L'homme algorithmé

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Vie numérisée____ Contrôler ou être contrôlé_       
                                                                           Le mot peut faire illusion ou impressionner, mais il est d'une grande banalité dans le domaine des mathématiques ou de la logique formelle. Il est constitutif du monde des ordinateurs et de leurs applications qui nous accompagnent.
   Les algorithmes sont partout. 
Derrière des applications numériques et techniques de plus en plus nombreuses.
   Ils sont en voie de conquérir le monde, pour le meilleur et pour le pire.
De la médecine numérisée au trading haute fréquence, en passant par les moteurs de recherche et les systèmes d'écoute et d'observation.
Certains usages ne sont pas sans danger.
                 Les algorithmes, qui se font oublier, encadre nos vies plus que nous ne le pensons.
 "Que ce soit pour nous mettre en relation avec d'autres sur des sites de rencontres ou pour estimer notre capacité de crédit, pour nous diriger dans la ville via nos GPS voir même pour nous autoriser à retirer de l'argent à un distributeur automatique... les algorithmes se sont infiltrés dans notre vie quotidienne sans notre consentement et modulent notre rapport au monde sans que nous soyons vraiment au courant de leur existence, de l'ampleur de leur action, de leur pouvoir et des critères qu'ils utilisent pour décider de nos existences à notre place. Sans que nous ayons non plus beaucoup de possibilités pour réfuter ou intervenir sur ces critères. Trop souvent, c'est l'ordinateur qui décide...
 Nos vies sont désormais influencées par les technologies, non seulement par les objets que nous utilisons tous les jours, mais également par les systèmes invisibles qui nous entourent et ces architectures qui façonnent nos modes de nos vies. "Nous vivons à l'intérieur de systèmes invisibles aussi courants que des formulaires d'assurance, des demandes de prêts, d'emplois, de rencontres... et nous tentons de nous y ajuster consciemment en fournissant les informations que nous pensons être les plus appropriées ou les moins mal interprétées par ces systèmes." Mais les machines ne comprennent pas très bien la normalité, au-delà d'une courbe statistique à laquelle mon comportement doit se conformer. !"
  Nous sommes cernés, parfois à nos dépens.
Par les marchands, dont nous pouvons être les proies semi-consantantes
Leur usage dans la spéculation bancaire démultiplie les effets pervers du système.
Par des systèmes de surveillance, qui ne sont pas toujours innocents, pouvant mettre en péril des aspects de la vie privée. à notre insu.  
    Nous sommes à l'ère des panoptiques volants, les fameux drones, qui ne sont (seront) pas tous à usage militaire.
  Bref, homme est de plus en plus numérisé. Ce n'est qu'un début
L'homme numérique de demain ne sera pas forcément aussi positif que le pense Joël de Rosnay, si le droit démocratique ne suit pas.
   Va-t-on vers une sorte de traçabilité généralisée?
Il est temps d'instaurer des moyens et des organismes pour la maîtrise de ces outils silencieux, souvent précieux, parfois néfastes.
  La montée en nombre et en sophistication des robots ne va pas sans poser des problèmes.
     S'ils s'inscrivent dans la perspective (utopique et perverse) d'une posthumanité toute puissante, il y a lieu d'être vigilant.
       ________- Dompter les algorithmes-
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