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Bidoche business

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Horsegate
____________Un cheval, une alouette...
Un cheval,100gr de boeuf...
__De la mixture constituant la matière première de nombreux produits alimentaires carnés, que savons-nous? Faut-il encore faire confiance aux étiquettes?
Rambrandt : le boeuf écorché
 Un peu de viande, c'est bien, trop de bidoche, ça l'est moins, surtout en né-fastfood.
__Les lobbies de la viande ont encore frappé, mais cela n'étonne plus guère
"L’industrie agroalimentaire fabrique des milliers de tonnes ce qu’elle nomme du "minerai" de viande, en vérité, tous les résidus de productions plus noble : le gras, le collagène, les tendons, les viscères, etc., lesquels sont broyés, hachés, compressés, recomposés puis congelés. Des fabricants utilisent cette ressource peu ragoûtante pour confectionner des plats préparés ou du steak haché dont ils font une publicité attrayante à la télévision ou dans les journaux. Dans laquelle le coq chante, le bœuf hennit, les moutons sont « si mignon ». Mais ce n’est qu’une fable, une illusion. En vérité, la matière première est un mélange assez improbable de matières premières broyées, concassées…  
Le risque est, bien sûr, qu’en cours de route un acteur de la filière introduise de la chair de cheval dans un "minerai" de bœuf. De la viande de chien dans un "minerai" de mouton. Du muscle de chat ou de rat dans un "minerai" de poulet…Personne ne peut déceler l’arnaque – ni à la vue, ni au goût, ni à l’odeur. Le seul moyen de débusquer la fraude consiste à diligenter un contrôleur, un spécialiste qui pratique une analyse ADN des tissus animaux. Ce qui évidemment n’arrive jamais.
  Pour M. Bazot, de QueChoisir, toute l’affaire vient d’une dégradation du contrôle public. «Il y en a assez de cette tendance au désengagement de contrôle des autorités publiques et à confier aux professionnels la maîtrise du contrôle», peste-t-il. «On le voit bien en France, les effectifs des services vétérinaires ne cessent de diminuer», affirme-t-il. «Cela fait plusieurs années que l’on tend à s’aligner sur la logique américaine qui consiste en matière d’hygiène à ne pas suivre les différentes étapes des produits alimentaires et en particulier les viandes et de passer à la fin au karcher, à l’eau de javel, tous les produits alimentaires...»
__La notion de minerai en dit long sur les pratiques industrielles alimentaires. La confiance du consommateur est bien entamée, et la dimension culturelle de l'alimentation est bafouée.
Bref, on produit de la viande à peu près comme on fabrique des bagnoles ...
C'est de la bonne logique purement marchande, une course aux prix les plus bas.
C'est bon pour les pauvres...
La pression financière,  la focalisation sur les coûts, jouent à tous les niveaux.
 Les pratiques mafieuses ne sont pas rares à une certaine échelle, dans certains domaines.
La France gastronomique y perd ses lasagnes... 
  La répression des fraudes a des difficultés à faire son travail 
De plus,"il y un an, au Parlement européen, une mesure instaurant l’étiquetage obligatoire des produits dans les plats cuisinés a été repoussée sous la pression des lobbies agro-alimentaires. Et à cause, aussi, du peu de soutien du gouvernement français…" (C. Lepage)
Dans ce désordre global, seules les  solutions locales doivent à nouveau prévaloir, pour une réelle traçabilité.
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Alep: de deux ou troix choses...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

...Généralement tues ou oubliées
                                                  Et qui se rappellent peu à peu à nous.
            Pleurer sur Alep est légitime, battre sa coulpe jusqu'à l'excès est contre-productif et aveuglant.
    Il y a un temps pour la déploration et un temps pour l'analyse, qui arrive bien tard.
    Car la tragédie syrienne, qui ne sera pas terminée avec la fin des affrontements de Alep-Est, pouvait être évitée. Maintenant, l'arrêt d'une machine devenue folle et aux composantes de plus en plus compliquées et embrouillées va demander un temps peut-être infiniment long et laissera de toutes façons des blessures profondes, dans ce pays où la vie communautaire n'était pas source d'affrontements, malgré l'extrême variété des origines et des croyances. Entité qui porte la marque de l'Occident.
    Après le flot des (des)informations qui ont fait le lit de la confusion, malgré quelques autocritiques tardives, on est aujourd'hui plus à même de discerner une vérité plus complexe que celle que la plupart des médias ont diffusé dans un suivisme sans recul par rapport à la ligne diplomatique officielle du moment et dans un conformisme confondant vis à vis de la voix de son maître du Quai d'Orsay.
Il est temps d'écouter d'autres voix, même si ce doit être toujours avec prudence
     Comme ici dans ce bon débat sur Alep, dans 24 Heures en Questions  sur LCI.
             Certaines réponses et points de vue  peu habituels pour ceux qui ne lisent que le Monde ou Libération avaient déjà été données depuis un moment par un chercheur de Tours, faisant une analyse des véritables enjeux et le bilan de nos erreurs depuis le début, de nos préjugés et de nos parti-pris, Frédéric Pichon, notamment, dans un livre qui a fait peu de bruit mais qui est celui d'un excellent connaisseur de la Syrie, du Levant et du MO en général, où il se rend souvent. Un texte au titre plutôt euphémique, car il est aussi accusateur, notamment à l'égard de la nouvelle diplomatie française qui, déjà sous Sarkozy, a joué le mauvais cheval, aveuglé par ses intérêts à courte vue au Qatar et en Arabie Saoudite.: Pourquoi l'Occident s'est trompé.
    On n'oubliera pas les quelques analyses faites ici pour mieux clarifier des positions simplistes, uniquement moralisantes ou orientées, comme le faisait à sa manière l'Independent.  En n'oubliant pas l'ancien postulat selon lequel la première victime de la guerre est la vérité.
        On peut essayer de s'en approcher en écoutant, avec la prudence critique qui s'impose toujours, d'autres voix..à discuter elles aussi.
                     En se souvenant, comme disait R.Aron, que "Ce n'est jamais la lutte contre le Bien et le Mal, c'est le préférable contre le détestable" ou H.Védrine, que "En fait, ni l'hubris des USA d'aujourd'hui, ni l'ingénuité des Européens, ni l'idéalisme des Français et leur goût persistant pour la grandiloquence ne fonctionnent vraiment."
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Europe-USA: servitude volontaire?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(Il y a peu..)
2015: début du Grand Marché Transatlantique_______
____________________________________________________________________________________________(Billet du mercredi)
____________ En 1997, Zbigniew Brzezinski écrivait : « Pour l’Amérique, les enjeux géostratégiques sur le continent eurasien sont énormes. Plus précieuse encore que la relation avec l’archipel japonais, l’Alliance atlantique lui permet d’exercer une influence politique et d’avoir un poids militaire directement sur le continent. Au point où nous en sommes des relations américano-européennes, les nations européennes alliées dépendent des États-Unis pour leur sécurité. Si l’Europe s’élargissait, cela accroîtrait automatiquement l’influence directe des États-Unis. A l’inverse, si les liens transatlantiques se distendaient, c’en serait finit de la primauté de l’Amérique en Eurasie. »

___________________Le processus est engagé depuis une dizaine d' années.
Mais les medias en parlent peu et  le commun des mortels est dans l'ignorance totale.
Et pourtant, cette nouvelle donne, cette nouvelle configuration économique qu'annonce le GMT va changer en profondeur la nature même du projet européen, déjà devenu surtout, sous la pression des Anglo-saxons, une zône de libre-échange où dominent les principes néolibéraux, l'idéologie de l'OMC.
 ___L'union européenne est donc à la croisée des chemins.
Cette mutation engagée aboutira à  "neutraliser tout processus de décision au niveau des États nationaux, une structure dans laquelle les citoyens gardent quelques moyens de défense et cela au profit des mécanismes de marché, placés complètement hors de portée de toute pression politique. "
C'est le début d'une emprise plus forte des intérêts US sur le continent européen, à la faveur d'une crise qui fragilise l'eurozône, une aventure vers   une gouvernance globale sous l'égide des USA, leur leadership, qui ne serait évidemment pas à l'avantage des peuples européens, mais aboutirait à une vassalisation économique et politique, sous les habits d'un loyal et équitable partenariat.
  "...Un processus de quinze années de négociations entre la Commission européenne et le ministère américain du commerce est ainsi en train d’aboutir. Un rapport du 3 mars 2009, de la Commission des affaires étrangères du Parlement européen sur l’état des relations transatlantiques, a confirmé le contenu de la Résolution prise par cette assemblée en mai 2008 : la légitimation par le Parlement du projet de création d’un grand marché transatlantique pour 2015. Le projet prévoit l’élimination des barrières au commerce, d’ordres douaniers, techniques ou réglementaires, ainsi que la libéralisation des marchés publics, de la propriété intellectuelle et des investissements. L’accord prévoit une harmonisation progressive des réglementations et surtout la reconnaissance mutuelle des règles en vigueur des deux côtés de l’Atlantique. Dans les faits, c’est le droit américain qui s’appliquera.
 Les enjeux de la création d’un grand marché transatlantique dépassent nettement ceux d’une libéralisation des échanges ou de la création d’un simple G2. Ce futur espace économique est un élément majeur d’une nouvelle construction politique sous hégémonie américaine...

Le processus qui conduit à l’installation d’un grand marché transatlantique est l’inverse de celui de la construction de l’Union européenne. Le marché commun européen est d’abord une structure économique basée sur la libéralisation des échanges de marchandises. Le grand marché transatlantique s’appuie sur la primauté du droit étasunien..."
Le processus a déjà commencé,"le projet dépasse la création d'un simple G-2, il s’agit de mettre en place une entité politique commune gérant les deux piliers euro-américains. C’est tout l’enjeu de l'installation d'une Assemblée transatlantique qui légitimera ce processus politique, effectué sans concertation des populations concernées. La Commission européenne a exprimée l'intention de créer une telle institution parlementaire transatlantique dans une communication de mai 2005, « Un partenariat UE/USA renforcé et un marché plus ouvert pour le 21è siècle » (Communication de la Commission au Conseil, au Parlement européen et au Comité économique et social européen, « Un partenariat UE/Etats-Unis renforcé et un marché plus ouvert pour le 21è siècle, » COM(2005) 196 final, Bruxelles, 18 mai 2005.)
_____________Ce projet est généralement mal connu, ou sa portée est le plus souvent déniée ou minimisée.
C'est une sorte de nouvel ordre politique mondial.
 "Un rapport secret, conçu par des experts de six États membres, a établit un projet de création d’une aire de coopération transatlantique en matière de « liberté de sécurité et de justice", d’ici 2014 . Il s’agit de réorganiser les affaires intérieures et la Justice des États membres « en rapport avec les relations extérieures de l’Union européenne », c’est à dire essentiellement en fonction des relations avec les États-Unis.
____Beaucoup voient dans ce projet la possibilité d'une sortie de crise entrainée par le dynamisme des USA.....Ils vantent l'accord de libre-échange euro-américain en train de prendre forme, le formidable espoir que représente, selon lui, le Grand Marché Transatlantique, quelques heures à peine après que Barack Obama y a lui-même fait référence dans son discours sur l'état de l'Union : "Nous allons lancer des discussions sur un accord transatlantique global sur le commerce et l'investissement avec l'Union européenne parce qu'un commerce libre et équitable de part et d'autre de l'Atlantique soutiendra des millions d'emplois américains bien payés", a déclaré le président des Etats-Unis mardi soir devant le Congrès à Washington. Belle synchronisation.
La déclaration d'Obama nous aura d'ailleurs valu un petit événement médiatique : la première évocation du Grand Marché Transatlantique, ce mercredi 13 février 2013, dans le journal de 20 heures de David Pujadas sur France 2. Maryse Burgot, la correspondante de la chaîne à Washington, est emballée et nous présente l'union euro-américaine comme une nécessité : "Face à la montée des pays émergents, face à la Chine, face au Brésil, les Européens et les Américains n'auraient pas aujourd'hui d'autre choix que de se mettre ensemble, c'est tout le sens de ce qui a été annoncé aujourd'hui".
 

__On regrettera ici l'absence de contextualisation, qui ne permet pas au téléspectateur d'imaginer que les origines de ce projet remontent à 1990 (on a, au contraire, l'impression que l'idée vient tout juste de sortir de la tête de Barack Obama), et qu'il a suscité bien de la défiance, jadis, tant au PS qu'au RPR (ancêtre de l'UMP). On n'entendra pas ainsi parler des réticences exprimées en octobre 2009 par celui qui est devenu le numéro un du Parti socialiste (Harlem Désir), ni des fortes objections avancées par le leader de la gauche radicale (Jean-Luc Mélenchon), sans parler des analyses très critiques d'un Pierre Hillard, situé de l'autre côté de l'échiquier politique. Pas d'allusion non plus à ce qu'un fonctionnaire international (E. Aperaude) écrivait dans Marianne en avril 2009, qui parlait de "l'Europe de la servitude volontaire", pointant que le projet d’unification euro-atlantique n’était pas seulement économique, mais aussi politique et militaire, et allait clairement dans le sens d’un alignement des Etats européens sur les Etats-Unis.
Et puis, Maryse Burgot nous assure que ce projet ne risque pas de voir le jour de sitôt, qu'on a le temps de voir venir : "Alors bien sûr, il y aura des réticences, il faudra des années avant de trouver un accord...
" L'ennui, c'est que ces propos ne cadrent pas du tout avec le calendrier fixé par les deux hommes chargés du dossier, Karel de Gucht (le commissaire européen au Commerce) et Ron Kirk (le représentant au Commerce mandaté par Barack Obama), qui "espèrent que les négociations, ouvertes début 2013, seront bouclées en 18 mois. Donc que cette vaste zone de libre-échange devienne une réalité dès la mi-2014..."
Une idée déjà ancienne.
Le possible saut fédéraliste européen, ce miroir aux alouettes citoyen, serait une étape pour l'aboutissement du projet.
_____________***"... La France a accepté l’ouverture de la négociation et donc le principe même du Grand Marché Transatlantique ! C’est consternant ! Le candidat Hollande n’en avait jamais parlé dans sa campagne. Le premier ministre ne l’a jamais évoqué dans un de ses discours et notamment pas à l’occasion de celui qu’il a prononcé pour son investiture devant l’Assemblée. L’Assemblée Nationale elle-même n’en a jamais débattu. Cela ne dérange personne parmi les psalmistes de la démocratie et des droits de l’homme. C’est pourtant une bifurcation majeure du cours de l’histoire entre les deux rives de l’Atlantique. C’est l’annonce d’une révision de fond en comble de tout le système des normes commerciales, sociales et écologiques de nos pays. C’est la fin de l’espérance de pouvoir modifier le contenu libéral de la construction de l’Union européenne puisque le deuxième tour de verrou est donné avec les règles du Grand Marché Transatlantique. Tout cela est tellement consternant qu’on comprend mieux pourquoi la sonnerie des trompettes de victoire est si forte ! Elle constitue le stade suprême de l’enfumage ! Cherchez dans la presse la moindre référence au fait que cette négociation est ouverte sans que jamais le moindre mandat à ce sujet n’ai été débattu dans une assemblée française ! Voilà bien une démonstration de ce que dénonce Edwy Plenel : l’habitude de la servitude devient une culture active ! Le système médiatique, par paresse, par acceptation aveuglée de l’idéologie dominante, ne se contente pas de taire : il masque !.." (JL Mélenchon)
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- Traité transatlantique: la braderie continue 
- Europe-Etats-Unis : chronique d'un mariage arrangé

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Une ville malade de l'eau

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Les effets de la crise, de l'incurie, de la privatisation d'un service public fondamental
                L'eau, c'est la vie.
                         L'accès à une eau de qualité est un des premiers droits vital.
         A Flint, la dégradation de la qualité de l'eau, devenue dangereuse, est la conséquence directe de l'appauvrissement de la cité, qui fut pourtant un des fleurons de Général Motors. Les délocalisations des grandes firmes automobiles, conséquences de la crise de 2008, ont laissé un lieu de friches urbaines et de pauvreté galopante.
    Comme à Détroit, qui entame enfin un certain renouveau, des zones entières de la ville sont à l'abandon, dans le pays où la concentration de la fortune privée est à son zénith. Le principe toujours moins d'Etat étale ses effets..
       Reflet d'une pauvreté, dont la population noire est surreprésentée, à resituer dans le cadre de l’histoire de la désindustrialisation, de la paupérisation, de l’austérité. L’histoire, aussi, de la discrimination à l’encontre des plus pauvres et des Noirs américains, qui sont d’ailleurs souvent les mêmes. Pendant un an et demi, entre avril 2014 et l’automne 2015, les habitants de cette ville de 100 000 habitants située au nord de Détroit (Michigan) ont utilisé et consommé une eau contaminée au plomb.
     Si le problème est enfin en voie de résolution, après une longue incurie, les conséquences sanitaires sont encore incalculables.
    La crise sanitaire continue.
       La privatisation de ce service de base n'a rien arrangé, bien au contraire.
  Veolia, notamment, s'est trouvé mis en cause dans ce scandale de grande ampleur:
"Depuis le mois d’octobre, Flint est à nouveau connectée au réseau de distribution d’eau de Detroit, tandis que le Michigan a débloqué 240 millions de dollars (211 millions d’euros) pour tenter de résoudre les conséquences du scandale. Selon la plainte, les dommages réclamés par la justice, qui pourraient, dans le cas de Veolia et LAN, s’élever à plusieurs centaines de millions de dollars, devraient être utilisés pour remplacer les kilomètres de canalisations endommagées."
     Mais la ville ne connaît pas que ce malheur  ( it's not just about the water).
               Elle est classée comme une des plus violente qui soit :
                              Ceci explique cela.
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Allemagne méconnue

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Quelques notes sur la face cachée de notre voisine___________

__La stratégie allemande, à la faveur d'une crise qui affecte l'Europe et à cause de sa politique néo-mercantiliste et monétaire, semble arriver à sa limite.
Son système productif, certes efficace, masque de profonds dysfonctionnements et le tissu social se déchire.
Le  miracle allemand, de plus en plus tourné vers la Mitteleuropa, a un prix.
Nos voisins s'interrogent sur les performances de leur école, parfois pris comme modèle.
 L'Allemagne possède un réseau de transports souvent en mauvais état, que les crédits publics ont trop longtemps délaissé.
Son modèle économique est à l'origine de ses propres fragilités.
En gros, il n'est pas  soutenable.
Ce modèle  présente des aspects peu connus, que certains économistes conseillent de ne pas suivre, au sein d'une Europe où la solidarité devait être la règle commune.
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- Petit manuel anti idées reçues à propos du "modèle allemand"

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PDG de l'Empire américain

Publié le par Jean-Etienne ZEN

On ne sera pas déçu.
                 Trump fait son marché...dans le monde des milliardaires et du big-business
        C'est en cours. Il n'a pas trop de mal à trouver.
     Les jours d'après vont être surprenants.
Mais pas pour tout le monde.
    Malgré les provocations et les contradictions, propres à créer l'incertitude et l'inertie, le milliardaire de l'immobilier prépare une nouvelle construction, massive celle-là: celle d'une Amérique rénovée selon ses vues.,.
        Après avoir beaucoup démoli.
   La Trump Team, jouant sur le désir de changement qui l'a fait élire, annonce un avenir incertain, mais certainement pas progressiste, conforme aux intérêts des gens modestes ou des classes moyennes qui l'ont élu, jouant sur les "insuffisances" des équipes précédentes et la dégradation du
bâtiment hérité.
            En cinq semaines, M. Trump a écarté les poids lourds de la politique traditionnelle qui ont aidé à le faire élire : Newt Gingrich, Rudy Giuliani ou Chris Christie, aucun n’a été retenu. Il a nommé un climatosceptique à la tête de l’Agence pour l’environnement, un adversaire du salaire minimum et des syndicats comme ministre du travail, un protectionniste au département du commerce, et, au Trésor, un banquier qui a su prospérer pendant la crise financière. Il n’a rien fait pour lever les inquiétudes sur les innombrables conflits d’intérêts apparus depuis son 
       Jolie performance
   Malgré son opposition de forme à  la haute finance, qui n'a pas eu trop à souffrit des présidents précédents,  il ne trouve rien de mieux que de nommer un banquier de Goldman Sachs à son conseil économique.  Pourtant il avait dit: « Je les connais les banquiers de Goldman Sachs ! Ils exercent un contrôle total sur Hillary Clinton ! » 
      Les  hommes de l'honorable maison sauront le conseiller... On a vu ce que pouvaient donner les pressions des banques sur H. Clinton.
      Ils ont déjà fait leur preuve.
  Le PDG d’Exxon  comme secrétaire d'Etat, il fallait oser, comme confier à un adversaire résolu des       questions écologiques un des meilleurs lobbyiste des pontes de l'énergie à l'Agence dite le l'environnement... Le mot d'ordre: Drill, Baby! va revenir sur le devant de la scène, comme à la belle époque des néoconservateurs texans.
       On pouvait s'y attendre, mais là, il dépasse les espérances.des plus nantis.
    Rien que des hommes si éminemment politiques, fiables, modestes et tout à fait désintéressés...
Blague à part, la magie opère encore pour l'instant, selon le journaliste Chris Hedges , mais les réveils seront douloureux.
   Même s'il est très difficile d'anticiper l'avenir et d'éventuels retournements et échecs.
           Dans sa construction en dur, sa forteresse, Trurmp pourra-t-il résister?
     Quand on regarde de près certaines de ses fréquentations, on peut légitimement s'inquiéter, pas seulement si on est citoyen américain...
                                                       ...Donald Trump a certes multiplié les signaux les plus déboussolants, en nommant par exemple à la tête de l’Agence de protection de l’environnement un climato-sceptique renommé, Scott Pruitt, dont la carrière politique a été depuis des décennies financée par le lobby de l’industrie pétrolière. Andrew Puzder, le nouveau Labor Secretary, ministre du travail, n’a même pas été choisi dans l’industrie, cœur de la rhétorique trumpienne, mais en sa qualité de titan du fast-food, un secteur décrié comme le plus antisocial d’Amérique par le gouvernement Obama, et de surcroît publiquement hostile à toute augmentation du salaire minimum national.
   À la santé, ce n’est autre que Tom Price, représentant de l’Alabama au Congrès et ancien chirurgien orthopédique, hostile au planning familial dont il veut interdire le financement par l’État fédéral, et détracteur de la première heure de l’assurance santé conçue par Obama, « typique d’un État étouffant et oppressant ».
  Au ministère de l’éducation ? Trump a choisi Betsy DeVos, fille du premier équipementier automobile du Michigan, épouse d’un des héritiers du géant de la distribution Amway, une philanthrope engagée depuis vingt-cinq ans dans la promotion de la « liberté scolaire », les subventions des familles défavorisées désireuses d’opter pour des écoles privées ou des « charter schools » autonomes dissidentes du « monopole gouvernemental sur l’éducation ». Les quelque 3 millions de dollars de fonds de campagne qu’elle a versés entre autres à Trump, en 2016, ont pu contribuer à son entrée au gouvernement…
     Mais d’autres postulants ont plus profité encore de leur loyauté envers le présidentiable. Lynda McMahon, ancienne réceptionniste, aujourd’hui patronne de World Wrestling Entertainment inc., une entreprise de 600 employés fondée avec son mari Vincent pour la promotion de matchs de catch, a versé 6 millions de dollars à la campagne de Trump, ami et partenaire en affaires depuis plus de vingt ans. Sa nomination à la tête de la Small Business Administration, le ministère des PME, récompense aussi sa ferveur politique : battue deux fois aux sénatoriales du très policé Connecticut sur un programme populiste de baisses d’impôts et d’offensive contre les politiciens professionnels, la boss trouve parfaitement sa place dans la distribution de l’ère Trump.
     Que dire alors de Ben Carson ? Le bizarrissime ex-neurochirurgien noir, un temps rival ultraconservateur de Trump aux primaires républicaines, a refusé le ministère de la santé en prétextant son inexpérience du gouvernement, avant d’accepter celui du logement et des affaires sociales, un secteur où ses connaissances se limitent à son enfance pauvre à Détroit, et à ses premiers patients des ghettos de Baltimore.
      Exception dans un gouvernement dont tous les membres, fussent-ils pour la plupart sciemment recrutés hors du sérail de Washington, semblent démontrer une réelle maîtrise de leur dossier, Carson ne déroge pas en matière de rigueur idéologique. Le boursier de la prestigieuse fac de médecine de Yale, chef à 33 ans du service pédiatrique de l’hôpital Johns-Hopkins, incrimine l’assistanat dans la décrépitude des centres-ville, au point de remettre en cause les lois datant de la Great Society de Johnson, combattant la discrimination raciale en matière de logement.
De même, l’ex-gouverneur du Texas Rick Perry voit sa loyauté récompensée par une probable nomination au département de l’énergie, un ministère dont il n’avait pu se remémorer le nom lors d’un débat des primaires républicaines…
        D’où l’inconnue. Du choix de ces idéologues, peut-on augurer une remise en cause totale de l’héritage social des années 1960 ? L’establishment républicain tente de calmer la panique des électeurs d’Hillary Clinton, réduits au rôle de spectateurs malgré leur majorité au vote populaire. « Ce sont des gens de conviction », assure Sean Spicer, porte-parole du Republican National Council. « Mais ils travailleront dans le cadre de la stratégie établie par le président. »...
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Euro(pe) sans avenir?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

          Non, la crise de l'euro n'est certainement pas dernière nous
à moins que l'on ne continue à pratiquer  la méthode Coué.
On sait ce qu'il en coûterait de revenir aux monnaies nationales, mais on sait aussi ce que coûte l'euro tel que le défend Bruxelles et  l'orthodoxie allemande.
_Même le très conventionnel François Lenglet   finit par le reconnaître:
"...L’introduction de l’euro devait assurer la convergence des économies, elle sera une machine à produire de la divergence ! En instituant une banque centrale calquée sur les règles allemandes, la plupart des pays européens se sont privés d’un outil utile pour réguler leur économie. On a installé un climatiseur unique pour toutes les pièces de la maison européenne qui n’ont pourtant pas le même degré d’exposition au soleil » s’amuse François Lenglet. La métaphore est cruelle mais révélatrice. La crise a mis la zone euro face à ces contradictions.."
__Les propos de Stiglitz ne sont pas rassurants.
  Comme dit un commentateur, "  L'UE a beaucoup trop tardé à se construire sur le plan politique. Du coup sans vraiment d'objectifs communs chacun avance selon ses intérets. Aucune harmonisation fiscale, aucune réelle volonté de lutter contre les paradis fiscaux, pas de régulation et de limitation de la financiarisation de l'économie. Enfin on voit les limites de la construction qui ne s'appuie que sur la monnaie unique..."
_Jacques Sapir est plus pessimiste, dans le contexte d'une guerre des monnaies qui ne dit pas son nom,
Les problèmes masqués pendant longtemps prennent une allure désastreuse et la fuite en avant incantatoire vers plus d'Europe ne peut qu'aggraver le mal...
Dans la nouvelle configuration montante de l'Europe, "la France peste contre le cours trop élevé de l'euro, les Allemands la font taire, les Anglais se marrent : l’euro n’est jamais trop fort à leurs yeux puisqu’ils ont conservé la livre sterling, qui baisse suffisamment pour ressusciter une industrie anglaise compétitive pendant que son homologue française coule.
Merkel et Cameron sont faits pour s’entendre. Tous deux de droite, politiquement conservateurs, économiquement libéraux, partisans du libre-échange… Le grand large est l’âme de l’Angleterre et depuis que l’Allemagne s’est réunifiée, elle a renouée avec sa grande politique mondiale d’antan. Elle exporte partout ses voitures, ses machines-outils et, partout, elle retrouve la City qui finance tout ce dont elle a besoin. Les deux font la paire. Ils jugent également les Français trop socialistes, trop étatistes, trop protectionnistes, pour tout dire, trop européens..."

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Brèches dans la mondialisation?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Déglobalisation en cours: un mythe?
                                                      Si la mondialisation n'est pas une tendance récente dans les échanges entre nations, la globalisation est un phénomène plus récent, en tant que marché étendu à quasiment tous les pays du monde, englobant échanges de biens, de produits, avec le minimum de protectionnisme, comprenant aussi la concurrence entre les prix, les coûts de productions, donc des salaires, tel que le préconise l'OMC, et s'appuyant sur une unification-homogénéisation des marchés et une monnaie d'échange de référence privilégiée.
       En ce sens, si une certaine mondialisation a commencé au XVIème siècle, avec des périodes d'expansion et de régression, la globalisation n'a pris son véritable essor qu'il  n'y qu'une trentaine d'années et s'est accompagnée d'une financiarisation de plus en plus généralisée de l'économie.
       Le triomphe de ce phénomène toujours en expansion n'a pu se faire qu'avec la montée en force économique des nouvelles puissances que sont la Chine et les autres puissances asiatiques ainsi que par le développement des grandes compagnies transnationales, dont la logique de développement pousse à l'expansion trans-frontalière.
      Puissant levier de développement pour les pays les moins développées, qui ont trouvé là des moyens de production inédits, par l'ouverture de marchés toujours plus étendus, ce phénomène a produit aussi ses revers, ses effets pervers.
           C'est ce qu'ont bien décrit, depuis une dizaine d'années déjà,  deux journalistes du Spiegel, qui pointent l'autre face d'une globalisation sans frein, sous le signe du dogme ultralibéral, engendrant aussi déclassements, précarités, crises financières et autres désordres. Ils ne proposent pas un retour à un protectionnisme réducteur, mais lancent un appel pour une réglementation raisonnée des échanges, dans une autre logique que la loi de la jungle qu'engendrent finalement les principes de l'OMC, basés sur les vertus du marché tout puissant, qui serait à lui-même sa propre règle, contiendrait sa propre raison. Ce qui signifie en finir avec les abandons successifs des contrôles et arbitrages des Etats, réduits à leurs fonctions les plus basiques.
       La question est de redéfinit quelle forme de libre-échange équilibrée est possible sans mettre en péril des pans entiers de l'économie, comme cela continue à se produire dans nos pays qui ont misé sur les délocalisations pour faire baisser les coûts de production et bénéficier de biens à bas prix.
Un équilibre qui semble difficile à mettre en place aujourd'hui, après tant d'années de fuite en avant dans une logique inverse, avec le mythe entretenu d'un équilibrage mondial final.
  Ce qui pourrait contribuer à un certain retour à une maîtrise étatique semble être les impasses de plus en plus fortes dans lesquelles s'est enfermé le processus.
       C'est ce qu'analyse Natacha Polony et le Comité Orwell dans un essai récent, à la suite d'autres économistes (attérés ou non)  et de la pensée assez prémonitoire de Maurice Allais, qui avait bien vu les problèmes et les contradictions de la religion du marché mondial généralisé. Sans une certaine forme de protectionnisme judicieux et intelligent, que l'Europe notamment  n'a pas mis en place et qui contribue à ses problèmes, ceux-ci ont toutes les chances de s'approfondir.
  Mais tout se passe comme si une certaine déglobalisation commençait à se mettre en place. La notion naïve de mondialisation heureuse, prêchée par A. Minc,  prend du plomb dans l'aile. L'explosion des inégalités et le laminage des classes moyennes a été largement analysés par J. Stiglitz, l'ancien chercheur de la Banque Mondiale, Branco Milanovic, par Ricardo Petrella.ou Saskia Sassen.
La question est de savoir jusqu'où ira ce phénomène et comment  sera conduite une autre forme de mondialisation.
    Ce qui suppose une redéfinition des règles et de l'esprit de l'OMC.
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Prisons en débat

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 D'un système à l'autre
______________________Aux USA, la privatisation de la gestion de la population carcérale va bon train, dans certains Etats plus que dans d'autres. On comprend pourquoi certaines compagnies privées, comme le groupe GEO, n'aient pas intérêt à la voire diminuer, même si cela conduit aux pires excès, comme l'emprisonnement d'enfants.
"La population carcérale y a augmenté de 700 % entre 1970 et 2005, mais l’augmentation la plus significative concerne les profits liés au secteur des prisons privées : + 1.600 % entre 1990 et 2009. Il n’y avait avant 1980 aucune prison privée à but lucratif, mais de telles sociétés ont usé ces trois dernières décennies de leurs énormes profits pour peser sur la vie politique étasunienne et accélérer la croissance de cette part singulière de marché.
Les déclarations faites par la « Corrections corporation of America (CCA)  », la plus grosse entreprise mondiale du secteur carcéral, montrent l’intérêt de la société pour le maintien par le gouvernement de mesures juridiques draconiennes qui contribuent à un taux d’incarcération massif : « notre croissance dépend de notre capacité à obtenir de nouveaux contrats… Tout changement législatif relatif à la drogue ou à l’immigration clandestine par exemple pourrait faire varier le nombre de personnes arrêtées et condamnées, et donc réduire d’autant le nombre de places occupées dans nos structures pénitentiaires  ».
Les États-Unis sont devenus une  terre de prisons et de répression  
________En France, le débat rebondit et la discussion sur les effets de certaines peines de prison reprend de la vigueur, à l'occasion de la sortie de certaines études discutées, qui tentent de faire un bilan plus ou moins objectif sur ce sujet sensible,où la passion l'emporte souvent sur l'analyse rationnelle.
Si on peut difficilement discuter certains chiffres donnés sur la montée de certains types de délinquance, on peut légitimement remettre en question certains amalgames, certaines conclusions ou certains postulats.
Par exemple, ceux-ci:

 
  • 1)« Seul l'emprisonnement ( ferait) baisser le crime, avec lequel il est fortement corrélé négativement. » Laurent Obertone cite l'exemple des États-Unis, où la hausse de l'emprisonnement aurait divisé par deux le nombre de crimes en trente ans 
  • (Or) Les États-Unis ont le taux d'incarcération le plus élevé au monde, avec 752 prisonniers pour 100 000 habitants en janvier 2010 (contre 94 pour 100 000 en France). Ériger les États-Unis en exemple, il fallait y penser : selon l'office des Nations unies contre la drogue et le crime, les États-Unis ont un taux d'homicide près de quatre fois plus élevé que la France (4,2 pour 100 000 habitants en 2012 contre 1,1 pour 100 000 habitants en France). ___La prison, dominante en France depuis deux siècles, n'empêche pas la récidive : près de 59 % des détenus sortis de prison en 2002 ont été condamnés à nouveau dans les cinq ans qui ont suivi leur libération, selon les démographes Annie Kensey et Abdelmalik Benaouda, du bureau des études et de la prospective de l'administration pénitentiaire.
    Et il ne s'agit pas, pour l'immense majorité, de dangereux criminels. Comme l'écrit Franck Johannès dans Le Monde, « la foule des récidivistes est d'abord composée de délinquants du quotidien, condamnés pour violences (et d'abord violences conjugales), vols et petits trafics, dégradations, conduites en état d'ivresse ou sans permis ». Le journaliste rappelle que, contrairement aux idées reçues, seuls 3,7 % des hommes condamnés pour homicides volontaire en 2010 avaient déjà tué ou tenté de tuer cinq ans auparavant et que seuls 3,9 % des criminels sexuels étaient des récidivistes.
  • 2)« Les condamnés à de courtes peines récidivent beaucoup plus que les condamnés à de longues peines. Donc il faut remplacer les courtes peines par des longues. »
(Or) Aucune étude n’établit de lien entre la sévérité des peines et la prévention de la récidive. En France, l'allongement des peines de prison, avec la mise en place des peines planchers, a même plutôt eu l'effet inverse. Entre 2006 et 2010, le taux de récidivistes est passé de 3,9 % à 6 % pour les crimes, et de 7 à 11,1 % pour les délits. La principale étude française, réalisée par les démographes Annie Kensey et Abdelmalik Benaouda, plaide a contrario pour les aménagements de peine. Environ 63 % des sortants de prison sans aménagement de peine étaient à nouveau condamnés dans les cinq ans, contre 39 % pour les sortants en libération conditionnelle
  • 3)Pour Laurent Obertone, la prison ne doit pas seulement isoler le coupable, elle doit le « faire payer », « ce n'est pas le Club Med ». « Avant, on trouvait un moyen de lui faire payer, par exemple en l'envoyant taper sur des cailloux en Guyane, écrit-il. Quant à la loi salique, elle faisait payer de son sang celui qui n'avait pas les moyens de rétribuer les victimes. » Le jeune journaliste réclame l'ouverture d'un débat sur la peine de mort.

Là encore, sans qu'aucune corrélation n'ait jamais pu être établie avec une baisse de la criminalité. « Les études menées aux quatre coins du monde démontrent, au contraire, une absence totale de lien entre la criminalité d'une société et le fait qu'elle recoure à la peine capitale », explique le chercheur Laurent Mucchielli, dans La Croix en 2010."
(Mediapart)
____La sécurité est une valeur à défendre contre TOUTES les formes de délinquance, visibles et surtout non visibles, mais souvent aux pires conséquences. Mais l'obsession sécuritaire est un risque majeur, facilement manipulable en période de désarroi social.

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Syrie: approche géopolitique et stratégique

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Faits, points de vue, perspectives et interrogations
                             Ce que nous savons, ce que nous croyons savoir, ce que nous saurons...plus tard.
                      Que savons-nous vraiment? Peu de choses, en vérité. Beaucoup de brouillages, d'informations partielles ou biaisées.
      La tragédie d'Alep représente-t-elle un tournant dans un conflit qui semble s'éterniser et où règne une grande confusion, étant donné le nombre d' Etats ou de communautés impliqués, l'interaction et les contradictions des intérêts en jeu, sur le terrain et autour du conflit.
            On parle de début de la finEn est-on vraiment sûr?  
    D.Villepin disait "Répondre à l'attaque par la guerre, c'est éteindre un incendie au lance-flammes".    Et les civils trinquent... 
               Cela s'est déjà vérifié maintes fois dans un passé récent.
      Dans le bourbier du MO depuis l'intervention américaine en Irak, ce fut le début d'une déconstruction d'entités issues pour l'essentiel des accords franco-anglais du début du XX° siècle et un enchaînement fatal, pour les raisons que l'on connaît mieux maintenant, depuis le début de la guerre en Irak, le grand déclencheur de troubles, de déstabilisations en cascades.
   Que saurons-nous demain de la tragique affaire syrienne, au-delà des rideaux de fumée, des informations contradictoires, des récupérations?
        Pierre Conesa est un observateur assez averti des problèmes du MO et un analyste des conséquences de la guerre selon Daech, qui produit à ses yeux un changement profond dans les engagements des armées et une modification de la nature même de la guerre. (*)
                  De son côté, un blogueur informé décrit la manière dont le conflit syrien retentit sur la politique intérieure et extérieure des USA, tendant à redistribuer des cartes au jeu compliqué.
           Certains journalistes occidentaux, notamment au sein de The Independent,  commencent à souligner pourquoi et comment les média occidentaux se sont fait l'écho de versions tronquées ou déformées de la réalité.
     Si on ne peut prendre sans réserves ni critiques ces informations, on ne peut non plus les écarter totalement, si on fait un peu d'histoire, elle qui éclaire le présent.
        Par le passé, nous avons vu combien nous avons pu être leurrés pas des informations partagées et présentées comme indiscutables... La première victime des guerres est bien la vérité, a-t-on souvent répété.
     A l'heure où la lumière se manifeste un peu plus sur l'affaire syrienne, la vérité sur les faits et leurs antécédents en Syrie sera sans doute longue à établir, même partiellement.
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