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Quelle école?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Et quelle priorité?

       L'école est malade. Seulement par manque d'attractivité?  Un défi, oui, mais pourquoi? Il y a urgence.

 

 

                   QUELQUES REFLEXIONS POUR REPONDRE A L'ARTICLE DU MONDE INTITULE " Le vieillissement de la population enseignante, un enjeu majeur de ressources humaines."

Dans l'EN, la privatisation est en route (Relisons les recommandations de l'OCDE)- Ici -
                        Tous les SR qui lisent mes publications savent que, depuis des années, je tente de vous démontrer, preuves à l'appui, que la privatisation de l'EN est en phase terminale et qu'elle passe par la contractualisation du recrutement des enseignants, au détriment du recrutement statutaire via les concours de la fonction publique.
Or, la semaine dernière, deux faits importants sont venus confirmer cette offensive néolibérale qui s'accélère contre l'Ecole Publique : le retrait de 207 postes aux CAPES 2025 publié au JO et le rapport de la Cour des comptes qui dit "s'inquiéter du vieillissement des personnels - essentiellement enseignants - de l'Education Nationale".
Chacun le sait, la Cour des comptes n'a jamais été partisane du statut général de la fonction publique mais plutôt de l'austérité budgétaire pour "faire des économies" et "rembourser la Dette Publique" provoquée par les baisses d'impôts et de cotisations sociales des entreprises du CAC 40.
Nous allons voir que son souci n'est pas tout à fait le même que le nôtre, ou de nos syndicats, à savoir : comment remplacer tous les départs en retraite par des enseignants fonctionnaires d'Etat, donc comment sauver nos statuts de la contractualisation galopante ?
J'ai publié dernièrement un autre article du Monde qui rappelait, à juste titre, les "difficultés" pour recruter suffisamment d'enseignants via les concours. Cet article nous informait notamment que, depuis 2017, le nombre d'enseignants contractuels avait augmenté de 18% pour dépasser désormais 49 000 dans l'enseignement public (dont 40 300 dans le second degré.).
Le problème de la Cour des comptes, comme celui des gouvernements macronistes, c'est que cette contractualisation ne va pas assez vite pour remplacer les très nombreux départs en retraite du "Papyboom" dans les années qui viennent !
Je vous invite à regarder la première illustration : la pyramide des âges de l'EN.
Cette pyramide des âges ne nous donne pas seulement des renseignements sur le vieillissement de la profession mais un autre indice qui saute au yeux : le fait que les nouvelles générations sont beaucoup moins nombreuses que les anciennes... donc que le recrutement s'effondre depuis les années RGPP - 2007-2012 - et que cet effondrement s'amplifie chaque année.
Bizarrement, certains oublient vite que l'attaque des gouvernements néolibéraux contre les concours de recrutement n'a pas débuté en 2017 mais en 2008 lorsque JM Blanquer était directeur général de l'enseignement scolaire auprès du ministre Luc Chatel, sous la présidence de Sarkozy.
Pour réduire le nombre de fonctionnaires ( - 150 000 en cinq ans ! ), la première mesure du MEN avait été de supprimer les trois quarts des postes aux concours. Mais c'était trop visible et trop impopulaire. Le MEN a donc trouvé l'invention du siècle qui permettait de déclarer que les candidats n'étaient plus en nombre suffisant car les étudiants n'étaient "plus attirés par le métier d'enseignant" : la masterisation des concours était née !
Avec un peu de bagout et de vagues promesses de "revalorisation" (cela a toujours fonctionné avec les enseignants et leurs syndicats, depuis 1990 et le statut de PE... ), le ministre réussissait la prouesse de liquider la formation initiale et les IUFM, de faire financer par les candidats deux années d'études supérieures supplémentaires (M1 et M2), de supprimer 9 000 puis 18 000 recrutements en plaçant les profs stagiaires en alternance dans une classe, et surtout, d'inaugurer dans le premier degré le recrutement de contractuels dans les académies déficitaires - Créteil et Versailles, les deux plus importantes en terme de besoins.
Comme l'explique bien cet article du Monde, une deuxième contre-réforme devenait indispensable pour ralentir les départs en retraite : après la réforme des retraites de 2003, il fallait bloquer les fonctionnaires en reculant l'âge de départ de deux ans et en augmentant progressivement la durée de cotisation au nom de "l'espérance de vie".
Les illustrations 2 et 3 montrent bien comment, après la contre-réforme Woerth de 2010, les âges de départ ont augmenté rapidement pour "faire tomber la décote" - 25% en moins, cela donne à réfléchir ! - ce qui explique ce vieillissement subi et désastreux.
"La Cour des comptes s’inquiète d’une pyramide des âges « particulièrement vieillissante », un phénomène accentué par la réforme des retraites de 2023, et estime le « degré de préparation » de l’éducation nationale « très insuffisant ». Un rapport qui fait écho aux alertes syndicales, alors qu’il est très difficile d’aménager les fins de carrière." écrit Le Monde.
En réalité, ce qui inquiète la Cour des comptes, et les gouvernements, c'est que le vivier de profs contractuels ne soit pas intarissable et qu'il ne permette jamais de remplacer les milliers de départs en retraite même s'ils deviennent de plus en plus tardifs après la contre-réforme de 2023. Il faut donc réduire les besoins de profs en... supprimant des milliers de postes ! CQFD.
La spirale infernale de la RGPP doit donc être remise en route, sur les conseils avisés de Nicolas Sarkozy, venu récemment rappeler ses prouesses de 2012, pour inciter Macron à frapper plus fort pendant les deux dernières années de son quinquennat.
La RGPP++, dès 2025, doit combiner les attaques suivantes :
1/ Réduire le nombre de postes : - 4 000 pour commencer "en douceur", mais les cartes scolaires seront de plus en plus saignantes...
2/ Réduire le nombre de postes aux concours au nom de la démographie en baisse dans la plupart des académies,
3/ Hors de question de revenir sur la contre-réforme de la masterisation des concours ce qui obligerait à refinancer une véritable formation initiale et à recruter les 18 000 fonctionnaires stagiaires "économisés" chaque année depuis 2022.
4/ Limiter au maximum toute forme de cessation progressive d'activité qui obligerait, là encore, à recruter plus de profs stagiaires pour compléter ces temps partiels supplémentaires,
5/ Limiter au maximum les temps partiels, notamment les 80% (mesure déjà annoncée dans certains départements, dont le 76 ),
6/ Limiter les départs, notamment les milliers de demandes de disponibilité quand elles ne sont pas "de droit",
7/ Limiter ou interdire le recrutement sur les listes complémentaires des concours 2025, quand elles existent... A quoi bon réduire le nombre de postes aux concours si c'est pour recruter au-delà de ce seuil ?
8/ Réduire le nombre de postes de remplaçants en continuant à développer le RCD dans le second degré et accélérer la contractualisation dans les premier et second degrés : +18% en sept ans, ce n'est pas assez rapide dans leur calendrier. Deux ans ; le temps presse.
9/ Multiplier les opportunités pour réduire les recrutements en détachant des PE dans le second degré ( maths - français... pour l'instant ).
10/ Ne surtout pas abroger la réforme des retraites, ce qui permettrait aux fonctionnaires de partir deux ans plus tôt. ( Un enseignant)     ___________
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Petit billet du dimanche

Publié le par Jean-Etienne ZEN

__ Marges

__ Barbarie

__ Surpopulation?

__ Insupportable

__ Choc chinois

__ TFA: le constat

__ Matheux en danger?

__ Attention! Trackers!

__ Retard américain

 

__ La même histoire

 

__ Robots chinois

__ IA et littérature

__ Hypothèses bibliques

__ IA: quelle responsabilité?

__ Sources menacées        

__ Une raison de la colère                       

__ Les centrales et les fleuves

          ________ Une famille pas comme les autres  ___________

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Thérapie de choc ultra-libérale

Publié le par Jean-Etienne ZEN

A la tronçonneuse

 

                           "El Loco" tient ses promesses, fidèle à sa parle: la thérapie de choc est au programme Il fut élu, dans une Argentine déboussolée.  L'inquiétant "ousider" est heureux de lui: il a accompli une reprise en trompe-l'oeil.  La théorie du choc, on connaît. Malgré une certaine popularité pour l'instant, le libertarien tien bon, malgré tout. Lui qui voulait détruire l'Etat de l'intérieur, en parfait libertarien, grand lecteur de Hayek et de Ayn Rand. Malgré la violence des effets produits. Malgré la dollarisation annoncée. Les vieux démons sont de retour. Pas de quoi susciter l'admiration. Le prix à payer est très lourd!

 


 

 

"...La consommation et activité dégringolent. La récession s'installe, avec une contraction de 5,3% de l'économie au premier trimestre par rapport à la même période de l'année dernière. Le produit intérieur brut (PIB) de l'Argentine a enregistré une forte contraction de 5,1% en glissement annuel au cours du premier trimestre, tandis que le chômage frappe désormais 7,7% de la population, selon les chiffres officiels publiés lundi. Opposition et mouvements sociaux invoquent un pays en souffrance, avec une pauvreté en hausse accélérée depuis fin 2023, à 55,5% de la population au premier trimestre 2024, contre 44,7% un an plus tôt, selon l'Observatoire de la dette sociale de l'Université catholique (ODSA-UCA)..." 

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On ne sait jamais...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Je prends les devants...

          Sur le déclin de ma vie.    __ La mort n'est "rien", mais c'est la seule certitude absolue. __                                                                J'aimerais dire, arrivé au terme d'une vie passée comme un coup de vent:                                                                                                                                        Ce fut tout de même une belle traversée.        Malgré les gros temps, qu'il a fallu souvent affronter, les erreurs de navigation, les pertes de repères, les incertitudes dues à une boussole parfois déréglées (je voguais à l'ancienne), les périodes sombres où sévissaient les tempêtes, les avaries qu'il a fallu réparer seul, le regret parfois d'avoir tenté cette aventure, les noirs moments...                            Mais aussi les longues périodes de mer calme, les moments de rêve et d'apaisement, de bonheur même et l'euphorie, grand solitaire que j'étais. Par vent favorable et ciel dégagé. J'aurais aimé que cela dure....                                                                             Mais non, il fallait rentrer au port.     Vous êtes arrivé à destination, indiquait mon navigateur, qui là ne se trompait pas. Un peu trop tôt à mon goût. Mais la longue traversée m'a usé et j'aspire au repos.   Ceux que j'ai aimés et qui m'ont rendu la pareille comprendront que toute traversée à une fin, dans la logique des choses. Nous ne sommes pas éternels, disait déjà le curé de mon village. Je l'ai toujours su sans y croire vraiment. Maintenant, c'est intériorisé           Je regrette seulement de partir trop tôt. quoique , au vu du bazar ambiant, il me prend l'envie de quitter le cirque humain, cette histoire de fou raconté par un idiot, comme disait Shakespeare                                   Je rêverai  encore longtemps d'une compagne de bord si aimante, si présente, mettant souvent la main à la barre et donnant un sens à l'aventure.   Ainsi qu'à mes deux jeunes mousses qui assumèrent une présence rassurante à mes côtés...                                                                                                Nul besoin de pleurer. L'aventure fut belle. Malgré tout!  Ça devrait se fêter, comme dans certaines sociétés traditionnelles. Une vie, ce n'est pas rien... Champagne!

      Je ferai miennes les paroles sobres et sereines de Marc Aurèle, ce stoïcien qui disait: "  Tu t'es embarqué, tu as navigué, tu as accosté, débarque!...Il est de notre nature de mourir: un instant; l'assemblage de tout son corps: une facile décomposition; son âme: un tourbillon, son destin; difficilement conjecturable.  Sa renommée, une vague opinion. S'il faut penser à la mort, ce n'est pas par son attrition, mais au contraire, quand elle est convenablement affrontée, elle nous rend sereins..."     

         On peut aussi (re)lire Epicure     _____________________

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Santé précaire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Et système défaillant 

                    Aux USA.      C'est le moins qu'on puisse dire. Plutôt injuste, mercantile, ne reposant sur aucun principe de solidarité dans son ensemble, souvent laissé à la "charité" confessionnelle ou privée. Un fait divers récent met ce phénomène en exergue, de manière tragique. Un fait qui en dit long sur le système de santé américain, dont la financiarisation pose problème, malgré les quelques tentatives d'Obama pour le corriger à la marge. Un système ruineux finalement. qui oblige nombre de personnes, surtout en situation de précarité, même provisoire, de renoncer aux soins, ou de s'endetter lourdement. On comprend mieux que l'espérance de vie connaît une chute, comparativement à d'autres pays développés, malgré une recherche en pointe. La privatisation des groupes assurantiels n'arrange rien.                                                                        "...En dépit de l’Obamacare, que la présidence Trump n’a pas réussi à remettre en cause, c’est aujourd’hui encore près de 30 millions d’Américains qui ne bénéficient pas d’une assurance santé. Ils reçoivent peu de prestations sanitaires et n’ont recours au système de santé que dans les cas d’urgence, alors que leur état est devenu préoccupant. Cet éloignement des services de santé peut expliquer la faible espérance de vie constatée aux États-Unis, conjuguée à une conjonction de déterminants en santé défavorables (habitat, habitudes alimentaires, pauvreté etc.). Une partie de la population, quoiqu’au-dessus du seuil de pauvreté, et donc non éligible au programme Medicad, ne dispose pas de revenus suffisants pour cotiser à une assurance individuelle. Une des difficultés majeures pour la prise en charge sanitaire des plus démunis est la complexité du système américain, avec une grande diversité de programmes sanitaires et sociaux, au niveau fédéral mais aussi à celui des États, mais avec un manque de coordination entre eux et les organismes qui les gèrent..."

 

 

 

      Bernie Sanders avait  commencé une longue course vers la Maison Blanche dans un contexte improbable où Trump semblait garder encore une réserve de voix significative

   A la gauche des démocrates, il aimerait encore parachever l'oeuvre entamée par Obama concernant le problème de la santé dans son pays. Mais, se demandait-on, parviendra-t-il à faire prévaloir son point de vue, celui de l'instauration d'un système universel dans le seul pays industrialisé qui n'en possède pas, malgré un budget bien plus élevé que le nôtre dans ce domaine.
   L'enjeu de la santé est important (*), quand tant de défavorisés se trouvent marginalisés et que l'espérance de vie tend à s'inverser. Régulièrement.
   Sanders fait de la question un de ses chevaux de bataille majeur.
 Après la réforme partielle de l'Obama care, le chantier reste ouvert pour une solidarité plus satisfaisante et un système moins complexe et moins profitable aux actionnaires.
  Ce plan supposerait une vraie mutation de l'esprit individualiste entretenu par le système de l'american way of live  et une nécessaire augmentation des impôts des plus favorisés, ce qui risque d'être mal accepté, pas seulement par les plus nantis, paradoxalement.
    Un système de santé défaillant et inégalitaire et pourtant le plus onéreux des pays industriels
Autour de 50 M. de personnes, le plus souvent sans moyens, n'ont aucune couverture médicale
  Le prix des médicaments est souvent extrêmement élevé, là où les firmes font des profits extrêmement juteux, dans un système hypercomplexe, qui n'est pas  universel.
    Il y a urgence au paradis de la libre entreprise, où tous les secteurs de la vie tendent à se marchandiser.
  Dire que la santé aux USA est un problème toujours aigu est un euphémisme.

       (*) _______"....Trente millions d’Américains n’ont pas de couverture santé et 87 millions sont sous-couverts. Trente mille Américains meurent chaque année faute de soins, et les dettes médicales accumulées précipitent les banqueroutes individuelles. Ces statistiques désolantes conduisent généralement à considérer le système de santé étatsunien comme un des pires parmi les pays les plus riches.     Pourtant, au sein de ce système, 160 millions d’Américains bénéficient d’une assurance-santé privée, plus ou moins avantageuse, financée par leurs employeurs. Par idéologie (le rejet du gouvernement, le « socialisme » prôné par Bernie Sanders), par inquiétude, ou parce qu’ils veulent garder leur couverture existante, beaucoup ne se voient pas y renoncer en échange d’une sécurité sociale publique aux contours encore très flous.     Si Bernie Sanders est dans quelques mois le candidat démocrate désigné face à Trump, sa proposition sera à n’en pas douter au centre de la campagne face au président sortant, bien décidé à dénoncer le « socialisme » de celui qu’il appelle « Crazy Bernie » [« Bernie le fou » – __________

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Une dette obsédante?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Y revenir...

           On l'évoque sans arrêt Elle pèse sur le débat politique, insidieusement, comme une fatalité, , comme étant d'ordre domestique, culpabilisante, comme une faute collective dont il serait demandé réparation, dont hériteraient nos enfants, une charge qui pèserait obsessionnellement, au sens quasi-religieux, comme le  répétait Mr Bayrou?            __   Or la dette d'Etat n'a rien à voir avec la morale ni avec la dette privée. Elle n' pas non plus qu'une question technique, mais  est un problème social, voir politique. La présentation et la pédagogie sur cette question, qui devient obsessionnelle, sont biaisées. "  Certains en tirent profit....L'action pour la réduire doit s'attaquer aux causes structuelles (externes et internes) et non aux "méchants français trop dépensiers"     François Bayrou, en sacrifiant son poste au nom de la « vérité » sur les comptes publics, avait rejoué une vieille pièce : celle de la menace planant sur les « générations futures ». Une rhétorique éprouvée depuis des décennies, qui masque les rapports de force sociaux que la dette organise.  La dette publique a des effets distributifs, mais ils ne sont pas déterminés dans l’absolu. Elle peut opérer une redistribution des plus riches vers les plus pauvres si elle permet d’étendre les services publics, en privilégiant leurs qualités plutôt que la baisse de leurs coûts, et si le système de financement par l’impôt est progressif  ...Derrière le « nous » collectif des Français endettés invoqué par les gouvernants, se cache un clivage social : pour les fractions les plus aisées de la population, loin d’être un problème, la dette représente une possibilité de placement prospère quand la majorité la finance et en endure les conséquences. Pour les fonds financiers internationaux, une aubaine...La dette ne représente pas un danger universel. Elle est devenue un instrument de sécession d’une classe rentière. La véritable fracture n’est pas générationnelle, mais sociale. Une minorité, qui se mobilise pour protéger ses avoirs, se soustrait à l’impôt, pousse des cris d’orfraie face à la taxe Zucman, et réclame que l’effort soit porté par la majorité : plus de travail, moins de jours fériés, des droits sociaux rabotés et la régulation de l’environnement saccagée au nom d’une politique économique favorable au capital, censée tirer la croissance et garantir la continuité du service de la dette..."                          __________Une étude de Benjamin Lemoine, remet en question la vision qui nous est généralement présentée de la "dette publique", dans le contexte actuel: L'ordre de la dette  et sa suite récente: La démocratie disciplinée.    Il n'est pas le premier, mais il est sans doute un des  rares à avoir analysé cette question de manière historique autant qu'économique en remettant certains mythes tenaces en question.       Après un temps d'accalmie (covid oblige et le "quoiqu'il en coûte" étant devenu une sorte de parenthèse) la question de la dette revient: la dette serait le mal qu'il faudrait prioritairement combattre, notamment en rognant encore plus sur les dépenses publiques.                                 __La Cour des comptes et P. Moscovici y vont de leur couplet bien connu. La dette revient en force comme une obsession, objet d'inquiétude depuis des années dans les sphères étatiques. Alors que la dette américaine, stratosphérique, n'obsède pas, pas plus que la dette japonaise, plus élevée que la nôtre.                                                                                                                                                                    La question de la dette est devenu un épouvantail, qui arrange bien ceux qui en profitent

 


         "...À rebours de ceux qui voient la dette comme une fatalité et une loi d’airain quasi naturelle, Benjamin Lemoine raconte dans ce livre comment, en France, l’« ordre de la dette » a été voulu, construit et organisé par des hommes politiques, des hauts fonctionnaires et des banquiers, de gauche comme de droite – parmi lesquels François Bloch-Lainé, Charles de Gaulle, Antoine Pinay, Valéry Giscard d’Estaing, Michel Pébereau, Laurent Fabius, Lionel Jospin, Dominique Strauss-Kahn… Autrement dit, il fut le fruit d’un choix politique...."        "L'État s'est lui-même désarmé de ses outils de financement directs (comme l'emprunt auprès de sa banque centrale ou la contrainte imposée aux banques commerciales) pour se soumettre aux règles et à la discipline des marchés financiers. Ce choix a eu pour conséquence de transformer la dette en un instrument de justification des réformes de rigueur et de réduction des dépenses publiques..."

 
 

                                                                            Quel est le problème de fond? Pas là où on le croit. Il n'y a pas de fatalité.

 

                       La question de la dette est devenu un épouvantail, qui arrange bien ceux qui en profitent                                              Le débat est donc plus politique que purement technique et économique.      

                                                             

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IA toujours en question

Publié le par Jean-Etienne ZEN

A la croisée des chemins

         Optimisme, doute et interrogations

L'IA ne fait pas disparaître l'incertitude, au coeur des plus importantes décisions

          On attend beaucoup de l'intelligence artificielle et de ses avatars, dans des domaines les plus variés, de l'industrie à la médecine, jusqu'à la gestion des personnels. Avec raison. Sauf que l'on attend souvent trop, par méconnaissance ou par illusion. Dans le domaine des valeurs humaines, notamment, L'IA montre ses limites, comme c'est normal. L'anthropomorphisme doit être exclus en ce domaine, comme la surestimation des pouvoir de la technique, même dite "intelligente". L'homo sapiens ne se ramène pas à l'homo numericus. L'"hybridation technologique" ne peut(et ne doit) être que partielle et l'IA est dépendante des biais cognitifs et sociaux. Les défis que posent ces nouveaux outils méritent d'être soulignés.

 

 

 

           

L'envers du décor

                On ne finit pas de vanter, voir d'exalter les vertus de l'intelligence artificielle. Jusqu'à un certain point...Nul ne contestera les bienfaits de cette technologie, aux applications multiples dans des domaines les plus variés, parfois insoupçonnables. L'imagerie médicale, par exemple, profite de ses bienfaits à une vitesse stupéfiante, comme l'assistance chirurgicale spectaculaire qu'elle fournit. Pour ne parler que de la médecine... Mais l'évolution qu'elle prend et l'horizon qu'elle prépare, sur la base d'applications déjà en cours, ne manque pas d'interroger des spécialistes eux-mêmes sur ce que l'on peut légitimement redouter dans certains domaines. Sans parler de l'IA générative.  Le rapport de Cedric Villani insiste aussi sur ce point.   L'ambigüité est totale.


                                                                                                                                       "...Alléguant la sauvegarde de la souveraineté politique ou économique, la plupart des responsables politiques estiment qu’il est crucial de favoriser le développement d’une « industrie nationale » de l’Intelligence Artificielle. C’est qu’ils redoutent la mainmise des géants technologiques étrangers sur les données, et donc sur les personnes....Une vingtaine d’experts y décrivent les nouveaux dangers auxquels nous expose la technologie dans les cinq prochaines années.

 

Essaims de drones tueurs à reconnaissance faciale, rançongiciel profilant leurs cibles de manière automatique et sur une grande échelle, détournement de vidéos ou création de deepfakes (vidéo-montages hyperréalistes) aux fins de manipulation et de propagande, etc. Les scénarios ne manquent pas, limités par notre seul pouvoir d’imagination.

Disponibles un peu partout en libre accès, les algorithmes d’Intelligence Artificielle (IA) changent radicalement la donne en matière de sécurité. Là où une organisation malveillante devait investir du temps et de l’expertise pour préparer et mener à bien un petit nombre d’actions criminelles, il suffit désormais de quelques algorithmes courants et de la puissance de calcul de quelques serveurs pour agir avec efficacité et précision sur une vaste échelle....Si le champ des dérives criminelles s’annonce très vaste, que dire de celui des pratiques nuisibles, mais pas nécessairement illégales, qui deviendront possibles pour les individus, les associations ou les entreprises ? Dans un monde où la responsabilité juridique, ou même simplement morale, se dilue à proportion de la distance qu’intercalent Internet et algorithmes entre un acte et son auteur, ne faut-il pas craindre une déliquescence totale de la confiance en l’autre ?                Alléguant la sauvegarde de la souveraineté politique ou économique, la plupart des responsables politiques estiment qu’il est crucial de favoriser le développement d’une « industrie nationale » de l’Intelligence Artificielle. C’est qu’ils redoutent la mainmise des géants technologiques étrangers sur les données, et donc sur les personnes.               Ils craignent, en outre, l’effet des destructions d’emplois liées à la robotisation, et brandissent désormais comme une vérité indiscutable l’argument-choc selon lequel « les économies les plus équipées en intelligence artificielle et en robotique sont celles qui connaissent le moins de chômage ».

Mais le rêve de donner naissance à des champions européens de l’IA n’est pas sans contradiction dans une économie ouverte et globalisée, où lesdits champions peuvent, à tout moment, passer sous contrôle étranger.

Les entreprises technologiques promouvant l’IA, largement transnationales, l’ont bien compris puisqu’elles omettent soigneusement toute référence à une bien illusoire défense de souveraineté. Il n’est guère besoin d’invoquer celle-ci, au demeurant, pour que la compétition économique et la promesse de miracles techniques suffisent à alimenter une fuite en avant totalement débridée...."

 

 

  Il en faudrait pas oublier que la science est rongée par les mythes. Une technologie n'est jamais neutre. L'exemple du transhumanisme de doux dingos de la Silicon Valley est toujours évoqué. Il faut le rappeler.                                

 

 

__Gros remous  dans le secteur de l'IA 

          Ou tempête dans un verre d'eau? En en attendant d'autres, toujours hautement commerciales.

         La recherche dans le domaine très prometteur de l'IA et de ChapGPT, qui part en flèche, est mise met en  émoi le petit monde de la Silicon Valley    . La liste des limites, des biais et des dangers de l'IA, dans certains domaines d'application,  commence à être mieux connue. Les risques sont mieux cernés, même en haut-lieu. C'est déjà ça. La crise en cours pose même des problèmes inédits. Les usages malveillants de ce nouvel outil en plein développement, dans les domaines les plus variés, commencent à être clairement dénoncés.    Un régulation à le hauteur des enjeux est expressément  demandée. Mais il ne suffit pas de le dire. Il faut légiférer, avant qu'il ne soit trop tard. C'est dire que le problème ne peut pas être que technique, mais est clairement politique, comme le fait savoir Bruxelles, par la voix de Thierry Lebreton.  Affaire à suivre. La guerre est déclarée, le business étant au coeur de la logique du système et de la concurrence féroce. 


                                                                                                                           "... Le succès foudroyant de Chat GTP  et la montée en puissance en accéléré d’autres technologies ont convaincu un grand nombre de groupes high tech que cette période est révolue. Tous souhaitent avancer au plus vite dans la phase industrielle, dans le développement de masse, sur tous les terrains, de ces technologies. Sans se préoccuper des dégâts ni des effets pervers qu’elles peuvent causer dans les sociétés. Mais la mainmise de facto de Microsoft sur une des sociétés les plus avancées de ce secteur ne pas va être sans conséquence. Les géants du numérique n’ont guère envie de laisser le champ libre à leur concurrent au risque de lui assurer une domination comparable à celle qu’il avait aux premiers temps de l’informatique avec le système d’exploitation Dos. Et ils ont toutes les ressources financières pour s’y opposer. Déjà Google ambitionne – comme OpenAI d’ailleurs – de concevoir une puissance de calcul, trouver les technologies qui pourront concevoir, fabriquer, exécuter, contrôler sans intervention humaine. Plus que jamais, les milliards vont commander. [Martine Orange]                                                                                             ______  Les propos de Asma Mhalla méritent d'être entendus sur ce sujet.                                                                                                                                                                      Protéger les créateurs! 

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Varia

Publié le par Jean-Etienne ZEN

__ Censure

__ Agressions

__ Décrochage

__ IA: dérapages     

 

__ Après Trump          

 

__ Pire moment?

__ IA: oui, mais

__ Drahi m'a tué

__ Visite ambigüe

__ Facture de l'IA

__ Puissance houthiste

__ L'école et l'essence

                     _____ Une famille peu ordinaire  (selon Haaretz) _______

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Un déclin bien français

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 EDF: un débat qui ne cesse de rebondir.

                                                       Sur fond de zizanies politiques et de crise énergétique.

                                         Où va notre fleuron national depuis quelques années, la solide création des années d'après-guerre, l'oeuvre de Marcel Boiteux, celle qu'on nous enviait, entrée dans une période de remous sans précédent, accentuée par une gestion libérale de plus en plus contestée et une période de crise énergétique en partie imprévisible? Les soucis s'accumulent autour de certaines structures vieillissantes, de décisions retardées, parfois peu cohérentes, de tensions concernant certains  modes de gestion et des querelles d'hommes au sommet. Des éléments délétères qui retardent des décisions urgentes engageant l'avenir. L'ambiance est électrique au plus haut sommet. Et pourtant, il est plus que temps de mettre un peu plus de cohérence dans le système et d'instaurer une ligne claire. De revoir la ligne européenne sur la question, critiquée aujourd'hui de bien des côtés. La décision est éminemment politique. La fameuse loi NOME, qui instaure d'en haut une libéralisation du marché, est sérieusement contestée. La décision bruxelloise de l'alignement du prix de l'électricité sur le prix du gaz a fait bondir jusqu'au premier ministre, qui a finalement plié. Il ne suffit pas de critiqué le système, comme l'a fait la Cour des Comptes, il faut le réformer en profondeur si l'on veut retrouver les moyen de notre gestion énergétique.   


                                                                                            Ce n'est pas la première fois que la politique d'EDF est sous le feu de critiques plus ou moins sévères, de droite comme de gauche, notamment depuis les années 80-90 et le tournant de la financiarisation, de la privatisation, ou, comme disait L.Jospin, de l'"ouverture du capital". Un ancien patron d'EDF, remercié, Marcel Boiteux, s'inquiétait de ce processus, car l'énergie n'est pas une marchandise comme une autre, disait: -"Il ne s’agit plus d’ouvrir la concurrence pour faire baisser les prix, mais d’élever les prix pour permettre la concurrence." (Marcel Boiteux, ex pdg d'EDF :Revue Futuribles de juin 2007)                                                                                                                                                               ___ Le nucléaire surtout est comme un bateau ivre depuis des années, comme il a été maintes fois souligné, même dans les colonnes du Figaro. Il sera dur de redresser la barre, car, après le démantèlement, les échecs d'Areva, les aventures ruineuses de Flamanville, la perte du métier, cruellement constaté aujourd'hui.  Le conjoncture exige un prolongement du nucléaire, qu'on le veuille ou non, et de nouveaux investissements en ce domaine. Mais avec quels moyens humains? La route sera longue et une nouvelle cohérence s'avère nécessaire, au delà des mots et des promesses.                                                                                                                                                  _____Si l'on se fie aux dires de H.Proglio, l'ancien patron de la maison, qui ne dit pas que des bêtises, pour utiliser un euphémisme, il y a de quoi s'interroger, voire de s'inquiéter. Même si tout n'est pas sans doute aussi simple qu'il l'affirme. Même si l'homme s'est souvent montré ambigü. Mais les propos ont le mérite de la clarté. Il faut renverser la vapeur. La logique libérale de Bruxelles a joué à fond, qui a approfondi la crise que nous vivons, ruinant certaines entreprise. L'usine à gaz n'a pas fini de produire ses effets. ___________

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Assaut linguistique

Publié le par Jean-Etienne ZEN

    Enseignante aux USA, elle n'en pas encore remise

                    Cécile Aldhui fait écho à Martin Niemoller pour dénoncer la guerre de mots qui se livre aujourd'hui aux USA, dans le cadre d'une censure qui ne dit pas son nom. Une transformation du langage qui s'impose insidieusement pour imposer  les nouvelles vues du leader de la Maison Blanche.                                                        "Le point de départ, c'est cet article du New York Times en mars 2025 qui a compilé à force de recherche à peu près 200 mots qui ont été effacés des sites des administrations fédérales, des programmes de recherche."  Elle souligne que cette liste n’a jamais été formalisée officiellement. Mais à partir de plusieurs décrets présidentiels, une logique d’extension se serait mise en place.              Dans le cadre d'une offensive contre la culture, pour neutraliser toute pensée critique.   D'une actualité brûlante.   


                                                                                           ...Cécile Alduy raconte la bascule autoritaire américaine de l'intérieur, depuis la disparition des mots jusqu'à celle des personnes. Mais le cas américain dit plus que lui-même : il révèle la matrice commune des extrêmes droites occidentales, leur guerre contre les savoirs, les minorités, la mémoire et la réalité elle-même.                                          On connaît des précédents historiques   et les analyses anticipatrices de Orwell         "...L’édification du totalitarisme s’érige particulièrement sur le langage, comme le met en avant Orwell avec la novlangue, en tant qu’il est le premier vecteur idéologique des humains. La question est de savoir dans quelle mesure la novlangue peut être mise en parallèle avec le travail fait sur la langue contemporaine. Nous avons vu que la novlangue s’emploie à supprimer des termes afin d’annihiler la pensée. À l’inverse, notre langage contemporain foisonne d’un lexique toujours plus riche et complexe de mots ou d’expressions nouvelles. Ce phénomène a notablement été étudié par François-Bernard Huyghe, qui a proposé, en 1991, de baptiser ce nouveau langage « langue de coton »1 pour illustrer la caractéristique d’un argumentaire nouveau qui entrave la réfutation et qui est constitué de nombreux euphémismes périphrastiques, procédé qui consiste à cacher une réalité en la noyant sous des concepts adoucis jugés moralement plus louables et dont la connotation positive empêche la critique. Le terme « licenciement » se voit par exemple remplacé par  » réallocation de la main d’œuvre « , et la langue de coton se charge ainsi d’euphémismes périphrastiques en périphrases euphémistiques : le malentendant devient le porteur d’un handicap de surdité ; la personne âgée, une personne en situation de dépendance physique dû au vieillissement, etc. Or, un tel procédé qui consiste à utiliser de jolis termes détournés permet non seulement de cacher la dure réalité, mais, pire encore, abolit la possibilité de critiques. En effet, comme l’analyse très justement Corinne Gobin2, qui peut se dire contre la croissance de l’emploi ? Ou bien encore contre la formation tout au long de sa vie ; contre la promotion du bonus budgétaire ou encore contre la lutte contre les déficits publics sans paraître aussitôt « suspect de s’attaquer à l’essence même de l’ordre social » ? Aboutissant à la conclusion que la « pensée unique » d’Ignacio Ramonet caractérise bel et bien notre société actuelle, Corinne Gobin écrit : « Le fait [EST] que nous ne sommes plus dans un univers discursif de type contradictoire. Non seulement le même vocabulaire politique, et les mêmes expressions, se trouvent dans la bouche de quasi tous les membres de la classe politique mais encore ce vocabulaire « percole » au quotidien, via une intense diffusion médiatique, dans les discours socio-politiques les plus variés : de l’autorité universitaire jusqu’à l’assistant social, en passant par l’administrateur d’un hôpital ou l’animateur d’un centre culturel. Il y a ainsi homogénéisation forte du vocabulaire socio-politique général et infiltration intense de ce vocabulaire dans de plus en plus de sphères sociales au sens large. »3    Le langage de nos sociétés contemporaines n’est donc pas l’objet d’une déstructuration volontaire et réfléchie comme dans 1984, mais, au contraire, d’une impression de richesse accrue et d’une sorte de foisonnement novateur d’une terminologie conciliante, généreuse et tolérante. Or, dans cette profusion sirupeuse de bons sentiments et de gentilles attentions, les mots finissent par ne plus rien dire tant ils sont radicalement détachés de la réalité qu’ils entendent signifier. C’est ainsi que l’oligarchie capitaliste a créé le langage typique de la « double-pensée » : un langage spécifique qui permet de désigner des faits réels en les nommant joliment à l’inverse de ce qu’ils sont réellement afin de les nier. La générosité lexicale n’est donc pas incompatible avec la censure intellectuelle et le décervelage dogmatique, imposé par le langage unique, est la condition essentielle pour permettre la pensée unique qui n’est rien d’autre qu’un totalitarisme intellectuel...."        ________________________

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