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Europe: saut fédéraliste?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Europe: saut fédéraliste?

Vers une «union économique complète» (Barroso)

___ Dans la cacophonie européenne, qui glisse vers un fédéralisme disciplinaire, soumis aux marchés financiers, les réactions des élites convergent de plus en plus pour envisager à la hâte un grand bond en avant vers l'inconnu constitutionnel censé résoudre la crise traversant la zône euro, dont l'issue est d'autant moins probable, dans les conditions actuelles, qu'elle est tous les jours annoncée comme certaine...

Les croyants en toujours plus d'Europe relancent leurs incantations, comme si la marche forcée vers l'union politique, la mise au pas des souverainetés, allaient, comme par enchantement, créer les conditions de l'assainissement financier et la sortie de la crise par l'investissement et la croissance.

"Alors que l’intégration européenne gagne chaque jour en impopularité, ils sont de plus en plus nombreux à affirmer en substance : «Nous ne sauverons pas l’euro sans accomplir un "saut" vers une Europe ouvertement fédérale.» A peine les Grecs – à qui l’on avait obligeamment expliqué qu’un mauvais choix entraînerait leur pays dans l’abîme, et la monnaie unique avec – avaient-ils voté que la réalité est réapparue : l’euro n’est en rien «sauvé». Le grand argentier allemand, Wolfgang Schäuble, qui s’était vu remettre le prix Charlemagne le 17 mai, avait à cette occasion relancé sa proposition d’élire un «président de l’Europe» au suffrage universel, et de transformer la Commission en véritable gouvernement..."

________________Mais ce pari du fédéralisme, dans les conditions actuelles, est une impasse politique.

"...Ce plan, pour la partie d’inspiration allemande proposée lors du Conseil prévoit une duplication des réformes menées dans ce pays, qu’il s’agirait d’étendre à tous les pays de la zone euro. Il en résulterait une dégradation brutale du partage des revenus entre profits et salaires au bénéfice exclusif des premiers. C’est la garantie d’une accentuation de la dépression de la zone. Sous couvert d’Union budgétaire, il n’est envisagé qu’un renforcement de l’appareil disciplinaire qui placera les budgets relevant de la souveraineté politique des Etats membres sous la tutelle de Bruxelles. L’harmonisation des règles fiscales -loin de faire l’unanimité, il est vrai- ou la mise en commun des dépenses ne figurent pas dans un agenda qui consacre une politique économique purement restrictive...."

___Il s'agit donc là d'une prophétie mystifiante, qui ne résoudra pas les inégalités de développement.

" C’est bien l’hétérogénéité des structures économiques de la zone ainsi que le taux de change surévalué depuis 2002 qui est à la racine de ces graves déséquilibres qui va dans le sens d’une aggravation de la crise de liquidité. La multiplication des plans dont l’efficacité n’est que fugace et insuffisante mobilise l’argent public qui génère à son tour des plans d’austérité implacables qui loin de résorber la dette entraîne la zone dans une grave récession.

La crise de liquidité se double d’une crise de compétitivité qui résulte de ce que les importations augmentent bien plus rapidement que les exportations, faisant apparaître dans nombre d’Etats de la zone euro une balance commerciale largement déficitaire. Ladite crise de solvabilité s’est répercutée dans les conditions auxquelles les pays affectés pouvaient se financer sur les marchés financiers comme l’illustre l’écartement (« spreads ») des taux d’intérêt sur la dette souveraine. A cet égard, l’application de la monnaie unique à des pays dissemblables tant dans les structures économiques que dans la dotation en facteurs de production a contribué à accroître les écarts faisant apparaître un phénomène de divergence extrêmement marqué. La zone euro a confisqué aux gouvernements les instruments permettant de corriger ces divergences notamment dans l’évolution des coûts salariaux réels, Aggravées par le libre-échange et la hausse du taux de change,- dus à la fois à la politique de la BCE et au poids économique de l’Allemagne- ces divergences de coûts salariaux ont entraîné un phénomène massif de désindustrialisation particulièrement sensible en France et en Italie..."
___C'est surtout l'Allemagne qui tient les clés du problème

___On peut douter que la démocratie y gagne beaucoup.
Laissons le temps aux peuples de s'organiser et se remettre d'une Europe détournée de son sens, devenue simple zône de libre-échange, où la concurrence interne et l'ouverture sans règles au marché mondial détruisent toute solidarité.
Le volontarisme suscité par la panique économique ne peut aboutir. Pire, il peut engendrer un rejet brutal.
Le rêve de Pères fondateurs, s'il se réalise un jour, est encore loin de nous..._____________
- Qui gère bien son argent fait ce qu’il veut__-Fédération ou disparition? __- Le moment fédéraliste est définitivement passé

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Clinton: a new american Dream?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Clinton: a new american Dream?

Quel rêve américain?
____ A l'heure où l'empire est dans une phase déclinante, où la puissance n'est plus au rendez-vous, où l'appauvrissement des classes moyennes poursuit son cours, où la précarité tend à devenir la norme, où la pauvreté galopante côtoie l'extrême richesse qui ne fait que s'amplifier...
...Que peut Hillary, maintenant assurée de son installation à la Maison-Blanche, sauf accident?
___ Son discours, mobilisateur, qui fait feu de tous bois, tend surtout à capter les voix des classes moyennes, en faisant à nouveau rêver un peuple, en ravivant une flamme vacillante.
__ Elle s'ingénie à rappeler ses origines modestes et à proposer, bien vaguement, quelques mesures sociales à venir.
"Je suis la petite-fille d'un ouvrier et la fille d'un modeste entrepreneur" a-t-elle rappelé aux 2.000 personnes qui étaient venues la supporter dans ce lycée de Cleveland. Évoquant le dur travail de ses aïeux pour réussir économiquement, Clinton a exprimé sa volonté de créer toutes les opportunités économiques possibles pour apporter la prospérité aux américains
"L'activité économique doit profiter à tous et pas seulement aux élites" s'est-elle fendue dans un discours aux consonances parfois populistes.
__ Mais pas un mot sur sa fortune propre, ses liens avec la haute finance, les réformes de fond à entreprendre, sur les profondes inégalités qui rongent le pays et sur le système ploutocratique en place à Washington, dont elle est devenue partie prenante.
____ Le rêve fait partie de l'histoire du pays depuis ses débuts en construction, il s'enracine dans un passé déjà ancien, dès l' époque coloniale, allant de pair avec celle, plus tardive, de destinée manifeste, mettant à valeur le caractère exceptionnel de l'histoire d'un peuple, en quelque sorte élu et appelé à fonder un monde nouveau.
__ Cette notion apparut pour la première fois en 1844, dans un article du directeur de la Democratic Review, John O’Sullivan: « Notre Destinée Manifeste [consiste] à nous étendre sur tout le continent que nous a alloué la Providence pour le libre développement de nos millions d’habitants qui se multiplient chaque année»
__ Ce mythe et ses variantes furent longtemps un moteur économique et géopolitique, mais fut peu à peu contesté à l'intérieur et à l'extérieur du pays.
La mobilité, tant vantée, apparaît comme largement surfaite.
__ C'est la fin d'une époque, qui connaît une sorte de déclin, les premiers signes de la fin de l'empire, qui vit à crédit. et qui est de plus en plus porté vers une nouvelle forme d'isolationnisme. Mais pour combien de temps encore? Tant que dureront l'hégémonie. du dollar et de la puissance militaire...
_ Comme le fait remarque l'économiste Paul Krugman, la réalité n'a jamais été à la hauteur du rêve américain.
__Plus cruellement, Noam Chomsky souligne la faiblesse d'un rêve de puissance, qui, s'il a réduit la voilure, n'en finit pas de vouloir s'imposer dans le monde, directement ou indirectement.
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Finances prédatrices: ça continue...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Finances prédatrices: ça continue...

On croyait avoir tout vu...

_____________________Pillage et rapine

___En matière de prédation bancaire, le pire peut être sûr, l'inimaginable peut se réaliser

__Même le très conventionnel Michel Barnier est hors de lui et ne
croit plus à l'autorégulation des banques (du moins c'est ce qu'il
dit) et le très libéral hebdomadaire britannique, The Economist, traite les banquiers de "banksters"(shoking!) un terme plutôt réservé à la gauche radicale jusqu'à présent.

_ "Même les régulateurs (Bank of England, Fed…pour l'instant) sont explicitement soupçonnés de connivence avec les régulés, et pas seulement d'impuissance ou d'incompétence. On atteint peut-être enfin le fond du problème, et le moment du tournant", signale un commentateur.

__Jean de Maillard n'avait pas tort de parler d'arnaque.

__Krugman, le prix Nobel, le dit depuis des années: "-"Il faudra absolument mettre en oeuvre une réforme efficace de la finance. Si tel n’est pas le cas, les banquiers prendront bientôt des risques encore plus grands qu’ils ne le faisaient avant cette crise. Après tout, la leçon de ces derniers mois est très claire : Quand les banquiers parient avec l’argent des autres, face ils gagnent, pile nous perdons."

Il n'a pas été entendu...

__Quelques réformettes, c'est tout . Des promesses, des promesses...Words,words...

_____________Les abus de la finance mondiale sont de nouveau au pilori

__Les banques sont toujours les championnes de l'opacité

Tranparency international, par exemple " estime que plus de 800 personnes ont été impliquées d’une façon ou d’une autre pour plaider les causes du secteur financier. A l’autre bout, plus de 120 parlementaires ont des relations directes avec les groupes financiers. Le président de la City of London Corporation, le plus vieux district de la capitale britannique, a été reçu 22 fois en quatorze mois par le ministre des finances, George Osborne, et d'autres responsables gouvernementaux chargés des finances.

__ Résultat ? Selon la fondation, ces activités de lobbying ont été des plus payantes. Le secteur financier a réussi à abaisser les impôts sur les sociétés, à bloquer les règlements européens sur la spéculation sur les matières premières, à limiter le projet de retraites publiques pour les salariés les moins payés, à enterrer les plans gouvernementaux pour instaurer une nouvelle surveillance sur les sociétés cotées, entre autres. « Dans cette période d’austérité, le lobby financier a été capable d’assurer ses exonérations fiscales et les dispositions législatives qui lui étaient favorables », note le responsable du bureau. Comme chacun peut le constater, les engagements pris par les gouvernements à tous les sommets du G8 et du G20 après le déclenchement de la crise de 2008 sont vraiment respectés : plus rien décidément n’est comme avant..."
Humour british?...

__Le capitalisme financier toxique suit son bonhomme de chemin, contournant ou détournant les règles, quand elles existent . Jean de Maillard avait bien noté que "la fraude est un rouage essentiel de ce type d'économie".

___La régulation financière, décisive, reste encore un vaste chantier. L'affaire du «Liborgate», qui ébranle la City , dont le coeur est pourri, le montre avec éclat, comme les problèmes soulevés par les pratiques de Barclays. La haute finance, c'est le vol.

Les manipulations bancaires restent encore d'actualité et la question des paradis fiscaux, des niches fiscales, si importante pour une vraie réforme des finances publiques, reste en suspens, malgré les prétentions ou les dénis des politiques.
_La triche s'est banalisée
Non, on n'a pas encore tout vu...

___Même le pauvre Osborne, en toute duplicité, finit par le reconnaître: " les faits "révélés" sont symptomatiques d'un système financier qui a élevé la cupidité par-dessus toute autre considération et a mis notre économie à genoux". Il ajoute : "La fraude est un crime quand il s'agit des affaires ordinaires. Pourquoi devrait-il en être autrement quand il s'agit de la banque ?"
« Il faut pénaliser le pillage et la rapine »
__________________________________
- Comprendre le Liborgate__- Manuel du parfait "bankster": spéculer pour se couvrir__- Quand les banques font main basse sur les politiques publiques__- Le jackpot de l'économie criminelle
- L'élite mondiale détient 18 trillons de dollars dans les comptes offshore. __- Un casse de 16000 milliards de dollars:Bernie Sanders a vendu la mèche

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Points du jour

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Points du jour

__ Notre cher Qatar:
Un partenaire intéress(é)ant..
Prêt à acheter les bijoux de famille..


__ Des voitures pas comme les autres...

Qui peuvent démarrer sous votre nez...Le prétentieux slogan DAS AUTO ist fertig!

__ Le tourisme, c'est chouette!
Mais le tourisme de masse peut-être une désastre.

__ Universités et grandes écoles: un classement pas sérieux.
Des critères discutables.

__ Nature en danger: pollinisateurs sauvages victimes des pesticides.
Tout comme les abeilles..

__ Labos pharmaceutiques: inquiètudes sur les ingrédients chinois.

__ Effet des taux 0 ou négatifs: devra-t-on bientôt payer pour épargner ?
Une banque européenne brise un tabou.

__ Outre-Manche; virage en vue?

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Médicaments: dérives

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Médicaments: dérives

__Depuis déjà quelques temps, par l'écrit et par les ondes, le Dr Nicole Delepine nous met en garde contre les dérives d'un système de soins qui, par beaucoup d'aspects, " n'est plus au service du patient".
____Pas seulement par son glissement vers certaines formes de privatisation , qui met en péril le fondement démocratique de la Sécurité Sociale, mais dans son fonctionnement lui-même.

__Elle évoque la face cachée des médicaments, non seulement dans sa spécialité, la cancérologie, mais dans les domaines les plus divers, comme celui, hautement rentable, des medicaments anticholestérol.

__Dans un système de soins de plus en plus standardisé, elle pointe surtout le pouvoir et les manoeuvres de grands labos, qui font trop souvent la loi, dans le domaine de l'information médicale comme dans celles du grand public, démasque leurs stratégies publicitaires concernant des produits souvent redondants, inutiles ou parfois dangereux.

Le cas du Mediator est encore dans tous les esprits.

__Il arrive que les labos fabriquent des maladies pour écouler des produits très rentables, surtout en psychiatrie.

Le médicament peut être notre salut, mais aussi notre risque

__Il n'y a pas que la dose qui fait le poison (quoique...), mais aussi parfois la nature du produit.

C'est un problème trop sérieux pour être laissé aux seuls firmes pharmaceutiques, dont on connaît l' influence et la puissance financière.

__Bien sûr, certaines réformes sont en cours , mais le combat sera encore long

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Graines de l'avenir

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Graines de l'avenir

Graines de plantes, graines de vie
_______ Le débat sur les semences n'est pas un débat comme les autres.
__ C'est de notre devenir alimentaire, celle de toute la planète, dont il s'agit
__Contrôler les semences, c'est contrôler la vie, sa diversité, les sources de l'alimentation, tout unpatrimoine.
__Face aux risques de standardisation et de marchandisation
__ Si des réglementations s'avèrent nécessaires dans ce domaine complexe, on comprend que la concentration de plus en plus grande des grands semenciers, qui ne sont pas par nature des philanthropes, pose problème.
__Surtout à l'heure où l'agriculture s'achemine vers des états de concentration de plus en plus marquée, surtout dans le domaine de la culture des grains, où l'exportation joue un rôle majeur.
___ La privatisation des semences, de plus en plus marquée, n'est pas sans inquiéter ceux qui réfléchissent à l'avenir alimentaire des populations, à sa diversité, au type d'agriculture sous-jacent.
__Une inquiétude qui ne va pas sans une certaine discorde, qui traverse aussi de plus en plus le mon
de agricole.
__ La sélection et la marchandisation des semences ont été élaborées selon des critères bien précis et construits: "la façon particulière dont est défini cet objet est loin d’être neutre. La qualification technique des semences ayant entre autre pour finalité la coordination d’activités productives tournées vers la recherche de rendement et d’efficacité, elle conditionne le choix d’un système agraire, et plus généralement d’un mode de développement. On cherche par exemple aujourd’hui à obtenir des variétés au plus haut rendement possible, adaptées à la mécanisation et supportant de fortes doses d’engrais chimiques et de pesticides. L’adoption de ce genre de variétés par les agriculteurs suppose qu’ils aient fait le choix de l’agriculture moderne, intensive et productiviste. La définition technique des semences porte donc en elle-même un choix de développement et les relations sociales qui lui sont attachées."
____ Pour les plus critiques, l'Europe, dans une vision à courte vue, a verrouille les semences anciennes, :
___ "Le premier catalogue de semences date des années 30. L’idée était d’éviter que les appellations de semences ne soient un grand foutoir, que les semences soient référencées, pour que tout le monde s’y retrouve. L’Europe a fait de même. Mais en 1997, un nouveau catalogue a été créé en France, pour les variétés potagères : les jardiniers du dimanche sont alors directement concernés, mais aussi tous les petits paysans qui n’utilisent pas les grosses semences F1 bien coriaces. Tout ça est géré par le GNIS (groupement National Interprofessionnel des Semences et plants). Ses membres, bien entendu, sont les acteurs majeurs de la filière, pas des petits paysans. Et que dit ce catalogue, adossé au droit français ? Des choses simples : toute semence qui n’y est pas inscrite est interdite à la vente, mais aussi à l’échange entre paysans. Le Ministère de l’agriculture assimile cette pratique à des ventes dissimulées. Vous avez bien lu : interdiction de l’échange. Parce que c’est bien une censure pure et simple des pratiques ancestrales qui est interdite par décret gouvernemental. Une Hadopi de la semence…"
______ Un vent de désobéissance continue à souffler dans un monde paysan qui s'attache à lapréservation d'espèces jugées obsolètes, voire illégales:
__ "Clé de voûte de l’agriculture, la semence est le tout premier maillon de la chaîne alimentaire. La contrôler, c’est régner sur l’ensemble de la filière agricole et pouvoir jongler avec les marchés de la fertilisation, des produits chimiques et des équipements. Les cadors de l’agroalimentaire l’ont bien compris. Et pour s’assurer que l’agriculture conventionnelle prospère, ils se sont dotés d’un outil imparable: la loi.
En France, seules les variétés inscrites au Catalogue officiel des espèces et variétés peuvent être échangées, gratuitement ou non, en vue de cultures commerciales. Géré par le Gnis (Groupement national interprofessionnel des semences), le Catalogue a été créé en 1932 pour remettre de l’ordre sur ce marché alors désorganisé. Variétés différentes vendues sous le même nom ou variétés identiques aux appellations variables… Il était nécessaire de clarifier l’offre et d’assurer l’identité de la semence achetée par l’utilisateu
r.
Au fil des ans, le Catalogue est devenu une pomme de discorde entre les semenciers et les paysans non conventionnels. Pour ces derniers, il n’aurait servi qu’à évincer les variétés paysannes traditionnelles, inadaptées aux cultures intensives, à la mécanisation et aux pesticides. Freinant par ailleurs l’essor de l’agriculture biologique, dont les semences sont fréquemment éliminées par les critères DHS (distinction/homogénéité/stabilité), auxquels elles doivent répondre pour être inscrites et commercialisées légalement.
Selon Guy Kastler, membre de la Confédération paysanne, «une semence industrielle, homogène et stable, ne peut pas s’adapter aux différents territoires sans produits chimiques, contrairement aux semences paysannes, parfaites pour l’agriculture biologique». Pour le ministère de l’Agriculture, le problème ne vient pas des critères du Catalogue, mais du marché morcelé de l’agriculture bio, et des difficultés à rentabiliser son développement.
_ «Alors que la France possédait la plus forte diversité de fruits au monde il y a quelques décennies, seulement cinq variétés de pommes sont commercialisées dans l’Hexagone aujourd’hui. Celles qui résistaient naturellement aux aléas climatiques et aux insectes ont été éliminées. Pourtant fragile, la fameuse Golden a été imposée sur le marché. Réclamant une trentaine de pesticides par an, elle représentait une manne financière pour les grands groupes de l’agrochimie», dixit l’ingénieur agronome Claude Bourguignon dans le film de Coline Serreau Solutions locales pour un désordre global.
Gâteaux, produits à base de céréales, légumes et fruits frais ou en conserve… Les pesticides sont présents dans tout ce que nous mangeons, ou presque. Car le Catalogue compte essentiellement des semences «standardisées», destinées aux cultures conventionnelles
.
_ Ces nouvelles variétés, issues de croisements industriels accélérés ou de manipulations génétiques, ne donnent les résultats escomptés que sous intrants chimiques. Une partie croissante d’entre elles est même de type «hybride F1»: des semences non reproductibles, qui offrent de bons rendements la première année tout en produisant des plants identiques (parfaits pour la mécanisation), gorgés d’engrais chimiques et de faible qualité nutritionnelle. En France, les F1 concernent surtout le maïs et le tournesol. On les trouve aussi chez la majorité des espèces potagères, comme la tomate.
_Parce qu’ils sont homogènes, stables et productifs, tous ces nouveaux standards répondent parfaitement aux critères du Catalogue, lesquels n’ont quasiment pas évolué en 80 ans. Ce qui n’est pas le cas des semences paysannes (sélectionnées et multipliées dans les champs des paysans). «Celles-ci ne sont pas toujours homogènes visuellement, surtout lorsqu’il s’agit de “populations végétales” qui mélangent plusieurs lignées génétiques», explique Jacques Caplat, de l’association Agir pour l’environnement.
__«Et trop rares sont les semenciers motivés pour travailler sur les semences bio, car l’activité n’est pas rentable, en particulier pour les céréales: pour être inscrite au Catalogue, la variété candidate doit avoir un rendement supérieur, ou au moins équivalent, aux quatre premières variétés de sa catégorie. C’est ce qu’impose notamment l’épreuve de VAT (valeur agronomique et technologique). Et puisque les tests sont effectués sous béquilles chimiques, les semences bio sont forcément moins productives.»
...
____ Quand le seul critère de l'efficacité et du profit finit pas s'imposer, c'est que l'agriculture suit un chemin qui demande correction...si c'est encore possible.
__ L'importance vitale des semences a été perdue de vue ou est passée au second rang
Aujourd’hui, la situation a bien changé pour ceux qu’on appelle désormais les « exploitants agricoles » : le progrès scientifique est passé par là ! La spécialisation des tâches et la nécessité de maximiser profits et rendements lui ont emboîté le pas. Le métier de semencier est né, puis s’est industrialisé et est devenu aujourd’hui un business à part entière, représentant des dizaines de milliards d’euros à l’échelle mondiale. L’agriculteur, à présent, achète ses semences chaque année : des variétés certifiées, pour la plupart hybrides F
1.
Il serait malvenu de contester les apports certains, en termes de rendement et d’homogénéité, des déjà très anciennes variétés « hybrides F1 » – voir le lexique ci-après. Mais force est de constater que leur généralisation a grandement contribué à la perte d’indépendance des agriculteurs et à l’érosion spectaculaire de la biodiversité cultivée. Pourquoi un tel succès ? L’explication est simple : la standardisation des produits permise par les hybrides F1 est le mode de production le plus efficace dans une économie de marché. La recherche de l’efficacité, la mécanisation de l’agriculture, la spécialisation des métiers et des machines, les exigences des chaînes de distribution et de consommation, les attentes, créées ou réelles, des consommateurs, le mythe du progrès, une certaine euphorie liée au confort apporté par le modèle « supermarché », les politiques agricoles nationales et européennes... Tout le modèle alimentaire occidental s’est mis en place autour d’une agriculture essentiellement industrielle, combinant monocultures à hauts rendements, tendance à l’augmentation de la taille des exploitations, donc semences « améliorées » achetées en gros et intrants chimiques – engrais et « phytos ». Inutile de pointer les agriculteurs du doigt : la plupart se sont simplement adaptés pour pouvoir continuer à vivre de leur métier. Notons, par ailleurs, que la plupart des jardiniers, même bio, se sont eux aussi rués sur ces semences de variété hybrides F1 qui donnent de beaux légumes bien identiques et bien vigoureux grâce à l’effet d’hétérosis
_
___ Malgré les puissants mouvements d'homogénéisation, les bibliothèques de semences se multiplient à travers la planète.
__ Selon le Groupe sans but lucratif ETC, seulement trois entreprises contrôlent plus de la moitié du marché des semences dans le monde entier (ils on plus que doublé leur 22% de part de marché en 1996), tandis que les dix premières sociétés occupent désormais 76 pour cent du marché mondial. Monsanto possède seulement 26 pour cent du marché des semences du monde, avec Du Pont et Syngenta pas loin derrière.
Un rapport 2013 de l’ETC Group montre l'étendue surprenante de la puissance de l'industrie sur le marché, à travers le panorama des semences, des produits agrochimiques, et de la génétique : Quatre entreprises contrôlent 58,2% des semences ; 61,9% de l'agrochimie ; 24,3% des engrais ; 53,4% des produits pharmaceutiques d'origine animale ; et, dans la génétique du bétail, 97% de la volaille et les deux tiers de la recherche de porcs et les bovins..
.
_____ La privatisation des semences n'est donc pas neutre, ajustée qu'elle est aux exigences de l'agrobusiness, dont le modèle est de plus en plus contesté, même au sein d'une certains monde agricole, certes encore minoritaire, mais soucieux de présent et de l'avenir des conditions de notre nutrition commune.

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Fukushima: déni et bricolage

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Fukushima: déni et bricolage
( C'était en 2012...)

Stupeur et urgence

__________________Notes et témoignages sur un drame en cours.

Il faut se tourner vers certaines sources japonaises courageuses et vers quelques francs-tireurs locaux et étrangers, soucieux d'éplucher toutes les données qui filtrent à travers une censure parfois massive.

Pas simple de se faire une opinion au milieu de beaucoup de contre-vérités et de manipulations.

Le quasi silence est devenu la règle, sauf un rapport tout à fait officiel, qui parle d'un "désastre crée par l'homme" et un dernier rapport non circonstancié de l'état nippon.[Rapport de la commission indépendante sur la catastrophe nucléaire de Fukushima]

__Les dernières nouvelles étaient plutôt inquiétantes.

La relance partielle du nucléaire fait l'effet d'une bombe.

Le REDÉMARRAGE DU NUCLEAIRE a engendré à Tokyo une mobilisation massive, auquel ce pays n'était pas habitué. S'il y a démantèlement, c'est celle des CERTITUDES...
Au moins les deux-tiers des Japonais sont en faveur de la sortie du nucléaire. Des gens en colère,
qui se savent mal informés
___________Antonio Pagnotta a passé beaucoup de temps à photographier ce qu'il appelle la « douce apocalypse » .

Il en ramène des images saisissantes, parfois presque incroyables, notamment sur la décontamination

en cours, aussi limitée qu'archaïque. La décontamination, très problématique, est finalement payée par le contribuable nippon.

Il note que « Le pouvoir japonais est dans une attitude de déni. On limite les dégâts économiques, et on sacrifie la sécurité et la santé des citoyens. On ne cherche pas à connaître l’état de santé réel des populations. On construit l’ignorance. Je crains que tout cela ne conduise à une immense catastrophe sanitaire...."

___Il a observé une faune domestique à l’abandon, cochons, chiens ou chats livrés à un état sauvage. Deux mille vaches errent « en liberté » dans la zone interdite. Le photographe a vu aussi d’énormes araignées.

Il a aussi croisé le « dernier habitant » de la zone interdite (voir ici). Naoto Matsumura, 54 ans, était agriculteur à Tomyoka, ville abandonnée de la préfecture de Fukushima, qui avait plus de 15 000 habitants avant la catastrophe. Matsumura a refusé d’évacuer la zone pour des raisons d’honneur et continue à défier le groupe Tepco, le géant de l'industrie nucléaire et opérateur de la centrale accidentée. Depuis, il entretient les tombes et s’occupe des animaux d’élevage qui n'ont pas été abattus.

Antonio Pagnotta a exploré un territoire d’où la vie s’était enfuie, un paysage de « douce apocalypse », selon ses termes. Ses photos évoquent d’ailleurs la science-fiction dite post-apocalyptique, qui décrit la planète après une catastrophe ayant détruit la civilisation humaine, telle qu’une guerre nucléaire, une épidémie mondiale ou un choc avec une météorite.

Sauf que ce n’est pas de la science-fiction. Les photos du supermarché de Tomyoka seraient tout à fait à leur place dans Je suis une légende ou dans un épisode inédit de Terminator. « Elles n’ont pas été vues au Japon, elles n’ont pas intéressé les médias, dit Pagnotta. Je crois que les gens préfèrent ne pas savoir. » (Mediapart)
- Le dernier homme de Fukushima__- Fukushima, les effets des radiations.__- Fukushima : une population cobaye __- « À Fukushima, les leçons de Tchernobyl sont ignorées » -Une population sacrifiée

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Une guerre financière?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Une guerre financière?

Il y a guerre et guerre.
____ Il n'y a pas que les guerres dites classiques qui font des victimes.
Victimes dans leur chair et victimes de la misère qui les accompagnent et les suivent.
Il y a des formes de guerres, d'affrontements, qui ne disent pas leur nom, qui ne se manifestent pas seulement par des conquêtes territoriales, provisoires ou durables.
_Il y a les guerres économiques, parfois souterraines, visant à conquérir des marchés, comme la Guerre de l'Opium, à gagner des débouchés, comme la plupart des guerres coloniales au 19° siècle, ou à acquérir la maîtrise sur des sources d'énergie, comme celles qui tournent autour du pétrole, surtout depuis le début du 20° siècle.
__ Bien rares sont les guerres dites classiques qui ne comportent pas une dimension économique ouverte ou masquée. Depuis les Romains qui convoitaient les riches terres agricoles du Bassin méditerranéen jusqu'à l'invasion de l'Irak dont l'enjeu finalement reconnu était et reste essentiellement pétrolier (comme en Syrie, d'ailleurs), en passant par les visées hitlériennes sur les terres à blé ukrainiennes et le pétrole caucasien.
__ Mais la guerre prend aussi des formes moins classiques, sans déclaration assumée, sans lutte armée, sans enjeu de domination territoriale ou énergétique.
__ La guerre économique produit aussi des effets dévastateurs, sur les personnes et les biens. Elle n'est pas forcément avouée et visible. La concurrence parfois féroce entre pays pour l'hégémonie économique peut avoir des aspects peu apparents, parfois insoupçonnés du commun des mortels qui est poussé à y voir un certain "ordre des choses"
__ Les guerres financières existent aussi et en sont un aspect. Plus que jamais, au sein d'une mondialisation sans règles, de systèmes financiers non régulés, de monnaies outrageusement dominantes et d'instances sans scrupules qui les promeuvent.
__ Déjà J.Stiglitz avait montré comment le FMI s'était évertué à promouvoir dans certains pays en difficulté une dépendance financière par la dette, ainsi qu' une paupérisation des services aux populations comme aux économies locales, sous prétexte d'ouverture au marchés mondiaux, au nom d'une concurrence jugée a priori bénéfique, comme l'OMC le déclarait..
__ Beaucoup d'économistes ont souligné les actions souterraines de la puissance financière de Wall Street et le jeu parfois délictueux des banques, too big to jail, dans la généalogie de la crise, La Grèce, pour ne parler que d'elle, de son délabrement économique et sanitaire, en témoigne. Le niveau moyen de mortalité y a augmenté, faute de soins, sacrifiés sur l'autel d'une dette impitoyable, au nom de l'intérêt des banques..Les blessures sont toujours vives dans maints pays, qui ont vu se développer précarité et pauvreté tandis que monte en puissance l'opulente richesse amassée par quelques-uns.
__C'est tout l'art de la guerre financière, dont parle Jean-François Gayraud, engendrant des formes de capitalisme criminel, sous des aspects avenants ou avantageux, le plus souvent inaperçus.
__Les guerres financières existent.
_Ce sont de vraies guerres qui tuent et paupérisent les peuples, comme on l’a vu en Grèce. Cette situation stratégique inédite s’explique par la nouvelle puissance des acteurs financiers : banques d’affaires, fonds d’investissements, milliardaires de Wall Street
.
_ Depuis les années 1980, une finance dérégulée, mondialisée et en partie toxique s’est bâti de vastes principautés immatérielles, surplombant les économies et lançant des raids sur des États captifs et des populations tétanisées. Malgré sa responsabilité dans la crise de 2008, la finance-puissance continue d’étendre son emprise, dans l’ombre, usant de stratégies empruntant à l’art de la guerre....
__Plus que jamais, la finance impose désormais un rapport de force – feutré en apparence mais violent en coulisse - aux pouvoirs politiques contemporains. Nombre d’Etats sont littéralement « capturés » par les puissances financières. Et ce phénomène ne touche pas que les seuls « paradis fiscaux et bancaires » ! Le phénomène est central aux Etats-Unis. Par exemple, qui est le premier employeur en France des inspecteurs des finances ? Bercy ou les quatre grandes banques universelles qui font habituellement notre fierté ? Cela crée sans nul doute possible, de manière mécanique, de subtiles convergences de vues aux conséquences profondes....
La capture des intérêts collectifs par les intérêts privés est un des aspects de cet affrontement. We won!, disait Buffet.
__Malgré quelques frémissements, peut-être annonciateurs de changements à venir, la logique de la guerre financière, qui est d'abord politique, se poursuit...
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Des armes et des larmes

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Des armes et des larmes

(C'était hier, dans le Colorado)

Pour que rien ne change...
__Aux USA, les drames se répètent à intervalles réguliers .

Une banalisation effrayante.

On se souvient encore de Columbine, du drame en Arizona, etc...

_Dans cette société en proie à une culture de la violence,

où le colt fait la loi, grâce à un lobby des armes puissant,

chaque fois, on pleure, on prie, on espère...mais rien ne change

_Malgré les soul-searching, on ne cherche pas les causes, on ne s'interroge pas sur l'histoire.

__D'un côté la douleur et le désarroi de bon père de famille, de l'autre, l'intérêt des marchands d'armes.

L'hypocrisie est totale.

__Obama et Romney ne sont pas chauds pour contrôler mieux les armes.

Malgré les lobbys hostiles aux port d'arme (Brady Center to Prevent Gun Violence)...

__La fusillade au Colorado ne changera rien au débat sur le contrôle des armes, tant qu' Obama esquivera le sujet .

___Un lobby à 2,9 millions de dollar...« Nous voulons une autre Amérique, où un jeune comme Trayvon Martin puisse aller au magasin s’acheter des bonbons sans se faire tirer dessus », explique Dan Gross en référence au meurtre en Floride, il y a quelques semaines, d’un jeune garçon noir qu’un voisin avait pris pour un rôdeur.« Pour avoir vécu une telle tragédie, je vous dis que nous ne voulons plus des marques de sympathie (des hommes politiques), nous voulons des actions concrètes », prévient-il sur le site de son association. « La lâcheté politique n’est plus une excuse sur cette question de vie ou de mort. »

__« Il est temps que le Congrès arrête de suivre les seules recommandations des lobbys comme la NRA », explique-t-il. Selon le site opensecrets.org, qui étudie les lobbys à Washington, la NRA aurait ainsi dépensé 2,9 millions de dollars en 2011 pour convaincre les membres du Congrès de les soutenir. À l’inverse, les lobbyistes favorables à une législation plus stricte auraient à peine dépensé 10 % de cette somme (240 000 dollars)… Si 88 % de ces sommes ont été utilisés pour soutenir des républicains, 12 % l’ont été pour des démocrates.Obama est certes d’ores et déjà assuré de ne pas avoir les votes des plus radicaux du lobby pro-gun, les 4 millions de membres affichés de la NRA. Mais dans un pays où 32 % des foyers possèdent au moins une arme à feu, certains d’entre-eux, plus modérés, ont voté pour le président démocrate en 2008. La question est toutefois si sensible pour eux, que s’il décidait de prendre une mesure allant à l’encontre de leurs convictions, il y a fort à parier qu’ils se tourneraient vers Mitt Romney en novembre prochain.« Il est des combats qui valent la peine de perdre en politique. Éviter qu’un tel carnage ne se reproduise en fait partie », estime pour sa part Ed Randell, ancien gouverneur de Pennsylvanie et principal critique du président Obama au sein du parti démocrate, qui refuse tout calcul sur cette question. Il est toutefois bien seul. Si le massacre de Columbine, la tuerie de Tucson dans l’Arizona et le meurtre de Trayvon Martin n’ont pas fait changer les mentalités, il y a peu de chances que cette nouvelle catastrophe y parvienne plus aisément..." (Mediapart)_________________
- Tuerie d'Aurora : envolée des ventes d'armes dans le Colorado
- La "liberté" de tirer 100 cartouches sans recharger
- Michaël Moore : « Nous, Américains, sommes des tueurs incroyablement bons »
- Les Mexicains victimes d'armes américaines

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Point du jour

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Point du jour
__ En voulez-vous des médailles? Et pas n'importe lesquelles...

La Légion d'Honneur avait déjà été accordée gracieusement à nos désormais fidèles et généreux clients de quincaillerie militaire du Golfe.
Voici maintenant qu'elle l'est au directeur d'une presse ultra-libérale, honnie au début par notre Président, le Financial Time (yes, Sir!)
A qui demain l'horreur l'honneur?

__ Flottement chez
Airbus?
Une vieille histoire de soupçons de corruption.
Wait and see...

__ On avait oublié qu'il y avait aussi du pétrole en L
ybie.

__ Et si c'était la solution? La guerre des textes sacrés pour combattre Daech . Plus efficace et plus pacifique que des missiles!...
Bon sang, mais c'est bien sûr!

__ Les Chinois ont pris le contrôle du Pirée.
Mais pour les villes françaises convoitées? Un désastre et un scandale annoncés?

__ Non, les membres du gouvernement ne sont pas tous pauvres
...

__ On passe ses vacances comme on peut...

__ Dures, celles de certains!...

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