Overblog Tous les blogs Top blogs Humour
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Reconstruire sur les ruines

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 C'est le projet des suprémacistes israëliens 

      A Gaza comme en Cisjordanie. Sans parler du Sud Liban. Les mythes peuvent être meurtriers.

     Reconstruire sur les ruines? Les volontés colonisatrices concernant Gaza anéanti sont toujours là, comme au  Sud Liban, revendiquée comme terre israëlienne, partie de la "Terre promise". La déshumanisation se poursuit. Le piège mortel se referme. Les  otages attendront .   En France, la  censure se poursuit.

 

 

                      «L'accord entre Israël et le Hezbollah ne changera rien. […] La seule solution qui puisse empêcher le retour de l'ennemi chiite, c'est la colonisation juive.» Au début du mois de décembre, alors que l'armée israélienne était accusée par la France d'avoir enfreint à une cinquantaine de reprises le cessez-le-feu au Liban, conclu le 27 novembre entre l'État hébreu et l'organisation islamiste chiite, le mouvement messianiste juif nommé «Uri Tzafon»1 («Lève-toi, ô Nord» en français) affirmait encore sur son groupe WhatsApp la nécessité pour Israël de coloniser la région.Depuis la création d'Israël en 1948, plusieurs mouvements messianiques ont appelé à la colonisation du Liban au sud du fleuve Litani, une région qu'ils revendiquent comme partie de la «Terre promise». Avec pour emblème un cèdre entouré de l'étoile de David, Uri Tzafon a rassemblé plusieurs milliers d'adeptes depuis le printemps 2024 et soutient que la colonisation du Liban serait à la fois une nécessité sécuritaire –un moyen d'«accorder une sécurité véritable et stable au nord de l'Israël», selon les communiqués publiés sur son groupe WhatsApp– et une quête messianiste pour «récupérer» le territoire.                  ___Uri Tzafon est un mouvement nationaliste «aux origines du sionisme» et qui «considère la Bible comme un cadastre», indique Karim Émile Bitar, professeur de relations internationales à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth et chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). «Avec l'arrivée d'ultranationalistes au sein du gouvernement israélien, ouvertement en faveur d'une colonisation, ces courants messianistes se font de plus en plus entendre, notamment sur la colonisation de la bande de Gaza et pour certains [comme Uri Tzafon, ndlr] sur la colonisation du Sud-Liban», observe ce spécialiste du Proche-Orient.  __      «Attention! Cette terre est celle d'Israël, elle appartient aux juifs. Il vous est demandé de l'évacuer immédiatement.» Au cours du mois de juin, c'est par des drones et des ballons dans le ciel du sud du Liban que ces messages, écrits en arabe, sont parvenus aux habitants de la zone, ainsi menacés d'expulsion.            Bien qu'elle reste très minoritaire au sein de l'opinion israélienne, la mouvance inquiète de plus en plus au Liban. Le 20 novembre, le «chercheur» israélien Zeev Erlich, âgé 71 ans, a été tué dans le sud du pays, alors qu'il enquêtait sur une ancienne forteresse en compagnie de la brigade Golani de l'armée israélienne. «L'objectif déclaré de l'entrée [de Zeev Erlich] dans le sanctuaire du prophète Shimon dans la ville de Shamaa était la recherche de preuves historiques liées à la terre d'Israël», a avancé le ministre libanais de la Culture dans un communiqué, accusant Israël de vouloir «occuper la terre, l'histoire et le patrimoine du Liban, s'il trouve les moyens de le faire». Selon le quotidien de centre-gauche israélien Haaretz, Zeev Erlich avait été invité par l'armée israélienne à «évaluer une forteresse» que Tsahal prévoyait de «transformer en poste d'observation».                                                                                             En 1982, en pleine invasion israélienne du Liban pour neutraliser l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) du territoire, des groupuscules orthodoxes ont revendiqué l'annexion du sud du pays du Cèdre. À l'époque, environ 20.000 colons vivaient dans les territoires occupés de Cisjordanie et de la bande de Gaza. Leur influence politique sur le gouvernement israélien est alors dérisoire. Créé en 1974, le mouvement messianique d'extrême droite Goush Emounim (ou «Bloc des fidèles») pousse à l'installation des premières colonies en Cisjordanie occupée et lie ses prétentions territoriales religieuses au sud du Liban, en faisant valoir le récit biblique des tribus d'Asher et de Nephtali –deux des douze fameuses tribus d'Israël– qui auraient vécu dans la région.                                                   Leurs revendications sont restées lettre morte auprès des autorités. Mais depuis, la politique d'Israël a bien changé. Et les colons de Cisjordanie, à l'époque isolés, reçoivent aujourd'hui le soutien actif du gouvernement. Dirigeant du parti nationaliste et sioniste religieux Mafdal (ou Parti national religieux), classé à l'extrême droite, Bezalel Smotrich, ministre des Finances du gouvernement actuel de Benyamin Netanyahou, est aujourd'hui surtout fort de son administration en charge des territoires occupés de Cisjordanie. Car leur tutelle, auparavant militaire, est désormais passée au civil.       ___ Si la mouvance d'Uri Tzafon est encore ultra minoritaire dans l'opinion publique, des membres du Likoud, le parti du Premier ministre Benyamin Netanyahou, plaident quand même pour qu'Israël conserve un contrôle sur la région en l'occupant. En octobre 2023, le magazine d'investigation indépendant +972 (pour lequel collaborent des journalistes israéliens et palestiniens) avait révélé des documents de l'ancien ministère israélien du Renseignement –dissous en mars 2024– qui projetait une occupation puis une expulsion des Palestiniens de la bande de Gaza, pour permettre l'annexion du territoire, un scénario encore impensable avant les attaques du 7-Octobre..."   


___________________

Partager cet article
Repost0

…

Publicité

Larges horizons

Publié le par Jean-Etienne ZEN

__ La "déploration" suffira-t-elle?

__ Trump et les contre-pouvoirs: la partie n'est pas gagnée

__ Delphine et les fantômes                                                                                                               Quand la rabbin reconnaissait l'horreur

__ L'Amérique et les mollahs                                                                                                                                               La responsabilité des USA

__ Problèmes iraniens                                                                                                                                       Le régime a survécu, mais après?...

__ IA: doutes et questions:                                                                                                                                      On en parle. Un acharnement qui questionne...                                      "...Le mécanisme qui s’est enclenché ici n’est pas « n’importe quel racisme ». Il s’inscrit dans une longue tradition où les personnes noires sont « dépossédées de la capacité de réfléchir, de créer mais aussi de produire du savoir, de la pensée et de l’art ».       ___ Dans le champ de la recherche, une autre affaire a fait grand bruit cet été. Jason Arday, un universitaire noir, célébré comme le plus jeune enseignant de Cambridge, a été accusé lui aussi de plagiat dans sa thèse de doctorat. Sa mort est intervenue après une intense campagne de dénigrement lancée par un chercheur états-unien lui-même accusé de racisme. Alors qu’Arday avait été lâché par son université, il apparaît que les accusations étaient infondées, la commission de l’université d’obtention de son doctorat a conclu qu’il s’agissait d’erreurs « honnêtes et raisonnables ».                                     Cette affaire montre à quel point la place des personnes minorisées dans les espaces de savoir au sens large reste friable, quand bien même ils et elles se sont hissées à des postes prestigieux.                                 Pour Dawud Bumaye, éditrice de littérature au sein de la maison d’édition indépendante disparue Métagraphes puis de la revue féministe et antiraciste Dissidente, cette affaire démontre que « pour les auteurs racisés, le siège est toujours éjectable ». Elle poursuit : « Je pense qu’on ne peut pas faire comme si on n’était pas dans le Nord global, en France ou plus largement en Europe, dans un monde où le racisme est omniprésent dans toutes les sphères de la société. Si Thélyson Orélien avait été une personne blanche, la polémique aurait tout à fait pu exister, mais elle n'aurait jamais pris de telles proportions.   Rappelons par exemple le cas Michel Houellebecq, épinglé en 2010 pour des larges emprunts non signalés à Wikipédia pour son roman La Carte et le territoire. La polémique s’est rapidement éteinte et il a même décroché le Goncourt pour cette œuvre dans la foulée.                  De son côté, Fania Noël interroge la position singulière de cet auteur, publié dans l’une des maisons d’édition du groupe Bolloré, Grasset. Celle-ci a racheté à prix d’or les droits français du roman d’abord publié dans une maison québecoise, les Éditions du Boréal. Un groupe qui, dit-elle, « mène une guerre idéologique en France et a eu besoin d’un token [un alibi – ndlr] pour ses publications ».      Diaty Diallo n’est pas loin de penser la même chose. « Il existe un tokenisme “sincère” avec des personnes qui croient sincèrement en nos histoires, mais cela s’accompagne toujours d’une forme de comptabilité sur le nombre d’auteurs racialisés publiés et le type de récits que l’on s’attend à voir. »   Ce soutien, reprend la chercheuse, était factice. « Et aujourd’hui ce même groupe lâche cet auteur face à la meute. Et ce tandis que personne n’ose attaquer ses éditrices ou les correcteurs qui ont travaillé sur ce livre, sans avoir vu aucun problème. Tout le monde est protégé, sauf l’auteur. »      Dawud Bumaye n’est pas très étonnée que « face au harcèlement médiatique », ses éditeurs ne le soutiennent plus. « Pour ces grands groupes, le livre est un marché comme un autre. Tant qu’un auteur fonctionne, ils financent sa tournée et le poussent. Mais dès qu’une polémique éclate et qu’il ne rapporte plus, ils n’ont aucun scrupule à l’abandonner sur le bord de la route, car ils savent qu’ils pourront présenter quelqu’un d’autre. »                                     Elle rappelle aussi que les thématiques liées à l’immigration, au racisme ou même au genre sont aussi considérées dans le monde de l’édition comme des effets de mode ou un créneau éditorial à investir « de manière opportuniste » en se calquant sur les mouvements de la société comme Black Lives Matters en 2020.      Sur Instagram, l’écrivaine franco-camerounaise Hemley Boum a témoigné de son soutien à l’auteur, à qui elle s’adresse. Elle pointe « la logique mortifère qui vous a présenté comme un produit marketing et mis au firmament d’une rentrée littéraire sans vous expliquer les codes et les querelles intestines », soulignant que c’est cette même logique « qui aujourd’hui vous lynche sans âme ». Cette logique d’un monde « qui croit encore maîtriser tous les récits, dominer tous les narratifs et pouvoir choisir ceux qui méritent d’exister, quand et pourquoi, qui on encense et qui on broie ».    La romancière haïtienne primée Yanick Lahens s’est étonnée, sur Facebook, de la « couardise » du milieu littéraire et du traitement réservé à l’auteur incriminé. « Que Thélyson Orélien ait commis des erreurs, c’est une chose. Avoir été livré en pâture à une meute, c’est autre chose. La couardise qui a suivi me laisse pantoise. On ne lui a laissé ni le temps, ni le droit de s’expliquer. Va-t-on passer au même crible tous les auteurs et toutes les autrices en lice pour les grands prix de l’automne ? »   ___L’écrivain Mohamed Mbougar Sarr, lauréat du prix Goncourt en 2021, dans un entretien à Mediapart, juge que le poison du doute s’instille plus facilement autour des personnes minorisées : « L’histoire littéraire nous enseigne qu’il est plus facile, en France, depuis longtemps d’accuser un écrivain noir, plutôt qu’un autre, de n’être pas l’auteur de son texte. » Son roman primé La Plus Secrète Mémoire des hommes (Philippe Rey, 2021), avec le personnage T.C. Elimane, s’inspire de la mésaventure de Yambo Ouologuem, un écrivain malien récipiendaire en 1968 du prix Renaudot pour son roman Le Devoir de violence. Après avoir été célébré, il est accusé de plagiats, lâché par sa maison d’édition. Il finira sa vie en quasi-ermite, retiré du monde. Le parallèle est tentant car les mêmes mécanismes se mettent à l’œuvre...." (Merci à Mediapart)   

Partager cet article
Repost0

…

La révolution électrique

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 La "fée des logis", disait-on...

           Une source d'énergie et de lumière qui révolutionna la vie. Si l'exploitation du charbon, d'abord en Angleterre, sonna l'heure d'un développement industriel qui n'allait plus s'arrêter, les débuts de l'électricité, un peu plus tardifs, contribuèrent peu à peu à  accélérer ce même envol, jusqu'à se substituer peu à peu aux ressources de la mine. Ce fut une  révolution, pas seulement matérielle. En effet, l'éclairage, en particulier, constitua une mutation dans la vie urbaine comme dans les foyers, où chaque membre de la famille fut capable de retrait et de plus grande indépendance par rapport à la cellule familiale, centrée jusque là sur l'unique foyer de la cuisine commune, ce qui ne fut pas sans conséquences psychologiques et sociales .Les prémisses de ces changements profonds se situent au 19° siècle. Toute une histoire...surtout entre les deux guerres, surtout dans les campagnes où put commencer une lente mutation. Jusqu'aux changements d'aujourd'hui, parfois incertains, étant donné le défi des virages énergétiques à affronter.

           La construction de barrages hydroélectriques, parfois très grands, comme aujourd'hui, fut un puissant levier de production électrique conséquente. Dans les campagnes, certains pionniers impatients prirent les devants de la généralisation de l'installation électrique et installèrent eux-mêmes, là où le relief le permettait,  leur propre système indépendant de production d'électricité, même à des fins motrices. Un peu partout en France, surtout dans les zônes montagneuses, comme dans les Vosges, notamment à Raon aux Bois, petit village perdu du côté de Remiremont, ou plusieurs initiatives virent le jour à partir des années 1920...

 

 

                       ______________________

Partager cet article
Repost0

…

Papa mania

Publié le par Jean-Etienne ZEN

L'évêque de Rome a fait le job                                                                                                                                        En pope star  

          La papamania fut de retour. Des critiques émergent déjà. Même au sein du catholicisme.  Sans parler de beaucoup d'autres chrétiens, choqués par tant de fastes: protestants et autres; des Juifs aussi, etc...                                                              La papauté a fait et fait encore objet de nombreuses critiques, même au sein de l'Eglise: une hiérarchie obsolète, des pratiques et des modes de vie d'un autre âge, des dénis, des moeurs discutables, aux antipodes de la parole officielle, des ingérences ou des silences concernant la vie politique, l'intrusion dans les lois républicaines, le rôle des femmes réduit à la portion congrue,  les divisions internes, etc...Le doute est là, depuis longtemps. IL faut dire qu'il y eut de drôles de papes dans l'histoire...     Surtout  depuis que la papauté a mimé l'empire , son pouvoir et ses fastes, dont elle a encore du mal à se défaire, surtout depuis l'ère constantinienne .  Le film Conclave laisse entrevoir des pratiques d'un autre âge, Habemus papam met en scène des épisodes bien étranges.

                                                                                La dite fille aînée de l'Eglise n'est-elle pas largement déclassée?  Léon XIII était allé plus loin... Des cathos divisés.  Marine instrumentalise l'événement, invoquant les "racines chrétiennes".                                                                                                                         De pape en pape, ainsi va une Eglise....monarchique.   

          Le chanoine du Latran et la laïcité positive                                                                                    

 


 

 

 

 

 

 

     

 

       On peut relire l'abbé Meslier....qui sent le soufre, très fort! Pas en odeur de sainteté à Rome...



 
                                                         ____________________
Partager cet article
Repost0

…

Publicité

Loi du marché: le capharnaüm

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Qui peut s'y retrouver?  [Bis repetita]

                     C'est le grand yo-yo des prix de l'électricité en Europe. Dans cette jungle aux tarifs à géométrie variable. Dans le cadre d'une privatisation qui n'avait pas lieu d'être dans ce domaine pas comme les autres,. On commence enfin à le reconnaître en haut lieu. Dans le domaine de l'énergie, c'est tout bénéf' pour les courtiers. Ça disjoncte vraiment!                                                   Allez comprendre la logique qui préside à la fixation du prix de l'énergie et notamment, en cette période, de l'électricité. Accrochez-vous! Pourquoi faire simple quand on pouvait faire compliqué? On a beau nous expliquer... Il y a de la promotion dans l'air, comme au supermarché du coin. Sauf que l'électricité n'est pas un produit comme un autre. On avait dit que c'était un bien public, où la concurrence n'avait pas sa part, comme  on le préconisait      .Mais où va-t-on?  Non seulement ça disjoncte, mais le courant ne passe plus...Des surcoûts injustifiés. Il conviendrait de "débrancher le marché"....

      Dans les méandres du grand marché énergétique européen, on perd vit le fil. Surtout en ce moment où le système semble sombrer dans des variations de prix irrationnelles, pas seulement à cause du grain de sable ukrainien.  ___Sortir ou s'en sortir?  Le marché se déglingue et certains responsables politiques appellent à une révision de l'ensemble de ce capharnaüm ( à commencer, timidement, par Mr Lemaire) et de la "loi du marché", qui peut valoir pour la vente des petits pois, mais qui n'a pas sa place dans un domaine aussi "immatériel", stratégique et évolutif que l'électricité, où la souveraineté des pays doit être restaurée, étant donnée la diversité des histoires de chaque pays, de ses ressources propres, ce qui n'interdit pas des échanges régulés .               On veut bien essayer de comprendre le fonctionnement de ce marché si particulier, de l'ajustement aux prix de gros au sein de l'UE, on est vite amené à s'interroger sur ce système irrationnel, qui est en partie un marché de dupes..." L'architecture actuelle du marché de gros n’est pas adaptée à une production massive d’énergie renouvelable intermittente et subventionnée de façon maladroite à l’image des autres incitations à l’énergie bas.." 


                                                                                                                                   __    Bref la situation est "électrique" notamment avec l'alignement sur le coût du gaz, maintes fois critiqué. ___Il serait utile de relire les critiques faites naguère par l'ancien directeur d'EDF: «Je ne pensais pas que cela arriverait, que les autorités européennes de la concurrence auraient une vue si dogmatique et voudraient appliquer la concurrence dans le secteur de l'électricité où pourtant cela s'applique très mal... Emportée par le courant des idées, la France a mis fin au monopole d’EDF et ouvert l’électricité aux disciplines du marché. La pression de la concurrence devait améliorer la gestion, dynamiser les équipes, faire baisser les prix du courant. Une dizaine d’années plus tard, telle la poule qui a couvé un canard, la France ébahie se dépêtre de ses paradoxes, le problème n’est plus de faire baisser les prix, mais d’accepter ou non de les laisser monter pour s’aligner sur ceux du marché européen. On avait ouvert l’électricité à la concurrence pour baisser les prix et il faudrait aujourd’hui les élever pour permettre la concurrence »__(Marcel Boiteux (ancien président d'EDF)                                                  ___L' aboutissement logique du rapport Champsor.  "Les fournisseurs profiteront de la manne nucléaire sans aucun investissement. On a vu ce que cela a donné il y a plusieurs années en Californie avec la grande panne électrique. Là-bas comme ailleurs, l’Etat s’est réapproprié le secteur. Quant à nous, nous privatisons à tour de bras !" "C’est dans la nuit du 24 novembre que l’Assemblée Nationale a voté le texte définitif. Depuis début juin 2010, les parlementaires ont entre les mains l’avenir du service public de l’électricité. Les 27, 28 et 29 septembre, le Sénat avait adopté le projet de loi. _Du jamais vu : obliger une entreprise, dans le monde de la concurrence libre et non faussée, à céder une partie de ses atouts à des concurrents qui produisent peu ou pas du tout d’électricité. Cette loi est une étape supplémentaire vers la déstructuration complète du secteur électrique, sous le prétexte fallacieux de permettre la sacro-sainte concurrence, qui dans le domaine de l'électricité, tout le monde le constate désormais, fait augmenter les prix."                                                                                         _La Nouvelle organisation des marchés de l'électricité: "baptisée loi Nome, vise à assurer la concurrence entre les différents acteurs du marché de l'électricité. Elle s'appuie sur un constat: malgré l'ouverture des marchés à la concurrence, EDF conserve la clientèle de plus de 95% des ménages français. Selon le dogme actuel, si les clients restent chez EDF, c'est parce qu'il y a une distorsion de la concurrence, d'où l'idée de légiférer pour augmenter la concurrence. En ligne de mire, les tarifs réglementés d'EDF, que Bruxelles veut supprimer. Dans le même temps, la commission exige qu'EDF vende sa production électrique nucléaire à ses concurrents à un tarif inférieur au prix du marché, en clair à un tarif "régulé".___Curieuse façon de voir l'économie: on exige la suppression des tarifs régulés pour les particuliers et leur création pour les concurrents d'EDF... Etonnamment, Bruxelles n'a pas cherché à obliger les producteurs à faire des gains de productivité. N'aurait-il pas été plus logique de demander aux producteurs autre qu'EDF de faire des efforts pour produire moins cher? De les obliger à passer à des centrales plus performantes?"            __Une curieuse concurrence, organisée au frais des consommateurs , dans l'esprit de la lettre de la commission_europeenne ..."...On peut débattre de la rente supposée liée à la production d'électricité d'origine nucléaire dans notre pays mais il n'y à aucune raison d'en faire bénéficier les nouveaux entrants sans que ceux-ci soient concernés par les charges à venir. En procédant ainsi, on ne les incite pas à innover en investissant dans des unités nouvelles de production d'électricité. Et comment pourras-t-on vérifier que cette électricité achetée à un « prix discount » ne sera pas revendue plus cher à l'étranger par ces mêmes opérateurs ? Au final, c'est le consommateur qui sera pénalisé. Il y a quelques jours, on apprenait que Bercy autoriserait une nouvelle hausse de 3% des tarifs de l'électricité au début de l'année prochaine, après une augmentation identique le 15 août dernier destinée au financement des énergies nouvelles. La loi Nome provoquera à nouveau une hausse importante des prix de la part d'EDF dans les années à venir qui répercutera à ses clients le manque à gagner du discount fait à ses concurrents sans aucune contrepartie positive, bien au contraire..."   

    ___L'économiste libéral Elie Cohen a catalogué d'aberrante  la libéralisation de l'électricité, ce soir, dans l'émission C'est dans l'air sur la 5.  Une "folie organisée" disent d'autres... _____________________
Partager cet article
Repost0

…

Petits échos du dimanche

Publié le par Jean-Etienne ZEN

__  IA et indépendance

__ Démocratie directe?

__ Contre Trump

__ Les limites d'une loi

__ L'idéologie de XI

__ Le stagiaire

 

__ Remodelage

 

__ Prisons privées

__ Etat trumpien

__ Espoir die Linke?                       

__ Système Poutine

__ Mamdani riposte

__ Repenser l'antisémitisme

__ Naissance de l'homme occidental

                          _______ Résister à la Chine   ______________

Partager cet article
Repost0

…

Marche et rêve!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Quand la marche libère  (remake)

             Marcher peut être une liberté. Quand ce n'est pas seulement "mettre un pied devant l'autre et recommencer..". Quand ce n'est pas une vraie nécessité liée à l'obligation de se déplacer d'un point à un autre. Quand la marche est effectuée pour elle-même dans la nature, tous les sens ouverts, les nécessités et les lourdeurs de la vie ayant été déposées comme un sac trop lourd à porter.   Marcher léger, ouvert à la vie qui s'offre à tout instant, au spectacle des choses, en communion avec la nature.                     Ils ont été nombreux ceux qui ont fait l'éloge de la marche, Non pas  utilitaire, mais gratuite, comme espace de liberté. Non pas seulement pour s'évader, mais surtout pour se retrouver.   En marche! ... disait une certain Président, mais dans son cas ce ne fut pas probant...                                                                                               


                                 La marche, c'est l'homme.
          Leroi-Gourhan disait que " l'homme commence par les pieds " - La marche nous rappelle la bipédie et aussi ce qu'elle nous a offert : nos mortelles civilisations... 
       Marcher redevient à la mode, pour les sédentaires que nous sommes devenus, saturés de tout. Retrouver un rythme lent, un regard qui décentre, un intérêt souvent perdu pour le milieu et un rythme maîtrisé.
Bien au-delà des habitudes, des modes et des contraintes de la course, du jogging imposé. Savoir s'arrêter, regarder, se fatiguer sainement et ré-ouvrir les yeux sur le plus proche, le plus fondamental, le  plus vital.
   Retrouver le sens de la lenteur. Une lenteur maîtrisée, une lenteur réfléchie. Pour retrouver en quelque sorte l'élémentaire.
   Faut-il dire avec Nietzsche que seules les pensées qui viennent en marchant valent quelque chose?
   Il y a marche et marche...
          "On évitera de croire que la marche est un sport. Pas même un loisir, encore moins un divertissement. Au contraire, si l'on en croit Frédéric Gros, ce serait plutôt une ascèse, au vieux sens grec - exercice, entraînement -, qui nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire à ce presque rien que nous sommes, présent-absent dans le monde, ne faisant qu'y glisser." (RP .D)
            "Marcher, une philosophie", comme le dit Frédéric Gros:

    "C'est ce qu'il fait valoir, dans un admirable petit livre qui ravira même les incurables sédentaires, ceux que Nietzsche appelait "culs-de-plomb". Car personne, après tout, n'est obligé de pratiquer la randonnée pédestre pour prendre plaisir et intérêt à cette prose intelligente et claire - rare, somme toute. Philosophie, ici, ne signifie ni pédanterie ni jargon. Frédéric Gros réinvente, à l'antique, une méditation qui accompagne le mouvement du corps et en creuse les sensations. "En marchant, écrit-il, on échappe à l'idée même d'identité, à la tentation d'être quelqu'un, d'avoir un nom et une histoire." On songe à Michel Foucault, que Frédéric Gros a étudié, édité et commenté, disant : "J'écris pour n'être personne." Ecrire, marcher, serait-ce la même chose ? La parenté existe : nombreux sont les écrivains-penseurs-marcheurs. On en croise certains au fil des pages, depuis Nietzsche arpentant l'Engadine ou les collines niçoises jusqu'à Gandhi nomadisant en Inde avec la marche pour action, sans oublier ces promeneurs célestes que furent Rimbaud, Rousseau ou Thoreau. Contrairement à Kant, hygiéniste et métronome, ils convainquent que sur terre l'homme habite en marcheur. En parcourant le monde à pied, ne fût-ce que quelques heures ou quelques jours, on le voit tout différemment. Et l'on se voit soi-même autre. Car la marche insiste sur les articulations, en particulier celle du corps et de l'âme. Elle métamorphose le temps, impose fatigue à la pensée, se fait subversion ou vacuité. En pérégrinant, on se perd et se retrouve, comme en tout exercice spirituel. On cesse de s'affairer, on crée parfois. Nietzsche avait les sentiers pour atelier, d'autres y élaborent des psaumes. "Marcher fait venir naturellement aux lèvres une poésie répétitive, spontanée, des mots simples comme le bruit des pas sur le chemin. "On évitera donc de croire que la marche est un sport. Pas même un loisir, encore moins un divertissement. Au contraire, si l'on en croit Frédéric Gros, ce serait plutôt une ascèse, au vieux sens grec - exercice, entraînement -, qui nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire à ce presque rien que nous sommes, présent-absent dans le monde, ne faisant qu'y glisser. Avec des mots de tous les jours, et sans en avoir l'air, façon Montaigne, ce philosophe donne là une vraie leçon. De ce livre, en fin de compte, on pourrait dire que le propos est ténu, les constats simples, les remarques presque toujours évidentes. Mais l'écriture est souveraine - limpide, exacte, les termes tous sentis. D'où ce ton juste, qui fait de ce petit volume une très bonne surprise. Du coup... on marche !"
        Retrouver le sens de la marche, c'est se retrouver.
__________________

Partager cet article
Repost0

…

L'étranger

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Silence! on expulse...

    Mais il y a des exceptions...notables

             L'Amérique aux Américains, ci-devant "étrangers"....

 

                                 

Partager cet article
Repost0

…

Publicité

Comme des poissons rouges?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Poissons rouges et poison lent

              Voilà un livre qui ne dit pas les choses à moitié, qui met même les pieds dans le plat numérique. Avec talent. Chacun peut en prendre de la graine. On peut en lire un extrait ici, pour se mettre en appétit...      __ "Au coeur du réacteur, l'économie de l'attention": cela peut résumer la pensée critique, dense et subtile de l'auteur, parlant indirectement aussi de sa propre expérience. Nous sommes tous, à des degrés divers, concernés.

   ___ Qui n'est pas concerné par une certaine addiction à l'objet mondial et apparemment indépassable qu'est le téléphone portable, qui est bien loin se servir seulement à communiquer avec des proches? Les écrans sont omniprésents, devenant envahissants, créateurs de solitude et de captation de l'attention. La nomophobie est devenue toxique dans bien des cas. Très tôt. Pouvant devenir une catastrophe éducative, maintes fois signalée.

                 "Le temps connecté est devenu universel. Il a brouillé les frontières entre nous et le monde au point de nous faire perdre tout repère. Quand est-on dedans, quand est-on dehors ? Est-ce la maison qui s'invite au travail, ou l'inverse ? La vie privée qui devient publique, ou l'inverse ? l'imbrication est totale, dans le temps et l'espace. Ce n'est plus une évolution, c'est une tempête, qui affole nos existences, nos échanges, notre langage, notre sommeil, notre cerveau. Alors que faire ? Sortir du bocal, c'est ne plus exister. Y demeurer, c'est être absorbé. Bousculé. Asphyxié. Le bocal est devenu océan. Un océan de signes, de messages, de sites qui nous relient les uns aux autres sur une mer de données. Les poissons que nous sommes devenus ne choisissent plus leur eau. Partout, elle se trouble, à mesure que les courants favorisant l'émotion et propageant le faux se font plus nombreux et plus rapides. Regretter l'ancien temps n'a pas de sens. S'arracher au monde connecté n'est plus une option. Mais changer ce monde devenu fou est possible : il y a ceux qui essaient de contrôler la machine qu'ils ont créée ; ceux qui veulent encadrer les monstres ; ceux qui élaborent d'autres solutions ; et, enfin, ceux qui nous montrent un chemin personnel pour échapper à l'alliance du jeu et du calcul permanents... Aujourd'hui, c'est aussi à chacun de reprendre en main son destin.", dit-il       

                                                                                          ""Au coeur du réacteur, (se joue) l'économie de l'attention"                                                           Plus d'un spécialiste de l'enfance et du développement du cerveau se rejoignent: la consultation immodérée des écrans dès la prime enfance et à proscrire, étant donnés les effets néfastes constatés au niveau psychologique et même physiologique: le développement du cerveau, très malléable dans les premières années, est compromis à plus d'un titre.         Les enfants ne devraient pas être abandonnés très tôt  au monde numérique pour des usages ludiques ou même pédagogiques, surtout hors de toute surveillance humaine.       Ce qu'on compris les concepteurs et les vendeurs de ces objets digitaux de la SiliconValley, qui proscrivent les tablettes pour l'éducation de leurs propres enfants.  Les facultés cognitives seraient compromises par un usage abusif des outils numériques. Les recherches se poursuivent sur ce sujet. Mais on sait déjà que le développement affectif et social est atteint à des degrés divers. L'addiction caractérisée aux portables se remarque aussi chez l'adulte, mais l'emprise est bien plus marquée dans les premières années, compromettant les possibilité d' apprentissages multiples et divers et sclérosant l'attention et la vie affective.
Dans son étude fouillée au titre provocateur, n'y allant pas par quatre chemin, La fabrique du crétin digital, Michel Desmurget remarque que dès deux ans, les enfants des pays occidentaux cumulent chaque jour presque trois heures d'écran.. Ce docteur en neurosciences parle de "décérébration" au sujet de cette consommation croissante avec l'âge, dans toutes sortes d'activités, même parascolaires.    Contrairement à certaines idées reçues, cette profusion d’écrans est loin d’améliorer les aptitudes de nos enfants. Bien au contraire, elle a de lourdes conséquences : sur la santé (obésité, développement cardio-vasculaire, espérance de vie réduite…), sur le comportement (agressivité, dépression, conduites à risques…) et sur les capacités intellectuelles (langage, concentration, mémorisation…). Autant d’atteintes qui affectent fortement la réussite scolaire et humaine des jeunes. Une étude encore en débat, mais qui ouvre des voies prometteuses....

 

     ____  Lire aussi: Le temps de l'obsolescence humaine    (du même auteur)                                                                                __  Croire au code   ____________  ____________________

Partager cet article
Repost0

…

Lecture d'hiver

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Une lecture qui m'a passionné

                 Les récits de guerre, même les mieux informés et les mieux travaillés (comme ici)  ne sont généralement pas des oeuvres de littérature, même s'il arrive que littérature et contexte guerrier se rencontrent, comme dans Guerre et paix.

      L'auteur décrit, au ras des événements, une guerre presque oubliée, dans le contexte de l'affrontement prévisible entre le Reich et l'URSS, une guerre courte, mais cruelle, inouïe, de par les forces engagées, disproportionnées, et les températures quasi polaires qui régnaient durant ces deux mois d'hiver d'affrontements sans merci, de par l'extrême détermination des troupes finlandaises, limitées, mais entraînées et surtout extrêmement offensives et ingénieuses, défendant leur bout de territoire becs et ongles dans cet affrontement absurde, le plus souvent avec des moyens rudimentaires. Face à des troupes soviétiques pléthoriques, mais disparates, impréparées et sans réelles motivations. Un récit aux marges de l'humain...



 

 

       La langue superbe de l'auteur Norek  parvient à  faire de ce bref affrontement dans un contexte dantesque mais humain, à sa manière, un récit sobre, précis, efficace, parfois glaçant (c'est le cas de le dire...). Terrible mais tellement attachant. Je n'ai pu  quitter facilement ce livre découvert par hasard sur le tard...      ____________

 

Partager cet article
Repost0

…