L'étranger
Silence! on expulse...
Mais il y a des exceptions...notables
L'Amérique aux Américains, ci-devant "étrangers"....
HUMEURS ET ANALYSES
Silence! on expulse...
Mais il y a des exceptions...notables
L'Amérique aux Américains, ci-devant "étrangers"....
Poissons rouges et poison lent
Voilà un livre qui ne dit pas les choses à moitié, qui met même les pieds dans le plat numérique. Avec talent. Chacun peut en prendre de la graine. On peut en lire un extrait ici, pour se mettre en appétit... __ "Au coeur du réacteur, l'économie de l'attention": cela peut résumer la pensée critique, dense et subtile de l'auteur, parlant indirectement aussi de sa propre expérience. Nous sommes tous, à des degrés divers, concernés.
___ Qui n'est pas concerné par une certaine addiction à l'objet mondial et apparemment indépassable qu'est le téléphone portable, qui est bien loin se servir seulement à communiquer avec des proches? Les écrans sont omniprésents, devenant envahissants, créateurs de solitude et de captation de l'attention. La nomophobie est devenue toxique dans bien des cas. Très tôt. Pouvant devenir une catastrophe éducative, maintes fois signalée.
____ Lire aussi: Le temps de l'obsolescence humaine (du même auteur) __ Croire au code ____________ ____________________
Une lecture qui m'a passionné
Les récits de guerre, même les mieux informés et les mieux travaillés (comme ici) ne sont généralement pas des oeuvres de littérature, même s'il arrive que littérature et contexte guerrier se rencontrent, comme dans Guerre et paix.
L'auteur décrit, au ras des événements, une guerre presque oubliée, dans le contexte de l'affrontement prévisible entre le Reich et l'URSS, une guerre courte, mais cruelle, inouïe, de par les forces engagées, disproportionnées, et les températures quasi polaires qui régnaient durant ces deux mois d'hiver d'affrontements sans merci, de par l'extrême détermination des troupes finlandaises, limitées, mais entraînées et surtout extrêmement offensives et ingénieuses, défendant leur bout de territoire becs et ongles dans cet affrontement absurde, le plus souvent avec des moyens rudimentaires. Face à des troupes soviétiques pléthoriques, mais disparates, impréparées et sans réelles motivations. Un récit aux marges de l'humain...
La langue superbe de l'auteur Norek parvient à faire de ce bref affrontement dans un contexte dantesque mais humain, à sa manière, un récit sobre, précis, efficace, parfois glaçant (c'est le cas de le dire...). Terrible mais tellement attachant. Je n'ai pu quitter facilement ce livre découvert par hasard sur le tard... ____________
__ Panique
__ Deal d'île
__ Absurdités
__ Récupération
__ Reconversion
__ Musk en colère
__ Crise européenne
__ Demain, la terre...
__ Bombe israelienne
__ Patrons et politique
__ Russie : la chute?
__ Peur inhibitrice?
__ Marine et ses toutous
__ Préférence ou priorité?
__ Israël: radicalisation
__ Retour aux croisades?
Une évolution (ou révolution) sans nuages?
Pas si simple. Les récents bonds en avant de l'intelligence dite artificielle suscitent des réactions parfois enthousiastes, mais aussi des réserves. A juste titre. Les nouvelles familles de générateurs de textes ne semblent pas engendrer de réticences dans certains domaines, où on y voit à un outil rapide, précieux et rentable pour effectuer certaines tâches jusque là dévolues aux hommes, même dans des domaines où une certaine créativité était requise. Pas seulement au niveau des plate-formes qui ne jurent que par une numérisation renforcée. Pour le meilleur ou pour le pire....Aide à la décision parfois, dans des domaines complexes, mais aussi cyber-contrôles renforcés. L'ambiguïté est totale. On voit bien qu'il va falloir instaurer des règles, au niveau international, ce qui ne va pas être simple. _______Dans de multiples domaines, parfois les plus basiques, les plus triviaux, le recours à l'IA révèle vite ses limites et démystifie même le caractère "intelligent" qu'on lui attribue par convention. Il y a là des sources de nombreuses confusions. La prudence s'impose, à l'encontre de nombreux emballements, pour ne pas céder à la naïveté ou à la mystification parfois. Ce n'est pas madame Soleil non plus...Certains métiers, même dans le domaine artistique, seront durablement affectés par l'introduction sans précaution de l'IA générative. Déjà Google a supprimé 3000 emplois. Rançon du progrès? Sauf que cette innovation risque de progresser à vitesse géométrique, même dans des domaines que nous ne soupçonnons pas encore. On peut aller plus loin dans les réticences légitimes: "...Si l’on met de côté les gourous qui ont commencé à prophétiser la Singularité et à adorer une nouvelle idole sous la forme d’une Superintelligence Artificielle, de nombreuses personnalités ont pris la mesure des enjeux et se sont attelées à éveiller l’opinion. L’initiative la plus emblématique est peut-être celle du Future of Life Institute (FLI), fondé en 2014 par le physicien Max Tegmark et le fondateur de Skype, Jaan Tallin, sous le patronage de célébrités telles que Elon Musk et feu Stephen Hawking. Le FLI voit dans l’IA une extraordinaire source de bienfaits pour l’humanité, mais également une source de risque majeur, voire « existentiel ». Il exhorte, par conséquent, à promouvoir la recherche dans le domaine, encore embryonnaire, de la Sécurité de l’IA (AI Safety). Cette approche s’appuie sur le concept central d’alignement des valeurs (Value Alignment). Je cite : « Les IA fortement autonomes devraient être conçues de telle sorte que leurs objectifs et leurs comportements coïncident à tout moment avec les valeurs humaines », lesquelles sont, je cite toujours : « la dignité, les droits et libertés, la diversité culturelle ». L’un des attendus du développement de l’IA est de profiter et « donner du pouvoir » (empower) au plus grand nombre...." ______ Il y a peu, j'écrivais ceci, qui reste d'actualité: Dans l'univers varié de l'IA, omniprésent et discuté, un monde de nouveautés inédites, mais qui apparaît comme une menace dans certains secteurs d'activité. Ou du moins une ambigüité Un vrai tournant demandant une réflexion critique. Bruxelles s'y attelle, à l'échelle de l'Europe. Cela va très vite et il convient de faire le partage entre mythe et réalité, usages justifiés et contestables. Prudence! ___ GPT-4, notamment suscite des interrogations particulières, étant données ses applications actuelles et à venir et ses retombées dans le monde du travail et de la culture. Le système Gémini pose notamment des problèmes inédits, qu'il importe d'analyser et de résoudre. Certaines positions, un peu trop enthousiastes, méritent d'être analysées et remises en question, du moins partiellement. Bientôt ce sera dans la poche. C'est l'esprit critique qui peut être remis en question. Mais pas seulement. Avec un accès presque gratuit, on comprend qu'il importe de prendre les devants. Mais comment? L'enthousiasme béat n'est pas de mise.
Le risque est grand d'un chaos informationnel inédit. "...En permettant de manipuler les contenus à l’envi, l’intégration de systèmes d’IA générative aux smartphones risque de provoquer la prolifération de deepfakes et d’accentuer la diffusion de ces contenus faux mais crédibles. Ceci pourrait compromettre davantage la crédibilité des informations en ligne et entraîner un chaos informationnel généralisé. Sans compter un risque qui peut s’avérer mortel : l’explosion potentielle du cyberharcèlement, notamment via le « deepfake porn », une pratique violente qui a émergé en 2017 et qui va se trouver « facilitée » avec l’arrivée de l’IA générative dans les smartphones. Les modèles génératifs peuvent créer des données : des images par exemple, qui ressemblent de manière frappante à des données réelles. Cela peut donc être utilisé de manière malveillante pour créer des contrefaçons, des faux, des contenus trompeurs que ces derniers soient textuels et servent par exemple des arnaques comme le phishing, ou visuels : montages photos, montages vidéo (DeepFake). Par ailleurs, des données erronées peuvent être fabriquées par un modèle génératif malveillant. Celles-ci pourraient être utilisées dans les corpus d’apprentissage des futurs grands modèles de langage (large language models ou LLM, dont ChatGPT est l’exemple le plus connu) ou d’autres modèles d’intelligence artificielle. En effet, certains modèles génératifs peuvent se révéler vulnérables à des « attaques par exemples contradictoires » (adversarial attacks, dont l’exemple classique pour un modèle de machine learning est d’introduire de fausses données dans la base de données d’apprentissage, provoquant un véhicule à voir une limitation de vitesse à la place d’un panneau-stop). L’évolution de ce type d’adversarial attack cible désormais les IA génératives, par exemple avec le data poisoning. " À lire aussi : Appareils connectés et cybersécurité : imaginer des attaques pour apprendre à se défendre ___________________
_ Fin d'un modèle? "...L'Union européenne a longtemps prôné un modèle fondé sur des marchés ouverts et éperonnés par une concurrence libre et non faussée. Un principe qui a conduit, notamment, à la libre circulation au sein de l’espace européen et à la création du marché unique. Ce postulat de départ ne tient plus. Il est temps de nous déciller et de cesser d’être naïfs car aujourd’hui nos entreprises font face à une concurrence internationale distordue par les subventions et les divers obstacles que certains pays tiers n’hésitent pas à mettre en place. Elles doivent ainsi affronter en même temps les politiques protectionnistes des Etats-Unis, les surcapacités industrielles de la Chine et les tensions géopolitiques croissantes sur les chaînes d’approvisionnement. .." Mais la concurrence a-t-elle jamais été "libre et non faussée?
__ Pesticides Kids Les enfants sont particulièrement touchés. Cela ne date pas d'aujourd'hui. Les microplastiques, qui sont partout, sont aussi en question.
__ Une mémoire allemande inquiétante "...L'AfD tente continuellement de relativiser les crimes du passé. Il y a d’ailleurs cette célèbre citation d’Alexander Gauland, l’un des fondateurs de l’AfD : « Les douze années de règne du parti nazi ne sont qu’une fiente d’oiseau dans l’histoire allemande. » Ulrich Siegmund, le candidat de l’AfD en Saxe-Anhalt, a lui aussi dit à plusieurs reprises que cette période occupait à ses yeux trop d’importance et que nous devrions avoir une vision plus large de l’histoire...."
__ IA: panique à bord? Ou question de marketing? Pékin craint pour sa sécurité.
__ Censure des livres et de la presse aux USA.
__ Naza :Dommage collatéral? Une opération mortifère et glaçante La fin d'une mémoire?
Une possible perte de contrôle de l'IA? Canulars ou non? Quoique...
__ Crise du libéralisme:
"Les trois dernières décennies ont été rythmées par une série d’allègements fiscaux en faveur des entreprises et des plus hauts revenus. Il en a résulté une concentration croissante des richesses au sommet, ainsi qu’une augmentation des coûts liés à la prise en charge d’une population vieillissante désormais dépendante d’une main-d’œuvre immigrée. Cela a engendré une explosion de l’endettement....Pour le sociologue allemand Wolfgang Streeck, le monde occidental est arrivé au stade final de la « polycrise » et seule une rupture économique profonde peut lui permettre d’éviter le règne de l’extrême-droite.
Elle n'aurait pas d'histoire, dit-on encore parfois.
Elle serait restée en marge. Comme une continent immobile et invariable. Une planère à part, en quelque sorte, une belle endormie que l'Occident conquérant aurait réveillé d'un sommeil profond, de traditions immuables. On reconnaît là l'essence des croyances qui ont fondé et entretenu la longue période coloniale, entretenus pas les a priori de ceux qui, ayant l'âme blanche, ne pouvait considérer les Africains que comme ayant l'âme noire, comme le disait ironiquement Montesquieu, qui fit une critique sans concession de l'esclavage. Même dans la période post-coloniale, et récemment encore, comme dans un célèbre discours de N.Sarkozy, on demande à l'Afrique d'entrer dans l'histoire, de rejoindre le club des pays blancs industrialisés. Or dans l'immense continent africain, les événements ont suivi un autre cours qu' en Europe, depuis des origines qui furent communes et des voies originales, où la notion de civilisation avait un sens, comme le souligne tous les anthropologues. Il faut le répéter, car les préjugés sont encore tenaces: même méconnues pendant longtemps (et on comprend pourquoi) l'Afrique a fait du chemin et de manière parfois dynamique. Autrement dit, un vaste pan de la culture occidentale a longtemps véhiculé l’idée que l’Afrique était restée à l’écart de l’histoire et du progrès. Cela va de nos grands penseurs aux livres et aux films qui ont nourri des générations d’enfants. Dans des dessins animés de Disney, on voit des cannibales africains à peine vêtus faire mijoter gaiement leurs victimes dans d’énormes marmites suspendues au-dessus d’un feu. Parmi les philosophes, il y a pléthore d’exemples consternants. Voltaire disait des Africains : « Un temps viendra, sans doute, où ces animaux sauront bien cultiver la terre, l’embellir par des maisons et par des jardins, et connaître la route des astres : il faut du temps pour tout. » Hegel était encore plus radical : « Ce que nous comprenons en somme sous le nom d’Afrique, c’est un monde anhistorique non développé, entièrement prisonnier de l’esprit naturel et dont la place se trouve encore au seuil de l’histoire universelle. » On entend encore aujourd’hui des échos de tels propos chez les dirigeants politiques occidentaux.... qui aimaient l'Afrique...pour les richesses et la main d'oeuvre qu'elle leur procuraient à bas prix. L' histoire du continent africain reste encore largement à faire. Il était supposé être immuable, dès qu'il fut découvert. Et le préjugé dura, renforcé par l' aveuglement colonial, qui avait besoin de maintenir le mythe de peuples-enfants, qu'il fallait mener au niveau de notre histoire, considérée comme LA référence et le modèle. Depuis quelques décennies surtout, les études africaines, avec leurs limites, ont modifié enfin notre regard. L'histoire de ce continent dit mineur a une histoire que l'on ne soupçonnait pas à une époque, histoire que l'on continue à mettre à jour peu à peu malgré les difficultés liées au manque d'archives. Hors du fait que, c'est bien établi, l'Afrique de l'Ouest est le berceau de l'humanité. Notre histoire commence là.
Certains peuples étaient déjà des navigateurs et des marchands, à partir d'une certaine époque: "...la palme d'or de la navigation revient très certainement aux Somaliens. Si, aujourd'hui, la Somalie rime avec pauvreté et piraterie, il y a quelques siècles, elle était plutôt synonyme de cités portuaires florissantes et abritait des commerçants qui faisaient partie des meilleurs de l'océan Indien. Ils entretenaient des contacts commerciaux avec l'Arabie, l'Inde, la Perse, l'Égypte, la Chine, Venise et, plus tard, le Portugal...."
Oui, l'Afrique a une histoire. Et quelle histoire! Partiellement connue. Largement méconnue. Contrairement aux nombreux préjugés toujours tenaces, entretenus par l'ignorance, les clichés longtemps répandus, certains propos publics, même en haut lieu:
Le discours de Dakar où Sarkozy déclara sans sourciller, sans doute victime de son "nègre" , disent les plus indulgents: " le « drame de l'Afrique » vient du fait que « l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire. […] Le problème de l'Afrique, c'est qu'elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l'enfance. […] Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine ni pour l'idée de progrès ." Les Africains seraient donc restés de grands enfants, qu'il (nous) resterait à éduquer. Un ethnocentrisme qui régna au coeur de l'entreprise coloniale et dont il reste des traces. Un européocentrisme étriqué, un essentialisme tenace et une ignorance sidérante. On le sait mieux maintenant, l'Afrique a une histoire. On peut le savoir...après tant de silences Certes, l'Afrique bouge sous nos yeux actuellement, du moins certains pays plus que d'autres, chapeautés par l'aide chinoise ou non, certains ne s'étant pas encore relevés de la potion amère du FMI et des fonds vautour.
Mais elle l'a toujours fait, si l'on met entre parenthèse la période coloniale où l'Europe se partageait le gâteau.
Ce continent oublié, ce passé occulté nous revient aujourd'hui après tant Pour les colonisateurs, l'Afrique était une page vierge où l'Europe allait inscrire ses valeurs, au nom d'une civilisation de référence et d'intérêts bien compris. Pour s'installer en Afrique et l'exploiter en toute bonne conscience, il fallait bien "infantiliser" ce continent de grands enfants, comme l'avait bien vu déjà ironiquement Montesquieu:
"Si j’avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais :Les peuples d’Europe ayant exterminé ceux de l’Amérique, ils ont dû mettre en esclavage ceux de l’Afrique, pour s’en servir à défricher tant de terres._Le sucre serait trop cher, si l’on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves._Ceux dont il s’agit sont noirs depuis les pieds jusqu’à la tête ; et ils ont le nez si écrasé qu’il est presque impossible de les plaindre._On ne peut se mettre dans l’esprit que Dieu, qui est un être très sage, ait mis une âme, surtout bonne, dans un corps tout noir..."
Après la période coloniale, la Françe-Afrique a pris le relai, faisant mine de gérer l'indépendance, comme au Gabon, où Sarkozy, et d'autres, ont réécrit l'histoire
Paris a forcé la main aux Africains: "... l'indépendance imposée aux Africains, bien que décidée par Paris avec la bénédiction de Washington au gré des préjugés les plus réactionnaires et de vils calculs, fut présentée comme le triomphe des idées progressistes, de la liberté, de la modernité politique et, ironie suprême, de la volonté des Africains."
L'Afrique de "Papa" n'est pas tout à fait finie... L'imposition du franc CFA reste une des traces de cette subordination.
L'Afrique, si diverse, n'est "en retard" que par rapport à nos modèles de développement, mais elle pourrait bien nous étonner par les chemins originaux qu'elle pourrait prendre à l'avenir. "L'Afrique est mal partie", disait R. Dumont après les décolonisations officielles, mais elle pourrait bien un jour nous surprendre.. _____________________________
Il a eu la vie dure. La politique de l'offre macronienne n'a pas marché
C'est une évidence pour plus d'un économiste aujourd'hui. Mais, malgré ses dénégations, le Président a bien privilégié ce qu'on appelle le "ruissellement" en matière de politique économique et sociale. "...La « théorie du ruissellement » apparaît pour la première fois dans les colonnes du Monde, en anglais s’il vous plaît, la « Trickle down theory », le 14 novembre 1981 sous la plume de Robert Solé, un an après l’élection du républicain ultralibéral Ronald Reagan à la Maison Blanche..." Ce n'est pas étonnant, dans le sillage de M. Thatcher, inspirée elle aussi par les théories de l'école libérale de Chicago.
Selon le Monde, cette théorie du ruissellement, selon laquelle « la relance économique ne s’obtient qu’en aidant la haute finance et la grande industrie », car la fortune ruissellera alors tout le long de la pyramide sociale, colle aux basques du président Macron, réputé faire des cadeaux aux riches. Le chef de l’Etat s’est toujours défendu d’adhérer à une telle théorie, mais parle, nuance, de « premier de cordée ». Selon ses mots, prononcés le 15 octobre 2017 sur TF1, « si l’on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée, c’est toute la cordée qui dégringole ».Alors que Joe Biden vient de déclarer, le 28 avril, lors de son premier discours devant le Congrès, que cette théorie « n’a jamais fonctionné ....» Favoriser les plus riches n'a jamais fait monter les ressources des plus favorisés.
Une croyance tenace, qui arrive sur son déclin aux USA, avec le virage annoncé par le nouveau Président, qui met tout son poids dans la balance, non par dogmatisme, mais par pragmatisme, par simple bon sens. Il rejoint par là les critiques déjà énoncées depuis longtemps par certains économistes d'abord minoritaires, puis de plus en plus nombreux. Même le pape s'y est mis... Un grand mythe reaganien s'effondre: la théorie du ruissellement est un montage idéologique pour que se maintiennent et augmentent les super-profits d'une minorité que se réduise le niveau de vie des classes moyennes et que s'installent les inégalités toujours plus fortes. En fait cette croyance répétée dans le milieu des affaires était autoentretenue artificiellement mais démentie tour les jours. Biden, après Roosevelt qui est allé beaucoup plus loin dans des circonstances assez différentes, a signé l'arrêt de mort de cette pseudo-doctrine. Il faut relire son discours devant la convention démocrate. C'est la fin d'un époque d'exubérance des marchés, d'envolée d'inégalités extrêmes. Du moins il faut espérer un retournement rapide et durable de la situation, à partir de ce pari qu'il faut mettre en oeuvre. Les choix politiques ont pris le pas sur l'économie livrée à elle-même, jusqu'à ses pires excès. Mais il faut faire vite. Ce n'est pas une révolution, mais du simple bon sens politique. Il est temps que le 1% des plus riches paient leur juste part....et ils seront encore aussi riches...Ce n'est pas la révolution! Là où il y a une volonté, il y a un chemin.
Le ruissellement a vécu, remplacée par le premier de cordée (version soft). Ce n'est pas Mélenchon qui le dit, mais l'OFCE ou la Tribune. L'Unesco, le FMI sonnent aussi le tocsin face à la montée rapide et spectaculaire de la très grande richesse. Pas (seulement) pour des raisons morales, mais économiques. Elle a accaparé 82% de la richesse mondiale créée en 2017 Les élites de Davos ont eu connaissance des chiffres livrés par Oxfam et d'autres organismes. Et après? Encore faudrait-il analyser les causes...Le grand ruissellement, cette mystification, attendra... L'ère des super-rentiers a encore de l'avenir. ...le CAC 40 se porte bien, contrairement à l’économie réelle, PME comprises : « Selon les dernières statistiques, les profits de ces ténors sont passés de 59,8 milliards d’euros en 2012 à 73,6 milliards en 2013 (+23%), et devraient atteindre 87,3 milliards (+19%) au terme de cette année », nous apprend encore Dorion. Pendant ce temps, de l’autre côté de la balance, la situation ne cesse de se détériorer. En 2011 (dernière année connue, les statistiques concernant l’année 2013 ne devant pas être disponibles avant fin 2015), 8,7 millions de personnes, soit 14,3% de la population française, vivaient en dessous du seuil de pauvreté (fixé à un revenu mensuel de 977 euros par mois).... Alleluia! Déjà que leur nombre ne cesse de grimper dans les dernières années. Pauvres de tous les pays, réjouissez-vous! Les élites financières montent au firmament de la haute richesse. Pas seulement aux USA ou en Europe, mais aussi en Chine. Qui l'eût cru? L'envolée des zélites financières se poursuit; après le petit accroc de 2008, la machine à cash repart à fond la caisse.
URSS: 1941-1945
Une guerre encore assez mal connue
______________________[Certitudes et hypothèses]_
_________________________L'offensive hitlérienne contre la Russie soviétique et le déroulement de l'Opération Barbarossa suscitent encore beaucoup de recherches, d'interrogations et de débats.
Notamment du fait que les études sur le sujet ont été chez nous singulièrement défaillantes.
Autant les opérations occidentales on été assez bien couvertes, autant nous avons ignoré pendant longtemps ce qui s'était passé à l' Est, à part quelques hauts fait marquants (Moscou, Stalingrad, Koursk...Berlin)
La chape de plomb de la Guerre froide n'a pas été pour rien dans le désintérêt pour cette question.
__Tout débat idéologique mis à part, malgré les erreurs de Staline (purges dans les cadres de l'armée, pacte germano-soviétique_sans doute tactique_, mésestimation des annonces sérieuses d'intervention imminente de la Wehrmart avant l'agression) et malgré les répressions d'après-conflit vis à vis des prisonnier rapatriés, on peut le dire:
La guerre s'est jouée à l'Est
Le Front de l'Est fut le théâtre d'opérations longues, complexes, terriblement meurtrières, nationales plus qu'idéologiques.
Les victoires de l'armée allemande, dopée par ses conquêtes antérieures, ne durent pas.
La blitzkrieg ne se répète pas.Les plans du Führer, échouent les uns après les autres, comme l'avaient craint certains officiers supérieurs du Reich.
Le 111° Reich a été vaincu dans les plaines russes
— C'est devant Moscou, durant l'hiver 41-42, que l'armée hitlérienne a été arrêtée pour la première fois.(1)
Déjà présente lors du siège de Brest-Litovsk, en juin 1941, qui étonna l'état-major allemand, la résistance d’un peuple s'organisa peu à peu, au point de mobiliser à elle seule plusieurs divisions ennemies.
Dès 1942, l'armée des Partisans (1) pris une place significative, les femmes y tenant une place de plus en plus importante, comme snipeuse ou pilotes de l'air.
Le cinéma russe, a produit une grand nombre de films, de valeur inégale sur cette épopée nationale si meurtrière.

____________________Les polémiques sur les rapports entre les alliés et les forces soviétiques continuent, au fur et à mesure que l'accès aux archives est facilité.
Pendant deux années, Staline a appelé les anglo-américains à ouvrir un deuxième front. En vain.
L'historien J.R Pauwels, sur la base d'une impressionnante documentation, montre que l'aide économique indirecte à la puissance nazie, par le bais de certaines multinationales, s'est prolongée bien après le début des hostilités en Europe et l'engagement tardif des USA dans le conflit n'a pas été dépourvu d'intérêts industriels et d'arrière-pensées politiques.
Les USA ne voulaient initialement pas être des belligérants actifs. Ils finirent par accepter que l’URSS, nouvel ennemi des Allemands, soulage l’effort de guerre des Britanniques, qui rapportait beaucoup, même si l’on ne croyait pas à un possible succès de l’Armée rouge. On commença donc à fournir à Moscou les premières armes, moyennant paiement comptant... "Un triomphe nazi sur les Soviétiques n’était plus souhaité parce que cela se serait traduit par une mauvaise opération économique. Une telle victoire hitlérienne aurait en effet asséché l’abondante source de bénéfices que générait le prêt-bail." (p.77) (*)
Truman, au début de l’opération Barbarossa, s’exprimait ainsi cyniquement : "Si nous voyons l’Allemagne gagner, nous devrions aider la Russie et, si la Russie est en train de gagner, nous devrions aider l’Allemagne, pour que le plus grand nombre possible périsse des deux côtés."
______Selon certains historiens (mais on ne peut refaire l'histoire...), la Seconde Guerre mondiale aurait pu prendre fin en 1943
" Quand l'Allemagne a subi devant Moscou son premier revers stratégiques dans la Seconde Guerre mondiale, les points de vue ont brusquement changé. En Occident, d'aucuns ont commencé à redouter e voir l'Union soviétique sortir trop forte de la guerre. Car si effectivement elle était trop forte, c 'est elle qui déterminerait le visage de la future Europe. Ainsi parlait Adolph Berle, le sous-secrétaire d'État États-unien chargé de l coordination des services de renseignement US. C'est ce que pensait aussi l'entourage de Churchill, dont des gens fort compétents qui avant et pendant la guerre avaient élaboré la doctrine des actions des forces armées britanniques et de toute la politique britannique.
Cela explique dan une grande mesure l'obstination de Churchill à ne pas vouloir ouvrir le deuxième front en 1942. Et ce alors que Beaverbrook et Cripps au sein de la direction britannique et, surtout, Eisenhower et d'autres concepteurs des plans militaires états-uniens estimaient que des possibilités matérielles et autres existaient pour infliger aux Allemands une défaite dès 1942. Selon eux il fallait profiter que le gros des forces armées allemandes se trouvait sur le front oriental et que 2.000 kilomètres de littoral français, néerlandais, belge, norvégien et aussi allemand étaient ouverts aux armées alliées. A cette date les nazis ne possédaient aucuns ouvrages défensifs permanents le long du littoral atlantique.
Qui plus est, les militaires états-uniens s'employaient à convaincre Roosevelt (Eisenhower avait adressé plusieurs mémorandums à ce sujet au président états-unien) que l'ouverture u deuxième front raccourcirait de beaucoup la guerre en Europe et obligerait l'Allemagne à capituler. En 1943 au plus tard. Cependant, de tels calculs n'étaient pas faits pour convenir à la Grande-Bretagne et aux conservateurs qui ne manquaient pas aux États-Unis..."
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( *)__À partir du 22 juin 1941, l’URSS, attaquée par l’Allemagne, se retrouve dans le camp des Alliés. Elle bénéficie du prêt-bail américain en échange des réserves en or de la Banque d'État d’URSS. À défaut de pouvoir ouvrir avant 1944 le second front instamment réclamé par Moscou, les Alliés fournissent à l’URSS une aide importante, qui transite notamment par la dangereuse voie arctique.
Selon Raymond Cartier et John Keegan, entre octobre 1941 et juin 1942, les États-Unis livrent 1 285 avions, 2 249 chars, 81 287 mitrailleuses, 56 500 téléphones de campagne, 380 000 mille international de fil téléphonique. En 1943, 427 000 des 665 000 camions de l’Armée rouge viennent d’outre-Pacifique. L’Amérique fournit aussi 13 millions de bottes, 5 millions de tonnes de vivres ou encore 2 000 locomotives, 11 000 wagons, 54 000 tonnes de rail. Trois quarts du cuivre soviétique viennent des États-Unis, mais aussi une grande partie du pétrole de haute teneur sans lequel il est impossible de fabriquer du carburant pour avion.
La défaite allemande est impensable sans l’Armée rouge, qui fixe en juin 1944 les deux tiers de la Wehrmacht – en général les troupes les plus jeunes et les mieux équipées – et met hors de combat 85 % de ses soldats. (wiki)
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-Problèmes oubliés
-Crimes de guerre en URSS