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Humeurs vagabondes

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Humeurs vagabondes


Pessimisme ?
___La lecture des medias n'incite pas à l'optimisme. Les bonnes nouvelles ne semblent pas nombreuses en ces temps où la marche du monde ne rassure pas, c'est un euphémisme. Le pessimisme semble de rigueur. Notre époque est à la plainte, souvent excessive, jusqu'à l'accablement, parfois complaisant et paralysant. Nous subissons les nouvelles d'une presse dont la fonction est de focaliser l'attention sur les dysfonctionnements dans tous les domaines, souvent à l'excès.
Mais il est des trains qui arrivent à l'heure....
_____On peut aussi lever le regard, s'attarder sur ce qui ne va pas si mal, ce qui fonctionne bien, ce qui progresse, étonne, émerveille parfois, pour sortir du pessimisme ambiant. Certains l'appelleront lucidité. D'autres y verront une sorte de désespoir. Question de regard, de focale, de ressort, de volonté aussi.
Après tout, le futur nous échappe, par définition. C'est le lieu des possibles.
__W.Chuchill disait" Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l'opportunité dans chaque difficulté.", même si J.Rostand tempérait avec humour: "Je me sens très optimiste quand à l'avenir du pessimisme."
___Un vieux sage suggérait:
" Quelque critiques que puissent être la situation et les circonstances où vous vous trouvez, ne désespérez de rien; c'est dans les occasions où tout est à craindre qu'il ne faut rien craindre; c'est lorsqu'on est environné de tous les dangers, qu'il n'en faut redouter aucun; c'est lorsqu'on est sans aucune ressource, qu'il faut compter sur toutes; c'est lorsqu'on est surpris, qu'il faut surprendre l'ennemi lui-même." (Sun-Tse, L’Art de la Guerre)
____Le débat récurrent optimisme/pessimisme est un peu vain. Contre un optimisme naïf, un optimisme relatif et mesuré, un optimisme de la raison sans illusion peut se cultiver.
______________S'évader un peu, respirer, rendre son pas moins lourd, éclaircir son regard. Il existe pas mal de possibilités permettant de libérer l'esprit des pesanteurs, d'éveiller l'admiration, l'enthousiasme même. Par exemple:
__Plonger dans les traces d'un passé fascinant ( ou ici )
__ Lever le regard sur l'infini de l'univers __S'extasier devant la beauté naturelle ou générée par l'homme (ou ici)
__Se ressourcer au meilleur des sons arrangés, des productions musicales.
__Admirer le courage de ceux qui ont su résister à leurs peurs.
________Pour retrouver des plaisirs simples, le meilleur de nous-mêmes, un désir de dépassement, une certaine harmonie, qui nous rendent plus légers et plus forts.
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Cachez-moi ces nus

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Cachez-moi ces nus

....Que je ne saurais voir..
__ Pauvre Vénus, obligée de se draper!
_ Halte-là! Les mollahs sont là
!

______ Génuflexions devant ces chics clients à gros cheikhs.
Mettons un peu nos valeurs entre parenthèses.
_ Surréaliste! Ceci n'est pas un nu!
__ Cela a le don de me mettre en boîte.

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Euro à l'agonie?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Euro à l'agonie?
L'euro survivra-t-il à la crise?

_______________Certains économistes jugent l'euro en péril, en grand danger. La crise aurait mis en évidence ses aspects de construction artificielle, qui aurait à peu près fonctionné pendant une période en masquant les inégalités de développement, mais qui se révèlerait aujourd'hui plutôt comme un carcan, au sein d'un union où règne aujourd'hui la cacophonie, l'absence d'un minimum de cohérence et de solidarité, d'intérêts convergents.
____Mais une autre forme d'Europe ne peut-elle pas se reconstruire sur la base d'une monnaie commune de référence, autrement définie, donnant aux divers partenaires une marge d'autonomie financière nécessaire, à l'heure où la guerre des monnaies, donc de nouvelles formes de protectionnisme, se déchaîne au niveau international?
____Herman Van Rompuy, européiste plus que convaincu, sonne lui-même le tocsin: la zone euro joue sa "survie", affirme-t-il. Si lui-même l'affirme, c'est qu'il y a bien péril en la demeure.
_Le problème est : comment en sortir sans drame, dans les pires conditions, en maintenant les meilleurs acquis.
__Les plus pessimistes, les plus souverainistes souvent aussi, et les plus réticents au développement "anarchique" et peu démocratique de l'Europe depuis 20 ans, jugent qu'il faudrait mettre un terme à la fiction d'un monnaie prétendument régulatrice et unificatrice. Et le plus tôt serait le mieux, pour ne pas voir s'aggraver les tensions déjà bien visibles entre les pays à développement différents, voire divergents. On aurait mis la charrue avant les boeufs en voulant construire au forceps, selon les principes chers à Monet, un semblant de cohérence économique, sans avoir d'abord construit un début de projet politique et une cohérence financière de fond. Depuis les pères fondateurs de l'après-guerre, soucieux de rapprochement avec l'Allemagne, dans le cadre de la guerre froide, le contexte géopolitique de l'Europe a complètement changé et l'ivresse d'une finance "hors-sol", dont les instances européennes ont fait aussi le jeu, a destabilisé les économies et le jeu normal de la concurrence.
___Ces eurosceptiques d'hier ou d'aujourd'hui, par idéologie ou par raison, prévoient une désintégration programmée de l'Union européenne:
"Les élargissements successifs incontrôlés générateurs d’hypertrophie et de blocage, le déni de démocratie synonyme de défiance des peuples qui la composent, les coûts exorbitants et croissants de son fonctionnement sans véritable contrepartie aujourd’hui et la promesse chaque jour un peu plus démentie d’un euro protecteur et fédérateur ont amené l’Union Européenne dans une situation proche de celle de l’Union Soviétique à la fin des années soixante-dix. La crise financière et les choix politiques et économiques désastreux qu’elle impose maintenant aux états membres pour y remédier l’entraînent désormais inéluctablement dans une spirale descendante dont la seule issue possible est son effondrement d’ici une dizaine d’années..."
__Le pire n'est jamais sûr. Mais les analyses de Asselineau_(ou ici )qu'on peut juger excessives ou irréalistes, viennent entretenir ces craintes. Craintes renforcées par le réputé journaliste anglais, certes européen non convaincu, Ambrose Evans-Pritchard (traduction ici)______________
___L'économiste Alain Cotta partage les mêmes préoccupations, mais estime que l'Europe peut garder une certaine cohérence si on redéfinit le statut de sa monnaie, qui portait dès sa conception la perspective de son échec...
___Alors, quelle solution pour repartir d’un bon pied ? "Une seule : abandonner la monnaie unique, dont nous avons toujours dit qu’elle serait une bombe à retardement, au profit de la monnaie commune, dont certains avaient rêvé avant Maastricht. Des monnaies nationales, dont la valeur serait gagée sur la richesse réelle des États, coexistant avec une monnaie de réserve commune capable de financer les projets d’intérêt général : je ne vois pas d’autre solution capable de concilier la souplesse qu’exige la diversité des peuples européens avec la stabilité extérieure dont a besoin un continent organisé..."
_Alain Cotta préconise une sortie rapide de l'euro tel qu'il est, pour ne pas "mourir à petit feu", en envisageant trois possibilités...__________________________
-L'euro en deux questions__-Comment desserrer le piège de l’Euro ?__-La crise irlandaise confirme la suprématie de l'Europe allemande__-Vertueuse Allemagne?__-L'Allemagne, un problème pour l'Europe
-Un éclatement de la zône euro est-il pensable?
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Précarité à l'américaine

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Précarité à l'américaine
Précarité érigée en système

-Partage inégal de l'incertitude

_______La montée de l'incertitude au coeur de l'emploi, la précarité, devient un problème majeur au coeur de l'économie dérégulée, issue de l'application du néolibéralisme financier et de la concurrence mondiale sans frein.Le témoignage de l'expérience volontaire de Florence Aubenas (1) nous en donne un exemple limité mais vivant. .Il semble que la déstructuration de l'organisation du travail ne connaisse pas de limites, comme le montre l'étude suivante:

_____________L'auteur de cette recherche décrit un système,"un des plus inquiétants et des plus emblématiques du marché du travail étatsunien, que Sébastien Chauvin aborde dans Les agences de la précarité. L’ouvrage, issu d’une thèse de sociologie , décrit l’univers des travailleurs intérimaires employés par des agences de day labor, dans la région de Chicago.
Ces agences de travail journalier fournissent une main-d’œuvre peu qualifiée à des entreprises du secteur de l’industrie légère. Chaque jour ouvrable entre 4h et 5h du matin, avant même l’ouverture, une file d’attente s’organise devant ces établissements, où les candidats à l’embauche se pressent dans l’espoir d’obtenir les faveurs du « dispatcheur » (l’employé chargé de composer les équipes de travail) et de figurer sur un « ticket » (qui correspond à la liste de travailleurs qui accompagne chaque « livraison » de personnel).
__Cette population de salariés précaires, qui se compose pour l’essentiel de ressortissants mexicains ou sud-américains sans-papiers et de Noirs, souffre d’une forte discrimination selon le statut civique et l’origine ethnique. Elle correspond à ce que Yann Moullier-Boutang appelle le « salariat bridé » , c’est-à-dire un pan du « salariat dépendant dont la liberté est contrainte juridiquement » et qui, de ce fait, souffre d’une forte inemployabilité. L’ambition avouée de l’auteur est d’appréhender par la démarche ethnographique le rôle de ces agences dans la répartition de l’incertitude entre salariés bridés et employeurs sur le marché du travail secondaire . Tout au long du livre, il s’efforce de mettre en évidence les formes de contrôle qui s’exercent sur la main-d’œuvre dans le but de « limiter sa mobilité autonome » , autrement dit de garantir son immobilité pour mieux s’assurer de sa mobilisation au travail. À travers de multiples stratégies de rétention qui frappent des populations déjà stigmatisées, les entreprises du secteur tentent de s’arroger un pouvoir de convocabilité permanente des travailleurs pour répondre au mieux aux besoins des entreprises clientes, sachant que leur révocabilité est déjà nettement facilitée par le contrat de travail.."

______Workfarework, "travail obligatoire" et régression sociale en Ontario___Et si c'était ça, l'Europe sociale ?_Plein emploi ou travail forcé__Travail et dérégulation

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Quadrature de Schengen

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Quadrature de Schengen

Nouvelles frontières...
____ Comment faire pour que la fissure ne s'élargisse encore?
Malgré son statut à géométrie variable et ses controverses périodiques, l'espace Schengen fonctionnait cahin-caha, assurant la libre circulation des personnes en interne et facilitant le transit des marchandises, dans l'espace de libre échange qu'est devenue l'Europe.
___ Les crises successives, d'abord à la périphérie, s'étendent et deviennent aujourd'hui critiques, engendrant des antagonismes plutôt inquiétants. Le système révèle ses fragilités et ses incohérences, sous la poussée de flux migratoires prenant tout le monde de court.
___ Sera-t-il possible de tenir longtemps cette logique qui était destinée à se développer, sans limites vraiment assignées?
On voit réapparaître clôtures et fils de fer barbelés. ,
Cette mesure de repli cache les vrais problèmes, selon ce spécialiste de la construction européenne: «Si Schengen est bel et bien menacé, c’est parce que le socle pour créer une politique migratoire commune n’existe pas au sein des institutions européennes. Quand Schengen a été créé, il s’est fait par beau temps. On s’est alors beaucoup soucié de la liberté de circulation et d’établissement, beaucoup moins de la sécurité des frontières extérieures. Le phénomène migratoire que doit aujourd’hui gérer l’Europe révèle au grand jour cette faiblesse».
__ Frontex
et Mare nostrum ont révélé leurs faiblesses.

___________________La Grèce, surexposée, déjà accablée économiquement, aux îles innombrables, aux côtes multiples et aux moyens de contrôle limités, est sommée de jouer aux gardes-frontières, avec menace de rupture...On frise l'absurde.

___ Tout au fond du couloir, la Grèce se retrouve maintenant plus que jamais menacée de devoir gérer seule l’arrivée de centaines de milliers de migrants. Pour sauver Schengen, certains Etats, Autriche en tête, n’hésitent plus à réclamer l’exclusion temporaire de ce «maillon faible», jugé incapable de gérer la frontière extérieure de l’UE. 35 000 migrants ont encore gagné les îles grecques depuis la Turquie pour le seul mois de janvier. Des parcours encore bien souvent marqués par les tragédies: jeudi encore, un naufrage en mer Egée a coûté la vie à 24 personnes, dont 10 enfants.
Devant les critiques, Athènes a répondu avec fermeté mercredi que les moyens ne lui ont pas été donnés pour assumer le travail de Sisyphe que représente l’arrivée quotidienne de milliers de personnes. «La tactique de se renvoyer les responsabilités ne constitue pas une gestion efficace d’un problème de dimension historique, qui réclame une action commune», déclarait la porte-parole du gouvernement, Olga Gerovassili. Si le scénario de l’exclusion de la Grèce de Schengen n’est guère probable, le débat donne le climat: l’heure est à la totale discorde.
Pour le chercheur grec Dimitris Skleparis, le nombre de migrants, à ce moment-là (entre septembre et octobre) était bien trop important pour que les autorités grecques puissent y faire face toutes seules. En octobre, on voyait jusqu'à 4 000 personnes arriver par jour ! Beaucoup n'ont pas été enregistrées, les effectifs grecs étaient largement insuffisants. Aujourd'hui, on est retombé à une moyenne d'un millier par jour. Mais c'est encore énorme ! C'est neuf fois plus que l'an dernier à la même époque. Sachant que cela prend entre 10 et 15 minutes pour enregistrer un migrant et son empreinte digitale, même en travaillant 24 heures sur 24 – ce qui est actuellement le cas au « hotspot » de Lesbos –, une journée ne suffit pas pour enregistrer tout le monde dans le système Eurodac [le système européen qui centralise les identités de tous les migrants qui arrivent dans l'UE].
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Si le FMI le dit...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Si le FMI le dit...
Crise: Une autre voie?
__Le FMI peut-il encore servir?

________L'austérité, mot tabou, dénié, imprononçable, est tout de même dans les faits en action par le biais de la fiscalité, du ralentissement économique et du chômage...
Sans parler de la Grèce, de l'Irlande ou de de l'Espagne, elle se met en place dans nos frontières, contre toute logique économique à moyen et à long terme.
Mais la purge peut tuer le malade. La potion magique peut être létale
Ce que signalent un certain nombre d'économistes et d'observateurs, qui voient plus loin que la gestion à la petite semaine et qui dénoncent les erreurs de la rigueur, qui, de toutes manières, touchent surtout les plus défavorisés.
____________________Ce qui est nouveau , c'est que même le FMI, plutôt partisan jusqu'ici de remèdes de cheval de nature néolibérale, est en train de changer de discours, il se déclare contre l'austérité , sortant de l'orthodoxie habituelle, il ose toucher à un tabou économique, ce que n'apprécient ni la Bundesbank ni la Fed.
__________________Changement de cap?
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Les exploits du FMI:_______"Selon Joseph Stiglitz (Quand le capitalisme perd la tête), les aides accordées par le Trésor américain et le FMI ont contribué à réunir les conditions d’une crise en Argentine. D’après lui, les emprunts concédés à ce pays ont permis aux créanciers d’accorder des prêts sans se soucier de la condition économique réelle des emprunteurs : ils pensaient qu’ils seraient de toute manière renfloués par le FMI (voir à cet effet l'Aléa moral). De leur côté les emprunteurs ont effectué un raisonnement similaire ce qui au final a déstabilisé la situation financière du pays et alimenté la spéculation. Les États-Unis, via le FMI, avaient aussi imposé une libéralisation des flux de capitaux et une déréglementation du système bancaire. Certains pays d’Amérique latine, en particulier l’Argentine et le Chili ont été montrés comme exemples de la bonne mise en application des principes du « consensus de Washington ». Si les deux pays ont connu en effet une certaine réussite, l’Argentine a fini par voir son économie s’écrouler en 2001. Ensuite, c’est au contraire en n’appliquant pas les recommandations du FMI que l’économie du pays s’est redressée. Le Chili continue quant à lui son développement sur un très bon rythme de croissance.Depuis l'année 2005, les crédits accordés par le FMI se sont réduits drastiquement, du fait de la bonne santé économique du monde et des pays d'Amérique latine en particulier. Selon Daniel Cohen, le FMI qui a préconisé pendant un temps un libéralisme très idéologique (au cours des années 1990), est passé depuis à une situation de « pragmatisme absolu " -Wiki-)_________________________________________________________________
__Discours opportuniste ou véritable tournant?__Comment de tels propos pourront-ils s'actualiser, quand les pays doivent faire la "danse du ventre" devant les marchés?
______________________"Dans la foulée des mobilisations européennes contre l'austérité, et à la veille d'un colloque parisien d'«économistes atterrés» par le retour des bonnes vieilles recettes d'avant la crise, l'étude du FMI tombe à pic. Dans le troisième chapitre de son rapport d'octobre sur les Perspectives économiques mondiales, l'institution de Dominique Strauss-Kahn tord le cou à la doxa sur l'austérité. Non, écrit le Fonds, la rigueur ne sert pas la croissance – c'est même, à court terme, le contraire. Principale conclusion de l'étude, à partir des politiques menées ces 30 dernières années dans le monde: une période de «consolidation fiscale» (baisse des dépenses publiques et/ou hausse des impôts) d'une ampleur de 1% du Produit intérieur brut (PIB) entraîne un repli de 0,5% environ de l'activité deux ans plus tard. Quant au taux de chômage, il grimpe de 0,3%. La demande intérieure (la consommation des ménages, mais aussi les investissements des entreprises) recule de 1%. La France, pour mémoire, a promis 100 milliards d'euros d'économies d'ici 2013. Soit 5% environ de son PIB... C'est la première fois que le FMI dit aussi clairement les choses. Jusqu'à présent, ses prises de position n'étaient pas aussi cohérentes. Aux Etats-Unis, il exhortait à poursuivre la relance, et à se concentrer sur les déficits à moyen terme. En Europe, il conseillait sans détour l'austérité pour éviter une nouvelle crise «à la grecque», à l'exception de l'Allemagne, portée par son généreux excédent commercial. Le Fonds avait par exemple défendu la réforme des retraites en France, en raison de ses effets bénéfiques sur les comptes publics. Autre conclusion d'intérêt: les hausses d'impôt ont des effets plus néfastes sur l'activité que les baisses de dépenses publiques, en cas d'austérité. «Le FMI écrit des choses sensées», s'est félicité mardi sur son blog le lauréat du prix de la banque de Suède à la mémoire d'Alfred Nobel, Paul Krugman, après la publication du rapport..."(L.Lamant.Mediapart)

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Belles pommes

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Belles pommes

Mais pommes de discorde
Mangez des pommes, poires, des oranges (?)!

___Apple a day keep the doctor away?
Pas si sûr...
___ Depuis Adam, on aurait dû se méfier...
Les pesticides : nouveau complotisme?
____ Non, pas de théorie du complot
Juste du business
___Juré! Je n'en mangerai plus
______ Sauf celles de ma gardin.

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Eurocrise

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Eurocrise
(Suite, sans fin prévisible...)

[C'était hier, mais le mal n'est pas réglé...]


____La Grèce, l'Irlande, la colère...
Suivant?..
_ Il semble que le plan d'aide précipite les risques de crise de l'euro. Que celui-ci soit entré dans une crise grave, cela saute aux yeux pour tout le monde. La presse américaine n'est pas la dernière à le remarquer, mais si son insistance n'est pas sans arrière-pensée. La politique US a beaucoup oscillé vis à vis d'une Europe tantôt choyée, tantôt combattue, en fonction de ses intérêts. Pourtant,même des prix Nobel sont pessimistes. Heureusement, on sait que les économistes peuvent se tromper.
__Objectivement, il apparaît bien que l'euro a contribué à brider l'économie européenne. L'institution elle-même va-t-elle résister à une épreuve qui fait apparaître ses faiblesses congénitales, sous le coup des dérives et des pressions bancaires, des agences de notation aux interventions partiales? Le caractère disparate des économies, des niveaux de développement, des traditions, des histoires spécifiques, des exigences politiques, des concurrences faussées de chaque partenaire a, jusqu'a la crise, été voilé. Celle-ci met à jour les particularismes, les tensions, les dysfonctionnements, les blocages, les avantages acquis. Certains parleront d'"égoïsmes nationaux". Ce qu'on avait caché sur le tapis apparaît au grand jour. Le beau projet semble mort.
"...Loin de converger, les économies de la zone euro ont divergé de plus en plus. Car en lieu et place d'une union économique et monétaire, les pays de la zone euro ont vécu à échelle réduite une mondialisation sans frein. Chaque pays s'est retrouvé en concurrence avec tous les autres, avec la même monnaie, sans aucune protection. Asphyxiées par une politique monétaire inadaptée et une monnaie trop forte, les économies les plus fragiles – «les pays du Club Med» comme dit l'Allemagne – mais aussi dans une moindre mesure l'Italie et la France n'ont cessé de perdre en dynamisme et en compétitivité. La déindustrialisation a été massive. Un chômage structurel élevé et permanent s'est installé. Ces chutes économiques ont été parfois masquées par les artifices d'une financiarisation débridée, et de l'endettement privé autant que public. Il suffit de regarder les balances commerciales pour connaître le bilan de ces dix ans d'union monétaire: l'Allemagne a été la grande gagnante..."(Martine Orange)
_____La question où va l'Euro(pe) hante les gouvernants , les observateurs avertis ou non et tout un chacun. Deux possibilités apparaissent et sont débattues, parfois avec passion.
_Certains suggèrent le divorce pur et simple au plus vite , pour redonner sens aux politiques nationales, seule porteuses d'initiatives possibles, de solutions adaptées, en matière de maîtrise de la monnaie, qui permettrait une gestion maîtrisée de l'économie, loin d'une bureaucratie bruxelloise "hors-sol". Une certaine souveraineté ne signifie pas forcément la guerre.
Au vu de la dislocation d'une unité de façade, certains, les plus pessimistes, optent pour les solutions les plus radicales. Ce serait la fin d'une illusion collective, d'un mythe ayant montré ses limites, ses contradictions et ses inerties. La fin d'une expérience historique provisoire, née sur le terreau de l'après-guerre et de le la guerre froide. Une parenthèse qu'il faudrait fermer, dans une nouvelle configuration géopolitique. Il faudrait penser des échanges moins contraignants, plus négociés, au coeur de groupements de puissances homogènes, de l'Atlantique à l'Oural, à partir de l'axe Paris/Berlin. Retour (réaliste aujourd'hui) du vieux projet gaullien?
Une telle rupture ne pourrait cependant pas se faire sans de graves inconvénients politiques et financiers, un pays qui s'isolerait serait encore plus vite la proie des banques, il faudrait revoir une bonne partie de la législation imposée par Bruxelles, le changement de monnaie coûterait très cher...
_____On fait remarquer que, juridiquement, la rupture est possible ; elle est même inscrite dans le traité de Lisbonne, qui stipule que (article 50):

« 1. Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union.

_2. L’État membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. À la lumière des orientations du Conseil européen, l’Union négocie et conclut avec cet État un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union. Cet accord est négocié conformément à l’article 218, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Il est conclu au nom de l’Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen..."

Une procédure qui se révèlerait lourde, difficile, et qui risquerait d'entraîner de grandes tensions et d'autres défections... à moins que l'on ne renégocie le fameux traité, passé en force.
__D'autres, conscients des impasses actuelles, réfléchissent à une réorganisation des institutions européennes. Il faudrait revoir les traités, remettre en question la dépendance par rapport au dollar, à la politique américaine, créer une vraie souveraineté monétaire et tracer les plans d'une fédération permettant une cohérence et une intégration politique plus marquée, mais en encourageant les initiatives et la diversité des états, avec une monnaie non plus unique, mais commune. Non pas la fin de l'Europe, mais un dépassement/refondation de l'Europe telle qu'elle est. On ne pourra l'éviter. Remettre sur le chantier un projet peu démocratique, le plus souvent incompréhensible et même critiqué pour la plupart, un projet mal fagoté, lancé à la hâte, imposé au forceps, soumis aux lois des marchés, adossé aux exigences des USA.
__Pour l'instant, au plus haut niveau,c'est la stupeur, l'impuissance, le coma ou le recours au théorème de Guetta . On pare au plus pressé, on colmate avec les moyens du bord, on colle des rustines, on rassure, on fait le gros dos, on attend que l'orage passe, comme si tout allait reprendre sa place après une bourrasque qui risque de redoubler.Mais on ne s'oublie pas...
_"...La vitesse à laquelle se propage la contagion semble prendre tout le monde de court. En dépit des espoirs des responsables européens qui s'accrochent comme ils le peuvent à leur doctrine, une aide massive au Portugal risque d'être d'avoir les mêmes effets que le plan de sauvetage irlandais: donner de nouveaux arguments pour continuer le jeu de dominos, la spéculation s'employant à faire effondrer les pièces les unes derrière les autres, à un rythme de plus en plus effréné. Tandis que le gouvernement portugais tente de résister à l'arrivée du FMI chez lui, les marchés se sont déjà saisis du cas espagnol, les deux économies étant intrinsèquement liées. Vendredi matin, le premier ministre espagnol, José-Luis Zapatero, est intervenu pour exclure «absolument» tout sauvetage financier. Des déclarations qui sont plus de nature à effrayer qu'à calmer le jeu. Depuis six mois, les responsables politiques sont systématiquement pris à contre-pied...
Le fonds de stabilité financière, qui devait servir comme arme de dissuasion, se révèle être un couteau sans lame face à la spéculation. Rajouter des dettes aux dettes – car les fonds prêtés aux pays sont directement empruntés sur les marchés par les différents pays de la zone euro – risque d'entraîner l'ensemble des économies européennes par le fond. D'autres mesures s'imposent, rompant avec la doctrine. Mais il faut clairement dire lesquelles et fixer les règles.
_Or, rien de tel pour l'instant. Face au mutisme de tous les autres dirigeants européens – le silence de la France dans cette crise à cet égard étonnant –, la chancelière allemande s'est érigée en chef politique de la zone euro. Mais ses interventions sont plus destinées à son électorat qu'à l'ensemble de l'Europe. Surtout, comme pour faire oublier ses hésitations au printemps lors de la crise grecque, qui coûtent aujourd'hui si cher à l'Europe, Angela Merkel multiplie les déclarations à tort et à travers, alimentant la colère de ses partenaires..." " (Mediapart)
_______L'autruche à la tête profondément enfouie dans le sable. On nous avait même dit il y a un an que la crise se terminait...et bien d'autres choses avant:
"Ils ont dit : l’Euro va générer une phase de forte croissance et le retour du plein-emploi.Les faits : l’Eurozone a été la zone de plus faible croissance au monde dans les années 2000. Quant au plein-emploi..__.Ils ont dit : l’axe Paris-Francfort va supplanter Londres comme premier centre financier européen.Les faits : Londres a considérablement accru sa suprématie sur Paris et Francfort, dont les salles de marché ont décampé l’une après l’autre au cours de la décennie pour traverser la Manche.__Ils ont dit : jamais les pays de l’Eurozone ne devront renflouer d’autres pays de l’Eurozone ; d’ailleurs, le Traité de Maastricht, devenu en 2007 Traité de Lisbonne, l’interdit formellement. Et puis de toute façon, la question ne se pose pas, puisque chacun sait qu’il est inconcevable qu’un pays de l’Eurozone fasse faillite., etc..."
En attendant,le modèle économique allemand a gagné.
Vraiment?

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Souffrir au travail

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Souffrir au travail

Le problème n'est pas nouveau
___ Mais il prend des formes nouvelles suivant le type de tâche et d'organisation du travail.
Gagner sa vie, ce peut être aussi la perdre physiquement, brutalement ou à petit feu, comme le montrait le document diffusé mardi soir sur France 5
__ L'activité de traitement ou de transformation de certains produits, de certaines matières, surtout sans précaution, engendre des effets dévastateurs sur l'organisme, comme pour l'amiante, de triste mémoire.
Les formes de travail changent selon les activités et les relations dans le travail
__ Le travail dit de force, les tâches traditionnelles de type fordien régressent, mais les tâches répétitives sont à l'origine de nombreux troubles musculo-squelettiques.
_______ La souffrance psychologique et morale tient une place moins spectaculaire, mais elle n'en n'est pas moins réelle, avec le développement des nouvelles méthodes de gestion où l'obsession de compétitivité devient la règle, où la vitesse devient la norme, dans un nouveau cadre technique où la machine numérisée et ses algorithmes donnent le ton et le rythme, où la qualité des relations humaines souffrent d'une mise en concurrence systématique et génère parfois isolement et culpabilité, qu'on a pu appeler souffrance éthique.
__ Depuis les travaux de Dejours, il a été montré que ces maux n'avaient rien de médical.
On parle toujours de burn-out , mais aussi de bore-out.
Il n'y a pas que le management brutal qui reste d'actualité.
La perte de sens dans le travail a des incidence sur la manière dont l'individu se juge, s'apprécie.
____ La gestion par le stress, voulue ou non directement intentionnelle, reste une pratique connue, elle a fait des dégâts à France-Télecom. Mais pas seulement, et pas seulement hier.
______ Le nouvel esprit du capitalisme , la mise en place d'une précarité de plus en plus grande, engendrant une crainte latente de déclassement ou de perte d'emploi le développement des tâches éclatées et souvent solitaires, la déstructuration de la vis sociale en général sont des éléments associés qui constituent la toile de fond de ces nouvelles formes de souffrances, qui peinent à s'avouer.
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Anticipations ubuesques

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Anticipations ubuesques

Petit délire dominical
___De quoi demain sera-t-il fait?
_Les projections vers le futur concernant l'histoire des hommes, sont souvent riches en fantasmes de toutes sortes, alimentant délires , constructions à la Paco Rabanne, nombreuses rêveries, parfois hilarantes.
Les époques difficiles ou incertaines sont souvent à l'origine de nombreuses peurs, parfois savamment exploitées.
Mais parfois, par certains côtés , ces lectures de l'avenir peuvent dessiner un horizon possible, comme les anticipations de Jules Verne.
__Dans le domaine scientifique, la prévision peut atteindre un haut degré de certitude, si toutes les données sont connues, dans un domaine pas trop complexe ou bien maîtrisé à un moment donné, en fonction du déterminisme naturel, largement confirmé.
___"Ce qui nous attend" ne peut être au mieux qu'à peine entrevu, même à court terme.( On exclut bien sûr les constructions irrationnelles comme la voyance et l'astrologie, vieilles comme le monde...)
__La fiction anticipatrice est une auberge espagnole où chacun, chaque époque , place ses espoirs et les peurs résultant du présent.
_______Concernant les changements climatiques, les incertitudes restent grandes et les projections aventureuses.
_______En matière économique, on remarque combien les courtes vues des "experts" peuvent être mises en échec.
_____En matière politique ,on peut s'amuser beaucoup à tenter des scénarii osés, en scrutant d'improbables dépêches AFP, comme celles-ci...

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