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Touche pas à mon Europe!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Un tabou?

          Dans la tourmente,

   Il y a du rififi entre Scholz et Macron. Les relations tendent à se dégrader, en tout cas se distendent. C'est visible. Pas seulement sur la question de l'Ukraine, qui met la vieille solidarité à l'épreuve, mais aussi dans le domaine des politiques industrielles et commerciales qui se modifient profondément à l'échelle mondiale, exacerbant les divergences. Et l'Union semble vaciller, se cherchant de nouvelles voies, tout en s'accrochant aux anciens principes. Les critiques ne manquent pas, même parfois de la part de certains de ses plus adents défenseurs à Bruxelles.                                                                                                                                                                                            Les négociations en cours dans l'opposition se heurtent sur la question de l'Europe. Non pas sur le principe de l'intégration en elle-même, qui ne fait pas problème, mais sur les modes de fonctionnement et notamment la ligne néolibérale suivie par Bruxelles.  Ce ne serait pas la première fois qu'un certain nombre de dogmes seraient contestés, depuis De Gaulle, P. Seguin, JP Chevènement et les nombreux opposants au traité de Maastricht si contesté. Même J. Delors n'a pas ménagé des critiques, reconnaissant pudiquement des "erreurs"... Adhérer à l'Europe peut se comprendre de bien des manières: il y a les dévots inconditionnels et les critiques légitimes d'une institution qui n'a pas jusqu'ici toujours tenu ses promesses. Oui à l'Europe, mais quelle Europe? toujours en gestation en s'élargissant...  L'unanimité n'est pas au rendez-vous entre les minimalistes, adorateurs du libre marché et les fédéralistes, attendant  un problématique (ou fantomatique) Etat unique au détriment des souverainetés nationales destinées à s'effacer pleinement.. Sans aller jusqu'à un frexit, une prise de distance par rapport au carcan juridique de Bruxelles est possible et nécessaire, comme une distance par rapport à l'hégémonie de fait de l'Allemagne


                                             __ Il y a bien des choses à modifier dans la gestion européenne. C'est un fédéraliste convaincu qui le dit, en dénonçant ses failles et ses tares, mais sans remette en question l'idéologie qui sous-tend la construction, l'arrimage atlantiste originaire. __ Emmanuel Macron dénonçait (sur Europe 1) “cette Europe ultralibérale”“qui ne permet plus aux classes moyennes de bien vivre”L'UE n'est pas un club où le libre marché est la loi suprême. __L'idéal des fondateurs était un peu plus ambitieux. Les institutions européennes sont un chantier, qu'il importe de faire évoluer sans tabou, les citoyens devant être partie prenante dans ce chantier permanent. Dire que l'Europe tourne rond serait mentir. Son autonomie par rapport à l'oncle Sam fait encore largement problème. Il est temps de redynamiser, de réinventer des institutions à bout de souffle.   J. Delors est lui-même aujourd'hui moins en phase avec lui et avec la ligne de la Commission, du moins en parole: "Je refuse une Europe qui ne serait qu'un marché, une zone de libre-échange sans âme, sans conscience, sans volonté politique, sans dimension sociale. Si c'est vers ça qu'on va, je lance un cri d'alarme...  Le modèle économique européen doit se fonder sur trois principes : la concurrence qui stimule, la coopération qui renforce et la solidarité qui unit."... disait-il...Mais la réalité est loin des déclarations d'intention. La concurrence (libre et faussée!) fonctionne bien, merci!. Manquent les deux derniers principes... Y'a encore du boulot!                                                                                                                                    On ne s'étonnera pas donc qu'aujourd'hui on remette le projet sur le chantier..  Mais jusqu'où?...           ____ Wait and see... __________________

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Billet du dimanche

Publié le par Jean-Etienne ZEN

__   Echec

__ Corruption

__ Verrouillage

__ Dilemme

 

__ Capitulation

 

__ Drug Nation                

__ Un bon relai

__ La protégée

__   Code noir  >>

__ "Révolutions" en cours

__ En attendant Lapid?

__ Soupçons permanents

__ Influenceurs chinois

__ A l'ombre de la race

__La voix de  Moscou

__ Journaliste "atypique"

__ Deutshe Banhn: nicht pünklich!

             _____ Redresser la France? (libre propos) __________

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Justice à l'américaine

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Notre bon La fontaine ne manquait pas de clairvoyance et voyait plus loin que son temps.

 

                   Un hors-la-loi non exclu de la course à la présidentielle. Aux USA, si vous êtes  arrêtés pour quelques grammes de shit, vous l'êtes sans ménagement et incarcérés parfois sans jugement;      Mais si vous volez à très grande échelle et suscitez une révolte contre le Capitole, si vous mettez l'Etat en danger, vous pouvez attendre... Cela laisse sans voix. Edifiant! A plus d'un titre...                      Malgré quelques grands principes. Alors que le système pénitentiaire est ce qu'il est, qu'on emprisonne plus qu'en Chine. Souvent au nom de la rentabilité.                                          Les contradictions et les paradoxes ne manquent pas:                                                                         

       " Le système de justice américain repose sur plusieurs paradoxes. Les États-Unis ont été le premier pays, il y a cela 200 ans, à se doter d'une chartre des droits. Ils ont été aussi le premier pays à mettre fin à la torture et autres châtiments corporels comme base du système de justice. Croyant à la possibilité de réformer et de rééduquer les criminels et délinquants, ils ont inventé au début du 19e siècle le système pénitentiaire moderne. Si le système judiciaire américain a longtemps servi de modèle dans le monde, il en va différemment aujourd'hui.  Le système politique américain s'est développé à l'origine autour des principes d'une justice égale et impartiale pour tous. Par conséquent, le système cherchait au début plus à réhabiliter qu'à punir les délinquants. Toutefois, ces nobles idéaux ont été depuis longtemps oubliés.  Avec plus de 2,4 millions de personnes incarcérées, les États-Unis se classent au premier rang mondial, loin devant la Chine. Cette dernière, qui a quatre fois plus d'habitants que les États-Unis, arrive au 2e rang avec une population carcérale de 1,6 million. En fait, la population carcérale américaine s'est accrue de 700 % depuis 1970, alors que la population totale du pays ne faisait que doubler.                                                                                  La croissance de la population criminelle est moins due à une croissance des actes criminels qu'à la mise en place de nouvelles normes dans l'application des lois. Une nouvelle culture judiciaire a ainsi émergé, qui privilégie l'incarcération à toute autre politique comme moyen de lutter contre la criminalité. Ainsi, plus de 50 % des cas d'arrestation et de condamnation sont liés à la possession de drogues illicites. De plus, un grand nombre d'États condamnent automatiquement les délinquants, trouvés coupables d'un troisième délit, même mineur, à une peine d'au moins 25 ans de prison.   Trop souvent, la justice américaine perpétue l'inégalité au lieu d'assurer la justice. Ainsi, les immigrants illégaux reconnus coupables de crimes sont soumis à des peines plus dures que les citoyens américains. De même, les Afro-américains, qui ne représentent que 13 % de la population américaine, sont arrêtés trois fois plus souvent que les Blancs pour possession de marijuana, en dépit de l'absence d'écart dans la consommation de cette drogue. Les Afro-américains représentent ensuite 55 % des personnes condamnées et 74 % des personnes emprisonnées pour ce délit. En ce qui concerne les femmes emprisonnées, le nombre a quadruplé depuis 1985. Quarante pour cent de ces dernières sont emprisonnées pour avoir consommé illégalement des médicaments. La plus forte augmentation touche les femmes afro-américaines qui sont emprisonnées huit fois plus souvent que les femmes blanches.  Par ailleurs, les États-Unis sont le seul pays avec la Somalie à avoir refusé de signer la convention des Nations Unies sur les droits des enfants qui exclut la possibilité de condamner des enfants à des peines à perpétuité sans possibilité de libération. Ainsi, il y a présentement plus de 2400 prisonniers qui sont incarcérés à perpétuité dans les prisons américaines pour avoir commis des crimes alors qu'ils avaient moins de 18 ans.                            Des enfants, aussi jeunes que 10 ou 11 ans, sont périodiquement jugés comme adultes dans plusieurs États. Cela est particulièrement vrai lorsqu'ils sont accusés d'avoir commis un meurtre. Ainsi, un jeune garçon de 11 ans du comté de Marion en Indiana a été arrêté pour meurtre après avoir tué son jeune frère de six ans le 30 juin dernier. Il a été accusé d'homicide involontaire pour avoir utilisé avec insouciance une arme à feu. Il risque ainsi d'être condamné à la prison à vie, s'il est reconnu coupable. L'année dernière, un jeune garçon de 12 ans qui était accusé de meurtre dans le comté de Kosciusko, en Indiana, a plaidé coupable à un crime moins grave. Il a vu ainsi sa peine réduite à 25 ans ferme de prison.                                 C'est au niveau de l'application de la peine de mort que le système judiciaire américain est l'objet de critiques internationales les plus virulentes. En 2010, encore 54 personnes y ont été exécutées. Or, des études récentes démontrent que le taux d'erreur judiciaire est très élevé. Cinquante-deux pour cent des personnes condamnées à mort dans les 34 États américains qui permettent de telle condamnation l'ont été lors de procès comportant de graves erreurs judiciaires. L'an dernier, plus de 200 personnes aux États-Unis ont vu leur condamnation annulée grâce à des tests d'ADN. Dans les trois quarts des cas, les personnes avaient été condamnées à partir de témoignages oculaires erronés. Cette situation a amené en février dernier le gouverneur Ryan de l'Illinois à suspendre temporairement toutes les exécutions dans son État.  Entre 1980 et 2006, les dépenses des États américains pour le maintien des prisons sont passées de 7 milliards $ à 53 milliards $, sans compter les 16 milliards $ dépensés par le fédéral. En 2008, ces mêmes États dépensaient comparativement 158 milliards $ pour l'éducation supérieure et 25 milliards $ en assistance publique.                                                                                      Décidément, le système pénitentiaire représente une véritable industrie. D'ailleurs, le nombre de prisons privées, autorisées depuis 1984, ne cesse de s'accroître. En 2010, 129 000 personnes, soit 7,4 % des personnes incarcérées, étaient détenues dans de tels centres dont les budgets atteignaient les 3 milliards $. Ironiquement, les subventions aux programmes de réhabilitation connaissaient entre-temps une baisse importante. Le système judicaire américain semble faire intrinsèquement partie du système capitaliste où la première règle est la rentabilité et le profit."                        _____________________

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Nouvelle révolte des canuts?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Casser les outils

           Quand on lit certains propositions de services américains au sujet de  réactions  possibles et attendues de certaines couches de la population active vis à vis de certains effets de l'IA et de ses avatars, concernant notamment  des pertes rapides et massives d'emplois dans divers secteurs, on ne peut ne pas penser à la Révolte des canuts en France, en 1831.    L'introduction rapide de machines à tisser à Lyon provoqua des réactions violentes des ouvriers au travail manuel complexe, qui se trouvèrent dépossédés rapidement de leurs activités spécialisées par les machines Jacquart, les transformant rapidement en des chômeurs en colère.                     On peut parler aussi d'une fronde américaine. Les data centers sont particulièrement visés.  Le doute et l'incertitude commencent à s'installer...     


                                                                       Ce sont certains services US qui envisagent et redoutent, à plus grande échelle, un phénomène semblable dans certains secteurs économiques où les outils numériques complexes et la robotisation galopante pourraient produire un vent de révolte inédit, au vu de leurs exclusions potentielles et de dysfonctionnements non prévus. Déjà des mouvement ont eu lieu dans certains secteurs, même dans le monde du cinéma à Hollywood. Certains, dans de nombreux secteurs, même de pointe, se sentent dépossédés de leur tâche, et cela à une vitesse grandissante, anticipant un avenir encore plus inquiétant. Il n'y aura pas que de l'accompagnement...                                        "  Le développement des intelligences artificielles bouleverse le domaine de la création de contenu. Le rôle des journalistes et rédacteurices évoluent en raison de logiciels qui rédigent des articles et même analysent l’actualité. Les graphistes et illustrateurices sont d’autres métiers que l’IA menace. Ces spécialistes du visuel font face à des outils qui permettent de générer des images en quelques secondes, impactant ainsi leur travail qui demande plus de temps. Dans le secteur de la musique et du montage vidéo, les logiciels assistés par intelligence artificielle sont capables de créer des compositions musicales et d’éditer des vidéos avec une facilité grandissante. Néanmoins, cette technologie peut se révéler être une aide intéressante, car elle peut donner des idées, proposer des axes et ainsi produire du contenu plus pertinent et percutant. Toutefois, rappelons que ces professionnel∙les possèdent chacun∙e « une plume » ou « un coup de patte », c’est-à-dire leur marque créative personnelle qui font d’eux/elles un∙e spécialiste dans leur domaine. C’est ce qui est reproché à l’IA : le manque d’âme, le fait ne de pas ressentir d’émotions...."                                                                                                                          On peut passer de la crainte réelle ou fantasmée à la révolte possible, avec des risques encore peu prévisibles? C'est ce que soulignent des services US plutôt alarmistes. "...Des rapports et documents élaborés par plusieurs services fédéraux et locaux, dont le département de la Sécurité intérieure et le FBI, indiquent que l’administration Trump s’attend à faire face à une opposition croissante aux projets de construction de centres de données 1.En particulier, un rapport du Bureau du renseignement et de la lutte contre le terrorisme de New York alerte : « l’atmosphère chaotique qui pourrait résulter de l’émergence des technologies d’IA au cours des cinq prochaines années pourrait alimenter des manifestations à grande échelle qui dégénéreraient en troubles civils et en activités extrémistes violentes anti-technologie ».La formulation « anti-technologie », utilisée pour désigner des activistes qui s’opposent notamment aux projets de construction de centres de données, n’a jamais été publiquement utilisée par les services de renseignement américains..."                                                                                                                                 Il y aurait donc urgence à réglementer. Des dérives sont déjà là, pas seulement en Chine. Mais quelles instantes régulatrices, étant donnée l'ampleur du problème qui nous attend?                                                                                     L’IA de frontière [modèle d’IA parmi les plus performants actuellement] comporte des risques que des chercheurs de premier plan décrivent en des termes catastrophiques, notamment la perte de contrôle humain et l’émergence de systèmes « dévoyés » agissant contre les intérêts humains. Dans un tel profil de risque, l’autolimitation volontaire est fragile. Il existe aussi une voie de traverse séduisante, mais incapable de résoudre le problème. De nombreux commentateurs voient dans le statut de public benefit corporation une solution de gouvernance. Ces statuts remplacent souvent des obligations permissives – « peut » (en anglais, may) – par des obligations impératives – « doit » (en anglais, shall).

 

Pourtant, la mission vit ou meurt avec la nomination des administrateurs, et les actionnaires conservent ce levier. Les dirigeants peuvent bénéficier d’un refuge juridique leur permettant d’arbitrer entre différents intérêts, mais les conseils d’administration continuent de privilégier la croissance. La réalisation de la mission dépend alors de l’altruisme discrétionnaire des fondateurs ou des mandataires élus par les actionnaires.  Il faut donc passer de la confiance à une conception institutionnelle réellement contraignante. Créons des laboratoires à but non lucratif financés par les pouvoirs publics, mais clairement séparés du pouvoir d’Etat. Plaçons dans leurs conseils de véritables administrateurs indépendants ou des gardiens dédiés de la mission – comme Ben & Jerry’s l’avait fait avant que sa société mère, The Magnum Company, ne défasse ce dispositif – et fermons les canaux par lesquels les financeurs peuvent faire primer leurs intérêts sur la mission.   Limitons l’accès aux intrants de frontière, tels que les puces haut de gamme et les capacités de calcul, au-delà de seuils définis, et imposons des environnements de cybersécurité confinés pour les prototypes d’IA générale jusqu’à ce qu’ils aient fait leurs preuves en conditions de quarantaine...."                                    Il est urgent de ne pas attendre...  ______________

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Le grand basculement?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Un séisme (Brèves notes de lectures.  Surtout des questions...)

      Stupeur et interrogations

            Un pari risqué et périlleux,  un coup de dé sans vision.... Quoique.

                 Nouvelle donne. Ça passe ou ça casse....Jouer avec le feu?

                           Et après?

                               

 

 

Fin du macronisme?

                   Pour un "front populaire"?

                   "....L’annonce d’Emmanuel Macron a bouleversé tous les plans des partis de gauche qui, en faisant le choix d’avancer séparément à ces élections européennes, sont arrivés logiquement après le mouvement d’extrême droite et la majorité présidentielle – Les Écologistes ont même poussé un immense soupir de soulagement en franchissant in extremis la barre des 5 % leur permettant de faire élire des eurodéputé·es.   Les Insoumis ont souligné en début de soirée que « l’après-Macron » avait commencé – avec les 14,5 % de suffrages exprimés en faveur de Valérie Hayer, le pouvoir « n’a plus la légitimité de poursuivre sa politique », a déclaré Manon Aubry, tête de liste de La France insoumise (LFI). Le mouvement se félicite par ailleurs d’avoir amélioré son résultat de 2019 (6,5 %), pour un score à deux chiffres (10 %). Mais ces considérations ont fait long feu après la décision du chef de l’État. Avec la percée inédite du RN, l’éventualité d’une cohabitation avec Marine Le Pen n’a échappé à personne.   Lors d’une première prise de parole au QG de LFI dans le XIXarrondissement de Paris, Jean-Luc Mélenchon a pourtant tenté de faire bonne figure : « Quand on est Insoumise ou Insoumis, on ne craint pas le peuple, c’est le contraire, on a confiance en lui », a-t-il déclaré pour galvaniser ses troupes. Mais la dissolution intervient au pire moment pour la gauche dans son ensemble : après des mois de divisions exacerbées par la campagne des européennes. L’ancien socialiste a ainsi critiqué le refus des Écologistes de faire liste commune, et le choix fait par tous de rompre l’accord de la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale (Nupes) : « Je ne peux manquer de souligner la responsabilité désastreuse de ceux qui nous ont empêchés d’entrer unis dans cette bataille pour disputer au RN la tête du résultat. Ceci s’est passé sous vos yeux. »   _____La nouvelle page qui s’ouvre est-elle celle d’un nouvel accord d’appareils pour présenter des candidatures uniques à gauche ? La tâche est immense et les tensions de ces dernières semaines n’augurent pas d’un scénario facile – tout va se jouer dans les prochaines heures, alors que l’élection est dans seulement vingt jours. Jean-Luc Mélenchon a rappelé que la Nupes était arrivée en tête du premier tour des législatives de 2022 : « Nous pouvons le gagner de nouveau, si nous sommes capables de comprendre que la France n’attend pas des embrouilles, des bavardages et des alliances qu’on trahit à la première occasion », a-t-il lancé.                                                                                                          Mais le fossé s’est tellement creusé entre LFI et Raphaël Glucksmann, décrit comme le signe d’un « retour du hollandisme », que l’hypothèse d’une nouvelle alliance est improbable. Interrogé sur son souhait de rassembler toute la gauche en front commun contre l’extrême droite, Raphaël Glucksmann a esquivé, sur BFMTV. Insistant sur sa ligne « sans calomnies, ni violence, ni outrances », la tête de liste PS-Place publique a pris en exemple les Pays-Bas où « l’alliance de la social-démocratie et de l’écologie est arrivée en tête contre tous les pronostics », semblant exclure de fait la formation politique de Jean-Luc Mélenchon.                                                    François Ruffin appelle pour sa part plus clairement à un « front populaire », semblant prendre la main sur une démarche rassembleuse : « Insoumis, communistes, socialistes, Écologistes. Unis. Pour éviter le pire, pour gagner. » La balle a été saisie au bond par Benoît Hamon, favorable à ce « front populaire aux législatives »....               ___________________

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Le poulet français bat de l'aile

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Est-ce ainsi que les poulets vivent?

                                                   Et que les hommes se nourrissent..

      La malbouffe est aujourd'hui pas chère, dans le  marécage alimentaire qui nous est proposé, quand on est pressé ou fauché comme un étudiant. Il faut bien survivre. Tout le monde ne peut s'offrir un poulet de Bresse, élevé comme un prince.                        Du côté de la majorité des poulets pas chers, c'est le plus souvent la folie.   Une malbouffe pas comme les autres, bien adaptée aux tout petits budgets.     Vive la concurrence internationale!   Mais pas de quoi faire ripaille....   


                                                   " ...Pour répondre à l’appétit grandissant pour la viande de poulet en Europe, la Pologne a tout misé sur les élevages intensifs, qui alimentent notamment la France. Mais près de la moitié des poulaillers industriels du pays exerceraient sans autorisation, selon une récente enquête du média The Bureau of Investigative Journalism. Des méga-fermes fantômes, qui font peser une menace sanitaire et environnementale sur l’ensemble des consommateur·ices du continent.                                                                                                              Master Poulet, Chicken Street, Tasty Crousty… Depuis quelques années, les chaînes de fast-food spécialisées dans le poulet se déploient à toute vitesse dans les grandes villes. La recette de leur succès ? Des pilons rôtis ou des « tenders » (bâtonnets) frits vendus seulement quelques euros, et promus par une myriade de vidéos sur les réseaux sociaux.              

 

     Un élément reste cependant bien mystérieux : l’origine de la viande utilisée par ces enseignes. Interrogé récemment sur le sujet, le dirigeant de Master Poulet, qui compte une cinquantaine de points de vente en France, avoue que sa volaille « vient principalement de Pologne et d'Espagne », sans plus de précisions. Voilà quelques années que le poulet consommé en France est en effet majoritairement importé, principalement de Pologne. Le pays en a livré pas moins de 648 540 tonnes en 2025, selon les données des douanes françaises compilées par Disclose. Entier ou désossé, frais ou congelé, vivant ou mort, le poulet polonais est acheminé en France par camion, sous toutes ses formes.       
               Face à la hausse de la demande, le nombre d’élevages intensifs se multiplie dans le pays, dans la plus grande opacité. Une enquête publiée en mars dernier par le média britannique The Bureau of Investigative Journalism révèle que près de la moitié des poulaillers industriels de Pologne exercent sans autorisation administrative. Ils ne sont, de fait, jamais contrôlés par les services sanitaires, ni par les inspecteur·ices de l’environnement.                                                                                                                         Des bactéries mortelles pour les humain·es.
Janek fait partie des victimes de ce défaut de surveillance. Alors qu’il est âgé de 11 mois, le nourrisson qui vit à Czepielin, un village de l’est de la Pologne, est touché par un mal soudain. « Au départ, le médecin nous a rassuré·es en nous disant que ce n'était qu'un mal de gorge », témoigne sa mère. Mais l’état de Janek se dégrade rapidement. Sa peau devient jaune, la fièvre monte en flèche et les vomissements ne s’arrêtent plus. Le bébé frôle la mort.    
       D’autres enfants du village sont frappés par les mêmes troubles. Devant l’inaction des autorités, les habitant·es mènent l’enquête. Ils apprennent qu’en trois ans, leur eau potable a été contaminée à huit reprises par des bactéries E. coli, des coliformes et des entérocoques. Autant de pathogènes causant des troubles digestifs ou cardiaques, qui peuvent s’avérer mortels. Très vite, les habitant·es suspectent un élevage avicole géant, qui borde le captage d’eau du village, d’être à l’origine de la pollution. Après avoir alerté l’administration locale, les villageois·es découvrent que l’élevage a multiplié les infractions : il ne disposait d’aucun permis de rejets de polluants, ni de captage d’eau ou d’épandage. Et alors qu’il était censé accueillir au maximum 70 000 volailles, il en a hébergé jusqu’à 120 000.                                                             Le cas de cette méga-ferme est loin d’être isolé. En Pologne, près de la moitié des élevages industriels de poulet ne disposent d’aucun permis de rejets de polluants, d’après l’enquête du Bureau of Investigative Journalism. La faute à un empilement d’administrations, régionales et nationales, qui estiment que l’identification des fermes non-enregistrées « ne fait pas partie de leurs missions », comme l’explique un fonctionnaire. Une faille administrative aux conséquences dramatiques : aucune inspection n’est menée dans ces fermes fantômes. De quoi mettre en danger les riverain·es, comme le petit Janek, mais aussi les consommateur·ices finaux·ales de poulet.                                                      
­ En France aussi, des élevages hors de contrôle.
    Car, et c’est là une autre spécificité des méga-fermes polonaises, les animaux y reçoivent des doses d’antibiotiques particulièrement élevées. Selon le Bureau of Investigative Journalism, un poulet polonais est traité en moyenne pendant la moitié de ses six semain
es de vie. La Pologne est, de fait, le troisième pays d’Europe qui recourt le plus à ce type de médicaments dans l’agriculture, derrière l’Espagne et Chypre. Administrés pour éviter la prolifération de maladies, les antibiotiques rendent les bactéries toujours plus résistantes aux médicaments, autant chez les animaux que pour les humains qui les côtoient ou qui les mangent. Une « antibiorésistance » que l’Organisation mondiale de la santé considère comme l'une des principales menaces sanitaires pour l'humanité.   
­     Est-ce à dire que le poulet élevé en France est plus vertueux que son voisin polonais ? Pas forcément. Si la quantité d’antibiotiques utilisée y est quatre fois plus faible qu’en Pologne, les élevages français ne sont pas épargnés par les problèmes sanitaires. À commencer par la grippe aviaire, dont plus de 100 foyers ont été identifiés ces derniers mois, faisant de la France le deuxième pays le plus touché en Europe. Favorisée par la concentration des animaux, la désormais célèbre « grippe A » est transmissible aux humains.
­  Autre entaille dans la communication bien huilée du lobby français de la volaille : la souffrance animale. En 2024, plus de la moitié des contrôles du ministère de l’agriculture dans les poulaillers industriels ont détecté des « non-conformités » en matière de bien-être animal. Et encore, ces chiffres ne concernent que les élevages inspectés cette année-là par les autorités. Soit 0,03 % du total des poulaillers, selon les données compilées par Disclose. Qu’elles soient en Pologne ou en France, les méga-fermes mettent en danger le vivant dans son ensemble. À contre-courant, le projet de loi d’urgence agricole, présenté il y a quelques jours par le gouvernement, veut faciliter leur agrandissement au nom de la « souveraineté alimentaire ».                       Lire l’enquête du Bureau of Investigative Journalism [en anglais] [Merci à Disclose]        ___________________________  
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Histoire et mémoire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Restaurer la mémoire

                      Pour nous les oublieux. Surtout en cette période de bascule possible, dangereuse, pouvant être durable. Avons-nous encore gardé quelque traces de cette période où dominaient en Europe des forces dont nous disions qu'elles ne devaient plus revenir pour que soient sauvés les idéaux démocratiques? Revenir aux "leçons" de l'histoire, comme on dit... Certes, l'histoire ne se répète pas et ne donne pas en soi des leçons, mais, des faits passés et analogues, on peut tirer des raisons de comprendre et d'agir. Si on est assez informé et apte à établir des comparaisons et à agir en conséquence. Savoir qu'un pouvoir qui se veut absolu ne dure pas, par exemple, permet de se donner des raisons d'espérer et d'agir pour sa chute anticipée. Remarquer que toutes les périodes de crises aiguës, politiques et/ou économiques font le lit des extrémistes donne le courage de combattre la vraie cause de passions parfois destructrices. Bien connaître les causes et les effets de gouvernements d'extrême droite donne des raisons de les éviter et/ou de les combattre. 


                                                                                                       La mémoire, surtout historique, collective, est donc essentielle à entretenir, à exercer, à enseigner, comme disait déjà à son époque et à sa manière Lavisse, principal initiateur en la matière. Mais depuis, les choses se sont complexifiées. " ...L'histoire contemporaine  qui prend explicitement la mémoire pour objet propose sans doute, en France tout au moins, l’approche dominante. Pour rendre visible la mémoire et donc l’étudier, elle prend pour objet ce qu’elle appelle les « vecteurs des mémoires », ces choses qui stabilisent et donnent à voir tel récit ou telle vision du passé : les monuments, les commémorations, les médias ou encore les manuels scolaires, pour donner quelques exemples. Cette manière de saisir la mémoire et de l’étudier a donné lieu à de nombreux travaux, l’ouvrage collectif Les Lieux de mémoire, dirigé par Pierre Nora en est peut-être l’exemple le plus connu. Cette manière de cerner la mémoire a aussi été débattue dès le début des années 1980 : ces vecteurs de mémoire cristallisent-ils un souvenir dominant déjà présent dans la société de manière diffuse ou, à l’inverse, ont-ils pour vocation de produire une mémoire partagée par le plus grand nombre ce qu’elle n’est pas, a priori, avant l’institutionnalisation de tel ou tel monument, mémorial ou encore journée commémorative ? Quelle que soit la manière de trancher cette question, cette approche définit davantage la mémoire collective comme un contenu : c’est ce qui est raconté qui est au cœur de l’analyse. Ces études historiennes de la mémoire sont donc toujours en même temps une réflexion des historiens sur eux-mêmes et sur l’évolution des manières de dire et faire l’histoire dans la société contemporaine..."                                              Pour que ce soit opérant, encore faut-il que l'histoire s'inscrive dans un projet de  citoyenneté. Entre excès et faiblesse de mémoire, la voie est à trouver... Contre la vague qui monte en Europe, le rappel de l'histoire si récente sera-t-il suffisant?....     _________________

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Electricité à gogo?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

         Ça aurait pu... et ça pourrait                                                                                                                                             En 2007, les dés étaient jetés. Sous la houlette libérale de Bruxelles, la gestion de Edf basculait dans le monde de la privatisation. L'entreprise publique commençait à être taillée en pièces, au grand dam de Marcel Boiteux.    A Barcelone les 15 et 16 mars 2002, le conseil européen, auquel participent le président Jacques Chirac et son Premier ministre Lionel Jospin, entérine la libéralisation de la distribution du gaz et de l’électricité en Europe.  Dès lors, le changement de statut d'EDF devient un objectif politique pour le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, après la réélection de Jacques Chirac à la présidence en 2002. « Un sujet socialement explosif, depuis que le gouvernement, par la voie du ministre de l’économie de l’époque, Nicolas Sarkozy, annonce l’ouverture du capital d’EDF, ses salariés ne cessent de donner de la voix » explique le reportage placé en tête d'article, diffusé le 24 octobre 2005 sur France 2. « Malgré des actions spectaculaires, et des coupures d’électricité... EDF devient une société anonyme [par la loi du 9 août 2004, NDLR], première étape d’une ouverture de capital annoncée aujourd’hui [le 24 octobre 2005,NDLR]/// »                             


             On parlait pudiquement à l'époque d'ouverture du capital. Une privatisation en trompe l'oeil, qui amena des situations presque ubuesques, parfois peu compréhensibles.                                                                                                                                     Avec l’intention de « relancer les investissements dans la filière hydroélectrique » et de mettre fin à au contentieux avec la Commission européenne, le Sénat s’apprête à adopter une proposition de loi qui laisserait à l’État la propriété des barrages pour une durée de 70 ans. En contrepartie, Électricité de France (EDF) devra mettre à disposition des entreprises purement privées au moins 40 % des capacités de production. Au nom du dogme de la « concurrence », cette solution sera très défavorable aux consommateurs, avec un prix de marché complètement déconnecté du coût réel. Le droit européen permet pourtant une autre solution, avec une exploitation des barrages en « quasi-régie » par une véritable entreprise publique, alors qu’EDF relève désormais du droit commercial..."                ______________

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Histoire et mémoire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Restaurer la mémoire

                      Pour nous les oublieux. Surtout en cette période de bascule possible, dangereuse, pouvant être durable. Avons-nous encore gardé quelque traces de cette période où dominaient en Europe des forces dont nous disions qu'elles ne devaient plus revenir pour que soient sauvés les idéaux démocratiques? Revenir aux "leçons" de l'histoire, comme on dit... Certes, l'histoire ne se répète pas et ne donne pas en soi des leçons, mais, des faits passés et analogues, on peut tirer des raisons de comprendre et d'agir. Si on est assez informé et apte à établir des comparaisons et à agir en conséquence. Savoir qu'un pouvoir qui se veut absolu ne dure pas, par exemple, permet de se donner des raisons d'espérer et d'agir pour sa chute anticipée. Remarquer que toutes les périodes de crises aiguës, politiques et/ou économiques font le lit des extrémistes donne le courage de combattre la vraie cause de passions parfois destructrices. Bien connaître les causes et les effets de gouvernements d'extrême droite donne des raisons de les éviter et/ou de les combattre. 


                                                                                                       La mémoire, surtout historique, collective, est donc essentielle à entretenir, à exercer, à enseigner, comme disait déjà à son époque et à sa manière Lavisse, principal initiateur en la matière. Mais depuis, les choses se sont complexifiées. " ...L'histoire contemporaine  qui prend explicitement la mémoire pour objet propose sans doute, en France tout au moins, l’approche dominante. Pour rendre visible la mémoire et donc l’étudier, elle prend pour objet ce qu’elle appelle les « vecteurs des mémoires », ces choses qui stabilisent et donnent à voir tel récit ou telle vision du passé : les monuments, les commémorations, les médias ou encore les manuels scolaires, pour donner quelques exemples. Cette manière de saisir la mémoire et de l’étudier a donné lieu à de nombreux travaux, l’ouvrage collectif Les Lieux de mémoire, dirigé par Pierre Nora en est peut-être l’exemple le plus connu. Cette manière de cerner la mémoire a aussi été débattue dès le début des années 1980 : ces vecteurs de mémoire cristallisent-ils un souvenir dominant déjà présent dans la société de manière diffuse ou, à l’inverse, ont-ils pour vocation de produire une mémoire partagée par le plus grand nombre ce qu’elle n’est pas, a priori, avant l’institutionnalisation de tel ou tel monument, mémorial ou encore journée commémorative ? Quelle que soit la manière de trancher cette question, cette approche définit davantage la mémoire collective comme un contenu : c’est ce qui est raconté qui est au cœur de l’analyse. Ces études historiennes de la mémoire sont donc toujours en même temps une réflexion des historiens sur eux-mêmes et sur l’évolution des manières de dire et faire l’histoire dans la société contemporaine..."                                              Pour que ce soit opérant, encore faut-il que l'histoire s'inscrive dans un projet de  citoyenneté. Entre excès et faiblesse de mémoire, la voie est à trouver... Contre la vague qui monte en Europe, le rappel de l'histoire si récente sera-t-il suffisant?....     _________________

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Larges horizons

Publié le par Jean-Etienne ZEN

  __ Energies: 

                        Symbiose ou compétition? Pour dissiper quelques malentendus

__ Et nos enfants?                                                                                                                                              Une mission fondamentale qui s'érode

__ Une déjà vieille affaire                                                                                                                                        Le passé est souvent prémonitoire

__ Soft Power chinois tik tok                                                                                                                                          Un outil d'influence

__  Et nos enfants? (bis)                                                                                                                                         Mais pas seulement.  Nous voilà avertis. Il est bon d'aller voir sous le capot...

__ Dictionnaires amoureux, en marge du conflit

__ Les (nouvelles) ambigüités de l'IA

__ Guerre de l'information aux USA 

__ L'écologie n'est pas une affaire de bobos   

__ Le climat ne suit pas les humeurs de  Trump

__ Techno-oligarchie en question                                                                                                                                     _ Des tuyaux menacés                                                                                                                                      De toutes sortes 

__ Retour à un Age Moyen?

__ Google: un modèle de recherche disruptif?

__ Ultra_transformation en question

__ IA: ver l'abondance ou la rareté?  

__Chat GPT et la médecine:                                                                                                                                 Une avancée intéressante mais périlleuse 

__ Géopolitique de MBZ, le roitelet                                                                                                                                Des haillons au millions

__ Panique à Tel Aviv ou tensions                                                                                                                             Encore des "détails" à régler

                   ________"...Les derniers développements dans la guerre contre l'Iran sont pour le moins surprenants. Aujourd'hui, le site web Axios (un média américain spécialisé dans le renseignement) a publié un article affirmant que l'Iran accepterait une trêve de 60 jours et que la guerre prendrait fin aux conditions suivantes :

1- Un cessez-le-feu de 60 jours

2- La réouverture du détroit d'Ormuz sans péage
3- La fin de la guerre d'Israël au Liban dans le cadre de l'accord, mais avec une « liberté d'action » pour Israël (c'est-à-dire la poursuite des frappes)
4- Un allègement partiel des sanctions sur le secteur énergétique iranien et le déblocage des avoirs iraniens gelés
5- Le report des discussions sur le programme nucléaire iranien à une date ultérieure (30 à 60 jours).
Bien sûr, tout cela est absurde, une manœuvre des services de renseignement américains pour servir les intérêts de Trump et dissimuler le scandale de la guerre. Premièrement : le détroit d'Ormuz est la plus grande victoire de l'Iran et son arme la plus précieuse. Elle ne renoncera pas à son contrôle sur celui-ci et n'autorisera pas l'imposition de péages (cette question est réglée et non négociable). L'Iran considère le détroit d'Ormuz comme une voie maritime régionale entre l'Iran et Oman, et non comme une question internationale relevant de la compétence américaine. L'Iran a également annoncé un mécanisme de compensation pour les pays ayant soutenu les États-Unis (certains États du Golfe et certains pays européens) en guise de dédommagement pour la guerre. Il s'agit d'une décision stratégique du Guide suprême, irrévocable. Enfin, le programme nucléaire iranien est non négociable. Fruit de 47 années de sanctions, il représente un investissement et des sacrifices considérables, et les Iraniens n'y renonceront en aucun cas. Ce qui est négociable, c'est l'uranium enrichi à 60 %, soit environ 400 kg. Il s'agirait d'une réduction interne, c'est-à-dire d'un arrêt temporaire de l'enrichissement d'uranium (semblable à l'accord de 2015 avec Obama). L'uranium enrichi resterait en Iran, sous l'autorité du Guide suprême, et ne serait ni restitué ni détruit à l'étranger. Trump exige la restitution de la poussière d'uranium, mais l'Iran refuse, car elle constitue un bien public iranien, et les États-Unis ne sont pas en mesure d'imposer des conditions de restitution. Troisièmement, l'Iran rejette catégoriquement la liberté d'action d'Israël au Liban. Il a déclaré qu'il ne saurait y avoir de véritable cessez-le-feu sans la cessation des agressions contre le Liban et a conditionné la réouverture du détroit d'Ormuz à la paix au Liban. En substance, le principe de liberté d'action d'Israël signifie la poursuite de la guerre, et non sa cessation, comme ce fut le cas lors des précédents accords (2024), où les frappes se sont poursuivies et ont conduit à l'intervention de la résistance (2026). Quant aux illusions d'Israël, la résistance libanaise ne faiblira pas ; au contraire, elle se renforcera à chaque attaque. Le Liban n'est pas la Syrie, que l'on peut terroriser par des bombardements et la destruction d'infrastructures civiles. Il existe d'authentiques résistants qui ignorent tout de la sédition et du chaos qu'al-Julani a semés en Syrie, contribuant à son affaiblissement. En bref : l'Amérique a perdu la guerre et n'est pas en mesure d'imposer des conditions de capitulation.Les conséquences de la guerre sont les suivantes : échec du changement de régime, échec de la destruction des programmes nucléaires et balistiques, échec de la destruction de l’axe de la résistance, épuisement des objectifs et affaiblissement des alliés des États-Unis en Europe, en Israël et dans le Golfe. Trump subit des pressions internes (économiques et d’opinion publique) en plus des pressions internationales, ce qui explique ses négociations. Sans ces pressions, il n’aurait tout simplement pas entamé de négociations. Après les frappes iraniennes contre des systèmes américains, les États-Unis ont transféré des systèmes de défense aérienne de Corée du Sud à Israël, affaiblissant ainsi leur position en Asie. Cette situation engendre des vulnérabilités et des pertes accrues pour les États-Unis, notamment dans leur conflit international avec la Chine et la Russie. La guerre a davantage affaibli les États-Unis que l'Iran, et Israël n'a pas réalisé le « Grand Israël » promis par Netanyahu aux zélotes du Likoud. Tout accord, s'il est conclu, constituera une concession américano-israélienne sur des points épineux, tandis que l'Iran en est sorti stratégiquement renforcé, ayant acquis simultanément plusieurs avantages : le contrôle du détroit d'Ormuz, la capacité nucléaire, la levée des sanctions, ainsi que le soutien et la revitalisation des mouvements de résistance. Quant à Trump, il tente de monnayer sa victoire à des fins électorales, mais la réalité est tout autre. Comme toujours, ses adversaires et la presse américaine locale le démasqueront.  "...L'anxiété, la confusion et la colère s'emparent des cercles du pouvoir à Tel-Aviv après le coup dur porté au gouvernement d'occupation par son plus proche allié, Washington. Ces dernières heures ont viré au cauchemar pour Benjamin Netanyahu, qui a longtemps prospéré en attisant les conflits dans la région. Il se retrouve désormais complètement isolé et marginalisé face à l'imminence d'un accord historique entre le président américain Donald Trump et Téhéran, un accord qui menace de mettre fin à la guerre et de briser les illusions d'une élimination du régime iranien. L'état de panique et de confusion qui s'empare de l'entité occupante était manifeste dans l'appel urgent lancé par Netanyahu à une réunion de sécurité de haut niveau, à huis clos, afin de discuter de l'escalade rapide et dangereuse des négociations américano-iraniennes. Des sources bien informées au sein de l'entité ont décrit la situation comme extrêmement préoccupante pour toutes les parties en Israël, car un état de panique et de stupéfaction règne depuis que les dirigeants politiques et militaires ont réalisé que le processus de colonisation s'est enclenché avec force et qu'il est impossible de l'arrêter, ce qui a plongé le système de sécurité dans une confusion extrême par crainte des répercussions de ce changement stratégique. L'armée israélienne est sur le qui-vive, craignant les termes de l'accord. Sur le plan militaire, elle a placé ses forces en état d'alerte maximale, anticipant un effondrement soudain qui pourrait précéder la signature, et se montrant inquiète et consternée par les clauses choquantes qui ont fuité du projet d'accord. L'état-major israélien considère ce projet comme une menace directe pour sa sécurité, d'autant plus qu'il n'impose pas l'arrêt complet de l'enrichissement d'uranium iranien et n'empêche pas Téhéran de poursuivre le développement de son arsenal de missiles balistiques. De plus, la clause explicite exigeant la fin de la guerre au Liban a profondément choqué Netanyahu, contrariant ses plans d'extension et de prolongation du conflit. La Maison Blanche exclut Israël des négociations secrètes Le plus grand scandale, révélé par des sources du renseignement, réside dans le mépris délibéré de l'administration Trump envers Israël et son exclusion quasi totale des négociations secrètes, quelques semaines seulement après le début de la confrontation avec l'Iran. Cette décision américaine décisive est intervenue après que la Maison Blanche a réalisé que les promesses de Netanyahu d'éliminer le régime iranien n'étaient que vaines paroles et slogans inexacts et irréalistes. Washington a donc choisi de le court-circuiter et de traiter l'armée israélienne comme un simple sous-traitant, exécutant des ordres sans avoir voix au chapitre. .." _________________________________
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