Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Jupiter et le Sultan

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Alerte en Méditerranée...

                    Ou simple occasion de montrer ses muscles?          Rien ne semble arrêter le maître d'Istamboul, dans sa marche vers la puissance perdue de l'empire ottoman et l'hégémonie disparue dans le domaine religieux .   L'ombre du grand sultan plane encore sur l'aventure actuelle.   Mais aussi de nouvelles ambitions sur le plan économique: les ressources potentielles en hydrocarbure et la consolidation d'un pouvoir qui est en perte de vitesse sur ses propres terres.     Une bonne dose de nationalisme et quelques accents guerriers visent à resouder le peuple turc.   Coups de menton et défis deviennent la règle...jusqu'au jour où il faudra bien négocier, faute de pouvoir accomplir ses ambitions, malgré les avancées en Syrie et en Lybie.   

                         Les avions promis à la Grèce ne sont là que pour intimider.        C'est le gaz qui est le véritable acteur de ces tensions, qui pourraient un jour mal tourner.    A cette occasion, la question des frontières revient opportunément au premier plan ainsi que le souvenir ravivé du démantèlement de l'empire ottoman après le premier conflit mondial. Les vielles blessures se rouvrent et les nostalgies d'antan refont surface pour l'occasion.    L'instrumentalisation des vielles plaies sert bien le régime.   La restriction de l'espace maritime d'Ankara est un thème utilement exploité dans la rivalité resurgit avec Athènes, pourtant aussi membre de l'OTAN.   Sur ce point, il faudra renégocier le problème de l'espace maritime et revoir des traités obsolètes. Celui de Sèvres notamment et ceux qui ont suivi:  "...le traité de Kars, conclu en  avec la Russie soviétique, lui permet de récupérer le territoire de Kars perdu en 1878 par les sultans et de bénéficier de l'armement soviétique dans sa lutte contre les Arméniens, les Grecs et la Triple-Entente. Les traités de Kars et de Lausanne sont en revanche désastreux pour l'Arménie, ainsi partagée à nouveau entre Turquie et Russie, et pour la Grèce. Cette dernière qui, après s'être émancipée de la protection obligatoire que les grandes puissances lui avaient imposée à la suite de la guerre d'indépendance grecque et après avoir été à deux doigts de réaliser sa Grande Idée, perd tous ses acquis et doit, en plus, accueillir un million et demi de réfugiés grecs d'Asie mineure (tandis que plus de 300 000 autres, notamment dans la région du Pont et en Cilicie, doivent se convertir à l'islam et passer à la langue turque pour survivre)5 : c'est ce que les Grecs appellent la « Grande Catastrophe ...».

 

        Quelle autre solution qu'une vaste négociation permettra de sortir du bourbier dans lequel on s'enfonce en Méditerranée, qui n'est plus mare nostrum par les temps qui courent? Il faudra bien y arriver. Le plus tôt sera le mieux, avant d'éventuels dangereux dérapages                           ___ Malgré ses faiblesses, Erdogan avance ses pions, profitantdes faiblesses et des divisons européennes. Aujourd'hui en Méditerranée, il déploie ses forces, faisant de mare nostrum son domaine réservé, jusqu'en Libye. . Au risque de tensions sérieuses avec la Grèce et sous le regard plus ou moins réprobateur de l'Europe, divisée sur l'attitude à prendre vis à vis de celui qui sait utiliser la corde du chantage.

 Dans ces tensions, l'Europe, sans unité, essaie de ménager la chèvre et le choux après avoir souvent cédé au chantage de l'homme fort d'Ankara se sachant en péril.
  Les discours martiaux contre la Grèce se multiplient. La provocation est constante. Mare nostrum est devenue celle de possibles affrontements.      Les interventions d'Erdogan dans la Libye exsangue n'a rien d'humanitaire, pas plus que ses pressions sur les Kurdes. Ses visées portent loin. Une affaire de famille
                                                        ____________________
Partager cet article
Repost0

Varia

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 __ Algérie: autre regard sur l'histoire

 

__ Electricité et (fausse) concurrence

        Vers un retour à la "normale"?
            Et la fin d'une aberration?...

 

__ Arras en sous-sol

__ Revaloriser l'école

__ Brésil: crise alimentaire                               

__ Enseignants Allemagne: pas mieux? 

__ Comme ailleurs...

__ Osera-t-elle? Comme Roosevelt...                ________________

Partager cet article
Repost0

Chers médicaments

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Dans les deux sens du terme.

                 Investissez dans les labos! Les très grands. Ceux qui font la pluie et le beau temps en matière de production pharmaceutique et de fixation de prix..                                                                                Ils nous soignent souvent, nous sauvent parfois, mais nous ruinent dans certains cas. Les individus comme les Etats.      Sauf les actionnaires des grands laboratoires pharmaceutiques, ayant parfois la puissance financière de certains Etats, qui prospèrent comme jamais.    Ils sont nécessaires, mais ils échappent trop souvent aux contrôles sanitaires indispensables mais trop faibles, savent s'affranchir des règles d'une déontologie qui s'impose et fixer leurs prix de manière la plus arbitraire, parfois la plus scandaleuse, échappant le plus souvent aux sanctions, qui, quand elles ont lieu, ont peu d'incidences sur leur finances.

                 C'est ce que nous rappelait hier soir Arte, dans une émission spéciale, montrant les dessous, souvent peu glorieux, des quelques grandes firmes toujours plus concentrées de la production médicamenteuse, qui n'innovent plus guère mais qui savent de mieux en mieux profiter des résultats de la recherche publique. Le problème n'est pas nouveau mais prend une nouvelle dimension et une nouvelle urgence dans les circonstances actuelles de pandémie, où l'on manqua par un temps de produits essentiels dans les hôpitaux.     .                                                                                                           Contrôler les pénuries calculées, les surfacturations, les méga-profits réalisés pour des médicaments qui atteignent parfois des prix inaccessibles pour un citoyen non couvert (par ex. aux USA, par ex. dans le domaine de l'oncologie).       Réaliser des études plus indépendantes avant mise sur le marché de produits à très haut risques secondaires (les affaires ne manquent pas, comme celle du Médiator).     Il reste encore beaucoup à faire pour mettre de l'ordre dans un domaine encore opaque où le retour sur investissement est l'un des plus hauts.        Mettre fin à l'intense lobbying auprès des Etats et des soignants, naïfs ou complices.                                                                                                                    Les Etats doivent reprendre le pouvoir dans un domaine si crucial pour la santé publique et les finances qui la garantit. Il est temps de revoir le problème posé par les stratégies financières imposées par des grands groupes qui souvent usent et abusent de leur pouvoir.  Business first!   Une remise en question de fond s'impose depuis déjà bien longtemps pour sortir d'une situation où les Etats et les malades sont comme pris en otage.    Cela ne pourra se faire efficacement que par un contrôle d'Etats associés sur les multinationales de la santé et des régulations sévères.                                                                                                                                La santé est une chose trop importante pour être laissée aux firmes qui prétendent faire pour le mieux dans ce domaine, qui n'est pas un domaine marchand comme les autres.______________________

Partager cet article
Repost0

Soucis de banquiers

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Seulement?     Effervescence et fébrilité  [Notes de lectures...}

                              Les banquiers centraux se seraient-ils fourvoyés? Auraient-ils péché par excès d'optimisme et vont-ils pouvoir maîtriser un emballement qui les dépasse? Si un peu d'inflation est tout à fait normal et souvent souhaitable, son excès suscite quelques soucis.    Pour faire reculer une inflation déstabilisante, selon le FMI, "...Les banques centrales des grandes économies s’attendaient il y a encore quelques mois à pouvoir durcir leur politique monétaire très progressivement. L’inflation semblait être alimentée par un mélange inhabituel de chocs du côté de l’offre associés à la pandémie et à la récente invasion de l’Ukraine par la Russie, et il était attendu qu’elle recule rapidement une fois ces pressions allégées.  Désormais, avec une inflation qui atteint des niveaux sans précédent depuis des décennies et des pressions sur les prix qui s’étendent au logement et à d’autres services, les banques centrales reconnaissent qu’il est nécessaire d’agir plus rapidement pour empêcher un désancrage des anticipations d’inflation et pour éviter que leur crédibilité en pâtisse. Les décideurs devraient tirer les enseignements du passé et être déterminés à éviter des ajustements ultérieurs potentiellement plus pénibles et déstabilisants.  La Réserve fédérale, la Banque du Canada et la Banque d’Angleterre ont déjà fortement relevé les taux d’intérêt et ont indiqué s’attendre à poursuivre avec des hausses plus conséquentes cette année. La Banque centrale européenne a récemment relevé les taux, pour la première fois en plus de dix ans...."                                                                                                 Mais agir sur ce levier sera-t-il suffisant, à l'heure où tant de facteurs oeuvrent en même temps au niveau mondial pour déstabiliser certaines productions et les échanges, à commencer par l'incertitude ukrainienne?  Comment éviter que des mesures monétaires trop strictes n'entraînent une casse sociale, une cascade de récessions qui ne seraient plus gérables?...       


                                  __Une certaine myopie bancaire a été trop longuement partagée. L'inflation n'était pas que conjoncturelle, mais devient structurelle. "...En février 2022, le taux d'inflation L’inflation, qu’il s’agisse d’une inflation tirée par la demande ou d’une inflation poussée par les coûts, résulte de déséquilibres de marché (entre la demande et l’offre des différents secteurs) affectant tout ou partie de l’économie. Ces déséquilibres ont une dimension structurelle quand ils révèlent des changements des paramètres fondamentaux (technologies et préférences) rendant d’actualité une reconfiguration du tissu productif inhérente au progrès technique et à la croissance. Ils peuvent aussi être le fruit de chocs géopolitiques affectant notamment les marchés de matières premières. Sont en jeu les comportements en matière de prix, de quantités produites et d’investissement des entreprises concernées dans différents secteurs. Inversement, des changements structurels importants peuvent résulter d’une forte inflation qui modifie la répartition des revenus et des richesses au détriment des revenus contractualisés (salaires et retraites) avec pour conséquence de pénaliser les achats de biens salariaux et de favoriser celle de biens de luxe. Ils peuvent, en outre, résulter du raccourcissement de l’horizon temporel des entreprises qui ne sont plus incitées à investir à long terme et vont chercher à être flexibles à court terme au risque de contraindre davantage l’offre et d’initier une inflation encore plus forte..."                   Comment éviter le cercle vicieux, qui ne manquerait pas d'être générateur de crise majeure, comme les économies capitalistes en ont régulièrement connue.   La monnaie n'est pas neutre, elle est un moyen et un régulateur, toujours située entre méfiance et confiance....

 

                                                                   ___________________________________

Partager cet article
Repost0

Management sans ménagement

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Une affaire se termine    (bis repetita)

                             Un lourd dossier tournant autour de la souffrance au travail, qui déboucha sur de nombreux drames.

    C'était l'époque où France Télécom voulait à marche forcée se transformer en Orange, avec reconversions brutale
et exigences de résultats immédiats, dans le plus pur esprit du  new public management en vogue à l'époque, où on ne jurait que par la privatisation, dans l'esprit du plus pur libéralisme actionnarial.
   La fin d'un procès qui a trop duré et scandaleusement indulgent ne représente pas la fin du problème, celui de la souffrance au travail, qui ne se manifeste pas toujours de cette manière et qui affecte bien des secteurs d'activité et ce depuis longtemps, avec accélération dans les années 1990.
               "...Aujourd’hui, le nombre et la part des troubles psychosociaux dans les accidents du travail est en constante augmentation. Il paraît dès lors délicat de parler d’une époque révolue en ce qui concerne France Télécom et son management. Plus que des hommes, le procès France Télécom condamne un management borgne, focalisé sur l’intérêt unique de l’actionnaire. Il condamne également une réification par le management de l’humain, devenu simple objet qu’il faut gérer dans le processus de création de valeur. Pourtant, malgré l’ambition de ce premier jugement, il n’est pas garanti que les pratiques changent..."
          Au coeur du débat sur les retraites revient en surface la question de la pénibilité du travail. Une question difficile à analyser et à mesurer avec précision.
   La peine accompagne toujours plus ou moins toute activité laborieuse non choisie, la pénibilité fait partie intrinsèquement de certains métiers manuels, mais aussi intellectuels. Mais le stress intense et durable est un aspect bien connu, pouvant conduire l'individu au pire. A l'atelier comme à l'hôpital.
   Mais la souffrance au travail  n'est pas inéluctable. Elle dépend de conditions diverses qui peuvent être évitées ou changées, de facteurs organisationnels dépendant d'un type de production, pas seulement de simples rapports humains.      Il n'y a pas là de fatalité. L'absurde n'est pas une donnée intrinsèque du travail.
      La question de l' évaluation, telle qu'elle est pensée et menée renforce les pressions de toutes sortes, en devenant souvent contre-productive.
  Le problème n'est pas nouveau. Il devient même croissant, en tendant à se généraliser. Malgré la législation récente ici ou là, quand elle peut s'exercer.
           Mais il prend des formes nouvelles suivant les types de tâche et d'organisation du travail.
                 Gagner sa vie, ce peut être aussi la perdre physiquement, brutalement ou à petit feu, comme le montrait le document diffusé mardi soir sur France 5.
   L'activité de traitement ou de transformation de certains produits, de certaines matières, surtout sans précaution,  engendre des effets dévastateurs sur l'organisme, comme pour l'amiante, de triste mémoire. Mais il y en d'autres...
  Les formes de travail changent selon les activités et les relations dans la production.
   Le travail dit de force, les tâches traditionnelles de type  fordien régressent, mais les tâches répétitives sont à l'origine de nombreux troubles musculo-squelettiques.
    La souffrance psychologique et morale tient une place moins spectaculaire, mais elle n'en n'est pas moins réelle, avec le développement des nouvelles méthodes de gestion où l'obsession de compétitivité devient la règle, où la vitesse devient la norme, dans un nouveau cadre technique où la machine numérisée et ses algorithmes donnent le ton et le rythme, où la qualité des relations humaines souffrent d'une mise en concurrence systématique et génère parfois isolement et culpabilité, qu'on a pu appeler souffrance éthique.
    Depuis les travaux de Dejours, il a été montré que ces maux n'avaient rien de médical.
On parle toujours de burn-out  , mais aussi de bore-out.
      Il n'y a pas que le management brutal qui reste d'actualité.
La perte de sens dans le travail a des incidence sur la manière dont l'individu se juge, s'apprécie.
    La gestion par le stress, voulue ou non directement intentionnelle, reste une pratique connue, elle a fait des dégâts à France-Télecom. Mais pas seulement, et pas seulement hier.
          Le nouvel esprit du capitalisme , la mise en place d'une précarité de plus en plus grande, engendrant une crainte latente de déclassement ou de perte d'emploi,  le développement des tâches éclatées et souvent solitaires, la déstructuration de la vis sociale en général sont des éléments associés qui constituent la toile de fond de ces nouvelles formes de souffrances, qui peinent à s'avouer.
                                     _____________________________________________

Partager cet article
Repost0

Les invisibles

Publié le par Jean-Etienne ZEN


 On les ignore souvent ou on fait mine...

                                         Malgré les dénégations et les aveuglements, les "pauvres" existent bien. Une notion relative, historique, mais bien réelle. Parfois difficilement chiffrable. On peut travailler en France et s'inscrire dans cette catégorie, caractérisée par un niveau de vie des plus bas et une précarité permanente.             Il y a ceux "d'en bas" et ceux "d'en haut", dont on perçoit mal d'emblée le nombre  et le poids économique, les héritiers, les véritables "assistés" du système, souvent "hors sol". Quelques échos par ci par là, quelques lignes dans des revues sur papier glacé, mais une perception très vague de leurs poids économique et indirectement politique. Le sujet n'est pas nouveau, mais il vaut mieux savoir que les écarts se creusent encore entre les deux extrêmes, pas seulement au niveau mondial et qu'il n'y a là rien d'inéluctable.   


                                                                                                                                 Comme le remarque un député pugnace de terrain, qui n'est pourtant pas un égalitariste utopique, constatant que rien n'a changé: "...Le CAC 40 enregistre des bénéfices records : 160 milliards de bénéfices pour 2021 ! C’est supérieur de 60 % à son précédent record [NDLR : en 2007]. Ces chiffres, scandaleux, devraient être martelés à la télévision chaque soir. La question, pour nous, c’est comment on met ça en scène ? Comment on le donne à voir ? Avec mes électeurs, j’essaie ça : en sport, lorsqu’on bat un record, c’est d’un centimètre, ou d’un centième de secondes. Pour le CAC 40, c’est une augmentation de 60 % par rapport au précédent record ! Le patrimoine des cinq premières fortunes françaises, sous Macron, a été multiplié par trois : aux gens que je croise, je demande « et vos salaires, ils ont été multipliés par trois ? Vos retraites, vos allocations ? » C’est un contre-argument efficace lorsque quelqu’un me parle des assistés ou des immigrés. Ou alors, on fait un jeu, « comptez avec moi jusque trois… Un… deux… trois… » Jeff Bezos, le PDG d’Amazon, vient de gagner 10 000 € ! Autant que ma suppléante, Hayat, en un an : elle est accompagnante d’enfants en situation de handicap.  Mon combat, c’est de faire ressentir cette injustice sociale, que les gens ne voient pas, ou rarement. Comme ils éprouvent tout de même un sentiment d’injustice, celui-ci est canalisé dans d’autres directions : les étrangers, les réfugiés, les assistés. Autrement dit : les plus pauvres qu’euxC’était déjà ma bagarre il y a cinq ans, mais c’est encore davantage conscient aujourd’hui : il y a deux catégories d’invisibles que je cherche à mettre en lumière. Ceux du bas, bien sûr : les auxiliaires de vie sociale, les agents d’entretien, les ouvriers, etc., qui figurent dans mes films. Mais il y a d’autres invisibles à mettre en lumière : ceux du haut..."                                                                                                                                                        Avec la crise, les écarts se sont creusés en FranceLes inégalités sont croissantes. Les chiffres de l'Insee sont "bien en dessous" de la réalité Les patrimoines, eux, se sont envolés (les revenus du patrimoine progressent actuellement à un rythme de 11% l'an). Dur, dur, de participer!... D'ailleurs, taxer les riches serait " idiot et nul ! " .Pauvres exilés fiscaux!On peut dire que les pauvres financent les plus riches. Miracle de l'économie néo-libérale!...

 

___On remarquera que la "gauche" (?) est particulièrement muette ou timide sur le sujet.
Même un modéré comme Pierre Rosanvallon remarque qu'elle manque d'une «utopie sociale»
que l'idée d'égalité est en train de devenir une coquille vide.
"En France, les 1% les plus riches possèdent 24% de la richesse du pays tandis que les 50% les moins bien lotis n’en possèdent que 6%. Mais il ne suffit pas de rappeler ces chiffres pour prendre la mesure de la crise historique de l’égalité dont Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France (voir sa biographie ici), fait la description et la genèse dans son dernier ouvrage, La Société des égaux (Seuil).____ Parce qu'«on n’a jamais autant parlé de ces inégalités et, en même temps, aussi peu agi pour les réduire», constate l’historien. Et car cette crise n’est pas seulement arithmétique et économique, mais aussi sociale et démocratique, puisqu’elle sape les fondements d’une vie commune. En remontant à l’origine révolutionnaire de l’idée d’égalité, Pierre Rosanvallon exige de la gauche une autre révolution pour construire une société des égaux, qui passe par le dépassement des cautères sociaux que sont l’égalité des chances, l’équité, la justice distributive ou la méritocratie..."
Construire une société des égaux, cela veut donc dire reconsidérer très sérieusement les questions d’héritage, les conditions de constitution du patrimoine. Quand Thatcher est arrivée au pouvoir, la taxation des plus-values financières était de 80% ! Ce sont des chiffres dont on n’a plus idée aujourd’hui, ils ne datent pourtant pas d’il y a trois siècles ! Il faut donc bâtir, en France, une politique du patrimoine et non seulement une politique des revenus..."

 

_____Observatoire des inégalités  _______________________

Partager cet article
Repost0

Relance européenne?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Point de vue

             On attend beaucoup de l'accord européen signé pour sortir ensemble de la crise dans laquelle nous sommes plongés à des degrés divers.          Mais les choses ne sont pas si simples que ce que l'on nous a présenté comme une avancée spectaculaire et salvatrice en cette période exceptionnellement critique. Le point de vue de l'ancien banquier Naulot,  qui n'a pas sa langue dans sa poche en matière financière, introduit quelques bémols de taille dans une présentation trop superficielle et optimiste des choses. Voici son point de vue, sur un accord qui ne manque pas d'ambigüités, qui mérite examen et critique:   

 


         _______"...Première question, pourquoi avoir choisi un projet aussi lourd, aussi complexe, qui va mobiliser pendant plusieurs années des milliers de dirigeants et de fonctionnaires à Bruxelles et dans les capitales européennes, alors que l’on aurait pu faire plus simple et plus efficace ?  Pourquoi ce détour de plusieurs années par Bruxelles ?     Si les chefs d’Etat avaient réellement souhaité témoigner leur solidarité, sans arrière-pensées,  à l’égard des pays les plus atteints par la pandémie, ils auraient choisi de procéder par transferts financiers d’Etats à Etats. Ils auraient mis immédiatement en place des transferts en faveur de l’Italie, de l’Espagne, de la Belgique et de la France. L’Allemagne qui est un des pays les moins endettés de l’Union (59,8% du PIB fin 2019) aurait emprunté quelques dizaines de milliards d’euros à un taux négatif de - 0,50%. Son niveau de dette aurait glissé de 2%, c’est-à-dire de l’épaisseur du trait. L’Allemagne, qui profite tant de l’euro et dégage depuis dix ans des excédents courants spectaculaires, contraires aux traités, aurait contribué de la sorte à une plus grande efficacité de la zone monétaire. Les fonds seraient parvenus en Italie avant la fin de l’été ce qui aurait permis aux Italiens de faire face à l’urgence en investissant par exemple dans un  secteur hospitalier qui a tellement souffert. Ce geste de solidarité aurait été unanimement salué. L’article 122 du Traité de fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) était fait précisément pour répondre à ce genre de situations en permettant au Conseil européen, en cas de « catastrophes naturelles ou d’événements exceptionnels échappant au contrôle des Etats »,  d’apporter immédiatement une assistance financière aux pays concernés.              Mais on a préféré s’en remettre à la Commission avec un plan qui va se déployer sur plusieurs années, soumettre les Etats à de multiples examens de passage et financer le tout par un grand emprunt dont on ne sait pas comment il sera remboursé. Tout le monde va recevoir des subventions, même l’Allemagne, et semble-t-il pour un montant significatif ! A une  solidarité immédiate, on a préféré le recours à la dette. Une belle occasion ratée de faire avancer l’Europe des peuples !                                                     La vérité oblige à dire que l’idée qui a conduit la France et l’Allemagne à promouvoir un plan piloté par la Commission et financé par un grand emprunt européen est avant tout politique. Angela Merkel, pourtant hostile à toute dette mutualisée, a vu dans la mission confiée à la Commission pendant plusieurs années un moyen d’accélérer les réformes dans les pays récalcitrants. S’ils veulent bénéficier des subventions, ces pays devront réussir leurs examens de passage, bien entendu lors de la présentation des plans de relance nationaux mais aussi pendant de longues années puisque le plan de relance européen est « ancré » dans le fameux Semestre européen comme cela a été dit par la Commission dès la fin mai. Quant à Emmanuel Macron qui plaidait depuis trois ans pour une dette mutualisée, il obtient  enfin une petite avancée fédérale.                        Toutefois, contrairement à ce qui a été répété en boucle par nos dirigeants, cette dette mutualisée n’est pas un événement historique. A-t-on déjà oublié que le Mécanisme européen de stabilité (MES) de 700 milliards d’euros, créé en 2012 pour venir en aide aux pays périphériques,  permet d’émettre une dette mutualisée ? Par ailleurs, et c’est le plus important, Angela Merkel a précisé dès le mois d’avril que les subventions du futur plan européen auraient un caractère exceptionnel. Elles s’inscrivent en effet, a-t-elle précisé, dans le cadre de l’article 122 mentionné ci-dessus. Elles sont indissociablement liées à la pandémie. En d’autres termes, pour Angela Merkel, cette opération ne doit pas constituer un précédent. En juin 2019, elle avait déjà fermé la porte à tout budget de la zone euro et ce plan n’est pas l’amorce d’un budget de la zone euro. C’est un plan de l’Union européenne. Le plan de l’Eurogroupe du printemps dernier ressemble à cet égard à un ballon de baudruche : sur les 540 milliards, 240 milliards concernent un éventuel recours au MES, ce qui n’intéresse personne, et pour le reste, les engagements des Etats ne représentent que 50 milliards  et encore sous forme de garanties.       Pour des raisons politiques, l’Union européenne a donc choisi de mettre en place une grande cathédrale, comme elle sait le faire parfois[, aux dépens de l’efficacité et d’une franche solidarité. Au cours du long et lourd processus qui s’annonce, elle va devoir apporter de nombreuses précisions juridiques et financières. Pour le moment, trois éléments chiffrés ont été avancés - des subventions à hauteur de 390 milliards, des prêts à hauteur de 360 milliards et un grand emprunt de 750 milliards pour financer le tout – mais le montage de l’opération reste très obscur.                             La légalité des subventions ne fait pas de doute dans son principe puisqu’elles ont pour origine  « une catastrophe naturelle, un événement exceptionnel échappant au contrôle des Etats », c’est-à-dire la pandémie. En revanche, les allocations de subventions s’éloignent de la lettre et de l’esprit de l’article 122 du TFUE. Seuls 30% des montants alloués, ceux de l’année 2023, seront en effet en lien avec la pandémie. Il aurait été pourtant simple de retenir dès l’année 2021 deux critères simples reflétant la gravité de la situation pour chaque Etat : le nombre de morts par million d’habitants et la chute du PIB. Ces critères auraient naturellement été pondérés par la population..." (lire la suite...)_____________

Partager cet article
Repost0

Enseigner encore...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Rafistolage ____

                         Certains parlent de naufrage? Cela n'est pas seulement le manque d'enseignants qui pose problème, tout comme leur formation, (et ce n'est pas d'aujourd'hui). Les dérives ont commencé depuis longtemps, depuis que l'éducation n'a plus été jugée comme une priorité , mais une source de dépenses qu'il fallait restreindre. Beaucoup d'enseignants jettent l'éponge, même parmi les plus motivés. Il y a plus qu'un malaise. Des universitaires constatent amèrement les dégâts en aval.          Le recours fébrile à des contractuels au cours de job dating improvisés est un signe de panique institutionnelle,  Comme si on n'avait rien vu venir...Le "malaise" scolaire" date et a de multiples causes. A Grenelle, on a repassé le bébé au suivant, en faisant mine de faire du nouveau.           "....« dès les résultats d’admissibilité [au CAPES – ndlr], on savait qu’on allait manquer de professeurs. Il n’y a pas suffisamment de personnes qui se présentent ». Le recours aux contractuel·les sert à ventiler les effectifs, et les premières victimes risquent d’être les élèves. « Il s’agit de renforcer une précarisation de la profession », estime, quant à lui, Grégory Chambat. Il parle même d’une « ubérisation du métier » : « Quand on a un trou à boucher, on en appelle à Pôle emploi, au bouche-à-oreille. Il n’y aura pas les mêmes exigences entre les collègues contractuels et les titulaires. »

 

 

Mais au-delà de l’aspect financier, au-delà des conditions de travail qui vont de mal en pis, il y a la perte de sens du métier d’enseignant·e : « Les crises sociales se répercutent à l’école. Quand la société va mal, l’école va mal, parce que les élèves vont mal, ce sont eux qui en souffrent », relève, une pointe d’émotion dans la voix, Guislaine David, co-secrétaire générale et porte-parole du SNUipp-FSU, premier syndicat dans l’enseignement primaire. « Toutes ces difficultés sociales nous heurtent et on a ça à gérer aussi. On ne fait pas que du pédagogique, on fait aussi du social et de l’éducatif », poursuit l’enseignante.     À tous ces aspects de la vie personnelle et affective des enfants, s’ajoutent des conditions de travail dégradées et des problématiques similaires au second degré : « Il y a beaucoup trop d’élèves par classe à gérer. » Aux postes supprimés par Jean-Michel Blanquer s’ajoute un nouveau phénomène : « Dans l’Éducation nationale, on ne démissionnait pas beaucoup, éclaire Guislaine David. En 2010, il y avait 172 démissions dans le 1er degré. En 2020-2021, il y en a eu 1 441. » Un chiffre qu’elle craint de voir augmenter cette année encore, estimant que la dynamique est exponentielle..."                                                                                                         Bref, c'est l'inconnu. Tant que les problèmes essentiels ne sont pas abordés de front, tant que la logique néolibérale prônée pas l'OCDE qui les sous-tend ne sera pas remise en question, le glissement vers la privatisation se poursuivra, à l'anglo-saxonne. Les salaires, mais pas que...Une crise multidimensionnelle qui interroge tous les aspects de la société, mais qui pouvait être largement anticipée. Le confiance de façade ne suffira pas.....          _____________ 

Partager cet article
Repost0

L'eau, la vie.

Publié le par Jean-Etienne ZEN

L'eau est top précieuse pour être laissée aux marchands d'eau

           Elle est la source de la vie, LE bien public numéro 1 et devrait relever partout d'une gestion commune  Elle ne devrait pas être une marchandise comme une autre, soumise aux règles du marché et de spéculation, de concurrence parfois effrénée.. Surtout quand elle devient une matière rare.    Or les capitaux se sont rués sur cette précieuse matière dont tout le monde a besoin. Un marché captif, par excellence. Certaines communes ont renoncé à entrer dans l'engrenage ou ont repris leurs droits à la gestion de l'eau et sont sorties de contrats léonins. Comme Paris.     Partout ailleurs, on assiste à une guerre des eaux entre compagnies privées, dont les actionnaires réclament une plus grande part de gâteau.      Deux méga-compagnies entre en guerre pour des profits maximaux: l'heure est à l'hyper-concentration, voire bientôt au monopole (?) et on sait ce qui se passe quand un seul fait la loi sur le marché. Il y a de l'OPA dans l'air...

 

 

"..LE LEADER MONDIAL DES SERVICES À L’ENVIRONNEMENT VEOLIA VEUT RACHETER LE NUMÉRO DEUX, SUEZ, POUR FORMER UN GÉANT DE L’OR VERT. COULISSES ET ENJEUX D’UNE BATAILLE BOURSIÈRE QUI DIVISE LE CAPITALISME FRANÇAIS ET POSE QUANTITÉ DE QUESTIONS.. "     UNE HISTOIRE INSENSÉE, OÙ TOUS LES COÛTS SONT PERMIS.    ON SAVAIT QUE LES REQUINS AIMENT L'EAU ET QUE LA HAUTE FINANCE A DE GRANDES DENTS...

 ______"...SUEZ-VEOLIA, LYONNAISE DES EAUX-GÉNÉRALE DES EAUX… CELA FAIT DES DÉCENNIES QUE DES BANQUIERS D’AFFAIRES PHOSPHORENT SUR UN TEL RAPPROCHEMENT. À INTERVALLES RÉGULIERS, LES DEUX GROUPES FRANÇAIS DES SERVICES DANS L’ENVIRONNEMENT SE SAUTENT À LA GORGE ET ESSAIENT DE TUER L’AUTRE. EN 2006, SUEZ AVAIT DÛ APPELER LE GOUVERNEMENT DE DOMINIQUE DE VILLEPIN POUR CONTRER L’ATTAQUE INAMICALE DE VEOLIA, CE QUI LUI AVAIT AU PASSAGE PERMIS D’OBTENIR LA PRIVATISATION DE GDF ET DE METTRE LA MAIN DESSUS. EN 2012, CELA FUT LE SCHÉMA INVERSE, C’EST SUEZ QUI TENTA DE PRENDRE LE CONTRÔLE DE VEOLIA PUIS RENONÇA POUR DES RAISONS DE CONCURRENCE.        POURQUOI EN SERAIT-IL AUTREMENT CETTE FOIS ? PARCE QUE VEOLIA ASSURE AVOIR TROUVÉ LES REMÈDES ADAPTÉS POUR RÉPONDRE AUX PROBLÈMES DE CONCURRENCE, EN VENDANT NOTAMMENT TOUTE L’ACTIVITÉ EAU DE SUEZ À UN TIERS, ASSURENT SES SOUTIENS. SURTOUT, PARCE QUE LE GOUVERNEMENT PARAÎT PRÊT À SOUTENIR CETTE OPÉRATION ET MÊME À LA FACILITER EN METTANT L’ARGENT PUBLIC À DISPOSITION.     CETTE ABSENCE DE NEUTRALITÉ DES POUVOIRS PUBLICS DANS CE DOSSIER POSE QUESTION. CAR CETTE FOIS, IL NE S’AGIT PAS DE CRÉER UN CHAMPION NATIONAL, COMME CELA NOUS EST SERVI À CHAQUE PARTIE DE MONOPOLY FINANCIER : VEOLIA ET SUEZ SONT RESPECTIVEMENT NUMÉRO UN ET NUMÉRO DEUX MONDIAUX DES SERVICES À L’ENVIRONNEMENT, DES SECTEURS APPELÉS À CONNAÎTRE DE FORTS DÉVELOPPEMENTS AVEC LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE.    LES EXEMPLES ABONDENT DE CES GRANDES FUSIONS OÙ UN PLUS UN NE FAIT PAS DEUX MAIS PLUTÔT 1,5 VOIRE 0,75. C’EST LA MENACE QUI PÈSE SUR CETTE OPÉRATION. MAIS CE N’EST PAS LA SEULE. CAR CE PROJET CONCERNE QUASIMENT TOUTES LES COMMUNES DE FRANCE QUI ONT DÉLÉGUÉ SOIT LA GESTION DE L’EAU, DE L’ASSAINISSEMENT, DES DÉCHETS À L’UN OU À L’AUTRE DE SES DEUX GROUPES. CE SONT TOUS LES SERVICES PUBLICS LOCAUX ET LEURS SALARIÉS, CEUX QUI ÉTAIENT EN PREMIÈRE LIGNE PENDANT LE CONFINEMENT, QUI PEUVENT ÊTRE TOUCHÉS....      COMME À CHAQUE CHANGEMENT DE STRATÉGIE DU GROUPE, CE NOUVEAU CAP S’ACCOMPAGNE D’UN VASTE MONOPOLY FINANCIER : 13 MILLIARDS D’EUROS D’ACTIFS SONT APPELÉS À ÊTRE VENDUS, DONT LES DEUX TIERS DES ACTIVITÉS DE SERVICE DU GROUPE« ET SUEZ ? », LUI DEMANDE-T-ON.      LA QUESTION DU MAINTIEN DU NUMÉRO DEUX MONDIAL DES SERVICES À L’ENVIRONNEMENT DANS LE PORTEFEUILLE D’ENGIE EST LE CAILLOU DANS LA CHAUSSURE DU GROUPE DEPUIS DES ANNÉES. AVANT MÊME LA FUSION AVEC GDF EN 2008, LE MAINTIEN DES ACTIVITÉS HISTORIQUES DE SUEZ, ISSUES DE L’ANCIENNE LYONNAISE DES EAUX, ÉTAIT POSÉ. ALORS PRINCIPAL ACTIONNAIRE DU NOUVEAU GROUPE AUX CÔTÉS DE L’ÉTAT, L’HOMME D’AFFAIRES BELGE ALBERT FRÈRE EXIGEAIT SA VENTE. ET SANS L’OPPOSITION FAROUCHE DE GÉRARD MESTRALLET, ALORS PDG DE SUEZ, IL Y SERAIT PARVENU.        PAR LA SUITE, ALORS QU’ENGIE DIMINUAIT SA PARTICIPATION DANS LE GROUPE DE SERVICES POUR LA FAIRE TOMBER À 32 %, CE QUI LUI PERMETTAIT DE CONSERVER MALGRÉ TOUT UNE POSITION DE CONTRÔLE, LA QUESTION S’EST REPOSÉE DE FAÇON RÉGULIÈRE. FIN 2019, LE CONSEIL D’ADMINISTRATION APPROUVAIT ENCORE LE MAINTIEN DE SUEZ DANS LE GIRON D’ENGIE. ISABELLE KOCHER MILITAIT MÊME POUR QUE LE GROUPE EN PRENNE LE CONTRÔLE TOTAL ET L’INTÈGRE DANS LE GROUPE AFIN À LA FOIS DE PROFITER LES PROXIMITÉS DANS CERTAINES ACTIVITÉS, NOTAMMENT LA MÉTHANISATION DES DÉCHETS, ET D’ASSURER DES REVENUS RÉCURRENTS ET SÛRS AU GROUPE AU MOMENT OÙ LE MONDE DE L’ÉNERGIE EST TOTALEMENT CHAHUTÉ.                     SIX MOIS PLUS TARD, TOUT EST REMIS EN CAUSE. « TOUT EST OUVERT », RÉPOND JEAN-PIERRE CLAMADIEU, LAISSANT ENTENDRE QU’IL EST DISPOSÉ À VENDRE. LA BOÎTE DE PANDORE EST OUVERTE, AU RISQUE DE PROVOQUER UN IMMENSE SÉISME DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES.       LA DIRECTION DE SUEZ, EN PLACE DEPUIS À PEINE UN AN, PREND ALORS DU TEMPS POUR ÉTUDIER SA SUITE ET ORGANISER SA SORTIE D’ENGIE. C’EST EN TOUT CAS CE QUE LUI A AFFIRMÉ ENGIE, LAISSANT ENTENDRE QUE TOUT SE FERAIT DANS LE CALME ET LA CONCERTATION. ERREUR ! « ILS ONT ÉTÉ TRÈS NAÏFS », RECONNAÎT UN PROCHE DU DOSSIER QUI CONSEILLE SUEZ...."                    COMPRENNE QUI POURRA... LE WATER BUSINESS CONTINUE, EN FRANCE COMME AILLEURS

              ____________________________
Partager cet article
Repost0

Varia

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 __ Du capitalocène...en question.

__ La pensée de Françoise:

                     Classique et atypique.

__ Forêts à l'identique:

                    Pas une culture, mais une usine à bois.

 

 

__ Bordélique? Non...

                     Une gestion bâclée, non sans arrière-pensée

__ Pesticides: encore....

                    Entre autres produits, notamment en Alsace      "...Trois métabolites de pesticides sont impliqués de façon récurrente dans les dépassements de seuils règlementaires : le métolachlore ESA, le métolachlore NOA, et le chloridazone desphényl. Les deux premiers sont nés de la dégradation d’une molécule, le S-métolachlore, un herbicide toujours autorisé et massivement utilisé dans les cultures de maïs. Les exploitations de ce que certains appellent « l’or jaune », en raison de son caractère particulièrement rémunérateur, couvrent 40 % de la surface agricole en Alsace.Le chloridazone, substance mère à l’origine du chloridazone desphényl, est lui aussi un herbicide, que l’on retrouvait majoritairement dans les champs de betteraves. Il est interdit depuis 2018...."

__ Crimée: dangereuse escalade:

                 ____ "... le calme dont bénéficiait la Crimée, point de départ de l’invasion par les troupes russes du sud de l’Ukraine, validait la thèse de Vladimir Poutine d’une conquête territoriale qui ne faisait plus débat. Les séjours de nombreux ressortissants russes sur ses rives baignées par les eaux de la mer Noire l’appuyaient. La détérioration de la situation, qui a entraîné des départs précipités au cours des dernières heures, est brutale et brouille la propagande de Moscou.

__ N'est pas Churchill qui veut...

             Pour quel projet global?

__ Rien n'est sacré, hormis la vie humaine

            Une liberté sans prix                        ___________________

Partager cet article
Repost0

1 2 3 4 > >>