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Point d'histoire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

URSS: 1941-1945

           Une guerre encore assez mal connue
______________________[Certitudes et hypothèses]_
_________________________L'offensive hitlérienne contre la Russie soviétique et le déroulement de l'Opération Barbarossa suscitent encore beaucoup de recherches, d'interrogations et de débats.
Notamment du fait que les études sur le sujet ont été chez nous singulièrement défaillantes.
Autant les opérations occidentales on été assez bien couvertes, autant nous avons ignoré pendant longtemps ce qui s'était passé à l' Est, à part quelques hauts fait marquants (Moscou, Stalingrad, Koursk...Berlin)
La chape de plomb de la Guerre froide n'a pas été pour rien dans le désintérêt pour cette question.
__Tout débat idéologique mis à part, malgré les erreurs de Staline (purges dans les cadres de l'armée, pacte germano-soviétique_sans doute tactique_, mésestimation des annonces sérieuses d'intervention imminente de la Wehrmart avant l'agression) et malgré les répressions d'après-conflit vis à vis des prisonnier rapatriés, on peut le dire:
               La guerre s'est jouée à l'Est
Le  Front de l'Est fut le théâtre d'opérations longues, complexes, terriblement meurtrières, nationales plus qu'idéologiques.
Les victoires de l'armée allemande, dopée par ses conquêtes antérieures, ne durent pas.
La blitzkrieg ne se répète pas.Les plans du Führer, échouent les uns après les autres, comme l'avaient craint certains officiers supérieurs du Reich.
 Le 111° Reich a été vaincu dans les plaines russes
        — C'est devant Moscou, durant l'hiver 41-42, que l'armée hitlérienne a été arrêtée pour la première fois.(1)

          — C'est à Stalingrad , durant l'hiver 42-43, qu'elle a subi sa plus lourde défaite historique. (1)
          — C'est à Koursk, en juillet 43, que le noyau dur de sa puissance de feu — les divisions de Pantzers — a été définitivement brisé (500 000 tués et 1000 chars détruits en dix jours de combat !).
         .   Stalingrad  fut un tournant majeur, mais la  bataille décisive fut l'affrontement de Koursk

Déjà présente lors du siège de Brest-Litovsk, en juin 1941, qui étonna l'état-major allemand, la résistance  d’un peuple s'organisa peu à peu, au point de mobiliser à elle seule plusieurs divisions ennemies.
Dès 1942, l'armée des Partisans (1) pris une place significative, les femmes y tenant une place de plus en plus importante, comme snipeuse ou pilotes de l'air.
Le cinéma russe, a produit une grand nombre de films, de valeur inégale sur cette épopée nationale si meurtrière.

____________________Les polémiques sur les rapports entre les alliés et les forces soviétiques continuent, au fur et à mesure que l'accès aux archives est facilité.
Pendant deux années, Staline a appelé les anglo-américains à ouvrir un deuxième front. En vain.

          — Lorsqu'enfin l'Allemagne est (presque) vaincue, que les soviétiques foncent vers l'Oder, que la Résistance — souvent communiste — engage des révoltes insurrectionnelles un peu partout en Europe, la bannière étoilée débarque soudain en Normandie...

L'historien J.R Pauwels,  sur la base d'une impressionnante documentation, montre que l'aide économique indirecte à la puissance nazie, par le bais de certaines multinationales, s'est prolongée bien après le début des hostilités en Europe et l'engagement tardif des USA dans le conflit n'a pas été dépourvu d'intérêts industriels et d'arrière-pensées politiques. 
Les USA ne voulaient initialement pas être des belligérants actifs. Ils finirent par accepter que l’URSS, nouvel ennemi des Allemands, soulage l’effort de guerre des Britanniques, qui rapportait beaucoup, même si l’on ne croyait pas à un possible succès de l’Armée rouge. On commença donc à fournir à Moscou les premières armes, moyennant paiement comptant... "Un triomphe nazi sur les Soviétiques n’était plus souhaité parce que cela se serait traduit par une mauvaise opération économique. Une telle victoire hitlérienne aurait en effet asséché l’abondante source de bénéfices que générait le prêt-bail." (p.77) (*)
Truman, au début de l’opération Barbarossa, s’exprimait ainsi cyniquement : "Si nous voyons l’Allemagne gagner, nous devrions aider la Russie et, si la Russie est en train de gagner, nous devrions aider l’Allemagne, pour que le plus grand nombre possible périsse des deux côtés."
______Selon certains historiens (mais on ne peut refaire l'histoire...), la Seconde Guerre mondiale aurait pu prendre fin en 1943
" Quand l'Allemagne a subi devant Moscou son premier revers stratégiques dans la Seconde Guerre mondiale, les points de vue ont brusquement changé. En Occident, d'aucuns ont commencé à redouter e voir l'Union soviétique sortir trop forte de la guerre. Car si effectivement elle était trop forte, c 'est elle qui déterminerait le visage de la future Europe. Ainsi parlait Adolph Berle, le sous-secrétaire d'État États-unien chargé de l coordination des services de renseignement US. C'est ce que pensait aussi l'entourage de Churchill, dont des gens fort compétents qui avant et pendant la guerre avaient élaboré la doctrine des actions des forces armées britanniques et de toute la politique britannique.
Cela explique dan une grande mesure l'obstination de Churchill à ne pas vouloir ouvrir le deuxième front en 1942. Et ce alors que Beaverbrook et Cripps au sein de la direction britannique et, surtout, Eisenhower et d'autres concepteurs des plans militaires états-uniens estimaient que des possibilités matérielles et autres existaient pour infliger aux Allemands une défaite dès 1942. Selon eux il fallait profiter que le gros des forces armées allemandes se trouvait sur le front oriental et que 2.000 kilomètres de littoral français, néerlandais, belge, norvégien et aussi allemand étaient ouverts aux armées alliées. A cette date les nazis ne possédaient aucuns ouvrages défensifs permanents le long du littoral atlantique.
Qui plus est, les militaires états-uniens s'employaient à convaincre Roosevelt (Eisenhower avait adressé plusieurs mémorandums à ce sujet au président états-unien) que l'ouverture u deuxième front raccourcirait de beaucoup la guerre en Europe et obligerait l'Allemagne à capituler. En 1943 au plus tard. Cependant, de tels calculs n'étaient pas faits pour convenir à la Grande-Bretagne et aux conservateurs qui ne manquaient pas aux États-Unis..."
______________________________
( *)__À partir du 22 juin 1941, l’URSS, attaquée par l’Allemagne, se retrouve dans le camp des Alliés. Elle bénéficie du prêt-bail américain en échange des réserves en or de la Banque d'État d’URSS. À défaut de pouvoir ouvrir avant 1944 le second front instamment réclamé par Moscou, les Alliés fournissent à l’URSS une aide importante, qui transite notamment par la dangereuse voie arctique.
Selon Raymond Cartier et John Keegan, entre octobre 1941 et juin 1942, les États-Unis livrent 1 285 avions, 2 249 chars, 81 287 mitrailleuses, 56 500 téléphones de campagne, 380 000 mille international de fil téléphonique. En 1943, 427 000 des 665 000 camions de l’Armée rouge viennent d’outre-Pacifique. L’Amérique fournit aussi 13 millions de bottes, 5 millions de tonnes de vivres ou encore 2 000 locomotives, 11 000 wagons, 54 000 tonnes de rail. Trois quarts du cuivre soviétique viennent des États-Unis, mais aussi une grande partie du pétrole de haute teneur sans lequel il est impossible de fabriquer du carburant pour avion.
La défaite allemande est impensable sans l’Armée rouge, qui fixe en juin 1944 les deux tiers de la Wehrmacht – en général les troupes les plus jeunes et les mieux équipées – et met hors de combat 85 % de ses soldats. (wiki)
___________________________
-Problèmes oubliés 
-Crimes de guerre en URSS

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Article publié depuis Overblog

Publié le par Jean-Etienne ZEN

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Aux armes citoyennes!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

...Faites-nous plus de bébés! ♪♫♪

     L'heure est grave, a-t-il dit. Le réarmement s'impose, même si on peut en rire... On ne va pas suivre les pas de l'Allemagne ou même de la Chine. Il faut régir, car on va manquer de bras si ça continue. Même si la baisse récente de la natalité  n'est pas facile à expliquer, même si les causes sont multiples et interdépendantes. . Pour le démographe Hervé Le Bras, l'expression utilisée à l'Elysée est "grotesque":   "....il y a eu beaucoup d’études réalisées sur la relation entre croissance économique et croissance démographique, et on n’a jamais pu mettre en évidence la moindre causalité. L’Allemagne en fournit la preuve : le pays a mieux réussi économiquement que la France en ayant une fécondité, pendant près de 50 ans, d’un demi-enfant de moins qu’en France. ..." Et le type 'économie de demain, de plus en plus digitalisée, va-t-elle demander une main d'oeuvre aussi importante que pendant les périodes antérieures.. On n’est plus du tout aujourd’hui dans cette idée du nombre qui fait la force..."    conformément à la doctrine de Bodin ou des obsessions nationales, voire nationalistes de la III° République, ou de l'après-guerre.    Voilà un signal qui plaît à l'extrême-droite, comme il était au coeur de discours de Pétain, dans la perspective culpabilisante du "redressement national"                 Donner des injonctions ne suffit pas, surtout sans réflexion sur les causes d'un phénomène peut-être provisoire, circonstanciel. Cela relève de la pensée magique. En tout cas, le message passe mal, surtout auprès des femmes. Cela se comprend.

 


                                                                                   ___                          "...C’est une rhétorique nataliste. Ce phénomène est ancré dans le temps long : déjà à l’époque de la IIIe République, il y avait cette idée que les individus « doivent » des bébés à l’État pour participer à l’effort collectif. Historiquement, c’est quelque chose qu’on retrouve dans les mouvements conservateurs - de droite comme de gauche - et qui a été largement dénoncé par les progressistes.   Je n’ai pas connaissance d’un autre usage, dans l’histoire, des mots « réarmement démographique ». Mais simplement faire référence au réarmement, c’est utiliser un champ lexical très viriliste, guerrier et violent. Quand je l’ai entendu, j’y ai immédiatement vu un écho à la période de la fin du XIXe siècle et du début du XXe : une période de développement conjoint du capitalisme et du nationalisme, où sont apparus les termes de « chair à canon » et de « chair à usine », pour parler de personnes qui n’avaient pas de droits, si ce n’est de produire quelque chose pour la nation.  S’inscrire dans cette lignée, c’est tenir un discours très conservateur. L’usage de cette expression rejoint un discours gouvernemental qui met l’accent sur le travail, l’apologie de la productivité... Elle donne une ligne claire : pour répondre à la crise économique et à la crise démographique, il faut se reproduire. C’est un cadre très patriarcal et hétéronormé, duquel découlent plusieurs problèmes.  Si on fonde un projet social sur la reproduction, il y a forcément le risque d’instrumentaliser le corps des personnes qui peuvent enfanter. Ce fut le cas en 1920, au moment de la criminalisation des publicités sur la contraception et de la répression de l’avortement.  Sans que ce soit explicite, ces termes renforcent un projet de société dans laquelle la vie doit suivre un ordre linéaire : le couple, le mariage, la grossesse. Il y a alors le risque que toutes les personnes qui ne se reconnaissent pas dans ce modèle, notamment les personnes LGBT, soient encore plus invisibilisées et précarisées....Les politiques natalistes ne sont pas l’apanage de l’extrême droite et ont historiquement été également tenues par la frange conservatrice de la gauche de l’échiquier politique. Toutefois, dans ce discours, il y a aussi l’idée de faire « barrage à l’immigration », et l’affichage d’un choix clair : faire des futurs travailleurs plutôt que d’accueillir des travailleurs immigrés comme cela a été le cas pendant les trente glorieuses, par exemple...".                                                                                  Le natalisme national laisse des souvenirs mitigés.                                                                                   "...Il y a un autre problème qui semble important. À une période ou des associations, des chercheurs et chercheuses n’arrêtent pas d’appeler à transformer nos pratiques, choisir de s’inscrire dans la lignée de la rhétorique capitaliste et nationaliste du XIXe siècle, c’est nier toutes les crises sociales et écologiques que nous vivons. De nombreux chercheurs et chercheuses ont écrit sur les tendances d’Emmanuel Macron à « flirter avec l’extrême droite », aujourd’hui, c’est quelque chose d’absolument décomplexé. Un terme comme « réarmement démographique », c’est un signal extrêmement inquiétant, et qui appelle à la vigilance quant aux évolutions politiques à venir...."                                            _______________________________________________                                                   La question de la natalité n'est pas que franco-français, mais aussi européen et mondial. __ Les démographes sont en pleine interrogation. Ils savent qu'ils ne pratiquent une science exacte (il n'en existe aucune dans les sciences humaines), mais ils se donnent les moyens d'y voir plus clair dans les mouvements de populations à un moment donné et surtout les tendances profondes sur le long terme ou le court terme. Modifications sur le taux de natalité, qui a des incidences sur l'histoire d'un peuple ou d'un continent, chutes brutales d'une population après un événement naturel, comme la peste noire ou une profonde modification climatique, etc... Autant d'objets d'étude qui peuvent en apprendre beaucoup sur l'histoire locale, régionale, voire mondiale...                                                                                                                                                   Aujourd'hui, beaucoup de spécialistes en la question s'interrogent sur les tendances de la population mondiale, qu'on a vu monter rapidement depuis le début de l'ère industrielle. Assistons-nous en ces dernières décennies à une chute programmée de la population mondiale, de manière différenciée, une chute qui ne serait pas provisoire, mais tendancielle, sous l'effet de facteurs divers, naturels comme culturels? Certains pays s'interrogent déjà sur une moindre natalité en leurs sein, leur apparaissant problématique en leur, comme l'Allemagne qui peine à renouveler sa population. Mais ce pays n'est pas le seul. D'autres voient leur natalité baisser régulièrement, comme certains pays de l'Afrique du Nord, tandis que le Sahel connaît une explosion problématique, pour des raisons surtout culturelles. La démographie peut souvent aider l'historien sur les modifications profondes à venir.   

 


                                                                                 __  La France n'est plus la grande puissance quelle était au XVIII° siècle, mais sa politique de soutien familial lui permet de ne pas être affectée comme certains de ses voisins. Mais des données nouvelles pourraient modifier la tendance: les effets (relatifs) de la covid sur l'espérance de vie, les données récemment enregistrées sur la baisse de la fécondité masculine, les résistances psychologiques liées à une certaine angoisse écologique...Quelques facteurs partiels qui ne sont pas sans doute à eux seuls des éléments explicatifs, mais qui contribuent à mieux saisir ce qui s'annonce sans doute comme une régression, voire une stabilisation de la population mondiale. Ce qui ne serait pas en soi un drame, si l'économie s'adapte aux nouvelles donnes, ce qui serait pour d'autres une chance de voir se réduire une pression excessive sur le milieu vital, aux ressources limitées. Un débat en cours qui n'est pas anodin...                                                                                              En tout cas la "bombe démographique" n'aura pas lieu, si les tendances constatées continuent à se vérifier. Des questions d'ordre moral et politique se posent. Faut-il d'urgence "arrêter le enfants" comme il est parfois préconisé?... Un grand défi attend l'humanité, que ne résoudront pas les démographes, qui ne peuvent que poser des diagnostics à partir de leurs données chiffrées et de leurs projections et leurs hypothèses..   ___________________

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Le boum des prisons

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Aux USA                                                                                                                                                      Le business continue.       Tous les records sont battus. "... le pays a atteint le taux faramineux de 730 personnes incarcérées pour 100 000 habitants (contre 102 pour la France), prenant sur ce terrain le leadership mondial.     Accompagnée d'une privatisation galopante.    "  Les enjeux économiques sont tels que les pressions exercées par le secteur privé de l’enfermement ne connaissent pas de limites. L’ACLU rappelle ainsi la condamnation d’un juge de Pennsylvanie ayant accepté près d’un million de dollars des responsables d’un centre de détention pour mineurs en échange de condamnations – un système que le tribunal a qualifié de Kids for Cash, « des enfants pour de l’argent ».   Un document qui laisse sans voix. 


                       Un marché comme un autre...Un business juteux.  En France, certains rêvent d'un modèle de ce genre. Une sorte de prison-entreprise où le séjour serait payant. Une prison qui rapporte, quoi! Un concept pervers. Une fausse bonne idée.     Le budget de la justice reste en Europe un des moins bien dotés et l'état de nos prisons et des conditions de détention  peuvent faire honte.     On est loin encore du modèle scandinave, de sortir de la logique  du surveiller et punir.                                                              Il est temps de repenser la prison...

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IA générative en question

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Une évolution (ou révolution) sans nuages?

                  Pas si simple. Les récents bonds en avant de l'intelligence dite artificielle suscitent des réactions parfois enthousiastes, mais aussi des réserves. A juste titre. Les nouvelles familles de générateurs de textes ne semblent pas engendrer de réticences dans certains domaines, où on y voit à un outil rapide, précieux et rentable pour effectuer certaines tâches jusque là dévolues aux hommes, même dans des domaines où une certaine créativité était requise. Pas seulement au niveau des plate-formes qui ne jurent que par une numérisation renforcée. Pour le meilleur ou pour le pire....Aide à la décision parfois, dans des domaines complexes, mais aussi cyber-contrôles renforcés. L'ambiguïté est totale. On voit bien qu'il va falloir instaurer des règles, au niveau international, ce qui ne va pas être simple.                                        _______Dans de multiples domaines, parfois les plus basiques, les plus triviaux, le recours à l'IA révèle vite ses limites et démystifie même le caractère "intelligent" qu'on lui attribue par convention. Il y a là des sources de nombreuses confusions. La prudence s'impose, à l'encontre de nombreux emballements, pour ne pas céder à la naïveté ou à la mystification parfois. Ce n'est pas madame Soleil non plus...Certains métiers, même dans le domaine artistique, seront durablement affectés par l'introduction sans précaution de l'IA générative. Déjà  Google a supprimé 3000 emplois. Rançon du progrès? Sauf que cette innovation risque de progresser à vitesse géométrique, même dans des domaines que nous ne soupçonnons pas encore. On peut aller plus loin dans les réticences légitimes:                                                                                                                                   "...Si l’on met de côté les gourous qui ont commencé à prophétiser la Singularité et à adorer une nouvelle idole sous la forme d’une Superintelligence Artificielle, de nombreuses personnalités ont pris la mesure des enjeux et se sont attelées à éveiller l’opinion.   L’initiative la plus emblématique est peut-être celle du Future of Life Institute (FLI), fondé en 2014 par le physicien Max Tegmark et le fondateur de Skype, Jaan Tallin, sous le patronage de célébrités telles que Elon Musk et feu Stephen Hawking.  Le FLI voit dans l’IA une extraordinaire source de bienfaits pour l’humanité, mais également une source de risque majeur, voire « existentiel ».  Il exhorte, par conséquent, à promouvoir la recherche dans le domaine, encore embryonnaire, de la Sécurité de l’IA (AI Safety). Cette approche s’appuie sur le concept central d’alignement des valeurs (Value Alignment).  Je cite : « Les IA fortement autonomes devraient être conçues de telle sorte que leurs objectifs et leurs comportements coïncident à tout moment avec les valeurs humaines », lesquelles sont, je cite toujours : « la dignité, les droits et libertés, la diversité culturelle ». L’un des attendus du développement de l’IA est de profiter et « donner du pouvoir » (empower) au plus grand nombre...."                                                                                                           ______  Il y a peu, j'écrivais ceci, qui reste d'actualité: Dans l'univers varié de l'IA, omniprésent et discuté, un monde de nouveautés inédites, mais qui apparaît comme une menace dans certains secteurs d'activité. Ou du moins une ambigüité Un vrai tournant demandant une réflexion critique. Bruxelles s'y attelle, à l'échelle de l'Europe. Cela va très vite et il convient de faire le partage entre mythe et réalité, usages justifiés et contestables. Prudence! ___ GPT-4, notamment suscite des interrogations particulières, étant données ses applications actuelles et à venir et ses retombées dans le monde du travail et de la culture. Le système Gémini pose notamment des problèmes inédits, qu'il importe d'analyser et de résoudre. Certaines positions, un peu trop enthousiastes, méritent d'être analysées et remises en question, du moins partiellement. Bientôt ce sera dans la poche. C'est l'esprit critique qui peut être remis en question. Mais pas seulement. Avec un accès  presque gratuit, on comprend qu'il importe de prendre les devants. Mais comment? L'enthousiasme béat n'est pas de mise.


   
                                                                                                                     Le risque est grand d'un chaos informationnel inédit. "...En permettant de manipuler les contenus à l’envi, l’intégration de systèmes d’IA générative aux smartphones risque de provoquer la prolifération de deepfakes et d’accentuer la diffusion de ces contenus faux mais crédibles. Ceci pourrait compromettre davantage la crédibilité des informations en ligne et entraîner un chaos informationnel généralisé.  Sans compter un risque qui peut s’avérer mortel : l’explosion potentielle du cyberharcèlement, notamment via le « deepfake porn », une pratique violente qui a émergé en 2017 et qui va se trouver « facilitée » avec l’arrivée de l’IA générative dans les smartphones. Les modèles génératifs peuvent créer des données : des images par exemple, qui ressemblent de manière frappante à des données réelles. Cela peut donc être utilisé de manière malveillante pour créer des contrefaçons, des faux, des contenus trompeurs que ces derniers soient textuels et servent par exemple des arnaques comme le phishing, ou visuels : montages photos, montages vidéo (DeepFake). Par ailleurs, des données erronées peuvent être fabriquées par un modèle génératif malveillant. Celles-ci pourraient être utilisées dans les corpus d’apprentissage des futurs grands modèles de langage (large language models ou LLM, dont ChatGPT est l’exemple le plus connu) ou d’autres modèles d’intelligence artificielle.   En effet, certains modèles génératifs peuvent se révéler vulnérables à des « attaques par exemples contradictoires » (adversarial attacks, dont l’exemple classique pour un modèle de machine learning est d’introduire de fausses données dans la base de données d’apprentissage, provoquant un véhicule à voir une limitation de vitesse à la place d’un panneau-stop).  L’évolution de ce type d’adversarial attack cible désormais les IA génératives, par exemple avec le data poisoning.  "                                                       
À lire aussi : Appareils connectés et cybersécurité : imaginer des attaques pour apprendre à se défendre    ___________________

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Haute finance en action

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 On les appelait naguère fonds vautours ou Hedge Funds

    Une finance aux extrêmes autoritaire et mondialisée, représentant la menace d'une crise,  une menace pour la production industrielleaussi. Un système risqué et  vicieux. Très peu régulé, sans souci de l'intérêt général.

 

 

" ...Chaque jour, une centaine d'entreprises françaises changent de main, de plus en plus souvent au profit d'un fonds qui les rachète en les endettant. Le rapport de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, rendu en juin, alerte sur les ravages de ce modèle, le rachat par effet de levier. Et désigne sa cible la plus préoccupante : la santé. Et si ce modèle délétère de reprise d'entreprises se déploie autant, c’est parce qu’il est promu par des responsables politiques et des hauts fonctionnaires qui vont pantoufler du public vers le privé et notamment dans ces fonds d’investissement..."                                Depuis des années, un même discours revient régulièrement dans le débat français : face à un État jugé inefficace, le privé saurait mieux gérer, mieux investir et même mieux soigner. L'Institut Montaigne estime par exemple que l'hôpital public a des « boulets aux pieds » et plaide pour faire évoluer ses établissements vers le privé. L'association professionnelle du secteur du capital-investissement privé France Invest se présente comme l'acteur qui va « créer des emplois, réindustrialiser, soutenir l’économie des territoires et construire les infrastructures de demain ».                                                                                   Selon une étude conjointe du cabinet d'audit et de conseil EY et de France Invest, les entreprises « accompagnées » par ces fonds privés auraient créé 530 000 emplois depuis 2018. Au cœur de cette promesse, un instrument financier présenté comme vertueux, le leveraged buy-out (LBO), ou rachat par effet de levier, censé apporter aux entreprises les capitaux et la rigueur de gestion qui leur feraient défaut. Un de ses illustres défenseurs l'a dit sous serment : interrogé sur le fonds Apollo, qui a fait passer la dette de l’entreprise de chimie en difficulté Kem One de 10 à 700 millions d'euros, l'ancien ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a refusé d'y voir un prédateur.                                                                                                                         La France est le terrain de chasse favori de ces fonds en Europe. Elle « figure parmi les marchés les plus actifs de cette industrie », selon la Banque de France et France Invest, et ce dispositif n'a plus rien de marginal dans l’Hexagone. Selon le rapport de l’Assemblée, chaque jour, une centaine d'entreprises françaises changent de propriétaire, de plus en plus souvent au profit d'un fonds. Fin 2024, les seuls fonds adhérents de France Invest géraient près de 300 milliards d'euros d'actifs. Depuis le début des années 2010, le montant annuel des nouveaux investissements a quadruplé, atteignant près de 30 milliards d'euros en 2025.....                                                 Plus contestable encore, l'État subventionne cette fragilisation des entreprises. Les rapporteurs de l'Assemblée nationale décrivent comment « le levier de la fiscalité » vient en renfort de l’endettement pour remplir les poches des fonds : la fiscalité française autorise la holding à déduire de son résultat imposable les intérêts de l'emprunt contracté pour le rachat (dans la limite de 30 % de l'EBITDA ou de 3 millions d'euros)...                                                 Le rapport de l'Assemblée nationale désigne la santé comme une cible privilégiée des fonds. Cet intérêt est préoccupant, car le secteur tire ses recettes presque exclusivement de la solidarité nationale, si bien que les flux de trésorerie remboursant la dette proviennent, en bout de chaîne, de l'Assurance maladie, donc du contribuable. Pour un fonds, c'est la promesse d'un revenu régulier, garanti par la puissance publique, l’idéal pour adosser un effet de levier.   Les montants investis dans les services de soins ont été multipliés par six entre 2017 et 2022. Ceci s’est accompagné d’« une accélération brutale de l'endettement du secteur de l'offre de soins », la rapporteure redoutant une « fragilisation financière systémique des secteurs du soin sous l'effet de l'intervention des fonds ». ...                                                        Si le rachat par effet de levier a prospéré, ce n'est pas par accident : il a été subventionné par la déductibilité fiscale de la dette, accompagné par une banque publique qui co-investit avec les fonds prédateurs qu'elle devrait contrôler, et protégé par des décideurs qui passent d’un ministère à un conseil d'administration.  Le rapport formule quarante recommandations pour encadrer les pratiques délétères du capital-investissement. Reste à savoir si le législateur s'en saisira. ..."    _______________

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Retour sur l'Afrique

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Elle n'aurait pas d'histoire, dit-on encore parfois.

                               Elle serait restée en marge. Comme une continent immobile et invariable. Une planère à part, en quelque sorte, une belle endormie que l'Occident conquérant aurait réveillé d'un sommeil profond, de traditions immuables. On reconnaît là l'essence des croyances qui ont fondé et entretenu la longue période coloniale, entretenus pas les a priori de ceux qui, ayant l'âme blanche, ne pouvait considérer les Africains que comme ayant l'âme noire, comme le disait  ironiquement Montesquieu, qui fit une critique sans concession de l'esclavage.   Même dans la période post-coloniale, et récemment encore, comme dans un célèbre discours de N.Sarkozy, on demande à l'Afrique d'entrer dans l'histoire, de rejoindre le club des pays blancs industrialisés.             Or dans l'immense continent africain, les événements ont suivi un autre cours qu' en Europe, depuis des origines qui furent communes et des voies originales, où la notion de civilisation avait un sens, comme le souligne tous les anthropologues. Il faut le répéter, car les préjugés sont encore tenaces: même méconnues pendant longtemps (et on comprend pourquoi) l'Afrique a fait du chemin et de manière parfois dynamique.                     Autrement dit, un vaste pan de la culture occidentale a longtemps véhiculé l’idée que l’Afrique était restée à l’écart de l’histoire et du progrès. Cela va de nos grands penseurs aux livres et aux films qui ont nourri des générations d’enfants. Dans des dessins animés de Disney, on voit des cannibales africains à peine vêtus faire mijoter gaiement leurs victimes dans d’énormes marmites suspendues au-dessus d’un feu. Parmi les philosophes, il y a pléthore d’exemples consternants. Voltaire ­disait des Africains : « Un temps viendra, sans doute, où ces animaux sauront bien cultiver la terre, l’embellir par des maisons et par des jardins, et connaître la route des astres : il faut du temps pour tout. » Hegel était encore plus radical : « Ce que nous comprenons en somme sous le nom d’Afrique, c’est un monde anhistorique non développé, entièrement prisonnier de l’esprit naturel et dont la place se trouve encore au seuil de l’histoire universelle. » On entend encore aujourd’hui des échos de tels propos chez les dirigeants politiques occidentaux.... qui aimaient l'Afrique...pour les richesses et la main d'oeuvre qu'elle leur procuraient à bas prix.                      L' histoire du continent africain reste encore largement à faire. Il était supposé être immuable, dès qu'il fut découvert. Et le préjugé dura, renforcé par l' aveuglement colonial, qui avait besoin de maintenir le mythe de peuples-enfants, qu'il fallait mener au niveau de notre histoire, considérée comme LA référence et le modèle.        Depuis quelques décennies surtout, les études africaines, avec leurs limites, ont modifié enfin notre regard. L'histoire de ce continent dit mineur  a une histoire que l'on ne soupçonnait pas à une époque, histoire que l'on continue à mettre à jour peu à peu malgré les difficultés liées au manque d'archives.     Hors du fait que, c'est bien établi, l'Afrique de l'Ouest est le berceau de l'humanité. Notre histoire commence là.

       Certains peuples étaient déjà des navigateurs et des marchands, à partir d'une certaine époque: "...la palme d'or de la navigation revient très certainement aux Somaliens. Si, aujourd'hui, la Somalie rime avec pauvreté et piraterie, il y a quelques siècles, elle était plutôt synonyme de cités portuaires florissantes et abritait des commerçants qui faisaient partie des meilleurs de l'océan Indien. Ils entretenaient des contacts commerciaux avec l'Arabie, l'Inde, la Perse, l'Égypte, la Chine, Venise et, plus tard, le Portugal...."

 

          Oui, l'Afrique a une histoire. Et quelle histoire! Partiellement connue. Largement méconnue.  Contrairement aux nombreux préjugés toujours tenaces, entretenus par l'ignorance, les clichés longtemps répandus, certains propos publics, même en haut lieu:

 Le discours de Dakar où Sarkozy déclara sans sourciller, sans doute victime de son "nègre" , disent les plus indulgents: " le « drame de l'Afrique » vient du fait que « l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire. […] Le problème de l'Afrique, c'est qu'elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l'enfance. […] Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine ni pour l'idée de progrès ."   Les Africains seraient donc restés de grands enfants, qu'il (nous) resterait à éduquer. Un ethnocentrisme qui régna au coeur de l'entreprise coloniale et dont il reste des traces.    Un européocentrisme étriqué, un essentialisme tenace et une ignorance sidérante.  On le sait mieux maintenant, l'Afrique a une histoire. On peut le savoir...après tant de silences   Certes, l'Afrique bouge sous nos yeux actuellement, du moins certains pays plus que d'autres, chapeautés par l'aide chinoise ou non, certains ne s'étant pas encore relevés de la potion amère du FMI et des fonds vautour.
  Mais elle l'a toujours fait, si l'on met entre parenthèse la période coloniale où l'Europe se partageait le gâteau.
       Ce continent oublié, ce passé occulté nous revient aujourd'hui après tant             Pour les colonisateurs, l'Afrique était une page vierge où l'Europe allait inscrire ses valeurs, au nom d'une civilisation de référence et d'intérêts bien compris. Pour s'installer en Afrique et l'exploiter en toute bonne conscience, il fallait bien "infantiliser" ce continent de grands enfants, comme l'avait bien vu déjà ironiquement Montesquieu:
   "Si j’avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais :Les peuples d’Europe ayant exterminé ceux de l’Amérique, ils ont dû mettre en esclavage ceux de l’Afrique, pour s’en servir à défricher tant de terres._Le sucre serait trop cher, si l’on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves._Ceux dont il s’agit sont noirs depuis les pieds jusqu’à la tête ; et ils ont le nez si écrasé qu’il est presque impossible de les plaindre._On ne peut se mettre dans l’esprit que Dieu, qui est un être très sage, ait mis une âme, surtout bonne, dans un corps tout noir..."
 

 

    Après la période coloniale, la Françe-Afrique a pris le relai, faisant mine de gérer l'indépendance, comme au Gabon, où Sarkozy, et d'autres, ont réécrit l'histoire
   Paris a forcé la main aux Africains: "... l'indépendance imposée aux Africains, bien que décidée par Paris avec la bénédiction de Washington au gré des préjugés les plus réactionnaires et de vils calculs, fut présentée comme le triomphe des idées progressistes, de la liberté, de la modernité politique et, ironie suprême, de la volonté des Africains."
    L'Afrique de "Papa" n'est pas tout à fait finie... L'imposition du franc CFA reste une des traces de cette subordination.
  L'Afrique, si diverse, n'est "en retard" que par rapport à nos modèles de développement, mais elle pourrait bien nous étonner par les chemins originaux qu'elle pourrait prendre à l'avenir. "L'Afrique est mal partie", disait R. Dumont après les décolonisations officielles, mais elle pourrait bien un jour nous surprendre..  
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Varia

Publié le par Jean-Etienne ZEN

__  Pénuries

__  Récupération

__ Concentration

__ Reconversion

__ Musk en colère

__ Cercle restreint

 __ Himalya en danger

 

__ Robots en pointe

 

__ Crise  européenne

__ Demain, la terre...

__ Bombe israelienne

__ Patrons et politique         

__ Russie : la chute?

__ Peur inhibitrice?

__ Sommeil en question

__ Préférence ou priorité?

__ Israël: radicalisation

        _____________Machine à désinformation ____________

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Jérusalem, la disputée

Publié le par Jean-Etienne ZEN

  S'il est une ville surchargée de mythes, d'espoir et de rêves, de tragique aussi, c'est bien la ville que l'on appelle "sainte", "trois fois sainte" même, à laquelle se réfèrent les monothéismes, cousins par de nombreux aspects historiques.     


            Ville aujourd'hui divisée, investie par les "sionistes chrétiens", qui ont le vent en poupe, à la faveur du radicalisme d'Etat israëlien.  "...La Knesset a entériné deux mois plus tôt le statut de Jérusalem comme « capitale éternelle d’Israël, une et indivisible ». La communauté internationale crie à la violation du droit international : treize ambassades étrangères quittent Jérusalem pour Tel-Aviv.."                                                                    L'ancienne capitale de David est saturée de sens, mythifiée, dans laquelle s'entrechoquent souvent les diverses communautés, se manifestent leurs luttes d'influence. Après 3000 ans de passions. Au sein d'une terre dite "promise". Un obstacle à la solution d'un conflit qui se radicalise. Une histoire qui aujourd'hui divise, dans cette ville au statut unique, ville de foi et de passions. Depuis l'occupation romaine en passant par les Croisades, jusqu'au joug ottoman et le protectorat britannique, tantôt assoupie, tantôt vivante, elle est au coeur des enjeux religieux et politiques, des aspirations de ceux qui désirent retrouver une terre, dans l'espérance et la douleur.

 

                    Déjà en 2017___ Dans la ville dite sainte, l'atmosphère est lourde. Pas seulement au sein des communautés qui la revendiquent comme lieu de culte privilégié, produit d'une histoire réelle et mythique complexe.

   Il y a aussi le fatalisme désespéré des Palestiniens de Jérusalem-Est qui se voient de plus en plus ostracisés, menacés d'expulsion, au nom d'un reconquête sioniste urbaine, qui s'affirme encore plus en Cisjordanie, au point de rendre l'idée même d'un possible Etat palestinien de plus en plus improbable.
   On est en droit de contester la notion de "ville sainte", de même que celle de "terre sainte" en soi, comme le faisait remarquer un historien israëlien..
    Les anciennes et plus récentes guerres de religion servent d'alibi.
    Mais cette cité est et reste une ville juste hautement symbolique, dont seulement de longues négociations pourront peut-être un jour modifier le statut. Tout passage en force y reste possiblement explosif, régionalement et au-delà, pas seulement pour des raisons religieuses, qui peuvent paraître secondaires ou archaïques. La politique de Sharon surtout a réveillé les désirs d'occupation exclusive. C'est un réveil de conflits armés trop connus qui peut surgir à tout moment, tant est grande la colère à Jérusalem .
   Depuis l'annonce trumpienne, le fragile statut de la ville, capitale impossible, issue de l'histoire et de  la guerre, est en péril
   Ce ne sont pas seulement les plus hautes autorités religieuses qui s'inquiètent, comme le pape, qui demande « la paix pour Jérusalem et pour toute la Terre sainte » et pour que les acteurs en présence parviennent à une « solution négociée qui permette la coexistence pacifique de deux Etats à l’intérieur de frontières définies entre eux et reconnues internationalement " C'est aussi l' ONU qui lance un nouvel avertissement.

    Mais la diplomatie du choc de Trump en décide autrement, seul contre tous (America first and alone), comptant sur le soutien de Netanyahou, qui veut aussi  faire oublier ses casseroles et qui cherche le soutien des rabbins. Mais ce cadeau est empoisonné.
Une erreur fondamentale  , comme dit Charles Enderlin, qui peut être cher payée.
La guerre des mots risque de ne pas rester seulement verbale. Certains Israëliens le rappellent régulièrement.
    Le noeud gordien qu'est Jérusalem risque de vivre d'autres Noël de tensions. _______________

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Larges horizons

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 __  Qu'est-ce qu'une "radicalité raisonnable"                                                                                                                          Vous avez une heure!...

__  Le pied sur le frein!  demande Anthropic                                                                                                                                      Sagesse ou calcul? On s'interroge...

__ Mais que veut Xavier Niel?                                                                                                                                        Qui ne manque pas de moyens...

__ Une guerre (des Gaules) pas comme les autres

__ Mémoire de pandémie                                                                                                                                      Des souvenirs douloureux

 

__ Banalisation de l''extrême droite                                                                                                                               Des  voix controversées  

__ "Modèle" suédois en question                                                                                                                                       Incertitudes  .  Un ex-modèle ambivalent . Le retour des inégalités.      

__ Le triomphe fiscal des ultra-riches: à revoir sur Arte                                                                                                     Certains "héritiers" le réclament

__ Des réseaux sociaux  ambivalents                                                                                                                                             "... Nous n'avons jamais autant communiqué. Il n'a jamais été aussi facile de transmettre instantanément une information, une opinion ou une image à des millions de personnes. Pourtant, cette multiplication des échanges semble aussi avoir accompagné la polarisation politique, la fragmentation sociale et la difficulté croissante à distinguer le vrai du faux.    L'auteur d'Internet rend-il bête ? Ce que le réseau change à nos cerveaux élargit ici une interrogation qui traverse son œuvre : pourquoi avons-nous admis si facilement que communiquer davantage nous permettrait nécessairement de mieux nous comprendre ?                                                                                  L'un des principaux intérêts du livre est de rappeler que l'enthousiasme suscité par les réseaux sociaux n'a rien d'inédit. À chaque grande innovation dans les moyens de communication a correspondu la promesse d'un monde mieux informé et, par conséquent, plus pacifique et plus rationnel.      Le télégraphe devait rapprocher les peuples ; la radio élargir l'accès à l'information ; Internet et les réseaux sociaux donner à chacun la possibilité de s'exprimer et contribuer à démocratiser l'espace public. Carr déconstruit cette évidence : les nouvelles technologies ne suppriment ni les conflits ni les passions collectives ; elles peuvent leur donner de nouvelles formes et accélérer leur propagation. La quantité de communication n'est pas sa qualité. Transmettre une information n'est pas la même chose que la comprendre, et pouvoir s'exprimer ne garantit ni que l'on sera entendu ni qu'une véritable discussion s'engagera...."         ___________ 

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