,7 sur les choux-fleurs, 8,5 pour les cerises, 10 sur les melons, 12 pour la tomate, 19 dans la viticulture, 35 sur les pommes. Mais les rendements ne progressent pas pour autant : céréales, oléagineux, poires, pommes, betteraves sont moins productifs qu’en 2009..."
                       Evitez les pommes, traitées plus de trente fois.!..  
_______________L'Europe s'apprète à à prolonger la mise en vente d’un herbicide, le glyphosate, pourtant de plus en plus contesté pour ses effets cancérogènes. Le feu vert devait être donné par les Etats membres ces 7 et 8 mars. Selon une note à laquelle a eu accès Le Monde, le vote s’annonçait d’ailleurs "sans fracas". Il était en effet question d’autoriser le glyphosate jusqu’en 2031.
Le lobbying intensif mené par les industriels s'avérait une fois encore fort efficace, puisque l’avis favorable émis au préalable par l’Autorité européenne de sécurité des alimentas (EFSA) était fondé, relève Le Monde, sur des études… "réalisées par les industriels eux-mêmes" ! Et le quotidien de souligner la "crise de confiance"  envers les institutions.
     L’un des principaux composants de son produit phare est controversé : le désherbant Roundup, retiré partiellement du marché.
  Les effets, même OGMisés, sont loin d'être anodins...
     La santé des personnes passe avant les intérêts de certaines multinationales
         La France n'est pas la seule touchée.
            Et si… on bannissait les pesticides?
                         De la ferme expérimentale de la Bourdaisière, en Touraine, à la ferme du Bec Hellouin, en Normandie, l’Institut national de recherche agronomique (INRA) s’intéresse à la rentabilité de plusieurs fermes qui fonctionnent en agro-écologie.
         De plus en plus, l’agriculture biologique apparaît aussi comme un moyen d’être payé le prix juste pour sa production. Pour le céréalier Philippe Fourmet, c’est le système conventionnel qui fragilise économiquement les agriculteurs : « C’est quand vous avez des années difficiles que vous vous apercevez que vous êtes d’une fragilité extrême et que vous dépendez totalement de l’extérieur. »

Le passage en agriculture biologique serait-il une forme d’émancipation? Les agriculteurs reprennent le contrôle sur la manière dont ils cultivent, mais aussi, dans de nombreux cas, sur la manière dont ils vendent. AMAPRuche qui dit ouimagasins de producteurs, vente à la ferme… les réseaux de distribution en circuit court se multiplient.
                Les méfaits des pesticides sont mieux connus. Une bombe sanitaire.
    Un espoir: 
                 ... Les scores remarquables des 1 900 fermes qui se sont engagées dans le réseau Dephymis en place à partir de 2012 dans le cadre d’Ecophyto, pour expérimenter des modèles de production inspirés de l’agro-écologie et diffuser la bonne parole. En deux ans, ces exploitations ont réduit leur recours aux pesticides : les grandes cultures de 10 %, l’arboriculture et la viticulture de 12 %, les légumes de 15 %, la canne à sucre de 22 % et l’horticulture de 38 % !
Ecophyto 2 devrait donc s’attacher à étoffer ce réseau de pionniers, le faire passer à 3 000 exploitations, puis à 30 000 et même à « 300 000 ou 400 000 agriculteurs qui vont se convaincre mutuellement », pronostique-t-on au ministère. En attendant, la culture bio a progressé de 5,4 % en 2014, puis de 11,8 % en 2015 pour atteindre un peu plus de 4 % de la surface agricole nationale.
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Ça s'est passé un 31 Décembre

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Beaucoup d'événements

              __Dont notamment l'avènement du Brexit, ce surréaliste bye bye de Londres.

 

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Qui sont les fous?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

L'ami de Montaigne a tout dit, ou presque.
 Il pensait  à la bonne folie qui pousse des hommes à dépasser leurs limites, hors de toute "sagesse" conforme, pour créer et explorer de nouvelles voies.
Contre l'immensité de ceux qui font dans la démesure et l'absence de raison, victimes de leurs passions aveuglantes, dont le narcissisme le plus exacerbé et le dogmatisme le plus étroit produisent toujours les mêmes effets: la certitude en tous points, l'intolérance, l'exclusion.

Il y a toujours un peu de folie dans l'amour mais il y a toujours un peu de raison dans la folie. (Nietzsche)
                                                                    ______________________________

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En bref

Publié le par Jean-Etienne ZEN

__  SNCF:coùts 

 

__ Salaires profs

 

__ Et si...Pas improbable

__ Stars stupeurs                    

__ Incertitudes

__ Imagination

__ Soins gratuits ou pas

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Laïcité

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Toujours y revenir      (Petite piqûre de rappel) 
                           A l'heure où l'intolérance monte, où les intégrismes, les fondamentalismes s'affirment ici comme ailleurs, en sommeil ou en action.                                                             Contre la laïcité positive ou la laïcité libérale...
    Voilà une notion, récente dans l'histoire des hommes, qui souffre de variations sémantiques qui dénaturent parfois son sens profond et qui nécessite de fréquentes mises au point.
   Une notion qui prête souvent à équivoque, qui peut être détournée de son sens, qui peut être aussi parfois instrumentalisée. Les principes de la laïcité, contrairement à ses détracteurs, s'inscrivent dans l'exigence de la liberté mais aussi de la vie apaisée en commun. Liberté de croire, mais aussi de pratiquer, à condition que cela ne trouble ni le respect dû aux personnes , ni l'ordre public. Le domaine des convictions intimes ne relève pas de la fonction étatique.   La laïcité va dans le sens de la pacification des rapports humaines, respectant la diversité potentielle des adhésions intimes.
    On voit bien ce que représente (encore) son contraire, le confessionnalisme agressif, l'intrusion du religieux dans la vie sociale et politique, sourde, insidieuse ou violente comme dans l' Egypte d'aujourd'hui ou le mouvement évangélique aux USA sous plusieurs formes ou ailleurs, les tentatives de groupements de s'immiscer dans la sphère de l'Etat à leur profit.
   Cette notion, mise en musique par les pionniers comme Condorcet et Ferdinand Buisson, peut être biaisée par des politiques eux-mêmes, par ignorance , intérêt ou arrière-pensée.
     La laïcité n'est ni positive, comme le disait Sarkozy, ni "libérale" comme le prétend Macron.
   Marlène Schiappa, brisant le silence ou l'ambiguïté du gouvernement, fait un rappel nécessaire aux valeurs fondatrices de la République.

    La laïcité bien comprise ne peut être marquée du sceau de la  radicalisation.        Elle peut être seulement exigeante et vigilante. Parler à son égard de religion laïque n'a pas de sens. 

   Qu'elle soit régulièrement en débat est normal et nécessaire, au-delà des idées reçues.
    La laïcité, c'est une liberté.
      Mais jamais définitivement et solidement établie. Elle restera toujours un combat.
   Il importe de sortit de l'ambiguïté macronienne sur le sujet.
               La paix civile est à ce prix.
   La laïcité est d'abord un principe d'unité, de portée universelle, contre tous les communautarismes religieux diviseurs et conflictuels et les risques de dérives sectaires.
__Une longue histoire. Un combat, un long combat, une vigilance permanente, de nouvelles réaffirmations quand changent les bases historiques, culturelles, quand surgissent de nouveaux lobbies, de nouvelles intolérances ou de prétentions hégémoniques de groupes religieux. L'idéal de Condorcet et de J.Ferry est toujours à réactualiser, sans céder aux pressions et aux "accomodements", aux dérives anglo-saxonnes, états-uniennes surtout.
_De ce point de vue, "
La Laïcité est inséparable de valeurs, issues des Lumières, valeurs liées à une distinction claire entre ce qui est savoir et ce qui n'est que croyances. L'Ecole n'a pas à respecter ni à reconnaître des croyances particulières, car ce n'est nullement son affaire. Elle doit surtout se garder de mélanger les genres afin de préserver la liberté intellectuelle et critique des futurs citoyens, rendre possible une certaine distance à l'égard des identités, de l'ordre de la vie privée.". Distance, mais non renoncement.
__Le problème soulevé aujourd'hui par les manifestations parfois ostensibles d'un certain islam en France et en Europe oblige à redéfinir plus clairement la notion de laïcité, sans tomber dans le piège du rejet agressif et global d'une croyance souvent paisiblement pratiquée par ceux qui s'y réfèrent encore. Certains critiques de l'Islam, au nom d'une laïcité instrumentalisée, n'hésitent pas à franchir le pas de l'exclusion culturelle ou
 du racisme masqué.
___Ce débat peut aider à mieux poser le problème.
Un débat qui ne sera jamais clos, on peut le prévoir aisément...

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Fait d'hiver

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Un homme meurt en plein Paris

                     Seul, blessé, livré à lui-même...Dans des circonstances encore mal définies                         Ce qui est sûr, c'est que nombre de passants ne se sont pas arrêtés, ne serait-ce que pour s'enquérir de l'état de santé de l'homme étendu. Effrayant! ...ou révélateur d'une époque où l'indifférence devient la règle, l'attention à l'autre s'émousse, les exclus ne sont pas vus. Surtout dans les grandes villes où ils sont légion, livrés à eux-mêmes, dormant parfois à même le sol...Pas seulement des clochards. Bien visibles, mais ignorés. L'indifférence qui fait qu'une personne âgée décède sans que ses voisins s'inquiètent de son absence anormalement longue...La solidarité n'a jamais été une valeur phare en ville, mais cela s'aggrave, même dans nos villages.....L'individualisme est renforcé par les valeurs marchandes dont nous sommes devenus les victimes...et les complices. Tout à l'égo...

Point de vue sur ce fait divers, présenté anonymement sur FB par M.Chillaud, qui peut être médité, montrant toute l'ambiguïté que soulève ce problème:

 

 

 

7 commentairJe partage juste le post d'un ami ex-travailleur social, impliqué socialement et politiquement et dont le partage sur le sujet m'a paru plutôt pertinent et donné matière à réflex""Illustration des conséquences de notre passivité, notamment politique."....J'ai lu ailleurs des commentaires qui semblaient condamner les passants restés sans réaction (pour ma parle je ne m'aventurerais pas à présumer qu'ils soient restés indifférents).
  • "......J'ai fait la réponse suivante, que je vous partage ici :
    "Honte ? Sans doute un peu. Indifférence ? Aussi sans doute un peu. Mais pas tant que ça.
    Quiconque vit à Paris sait pourquoi personne ne s'est arrêté. Des hommes qui gisent par terre, il y en a juste trop.
    Et on va faire quoi ?
    Leur demander s'ils vont bien ? "Oui bien sûr connard. Je dors dehors, il fait -1°C, ça va super"
    Appeler le 115 ? J'y ai travaillé, je sais très exactement à quel point c'est inutile. Sans parler des heures d'attente pour que quelqu'un décroche.
    Appeler les pompiers ou le Samu ? Le Samu ne se déplacera que s'il y a un risque médical et nous demandera d'appeler le 115. Les pompiers, peut-être qu'ils viendront. Ou pas, s'ils en ont un peu marre de ramasser des mecs de la rue. Et s'ils viennent, ils l'emmèneront à l'hôpital si c'est nécessaire, sinon ils le laisseront là.
    Ce n'est pas une question d'indifférence, c'est une question de sentiment d'impuissance.
    Impuissance voulue par les gouvernements.
    Le Budget Opérationnel de Programme qui finance l'hébergement et le logement d'insertion est financé à hauteur de 2 Md € chaque année. D'après mon évaluation, pour éradiquer le sans abrisme il "suffirait" de 2 à 4 milliards de plus.
    C'est l'équivalent de la baisse de recettes due à la réforme de l'ISF (enfin, sa transformation en IFI).
    C'est 10%-20% de ce que coûte chaque année la réduction de cotisations patronales sur le chômage au nom de la compétitivité qui doit permettre de créer des emplois... Mais qui n'en crée pas (les études les plus optimistes évaluent à 100 000 emplois créés/sauvés, pour les autres c'est zéro. Aucun. Nib).
    C'est 10%-20% de la réduction prévue de l'Impôt sur les Sociétés. Y compris celles du CAC 40. Parce qu'elles ne sont que championnes d'Europe des dividendes. Faut faire mieux...
    Et pourtant la loi est claire : "toute personne sans abri en situation de détresse physique, sociale ou psychologique, a accès à tout moment à un dispositif d'hébergement d'urgence". Article 345-2-2 du Code de l'action sociale et des familles.
    Le vrai coupable dans cet affaire, celui dont la responsabilité est indubitable, c'est l'Etat.
    Alors oui, ça ne nous dédouane pas de nos petites lâchetés.
    Mais celle de ne pas s'arrêter voir tous les hommes à la rue n'est pas pire que celle de ne pas s'intéresser à la politique, de voter sans savoir, de laisser faire plutôt que de militer.
    Tous les abandonnent : certains en ne s'arrêtant pas, d'autres en ne faisant rien pour qu'ils n'y soient pas.
    Alors ne soyons pas trop prompts à condamner les autres. Qui peut dire qu'il s'arrête voir tous les SDF et milite activement pour un monde meilleur ? Pas moi en tout cas."       ______________
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La solution

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Faits d'hiver aux USA.
                                 Une nouvelle fusillade, comme on ne les compte plus au pays de l'oncle Sam, et de la très influente NRA, qui a pignon sur rue et sur assemblées.
 C'est devenu une routine, là où les armes, parfois les plus lourdes (on n 'est jamais assez protégé!), se vendent encore comme des petits pains.
    Mais une parade radicale a été trouvée.
  Il fallait y penser. Les Zuniens ont du génie.
      Cela va bientôt être la fin des tueries de masse en constante augmentation, notamment dans les établissements scolaires.
  Armer les enseignants et les étudiants ne suffisait pas, comme le préconisait le shérif de la Maison Blanche.
    Offrir ou faire acheter des boucliers pare-balles aux élèves, voilà la solution. Un cadeau utile. A mettre discrètement dans le sac, à côté de la tablette numérique.
    Une offre vraiment bienvenue, après la 291e fusillade dans une école depuis 2013, sans parler des autres.
  Ainsi sont préservés l'esprit du sacro-saint deuxième amendement et...les intérêts philanthropiques de la NSA, qui n'a comme souci que de veiller à l'auto-défense des honnêtes citoyens. Comme elle dit.
    Jamais sans mon arme! Mais aussi jamais sans mon bouclier!
        Que du bon sens. Le GI sur le terrain de combat a bien son gilet pare-balles. Et en Floride, comme dans le Connecticut, c'est la guerre. Pire. L'ennemi est partout. Inattendu, non identifiable. Le voisin, prêt à péter les plombs, le copain renvoyé injustement de son établissement, le déséquilibré hors de contrôle.
   En Absurdoland, il faut s'attendre à tout, partout.
   On est dans l'ordre de l'intime, le marché des armes- pas que des petites!- est grand ouvert et il y en souvent plusieurs dans le salon familial.
     En mars dernier, le New York Times faisait part d'un bien triste constat: depuis la tuerie de l'école primaire Sandy Hook, le 14 décembre 2012 dans le Connecticut, 148 personnes sont tombées sous les balles d'assaillants dans le milieu scolaire. Ces tueries de masse ont boosté le marché des équipements et systèmes de protection aux États-Unis. Rien que l’année dernière, les ventes ont atteint les 2,7 milliards de dollars (environ 2,3 milliards d’euros). Car la sécurité a un coût: les plaques Unequal avoisinent les 130 euros...."
   Gagner sur les deux tableaux, il fallait y penser.
         Les protestations de masse contre l'utilisation aveugle et ultra-permissive des armes de tous calibres n'ont pas produit l'effet escompté. Pas plus que les larmes d'Obama. Dur, dur, d'aller contre le business ambiant. 
     Pray and cry: c'était tout ce qui restait à faire. Maintenant, il y a protect yourself with Unequal.
       Un grand progrès. On a bien des boucliers anti-missibles. A échelle plus réduite, avec les boucliers personnels, nulle doute que la mortalité accidentelle ou volontaire violente va baisser spectaculairement.

  Puisqu'on ne peut pas contrôler le développement  des guns (c'est génétique), on va pouvoir permettre aux fêlés de la kalach'  d'exercer leur passion sans risques.
        En attendant que la civilisation vienne adoucir les moeurs et contrecarrer les habitudes ancestrales, puisqu'il n'y a plus de bisons ou d'Indiens à shooter, sortez votre bouclier!
     On peut toujours s'inspirer des paroles d'EinsteinLa folie, c'est de faire toujours la même chose et de s'attendre à un résultat différent.
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Tous surveillés?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 L'excès en tout...

                 C'est très tendance. Les incivilités réelles ou imaginaires donnent une occasion unique de développer tous azimuts les caméras en tous genres, même dans le lieux les plus reculés. Pour le plus grand profit des spécialistes en sécurité en tous genres? Serions-nous en train de suivre le modèle chinois? La sécurisation à tout prix, parfois obsessionnelle, est bien encouragée par le climat anxiogène favorisé par ceux qui se réclament de la "sécurité" plus que de la liberté, jouant parfois sur les peurs. Non pas qu'il n'y ait pas une montée des actes délictueux (encore faudrait-il s'interroger sur les statistiques et comparer avec d'autres époques), mais la tendance à la télésurveillance va au-delà, jusque dans nos campagnes. pour des raisons pas toujours très nettes.   Un maire "justifie l’installation de 29 caméras de vidéosurveillance sur sa commune par la fermeture de la gendarmerie locale survenue en 2012. « L’État n’a plus les moyens d’avoir une gendarmerie, même dans la plus petite des communes comme auparavant. Donc, il faut trouver des solutions et la solution technologique me semble assez valable », affirme le maire.

            _____Après d'autres pays, la France, à vitesse "grand V", se lance dans l'installation galopante de caméras de surveillance, surtout dans l'espace urbain. Dans le cadre d'une législation défaillante, de façon parfois anarchique et à grand frais, aux dépens du contribuable. Certes, ce n'est pas la Chine et son système de reconnaissance faciale partout développé, en fonction d'un projet politique que l'on connaît, mais cette explosion de caméras tous azimuts pose de nombreux problèmes, pas seulement économiques. Même si on parle parfois par euphémisme de vidéo-protection.

 

 

         C'est ce qui était en débat sur les antennes de France 5, qui mit assez bien en évidence un certains nombre d'excès et de mythes: la course à la sécurité absolue est un mythe par le recours sans frein à cette technologie, les coûts montent en flèche, et surtout le bénéfice attendu est discutable, jamais vraiment établi de manière claire, soumis à caution et toujours en dehors d'une législation défaillante. Seuls les édiles locales décident, parfois sous la pression d'une opinion qui pensent être ainsi à l'abri de toutes délinquances possibles.     Mais quel type de délinquance? Le vol à la tire bien repérable dans la rue ou celle qui se fait à plus grande échelle et bien plus importante, à l'abri des regards des opérateurs, l'oeil sur les écrans? L'élucidation de problèmes policiers ne serait que de 3% par leur biais.  Une efficacité en question, une législation ou réglementation défaillantes, quand elles existent, une vie privée parfois menacée d'intrusion...Il serait temps de mettre un ordre législatif dans une pratique qui s'emballe, qui fait les affaires de compagnies privées, qui incitent à la vente, sans parler de l'aspect éthique que soulève cette pratique. Des caméras "partout" (rêve orwellien impossible), voilà un fantasme dont il faut se débarrasser.     ____

       Contrôler? Oui, dans certains cas, mais comment?Jusqu'où?
 -____«Plus on est habitué à être observé, moins on est sensible aux atteintes à la vie privée» (A.Rouvroy)____
                                                                       On ne peut être sans réaction à cette question, aux menaces qui nous guettent.
    Les réponses données ne peuvent  nous laisser indifférents.
   On ferait bien d'y regarder de plus près, car si le danger est réel, les réponses données en hâte ne sont pas sans péril. Le dossier est complexe. On ne saisit pas toujours tous les tenants et aboutissants de cette mesure exceptionnelle. On nous promet des garanties. Peut-on y compter? On nous annonce des améliorations. Mais comment ne pas se poser de questions? Même l'OSCE s'interroge...
    Car le dossier n'est pas que technique. On a beau être non spécialiste des algorithmes, on est confronté à une problème politique, juridique, qu'on ne peut éluder, étant donné l'ampleur et l'ambigüité des moyens informatiques que nous ne comprenons et ne maîtrisons que très partiellement.
   La stratégie mise en place par le gouvernement inquiète même un modéré comme Pierre Rosanvallon, qui se pose des questions.
       Serions-nous tous  suspects? Certes, dira-ton , comme d'habitude, si nous n'avons rien à nous reprocher, qu'avons nous à craindre?
  C'est voir le problème par le petit bout de la lorgnette.
Sans tomber dans la schizophréne, sans comparer point par point avec le Patriot Act, (*) sur lequel Obama n'est revenu que très partiellement, nous savons que nos libertés sont déjà sous surveillance.      
   Comment sortir  d'un piège qui n'est pas que commercial et qui peut porter atteinte à des principes essentiels de la liberté de conscience. Si nous n'y prenons garde.
     Un mauvais signe: la discussion sur la loi a eu lieu devant une assemblee presque vide! Et les Français consultés seraient plus de 60% à approuver les mesures, n'y connaissant rien ou ou presque.. Ce qui n'est pas pour rassurer. L'indifférence ou l'ignorance peut faire peur, ainsi que les stratégies d'évitement. D'autant que le PS de 2009 s'oppose au PS de 2015.
 Cette loi cristallise de nombreuses critiques.
    L'ennemi est à nos portes informatiques et il faudrait utiliser des armes radicales pour tout contrôler? (à condition que cela soit possible).
   Le Monde, journal (très modéré) s'est livré à une petite enquête qui fait déjà réfléchir.
   L'enjeu démocratique est sans précédents,  car des questions essentielles nous échappent, comme à certains experts.
   Difficile de ne pas mettre en question ce qui va échappe au judiciaire, contre ce que l’on ne perçoit pas vraiment.
    On ne peut prêter au gouvernement des intentions perverses, mais une certaine rapidité et une certaine légèreté. D'autant que le gouvernement écarte la Cnil de sa réflexion.
   L'objectif des luttes contre les cyberattaques ne suffit pas à nous rassurer.
    Et la question des questions: qui contrôlera les services de renseignement ?
          Que feront les boites noires de la Loi Renseignement ? 
  "...le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme demande que toute loi sur la surveillance de la population soit "suffisamment accessible, claire et précise pour qu'un individu puisse s'y référer pour vérifier qui est autorisé à pratiquer la surveillance des données et en quelles circonstances".
         N'est-on pas là face à une utopie? 
_________-Pourquoi une nouvelle loi
-_Les taux d'échecs des algorithmes de surveillance sont très élevés
-  Renseignement: vu d'Allemagne, le texte français est inimaginable
- Course discutable au durcissement  
-  Un danger pour  la confidentialité des sources
-  Les bugs du big data 
-  Avons-nous vendu notre âme aux Gafams?
-  LA VIE PRIVEE EN VOIE DE DISPARITION?____________________________

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Au revoir Ginette!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

On ne te reverra plus...
                                     Ginette, c'est la caissière bien connue du supermarché du coin, avec laquelle parfois j'échangeais quelques mots, parfois même un sourire, quand l'occasion se présentait, quand elle n'était pas trop pressée, pas trop stressée.
    Non, elle ne part pas s'installer au Portugal. Bien trop jeune et trop désargentée pour cela.
        Elle était destinée à rester là encore longtemps. Bref, c'était une personne, comme vous et moi.
     

    Mais l'automatisme l'a rattrapée, les algorithmes ont eu raison d'elle, comme de la personne au poste autoroutier, qui savait dire "merci", même machinalement... et de toutes les autres ailleurs..Dans le domaine bancaire aussi, on dégraisse. Ce n'est qu'un début.
   Casino est en pointe, après Amazon à Seattle, Décathlon en France. Tous les autres vont s'engouffrer dans la même voie, mimétisme et concurrence obligent. Les sentiments n'ont pas leur place ici. C'est la loi du marché. Les caissières encaissent.
  Le client sera un peu plus roi, "maître" de ses produits et de son paiement. Quelques vigiles suffiront.
    Voici venir l'employé(e)  rêvé(e) des patrons.
        On pourra même vendre le dimanche et (pourquoi pas?) la nuit.
Que du bonheur! Amazon voit plus loin...
     ...Amazon Go, qui envisage d’ouvrir près de 300 magasins aux Etats-Unis d’ici 2021, développe un tout nouveau système d’achat. Le client s’identifie avec son téléphone à l’entrée, effectue ses achats, enregistrés par des caméras-capteurs, et tout est débité à la sortie du magasin. Dans l’Hexagone, le groupe Casino, lui, a inauguré, ce mercredi, un magasin ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre, intitulé « Le 4 ». Le client scanne ses achats avec l’application Casino Max et valide son ticket de caisse aux portes de sorties du magasin. Un dispositif également envisagé par Monoprix et Auchan...


     Le "progrès" s'accélère. Malgré des résistances d'un autre âge...
      ...«Quand les clients ne sont pas gagnants à passer sur un automate, ils préfèrent faire travailler un hôte ou une hôtesse de caisse. Il y a une vraie conscience sociale.» Le délégué central CFDT Auchan soulève l'idée qu'il est indispensable de se différencier du e-commerce par «l’accompagnement et la prise en charge du client». Il souhaite avant tout «éveiller les consciences et combattre l’idée que l'automatisation est inexorable».
   Les Papis vont faire de la résistance, c'est sûr.
    Comme dit Anne Roumanoff, une caisse automatique, c’est comme une caisse normale sauf qu’elle a l’odeur de la courbe du chômage et qu’il faut avoir fait Polytechnique pour s’en servir...
     Au revoir, Ginette, (trop)"chère" hôtesse de caisse.
          Bientôt, je m'énerverai en vain contre un robot indifférent et contre tous ceux derrière moi qui fustigeront ma lenteur et mon inexpérience.
               Mais c'est la robolution en marche!
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Ça s'est passé un 27 janvier

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Notamment:

         La libération du camp d'Auschwitz, cet enfer.

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