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Marche et rêve!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Quand la marche libère  (remake)

             Marcher peut être une liberté. Quand ce n'est pas seulement "mettre un pied devant l'autre et recommencer..". Quand ce n'est pas une vraie nécessité liée à l'obligation de se déplacer d'un point à un autre. Quand la marche est effectuée pour elle-même dans la nature, tous les sens ouverts, les nécessités et les lourdeurs de la vie ayant été déposées comme un sac trop lourd à porter.   Marcher léger, ouvert à la vie qui s'offre à tout instant, au spectacle des choses, en communion avec la nature.                     Ils ont été nombreux ceux qui ont fait l'éloge de la marche, Non pas  utilitaire, mais gratuite, comme espace de liberté. Non pas seulement pour s'évader, mais surtout pour se retrouver.   En marche! ... disait une certain Président, mais dans son cas ce ne fut pas probant...                                                                                               


                                 La marche, c'est l'homme.
          Leroi-Gourhan disait que " l'homme commence par les pieds " - La marche nous rappelle la bipédie et aussi ce qu'elle nous a offert : nos mortelles civilisations... 
       Marcher redevient à la mode, pour les sédentaires que nous sommes devenus, saturés de tout. Retrouver un rythme lent, un regard qui décentre, un intérêt souvent perdu pour le milieu et un rythme maîtrisé.
Bien au-delà des habitudes, des modes et des contraintes de la course, du jogging imposé. Savoir s'arrêter, regarder, se fatiguer sainement et ré-ouvrir les yeux sur le plus proche, le plus fondamental, le  plus vital.
   Retrouver le sens de la lenteur. Une lenteur maîtrisée, une lenteur réfléchie. Pour retrouver en quelque sorte l'élémentaire.
   Faut-il dire avec Nietzsche que seules les pensées qui viennent en marchant valent quelque chose?
   Il y a marche et marche...
          "On évitera de croire que la marche est un sport. Pas même un loisir, encore moins un divertissement. Au contraire, si l'on en croit Frédéric Gros, ce serait plutôt une ascèse, au vieux sens grec - exercice, entraînement -, qui nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire à ce presque rien que nous sommes, présent-absent dans le monde, ne faisant qu'y glisser." (RP .D)
            "Marcher, une philosophie", comme le dit Frédéric Gros:

    "C'est ce qu'il fait valoir, dans un admirable petit livre qui ravira même les incurables sédentaires, ceux que Nietzsche appelait "culs-de-plomb". Car personne, après tout, n'est obligé de pratiquer la randonnée pédestre pour prendre plaisir et intérêt à cette prose intelligente et claire - rare, somme toute. Philosophie, ici, ne signifie ni pédanterie ni jargon. Frédéric Gros réinvente, à l'antique, une méditation qui accompagne le mouvement du corps et en creuse les sensations. "En marchant, écrit-il, on échappe à l'idée même d'identité, à la tentation d'être quelqu'un, d'avoir un nom et une histoire." On songe à Michel Foucault, que Frédéric Gros a étudié, édité et commenté, disant : "J'écris pour n'être personne." Ecrire, marcher, serait-ce la même chose ? La parenté existe : nombreux sont les écrivains-penseurs-marcheurs. On en croise certains au fil des pages, depuis Nietzsche arpentant l'Engadine ou les collines niçoises jusqu'à Gandhi nomadisant en Inde avec la marche pour action, sans oublier ces promeneurs célestes que furent Rimbaud, Rousseau ou Thoreau. Contrairement à Kant, hygiéniste et métronome, ils convainquent que sur terre l'homme habite en marcheur. En parcourant le monde à pied, ne fût-ce que quelques heures ou quelques jours, on le voit tout différemment. Et l'on se voit soi-même autre. Car la marche insiste sur les articulations, en particulier celle du corps et de l'âme. Elle métamorphose le temps, impose fatigue à la pensée, se fait subversion ou vacuité. En pérégrinant, on se perd et se retrouve, comme en tout exercice spirituel. On cesse de s'affairer, on crée parfois. Nietzsche avait les sentiers pour atelier, d'autres y élaborent des psaumes. "Marcher fait venir naturellement aux lèvres une poésie répétitive, spontanée, des mots simples comme le bruit des pas sur le chemin. "On évitera donc de croire que la marche est un sport. Pas même un loisir, encore moins un divertissement. Au contraire, si l'on en croit Frédéric Gros, ce serait plutôt une ascèse, au vieux sens grec - exercice, entraînement -, qui nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire à ce presque rien que nous sommes, présent-absent dans le monde, ne faisant qu'y glisser. Avec des mots de tous les jours, et sans en avoir l'air, façon Montaigne, ce philosophe donne là une vraie leçon. De ce livre, en fin de compte, on pourrait dire que le propos est ténu, les constats simples, les remarques presque toujours évidentes. Mais l'écriture est souveraine - limpide, exacte, les termes tous sentis. D'où ce ton juste, qui fait de ce petit volume une très bonne surprise. Du coup... on marche !"
        Retrouver le sens de la marche, c'est se retrouver.
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L'étranger

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Silence! on expulse...

    Mais il y a des exceptions...notables

             L'Amérique aux Américains, ci-devant "étrangers"....

 

                                 

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Comme des poissons rouges?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Poissons rouges et poison lent

              Voilà un livre qui ne dit pas les choses à moitié, qui met même les pieds dans le plat numérique. Avec talent. Chacun peut en prendre de la graine. On peut en lire un extrait ici, pour se mettre en appétit...      __ "Au coeur du réacteur, l'économie de l'attention": cela peut résumer la pensée critique, dense et subtile de l'auteur, parlant indirectement aussi de sa propre expérience. Nous sommes tous, à des degrés divers, concernés.

   ___ Qui n'est pas concerné par une certaine addiction à l'objet mondial et apparemment indépassable qu'est le téléphone portable, qui est bien loin se servir seulement à communiquer avec des proches? Les écrans sont omniprésents, devenant envahissants, créateurs de solitude et de captation de l'attention. La nomophobie est devenue toxique dans bien des cas. Très tôt. Pouvant devenir une catastrophe éducative, maintes fois signalée.

                 "Le temps connecté est devenu universel. Il a brouillé les frontières entre nous et le monde au point de nous faire perdre tout repère. Quand est-on dedans, quand est-on dehors ? Est-ce la maison qui s'invite au travail, ou l'inverse ? La vie privée qui devient publique, ou l'inverse ? l'imbrication est totale, dans le temps et l'espace. Ce n'est plus une évolution, c'est une tempête, qui affole nos existences, nos échanges, notre langage, notre sommeil, notre cerveau. Alors que faire ? Sortir du bocal, c'est ne plus exister. Y demeurer, c'est être absorbé. Bousculé. Asphyxié. Le bocal est devenu océan. Un océan de signes, de messages, de sites qui nous relient les uns aux autres sur une mer de données. Les poissons que nous sommes devenus ne choisissent plus leur eau. Partout, elle se trouble, à mesure que les courants favorisant l'émotion et propageant le faux se font plus nombreux et plus rapides. Regretter l'ancien temps n'a pas de sens. S'arracher au monde connecté n'est plus une option. Mais changer ce monde devenu fou est possible : il y a ceux qui essaient de contrôler la machine qu'ils ont créée ; ceux qui veulent encadrer les monstres ; ceux qui élaborent d'autres solutions ; et, enfin, ceux qui nous montrent un chemin personnel pour échapper à l'alliance du jeu et du calcul permanents... Aujourd'hui, c'est aussi à chacun de reprendre en main son destin.", dit-il       

                                                                                          ""Au coeur du réacteur, (se joue) l'économie de l'attention"                                                           Plus d'un spécialiste de l'enfance et du développement du cerveau se rejoignent: la consultation immodérée des écrans dès la prime enfance et à proscrire, étant donnés les effets néfastes constatés au niveau psychologique et même physiologique: le développement du cerveau, très malléable dans les premières années, est compromis à plus d'un titre.         Les enfants ne devraient pas être abandonnés très tôt  au monde numérique pour des usages ludiques ou même pédagogiques, surtout hors de toute surveillance humaine.       Ce qu'on compris les concepteurs et les vendeurs de ces objets digitaux de la SiliconValley, qui proscrivent les tablettes pour l'éducation de leurs propres enfants.  Les facultés cognitives seraient compromises par un usage abusif des outils numériques. Les recherches se poursuivent sur ce sujet. Mais on sait déjà que le développement affectif et social est atteint à des degrés divers. L'addiction caractérisée aux portables se remarque aussi chez l'adulte, mais l'emprise est bien plus marquée dans les premières années, compromettant les possibilité d' apprentissages multiples et divers et sclérosant l'attention et la vie affective.
Dans son étude fouillée au titre provocateur, n'y allant pas par quatre chemin, La fabrique du crétin digital, Michel Desmurget remarque que dès deux ans, les enfants des pays occidentaux cumulent chaque jour presque trois heures d'écran.. Ce docteur en neurosciences parle de "décérébration" au sujet de cette consommation croissante avec l'âge, dans toutes sortes d'activités, même parascolaires.    Contrairement à certaines idées reçues, cette profusion d’écrans est loin d’améliorer les aptitudes de nos enfants. Bien au contraire, elle a de lourdes conséquences : sur la santé (obésité, développement cardio-vasculaire, espérance de vie réduite…), sur le comportement (agressivité, dépression, conduites à risques…) et sur les capacités intellectuelles (langage, concentration, mémorisation…). Autant d’atteintes qui affectent fortement la réussite scolaire et humaine des jeunes. Une étude encore en débat, mais qui ouvre des voies prometteuses....

 

     ____  Lire aussi: Le temps de l'obsolescence humaine    (du même auteur)                                                                                __  Croire au code   ____________  ____________________

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Lecture d'hiver

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Une lecture qui m'a passionné

                 Les récits de guerre, même les mieux informés et les mieux travaillés (comme ici)  ne sont généralement pas des oeuvres de littérature, même s'il arrive que littérature et contexte guerrier se rencontrent, comme dans Guerre et paix.

      L'auteur décrit, au ras des événements, une guerre presque oubliée, dans le contexte de l'affrontement prévisible entre le Reich et l'URSS, une guerre courte, mais cruelle, inouïe, de par les forces engagées, disproportionnées, et les températures quasi polaires qui régnaient durant ces deux mois d'hiver d'affrontements sans merci, de par l'extrême détermination des troupes finlandaises, limitées, mais entraînées et surtout extrêmement offensives et ingénieuses, défendant leur bout de territoire becs et ongles dans cet affrontement absurde, le plus souvent avec des moyens rudimentaires. Face à des troupes soviétiques pléthoriques, mais disparates, impréparées et sans réelles motivations. Un récit aux marges de l'humain...



 

 

       La langue superbe de l'auteur Norek  parvient à  faire de ce bref affrontement dans un contexte dantesque mais humain, à sa manière, un récit sobre, précis, efficace, parfois glaçant (c'est le cas de le dire...). Terrible mais tellement attachant. Je n'ai pu  quitter facilement ce livre découvert par hasard sur le tard...      ____________

 

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Varia

Publié le par Jean-Etienne ZEN

__ Panique

__ Deal d'île

__ Absurdités

__  Récupération

__ Reconversion                    

 

__ Musk en colère

__ Crise  européenne

__ Demain, la terre...

__ Bombe israelienne

__ Patrons et politique

__ Russie : la chute?

__ Peur inhibitrice?

__ Marine et ses toutous

__ Préférence ou priorité?

__ Israël: radicalisation

__ Retour aux croisades?

                         ____ Le piège de Thucydide: nouvelle donne _________

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IA générative en question

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Une évolution (ou révolution) sans nuages?

                  Pas si simple. Les récents bonds en avant de l'intelligence dite artificielle suscitent des réactions parfois enthousiastes, mais aussi des réserves. A juste titre. Les nouvelles familles de générateurs de textes ne semblent pas engendrer de réticences dans certains domaines, où on y voit à un outil rapide, précieux et rentable pour effectuer certaines tâches jusque là dévolues aux hommes, même dans des domaines où une certaine créativité était requise. Pas seulement au niveau des plate-formes qui ne jurent que par une numérisation renforcée. Pour le meilleur ou pour le pire....Aide à la décision parfois, dans des domaines complexes, mais aussi cyber-contrôles renforcés. L'ambiguïté est totale. On voit bien qu'il va falloir instaurer des règles, au niveau international, ce qui ne va pas être simple.                                        _______Dans de multiples domaines, parfois les plus basiques, les plus triviaux, le recours à l'IA révèle vite ses limites et démystifie même le caractère "intelligent" qu'on lui attribue par convention. Il y a là des sources de nombreuses confusions. La prudence s'impose, à l'encontre de nombreux emballements, pour ne pas céder à la naïveté ou à la mystification parfois. Ce n'est pas madame Soleil non plus...Certains métiers, même dans le domaine artistique, seront durablement affectés par l'introduction sans précaution de l'IA générative. Déjà  Google a supprimé 3000 emplois. Rançon du progrès? Sauf que cette innovation risque de progresser à vitesse géométrique, même dans des domaines que nous ne soupçonnons pas encore. On peut aller plus loin dans les réticences légitimes:                                                                                                                                   "...Si l’on met de côté les gourous qui ont commencé à prophétiser la Singularité et à adorer une nouvelle idole sous la forme d’une Superintelligence Artificielle, de nombreuses personnalités ont pris la mesure des enjeux et se sont attelées à éveiller l’opinion.   L’initiative la plus emblématique est peut-être celle du Future of Life Institute (FLI), fondé en 2014 par le physicien Max Tegmark et le fondateur de Skype, Jaan Tallin, sous le patronage de célébrités telles que Elon Musk et feu Stephen Hawking.  Le FLI voit dans l’IA une extraordinaire source de bienfaits pour l’humanité, mais également une source de risque majeur, voire « existentiel ».  Il exhorte, par conséquent, à promouvoir la recherche dans le domaine, encore embryonnaire, de la Sécurité de l’IA (AI Safety). Cette approche s’appuie sur le concept central d’alignement des valeurs (Value Alignment).  Je cite : « Les IA fortement autonomes devraient être conçues de telle sorte que leurs objectifs et leurs comportements coïncident à tout moment avec les valeurs humaines », lesquelles sont, je cite toujours : « la dignité, les droits et libertés, la diversité culturelle ». L’un des attendus du développement de l’IA est de profiter et « donner du pouvoir » (empower) au plus grand nombre...."                                                                                                           ______  Il y a peu, j'écrivais ceci, qui reste d'actualité: Dans l'univers varié de l'IA, omniprésent et discuté, un monde de nouveautés inédites, mais qui apparaît comme une menace dans certains secteurs d'activité. Ou du moins une ambigüité Un vrai tournant demandant une réflexion critique. Bruxelles s'y attelle, à l'échelle de l'Europe. Cela va très vite et il convient de faire le partage entre mythe et réalité, usages justifiés et contestables. Prudence! ___ GPT-4, notamment suscite des interrogations particulières, étant données ses applications actuelles et à venir et ses retombées dans le monde du travail et de la culture. Le système Gémini pose notamment des problèmes inédits, qu'il importe d'analyser et de résoudre. Certaines positions, un peu trop enthousiastes, méritent d'être analysées et remises en question, du moins partiellement. Bientôt ce sera dans la poche. C'est l'esprit critique qui peut être remis en question. Mais pas seulement. Avec un accès  presque gratuit, on comprend qu'il importe de prendre les devants. Mais comment? L'enthousiasme béat n'est pas de mise.


   
                                                                                                                     Le risque est grand d'un chaos informationnel inédit. "...En permettant de manipuler les contenus à l’envi, l’intégration de systèmes d’IA générative aux smartphones risque de provoquer la prolifération de deepfakes et d’accentuer la diffusion de ces contenus faux mais crédibles. Ceci pourrait compromettre davantage la crédibilité des informations en ligne et entraîner un chaos informationnel généralisé.  Sans compter un risque qui peut s’avérer mortel : l’explosion potentielle du cyberharcèlement, notamment via le « deepfake porn », une pratique violente qui a émergé en 2017 et qui va se trouver « facilitée » avec l’arrivée de l’IA générative dans les smartphones. Les modèles génératifs peuvent créer des données : des images par exemple, qui ressemblent de manière frappante à des données réelles. Cela peut donc être utilisé de manière malveillante pour créer des contrefaçons, des faux, des contenus trompeurs que ces derniers soient textuels et servent par exemple des arnaques comme le phishing, ou visuels : montages photos, montages vidéo (DeepFake). Par ailleurs, des données erronées peuvent être fabriquées par un modèle génératif malveillant. Celles-ci pourraient être utilisées dans les corpus d’apprentissage des futurs grands modèles de langage (large language models ou LLM, dont ChatGPT est l’exemple le plus connu) ou d’autres modèles d’intelligence artificielle.   En effet, certains modèles génératifs peuvent se révéler vulnérables à des « attaques par exemples contradictoires » (adversarial attacks, dont l’exemple classique pour un modèle de machine learning est d’introduire de fausses données dans la base de données d’apprentissage, provoquant un véhicule à voir une limitation de vitesse à la place d’un panneau-stop).  L’évolution de ce type d’adversarial attack cible désormais les IA génératives, par exemple avec le data poisoning.  "                                                       
À lire aussi : Appareils connectés et cybersécurité : imaginer des attaques pour apprendre à se défendre    ___________________

 
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Article publié depuis Overblog

Publié le par Jean-Etienne ZEN

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Larges horizons

Publié le par Jean-Etienne ZEN

_ Fin d'un modèle?                                                                                                                                       "...L'Union européenne a longtemps prôné un modèle fondé sur des marchés ouverts et éperonnés par une concurrence libre et non faussée. Un principe qui a conduit, notamment, à la libre circulation au sein de l’espace européen et à la création du marché unique. Ce postulat de départ ne tient plus. Il est temps de nous déciller et de cesser d’être naïfs car aujourd’hui nos entreprises font face à une concurrence internationale distordue par les subventions et les divers obstacles que certains pays tiers n’hésitent pas à mettre en place. Elles doivent ainsi affronter en même temps les politiques protectionnistes des Etats-Unis, les surcapacités industrielles de la Chine et les tensions géopolitiques croissantes sur les chaînes d’approvisionnement. .."                           Mais la concurrence a-t-elle jamais été "libre et non faussée?

__ Pesticides Kids                                                                                                                                    Les enfants sont particulièrement touchés. Cela ne date pas                                            d'aujourd'hui.  Les microplastiques, qui sont partout, sont aussi en question.

__ Une mémoire allemande inquiétante                                                                                                                                         "...L'AfD tente continuellement de relativiser les crimes du passé. Il y a d’ailleurs cette célèbre citation d’Alexander Gauland, l’un des fondateurs de l’AfD : « Les douze années de règne du parti nazi ne sont qu’une fiente d’oiseau dans l’histoire allemande. » Ulrich Siegmund, le candidat de l’AfD en Saxe-Anhalt, a lui aussi dit à plusieurs reprises que cette période occupait à ses yeux trop d’importance et que nous devrions avoir une vision plus large de l’histoire...."

__  IA: panique à bord?  Ou question de marketing?                                                                                                Pékin craint pour sa sécurité.

__ Censure des livres et de la presse  aux USA. 

__ Naza :Dommage collatéral?                                                                                                                                    Une opération mortifère et glaçante                                                                                      La fin d'une mémoire?

                                                                                                                            IA: __ Vers un basculement?

                                      Une possible perte de contrôle de l'IA?                                                                                     Canulars ou non?         Quoique...                                                                                                                         

 __ Crise du libéralisme: 

       "Les trois dernières décennies ont été rythmées par une série d’allègements fiscaux en faveur des entreprises et des plus hauts revenus. Il en a résulté une concentration croissante des richesses au sommet, ainsi qu’une augmentation des coûts liés à la prise en charge d’une population vieillissante désormais dépendante d’une main-d’œuvre immigrée. Cela a engendré une explosion de l’endettement....Pour le sociologue allemand Wolfgang Streeck, le monde occidental est arrivé au stade final de la « polycrise » et seule une rupture économique profonde peut lui permettre d’éviter le règne de l’extrême-droite.    

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Point d'histoire: retour sur l'Afrique

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Elle n'aurait pas d'histoire, dit-on encore parfois.

                               Elle serait restée en marge. Comme une continent immobile et invariable. Une planère à part, en quelque sorte, une belle endormie que l'Occident conquérant aurait réveillé d'un sommeil profond, de traditions immuables. On reconnaît là l'essence des croyances qui ont fondé et entretenu la longue période coloniale, entretenus pas les a priori de ceux qui, ayant l'âme blanche, ne pouvait considérer les Africains que comme ayant l'âme noire, comme le disait  ironiquement Montesquieu, qui fit une critique sans concession de l'esclavage.   Même dans la période post-coloniale, et récemment encore, comme dans un célèbre discours de N.Sarkozy, on demande à l'Afrique d'entrer dans l'histoire, de rejoindre le club des pays blancs industrialisés.             Or dans l'immense continent africain, les événements ont suivi un autre cours qu' en Europe, depuis des origines qui furent communes et des voies originales, où la notion de civilisation avait un sens, comme le souligne tous les anthropologues. Il faut le répéter, car les préjugés sont encore tenaces: même méconnues pendant longtemps (et on comprend pourquoi) l'Afrique a fait du chemin et de manière parfois dynamique.                     Autrement dit, un vaste pan de la culture occidentale a longtemps véhiculé l’idée que l’Afrique était restée à l’écart de l’histoire et du progrès. Cela va de nos grands penseurs aux livres et aux films qui ont nourri des générations d’enfants. Dans des dessins animés de Disney, on voit des cannibales africains à peine vêtus faire mijoter gaiement leurs victimes dans d’énormes marmites suspendues au-dessus d’un feu. Parmi les philosophes, il y a pléthore d’exemples consternants. Voltaire ­disait des Africains : « Un temps viendra, sans doute, où ces animaux sauront bien cultiver la terre, l’embellir par des maisons et par des jardins, et connaître la route des astres : il faut du temps pour tout. » Hegel était encore plus radical : « Ce que nous comprenons en somme sous le nom d’Afrique, c’est un monde anhistorique non développé, entièrement prisonnier de l’esprit naturel et dont la place se trouve encore au seuil de l’histoire universelle. » On entend encore aujourd’hui des échos de tels propos chez les dirigeants politiques occidentaux.... qui aimaient l'Afrique...pour les richesses et la main d'oeuvre qu'elle leur procuraient à bas prix.                      L' histoire du continent africain reste encore largement à faire. Il était supposé être immuable, dès qu'il fut découvert. Et le préjugé dura, renforcé par l' aveuglement colonial, qui avait besoin de maintenir le mythe de peuples-enfants, qu'il fallait mener au niveau de notre histoire, considérée comme LA référence et le modèle.        Depuis quelques décennies surtout, les études africaines, avec leurs limites, ont modifié enfin notre regard. L'histoire de ce continent dit mineur  a une histoire que l'on ne soupçonnait pas à une époque, histoire que l'on continue à mettre à jour peu à peu malgré les difficultés liées au manque d'archives.     Hors du fait que, c'est bien établi, l'Afrique de l'Ouest est le berceau de l'humanité. Notre histoire commence là.

       Certains peuples étaient déjà des navigateurs et des marchands, à partir d'une certaine époque: "...la palme d'or de la navigation revient très certainement aux Somaliens. Si, aujourd'hui, la Somalie rime avec pauvreté et piraterie, il y a quelques siècles, elle était plutôt synonyme de cités portuaires florissantes et abritait des commerçants qui faisaient partie des meilleurs de l'océan Indien. Ils entretenaient des contacts commerciaux avec l'Arabie, l'Inde, la Perse, l'Égypte, la Chine, Venise et, plus tard, le Portugal...."

 

          Oui, l'Afrique a une histoire. Et quelle histoire! Partiellement connue. Largement méconnue.  Contrairement aux nombreux préjugés toujours tenaces, entretenus par l'ignorance, les clichés longtemps répandus, certains propos publics, même en haut lieu:

 Le discours de Dakar où Sarkozy déclara sans sourciller, sans doute victime de son "nègre" , disent les plus indulgents: " le « drame de l'Afrique » vient du fait que « l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire. […] Le problème de l'Afrique, c'est qu'elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l'enfance. […] Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine ni pour l'idée de progrès ."   Les Africains seraient donc restés de grands enfants, qu'il (nous) resterait à éduquer. Un ethnocentrisme qui régna au coeur de l'entreprise coloniale et dont il reste des traces.    Un européocentrisme étriqué, un essentialisme tenace et une ignorance sidérante.  On le sait mieux maintenant, l'Afrique a une histoire. On peut le savoir...après tant de silences   Certes, l'Afrique bouge sous nos yeux actuellement, du moins certains pays plus que d'autres, chapeautés par l'aide chinoise ou non, certains ne s'étant pas encore relevés de la potion amère du FMI et des fonds vautour.
  Mais elle l'a toujours fait, si l'on met entre parenthèse la période coloniale où l'Europe se partageait le gâteau.
       Ce continent oublié, ce passé occulté nous revient aujourd'hui après tant             Pour les colonisateurs, l'Afrique était une page vierge où l'Europe allait inscrire ses valeurs, au nom d'une civilisation de référence et d'intérêts bien compris. Pour s'installer en Afrique et l'exploiter en toute bonne conscience, il fallait bien "infantiliser" ce continent de grands enfants, comme l'avait bien vu déjà ironiquement Montesquieu:
   "Si j’avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais :Les peuples d’Europe ayant exterminé ceux de l’Amérique, ils ont dû mettre en esclavage ceux de l’Afrique, pour s’en servir à défricher tant de terres._Le sucre serait trop cher, si l’on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves._Ceux dont il s’agit sont noirs depuis les pieds jusqu’à la tête ; et ils ont le nez si écrasé qu’il est presque impossible de les plaindre._On ne peut se mettre dans l’esprit que Dieu, qui est un être très sage, ait mis une âme, surtout bonne, dans un corps tout noir..."
 

 

    Après la période coloniale, la Françe-Afrique a pris le relai, faisant mine de gérer l'indépendance, comme au Gabon, où Sarkozy, et d'autres, ont réécrit l'histoire
   Paris a forcé la main aux Africains: "... l'indépendance imposée aux Africains, bien que décidée par Paris avec la bénédiction de Washington au gré des préjugés les plus réactionnaires et de vils calculs, fut présentée comme le triomphe des idées progressistes, de la liberté, de la modernité politique et, ironie suprême, de la volonté des Africains."
    L'Afrique de "Papa" n'est pas tout à fait finie... L'imposition du franc CFA reste une des traces de cette subordination.
  L'Afrique, si diverse, n'est "en retard" que par rapport à nos modèles de développement, mais elle pourrait bien nous étonner par les chemins originaux qu'elle pourrait prendre à l'avenir. "L'Afrique est mal partie", disait R. Dumont après les décolonisations officielles, mais elle pourrait bien un jour nous surprendre..  
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Fin d'un mythe

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Il a eu la vie dure.                                                                                                                                 La politique de l'offre macronienne n'a pas marché 

         C'est une évidence pour plus d'un économiste aujourd'hui.  Mais, malgré ses dénégations, le Président a bien privilégié ce qu'on appelle le "ruissellement" en matière de politique économique et sociale.                                                                "...La « théorie du ruissellement » apparaît pour la première fois dans les colonnes du Monde, en anglais s’il vous plaît, la « Trickle down theory », le 14 novembre 1981 sous la plume de Robert Solé, un an après l’élection du républicain ultralibéral Ronald Reagan à la Maison Blanche..." Ce n'est pas étonnant, dans le sillage de M. Thatcher, inspirée elle aussi par les théories de l'école libérale de Chicago.

          Selon le Monde, cette théorie du ruissellement, selon laquelle « la relance économique ne s’obtient qu’en aidant la haute finance et la grande industrie », car la fortune ruissellera alors tout le long de la pyramide sociale, colle aux basques du président Macron, réputé faire des cadeaux aux riches. Le chef de l’Etat s’est toujours défendu d’adhérer à une telle théorie, mais parle, nuance, de « premier de cordée ». Selon ses mots, prononcés le 15 octobre 2017 sur TF1, « si l’on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée, c’est toute la cordée qui dégringole ».Alors que Joe Biden vient de déclarer, le 28 avril, lors de son premier discours devant le Congrès, que cette théorie « n’a jamais fonctionné ....» Favoriser les plus riches n'a jamais fait monter les ressources des plus favorisés.


                                                                                                                                                               Une croyance tenace, qui  arrive sur son déclin aux USA, avec le virage annoncé par le nouveau Président, qui met tout son poids dans la balance, non par dogmatisme, mais par pragmatisme, par simple bon sens. Il rejoint par là les critiques déjà énoncées depuis longtemps par certains économistes d'abord minoritaires, puis de plus en plus nombreux. Même le pape s'y est mis... Un grand mythe reaganien s'effondre: la théorie du ruissellement est un montage idéologique pour que se maintiennent et augmentent les super-profits d'une minorité  que se réduise le niveau de vie des classes moyennes et que s'installent les inégalités toujours plus fortes. En fait cette croyance répétée dans le milieu des affaires était autoentretenue artificiellement mais démentie tour les jours.                 Biden, après Roosevelt qui est allé beaucoup plus loin dans des circonstances assez différentes, a signé l'arrêt de mort de cette pseudo-doctrine. Il faut relire son discours devant la convention démocrate.  C'est la fin d'un époque d'exubérance des marchés, d'envolée d'inégalités extrêmes. Du moins il faut espérer  un retournement rapide et durable de la situation, à partir de ce pari qu'il faut mettre en oeuvre. Les choix politiques ont pris le pas sur l'économie livrée à elle-même, jusqu'à ses pires excès. Mais il faut faire vite. Ce n'est pas une révolution, mais du simple bon sens politique. Il est temps que le 1% des plus riches paient leur juste part....et ils seront encore aussi riches...Ce n'est pas la révolution!  Là où il y a une volonté, il y a un chemin.

 

 

         Le ruissellement a vécu, remplacée par le premier de cordée (version soft).   Ce n'est pas Mélenchon qui le dit, mais l'OFCE ou la Tribune.  L'Unesco, le FMI sonnent aussi le tocsin face à la montée rapide et spectaculaire de la très grande richesse. Pas (seulement) pour des raisons morales, mais économiques. Elle a accaparé 82% de la richesse mondiale créée en 2017   Les élites de Davos ont eu connaissance des chiffres livrés par Oxfam et d'autres organismes.  Et après? Encore faudrait-il analyser les causes...Le grand ruissellement, cette mystification, attendra... L'ère des super-rentiers a encore de l'avenir.  ...le CAC 40 se porte bien, contrairement à l’économie réelle, PME comprises : « Selon les dernières statistiques, les profits de ces ténors sont passés de 59,8 milliards d’euros en 2012 à 73,6 milliards en 2013 (+23%), et devraient atteindre 87,3 milliards (+19%) au terme de cette année », nous apprend encore Dorion.     Pendant ce temps, de l’autre côté de la balance, la situation ne cesse de se détériorer. En 2011 (dernière année connue, les statistiques concernant l’année 2013 ne devant pas être disponibles avant fin 2015), 8,7 millions de personnes, soit 14,3% de la population française, vivaient en dessous du seuil de pauvreté (fixé à un revenu mensuel de 977 euros par mois)....  Alleluia!   Déjà que leur nombre ne cesse de grimper dans les dernières années.  Pauvres de tous les pays, réjouissez-vous! Les élites financières montent au firmament de la haute richesse.  Pas seulement aux USA ou en Europe, mais aussi en Chine. Qui l'eût cru? L'envolée des zélites financières se poursuit; après le petit accroc de 2008, la machine à cash repart à fond la caisse.

                         En vertu de la théorie du ruissellement, vous allez bientôt diminuer, disaient-ils, être de moins en moins nombreux. Jusqu'à disparaître dans...quelques siècles. Etre riche n'aura alors plus de sens.    C'est ma-thé-ma-tique!     D'ailleurs, le bon Mr Guizot le proclamait, comme la clé du développement général, et Mr Macron lui faisait écho il y a peu en s'adressant aux jeunes. Des gens qui voient loi n.    Certains disent que les pauvres, c'est une fiction  ou en tous cas qu'ils méritent leur sort, qu'il suffirait de vouloir, car la richesse se mériterait et il suffit pour eux de "traverser la rue"...Bienheureux les pauvres!...c'était bon pour le rêveur de Tibériade.  Les temps ont changé. Voici venu le temps des riches, et même des super-méga-riches. Un monde enchanté s'offre à tous. Les exemples à suivre ne manquent pas.  C'est comme une évidence. Il y a de la place pour tout le monde.   La progression est constante, qui donne tous les espoirs. Et puis tous les riches furent d'abord des pauvres, ou des descendants de très pauvres même. Il suffit de relire l'histoire économique des USA au XIX° siècle ou de regarder Dallas.  Pour ceux qui doutent, l'aube d' une nouvelle ère macronienne se lève, l'embellie économique française se confirme. Tous les espoirs sont permis. Get rich! Il n'y a pas que my tailor....
                                        ___Mais, mais...on me dit dans l'oreillette (sans doute un esprit chagrin) que la théorie du ruissellement économique serait du  bidon... | théorie selon la théorie du ruissellement économique nous avons tous à y gagner!La théorie du ruissellement  est une théorie d'inspiration libérale selon laquelle, sauf destruction ou thésaurisation, les revenus des individus les plus riches sont in fine réinjectés dans l'économie, soit par le biais de leur consommation, soit par celui de l'investissement (notamment via l'épargne), contribuant ainsi, directement ou indirectement, à l'activité économique générale et à l'emploi dans le reste de la société. Cette théorie est notamment avancée pour défendre l'idée que les réductions d'impôt y compris pour les hauts revenus ont un effet bénéfique pour l'économie globale. En théorie donc, plus il a de riches et moins il devrait avoir de pauvres, de chomeurs, de petits revenus, d'entreprises en difficulté...ceux ci profitants des dollars qui débordants des gros revenus viendraient arroser le bas peuple...
Or, le taux de pauvreté a encore augmenté en 2015! Et le chomage aussi...quant aux riches, de plus en plus riches se portent de mieux en mieux..;."
    Et puis des pessimistes prétendent que les plus riches coûtent cher. D'autres, que des sommes considérables partent non pas seulement dans le super-luxe inutile et improductif, non pas dans l'investissement économique qui profiterait au plus grand nombre, mais dans les fonds abyssaux et vains de la spéculation-casino auto-reproductrice.
       Le vieux Hugo disait que "C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches"
                                      Mais c'était au XIX° siècle...
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