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Ces services dits publics

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Ces services dits publics
 

Qu'en restera-t-il bientôt?

             Ils rétrécissent comme peau de chagrin Avec la privatisation toujours en cours, depuis le tournant libéral de 1983 et la période Delors, grand initiateur dans ce domaine., engagée sur une voie européenne où les dogmes marchands libéraux prévalaient. On n'en arrive aujourd'hui à un point où les agents des services qui restent se posent des questions sur leur fonction.  Que ce soit à la poste, à la sncf ou même à l'hôpital. La notion d'intérêt général perd peu à peu son sens, dans le sillage de R.Reagan et de Hayeck, où le marché doit triompher et l'Etat s'effacer, n'étant plus le garant de l'intérêt général mais l'empêcheur de spéculer en rond. L'UE a suivi le chemin, lentement, sous prétexte de "modernisation"...Et l'on arrive quasiment à un point de non retour, malgré des résistances. Merci Jacques et ses épigones! Malgré des regrets tardifs... 


                                                                                                        Il serait temps de faire à nouveau l'éloge du service public.

 

          Car de plus en plus, pas seulement en France, des secteurs d'activité d'intérêt général sont réduits ou sacrifiés sur l'autel des intérêts privés, directement ou indirectement, au nom d'un marché prétendument régulateur et facteur de progrès. Même au niveau de certaines missions ministérielles (recours à des cabinets privés.)  La doctrine reaganienne est passée par là...  jusque dans les couloirs de l'hôpital et des laboratoires pharmaceutiques...   


                                                                                                        "...Qui veut la peau des services publics? Comment s’en sortent les agents qui ne parviennent plus à faire leur métier du fait des réorganisations incessantes, du management par les indicateurs et le reporting ? Quel impact cela a-t-il sur les usagers ? C’est à toutes ces questions que Claire Lemercier, historienne, Julie Gervais, politiste, et Willy Pelletier, sociologue, ont répondu au terme d’enquêtes au long cours, dans La valeur du service public (La Découverte, 2021). A partir de nombreux témoignages, ils montrent les conséquences des politiques mises en œuvre par une nouvelle noblesse d’Etat, qu’ils nomment la « noblesse managériale public-privé », formée dans les nouvelles écoles du pouvoir et coupée des réalités du terrain. Entretien avec Claire Lemercier et Willy Pelletier...."                                                              Il a raison, Jacques. C'est tout Bon...Même si ses constats viennent un peu tard et qu' il ne suffit pas de le proclamer. Et il n'est pas le premier.  C'est le constat sur le terrain de pas mal d'élus locaux depuis quelques années.

 

     ____Les services publics reculent, à tous les niveaux, se dégradent et engendrent une fracture qui ne peut que s' accentuer, si rien n'est fait. (*)
     C'était une des thématiques récentes des gilets jaunes de province. Il existe de plus en plus de zônes grises, de quasi-déserts administratifs, médicaux, etc...qui, comme un cercle vicieux, entraînent une perte de substance, en même temps qu'un sentiment d'abandon, reléguant de plus en plus de gens en seconde zône,  surtout quand se sont envolés les emplois industriels locaux.
  Une France à deux vitesses. On en prend le chemin, quand ce n'est pas déjà accompli. Il suffit de visiter les Ardennes ou la Meuse.
   Et il n'y a pas que la poste ou les centres de soins locaux qui sont concernés.
     C'est tout le lien social qui est affecté.
  La numérisation des données ne va pas remédier à ces choix le plus souvent faits hors concertation. Il faut être équipé, connecté, formé et la majorité vieillissante de la population rurale se trouve exclue d'emblée de certains services.
      La fracture numérique renforce de fait les inégalités.
  On a voulu  moderniser, financer le présent à court terme, privatiser de plus en plus, donner le pas aux conurbations urbaines, faire de la voiture le moyen d'aller plus loin se faire soigner, remplir une démarche administrative, etc...
    On a voulu réduire la voilure d' l'Etat, jugé trop obèse, sous l'influence de la pensée néolibérale de Hayek, devenu un dogme indiscuté. Maggie a montré le chemin.
   On a progressivement porté atteinte  aux  services publics, sous des prétextes les plus fallacieux.
    Le dégraissage fut à l'ordre du jour et se poursuit. On en voit les effets.
     Pendant ce temps, on fermait les yeux sur l'évasion ou la fraude fiscale, on réduisait les impôts des plus favorisés, on  soutenait de grandes entreprises sans le moindre contrôle, on se lançait sans frein dans des investissements problématiquement productifs, etc.


____________

  (*)    "....Ces maux ne datent pas d’hier et « renvoient souvent à des problèmes plus profonds, d’ordre systémique. Ils constituent les “signaux faibles” émis par la société française, souvent “invisibles” des responsables politiques et administratifs nationaux, faute d’être appréhendés de manière globale ». La réduction du périmètre des services publics, les réductions budgétaires d’un côté et la progression de la pauvreté et de l’exclusion de l’autre ont des effets dévastateurs sur la cohésion sociale. Résultat, « en 2018, le Défenseur des droits a constaté, une fois encore, (…) les effets néfastes de l’évanescence croissante des services publics sur les personnes pour lesquelles ils constituent souvent le principal recours ».       Cette évanescence est tout d’abord le fruit d’une réduction du « périmètre des services publics » par « la privatisation des services organisés en réseau, tels que la poste, les télécommunications, l’eau, le gaz, l’électricité, les services urbains ou les transports publics ».       Parallèlement à cette privatisation, l’État s’est également déchargé de ses obligations en déléguant « certains services publics, en particulier dans le domaine de l’action sociale et de l’aide à domicile des personnes en perte d’autonomie » à « des associations à but non lucratif de plus en plus mises en concurrence avec des sociétés privées dans le cadre de procédures d’appel d’offres où les critères financiers s’avèrent prédominants ».       Les services publics restant sous le giron de l’État ont quant à eux été « confrontés à une restriction de leurs moyens budgétaires, y compris dans le domaine social, couplée à une transformation de leurs modes d’intervention appelés à être plus efficients ».         Affaiblis par la réduction de leur périmètre et de leurs budgets, les services publics ont cependant dû faire face « au développement des inégalités, de l’exclusion de la pauvreté », explique le rapport. « Les personnes “exclues” sont apparues massivement dans les services publics : non seulement aux guichets des services sociaux et des organismes de logement, mais également dans les services de santé, d’éducation, dans la justice, etc., tous sont confrontés à la multiplication de situations d’urgence. »       Et beaucoup d’administrations n’ont pas les moyens de faire face à l’afflux de demandes. « Confrontés à l’essor de la pauvreté, les services publics, en particulier sociaux, ont tenté de faire face à l’afflux des demandes en développant le traitement de masse de dossiers, explique le rapport. La standardisation des modes de traitement des demandes de prestation d’allocations ou de pensions, alliée au souci de performance des différents opérateurs évalués à partir d’objectifs quantifiables et statistiques, fait obstacle au traitement individualisé des dossiers. Or les situations individuelles des personnes les plus précaires, qui constituent des cas d’urgence majeurs, sont souvent complexes. »      Le rapport cite particulièrement l’exemple « des réformes successives des régimes de retraite mises en œuvre à partir de 1993. Les évolutions législatives se sont enchaînées à un rythme soutenu. Elles ont systématiquement entraîné une augmentation du nombre de départs à la retraite et des demandes de pension que de nombreux organismes n’ont pas été en mesure de gérer dans des délais raisonnables (…). Des personnes assurées sont ainsi restées dans l’attente de la liquidation effective de leur avantage vieillesse plusieurs mois après leur cessation d’activité, ce qui, pour celles à revenus modestes, a pu poser des difficultés insurmontables ».        Le rapport du Défenseur des droits s’inquiète également d’une « répartition géographique des services publics décorrélée des besoins des usagers »« Derrière la logique budgétaire et le souci de rationalisation qui conduisent à la fermeture de guichets de services publics dont dépend l’accès aux droits des personnes les plus précaires, se profilent de nombreuses situations individuelles », prévient-il...."  _______________________
  
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Larges horizons

Publié le par Jean-Etienne ZEN

  __   Enjeux iraniens                                                                                                                                                                                 Une épine dans le pied de Donald

 

 

__ Une étiquette devenue gênante

                     "...Confrontée à Donald Trump, l’extrême droite ne sait plus vraiment où elle habite et elle est profondément divisée sur ce sujet. C’est ce que vient d’illustrer le sondage Eurobazooka réalisé par le cabinet Cluster 17 pour le site Le Grand Continent dans quatre pays, la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne...."

 

__ Un animateur pas comme les autres...                                                                                                                                                                          Zizanie en marche?

 

__ L'UE face aux impérialismes                                                                                                                                                                           Un changement de paradigme

 

__ Violences envers les arabes israëliens:                                                                                                                                                                         Une appartenance qui s'érode Silencieux, jusqu'ici. ils sont arabes ET israëliens, représentant plus de 20% de la population

____La peste                                                                                                                                                                                   Dans les années 1970, Renaud Camus est un jeune auteur branché, porte-drapeau de la cause gay et proche de la gauche. Il n'a qu'une ambition : devenir un "grand écrivain". Un demi-siècle plus tard, il est le maître à penser des extrêmes droites mondiales, reclus dans son château. Sa théorie du "grand remplacement" attise la haine des étrangers, jusqu'à être brandie par des terroristes prêts à tuer. Comment passe-t-on de Roland Barthes et Louis Aragon à Marine Le Pen et Jordan Bardella ? Des backrooms de New York aux conciliabules avec les idéologues de l'Amérique trumpiste ? Voici racontée la mue d'un écrivain devenu le prophète de malheur de l'Occident. Une plongée vertigineuse dans la psyché d'un homme, qui révèle la bascule d'une époque. ... _________________

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Pour l'amour de la langue

Publié le par Jean-Etienne ZEN

     ___ La langue: héritage fragile mais vivante

Qui mérite d'être défendue comme élément fondamental de notre identité commune

Un rêve fou?

 

 La langue, notre bien commun, est un combat. Et les priorités?

     François Ier a consacré une pratique, établi un usage officiel.

       

 .
                   Une langue parfois mise à mal.
                                            Ce n'est rien de le dire...
  Sans vouloir dramatiser à outrance, sans passer pour un taliban de la langue, qui évolue sans cesse, il faut bien constater que le niveau de langue s'érode,  que l'expression devient de plus en plus approximative, que la grammaire n'est plus intériorisée (ce qui n'est pas sans conséquences au niveau logique), que le vocabulaire s'appauvrit et que la colonisation  par le globish est de plus en plus rapide. C'est plus qu'un emprunt occasionnel, c'est devenu une marotte ridicule. Même mon coiffeur s'y met.
    C'est l'effet de multiples causes, culturelles et économiques bien sûr, mais renforcé par l' abandon progressif d'un enseignement digne de ce nom, où le ludique a souvent supplanté les bases linguistiques fondamentales  et la nécessaire rigueur. Une langue mérite d'être travaillée, au-delà de son aspect utilitaire. Les vrais amoureux de la langue se font rares.
    Si encore il ne s'agissait que de l'orthographe,... C'est l'expression de la pensée qui est trop souvent malmenée. On peut le voir jusque dans nous universités et nos écoles d'ingénieurs, où la pensée souvent pâtit d'un manque de rigueur. Par ex, la confusion entre le futur et le conditionnel n'est pas anodine. C'est par la langue que l'on pense.
    La pauvreté du langage constitue un enfermement, souvent peu ressenti comme tel.
    Malgré les déclarations d'intention et les réformes qui ne changent rien (combien d'heures de français reste-t-il aujourd'hui dans nos collèges?), y a -t-il encore place pour un sursaut?
    Celui qui maîtrise (mieux) sa langue peut maîtriser tout le reste.
        Si déjà les préconisations de la loi Toubon étaient respectées....
_____
                  Manifeste méritant d'être diffusé:

« A chaque fois qu’affleure, d’une manière ou d’une autre, la question de la langue, cela signifie qu’une série d’autres problèmes est en train de s’imposer : la formation et l’élargissement de la classe dirigeante, la nécessité d’établir des rapports plus intimes entre groupes dirigeants et la masse nationale-populaire, c’est-à-dire de réorganiser l’hégémonie culturelle ». Antonio Gramsci, Cahiers de prison.
« Il ne restait de ce pays que son langage. Un beau langage qui servait à tout. Vous savez, comme on a chez soi une chose précieuse qui est là depuis si longtemps qu’on en use à n’importe quoi, à empêcher la fenêtre de se fermer, et le petit la prend comme une règle pour dessiner, et c’est un presse-papier si commode ! Qui donc se souciait que ce fût un pays, ce pays, et il est indiscutable que c’est un grand progrès que de perdre ce sens de la jalousie, cette haine du voisin, cet orgueil de son toit, un grand progrès sur les ténèbres, un grand progrès sur le néant ». Louis Aragon, poète et résistant.
             Accompagnant la casse néolibérale et euro-atlantique du cadre national, des services publics et des conquis sociaux, une politique destructive de substitution systématique du « globish » à la langue française (pourtant « langue de la République » au titre de la Constitution…) affecte tous les aspects de la vie sociale en France. Entre mille exemples : Carrefour-Market lance une campagne intitulée Act for food ! ; Renault, Airbus et PSA basculent toute leur documentation technique à l’anglais ; des centaines de grandes entreprises, voire de « startup », obligent illégalement leurs salariés francophones à ne plus travailler qu’en anglais, pendant que la Poste lance « Ma French Bank », que la SNCF en voie de privatisation promeut ses Ouigo (lire we go), qu’EDF invite ses « clients » à « pulser », et que, plus grave encore, la contre-réforme Blanquer du lycée s’ajoute à la loi Fioraso et aux pratiques délétères de la direction de la Recherche pour faire de l’anglais, de la maternelle au Supérieur en passant par le CNRS, non pas une langue enseignée en France, mais une langue d’enseignement concurrençant et évinçant systématiquement le français (et se substituant de fait à toute autre langue étrangère !).
          Il est clair qu’à terme, si ces pratiques continuent de se généraliser en France et en Europe (au détriment de l’allemand, de l’espagnol, de l’italien, du portugais, du russe, de l’arabe, du turc, du chinois, etc.), il n’y aura bientôt plus qu’une langue de prestige, celle de l’Oncle Sam et de Wall Street, ce qui portera un coup gravissime à la diversité culturelle qui fut toujours un aliment vital des échanges et de la culture. Le mauvais exemple est donné par Macron, qui ne perd jamais une occasion de jargonner en Globish devant les grands patrons et de promouvoir l’anglais comme langue internationale unique, non seulement à l’étranger mais en France même… Même si les intéressés n’en ont pour la plupart pas conscience parce qu’elle suit la mode, par mimétisme ou par « modernisme branché », cette invasion de la langue française par des mots ou des expressions d’origine anglosaxonne a contaminé jusqu’aux milieux populaires, voire militants : le tract n’est-il pas trop souvent devenu un flyer ? Il y a peu, des chercheurs en lutte défilaient derrière une banderole portant l’inscription Academic Pride…
        Il faut dénoncer ces pratiques faussement anodines car elles sont le symptôme de l’allégeance sournoise à l’impérialisme occidental qui génère guerres et inégalités entre les hommes et entre les peuples. Du reste, des phénomènes identiques d’acculturation au détriment des langues nationales se déroulent en Europe orientale ou en Afrique, partout où l’impérialisme occidental est prégnant, économiquement et politiquement. Et nous sommes solidaires de tous ceux qui, en Roumanie, au Sénégal, etc. luttent pour la défense de leur langue et de leur culturel.
      En France, derrière cette manœuvre antipopulaire de grande envergure et totalement soustraite au débat démocratique, on trouve le MEDEF : son ex-président, le baron Sellières, clamait ainsi en 2004 que l’anglais doit désormais « devenir la langue (sous-entendu : unique) de l’entreprise et des affaires » ; pratiquant de fait une « préférence nationale » inavouée, le CAC-40 n’embauche déjà plus guère que des « English Mother Tongue » (anglais langue maternelle) comme cadres supérieurs, pendant que l’OTAN a fait de l’anglais, y compris en France, la langue de travail unique des armées.
        Quant à l’UE, elle ne craint pas, en plein Brexit et alors que l’anglais n’est plus la « langue officielle déposée » d’aucun Etat-membre, de promouvoir l’idée qu’il faut faire de l’anglais la langue officielle unique des institutions bruxelloises au détriment des autres langues nationales d’Europe. L’enjeu de cette politique de casse et de classe est énorme : il s’agit de renforcer le « marché unique » cher aux monopoles, de préparer la future « Union transatlantique » sous la houlette de Washington et de faciliter la mise en place des traités néolibéraux transcontinentaux (du type CETA, UE/Mercosur ou TAFTA).
      En instituant la langue unique, les maîtres du grand capital rêvent de mettre en place un hypermarché continental et mondial de la force de travail qui, tout en humiliant les peuples non anglophones, en affaiblissant décisivement les nations existantes, en dévaluant les travailleurs actuels et futurs qui ne maîtriseraient « que » leur langue nationale (ou une langue étrangère autre que l’anglais), accentuerait brutalement la concurrence acharnée et le moins-disant social et salarial entre les prolétaires d’aujourd’hui et de demain : énormes avantages pour le grand patronat sur tous les terrains, social, politique, culturel…
(Il s'agit de) ...combattre vigoureusement la POLITIQUE DU TOUT-anglais : c’est-à-dire la politique oligarchique et antidémocratique tentant à imposer une langue unique continentale, voire mondiale.

Nous appelons donc à : · exiger des autorités, du patronat, des services publics et des collectivités publiques le respect et le renforcement de la législation visant à protéger le français ; · promouvoir un véritable apprentissage des langues étrangères dans leur pluralité dans le cadre de l’Education nationale (avec des maîtres qualifiés), y compris des principales langues de l’immigration de travail (ainsi que des langues régionales là où une demande significative existe) ; · ; non dans un esprit de « purisme » ou de fermeture aux autres cultures, mais pour favoriser un dialogue et une coopération égalitaires entre toutes les nations, toutes les langues et toutes les cultures nationales d’Europe et du monde. c’est-à-dire l’anglo-américain managérial…"

              ___                    Parles-vous globish?        ______________________________

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Un risque majeur?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Où l'on reparle de l'A et de son développement   (Perspectives et hypothèses)                                                                                                                                                          Une avancée fulgurante dans le domaine industriel er de services  Une course en avant qui donne le tournis, tant les enjeux sont énormes, aussi bien en interne qu'au niveau international. La concurrence est et sera féroce entre les grandes puissances. Chine en tête, qui ne lésine pas sur les moyens et les investissements.  Là est surtout le risque, signalé de plus en plus par quelques chercheurs, se voulant lanceurs d'alerte, souvent même à l'origine de ce nouvel outil fascinant, qui n'est encore qu'au berceau, mais destiné à devenir vite une "arme de destruction massive" non maîtrisée, si rien n'est anticipe.  Certains tempèrent, en relativisant et en faisant confiance à la raison industrielle, capable de s'autoréguler, d'autres n'y croient guère et préfèrent se faire lanceurs d'alerte dès maintenant, entrevoyant des scénarios très négatifs à l'échelle de l'humanité, dans un temps qui peut être très rapproché.                                                                    C'est le cas notamment de Dario Amadei, qui va jusqu'à employer la notion de destruction possible par emballement incontrôlé dans un contexte de guerre économique féroce. Une analyse prédictive qui mérite d'être tempérée, mais qui ne peut être balayée d'un revers de main. Comment construire une IA responsable, digne de confiance, se demandent d'autres, voyant le danger d'emballement non maîtrisé? Nous ne sommes qu'au tout début d'un processus dont nous ne pouvons entrevoir les limites, ce qui rend impératif et urgent de se préparer, malgré les incertitudes.  Une analyse à prendre au sérieux. Le cas Geoffrey Hinton, au coeur de la recherche, devrait interpeler.  Que faire des nouveaux pouvoirs engendrés par cette technologie, impensable il y a peu encore, un outil pour le bien commun.   Le débat est serré en haut lieu... 


                                                                                       "...   Dario Amodei, CEO d’Anthropic, montre dans son article le potentiel de l’IA. Dario a travaillé auparavant chez OpenAI et Google Brain et a apporté d’importantes contributions à la recherche sur l’IA. Bien qu’il publie rarement, il est une personnalité importante dans le monde de l’IA. Il a récemment publié ‘Machines of Loving Grace – How AI Could Transform the World for the Better’, un article à lire absolument, car il offre une évaluation précise de l’état actuel de l’IA et de son évolution possible.

 

Le débat sur l’intelligence artificielle (IA) tourne souvent autour des risques. Cet article met en évidence le potentiel de transformation de l’IA et montre comment un monde meilleur peut être créé. La minimisation des risques est essentielle pour exploiter pleinement le potentiel positif de l’IA.

Gérer les risques pour permettre un avenir positif

Dario explique qu’une approche responsable des opportunités et des risques est importante pour rendre l’IA positive. Mettre unilatéralement l’accent sur les avantages peut rapidement ressembler à des relations publiques et empêcher toute discussion sérieuse.

Une vision pour un monde meilleur avec l’IA

Machines of Loving Grace décrit cinq domaines dans lesquels l’IA pourrait avoir un impact positif : Santé, santé mentale, développement économique, paix et travail. Les exemples incluent la guérison des maladies, l’amélioration de la qualité de vie et la transparence des structures gouvernementales.

Trouver un équilibre : Au-delà de la science-fiction

Dario souligne l’importance d’avoir une vision pratique et réaliste de l’avenir avec l’IA, plutôt que de se fier à des fantasmes de science-fiction irréalistes. Les discussions fréquentes sur l’IA sont marquées par des idées telles que des cerveaux téléchargés, des voyages dans l’espace et d’autres scénarios utopiques, qui constituent souvent un obstacle à la prise au sérieux du potentiel réel de l’IA. Dario explique que ces visions exagérées peuvent être fascinantes, mais qu’elles peuvent aussi conduire à méconnaître les possibilités réalistes et les défis réels de l’IA.

Au lieu de cela, Dario se concentre sur les avantages concrets et réalisables de l’IA. Il parle de l’impact positif potentiel dans des domaines tels que les soins de santé, où l’IA pourrait non seulement contribuer à guérir des maladies, mais aussi rendre les soins de santé plus accessibles à tous. Il voit également un énorme potentiel dans le domaine de la santé mentale, dans la lutte contre la pauvreté grâce au développement économique et dans l’amélioration de la gouvernance en rendant l’IA plus transparente et plus efficace. Ces applications pratiques contrastent avec les attentes exagérées de la science-fiction et montrent comment l’IA peut réellement changer positivement la vie de nombreuses personnes.

Dario continue d’argumenter qu’il est important de créer une vision qui soit tangible et qui inspire les gens à voir l’IA comme un outil pour le bien commun. C’est la seule façon d’obtenir la large acceptation nécessaire pour exploiter pleinement les opportunités de la technologie tout en minimisant les risques. Tout l’art consiste à trouver un équilibre : entre la reconnaissance des risques et la mise en avant des opportunités, sans dériver vers des visions d’avenir exagérées et irréalistes.

Un appel à l’espoir et à l’action

À la fin, il est souligné qu’en plus de la peur, il faut aussi de l’espoir et une vision claire. L’IA offre la possibilité d’améliorer la vie de tous et nous devons saisir cette opportunité.

Nous recommandons vivement de lire l’article original, car nous pensons qu’il donne un très bon aperçu de la situation actuelle de l’IA et de la direction qu’elle pourrait prendre.

 

Vous pouvez lire l’essai en entier en cliquant sur le lien suivant :

https://darioamodei.com/machines-of-loving-grace     (traduction: clic droit )           ______________

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Eloge de la lenteur

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Slow down!

        Halte à la vitesse! La vitesse qui nous emporte. Celle qui nous agite, nous  conditionne, nous stresse, nous enfièvre. Celle qui compromet notre rapport pacifié au présent. à nous- mêmes. L'injonction à la rapidité, au coeur de nos sociétés où aucun instant ne doit se perdre, finit par devenir toxique. Elle rompt le relatif équilibre avec nous-même, comme source d'insatisfaction permanente. "Rien ne sert de courir"...Il importe de se déconditionner à tout prix, au coeur de la frénésie ambiante, si nous tenons à quelques valeurs intimes. La lenteur fait gagner du temps.                                         "Une sage lenteur a raison de la hâte" (Th. de Mégare

             "Les seules vérités qui vaillent sont des vérités lentes" (E.Orsenna)
   -"Tout ce qui doit durer est lent à croître" (L. De Bonald)      Montaigne(Essais) : « Le monde n’est qu’une branloire pérenne. Toutes choses y branlent sans cesse : la terre, les rochers du Caucase, les pyramides d’Egypte, et du branle public et du leur. La constance même n’est autre chose qu’un branle plus languissant. Je ne puis assurer mon objet. Il va trouble et chancelant, d’une ivresse naturelle. Je le prends en ce point, comme il est, en l’instant que je m’amuse à lui, je ne peins pas l’être, je peins le passage. »

               Lever le pied, d'urgence!    

                                                       C'est la règle aujourd'hui dans beaucoup de domaines, devenue une partie de nous-mêmes. Depuis le début de l'ère industrielle. Et cette course dont nous sommes victimes et acteurs à la fois est un cercle vicieux qui nous épuise. Victimes d'un système qui nous pousse à la performance d'une infinités de tâches que nous jugeons indispensables, même parfois dans nos loisirs, nous avons oublié ce qu'est la lenteur. Un autre rythme maîtrisé, pour une sagesse des pas comptés est à retrouver, favorable à la santé, aussi bien physique que mentale.                                                                Il y a urgence à ralentir. Sortir de la dictature de l'urgence. Changer de rythme.    "La lenteur n’est pas un défaut de vitesse, mais bien plutôt le plus haut degré de résistance à un monde qui s’emballe et cherche à enrôler les hommes dans une course sans fin vers l’accélération."                                                                                            

                                                                 La vitesse est devenue une dimension de plus en plus présente dans la vie quotidienne de nos concitoyens, à des degrés divers, toujours "pressés par le temps", les rythmes imposés par une vie trépidante, vivant montre en main. même dans les loisirs, où l'échappée psychologique hors des contraintes quotidiennes devient problématique, psychologiquement surtout.
   Cette propension/pression tend à envahir tous les aspects de la vie quotidienne et devient une nouvelle manière d'exister. Jusque dans nos rêves. Le domaine du sport n'échappe pas à la règle: toujours plus vite, toujours plus loin, toujours plus haut...
    Prendre son temps apparaît parfois comme culpabilisant. Pas seulement dans l'atelier de confection pakistanais ou l'usine de montage japonais... Nous sommes asservis à une logique de production et de ses dérivés, qui retentit sur tout le reste de la vie. Les nouveau modes de management vont dans ce sens, parfois brutaux, souvent source de souffrances.
      Dans la production de masse depuis le fordisme, le temps est devenu de plus en plus un facteur de productivité, donc de richesse, un aspect de l'organisation du travail et, partant, des loisirs, un mode de vie. C'est les Temps Modernes.
  Nous sommes devenus  prisonniers et malades de la vitesse même devant notre smartphone.
           Gagner du temps, même la finance s'y met: pour le trading haute fréquence, cette guerre 2.0, la milliseconde compte et il n'y a nul repos pour le jeu des algotithmes. Un jeu dangereux, comme dit Krugman.
   Il serait temps de trouver les conditions de rephasage entre notre vie et nos activités. Nos esprits qui tendent à s'emballer, devenant moins disponibles pour l'essentiel. Le  problème est global, économique, civilisationnel.
         Pourtant, l'ébauche de la nécessité d'un autre monde commence à s'esquisser, du moins en pensée, contre cette compression du temps qui n'est pas sans conséquences sur la vie psychologique, sociale et économique, cette " course effrénée aux profits ­immédiats et ses conséquences sur la planète et sur la ­société tout entière. Un monde soumis aux serveurs informatiques et aux algorithmes, qui échappent à tout contrôle, dont l’espace temps n’est plus celui des hommes mais celui des ordinateurs. Un secteur financier qui ne bénéficie qu’à quelques personnes dans le monde. A l'image de l'Américain Thomas Peterffy, fondateur et président d'Interactive Brokers, une entreprise située dans le Connecticut. Ce malin, milliardaire et cynique programmeur informatique, pour qui « le capitalisme reflète la nature intrinsèque de l’Homme », est persuadé que ce modèle ne s’écroulera jamais. « Celui qui aura les meilleurs logiciels aura les meilleures chances de l’emporter sur les autres. »
         L'immédiat et la vitesse sont devenus la norme. L’accélération, notre rythme quotidien. « Mais à quel prix ? Et jusqu’à quand ? » interroge le réalisateur Philippe Borrel  dans son dernier film, L’urgence de ralentir« Ce que nous vivons, appuie l’économiste Geneviève Azam, c’est vraiment la colonisation du temps humain dans toutes ses dimensions – biologique, social, écologique – par le temps économique. C’est un temps vide, sans racine, sans histoire, seulement occupé par la circulation des capitaux ». Directement pointés du doigt, les milieux financiers et la logique d’actionnaires en attente d’une rentabilité immédiate. 
  Parfois jusqu'à la frénésie...    

   Illustration de cette accélération financière et technologique: le trading haute fréquence dans lequel les algorithmes ont remplacé les hommes. « Le marché est un serveur mettant en relation des acheteurs et des vendeurs qui sont désormais des algorithmes, relate Alexandre Laumonier, auteur de 6Un ordre est exécuté au New York Stock Exchange en 37 microsecondes, soit 1350 fois moins de temps qu’il n’en faut pour cligner de l’œil... » Le rythme est désormais dicté par les machines. « Celui qui compressera le temps le plus rapidement possible gagnera la partie », assène le sociologue Douglas Rushkoff. A moins que les catastrophes écologiques, économiques et sociales annoncées ne prennent les devants...
    Le court-termisme et la financiarisation de l'économie sont potentiellement destructeurs des fondamentaux de l'économie elle-même.
         La logique de rentabilité et de compétitivité, propre à l’activité économique (« la concurrence ne dort jamais »), s’étend à tous les domaines de la vie. Le temps libre, d’autant plus précieux qu’il a été "gagné", doit lui aussi être géré efficacement ; mais cette réticence à courir le risque de le dilapider a de lourdes conséquences. Il en résulte un handicap qui, pour le coup, est également partagé du haut en bas de l’échelle sociale : « Pas plus que l’exploiteur, l’exploité n’a guère la chance de se vouer sans réserve aux délices de la paresse », écrit Raoul Vaneigem. Or, « sous l’apparente langueur du songe s’éveille une conscience que le martèlement quotidien du travail exclut de sa réalité rentable » . 

   Rosa ne dit pas autre chose : selon lui, si l’on veut reprendre la main sur le cours de l’histoire individuelle et collective, il faut avant tout se dégager des « ressources temporelles considérables » pour le jeu, l’oisiveté, et réapprendre à « mal » passer le temps, en se désimpliquant de cette logique, où au bout du compte la vie perd sa substance comme le temps perd son poids, sa densité. De s'arrêter souvent au bord du chemin pour se sentir seulement exister.
     Ce qui est en cause, ajoute-t-il, c’est la possibilité de « s’approprier le monde », faute de quoi celui-ci devient « silencieux, froid, indifférent et même hostile » ; il parle d’un « désastre de la résonance dans la modernité tardive ». La chercheuse Alice Médigue, elle aussi, identifie un « phénomène de désappropriation » qui maintient le sujet contemporain dans un état d’étrangeté au monde et à sa propre existence . Avant le règne de l’horloge — que les paysans kabyles des années 1950, rapporte Pierre Bourdieu, appelaient « le moulin du diable » —, les manières de mesurer le temps reliaient d’ailleurs naturellement les êtres humains à leur corps et à leur environnement concret. Les moines birmans, raconte Thompson, se levaient à l’heure où « il y a assez de lumière pour voir les veines de la main » ; à Madagascar, un instant se comptait à l’aune de la « friture d’une sauterelle »
      Parce qu’elle plonge ses racines très profondément dans l’histoire de la modernité, la crise du temps ne se satisfera pas de solutions superficielles. D’où la prudence avec laquelle il faut considérer des initiatives comme le mouvement européen slow — « lent » : Slow Food pour la gastronomie , Slow Media pour le journalisme, Cityslow pour l’urbanisme… 
    Aux Etats-Unis, le penseur Stewart Brand supervise dans le désert du Texas la construction d’une « Horloge du Long Maintenant » censée fonctionner pendant dix mille ans et redonner ainsi à l’humanité le sens du long terme. Le projet perd toutefois de sa poésie lorsqu’on sait qu’il est financé par M. Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon : on doute que ses employés, obligés de cavaler toute la journée dans des entrepôts surchauffés, y puisent un grand réconfort existentiel..."      
    Immense défi que celui qui consiste à s'abstraire de la tyrannie du court-terme, qui est un aspect de la crise que nous vivons, anthropologique autant qu'économique. 
                                                           Est-ce ainsi que les hommes vivent? ♪♫♪

___________

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Varia

Publié le par Jean-Etienne ZEN

__ Enfin!

__ Indignation

  __ Fissures      >>                                 

 

__ ICE en question

__ Arme fatale?

__ Mort solitaire

__ Svalbard aussi

__ Guerre sans fin

__ Projets de Vance

__ Retour des BP?

__ Bébés docteurs

__ Arno en cause

__ P.Niney et TPMP

__ Menace Grokipédia

__ Histoire de pain

__ Riposte canadienne

__ Platon, trop "woke"?

__ Changement électoral

__ Diplomatie de façade

__ Klarsfeld en lui-même

__ A voir (ou à revoir)

__ Porsche et tête

__ Qui est Jacob Helberg?

__ Finances mondiales: danger?

      _____________   Revue de presse  __________

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Victoire totale

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Le scénario redouté est arrivé

        Il va falloir faire avec...Tout le monde est concerné. On s'inquiète, aux USA comme ailleurs.                                                                      Une nouvelle donne se prépare, bien loin du New Deal de Roosevelt, qui voulait mettre au pas les grandes puissances financières, fauteuses de crise, pour reconstruire le pays(*). Nous sommes dans le brouillard. Une "démocratie" en péril. La nouvelle donne de  Trump sera certainement en deçà de tout ce qu l'on peut craindre. Dans quelle mesure les contre-pouvoirs joueront- ils leur rôle? Le deuxième mandat ne ressemblera pas au premier, c'est sûr.  L'heure des comptes arrive.                                                          "Trump a remporté l’élection présidentielle et le Parti républicain retrouve également la majorité au Sénat, et sans doute à la Chambre des représentants, il aura donc le pouvoir au Congrès. Avec la Cour suprême qui est depuis longtemps solidement conservatrice, les républicains devraient avoir la main sur tous les leviers du pouvoir en 2025. Et contrairement à 2017, l’ensemble du Parti républicain est désormais trumpiste.   

   Surtout, Donald Trump remporte pour la première fois le suffrage populaire, avec un écart de plus de 4 millions de voix sur la candidate démocrate Kamala Harris. L’écart pourrait certes se réduire, mais Trump a pour l’instant remporté plus de 50 % des voix au niveau national. C’est une première pour un candidat républicain depuis la réélection de George W. Bush en 2004. La fois précédente remontait à 1988...."                                                                                                        L'"ami américain" le sera encore moins. Une constitution  à revoir.  

    ______________ (*) On attend des dirigeants de la stature de Roosevelt, qui en son temps, par des mesures innovantes, su redresser la barre d'un navire qui coulait. Sans toutefois changer le système
_______ (*)  Franklin Delano Roosevelt aurait-il la même mansuétude vis à vis du gouvernement des banques, dont le pouvoir a été à peine écorné après 2008? Roosevelt qui disait publiquement: "...Nous avons dû lutter contre les vieux ennemis de la paix – le monopole industriel et financier, la spéculation, la banque véreuse, l’antagonisme de classe, l’esprit de clan, le profiteur de guerre. Ils avaient commencé à considérer le gouvernement des États-Unis comme un simple appendice à leurs affaires privées. Nous savons maintenant qu’il est tout aussi dangereux d’être gouverné par l’argent organisé que par le crime organisé. Jamais dans toute notre histoire ces forces n’ont été aussi unies contre un candidat qu’elles ne le sont aujourd’hui. Elles sont unanimes dans leur haine pour moi – et leur haine me fait plaisir. Je peux dire que lors de mon premier mandat ces forces menées par l’égoïsme et la soif du pouvoir ont trouvé un adversaire à leur hauteur. J’aimerais pouvoir dire à l’issue de mon deuxième mandat qu’ils ont trouvé leur maître..."_______________
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Contagion

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Un inquiétant glissement .

     La haine de l'étranger gagne de toute évidence des secteurs entiers de la société américaine, contaminée par les propos sans complexes de certains leaders d'opinion, à commencer par le premier citoyen, qui n'avait pas peur de traiter des Haïtiens de "mangeurs de chiens" et qui assimile tout étranger, légal ou non, à un potentiel délinquant. On le voit clairement à Minneapolis, où la brutalité est érigée en mode de gouvernement, par le biais d'une milice sans principes et sans règles. Ce n'est pas nouveau dans ce pays, si on jette un coup d'oeil sur son passé. Il suffit de relire l'historien H Zinn pour avoir une idée assez peu connue des exactions exercées sur le monde ouvrier à certaines époques où, plus qu'aujourd'hui encore, les "étrangers" s'intégraient peu à peu, plus ou moins bien selon les périodes et les demandes de main d'oeuvre.                                                                                                                                             Hélas, rien ne semble arrêter cette montée de haine qui gangrène une grande partie de la société et légitime le pire, comme la séparation familiale, par des nervis sans droit, sinon de créer la peur et la division. Quelle régression! Les rares limites sautent. En France et en Europe, des formes de haine s'expriment parfois sans  complexe et même tendent à se banaliser. Vis à vis des migrants en particulier, même intégrés. L'étranger reste l'étranger, pas seulement dans le sketche de Fernand Raynaud... 


                                                                                              Point de vue:                                                  "...La vérité alternative de Donald Trump s’est imposée aux États-Unis à une vitesse fulgurante, balayant sur son passage l’édifice des valeurs républicaines et démocratiques de son pays. Elle tente aujourd’hui d’étouffer la colère des citoyen·nes qui refusent de céder à l’autoritarisme d’une administration qui continue de défendre l’action meurtrière de ses forces de l’ordre à Minneapolis (Minnesota), où deux personnes ont récemment été tuées par des agents fédéraux.    Deux semaines après le meurtre de Renee Good par un agent de la police fédérale de l’immigration (ICE), Alex Pretti, un infirmer de 37 ans, est à son tour mort sous les balles d’un policier le 24 janvier, alors qu’il était en train de défendre une manifestante brutalisée par les agents des services des douanes et de la protection des frontières (CPB). Malgré des images on ne peut plus claires sur les circonstances de ces deux drames, l’administration Trump s’évertue à rejeter la faute sur les victimes, certain·es allant même jusqu’à les accuser de « terrorisme ».      Ce récit mortifère gagne aussi du terrain en France, où plusieurs personnalités vantent les politiques du président états-unien, se bornant à regretter du bout des lèvres des « accidents » (Marion Maréchal) ou des « erreurs » (Arno Klarsfeld) commises par les agents fédéraux à Minneapolis. « Les accidents arrivent parce qu’il y a des militants d’extrême gauche qui s’interposent dans l’action de cette police », a osé l’eurodéputée d’extrême droite sur France Inter, quand Le Journal du dimanche écrit, toute honte bue, que ce sont « les antifas [qui] traquent la police de l’immigration de Trump ».                                                                                                                    « Si on veut se débarrasser des OQTF [personnes sous obligation de quitter le territoire français – ndlr], il faut organiser, comme fait Trump avec ICE, des sortes de grandes rafles un peu partout ; mais en organisant des grandes rafles, c’est-à-dire en essayant d’attraper le plus d’étrangers en situation irrégulière, on commet aussi des injustices », a même lancé sur CNews le juriste Arno Klarsfeld, fils des chasseurs de nazis Beate et Serge Klarsfeld, le jour de la mort d’Alex Pretti.                         Il faut mesurer le niveau abyssal atteint depuis quelques années par le débat public pour que de telles déclarations s’y frayent un chemin aussi naturellement. La fascination exercée par Donald Trump et la galaxie Maga (« Make America Great Again ») sur une partie du champ politico-médiatique français est le dernier symptôme d’un fléau qui ronge la société et cogne chaque jour davantage contre son édifice démocratique, sur fond de crispations identitaires et d’ambitions ultrasécuritaires.                Dans cette société sens dessus dessous et cette ère de la post-vérité, les antiracistes sont taxé·es de racisme, les humanistes sont considéré·es comme des ignorant·es, et les antifascistes traité·es comme des ennemis de la République. Cette dérive confinant à la grande bascule est palpable dans les discours proférés à longueur de journée, sur toutes les antennes, par les extrêmes droites, mais aussi par celles et ceux qui prétendent leur faire barrage en construisant des passerelles.            Le pouvoir macroniste a ainsi plusieurs fois sombré dans un argumentaire qui n’a pas grand-chose à envier à ceux de Marine Le Pen et Donald Trump. Pour délégitimer ses adversaires ou attiser les peurs, Gérald Darmanin n’a par exemple cessé de surenchérir à l’inflation des anathèmes, parlant tour à tour d’« écoterrorisme »d’« ensauvagement » ou de « terrorisme intellectuel de l’extrême gauche ». Emmanuel Macron n’est pas en reste, lui qui avait entonné en 2023 le refrain idéologique des droites extrêmes, en appelant à contrer un curieux « processus de décivilisation ».                                                                                         Pour caresser l’air pestilentiel du temps, criminaliser ses opposant·es ou faire taire les voix critiques, l’exécutif a plus d’une fois démontré qu’il était capable de tout, et surtout du pire, notamment dans le registre verbal. En vidant les mots de leur sens et en ayant recours aux infox, ces responsables politiques – qui n’en ont que le nom – ont aussi contribué à rendre toute discussion impossible. Avec eux, la puissance du performatif a remplacé les faits, et « le bon sens du boucher-charcutier de Tourcoing », si cher à Gérald Darmanin, a supplanté les enquêtes statistiques.                   Cette rhétorique a aussi permis d’accompagner la mise en place de politiques répressives, notamment en matière d’immigration. Comme aux États-Unis, ce sujet est devenu en France la variable d’ajustement des personnages politiques sans colonne vertébrale idéologique, en mal d’autorité. À l’image de Gérald Darmanin – encore lui – qui continue depuis le ministère de la justice de polariser le débat sur les « délinquants étrangers », sans jamais questionner les effets des politiques macronistes en la matière.                                                                                Plutôt que de réfléchir à la manière d’accueillir dignement celles et ceux qui, pour des raisons diverses, tentent de rejoindre la France, le garde des Sceaux a récemment préféré « jeter un pavé dans la mare », selon l’expression de CNews, en proposant de suspendre l’immigration pendant « deux, trois ans »« Sur la question de l’immigration, il faut pouvoir répondre aux besoins de notre peuple », a-t-il plastronné dimanche 25 janvier sur LCI, évoquant la possibilité de consulter celui-ci sur la question des quotas, « même si aujourd’hui la Constitution ne le permet pas ».       Ce faisant, Gérald Darmanin continue de labourer le terrain du Rassemblement national (RN), qui réclame depuis des années un référendum sur le sujet. Comme il l’avait fait en 2023, en portant depuis la Place-Beauvau une loi entérinant de facto la logique de la préférence nationale et rompant ainsi avec l’égalité des droits, le ministre de la justice se dit prêt à renier nos principes fondamentaux dans le seul but de complaire à l’extrême droite. La ritournelle en est presque lassante.                                   On le voit tous les jours, dans tous les médias : les discours xénophobes ont contaminé le quotidien, transformant la haine des étrangers et des étrangères en simple opinion. Comme le souligne le dernier rapport sur la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), il y a pourtant sur ce sujet une « déconnexion entre les sphères médiatiques et politiques d’une part et citoyennes d’autre part ».      Mais les discours clivants et discriminants infusent. Surtout, ils ont des conséquences concrètes, comme le démontrait le même rapport, puisque les chiffres des actes racistes et antisémites perpétrés en France demeurent à un niveau très élevé. Sans compter le « racisme au quotidien »« diffus » et « insidieux », selon les mots de la CNCDH, qui se manifeste à travers des micro-agressions répétées, des discriminations systémiques ou des stéréotypes persistants.    Ces discours se transforment aussi en loi, comme l’ont prouvé les derniers textes du gouvernement sur l’immigration, donc, et comme le démontrent encore ses projets sur un autre sujet de crispation commune avec les États-Unis : la répression policière. La mort de Nahel Merzouk, tué à bout portant par un policier le 27 juin 2023 à Nanterre (Hauts-de-Seine), avait déjà donné lieu à des commentaires ignobles, mélange de relativisme et de contre-vérités.                                                                                                                                            Sur ce sujet encore, tout est utilisé depuis vingt ans par les pouvoirs successifs et par une extrême droite galopante pour nier la réalité : celle d’une société qui tombe, en oubliant ses principes fondamentaux et les valeurs qui en découlent. Pourtant, à chaque nouveau drame, les micros se tendent vers des personnalités promises à l’oubli, qui contestent jusqu’à l’absurde l’existence des violences policières. Et en viennent à défendre les forces de l’ordre contre la réalité des faits.                         Quand des coups de poing, de pied et de matraque pleuvent sur le producteur de musique Michel Zecler, Gérald Darmanin – décidément – préfère parler de « gens qui déconnent »« Quand j’entends le mot “violences policières”, personnellement, je m’étouffe », avait-il aussi affirmé en juillet 2020, répondant à l’injonction qu’Emmanuel Macron avait lui-même lancée en mars 2019, en pleine répression du mouvement des Gilets jaunes : « Ne parlez pas de “répression” ou de “violences policières”, ces mots sont inacceptables dans un État de droit. »          Mais dans un État de droit, justement, tout le monde devrait pouvoir exprimer librement un point de vue sur la police. Tout le monde devrait aussi s’inquiéter ouvertement et bruyamment du fait que l’actuel ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, joint aujourd’hui sa voix à celles des élu·es RN pour défendre la proposition de loi de la droite Les Républicains (LR) visant à instaurer une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre, hérésie juridique écartée en son temps par Claude Guéant.                                                                                                                                          L’adoption de ce texte, entièrement réécrit par un amendement gouvernemental, n’a échoué le 22 janvier que par l’action conjuguée des groupes de gauche, qui se sont ligués pour éterniser les débats lors de la journée de niche parlementaire du groupe de Laurent Wauquiez à l’Assemblée. « Favorable, à titre personnel », à cette revendication historique de l’extrême droite politique et policière, Laurent Nuñez a toutefois promis de « se battre » pour la porter au sein du gouvernement.     Avec le temps, le cynisme des un·es et le renoncement des autres, la France a ainsi vu s’installer un récit alternatif, écrasant les faits au profit de visées politiciennes et de calculs dangereux. Un récit qui inverse nos valeurs, balaie nos principes et prépare au pire. Désormais, il ne suffit plus d’observer avec horreur les États-Unis de Donald Trump, en se répétant que nous sommes encore protégé·es d’une telle dérive. Mais il convient de regarder bien en face ce chemin glissant que certain·es voudraient nous faire emprunter. Et d’en trouver rapidement un autre. [Ellen Salvi ________________

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New public Management

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Vers la privatisation progressive des services publics.

      L'Etat et la souveraineté ont été mis à mal depuis plusieurs années. Les services publics ont été "empêchés" et le deviennent de plus en plus gérés comme des entreprises xommées de devenir rentables, dans le plus pur esprit de Tony Blair. Le démantèlement se poursuit. Le pouvoir de l'Etat se réduit dans de nombreux secteurs, on l'a vu encore récemment avec le recours systématique aux cabinets de conseil Nous avons hérité du nouvel esprit du capitalisme anglo-saxon, qui a introduit un peu partout, même dans les hôpitaux, les méthodes de nouvelles formes d'organisation et d'évaluation, qui ont leur logique propre dans le système, celles du new public management.

    La standardisation des tâches et les nouvelles exigences de rentabilité, dans un système de production mondialisé, à produit ce que certains appellent les petits soldats du nouveau management:

 

 

 

 

                      Les services publics rétrécissent comme peau de chagrin Avec la privatisation toujours en cours, depuis le tournant libéral de 1983 et la période Delors, grand initiateur dans ce domaine., engagée sur une voie européenne où les dogmes marchands libéraux prévalaient. On n'en arrive aujourd'hui à un point où les agents des services qui restent se posent des questions sur leur fonction.  Que ce soit à la poste, à la sncf ou même à l'hôpital. La notion d'intérêt général perd peu à peu son sens, dans le sillage de R.Reagan et de Hayeck, où le marché doit triompher et l'Etat s'effacer, n'étant plus le garant de l'intérêt général mais l'empêcheur de spéculer en rond. L'UE a suivi le chemin, lentement, sous prétexte de "modernisation"...Et l'on arrive quasiment à un point de non retour, malgré des résistances. Merci Jacques et ses épigones! Malgré des regrets tardifs... 


                                                                                                        Il serait temps de faire à nouveau l'éloge du service public.

 

          Car de plus en plus, pas seulement en France, des secteurs d'activité d'intérêt général sont réduits ou sacrifiés sur l'autel des intérêts privés, directement ou indirectement, au nom d'un marché prétendument régulateur et facteur de progrès. Même au niveau de certaines missions ministérielles (recours à des cabinets privés.)  La doctrine reaganienne est passée par là...  jusque dans les couloirs de l'hôpital et des laboratoires pharmaceutiques...   


                                                                                                        "...Qui veut la peau des services publics? Comment s’en sortent les agents qui ne parviennent plus à faire leur métier du fait des réorganisations incessantes, du management par les indicateurs et le reporting ? Quel impact cela a-t-il sur les usagers ? C’est à toutes ces questions que Claire Lemercier, historienne, Julie Gervais, politiste, et Willy Pelletier, sociologue, ont répondu au terme d’enquêtes au long cours, dans La valeur du service public (La Découverte, 2021). A partir de nombreux témoignages, ils montrent les conséquences des politiques mises en œuvre par une nouvelle noblesse d’Etat, qu’ils nomment la « noblesse managériale public-privé », formée dans les nouvelles écoles du pouvoir et coupée des réalités du terrain. Entretien avec Claire Lemercier et Willy Pelletier...."                                                              Il a raison, Jacques. C'est tout Bon...Même si ses constats viennent un peu tard et qu' il ne suffit pas de le proclamer. Et il n'est pas le premier.  C'est le constat sur le terrain de pas mal d'élus locaux depuis quelques années.

 

     ____Les services publics reculent, à tous les niveaux, se dégradent et engendrent une fracture qui ne peut que s' accentuer, si rien n'est fait. (*)
     C'était une des thématiques récentes des gilets jaunes de province. Il existe de plus en plus de zônes grises, de quasi-déserts administratifs, médicaux, etc...qui, comme un cercle vicieux, entraînent une perte de substance, en même temps qu'un sentiment d'abandon, reléguant de plus en plus de gens en seconde zône,  surtout quand se sont envolés les emplois industriels locaux.
  Une France à deux vitesses. On en prend le chemin, quand ce n'est pas déjà accompli. Il suffit de visiter les Ardennes ou la Meuse.
   Et il n'y a pas que la poste ou les centres de soins locaux qui sont concernés.
     C'est tout le lien social qui est affecté.
  La numérisation des données ne va pas remédier à ces choix le plus souvent faits hors concertation. Il faut être équipé, connecté, formé et la majorité vieillissante de la population rurale se trouve exclue d'emblée de certains services.
      La fracture numérique renforce de fait les inégalités.
  On a voulu  moderniser, financer le présent à court terme, privatiser de plus en plus, donner le pas aux conurbations urbaines, faire de la voiture le moyen d'aller plus loin se faire soigner, remplir une démarche administrative, etc...

    On a voulu réduire la voilure d' l'Etat, jugé trop obèse, sous l'influence de la pensée néolibérale de Hayek, devenu un dogme indiscuté. Maggie a montré le chemin.
   On a progressivement porté atteinte  aux  services publics, sous des prétextes les plus fallacieux.
    Le dégraissage fut à l'ordre du jour et se poursuit. On en voit les effets.
     Pendant ce temps, on fermait les yeux sur l'évasion ou la fraude fiscale, on réduisait les impôts des plus favorisés, on  soutenait de grandes entreprises sans le moindre contrôle, on se lançait sans frein dans des investissements problématiquement productifs, etc.



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  (*)    "....Ces maux ne datent pas d’hier et « renvoient souvent à des problèmes plus profonds, d’ordre systémique. Ils constituent les “signaux faibles” émis par la société française, souvent “invisibles” des responsables politiques et administratifs nationaux, faute d’être appréhendés de manière globale ». La réduction du périmètre des services publics, les réductions budgétaires d’un côté et la progression de la pauvreté et de l’exclusion de l’autre ont des effets dévastateurs sur la cohésion sociale. Résultat, « en 2018, le Défenseur des droits a constaté, une fois encore, (…) les effets néfastes de l’évanescence croissante des services publics sur les personnes pour lesquelles ils constituent souvent le principal recours ».       Cette évanescence est tout d’abord le fruit d’une réduction du « périmètre des services publics » par « la privatisation des services organisés en réseau, tels que la poste, les télécommunications, l’eau, le gaz, l’électricité, les services urbains ou les transports publics ».       Parallèlement à cette privatisation, l’État s’est également déchargé de ses obligations en déléguant « certains services publics, en particulier dans le domaine de l’action sociale et de l’aide à domicile des personnes en perte d’autonomie » à « des associations à but non lucratif de plus en plus mises en concurrence avec des sociétés privées dans le cadre de procédures d’appel d’offres où les critères financiers s’avèrent prédominants ».       Les services publics restant sous le giron de l’État ont quant à eux été « confrontés à une restriction de leurs moyens budgétaires, y compris dans le domaine social, couplée à une transformation de leurs modes d’intervention appelés à être plus efficients ».         Affaiblis par la réduction de leur périmètre et de leurs budgets, les services publics ont cependant dû faire face « au développement des inégalités, de l’exclusion de la pauvreté », explique le rapport. « Les personnes “exclues” sont apparues massivement dans les services publics : non seulement aux guichets des services sociaux et des organismes de logement, mais également dans les services de santé, d’éducation, dans la justice, etc., tous sont confrontés à la multiplication de situations d’urgence. »       Et beaucoup d’administrations n’ont pas les moyens de faire face à l’afflux de demandes. 

« Confrontés à l’essor de la pauvreté, les services publics, en particulier sociaux, ont tenté de faire face à l’afflux des demandes en développant le traitement de masse de dossiers, explique le rapport. La standardisation des modes de traitement des demandes de prestation d’allocations ou de pensions, alliée au souci de performance des différents opérateurs évalués à partir d’objectifs quantifiables et statistiques, fait obstacle au traitement individualisé des dossiers. Or les situations individuelles des personnes les plus précaires, qui constituent des cas d’urgence majeurs, sont souvent complexes. »      Le rapport cite particulièrement l’exemple « des réformes successives des régimes de retraite mises en œuvre à partir de 1993. Les évolutions législatives se sont enchaînées à un rythme soutenu. Elles ont systématiquement entraîné une augmentation du nombre de départs à la retraite et des demandes de pension que de nombreux organismes n’ont pas été en mesure de gérer dans des délais raisonnables (…). Des personnes assurées sont ainsi restées dans l’attente de la liquidation effective de leur avantage vieillesse plusieurs mois après leur cessation d’activité, ce qui, pour celles à revenus modestes, a pu poser des difficultés insurmontables ».        Le rapport du Défenseur des droits s’inquiète également d’une « répartition géographique des services publics décorrélée des besoins des usagers »« Derrière la logique budgétaire et le souci de rationalisation qui conduisent à la fermeture de guichets de services publics dont dépend l’accès aux droits des personnes les plus précaires, se profilent de nombreuses situations individuelles », prévient-il...."  _______________________        

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Le nouveau truc de Trump

Publié le par Jean-Etienne ZEN

      Super Man!                                                                                                                                                                                        On se souvient qui avait appelé "machin" l'organisation  onusienne. Pour en souligner la lourdeur, l'inefficacité, les dysfonctionnements, les failles. A l'instar de la SDN sortie tout droit du chapeau de l'idéaliste Wilson, après la guerre de 14, si meurtrière.                                                                                                           Le débat se poursuit toujours concernant notamment le droit de véto qui ne revient qu'à quelques anciens vainqueurs. La situation est bloquée. Si l'institution peine à neutraliser ou à retarder des conflits, elle peut parfois encore tout de même assurer pour un temps un équilibre sur le terrain, même s'il est fragile. Le conflit rwandais ne fut pas le meilleur exemple, les terribles affrontements soudanais toujours en cours montrent son impuissance relative ou totale, au milieu de certains succès. Combien de résolutions non respectées à l'égard d'Israël depuis des années? 

        Trump, qui des idées sur tout et qui rêve de prix Nobel, veut faire mieux, de sa propre initiative et moyennant finance, of course... Il sera le parrain incontesté d'une nouvelle organisation aux contours encore flous.    Au revoir l'ONU, bonjour le Conseil de la Paix! On est mieux entre soi...surtout quand on est déjà d'accord sur quelques principes, notamment sur l'avenir de Gaza. Une banque de copains, un projet bénéfique pour toujours!                                                                                                                                          Bon, on commence modestement, mais le projet ne pourra que grandir, pense-t-il.... "

 

 

En roi du monde, Donald Trump, assis derrière une table, dix-neuf président·es et chef·fes de gouvernement debout derrière lui. Le président des États-Unis brandit la charte de son Conseil de la paix, signée de son énorme paraphe. Il est en majesté, tout à son importance. Des applaudissements saluent son nouvel exploit.  Ainsi voulait-il apparaître pendant la cérémonie de lancement, en marge du sommet de Davos, de cet étrange organisme décidé par lui et dont la charte n’a été divulguée que la semaine dernière. Personne, à ce jour, ne sait combien d’États, exactement, y adhèrent, ni ce qu’il fera précisément. Mais qu’importe, aux yeux du locataire de la Maison-Blanche, il assoit encore un peu plus son hégémonie sur les affaires de la planète.  Une fois de plus, Donald Trump a fait son show lors d’un discours d’une vingtaine de minutes, assurant que le monde est « plus riche, plus sûr et bien plus en paix qu’il y a un an », soit avant son investiture, répétant qu’il a, à lui seul, arrêté « huit guerres ». (!) Il a encore affirmé que ce Conseil de la paix serait « l’un des organismes les plus influents jamais créés dans l’histoire du monde », ce qui a confirmé en creux son ambition de concurrencer les Nations unies. Qui n’ont pas su utiliser leur « formidable potentiel », mais avec lesquelles le Conseil de la paix pourra travailler de conserve.   ____ La charte indique aussi que Donald Trump, qui en prend la tête et siège comme représentant des États-Unis, jouit d’un mandat à vie : « Le remplacement du président ne peut avoir lieu qu’à la suite d’une démission volontaire ou en raison d’une incapacité, telle que déterminée par un vote unanime du comité exécutif. » Et dispose de tous les pouvoirs : « Le conseil d’administration est sélectionné par le président et se compose de dirigeants d’envergure mondiale. »    C’est Trump, encore, qui décide de la vie ou de la mort de cet organisme entièrement à sa main : « Le Conseil de la paix est dissous lorsque le président le juge nécessaire ou approprié. »      Donald Trump a lancé les invitations, une soixantaine : un siège permanent contre 1 milliard de dollars en liquide, ou un siège pour trois ans pour les plus avares. Comme pour attirer le chaland, Washington a assuré la veille du lancement, mercredi 21 janvier, que Vladimir Poutine avait accepté, alors que le Kremlin indiquait, lui, qu’il étudiait les tenants et les aboutissants.    Sven Kühn von Burgsdorff, représentant de l’Union européenne dans les territoires palestiniens de 2020 à 2023, est cinglant : « Seuls peuvent y adhérer les chefs d’État de troisième rang, qui sympathisent avec le populisme et l’approche idéologique de Trump, qui espèrent tirer des bénéfices politiques et économiques de la part de Trump. Franchement, c’est une tentative tout à fait mégalomaniaque et narcissique de Trump. Il imagine pouvoir faire concurrence aux Nations unies. Ça ne va pas marcher....» 

 

 

 

 

           Demain, sûrement, la colombe de la paix, descendra définitivement sur le pauvre monde. Ainsi se réalisera le projet de Paix perpétuelle envisagée par Kant. Avec l'aide de son ami Dieu, qu'il connaît si bien...

     Alleluia!

 


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