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Suprémacisme israëlien

Publié le par Jean-Etienne ZEN

L'opposition est visée

         Toute parole contestataire se trouve mise en question en plus haut lieu. C'est devenu la chasse à toute parole critique. Peut-on encore parler de démocratie à Tel Aviv, quand la liberté d'expression est menacée tous les jours?          Le suprémacisme de l'extrême droite israëlienne ne supporte pas la critique ou la présente comme "antisémite", forcément antisémite....Certains israëliens, parfois de premier plan, peinent à se faire entendre. Ne parlons pas du juif  Brauman ou de l'historien Lemire.                   La Cisjordanie, qui est harcelée, fait partie aussi du projet du "Grand Israël", dont plusieurs penseurs du pays avaient depuis longtemps dénoncé le projet. A Gaza, certains s'impatientent. Malgré les mises en garde internes, de la part d'hommes en vue.                                                                         C'est le silence ou la complicité      Les partis les plus extrémistes se réjouissent d'avoir trouvé en Bibi, nouveau Josué, le bras armé qu'ils espéraient... Le suprémacisme sioniste est une menace pour l'avenir d'Israël.   Puisque pour eux "les Palestiniens n'existent pas... comme ils le disent  à la suite de Golda Meir.  __ L'extrême droite se renforce de plus en plus, attendant le Grand Israël...  Comment sortir du piège? De l'engrenage?...Un horizon?


                                                                                                              "..La création de l'Etat d'Israël consacre la victoire du mouvement sioniste, victoire qu’ont rendue possible l’antisémitisme hitlérien et le génocide. Cet État regroupe une proportion croissante des juifs du monde – quelle que soit la définition que l’on donne à ce terme –, mais inférieure à 40 %. Des centaines de milliers d’entre eux ont préféré l’intégration, aux États-Unis ou en Europe, même si Israël réussit désormais à en mobiliser une fraction importante en faveur de ses options. Ils se sentent, à juste titre, davantage en sécurité à New York ou à Paris qu’à Tel-Aviv ou à Jérusalem. Faut-il se réjouir du triomphe de ce nationalisme étroit, autour d’un État ? Bien que sioniste, Albert Einstein exprimait ses inquiétudes : « La manière dont je conçois la nature essentielle du judaïsme résiste à l’idée d’un État juif, avec des frontières, une armée et une certaine mesure de pouvoir temporel, quelque modeste qu’il soit. J’ai peur des dégâts internes que cela entraînera sur le judaïsme — et surtout du développement d’un nationalisme étroit dans nos propres rangs […]. Un retour à une nation, au sens politique du terme, équivaudrait à se détourner de la spiritualité de notre communauté, spiritualité à laquelle nous devons le génie de nos prophètes. »                                                                             « Le sionisme n’est pas le corollaire obligatoire, fatal, de la persistance d’une identité juive, remarque Maxime Rodinson ; ce n’est qu’une option. » Et cette option est critiquable, non seulement comme toute idéologie nationaliste, mais aussi parce que son aboutissement — la création d’un État juif — n’était possible que par la dépossession des Palestiniens. Le sionisme s’est pleinement inscrit — et ce fut l’une des conditions majeures de sa victoire — dans l’aventure coloniale. Ce fut et cela reste sa principale faute....Le dévouement ou l’idéalisme de nombre de militants sionistes n’est pas en cause. Un jeune juif débarqué sur la Terre promise en 1926 pouvait écrire : « Je peux être fier car depuis un an que je suis en Palestine, je me suis débarrassé de la gangue d’impureté de la diaspora et je me suis purifié du mieux possible. Je voulais une patrie. Être un homme comme les autres, égal aux autres, fier comme eux d’être en Palestine. Dès l’instant où mes pieds ont foulé la terre de mes ancêtres, j’ai rompu tout lien avec l’Europe et l’Amérique. » Il changea de nom, se fit appeler Chaïm Shalom et déclara : « Je suis hébreu et mon nom est hébreu car je suis issu du pays des Hébreux. »                                                                                                                                     En dépit d’un credo socialiste — ou parfois à cause de lui —, les sionistes ressemblaient aux colons installés en Algérie ou en Afrique du Sud, convaincus de faire progresser la civilisation face à des populations sauvages. Le sionisme en Palestine, malgré des formes particulières, se rattache au mouvement de colonisation sur deux plans : par son attitude à l’égard des populations « autochtones » ; par sa dépendance à l’égard d’une métropole, la Grande-Bretagne, au moins jusqu’en 1939. D’ailleurs, à l’époque où le colonialisme n’avait pas la connotation négative qu’il a aujourd’hui, Theodor Herzl écrivait à Cecil Rhodes, l’un des conquérants britanniques de l’Afrique australe : « Mon programme est un programme colonial. » Zeev Jabotinsky, le dirigeant du mouvement sioniste révisionniste, pour sa part, se réjouissait : « Dieu merci, nous juifs n’avons rien en commun avec ce que l’on appelle l’“Orient”. Nous devons venir en aide à ceux parmi le peuple qui sont incultes et qui s’inscrivent dans des traditions et des lois spirituelles archaïques orientales. Nous allons en Palestine d’abord pour notre “bien-être” national, ensuite pour en expurger systématiquement toute trace de l’“âme orientale”. »                                                                                                                                   Mordechaï Ben Hillel Ha Cohen, un juif installé à Jérusalem, note : « Nous sommes en Palestine la population la plus civilisée, personne ne peut rivaliser avec nous sur le plan culturel. La plupart des indigènes sont des fellahs et des bédouins ignorant tout de la culture occidentale. Du temps sera encore nécessaire avant qu’ils apprennent à vivre sans rapines, vols et autres forfaits, jusqu’à ce qu’ils éprouvent de la honte devant leur nudité et leurs pieds nus et qu’ils adoptent un mode d’existence où prévaudra la propriété privée, et où il sera nécessaire que des routes soient tracées et les chaussées goudronnées, que les écoles, les maisons de charité et les tribunaux essaiment sans qu’il y ait de corruption. » Mais l’insondable « âme orientale » semble résister à des décennies de civilisation puisque Moshé Katsav, alors président d’Israël, déclare en mai 2001 : « Il existe une immense fracture entre nous [les juifs] et nos ennemis, pas seulement en ce qui concerne les capacités, mais aussi sur le plan de la morale, de la culture, du caractère sacré de la vie et de la conscience […]. Ils sont nos voisins ici, mais on a l’impression qu’à une distance de quelques centaines de mètres il y a des gens qui ne sont pas de notre continent, de notre monde, mais qui finalement appartiennent à une autre galaxie. » Sont-ils humains, ces Palestiniens ?                              À la suite d’émeutes à Jaffa en 1921, une commission d’enquête britannique note que le mouvement ne constituait nullement un pogrom antisémite, mais que les insurgés haïssaient les sionistes, non les juifs. Le Jewish Chronicle, organe des juifs britanniques, s’insurge : « Essayez d’imaginer que les animaux sauvages du parc zoologique sortent de leur cage et tuent quelques-uns des visiteurs, et que la commission chargée d’enquêter sur les circonstances établisse que la raison du drame est que les animaux n’aimaient pas leurs victimes. Comme s’il ne relevait pas du devoir de la direction du zoo de garder les animaux dans leurs cages et de s’assurer qu’elles soient bien fermées. » Quelle franchise ! Frantz Fanon, psychiatre antillais rallié à la révolution algérienne, auteur d’un pamphlet célèbre, Les Damnés de la terre (1961), constate : « Le langage du colon, quand il parle du colonisé, est un langage zoologique. On fait allusion aux mouvements de reptation du Jaune, aux émanations de la ville indigène, aux hordes, à la puanteur, au pullulement, au grouillement, aux gesticulations. Le colon, quand il veut bien décrire et trouver le mot juste, se réfère constamment au bestiaire. »                                                                                                                                                  La conquête de la terre comme le « refoulement » des autochtones confirment la dimension coloniale du mouvement sioniste. L’un de ses cadres reconnaît dès les années 1910 : « La question arabe s’est révélée dans toute son acuité dès le premier achat de terres, lorsque je dus expulser pour la première fois des habitants arabes pour y installer à la place nos frères. Longtemps après continua de résonner à mes oreilles la triste complainte des bédouins rassemblés cette nuit-là autour de la tente des pourparlers, avant qu’ils ne quittent le village de Shamsin […]. J’avais le cœur serré et je compris alors à quel point le Bédouin était attaché à sa terre. » Mètre carré après mètre carré, les colons juifs s’emparent des terres, repoussant les Arabes.  Aucun compromis n’est possible, Ben Gourion en a bien conscience : « Tout le monde considère les relations entre juifs et Arabes comme problématiques. Mais ils ne voient pas tous que cette question est insoluble. Il n’y a pas de solution ! Un gouffre sépare les deux communautés. […] Nous voulons que la Palestine soit notre nation. Les Arabes veulent exactement la même chose. » Israël Zangwill, un proche de Theodor Herzl, explique dans la presse britannique durant la Première Guerre mondiale : « Si l’on pouvait exproprier, avec compensation, les 600 000 Arabes de Palestine, ou si l’on pouvait les amener à émigrer en Arabie, car ils se déplacent facilement [sic !],ce serait la solution de la plus grande difficulté du sionisme. » Herzl avoue dans son journal en 1895 : « Nous devons les exproprier gentiment. Le processus d’expropriation et de déplacement des pauvres doit être accompli à la fois secrètement et avec prudence. » Il sera achevé, sur une grande échelle, en 1948-1949...."   _______

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IA générative: faut-il en pleurer?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Quant on est chercheur de très haut niveau en mathématique                                                                                                                  Et que l'on se voit devancé, voire déclassé, par l'IA, dans des recherches pointues, engagées souvent depuis longtemps et réputées de longue haleine dans des domaines ultra complexes et d'une grande abstraction, qui  laissent les béotiens comme moi perplexes.   Oui, un chercheur en a pleuré, comme il l'avoue. (de dépit et de rage, sans doute). Certains ont vécu cela comme une  dépossession, une blessure narcissique en quelque sorte. Comme une sorte de crise existentielle . Comme si le sol se dérobait sous leurs pieds. Pour certains, c'est un choc, comme un cauchemar.          Villani campe une une position ambivalente, mais ne cache pas son inquiétude. Kaspavov avait dû s'avouer vaincu devant Deep blue .     Assiste-t-on à un processus de même nature avec Open IA concernant les questions mathématiques les plus complexes?  Sans doute les maths furent une proie plus faciles que d'autres dans le domaine des connaissances, étant donné leur caractère purement formel et parfaitement déductif. Mais la difficulté des questions traitées laissent tout de même pantois.                                                                                             Même si l'avancée est moins spectaculaire  quoique prévisible, la crainte d'une dépossession est bien réelle et les réactions  publiques  agitent aussi le monde de la presse, du cinéma, des entreprises. "Ralentir", disent certains, oui, mais pour combien de temps?...ce sont des révolutions qui se préparent dans de nombreux domaines, alimentées par la concurrence féroce entre les super puissances et la guerre des puces.      A quoi bon faire de longues études, se demandent certains.... qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.   


                                                                                                                                           « Mardi, dans la nuit, j’ai pleuré et cela a réveillé ma fille », a confessé le mathématicien Hugo Duminil-Copin, médaille Fields 2022, lors d’une visioconférence organisée par la Société mathématique de France, jeudi 8 octobre. La raison de ses larmes ? L’entreprise américaine d’intelligence artificielle (IA) OpenAI a mis en ligne plus de 719 manuscrits, répartis en 372 familles, prétendant résoudre de nombreux problèmes mathématiques encore ouverts. Pas moins de 16 questions qui intéressaient le chercheur français sont concernées. « Ils ont annihilé mon domaine de recherche », a-t-il calmement précisé. Il a diffusé une diapositive, générée par IA, montrant le dessin d’un lapin écrasé par plusieurs camions. « Ils ont voulu prouver qu’ils pouvaient nous massacrer », a-t-il ajouté, avant de parler dans la session de questions-réponses « d’un démantèlement de notre activité ».                  Depuis un mois, la communauté mathématique vit un cauchemar. Le 8 septembre, OpenAI, déjà, avait mis en ligne des éléments prouvant que ses programmes avaient résolu un problème mis à prix 1 million de dollars depuis 2000 (le problème de Navier-Stokes). Un choc. C’était déjà le troisième pour Hugo Duminil-Copin qui, dès le mois d’avril, avait réalisé le potentiel de ces IA. Avec un collègue, il avait compris qu’une IA d’Anthropic, concurrente d’OpenAI, pouvait résoudre un problème difficile, avec une preuve élégante et courte.   Le 2 septembre, Anthropic avait proposé la preuve du problème phare de sa discipline, sur la piste duquel il était lui-même sur le point d’aboutir avec des collègues. Mais, avant de donner crédit à l’entreprise, ils préfèrent ne rien dire et se sont lancés dans la vérification patiente du travail…                                                                                    Le déluge du mardi 6 octobre est, en quelque sorte, le coup de grâce. « Chacun aurait été ravi de démontrer un seul de ces problèmes », a souligné le mathématicien, qui ne déprécie pas la valeur des publications. Dans un de « ses » problèmes, c’est même tout un programme de recherche qui a été accompli par les IA d’OpenAI, avec, par exemple, 13 articles d’un coup, comme autant d’étapes-clés d’un vaste projet de recherche. Et la fin de la croyance que ces outils ne sont que des machines à ajouter un mot après l’autre, répétant des choses déjà vues., médaille Fields 2022, lors d’une visioconférence organisée par la Société mathématique de France, jeudi 8 octobre. La raison de ses larmes ? L’entreprise américaine d’intelligence artificielle (IA) OpenAI a mis en ligne plus de 719 manuscrits, répartis en 372 familles, prétendant résoudre de nombreux problèmes mathématiques encore ouverts. Pas moins de 16 questions qui intéressaient le chercheur français sont concernées.    « Ils ont annihilé mon domaine de recherche », a-t-il calmement précisé. Il a diffusé une diapositive, générée par IA, montrant le dessin d’un lapin écrasé par plusieurs camions. « Ils ont voulu prouver qu’ils pouvaient nous massacrer », a-t-il ajouté, avant de parler dans la session de questions-réponses « d’un démantèlement de notre activité ».                                            Depuis un mois, la communauté mathématique vit un cauchemar. Le 8 septembre, OpenAI, déjà, avait mis en ligne des éléments prouvant que ses programmes avaient résolu un problème mis à prix 1 million de dollars depuis 2000 (le problème de Navier-Stokes). Un choc. C’était déjà le troisième pour Hugo Duminil-Copin qui, dès le mois d’avril, avait réalisé le potentiel de ces IA. Avec un collègue, il avait compris qu’une IA d’Anthropic, concurrente d’OpenAI, pouvait résoudre un problème difficile, avec une preuve élégante et courte.   Le 2 septembre, Anthropic avait proposé la preuve du problème phare de sa discipline, sur la piste duquel il était lui-même sur le point d’aboutir avec des collègues. Mais, avant de donner crédit à l’entreprise, ils préfèrent ne rien dire et se sont lancés dans la vérification patiente du travail…                                                                                      Le déluge du mardi 6 octobre est, en quelque sorte, le coup de grâce. « Chacun aurait été ravi de démontrer un seul de ces problèmes », a souligné le mathématicien, qui ne déprécie pas la valeur des publications. Dans un de « ses » problèmes, c’est même tout un programme de recherche qui a été accompli par les IA d’OpenAI, avec, par exemple, 13 articles d’un coup, comme autant d’étapes-clés d’un vaste projet de recherche. Et la fin de la croyance que ces outils ne sont que des machines à ajouter un mot après l’autre, répétant des choses déjà vues...."  ( Le Monde)                                   

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USA: pente fatale?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Un pays malade de la violence et déchiré comme jamais. [ Bis repetita]

             "Dommage qu'il l''ai raté", disent certains, tandis que d'autres crient au miracle. Ce qui est clair pour l'instant est que cette tentative d'attentat va à coup sûr créer les conditions favorables d'une possible réélection de celui qui a tant fait pour échapper aux mailles d'une justice défaillante. Dans certaines chancelleries, on s'en réjouit secrètement, de Budapest à Moscou, en passant par Jérusalem.. Depuis Lincoln, en passant par Kennedy, la liste est longue des présidents victimes d'attentats, réussis ou non.                                 __ Pas étonnant, quand on considère le nombre d'armes détenues en toute légalité aux USA et la puissance des lobbies, comme la NRA. La question principale, mais taboue est: comment amender le deuxième amendement.

                                                 Plus d'un citoyen lucide aux USA s'interroge et s'inquiète: jamais les armes de toutes sortes n'ont été aussi nombreuses sur le sol du pays. Même des armes de guerre. Et ce ne sont pas des objets de musée ou de collection. La longue tradition qui a enraciné le pays dans la conquête d'espaces toujours plus étendus, où le fusil faisait souvent la loi, a marqué les esprits, a engendré une tradition. La violence initiale se poursuit en violences épisodiques que beaucoup déplorent mais qu'aucune loi ne vient changer, ou si peu. Les ventes d'armes explosent aux USA, surtout depuis l'épisode Trump. Ce n'est plus de l'autodéfense, c'est du surarmement, incité par la toute puissante NRA. Même les enfants sont sollicités dans cette course folle, dans le contexte de quasi-guerre civile armée que déplorent les observateurs actuellement. Les massacres, les tueries de masse ont beau se succéder, rien n'y fait. Obama e d'autres ont eu quelques velléités de légiférer sur ce point, mais rien n'y a fait.              Avec une hausse spectaculaire des homicides, même la police s'inquiète de cette escalade sans fin. "...Il y a encore eu une hausse de 24 % des homicides au premier trimestre 2021 par rapport aux trois premiers mois de 2020, selon une étude du Council on criminal justice (CCJ) portant sur 34 des plus grandes villes du pays. « Cette hausse, supérieure à la normale saisonnière, est extrêmement troublante », soulignent ses auteurs...." Depuis plus d'une dizaine d'années, c'est la surenchère et l'extension des tueries de masse. Une croissance folle.                                                                                         D'amie intime, l'arme individuelle est devenue l'ennemie intime.

 

                                  Aux USA, la barbarie est en progrès.  Les mouvement anti-armes militent pourtant comme ils peuvent contre cette folie qui ne tarit pas, mais a même tendance à s'aggraver ces dernières années, en quantité et en qualité; les engins automatiques envahissent maintenant les marchés et les armureries. Obama a tenté une réforme pour modifier ce droit, dont l'application  dépasse la simple raison. En vain. Il a dû céder devant la force des lobbies. Même résolution du côté de Joe Biden, qui a déjà réduit ses objectifs et est en train de baisser les armes. Les ventes repartent à la hausse . La bible et le fusil, c'est comme la prunelle de leurs yeux. Le contrôle est en perte de vitesse, malgré la montée des tueries de masse dans les écoles e dans l'espace public. Jamais sans mon fligue: telle est la devise dans la plupart de Etats. Les lobbies sont si puissants politiquement. La NRA se distingue particulièrement et sait inlluencer les élections, généreuses avec ceux qui soutiennent son influence.                                                   ___________"...En ces temps de réouverture de l’économie après un an de pandémie, beaucoup d’Américains réfléchissent à la tenue qu’ils vont porter pour sortir après avoir passé l’année chez eux en pyjama et en jogging. Certains ont un accessoire singulier en tête : une arme de poing. Plusieurs États du pays ont en effet décidé d’essayer de rendre plus facile pour leurs habitants de porter une arme dans l’espace public sans qu’ils aient à demander un permis, se soumettre à une vérification de leurs antécédents ou suivre une formation au tir.  La mode du port d’armes sans permis est en plein boum. Depuis février, cinq États ont adopté de nouvelles lois ou assoupli les anciennes. Certains, comme l’Utah, où le port d’armes sans permis est entré en vigueur le 5 mai, exigent qu’elles soient dissimulées (par exemple dans un étui sous une veste). D’autres, comme le Tennessee, permettront aux gens de porter leur revolver bien en vue. Cinq autres États, dont la Louisiane et la Caroline du Sud, envisagent d’approuver également le port d’armes sans permis, ainsi que le Texas, où le Parti républicain s’est donné pour priorité de faire passer une loi en ce sens.     Il y a vingt ans, seul le Vermont autorisait le port d’une arme de poing sans permis. D’ici la fin de l’année, au moins 20 États le feront. Les nouvelles lois font sauter tous les garde-fous. Aujourd’hui, pour porter une arme de poing de façon dissimulée au Texas, il faut demander un permis qui inclut une vérification des antécédents, la prise d’empreintes digitales, une formation, un examen écrit et une épreuve de tir. Si elles sont approuvées, les nouvelles lois feront disparaître toutes ces conditions....

 

           De fait, de plus en plus d’États vont vers davantage de laxisme dans une période où les fusillades de masse et les crimes violents sont en hausse et alors que les ventes d’armes à feu atteignent des niveaux record. En 2020, les vérifications des antécédents des acquéreurs d’arme ont atteint le nombre de 39,7 millions, du jamais-vu. Lors du dernier trimestre de l’exercice 2019-2020, le fabricant Smith & Wesson a enregistré deux fois plus de ventes (et trois fois plus de bénéfices) que l’année précédente...."                                                                                            ________Les causes sont anciennes et profondes:   "...Si le droit aux armes est bien un droit individuel, l’arme elle-même est au moins autant un lien social qu’un instrument d’individualisation. Les armes, tout comme l’art de les manier, se transmettent de génération en génération. Comme le note fort justement Robert Spitzer, l’acquisition d’une certaine habileté au tir est une marque de maturité et peut à bien des égards être considérée comme un « rite de passage » du monde des enfants à celui des adultes (8-9). C’est ainsi que « ceux qui sont les plus susceptibles d’embrasser et de perpétuer la tradition des armes sont socialisés tôt dans leur vie par d’autres membres de la famille à travers la possession et la pratique des armes » . De plus, pour l’« Américain honnête », le fait de posséder et de porter une arme peut être ressenti comme un engagement vis-à-vis de la communauté, comme une manière d’exercer sa responsabilité de citoyen...."                                                                                           ___       “Le prix de la liberté c’est la vigilance éternelle." (T. Jefferson)
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Larges horizons

Publié le par Jean-Etienne ZEN

__ Fils à papa(s)                                                                                                                                           A la morale singulière

__ Mythologie chinoise                                                                                                                                          D' hier à aujourd'hui.                                                                                                                                   

__ Russie: élites consentantes                                                                                                                                         Par consentement obligé    "...Poutine a consacré ses deux premiers mandats à démanteler toutes les tribunes à partir desquelles une élite pouvait s’exprimer politiquement. L’exemple le plus flagrant est celui des gouverneurs régionaux. En 2004, sous prétexte de lutter contre le terrorisme et au mépris d’une décision de la Cour constitutionnelle, le Kremlin a supprimé l’élection des gouverneurs au suffrage direct..." 

__ Pesticides: assouplissements ravageurs                                                                                                                                   Au mépris de la science.

__ IA: coup de massue                                                                                                                                        Un mathématicien (très) nuancé. Oui, mais...

__ Nouveau commerce international                                                                                                                                Une interdépendance conflictuelle

__ Brebis galeuse....

__  Le vide et l'existence

__ Scolarité  désorganisée                                                                                                                                        Parcours sup en question

__ Le retour de la précarité                                                                                                                                        Vers un futur incertain?                                                                                                                                     

 

__ Le vélo et l'occupation                                                                                                                                                                      

 

                                                                                                                             
             ...Et en général

 
 
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Interminable conflit

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Vers quel futur Moyen Orient?

                              A partir de la cendre chaude d'affrontements encore récents, les combats  reprennent, sur la  route de Damas; On perd souvent de vue le contexte d'une Syrie déjà à genoux, d'un régime affaibli, d'un pays qui n'en finit pas de passer par les pires épisodes, objet de convoitises géostratégiques et       Un domino de plus en voie de tomber. Vers quelle nouvelle reconfiguration du Moyen-Orient? Difficile à dire pour l'instant... Moscou semble se désengager, occupé par ailleurs. Les agendas sont divers et contradictoires.     Vers une explosion à la libyenne?... Quel scénario pour demain?


                                                                                      En 2016, j'avais écrit :  Il se trouve que mon épouse et moi avions programmé un voyage en Syrie. En 2011. Une Syrie dont nous rêvions depuis longtemps. Nous avions nos billets mais le vol fut annulé à cause de le fameuse éruption islandaise, qui cloua les avions au sol pour quelque temps. La tragédie là-bas commença peu après, d'abord à bas bruits, puis de façon de plus en plus intense.  Il ne fait plus aucun doute que nous n'irons jamais là-bas. Nous ne sommes pas dans l'humanitaire...                        ___ Comment faire un bilan de ces dix années terribles, sans doute une des plus grande tragédie de l'histoire récente au MO, qui a produit un champ de ruines difficilement imaginable? La reconstruction n'est pas à l'ordre du jour. Un tiers des infrastructures du pays ont été détruites, sans parler des villes: Alep, Palmyre,etc...     L'imprévisible, l'effroyable  arrivèrent, dans un chaos où il fut bien difficile au début de trouver les fils interprétatifs. Se révélèrent peu à peu les enjeux et les influences au coeur d'un système qui apparaissait relativement stable, dont une famille élargie, dans une minorité qui avait tout intérêt à défendre le statu quo bec et ongle, en trouvant des alliances parfois improbables, qui firent de ce conflit en enjeu régional, voire au-delà, où se croisaient les intérêts les plus contradictoires. La moitié de la population de la Syrie fut affectée : outre les quelque 5,6 millions de personnes qui ont quitté le pays, le dernier bilan des Nations unies faisait état de 6,2 millions de déplacés internes.

 

 

          "...Après une série de victoires militaires ces dernières années l’Etat syrien a repris le contrôle de plus de 70 % du territoire, reléguant les lignes de front à des zones plus restreintes du pays. Environ 2,9 millions de personnes vivent dans la région d’Idlib, la dernière zone encore aux mains de la rébellion contre le régime Assad – notamment le groupe islamiste radical Hayat Tahrir Al-Cham – dans le Nord-Ouest ; quelque 2,6 millions dans les territoires administrés par les forces kurdes, dans le Nord-Est et l’Est ; et environ 1,3 million sont dans des poches de territoires dans le Nord frontalier de la Turquie, sous le contrôle des forces turques et de leurs supplétifs syriens..."                                                       ____Amère victoire. Le système Assad portait en son sein des germes de déflagration du pays, dans le contexte des printemps arabes et de la libéralisation du pays au profit d'une caste. L'instrumentalisation des forces les plus extrêmes a favorisé un chaos, qui déclencha l'intervention de forces étrangères profitant de l'occasion pour avancer leurs pions ou défendre leurs intérêts, au gré des alliances les plus machiavéliques. Comment reconstruire, étant donné l'ampleur du champ de ruines matérielles et humaines? La jeunesse est soit partie, soit réfugiée, soit anéantie moralement. Cette sale guerre laissera des traces pour longtemps, elle qui a commencé par des compromis plus que douteux, libérant des forces incontrôlables, ce qui produisit l'enfer.                                                                                __ "...Le régime Assad  a d’emblée joué la carte djihadiste pour diviser et décrédibiliser l’opposition, libérant des centaines de détenus djihadistes durant les mêmes mois de 2011 où des milliers de militants pacifistes étaient embastillés, torturés ou liquidés. Daech, l’acronyme arabe de “l’Etat islamique en Irak et en Syrie”, a été proclamé en avril 2013 à Raqqa, la première capitale provinciale libérée du régime Assad. D’emblée, les djihadistes ont éliminé les autres factions de l’opposition dans cette ville pour y imposer leur règne sans partage, avant d’étendre leurs réseaux ailleurs dans le pays. Mais les révolutionnaires ont fini par prendre la mesure du danger en déclenchant, en janvier 2014, leur “seconde révolution”, cette fois contre Daech, qui fut ainsi expulsé d’Alep et du nord-ouest de la Syrie....  Malgré cette mobilisation anti-djihadiste, les Etats-Unis ont maintenu leur politique de soutien a minima de l’opposition syrienne, dont les bastions, dépourvus de toute défense aérienne, étaient la cible de bombardements sévères du régime Assad. Mais Daech, ainsi refoulé en Syrie, s’est détourné vers l’Irak, où Abou Bakr Al-Baghdadi a proclamé son pseudo-califat en juillet 2014. La coalition menée par Obama contre Daech s’est concentrée sur le volet irakien de sa campagne, avant d’étendre ses opérations à la Syrie, où elle a préféré miser exclusivement sur les milices kurdes, leur accordant une couverture aérienne qu’elle avait toujours refusé aux forces révolutionnaires.  L’entrée en guerre directe de la Russie, en septembre 2015, a eu beau se faire au nom de la “lutte contre le terrorisme”, Moscou a laissé à Washington et ses alliés l’essentiel de la campagne anti-Daech. C’est ainsi que Daech a permis à Moscou de soutenir encore plus activement Assad, alors que les puissances occidentales accordaient désormais la priorité à la menace djihadiste...."   _____________________________

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Mondialisation sur mer

Publié le par Jean-Etienne ZEN

La bataille des conteneurs

                                 Les échanges économiques, dans le cadre de la mondialisation, n'ont jamais atteint une telle ampleur. Même s' ils ont commencé très tôt, mais sous des formes plus limitées quantitativement et géographiquement, pas seulement en Méditerranée.           Aujourd'hui ce sont tous les océans du monde qui sont en permanence parcourus pas des cargos, aux dimensions de plus en plus démesurées, transportant des produits surtout d'origine chinoise. L plus grand atelier du monde est devenu le plus grand marchand de tous les biens imaginables, largement subventionné. C'est un nombre toujours croissant qui est le symptôme d'une mondialisation qui arrive à la fin de sa forme traditionnelle. La Chine avance ses pions et est en marche vers la maîtrise des mers, les nouvelles routes de la soie.                 L'excellente émission de Public Senat, nous a offert récemment l'occasion de réfléchir à ce tournant, autant historique qu'économique.   Environ 90% de ce que nous consommons transitent sur les quelque 60 000 vaisseaux qui sillonnent sans relâche les mers du globe. C'est dire notre dépendance et l'importance du frêt maritime, tentaculaire réseau d'artères maritimes qui structure la mondialisation. Mais celle-ci n'est rendue possible que parce qu'une armada de cargos voguent à son service ..      Une "révolution", selon Mc Lean .                                                                                                                         Le fret maritime représente aujourd’hui 90 % du commerce international de marchandises. Plus de 50 000 navires de commerce naviguent à travers la planète, parmi lesquels près de 40 % de pétroliers. Plus de 60 % de la flotte mondiale dédiée au transport maritime international est placée sous pavillon de complaisance (libre choix du pays d’immatriculation).  L’activité de fret maritime international emploie plus de 1,3 million de marins de commerce à travers le monde.                                                                                                                                     (Source : https://info.arte.tv/fr/le-commerce-maritime-mondial-infographies --https://savoirs.rfi.fr/fr/comprendre-enrichir/economie/le-transport-maritime_https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/expliquez-nous/expliquez-nous-le-transport-maritime_1788701.html _https://www.planete-energies.com/fr/medias/decryptages/le-transport-du-petrole-par-voie-maritime)                                                                                                                                                                                      " Dans un monde de plus en plus interconnecté, le transport maritime se présente comme un composant essentiel du commerce mondial, agissant en tant que pilier de l’économie mondiale. Depuis l’Antiquité, les océans ont assisté à l’évolution constante du transport maritime, jouant un rôle crucial dans les échanges de marchandises et dans le développement économique.  La grande majorité du commerce mondial (environ 90 % selon l’OMI, Organisation maritime internationale) s’effectue par transport maritime. Sans celui-ci, il serait impossible d’importer et exporter les marchandises à l’échelle nécessaire pour soutenir le monde actuel.   On estime à plus de 50 000 le nombre de navires marchands engagés dans le commerce international, transportant tout type de cargaison. La flotte mondiale actuelle est immatriculée dans plus de 150 pays et emploie plus d’un million de marins de presque toutes les nationalités..."                                                                                                          La domination chinoise s'affirme de plus en plus. Ses ports se développent. Ses ambitions s'élargissent. Ses avancées se font à une rythme inégalable. Jusqu'à quand?...Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel.... (Proverbe chinois)___

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Géopolitique des drogues

Publié le par Jean-Etienne ZEN

La France connaît une évolution de la consommation et du trafic de drogues préoccupante. Mais elle n'est pas la seule. Le marché de la drogue évolue constamment. Le Moyen-Orient est maintenant touché. L'approche morale est inadéquate. La question est surtout sociale et politique.         Le Mexique n'est pas seul concerné. La France est de plus en plus au coeur de réseaux qui se manifestent un peu partout. Le défi est immense. Certaines drogues deviennent comme des armes au niveau international. La mondialisation des échanges, par toutes sortes de circuits, a favorisé le pouvoir des réseaux internationaux, engendrant en même temps le développement des mafias et leurs cortèges de violences.                                                                  s                                          " La drogue.. ne sert pas seulement à financer les conflits ; elle sert comme levier financier pour tous les pays qui jouent le jeu des privatisations : Une étude du FBI intitulée « L’économie politique du commerce des drogues », rédigé par James Moody, chef de la Section Drogues de la Division du Crime organisé, et rendu public au Mexique le 9 mai 1995 indiquait que, depuis, le gouvernement de Salinas a mis en place une série d’incitants pour attirer le capital étranger. Un de ceux-ci - d’après ce document - « est la vente d’entreprises parastatales à des investisseurs privés, des entreprises telles que d’importantes institutions financières, des fabriques et des commerces industriels et des services d’avant-garde ayant une valeur de plusieurs milliards de dollars ». Dans ce programme de privatisation « il y a eu corruption et blanchiment d’argent impliquant d’influents financiers mexicains.... Des entreprises parastatales ont été achetées par des organisations de narcotrafiquants. »__Vingt cinq ans plus tard, les « Cartels » mexicains, après avoir corrompu l’ensemble des institutions de ce pays en toute impunité, deviennent une « menace pour Washington »… Trop tard. Il en va de même en Asie Centrale, en Russie, au sud-est asiatique (Thaïlande en particulier) et, si on inclut la contrebande pétrolière, la contrefaçon et les pierres précieuses, on peut difficilement faire une cartographie mondiale des affaires qui soit indépendante de l’économie criminelle..."                                                                                                                      On a pu parler de capitalisme criminel.

     Le trafic de drogues, gangrénant des Etats, n'est pas la seule activité de la pieuvre.
__Il existe une véritable géopolitique du crime organisé. Elle s'organise "en fonction de la conjoncture, on va les voir se livrer au trafic de drogues, d’armes, d’êtres humains, investir dans la contrefaçon ou les paris sportifs, etc. En ce sens, il existe une certaine similitude avec l’esprit d’entreprise, à la différence près qu’il s’agit là d’entreprises criminelles ! Deuxième particularité pour bien comprendre leur logique et leur puissance : toutes ont une dimension territoriale très forte. Territoire étant ici entendu comme réalité physique (rue, quartier, région, pays…), mais aussi espaces immatériels (marchés financiers, cyberespace, etc.), fluides, opaques, transnationaux, qui se prêtent parfaitement aux activités criminelles. Tous ces territoires ne doivent pas être appréhendés comme limite ou enfermement, mais plutôt comme étant une base forte de déploiement à partir de laquelle, depuis la fin de la guerre froide, ces entités arrivent à s’étendre, créer de nouvelles colonies, de nouveaux espaces d’activités à travers la planète entière. Le racket constitue un marqueur très net de ce lien entre organisation criminelle et territoire. Cet impôt illégal signe le pouvoir territorial. Invoquer à son sujet une "protection" est faux à 99 %, ce n’est là qu’un habillage sémantique et idéologique.
Polycriminelles, solidement territorialisées, ces grandes organisations, en particulier les mafias, sont aussi insubmersibles. Leur capacité à survivre et à s’adapter est impressionnante. Elles peuvent ainsi passer d’un monde rural à un monde urbain, d’une économie agraire à une économie industrialisée, d’un régime autoritaire à un régime démocratique, le tout sans aucun problème majeur. Elles résistent parfaitement à la répression, voire l’utilisent pour se renforcer..."
                      __Il arrive même que, favorisées par la crise, elles infiltrent les banques et volent à leur secours,  jouant aux  pompiers mafieux.

                                                                   _La question des mafias s’intègre dans un ensemble plus vaste : celui de la mondialisation et de la libéralisation de la sphère financière. C’est en effet dans un gigantesque partenariat avec les pouvoirs politiques et les multinationales de la finance et des affaires que le crime organisé se joue de la légalité des Etats " _______________________________

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Petit billet du dimanche

Publié le par Jean-Etienne ZEN

__  Déni

__ Réveil

__  La fin

__ Mistral                  

 

__ Déclin

__ Cacophonie

__ Répressions

__ Gaz russe

__ Durcissement

__Notre salut

__ Démutualisation

__ Technofascisme

__ Armes chinoises

__ Contre-offensive

__ Parachute, bretelles et ceinture

             ____________   IA et main d'oeuvre mondiale ________

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Interminable conflit (2024)

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Vers quel futur au Moyen Orient?

                              A partir de la cendre chaude d'affrontements encore récents, les combats  reprennent, sur la  route de Damas; On perd souvent de vue le contexte d'une Syrie déjà à genoux, d'un régime affaibli, d'un pays qui n'en finit pas de passer par les pires épisodes, objet de convoitises géostratégiques et       Un domino de plus en voie de tomber. Vers quelle nouvelle reconfiguration du Moyen-Orient? Difficile à dire pour l'instant... Moscou semble se désengager, occupé par ailleurs. Les agendas sont divers et contradictoires.     Vers une explosion à la libyenne?... Quel scénario pour demain?


                                                                                      En 2016, j'avais écrit :  Il se trouve que mon épouse et moi avions programmé un voyage en Syrie. En 2011. Une Syrie dont nous rêvions depuis longtemps. Nous avions nos billets mais le vol fut annulé à cause de le fameuse éruption islandaise, qui cloua les avions au sol pour quelque temps. La tragédie là-bas commença peu après, d'abord à bas bruits, puis de façon de plus en plus intense.  Il ne fait plus aucun doute que nous n'irons jamais là-bas. Nous ne sommes pas dans l'humanitaire...                        ___ Comment faire un bilan de ces dix années terribles, sans doute une des plus grande tragédie de l'histoire récente au MO, qui a produit un champ de ruines difficilement imaginable? La reconstruction n'est pas à l'ordre du jour. Un tiers des infrastructures du pays ont été détruites, sans parler des villes: Alep, Palmyre,etc...     L'imprévisible, l'effroyable  arrivèrent, dans un chaos où il fut bien difficile au début de trouver les fils interprétatifs. Se révélèrent peu à peu les enjeux et les influences au coeur d'un système qui apparaissait relativement stable, dont une famille élargie, dans une minorité qui avait tout intérêt à défendre le statu quo bec et ongle, en trouvant des alliances parfois improbables, qui firent de ce conflit en enjeu régional, voire au-delà, où se croisaient les intérêts les plus contradictoires. La moitié de la population de la Syrie fut affectée : outre les quelque 5,6 millions de personnes qui ont quitté le pays, le dernier bilan des Nations unies faisait état de 6,2 millions de déplacés internes.

 

 

          "...Après une série de victoires militaires ces dernières années l’Etat syrien a repris le contrôle de plus de 70 % du territoire, reléguant les lignes de front à des zones plus restreintes du pays. Environ 2,9 millions de personnes vivent dans la région d’Idlib, la dernière zone encore aux mains de la rébellion contre le régime Assad – notamment le groupe islamiste radical Hayat Tahrir Al-Cham – dans le Nord-Ouest ; quelque 2,6 millions dans les territoires administrés par les forces kurdes, dans le Nord-Est et l’Est ; et environ 1,3 million sont dans des poches de territoires dans le Nord frontalier de la Turquie, sous le contrôle des forces turques et de leurs supplétifs syriens..."                                                       ____Amère victoire. Le système Assad portait en son sein des germes de déflagration du pays, dans le contexte des printemps arabes et de la libéralisation du pays au profit d'une caste. L'instrumentalisation des forces les plus extrêmes a favorisé un chaos, qui déclencha l'intervention de forces étrangères profitant de l'occasion pour avancer leurs pions ou défendre leurs intérêts, au gré des alliances les plus machiavéliques. Comment reconstruire, étant donné l'ampleur du champ de ruines matérielles et humaines? La jeunesse est soit partie, soit réfugiée, soit anéantie moralement. Cette sale guerre laissera des traces pour longtemps, elle qui a commencé par des compromis plus que douteux, libérant des forces incontrôlables, ce qui produisit l'enfer.                                                                                __ "...Le régime Assad  a d’emblée joué la carte djihadiste pour diviser et décrédibiliser l’opposition, libérant des centaines de détenus djihadistes durant les mêmes mois de 2011 où des milliers de militants pacifistes étaient embastillés, torturés ou liquidés. Daech, l’acronyme arabe de “l’Etat islamique en Irak et en Syrie”, a été proclamé en avril 2013 à Raqqa, la première capitale provinciale libérée du régime Assad. D’emblée, les djihadistes ont éliminé les autres factions de l’opposition dans cette ville pour y imposer leur règne sans partage, avant d’étendre leurs réseaux ailleurs dans le pays. Mais les révolutionnaires ont fini par prendre la mesure du danger en déclenchant, en janvier 2014, leur “seconde révolution”, cette fois contre Daech, qui fut ainsi expulsé d’Alep et du nord-ouest de la Syrie....  Malgré cette mobilisation anti-djihadiste, les Etats-Unis ont maintenu leur politique de soutien a minima de l’opposition syrienne, dont les bastions, dépourvus de toute défense aérienne, étaient la cible de bombardements sévères du régime Assad. Mais Daech, ainsi refoulé en Syrie, s’est détourné vers l’Irak, où Abou Bakr Al-Baghdadi a proclamé son pseudo-califat en juillet 2014. La coalition menée par Obama contre Daech s’est concentrée sur le volet irakien de sa campagne, avant d’étendre ses opérations à la Syrie, où elle a préféré miser exclusivement sur les milices kurdes, leur accordant une couverture aérienne qu’elle avait toujours refusé aux forces révolutionnaires.  L’entrée en guerre directe de la Russie, en septembre 2015, a eu beau se faire au nom de la “lutte contre le terrorisme”, Moscou a laissé à Washington et ses alliés l’essentiel de la campagne anti-Daech. C’est ainsi que Daech a permis à Moscou de soutenir encore plus activement Assad, alors que les puissances occidentales accordaient désormais la priorité à la menace djihadiste...."   _____________________________

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De très discrets alliés

Publié le par Jean-Etienne ZEN

De très discrets alliés

      Ils auront un jour notre peau. Mais en attendant, que serions-nous sans eux?..                                                                                        Ils peuplent nos sols, discrètement mais efficacement, pour leur fertilité, comme de silencieux laboureurs. Il n'est pas besoin d'être philosophe pour reconnaître leur travail souterrain. Des obscurs travailleurs du sol, dont Darwin souligna le premier l'importance.           Ils sont souvent en péril, avec le développement de l'agrobusiness et son cortège de produits de synthèse en tous genres. _____Il faut sauver nos amis les vers.  Ils sont in-dis-pen-sables. Les obscurs travailleurs du sol, modestes et cachés, labourent en permanence les terres en les rendant fertiles, aptes à produire ce qui conditionne les bases de notre vie.

     Mais ils sont menacés par les nouvelles pratiques agro-alimentaires (labours profonds, tassement des sols, produits phyto-sanitaires...) et par la mondialisation, qui introduit de nouvelles espèces peu sympathiques à l'égard de nos amis.
    Il faut sauver les vers de terre!
        Ils sont des éléments clés de la fertilisation des sols et donc pour la vie humaine.
            ....Ils représentent la première biomasse animale terrestre. Mais comme le ver de terre est le premier marqueur de la bonne santé des sols, son absence indique clairement que les sols sont malades. Et un sol en mauvaise santé et à l'image d'un sein à sec, il n'est plus nourricier. Entendez, nos enfants vont souffrir de la faim... 95 % de notre alimentation dépend des sols, et que les sols disparaissent avec les vers de terre sous les effets de l’érosion, une érosion amplifiée par l’absence de vers de terre... nul besoin d’un dessin pour saisir que nous leur préparons un dessein funeste    On peut dire plus, nos discrets amis les vers représentent les moteurs de la transition écologique, les principaux acteurs de la vie des sols.

 
On le sait mieux depuis Darwin, qui s'est penché sur nos collaborateurs cachés et souvent méprisés.

        Le premier, Darwin, en fin observateur, avait compris leur rôle fondamental:
  "La charrue est une des inventions les plus anciennes et les plus précieuses de l'homme, mais longtemps avant qu'elle existât, le sol était de fait labouré par les vers de terre et il ne cessera jamais de l'être encore. Il est permis de douter qu'il y ait beaucoup d'autres animaux qui aient joué dans l'histoire du globe un rôle aussi important que ces créatures d'une organisation si inférieure." _Charles Darwin 1881_
   Il "a été l'un des premiers a réhabiliter le ver de terre alors considéré comme nuisible à l'agriculture. Darwin avait observé que les vestiges archéologiques étaient souvent protégés par leur enfouissement assez rapide sous la terre produite à partir de la végétation mortes et par les organismes du sol. Il a contribué à faire connaitre l'importance des organismes fouisseurs tel que le ver de terre pour les sols.
   Dans un ouvrage publié le 10 octobre 1881 et intitulé « "The formation of vegetable mould through the action of worms with observations on their habits" », traduit en Français en 1882. (son dernier livre scientifique, qui s'est vendu à 2000 exemplaires immédiatement, et en quelques mois à 3 500 exemplaires puis à 8500 exemplaires en moins de trois ans, soit plus rapidement et en plus grand nombre que son œuvre principale ,«L'origine des espèces»), il a traité de l'importance du travail de bioturbation des vers terre sur la genèse, l’érosion et la fertilité du sol..."
     Ces étonnants et indispensables animaux méritaient bien les éloges du fondateur de l'idée d'évolution, qui détrône l'homme de sa prétention d'être exceptionnel dans la nature et lui enlève son mépris des êtres dits inférieurs.
   "Ces ingénieurs du sol modifient le sols via des processus physiques, chimiques et biologiques, tout comme les termites, les fourmis.... Peut être appelé ingénieur du sol tout organisme qui par son activité modifie son habitat dans un sens qui lui est « favorable » mais également favorable aux autres organismes inféodés à cet habitat (en l'occurrence les bactéries ou les champignons du sol, etc.)." (Wiki)

    Nos obscurs alliés méritent bien un éloge pour leur travail inlassable. De plus, ils peuvent s'inviter généreusement dans nos assiettes.
   Il faut en rabattre de notre prétention et de notre mépris.De notre anthropocentrisme aussi. Homo vient de humus. Il retournera à la terre, comme humus. Le mot "homo" est lui-même apparenté à "humus",la terre,le sol,le grec "khamai" signifiant "à terre". Les Romains nommaient donc l'homme "le terrestre", par opposition aux dieux (cf. humilité, de même racine). 



      L'homme oublie trop souvent qu'il ne peut vivre hors-sol. Sans les vers, ses racines sont bien compromises.
            La vie des sols conditionne la nôt
re.       

 
 
 
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