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Interminable conflit

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Vers quel futur Moyen Orient?

                              A partir de la cendre chaude d'affrontements encore récents, les combats  reprennent, sur la  route de Damas; On perd souvent de vue le contexte d'une Syrie déjà à genoux, d'un régime affaibli, d'un pays qui n'en finit pas de passer par les pires épisodes, objet de convoitises géostratégiques et       Un domino de plus en voie de tomber. Vers quelle nouvelle reconfiguration du Moyen-Orient? Difficile à dire pour l'instant... Moscou semble se désengager, occupé par ailleurs. Les agendas sont divers et contradictoires.     Vers une explosion à la libyenne?... Quel scénario pour demain?


                                                                                      En 2016, j'avais écrit :  Il se trouve que mon épouse et moi avions programmé un voyage en Syrie. En 2011. Une Syrie dont nous rêvions depuis longtemps. Nous avions nos billets mais le vol fut annulé à cause de le fameuse éruption islandaise, qui cloua les avions au sol pour quelque temps. La tragédie là-bas commença peu après, d'abord à bas bruits, puis de façon de plus en plus intense.  Il ne fait plus aucun doute que nous n'irons jamais là-bas. Nous ne sommes pas dans l'humanitaire...                        ___ Comment faire un bilan de ces dix années terribles, sans doute une des plus grande tragédie de l'histoire récente au MO, qui a produit un champ de ruines difficilement imaginable? La reconstruction n'est pas à l'ordre du jour. Un tiers des infrastructures du pays ont été détruites, sans parler des villes: Alep, Palmyre,etc...     L'imprévisible, l'effroyable  arrivèrent, dans un chaos où il fut bien difficile au début de trouver les fils interprétatifs. Se révélèrent peu à peu les enjeux et les influences au coeur d'un système qui apparaissait relativement stable, dont une famille élargie, dans une minorité qui avait tout intérêt à défendre le statu quo bec et ongle, en trouvant des alliances parfois improbables, qui firent de ce conflit en enjeu régional, voire au-delà, où se croisaient les intérêts les plus contradictoires. La moitié de la population de la Syrie fut affectée : outre les quelque 5,6 millions de personnes qui ont quitté le pays, le dernier bilan des Nations unies faisait état de 6,2 millions de déplacés internes.

 

 

          "...Après une série de victoires militaires ces dernières années l’Etat syrien a repris le contrôle de plus de 70 % du territoire, reléguant les lignes de front à des zones plus restreintes du pays. Environ 2,9 millions de personnes vivent dans la région d’Idlib, la dernière zone encore aux mains de la rébellion contre le régime Assad – notamment le groupe islamiste radical Hayat Tahrir Al-Cham – dans le Nord-Ouest ; quelque 2,6 millions dans les territoires administrés par les forces kurdes, dans le Nord-Est et l’Est ; et environ 1,3 million sont dans des poches de territoires dans le Nord frontalier de la Turquie, sous le contrôle des forces turques et de leurs supplétifs syriens..."                                                       ____Amère victoire. Le système Assad portait en son sein des germes de déflagration du pays, dans le contexte des printemps arabes et de la libéralisation du pays au profit d'une caste. L'instrumentalisation des forces les plus extrêmes a favorisé un chaos, qui déclencha l'intervention de forces étrangères profitant de l'occasion pour avancer leurs pions ou défendre leurs intérêts, au gré des alliances les plus machiavéliques. Comment reconstruire, étant donné l'ampleur du champ de ruines matérielles et humaines? La jeunesse est soit partie, soit réfugiée, soit anéantie moralement. Cette sale guerre laissera des traces pour longtemps, elle qui a commencé par des compromis plus que douteux, libérant des forces incontrôlables, ce qui produisit l'enfer.                                                                                __ "...Le régime Assad  a d’emblée joué la carte djihadiste pour diviser et décrédibiliser l’opposition, libérant des centaines de détenus djihadistes durant les mêmes mois de 2011 où des milliers de militants pacifistes étaient embastillés, torturés ou liquidés. Daech, l’acronyme arabe de “l’Etat islamique en Irak et en Syrie”, a été proclamé en avril 2013 à Raqqa, la première capitale provinciale libérée du régime Assad. D’emblée, les djihadistes ont éliminé les autres factions de l’opposition dans cette ville pour y imposer leur règne sans partage, avant d’étendre leurs réseaux ailleurs dans le pays. Mais les révolutionnaires ont fini par prendre la mesure du danger en déclenchant, en janvier 2014, leur “seconde révolution”, cette fois contre Daech, qui fut ainsi expulsé d’Alep et du nord-ouest de la Syrie....  Malgré cette mobilisation anti-djihadiste, les Etats-Unis ont maintenu leur politique de soutien a minima de l’opposition syrienne, dont les bastions, dépourvus de toute défense aérienne, étaient la cible de bombardements sévères du régime Assad. Mais Daech, ainsi refoulé en Syrie, s’est détourné vers l’Irak, où Abou Bakr Al-Baghdadi a proclamé son pseudo-califat en juillet 2014. La coalition menée par Obama contre Daech s’est concentrée sur le volet irakien de sa campagne, avant d’étendre ses opérations à la Syrie, où elle a préféré miser exclusivement sur les milices kurdes, leur accordant une couverture aérienne qu’elle avait toujours refusé aux forces révolutionnaires.  L’entrée en guerre directe de la Russie, en septembre 2015, a eu beau se faire au nom de la “lutte contre le terrorisme”, Moscou a laissé à Washington et ses alliés l’essentiel de la campagne anti-Daech. C’est ainsi que Daech a permis à Moscou de soutenir encore plus activement Assad, alors que les puissances occidentales accordaient désormais la priorité à la menace djihadiste...."   _____________________________

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Mondialisation sur mer

Publié le par Jean-Etienne ZEN

La bataille des conteneurs

                                 Les échanges économiques, dans le cadre de la mondialisation, n'ont jamais atteint une telle ampleur. Même s' ils ont commencé très tôt, mais sous des formes plus limitées quantitativement et géographiquement, pas seulement en Méditerranée.           Aujourd'hui ce sont tous les océans du monde qui sont en permanence parcourus pas des cargos, aux dimensions de plus en plus démesurées, transportant des produits surtout d'origine chinoise. L plus grand atelier du monde est devenu le plus grand marchand de tous les biens imaginables, largement subventionné. C'est un nombre toujours croissant qui est le symptôme d'une mondialisation qui arrive à la fin de sa forme traditionnelle. La Chine avance ses pions et est en marche vers la maîtrise des mers, les nouvelles routes de la soie.                 L'excellente émission de Public Senat, nous a offert récemment l'occasion de réfléchir à ce tournant, autant historique qu'économique.   Environ 90% de ce que nous consommons transitent sur les quelque 60 000 vaisseaux qui sillonnent sans relâche les mers du globe. C'est dire notre dépendance et l'importance du frêt maritime, tentaculaire réseau d'artères maritimes qui structure la mondialisation. Mais celle-ci n'est rendue possible que parce qu'une armada de cargos voguent à son service ..      Une "révolution", selon Mc Lean .                                                                                                                         Le fret maritime représente aujourd’hui 90 % du commerce international de marchandises. Plus de 50 000 navires de commerce naviguent à travers la planète, parmi lesquels près de 40 % de pétroliers. Plus de 60 % de la flotte mondiale dédiée au transport maritime international est placée sous pavillon de complaisance (libre choix du pays d’immatriculation).  L’activité de fret maritime international emploie plus de 1,3 million de marins de commerce à travers le monde.                                                                                                                                     (Source : https://info.arte.tv/fr/le-commerce-maritime-mondial-infographies --https://savoirs.rfi.fr/fr/comprendre-enrichir/economie/le-transport-maritime_https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/expliquez-nous/expliquez-nous-le-transport-maritime_1788701.html _https://www.planete-energies.com/fr/medias/decryptages/le-transport-du-petrole-par-voie-maritime)                                                                                                                                                                                      " Dans un monde de plus en plus interconnecté, le transport maritime se présente comme un composant essentiel du commerce mondial, agissant en tant que pilier de l’économie mondiale. Depuis l’Antiquité, les océans ont assisté à l’évolution constante du transport maritime, jouant un rôle crucial dans les échanges de marchandises et dans le développement économique.  La grande majorité du commerce mondial (environ 90 % selon l’OMI, Organisation maritime internationale) s’effectue par transport maritime. Sans celui-ci, il serait impossible d’importer et exporter les marchandises à l’échelle nécessaire pour soutenir le monde actuel.   On estime à plus de 50 000 le nombre de navires marchands engagés dans le commerce international, transportant tout type de cargaison. La flotte mondiale actuelle est immatriculée dans plus de 150 pays et emploie plus d’un million de marins de presque toutes les nationalités..."                                                                                                          La domination chinoise s'affirme de plus en plus. Ses ports se développent. Ses ambitions s'élargissent. Ses avancées se font à une rythme inégalable. Jusqu'à quand?...Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel.... (Proverbe chinois)___

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Géopolitique des drogues

Publié le par Jean-Etienne ZEN

La France connaît une évolution de la consommation et du trafic de drogues préoccupante. Mais elle n'est pas la seule. Le marché de la drogue évolue constamment. Le Moyen-Orient est maintenant touché. L'approche morale est inadéquate. La question est surtout sociale et politique.         Le Mexique n'est pas seul concerné. La France est de plus en plus au coeur de réseaux qui se manifestent un peu partout. Le défi est immense. Certaines drogues deviennent comme des armes au niveau international. La mondialisation des échanges, par toutes sortes de circuits, a favorisé le pouvoir des réseaux internationaux, engendrant en même temps le développement des mafias et leurs cortèges de violences.                                                                  s                                          " La drogue.. ne sert pas seulement à financer les conflits ; elle sert comme levier financier pour tous les pays qui jouent le jeu des privatisations : Une étude du FBI intitulée « L’économie politique du commerce des drogues », rédigé par James Moody, chef de la Section Drogues de la Division du Crime organisé, et rendu public au Mexique le 9 mai 1995 indiquait que, depuis, le gouvernement de Salinas a mis en place une série d’incitants pour attirer le capital étranger. Un de ceux-ci - d’après ce document - « est la vente d’entreprises parastatales à des investisseurs privés, des entreprises telles que d’importantes institutions financières, des fabriques et des commerces industriels et des services d’avant-garde ayant une valeur de plusieurs milliards de dollars ». Dans ce programme de privatisation « il y a eu corruption et blanchiment d’argent impliquant d’influents financiers mexicains.... Des entreprises parastatales ont été achetées par des organisations de narcotrafiquants. »__Vingt cinq ans plus tard, les « Cartels » mexicains, après avoir corrompu l’ensemble des institutions de ce pays en toute impunité, deviennent une « menace pour Washington »… Trop tard. Il en va de même en Asie Centrale, en Russie, au sud-est asiatique (Thaïlande en particulier) et, si on inclut la contrebande pétrolière, la contrefaçon et les pierres précieuses, on peut difficilement faire une cartographie mondiale des affaires qui soit indépendante de l’économie criminelle..."                                                                                                                      On a pu parler de capitalisme criminel.

     Le trafic de drogues, gangrénant des Etats, n'est pas la seule activité de la pieuvre.
__Il existe une véritable géopolitique du crime organisé. Elle s'organise "en fonction de la conjoncture, on va les voir se livrer au trafic de drogues, d’armes, d’êtres humains, investir dans la contrefaçon ou les paris sportifs, etc. En ce sens, il existe une certaine similitude avec l’esprit d’entreprise, à la différence près qu’il s’agit là d’entreprises criminelles ! Deuxième particularité pour bien comprendre leur logique et leur puissance : toutes ont une dimension territoriale très forte. Territoire étant ici entendu comme réalité physique (rue, quartier, région, pays…), mais aussi espaces immatériels (marchés financiers, cyberespace, etc.), fluides, opaques, transnationaux, qui se prêtent parfaitement aux activités criminelles. Tous ces territoires ne doivent pas être appréhendés comme limite ou enfermement, mais plutôt comme étant une base forte de déploiement à partir de laquelle, depuis la fin de la guerre froide, ces entités arrivent à s’étendre, créer de nouvelles colonies, de nouveaux espaces d’activités à travers la planète entière. Le racket constitue un marqueur très net de ce lien entre organisation criminelle et territoire. Cet impôt illégal signe le pouvoir territorial. Invoquer à son sujet une "protection" est faux à 99 %, ce n’est là qu’un habillage sémantique et idéologique.
Polycriminelles, solidement territorialisées, ces grandes organisations, en particulier les mafias, sont aussi insubmersibles. Leur capacité à survivre et à s’adapter est impressionnante. Elles peuvent ainsi passer d’un monde rural à un monde urbain, d’une économie agraire à une économie industrialisée, d’un régime autoritaire à un régime démocratique, le tout sans aucun problème majeur. Elles résistent parfaitement à la répression, voire l’utilisent pour se renforcer..."
                      __Il arrive même que, favorisées par la crise, elles infiltrent les banques et volent à leur secours,  jouant aux  pompiers mafieux.

                                                                   _La question des mafias s’intègre dans un ensemble plus vaste : celui de la mondialisation et de la libéralisation de la sphère financière. C’est en effet dans un gigantesque partenariat avec les pouvoirs politiques et les multinationales de la finance et des affaires que le crime organisé se joue de la légalité des Etats " _______________________________

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Petit billet du dimanche

Publié le par Jean-Etienne ZEN

__  Déni

__ Réveil

__  La fin

__ Mistral                  

 

__ Déclin

__ Cacophonie

__ Répressions

__ Gaz russe

__ Durcissement

__Notre salut

__ Démutualisation

__ Technofascisme

__ Armes chinoises

__ Contre-offensive

__ Parachute, bretelles et ceinture

             ____________   IA et main d'oeuvre mondiale ________

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Interminable conflit (2024)

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Vers quel futur au Moyen Orient?

                              A partir de la cendre chaude d'affrontements encore récents, les combats  reprennent, sur la  route de Damas; On perd souvent de vue le contexte d'une Syrie déjà à genoux, d'un régime affaibli, d'un pays qui n'en finit pas de passer par les pires épisodes, objet de convoitises géostratégiques et       Un domino de plus en voie de tomber. Vers quelle nouvelle reconfiguration du Moyen-Orient? Difficile à dire pour l'instant... Moscou semble se désengager, occupé par ailleurs. Les agendas sont divers et contradictoires.     Vers une explosion à la libyenne?... Quel scénario pour demain?


                                                                                      En 2016, j'avais écrit :  Il se trouve que mon épouse et moi avions programmé un voyage en Syrie. En 2011. Une Syrie dont nous rêvions depuis longtemps. Nous avions nos billets mais le vol fut annulé à cause de le fameuse éruption islandaise, qui cloua les avions au sol pour quelque temps. La tragédie là-bas commença peu après, d'abord à bas bruits, puis de façon de plus en plus intense.  Il ne fait plus aucun doute que nous n'irons jamais là-bas. Nous ne sommes pas dans l'humanitaire...                        ___ Comment faire un bilan de ces dix années terribles, sans doute une des plus grande tragédie de l'histoire récente au MO, qui a produit un champ de ruines difficilement imaginable? La reconstruction n'est pas à l'ordre du jour. Un tiers des infrastructures du pays ont été détruites, sans parler des villes: Alep, Palmyre,etc...     L'imprévisible, l'effroyable  arrivèrent, dans un chaos où il fut bien difficile au début de trouver les fils interprétatifs. Se révélèrent peu à peu les enjeux et les influences au coeur d'un système qui apparaissait relativement stable, dont une famille élargie, dans une minorité qui avait tout intérêt à défendre le statu quo bec et ongle, en trouvant des alliances parfois improbables, qui firent de ce conflit en enjeu régional, voire au-delà, où se croisaient les intérêts les plus contradictoires. La moitié de la population de la Syrie fut affectée : outre les quelque 5,6 millions de personnes qui ont quitté le pays, le dernier bilan des Nations unies faisait état de 6,2 millions de déplacés internes.

 

 

          "...Après une série de victoires militaires ces dernières années l’Etat syrien a repris le contrôle de plus de 70 % du territoire, reléguant les lignes de front à des zones plus restreintes du pays. Environ 2,9 millions de personnes vivent dans la région d’Idlib, la dernière zone encore aux mains de la rébellion contre le régime Assad – notamment le groupe islamiste radical Hayat Tahrir Al-Cham – dans le Nord-Ouest ; quelque 2,6 millions dans les territoires administrés par les forces kurdes, dans le Nord-Est et l’Est ; et environ 1,3 million sont dans des poches de territoires dans le Nord frontalier de la Turquie, sous le contrôle des forces turques et de leurs supplétifs syriens..."                                                       ____Amère victoire. Le système Assad portait en son sein des germes de déflagration du pays, dans le contexte des printemps arabes et de la libéralisation du pays au profit d'une caste. L'instrumentalisation des forces les plus extrêmes a favorisé un chaos, qui déclencha l'intervention de forces étrangères profitant de l'occasion pour avancer leurs pions ou défendre leurs intérêts, au gré des alliances les plus machiavéliques. Comment reconstruire, étant donné l'ampleur du champ de ruines matérielles et humaines? La jeunesse est soit partie, soit réfugiée, soit anéantie moralement. Cette sale guerre laissera des traces pour longtemps, elle qui a commencé par des compromis plus que douteux, libérant des forces incontrôlables, ce qui produisit l'enfer.                                                                                __ "...Le régime Assad  a d’emblée joué la carte djihadiste pour diviser et décrédibiliser l’opposition, libérant des centaines de détenus djihadistes durant les mêmes mois de 2011 où des milliers de militants pacifistes étaient embastillés, torturés ou liquidés. Daech, l’acronyme arabe de “l’Etat islamique en Irak et en Syrie”, a été proclamé en avril 2013 à Raqqa, la première capitale provinciale libérée du régime Assad. D’emblée, les djihadistes ont éliminé les autres factions de l’opposition dans cette ville pour y imposer leur règne sans partage, avant d’étendre leurs réseaux ailleurs dans le pays. Mais les révolutionnaires ont fini par prendre la mesure du danger en déclenchant, en janvier 2014, leur “seconde révolution”, cette fois contre Daech, qui fut ainsi expulsé d’Alep et du nord-ouest de la Syrie....  Malgré cette mobilisation anti-djihadiste, les Etats-Unis ont maintenu leur politique de soutien a minima de l’opposition syrienne, dont les bastions, dépourvus de toute défense aérienne, étaient la cible de bombardements sévères du régime Assad. Mais Daech, ainsi refoulé en Syrie, s’est détourné vers l’Irak, où Abou Bakr Al-Baghdadi a proclamé son pseudo-califat en juillet 2014. La coalition menée par Obama contre Daech s’est concentrée sur le volet irakien de sa campagne, avant d’étendre ses opérations à la Syrie, où elle a préféré miser exclusivement sur les milices kurdes, leur accordant une couverture aérienne qu’elle avait toujours refusé aux forces révolutionnaires.  L’entrée en guerre directe de la Russie, en septembre 2015, a eu beau se faire au nom de la “lutte contre le terrorisme”, Moscou a laissé à Washington et ses alliés l’essentiel de la campagne anti-Daech. C’est ainsi que Daech a permis à Moscou de soutenir encore plus activement Assad, alors que les puissances occidentales accordaient désormais la priorité à la menace djihadiste...."   _____________________________

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De très discrets alliés

Publié le par Jean-Etienne ZEN

De très discrets alliés

      Ils auront un jour notre peau. Mais en attendant, que serions-nous sans eux?..                                                                                        Ils peuplent nos sols, discrètement mais efficacement, pour leur fertilité, comme de silencieux laboureurs. Il n'est pas besoin d'être philosophe pour reconnaître leur travail souterrain. Des obscurs travailleurs du sol, dont Darwin souligna le premier l'importance.           Ils sont souvent en péril, avec le développement de l'agrobusiness et son cortège de produits de synthèse en tous genres. _____Il faut sauver nos amis les vers.  Ils sont in-dis-pen-sables. Les obscurs travailleurs du sol, modestes et cachés, labourent en permanence les terres en les rendant fertiles, aptes à produire ce qui conditionne les bases de notre vie.

     Mais ils sont menacés par les nouvelles pratiques agro-alimentaires (labours profonds, tassement des sols, produits phyto-sanitaires...) et par la mondialisation, qui introduit de nouvelles espèces peu sympathiques à l'égard de nos amis.
    Il faut sauver les vers de terre!
        Ils sont des éléments clés de la fertilisation des sols et donc pour la vie humaine.
            ....Ils représentent la première biomasse animale terrestre. Mais comme le ver de terre est le premier marqueur de la bonne santé des sols, son absence indique clairement que les sols sont malades. Et un sol en mauvaise santé et à l'image d'un sein à sec, il n'est plus nourricier. Entendez, nos enfants vont souffrir de la faim... 95 % de notre alimentation dépend des sols, et que les sols disparaissent avec les vers de terre sous les effets de l’érosion, une érosion amplifiée par l’absence de vers de terre... nul besoin d’un dessin pour saisir que nous leur préparons un dessein funeste    On peut dire plus, nos discrets amis les vers représentent les moteurs de la transition écologique, les principaux acteurs de la vie des sols.

 
On le sait mieux depuis Darwin, qui s'est penché sur nos collaborateurs cachés et souvent méprisés.

        Le premier, Darwin, en fin observateur, avait compris leur rôle fondamental:
  "La charrue est une des inventions les plus anciennes et les plus précieuses de l'homme, mais longtemps avant qu'elle existât, le sol était de fait labouré par les vers de terre et il ne cessera jamais de l'être encore. Il est permis de douter qu'il y ait beaucoup d'autres animaux qui aient joué dans l'histoire du globe un rôle aussi important que ces créatures d'une organisation si inférieure." _Charles Darwin 1881_
   Il "a été l'un des premiers a réhabiliter le ver de terre alors considéré comme nuisible à l'agriculture. Darwin avait observé que les vestiges archéologiques étaient souvent protégés par leur enfouissement assez rapide sous la terre produite à partir de la végétation mortes et par les organismes du sol. Il a contribué à faire connaitre l'importance des organismes fouisseurs tel que le ver de terre pour les sols.
   Dans un ouvrage publié le 10 octobre 1881 et intitulé « "The formation of vegetable mould through the action of worms with observations on their habits" », traduit en Français en 1882. (son dernier livre scientifique, qui s'est vendu à 2000 exemplaires immédiatement, et en quelques mois à 3 500 exemplaires puis à 8500 exemplaires en moins de trois ans, soit plus rapidement et en plus grand nombre que son œuvre principale ,«L'origine des espèces»), il a traité de l'importance du travail de bioturbation des vers terre sur la genèse, l’érosion et la fertilité du sol..."
     Ces étonnants et indispensables animaux méritaient bien les éloges du fondateur de l'idée d'évolution, qui détrône l'homme de sa prétention d'être exceptionnel dans la nature et lui enlève son mépris des êtres dits inférieurs.
   "Ces ingénieurs du sol modifient le sols via des processus physiques, chimiques et biologiques, tout comme les termites, les fourmis.... Peut être appelé ingénieur du sol tout organisme qui par son activité modifie son habitat dans un sens qui lui est « favorable » mais également favorable aux autres organismes inféodés à cet habitat (en l'occurrence les bactéries ou les champignons du sol, etc.)." (Wiki)

    Nos obscurs alliés méritent bien un éloge pour leur travail inlassable. De plus, ils peuvent s'inviter généreusement dans nos assiettes.
   Il faut en rabattre de notre prétention et de notre mépris.De notre anthropocentrisme aussi. Homo vient de humus. Il retournera à la terre, comme humus. Le mot "homo" est lui-même apparenté à "humus",la terre,le sol,le grec "khamai" signifiant "à terre". Les Romains nommaient donc l'homme "le terrestre", par opposition aux dieux (cf. humilité, de même racine). 



      L'homme oublie trop souvent qu'il ne peut vivre hors-sol. Sans les vers, ses racines sont bien compromises.
            La vie des sols conditionne la nôt
re.       

 
 
 
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Quelle école?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Et quelle priorité?

       L'école est malade. Seulement par manque d'attractivité?  Un défi, oui, mais pourquoi? Il y a urgence.

 

 

                   QUELQUES REFLEXIONS POUR REPONDRE A L'ARTICLE DU MONDE INTITULE " Le vieillissement de la population enseignante, un enjeu majeur de ressources humaines."

Dans l'EN, la privatisation est en route (Relisons les recommandations de l'OCDE)- Ici -
                        Tous les SR qui lisent mes publications savent que, depuis des années, je tente de vous démontrer, preuves à l'appui, que la privatisation de l'EN est en phase terminale et qu'elle passe par la contractualisation du recrutement des enseignants, au détriment du recrutement statutaire via les concours de la fonction publique.
Or, la semaine dernière, deux faits importants sont venus confirmer cette offensive néolibérale qui s'accélère contre l'Ecole Publique : le retrait de 207 postes aux CAPES 2025 publié au JO et le rapport de la Cour des comptes qui dit "s'inquiéter du vieillissement des personnels - essentiellement enseignants - de l'Education Nationale".
Chacun le sait, la Cour des comptes n'a jamais été partisane du statut général de la fonction publique mais plutôt de l'austérité budgétaire pour "faire des économies" et "rembourser la Dette Publique" provoquée par les baisses d'impôts et de cotisations sociales des entreprises du CAC 40.
Nous allons voir que son souci n'est pas tout à fait le même que le nôtre, ou de nos syndicats, à savoir : comment remplacer tous les départs en retraite par des enseignants fonctionnaires d'Etat, donc comment sauver nos statuts de la contractualisation galopante ?
J'ai publié dernièrement un autre article du Monde qui rappelait, à juste titre, les "difficultés" pour recruter suffisamment d'enseignants via les concours. Cet article nous informait notamment que, depuis 2017, le nombre d'enseignants contractuels avait augmenté de 18% pour dépasser désormais 49 000 dans l'enseignement public (dont 40 300 dans le second degré.).
Le problème de la Cour des comptes, comme celui des gouvernements macronistes, c'est que cette contractualisation ne va pas assez vite pour remplacer les très nombreux départs en retraite du "Papyboom" dans les années qui viennent !
Je vous invite à regarder la première illustration : la pyramide des âges de l'EN.
Cette pyramide des âges ne nous donne pas seulement des renseignements sur le vieillissement de la profession mais un autre indice qui saute au yeux : le fait que les nouvelles générations sont beaucoup moins nombreuses que les anciennes... donc que le recrutement s'effondre depuis les années RGPP - 2007-2012 - et que cet effondrement s'amplifie chaque année.
Bizarrement, certains oublient vite que l'attaque des gouvernements néolibéraux contre les concours de recrutement n'a pas débuté en 2017 mais en 2008 lorsque JM Blanquer était directeur général de l'enseignement scolaire auprès du ministre Luc Chatel, sous la présidence de Sarkozy.
Pour réduire le nombre de fonctionnaires ( - 150 000 en cinq ans ! ), la première mesure du MEN avait été de supprimer les trois quarts des postes aux concours. Mais c'était trop visible et trop impopulaire. Le MEN a donc trouvé l'invention du siècle qui permettait de déclarer que les candidats n'étaient plus en nombre suffisant car les étudiants n'étaient "plus attirés par le métier d'enseignant" : la masterisation des concours était née !
Avec un peu de bagout et de vagues promesses de "revalorisation" (cela a toujours fonctionné avec les enseignants et leurs syndicats, depuis 1990 et le statut de PE... ), le ministre réussissait la prouesse de liquider la formation initiale et les IUFM, de faire financer par les candidats deux années d'études supérieures supplémentaires (M1 et M2), de supprimer 9 000 puis 18 000 recrutements en plaçant les profs stagiaires en alternance dans une classe, et surtout, d'inaugurer dans le premier degré le recrutement de contractuels dans les académies déficitaires - Créteil et Versailles, les deux plus importantes en terme de besoins.
Comme l'explique bien cet article du Monde, une deuxième contre-réforme devenait indispensable pour ralentir les départs en retraite : après la réforme des retraites de 2003, il fallait bloquer les fonctionnaires en reculant l'âge de départ de deux ans et en augmentant progressivement la durée de cotisation au nom de "l'espérance de vie".
Les illustrations 2 et 3 montrent bien comment, après la contre-réforme Woerth de 2010, les âges de départ ont augmenté rapidement pour "faire tomber la décote" - 25% en moins, cela donne à réfléchir ! - ce qui explique ce vieillissement subi et désastreux.
"La Cour des comptes s’inquiète d’une pyramide des âges « particulièrement vieillissante », un phénomène accentué par la réforme des retraites de 2023, et estime le « degré de préparation » de l’éducation nationale « très insuffisant ». Un rapport qui fait écho aux alertes syndicales, alors qu’il est très difficile d’aménager les fins de carrière." écrit Le Monde.
En réalité, ce qui inquiète la Cour des comptes, et les gouvernements, c'est que le vivier de profs contractuels ne soit pas intarissable et qu'il ne permette jamais de remplacer les milliers de départs en retraite même s'ils deviennent de plus en plus tardifs après la contre-réforme de 2023. Il faut donc réduire les besoins de profs en... supprimant des milliers de postes ! CQFD.
La spirale infernale de la RGPP doit donc être remise en route, sur les conseils avisés de Nicolas Sarkozy, venu récemment rappeler ses prouesses de 2012, pour inciter Macron à frapper plus fort pendant les deux dernières années de son quinquennat.
La RGPP++, dès 2025, doit combiner les attaques suivantes :
1/ Réduire le nombre de postes : - 4 000 pour commencer "en douceur", mais les cartes scolaires seront de plus en plus saignantes...
2/ Réduire le nombre de postes aux concours au nom de la démographie en baisse dans la plupart des académies,
3/ Hors de question de revenir sur la contre-réforme de la masterisation des concours ce qui obligerait à refinancer une véritable formation initiale et à recruter les 18 000 fonctionnaires stagiaires "économisés" chaque année depuis 2022.
4/ Limiter au maximum toute forme de cessation progressive d'activité qui obligerait, là encore, à recruter plus de profs stagiaires pour compléter ces temps partiels supplémentaires,
5/ Limiter au maximum les temps partiels, notamment les 80% (mesure déjà annoncée dans certains départements, dont le 76 ),
6/ Limiter les départs, notamment les milliers de demandes de disponibilité quand elles ne sont pas "de droit",
7/ Limiter ou interdire le recrutement sur les listes complémentaires des concours 2025, quand elles existent... A quoi bon réduire le nombre de postes aux concours si c'est pour recruter au-delà de ce seuil ?
8/ Réduire le nombre de postes de remplaçants en continuant à développer le RCD dans le second degré et accélérer la contractualisation dans les premier et second degrés : +18% en sept ans, ce n'est pas assez rapide dans leur calendrier. Deux ans ; le temps presse.
9/ Multiplier les opportunités pour réduire les recrutements en détachant des PE dans le second degré ( maths - français... pour l'instant ).
10/ Ne surtout pas abroger la réforme des retraites, ce qui permettrait aux fonctionnaires de partir deux ans plus tôt. ( Un enseignant)     ___________
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Un parcours pas comme les autres...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Une usine à gaz?  

                                   Dans l'imprévisible et vaste mouvement  lycéen et étudiant qui secoue aujourd'hui  une France stupéfaite et des élites assez désemparées, parois tétanisées, mais tenue à s'emparer rapidement d'un problème dont elles ne comprennent ni les enjeux, ni tenants ni les aboutissants, chacun se pose des questions sur le sens brouillé des revendications émises, des demandes pas toujours claires des jeunes dans la rue, quand ils s'expriment. C'est toujours ainsi dans les mouvements de masse, surtout au moment le plus inattendu.                                                                                                 Il y a le dit et le non dit. Dans le non dit, mais depuis longtemps exprimé , il y a, comme certains l'ont mis en relief, l'expression d'un vrai malaise, dont il été régulièrement parlé depuis l'origine assez récente, concernant l'oeuvre d'un ministre qui a laissé des souvenirs moyens, qui a modifié en profondeur le cursus du lycéen. Il s'agit de Parcours Sup, dont la mise en place et les conséquences concrètes ont souvent été mises en cause. Un système installé sans concertation, dont beaucoup, professeurs compris, demandent rapidement la révision, voire la disparition ou le remplacement par un système moins opaque, étant donné les effets qu'il produit. Un monstre algorithmique, comme le dit un un responsable politique de Horizon...Le lycée serait-il devenu une usine à stress où le désir de savoir ne serait plus prioritaire?   


                                                                                                                                        Certains expriment la chose de manière plus simple et directe, notamment en parlant de parcours du combattant. Comme dans l'association citoyenne Jean Moulin. Point de vue non dénué d'humour grinçant, qui mérite d'être entendu:

 

             Cette chronique s’adresse prioritairement aux néophytes qui ne connaissent pas les arcanes de cette superbe usine à gaz qu’est Parcoursup et dont le principal instigateur, Jean-Michel Blanquer, pouvait encore défendre hier soir à la télévision les mérites de cette magnifique invention, généralement sans rencontrer beaucoup de contradicteurs.
Lorsque j’étais lycéen, la chronologie de la classe de terminale avait au moins le mérite d’une linéarité et d’une simplicité remarquables : nous passions notre baccalauréat, puis nous réfléchissions à ce que nous allions faire de notre vie. Nos professeurs étaient certes de piètres conseillers d’orientation, mais au moins ne nous demandaient-ils pas, à dix-sept ans, de construire méthodiquement notre stratégie d’accès à l’enseignement supérieur avant même d’avoir décroché le diplôme qui sanctionnait nos études secondaires.
C’était évidemment beaucoup trop simple. Il fallut donc inventer Parcoursup. Depuis, l’adolescent ne prépare plus seulement son bac : il prépare son avenir, son dossier, ses vœux, ses sous-vœux, ses appréciations, ses éventuelles lettres de motivation, ses stratégies de réponse, ses listes d’attente et, accessoirement, son examen. Le baccalauréat est toujours là, quelque part, mais il ressemble de plus en plus à l’invité secondaire d’une cérémonie dont Parcoursup serait devenu la vedette.
Car le génie du système est d’avoir réussi à transformer les années de première et de terminale en gigantesque salle des marchés. Chaque note peut faire gagner ou perdre quelques places dans la cote scolaire. Un 14 n’est plus simplement un 14. Il devient potentiellement un mauvais signal pour une classe préparatoire, un élément à prendre en compte pour une formation sélective ou, au contraire, une note tout à fait honorable pour une licence universitaire. Le lycéen apprend donc très tôt une vérité merveilleuse : il ne faut surtout pas seulement travailler pour apprendre, il faut travailler pour ne pas faire baisser sa moyenne.
Voilà comment une mécanique d’orientation finit par contaminer la pédagogie elle-même
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Thérapie de choc ultra libérale

Publié le par Jean-Etienne ZEN

A la tronçonneuse

 

                           "El Loco" tient ses promesses, fidèle à sa parle: la thérapie de choc est au programme Il fut élu, dans une Argentine déboussolée.  L'inquiétant "ousider" est heureux de lui: il a accompli une reprise en trompe-l'oeil.  La théorie du choc, on connaît. Malgré une certaine popularité pour l'instant, le libertarien tien bon, malgré tout. Lui qui voulait détruire l'Etat de l'intérieur, en parfait libertarien, grand lecteur de Hayek et de Ayn Rand. Malgré la violence des effets produits. Malgré la dollarisation annoncée. Les vieux démons sont de retour. Pas de quoi susciter l'admiration. Le prix à payer est très lourd!

 


 

 

"...La consommation et activité dégringolent. La récession s'installe, avec une contraction de 5,3% de l'économie au premier trimestre par rapport à la même période de l'année dernière. Le produit intérieur brut (PIB) de l'Argentine a enregistré une forte contraction de 5,1% en glissement annuel au cours du premier trimestre, tandis que le chômage frappe désormais 7,7% de la population, selon les chiffres officiels publiés lundi. Opposition et mouvements sociaux invoquent un pays en souffrance, avec une pauvreté en hausse accélérée depuis fin 2023, à 55,5% de la population au premier trimestre 2024, contre 44,7% un an plus tôt, selon l'Observatoire de la dette sociale de l'Université catholique (ODSA-UCA)..." 

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Varia

Publié le par Jean-Etienne ZEN

__  Investigations

__ Vieille affaire

__Quel curseur?

__Insectes délicieux

__ Poulet cosmopolite

 

__ Economie romaine

 

__ Tabou des prisons                 

__ Sichuan en tête

__ Voilà pourquoi

__ Méthodes israëliennes

__ Défense bolloréenne

__ Jay Clayton et l'IA

__ Internationale réactionnaire

______________ Discours sur le colonialisme   _______________

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