Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Les fruits amers de l'évaluation

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

 Evaluer: jusqu'à la tyrannie?..
                                                          Evaluer: quoi de plus banal, de plus courant et de plus innocent en apparence?
   Nous passons beaucoup de temps à le faire, instinctivement ou rationnellement.
Evaluation esthétique, morale, intellectuelle. Evaluation individuelle ou institutionnelle, élémentaire ou savante. Avec tous les risques de subjectivité, de partialité, d'incompétence, dans la vie courante. Rien que de très classique et de très normal.
    Mais cette activité, comme activité sociale généralisée, n'est pas si neutre que cela. Elle est même très ambivalente. 

Elle implique généralement des rapports de pouvoirs, au-delà des questions de compétence.
                      Ce n'est pas l'évaluation en tant que telle qui pose problème (aptitude d'un individu à un poste donné, par exemple), mais le contexte économique et social, les objectifs assignés, les méthodes préconisées, les critères choisis, et surtout le contexte d'hyperévaluation généralisée vers  laquelle nous avons glissé surtout depuis les années 80, sous la pression des nouveaux modèles de management libéraux anglo-saxons, qui ont gagné progressivement tous les domaines, depuis les entreprises jusqu'aux services hospitaliers, la psychiatrie, l'éducation (*), la police (faire du chiffre), la justice...
     Le lean management des politiques publiques est devenu l'alpha et l'oméga de la gestion des hommes, dans un contexte où la réduction des coûts à tous prix devient l'injonction suprême. C'est l'ère du  New public management, le triomphe du  Benchmarking  (1), avec ses effets pervers.
     Qui finit parfois paradoxalement par dépossèder les professionnels de leurs savoirs.
         Globalement, le NPM n’est que l’application des techniques managériales du privé au secteur public.." Il s’agit dans tous les cas d’inciter par tous les moyens matériels et symboliques à ce que les professionnels du soin, de l’éducation, de la recherche, du travail social, de la justice, de la police, de l’information, de la culture, ne puissent pas penser leurs actes autrement que sur le modèle de la marchandise, du produit financier et des services tarifés. Cette injonction à devoir concevoir les actes professionnels sur le seul modèle de la pensée néolibérale, de ses catégories symboliques et matérielles, participe à une véritable civilisation des mœurs au sein de laquelle l’humain se réduit à un «capital», un stock de ressources qui à l’instar de la nature doit être exploitée à l’infini..."
         Cette normalisation des pratiques propres aux sociétés de contrôle et de défiance d’allure démocratique, tend à transformer les professionnels en outils d’un pouvoir politique qui traite l’humain en instrument, en «segment technique» comme disait Jaurès. Cette nouvelle civilisation des mœurs n’est pas propre à la France... 
    Evaluation jusqu'à la démesure, voire à l'absurdité, qui, disent certains analystes, peut tourner à la tyrannie,  à la dénaturation des tâches, à l'obsession des seules procédures, à une hyperrationalisation absurde, au management parfois brutal, à la déshumanisation des tâches, au stress permanent, à la désocialisation, à la démotivation, à la perte de temps, de sens et d'efficacité (eh oui!).
         " Bien collée à notre époque mondialisée, miel pour experts et managers en mal d'efficacité, l'évaluation s'est immiscée partout, dans toutes les branches du travail, tous les secteurs de la production, tous les rouages de l'administration. Tantôt qualitative, tantôt quantitative, elle s'y écrit en chiffres et en lettres. Ni les individus ni les Etats n'échappent à son emprise. Son empire a essaimé, donnant naissance aux royaumes des audits, des AAA, des listes, classements et autres palmarès. 
En cette période hivernale où la Cour des comptes vient de remettre son rapport au gouvernement et où chacun s'apprête à ruminer son entretien annuel avec son supérieur hiérarchique, l'évaluation nous est plus que jamais familière. « L'évaluation passe en général pour une opération allant de soi, notait, il y a dix ans déjà, le clinicien du travail Christophe Dejours  . Elle est tenue par tout être raisonnable pour légitime et souhaitable. Se dérober à la procédure d'évaluation est une attitude suspecte, qui dissimulerait un pacte inavouable avec l'obscurantisme ou l'intention coupable de protéger un secret sur la médiocrité, éventuellement sur la fraude, des travailleurs impliqués. » Chantre du « vrai » travail, avide de noter ses ministres et de débusquer les assistés, Nicolas Sarkozy a donné à l'évaluation un sacré coup de fouet : « Toute activité sans évaluation pose un problème, a-t-il déclaré le 22 janvier 2009 à l'Elysée. Je vois dans l'évaluation la récompense de la performance. S'il n'y a pas d'évaluation, il n'y a pas de performance. »
   . Comme dit Roland Gori“L'évaluation, cette bureaucratie de l'expertise, jouit d'un relatif consensus, à droite comme à gauche.”
          Bien menée, l'évaluation peut être positive et éviter abus de pouvoir, incompétence et inefficacité,  mais  "sa mise en pratique n'est pas sans poser problème. De nombreuses enquêtes de terrain montrent à quel point ce correcteur de défauts s'avère souvent contre-productif. Cet antidote à la crise a aussi un goût de poison. En voulant lutter contre l'injustice, la glande et la fraude, l'évaluation peut subrepticement créer des stratégies de contournement, de la triche, de la falsification de chiffres. Les chercheurs auront ainsi tendance à privilégier le nombre de publications plutôt que leur qualité ; les policiers à multiplier les contrôles au lieu de résoudre des affaires plus complexes. Sous couvert d'évaluation, c'est souvent la standardisation qui règne. Pour être bénéfique, l'évaluation doit respecter et refléter au moins deux données de taille : la singularité des individus et la complexité du réel.
   Le fait d'individualiser les performances doit aussi préserver les bienfaits du travail collectif. Quant au recours à la notation, il ne peut se faire au détriment d'une évaluation plus qualitative, plus humaine, capable d'apprécier la créativité de chacun. « L'évaluation démocratique, émancipatrice, devra ainsi mélanger la nécessité de l'excellence et le besoin de coopération, synthétise Roland Gori. Etre excellent dans une société des égaux, voilà, au fond, la vraie promesse de l'évaluation... Mais, parce qu'elles sont entièrement centrées sur les tableaux de bord et les règles de procédure, les nouvelles formes d'évaluation néolibérale nous aveuglent sur l'état de la route. A l'heure du pilotage automatique par le chiffre, les professionnels n'écoutent plus les conseils des copilotes. Ils perdent la direction et le sens de leurs actions. »
    Certain y voient un instrument de domination qui ne dit pas son nom ou de folie évaluatrice,
  l'individu étant  sans cesse sollicité à s'évaluer lui-même en permanence, à intérioriser à son insu des normes qui parfois le culpabilisent,le rendent malade et l'installe dans le dégoût du travail, la défiance et la concurrence sans solidarité..
____________  
(*).En matière d'éducation...
."...Les organismes internationaux, et plus particulièrement l’OCDE, se sont intéressés aux acquis des élèves plutôt qu’à la façon dont l’égalité des chances était respectée. Progressivement, les indicateurs de performance, les tableaux de comparaison entre établissements, entre régions ou entre Etats, les tests standardisés deviendront en effet une sorte de boîte à outils pour évaluer la qualité des systèmes éducatifs. Ce qui revient à importer les méthodes de gestion des entreprises et à réduire la fonction de l’école à une production de compétences soumise aux critères de rationalité et d’efficacité. Le Royaume-Uni en constitue un exemple caricatural." 
  Le classement PISA , accueilli aujourd'hui sans discussion comme une référence absolue, ne peut être exempt de critiques, doit être relativisé.  
  L'évaluation des élèves "à risque" dès 5 ans, fait légitimement polémique et les enfants ne doivent pas être testés comme des automates. La logique comptable ne peut être la norme.
_________________

Partager cet article

Repost 0

Retrouver la mémoire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Dans la série: on n'arrête pas le progrès:
                                                              Bonne nouvelle: on peut retrouver la mémoire.
        Qui dira l'importance de la mémoire?
   Non seulement collective, à travers les récits historiques construits.
  Mais aussi et surtout individuelle, à l'intérieur de cadres sociaux qui la structure.
   De St Augustin à Proust, on a décrit l'importance, la complexité, les ombres et les lumières d'une fonction absolument constitutive de l'homme.
    Sans mémoire, c'est l'identité qui s'estompe.
            Nécessaire, la mémoire est aussi fantasque et a la fâcheuse tendance à subir des dégradations plus ou moins dommageables, notamment à partir d'un certain âge, surtout si elle n'est plus activement sollicitée. La mémoire s'use...surtout si on ne s'en sert pas.
  La mémoire a la caractéristique désagréable de s'estomper, de se perdre, plus ou moins, selon la forme, l'activité, le degré d'attention, le stress, l'âge, occasionnellement ou durablement. On ne peut se souvenir de tout, la mémoire est par nature sélective, heureusement, Mais parfois, elle en fait trop, à nos dépens.
                ___Mais on a enfin trouvé enfin un moyen de la retrouver.
  Comme on peut aujourd'hui aisément retrouver ses clés de voiture, son portable ou toute autre objet malencontreusement égaré. Voire sa belle-mère sur le parking d'une autoroute.
  Ce n'est pas une blague. On n'arrête pas les progrès de l'informatique, de la miniaturisation et de la géolocalisation.
   Votre portable vient à votre secours, par le biais d'un petit objet bien précieux et bon marché. A condition...de pas l'oublier.
   Ne balisez plus! Une micro-balise se souvient pour vous.
      Ne perdez plus votre calme, le microtechnologie vient vous rassurer, véritable béquille mémorielle.
      Elle est pas belle, la vie?
          Bientôt, on pensera pour vous, foi de Google...
_______________________

Partager cet article

Repost 0

Ma terre m'attère

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Ma terre, notre terre
                                   En bonnes mains? 
                          Elle ne cesse d'enchanter, quand on la regarde, à bonne distance, par la fenêtre.
         Mais elle inquiète aussi.
At-terré par ce qu'elle subit. 
          Sans elle, terrien, t'es rien. 
 Ma petite planète bleue, la seule,  l'unique.
         Si jeune, si  changeante. 
  Elle peut beaucoup supporter et recycler, mais jusqu'où?
       Elle ne craint pas les astéroïdes, mais plutôt d'étranges bipèdes. 
            
 


Et pourtant, elle tourne encore!..
_________________________________________

Partager cet article

Repost 0

En avoir ou pas...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

...Des cravates!
                      Grave question protocolaire dans la nouvelle, jeune et digne Assemblée macronisée.
     Il est des tenues indécentes, que dis-je, provocatrices.
      Siéger sans cravate, comme un certain Mélenchon , c'est faire fi des règles les plus élémentaires de la décence politique.
  A-t-on déjà vu un Macron sans cravate? Ou bien même un Hulot, en Conseil des ministres, col ouvert, par exemple?
    Jean-Luc est d'un sans gêne! De la provocation, je vous dis. Une insulte à l'auguste Assemblée.
         Mais Robespierre était-il encravaté?
         Cicéron aurait bien ri de ces querelles de ficelles ou de chiffons.
             Surtout à une époque qui se veut libérée et macron-rénovée.
                On met l'excentrique Cédric à part, qui n'en fait qu'à sa tête, comme Einstein, toujours mal fagoté.
 Ce n'est plus la belle époque d'un Jack Lang maoïsé jusqu'au cou.
   Déjà, lors des primaires, un vrai dilemme se présentait pour le fringant Bruno Le Maire.  
   Que dis-je? un problème existentiel...Etre ou ne pas être branché, ouvert (comme un col de chemise).
   Personne ne pouvait le cravater pour ça.
______Qu'ils aillent se faire voir chez les Grecs, ces insensés censeurs. Ils ont tait leur révolution vestimentaire, faute de mieux, ces héritiers de Démosthène....
                     Nous avons eu nos Sans-culottes, ils ont leur sans-cravates.
                                                 Il va falloir s'y faire...
      Sans cravates, mais non sans projets
                Ils sont culottés à Athènes!
    Mais ce n'est pas la révolution vestimentaire qui compte.
   Un petit bout de tissu sans importance, mais hautement symbolique.
      A-t-on déjà vu Juncker ou un banquier sans cravate?
   Depuis les Croates de l'armée de Louis XIII, ce morceau de tissu fait des apparitions variées et épisodiques.
Ce régiment de cavalerie légère recevra de Louis XIV, en 1666, le nom de Royal-Cravates
       Noblesse oblige.  
                    Demain, une Europe sans cravate et libérée de la finance qui étrangle?...
_______

Partager cet article

Repost 0

Pisa va, moins ça va

Publié le par Jean-Etienne ZEN



 Le PISA nouveau est arrivé
                                                  Les données de ce rapport nous concernant serait le reflet d'un abandon
         C'est ce que suggère de manière polémique le pamphlet-charge d'un enseignant découragé de segpa, où se concentrent les plus handicapés de l'enseignement.
   On n'avait pas besoin d'un rapport de ce type pour savoir que les inégalités  scolaires sont flagrantes et que certaines populations cumulent tous les handicaps, pour des raisons longues à expliquer....
  Dans les Héritiers, Pierre Bourdieu avait déjà bien analysé les mécanismes sociologiques de l'héritage culturel. Aujourd'hui, peu de choses ont changéElles se sont mêmes aggravées. Il y a moins qu'autrefois d'enfants de classes modestes dans les cursus scolaires les plus prestigieux. Camille Peugny analyse aujourd'hui la ségrégation scolaire, la transmission précoce des  inégalités culturelles  et leur reproduction sociale.
 "A mesure que l’on s’élève dans les études, la proportion d’élèves des couches sociales les moins favorisées diminue. Alors que les enfants d’ouvriers, d’inactifs et d’employés représentent la majorité des élèves de sixième (56 % pour les deux catégories cumulées), ils ne constituent qu’une faible part (16 %) des élèves de classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). A l’inverse, les enfants, dont les parents sont cadres ou exercent une profession libérale, ne représentent que 16 % des élèves de sixième, tandis qu’ils constituent plus de la moitié (55 %) des élèves de classes préparatoires.Si les inégalités sont présentes dès l’école maternelle, elles s’accentuent au fur et à mesure que le niveau d’études augmente, du fait d’une moins bonne réussite des enfants issus de milieux défavorisés ou, tout simplement, de choix d’orientation influencés par le milieu social. Mais le "handicap" du milieu social n’est pas insurmontable : même s’ils sont peu nombreux, et même s’ils doivent redoubler d’efforts, des enfants d’ouvriers et d’employés sont présents dans les filières de prestige...."(Observatoire des inégalités)
       Mais nous retombons une nouvelle fois avec ce rapport dans la sacralisation des chiffres, le fétichisme des classements, la manie de l'évaluation, dont les conditions de production sont à peine discutées.
  "...Les organismes internationaux, et plus particulièrement l’OCDE, se sont intéressés aux acquis des élèves plutôt qu’à la façon dont l’égalité des chances était respectée. Progressivement, les indicateurs de performanceles tableaux de comparaison entre établissements, entre régions ou entre Etats, les tests standardisés deviendront en effet une sorte de boîte à outils pour évaluer la qualité des systèmes éducatifs. Ce qui revient à importer les méthodes de gestion des entreprises et à réduire la fonction de l’école à une production de compétences soumise aux critères de rationalité et d’efficacité. Le Royaume-Uni en constitue un exemple caricatural."
    Le Pisa,  thermomère approximatif, débouche sur un classement controversé, enflamme les esprits, déclinistes ou non.
       On se calme et on relativise!... 
 Certains jugent cette enquête sérieuse, sans doute, mais bancale
          " Le programme PISA ne prétend pas fournir une évaluation de la qualité globale des systèmes éducatifs à travers le monde car il se limite à un aspect particulier : leur capacité à former à des élèves de 15 ans capables d’utiliser leurs connaissances de manière relativement autonome pour résoudre efficacement les problèmes qu’ils sont susceptibles de rencontrer dans leur vie d’adulte.
Malgré la grande rigueur méthodologique de cette enquête, l’importance de la marge d’erreur qui affecte les scores nationaux ainsi que la faiblesse des écarts de performances qui séparent les pays les plus développés rendent relativement vaine l’ambition de classer de manière univoque les pays participants sur une échelle de compétence commune..".
           Un défi pour s'attaquer enfin aux problèmes de fond, pour changer enfin le système? 
Car l'école va mal
                            La France, dit-on souvent ( et on a raison de le dire ) est l’un des seuls pays où l’égalité est explicitement une mission pour l’Ecole. Sans doute. Mais la France est aussi l’un des pays où les résultats des élèves à leur sortie de l’école obligatoire sont les plus dépendants de leurs origines socioculturelles, et les plus inégalitaires... 
      Ce n'est pas une fatalité mais le résultat de données culturelles, de certains choix ou d'abandons passés et d'orientations discutables.
Comme dit un internaute: 
      C’est aussi bien une question sociétale liée à l’enfant roi qu’une question économique et politique liée au libéralisme. Tout est lié ici. Avec la suppression de fait du redoublement depuis Jospin en 92 et à cette occasion la mise de l’élève « au centre du système éducatif » en en faisant un consommateur roi vis-à-vis duquel les enseignants seuls ont des devoirs, avec la réduction des moyens d’enseignement (classes de plus en plus souvent surchargées) et du nombre d’heures de cours au profit d’activités confuses ou trop précoces comme les TPE au lycée ou l’anglais en primaire, le socle commun etc. les pouvoirs néo-libéraux se sont succédés pour aboutir à un résultat efficace et donc concerté qui est la dévalorisation générale de l’enseignement public. Prenons seulement le redoublement : c’était une rustine qui marchait mal, mais le supprimer sans solution de substitution ne pouvait évidemment donner de bons résultats. On aurait voulu mettre à genoux notre système éducatif public, on ne s’y serait pas pris autrement.

Quel peut être l’intérêt de l’Etat français de détruire son propre système éducatif public ? Le même que celui qui a conduit à privatiser les autoroutes, l’électricité, le téléphone : favoriser la concurrence libre et non faussée entre acteurs privés pour arriver au meilleur des mondes libéral. En gros pour « stimuler les forces vives de la nation » d’un certain point de vue ou alors pour favoriser la classe sociale dominante qui par sa main mise sur les médias, les sondages et l’économie a mis les hommes d’Etat que nous avons à leur place de valets du capital. Et pour tuer son chien, afin d’en vendre la carcasse, rien de mieux que de dire qu’il a la rage, et même de la lui avoir inoculée.
Les attaques contre l’enseignement public et ses moyens, aussi bien que la remise en cause systématique de tout ce qui pouvait représenter l’autorité des enseignants du public pour faire de l’enfant un petit roitelet intouchable et ainsi empêcher tout enseignement efficace, tout cela participe de la volonté libérale de pousser tout ceux qui le peuvent, en gros les classes moyenne et supérieure, à payer directement pour une instruction de qualité pour leurs enfants, car il y a là des milliards à récupérer pour le secteur privé. Il n’y aura plus alors qu’une école publique complètement de seconde zone pour une population corvéable à merci dont on n’a pas intérêt à ce qu’elle soit instruite. Ce projet est déjà vieux, il s’appelle l’Accord Général sur le Commerce des Services et on applique depuis des lustres la technique bien connue de la grenouille dans l’eau bouillante pour le concrétiser petit à petit : augmenter la température qui la fera cuire petit à petit sans qu’elle ne s’aperçoive de rien et reste ainsi d’elle-même dans le bouillon libéral.
En ce sens, les libertaires qui continuent de nous vendre l’école par le jeu, l’école dont tout ennui devrait être banni, l’école lieu de vie ouvert sur la vie sans entrave, sont les alliés objectifs des libéraux qui eux n’ont de cesse de privatiser tout ce qui pouvait donner un tant soit peu d’effectivité à l’idéal républicain d’une liberté de vivre décemment égale pour tous. (H D)
________________________________________
 

Partager cet article

Repost 0

Les Syriens et les autres.

Publié le par Jean-Etienne ZEN

MO: un chaos programmé
                                           C'est déjà une (presque) vieille politique, celle des néoconservateurs américains consistant à considérer le Moyen_Orient comme un lieu de déconstruction pour recréer leur ordre propre, en fonction de leurs intérêts et de leurs alliances, surtout pétroliers et géopolitiques.   C'est la théorie de la destruction créatrice chère à Georges Bush, lors de l'intervention en Irak et en Afghanistan. On en connaît les résultats.
            Ce fut bien un désordre dont on ne voit pas la fin. Et sur ce désordre, un chaos qui dure, de plus en plus meurtrier et internationalisé.  Daech fut l'ultime enfant exporté de ce chaos, un chaos encore plus grand et dangereux, qui réveilla les antagonismes religieux. On créa un Frankenstein, qui échappe à toute maîtrise, même si on semble s'acheminer vers une certaine issue, du moins en Syrie.
   Les accords de Sikes-Picot avait déjà imposé un ordre occidental sur les ruines de l'empire ottoman.
   ___________             C'est ce que que nous rappelle utilement, l'émission d'Arte hier soirdans les décombres de Daech
        Une approche partielle, mais intéressante à plus d'un titre.
  Sous les succès claironnés contre Daech, qui fut bien utile à certaines puissances, on pointe d'autres conflits sous-jacents, pas seulement entre des puissances locales.
      Un culbuto ou un jeu de domino dangereux, dans cet Orient compliqué, dont on ne voit où il peut mener, sinon au pire, où la désinformation domine, comme dans tous conflits, qui ne pourra déboucher maintenant sur aucune bonne solution.
   Le Quai d’Orsay commence à reconnaître ses erreurs d’analyse et Emmanuel Macron annonce un virage diplomatique tardif.
       Difficile d'éviter la propagande et la langue de bois.
      Les mutations géopolitiques en cours sont encore peu discernables et les destins de l'Irak et de la Syrie restent improbables.
________________

Partager cet article

Repost 0

Les Syriens et les autres 1 MO: un chaos programmé                                            C'est ...

Publié le par Celmar Etienne

Les Syriens et les autres 1
MO: un chaos programmé                                            C'est déjà une (presque) vieille politique, celle des néoconservateurs américains consistant à considérer le Moyen_Orient comme un lieu de déconstruction pour recréer leur ordre propre, en fo...

Partager cet article

Repost 0

Politiquement hilarant

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Plus ou moins... 

__   Retraite problématique pour Kouchner, il assure...
       Sur sa gauche droite

__  Il fallait oser. Il l'a dit: "Sans N.Sarkozy, il n'y aurait plus de démocratie dans le monde" (sic!!)

__  Le Luxembourg , si petit, si vertueux, donne l'exemple.

__  La prostate de la discordeaffaire d'état (de santé...)  
           Un cas unique!
                     Le corps du roi bouge encore et  le papier se vend  bien...

__  Sapin pour Noël:  plein de promesses...

__  Pauvres Parisiens en logements sociaux!

__  Un peu, mais pas trop... alors que, selon l’économiste Gabriel Zucman, 350 milliards d’avoirs  français dorment dans des paradis fiscaux.

__  Il déconnait, bien sûr... 

__  UK: vers la retraite à 80 ans?... 

__  Planquez vos portables! 
           Nous Sommes A votre écoute...

__  Je suis un Français inabouti 
            D’origine étrangère
   Mes ancêtres Goths, gonflés,  franchirent un jour le Rhin  clandestinement (en radeau probablement), sans doute conseillés par les Huns (ou les autres)  qui faisaient pression à l'Est...
     En plus , sans papier.
Sans permis de séjour non plus. Ni permis de travail.
    Ils se sont fixés dans quelques vallées vosgiennes reculées, loin de Valls (pour ne pas valser,  pour avoir la paix), allez savoir...Ils n'ont rien raconté. Les quotidiens de  l'époque n'en parlent pas.
 Théodoric, ils s'appelaient, ou quelque chose comme ça...avant de devenir Thierry, etc...
      Arrivés bien avant Tonio, Matteusz, Rachid...
           Il existe parfois des barbares bien utiles... 
________________________________________________ 

Partager cet article

Repost 0

Les douze et un travaux d'Hercule

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
Bien joué!
              Un chantier (presque) sans faute.
                                            La traversée peut commencer.
               Le paquebot France, rénové et flambant neuf, a repris la mer.
    Après quelques avaries initiales et quelques réparations d'urgence en salle des machines, le navire est lancé sur les eaux tumultueuses de la mondialisation malheureuse.
   Mais le grand timonier a assuré la maîtrise de son équipage et a fixé le cap  pour des terres nouvelles, avec sérénité et détermination.
   Ce ne sera pas l'Eldorado, il faudra même beaucoup souffrir, comme l'a annoncé le second, aux yeux d'azur. Mais, on n'a rien sans rien et c'est pour notre bien. Après la rénovation initiale, l'espace est dégagé pour une aventure sans pareille.
    Lumineuse, mais non sans péril.
          Une tâche herculéenne attend le tout jeune nouveau capitaine que l'Europe nous envie . Il y a tant à faire! La sérénité et la détermination président aux destinées du maître du paquebot France-Europe, sorti tout droit des chantiers de rénovation..
       Jupitérien, il assume. Le carnet de bord est chargé.
   Le libéralisme égalitaire est le fanion de bord, flottant vaguement sous des cieux prometteurs.
_____Les projets sont multiples et ambitieux:
    C'est la fin d’une forme de néoconservatisme importé, donc le début d'une ère post thatcherienne, si on a bien compris.
        La culture managériale va prendre la place des affrontements tribaux des partis d'antan.
    On entre dans la troisième dimension, celle de l'apolitisme, du royaume des simples experts souhaités par le maître Rocard.
   Le Patron trace de nouvelles routes pour rénover  Bruxelles, qui ne doit plus être un supermarché.
          C'en est fini du dumping commercial 
     Poutine devient enfin un interlocuteur incontournable et le problème syrien pourrait sortir de son impasse mortifère. Un virage diplomatique?  Il serait temps.
    Pour l'Europe, ce sera dur, mais à coeur vaillant rien d'impossible (*)
          C'est comme pour la révolution écologique en préparation. Ambitieuse.
   Il faudra revoir les horaires de travail de l'équipage, sans provoquer une révolte à bord.
             Vastes projets!
       ____ Certains diront que l'équipage n'est peut être pas à la hauteur, que la conduite macronienne est un peu surfaite, qu'il veut tout faire sur la lancée de son succès et que les échecs attendent le valeureux mais téméraire et prétentieux pionnier, qui va se confronter à une réel encore mal connu et à une inexpérience évidente.
        Mais tout baigne pour l'instant dans les eaux  calmes de la Mer de la Sérénité macronienne
       Le capitaine est partout: sur le pont, dans la salle des machines et il veille au grain, l'oeil fixé sur un horizon quinquennal prometteur.
    ______Sauf que cette ambition et cette boulimie présentent des risque de sérieux revers. Le gros temps n'est pas à exclure et le bateau, moins solide qu'on ne croit,pourrait devenir galère Si le président se "monarchise" en oubliant l'unité, il prend alors le risque de se voir reprocher une gouvernance personnelle et narcissique, comme ce fût le cas de Valéry Giscard d'Estaing..
_____________
A Bruxelles, ce sera dur, très dur!
:                « L’Europe doit défendre un modèle d’ouverture régulée », explique-t-on à l’Elysée.
        Ces initiatives ont fait débat ces derniers jours à Bruxelles, et la discussion pourrait se prolonger au Conseil. Car elles sont loin de faire l’unanimité. M. Macron peut compter sur Angela Merkel, qui a multiplié les signes d’ouverture. La chancelière allemande ne vient-elle pas de reprendre à son compte le projet français de création d’un ministère des finances de l’eurozone ? Paris se félicite en tout cas d’avoir signé avec Berlin une contribution commune sur tous les sujets du Conseil, avec l’objectif de revenir à « l’esprit de coopération qui existait jadis entre Mitterrand et Kohl », dit-on à l’Elysée.
     « L’Europe n’est pas un supermarché »
    Sur les sujets commerciaux, le soutien allemand est moins évident. Berlin reste préoccupé par les intérêts des groupes allemands en Chine et n’a aucune envie d’envoyer le signal d’une Europe protectionniste au reste du monde, alors que, depuis l’élection de Donald Trump, l’UE dispute à Pékin le statut de leader du libre-échange.
      Les Allemands ne sont pas les seuls à faire preuve de prudence sur cette question. « L’Europe est très divisée sur sa manière d’appréhender la globalisation », confirment plusieurs diplomates bruxellois. Danois, Suédois, Néerlandais, Irlandais ou Baltes prônent ainsi des marchés les plus ouverts possible.
     Par ailleurs, les pays de l’Est sont contrariés par les velléités françaises de muscler la révision en cours de la directive sur le travail détaché, qu’ils considèrent à visée purement protectionniste. Les propos de M. Macron concernant l’Etat de droit, dans un entretien avec plusieurs journaux européens jeudi, pourraient rendre le dialogue encore plus difficile avec la Hongrie et la Pologne, en guerre ouverte avec Bruxelles. Certains dirigeants « décident d’abandonner les principes, de tourner le dos à l’Europe, d’avoir une approche cynique de l’UE qui servirait à dépenser les crédits sans respecter les valeurs. L’Europe n’est pas un supermarché », déclare ainsi le président français..."
______________________________________

Partager cet article

Repost 0

Mort d'un Africain

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(Déjà quatre ans...)

 
 Mais quel Africain!
                                 Le charismatique Nelson n'aurait certainement pas aimé l'excès de théâtralisation autour de son image, devenue icône parfois extravagante. 
 On pouvait s'attendre à cette mythification de Mendela, qui fait oublier ses zones d'ombre, celles de tout homme normal, l'histoire réelle de son parcours et la situation actuelle de son pays. Il se riait lui-même du culte qu'on lui vouait parfois.
     Des louanges bien méritées certes, mais qui dépassent chez nous parfois les limites de la décence (*) et qui ne sonnent pas toujours juste. Les tartuffes ne manquent pas: les USA n'ont reconnu que très tardivement la juste place de Mandela, Israël oublie qu'elle a soutenu jusqu'au bout l'apartheid, la France a fait de bonnes affaires avec le système raciste..
     La légitime émotion populaire ne peut faire oublier la cohorte des pleureurs de la dernière heure. Les Occidentaux se sont tus lorsqu’il s’est agi d’exiger la libération de celui en qui ils voyaient un terroriste. Dans une Afrique du sud que beaucoup voyaient glisser vers les pires affrontements, l'action d' un homme et d'une organisation, dont il a opéré la mutation, a tout changé. La force de caractère et la lucidité, forgées dans les prisons, a opéré un virage sans égal, un renversement spectaculaire, favorisé par l'affaiblissement d'un régime raciste internationalement aux abois. 
              Mais après Mendela, la difficile transition risque de durer encore...
                   Il n'a pas pu ou su contrôler la suite. Une part de l'héritage lui a échappé.
 L’esprit Mandela reste à reconstruire dans la réalité, selon l'écrivain sud-africain André Brink  
      L'oeuvre immense reste  inachevée. 
Sa grandeur lui survivra, mais pas son  héritage.
 "...Vingt ans plus tard, cette réconciliation politique n’a toujours pas trouvé sa traduction sur le terrain économique et social d’un pays figurant parmi les plus inégalitaires du monde. L’espérance de vie est encore beaucoup plus élevée pour les Blancs que pour les Noirs – qui représentent près de 80 % de la population –, ces derniers étant cinq fois plus frappés par le chômage... Le gouvernement de libération, avait promis Mandela, nationaliserait l’économie héritée de l’apartheid, y compris les banques. Mais, une fois au pouvoir, le parti a abandonné son programme “de reconstruction et de développement” [RDP program] visant à éradiquer la pauvreté dans laquelle croupissaient la plupart des Sud-Africains. L’un des ministres s’est même vanté de la politique “thatchérienne” menée par l’ANC....Rares étaient les Sud-Africains à savoir que ce “processus” avait commencé dans le plus grand secret plus de deux ans avant la libération de Mandela. A cette époque, le prisonnier était personnellement engagé dans de discrètes négociations...Au lendemain des élections démocratiques de 1994, l’apartheid racial a pris fin et l’apartheid économique a pris un nouveau visage. [Ceux qui étaient autrefois aux commandes] accordaient aux hommes d’affaires noirs des prêts à des conditions généreuses, leur permettant de créer des entreprises à l’extérieur du périmètre des bantoustans [provinces dans lesquelles étaient parquées les populations noires]. Une nouvelle bourgeoisie noire a fait son apparition. Les responsables de l’ANC s’installaient dans de belles demeures. Et le fossé se creusait entre les Noirs, à mesure qu’il se réduisait entre Noirs et Blancs.... 
       Le FMI était aussi passé par là, comme l'a relevé Naomi Klein... Les  dérives libérales  ne sont donc pas étonnantes.
    La politique sociale des débuts n'a pas suffi. "Dans le contexte d'un monde dominé par le consensus de Washington, "Thabo Mbeki maintient un contrôle rigoureux des dépenses de l'État et mène une politique économique libérale." (Wiki)
    Le mythe arc en ciel  s'est brisé sur la réalité. Il reste à transformer l'essai.
     Les inégalités ne sont plus que raciales  "En 2012, le pays est sévèrement marqué par une série de troubles sociaux sanglants, débutés lors de grèves à la mine de platine de Marikana, avant de s’étendre à société sud-africaine et à la sphère politique. Ces troublent manifestent non seulement la frustration des sud-africains les plus pauvres qui considèrent que leur situation ne s'est pas améliorée, voire s'est aggravée depuis la fin de l'apartheid mais pointent aussi tout un nombre de dysfonctionnements importants tels l'absence de dialogue social en Afrique du Sud, l'incompétence de la police, l'apparition d'un apartheid économique, la collusion entre les élites politiques et économiques ainsi que les luttes de pouvoir au sein de l'ANC" (Wiki)
    De récente émeutes rappellent la dure réalité de la condition de beaucoup de noirs.
Le bilan est donc contrasté.
        Difficile de dire où va l'Afrique du Sud... 
_________ 
(*)Affairisme autour de l'image
"...Pendant que Mandela s'efface progressivement de la scène publique, l'industrie Mandela, elle, n'a jamais été aussi florissante. C'est le «Mandela» franchisé, fétichisé, frappé, moulé, massivement fabriqué et perpétuellement exploité –et qui n'a plus le moindre lien avec l'être humain d'origine. C'est le Mandela mondial, chosifié à l'extrême –à moitié Che Guevara, à moitié Mickey Mouse. 
L'image de Madiba est partout, sur les T-shirts, les tasses à café, et même sur les nouveaux billets de banque sud-africains. Les marques de vêtements Mandela se comptent à la pelle. Il y a aussi la pièce d'or Mandela, destinée aux richissimes expatriés sud-africains (ceux-là même qui adorent suffisamment leur pays pour chanter partout ses louanges, mais pas assez pour y vivre).
Aux touristes, les magasins de souvenirs vendent des gadgets Mandela frappés du slogan «Revenez avec un bout de l'Afrique dans vos bagages» –qu'importe qu'ils soient probablement fabriqués en Chine. 
L'hagiographie s'est internationalisée depuis longtemps. L’adaptation hollywoodienne d'Un long chemin vers la liberté, le best-seller autobiographique de Mandela (écrit en sous-main par Richard Stengel, aujourd'hui rédacteur en chef du Time) est prévue pour cette année. Dans le film, c'est Idris Elba, l'acteur britannique d'ascendance ghanéenne et sierra-léonaise, célèbre pour son rôle dans la série The Wire d'HBO, qui jouera Mandela.  Un casting qui a déclenché l'ire de quelques jeunes comédiens sud-africains. «Mandela a déjà été interprété par Danny Glover, Morgan Freeman et Sidney Poitier», m'a dit récemment un ami acteur.     «Quand verrons-nous un vrai Sud-Africain jouer le rôle du Sud-Africain le plus célèbre au monde?»
Et il y a aussi l'émission de télé-réalité. Le 10 février, la chaîne de NBC Cozi TV a lancé Being Mandela, où se retrouvent trois des petites-filles de Mandela, qui cherchent à l'évidence à rivaliser avec les Kardashian.    Et pendant ce temps, une lettre divulguée à la presse en juillet dernier révélait une scission entre l'ANC et sa famille la plus célèbre. Dans ce courrier, l'ex-femme de Mandela, Winnie Madikizela-Mandela, déplorait:  «Personne ne s'est jamais soucié de savoir comment nous allions, en tant que famille. A l'évidence, nous n'avons aucune importance, sauf quand on peut se servir de nous à des fins quelconques».
C'est un peu fort de café, vu que Madikizela-Mandela a été l'une des premières à exploiter le nom de Mandela, en vendant à des touristes et à des prix exorbitants de la terre et autres colifichets provenant de la maison de son mari à Soweto.
Mais Madikizela-Mandela a quand même raison sur un point. Aujourd'hui, Madiba n'est rien d'autre qu'une marionnette ballottée entre l'ANC (qui se sert de son nom pour stimuler son électorat ou rappeler ses heures de gloires à ses partisans), les partis de l'opposition (qui brandissent son nom comme une arme) et les médias internationaux (pour qui Mandela résume combien le pays n'est pas à la hauteur de ses idéaux, qu'importe qu'ils soient de toute façon inatteignables).
La mort de Mandela sera peut-être l'occasion d'un charitable état des lieux: en tant que pays, où se situe aujourd'hui l'Afrique du Sud, où devrait-elle être, et comment y arriver. L'espoir pour une Afrique du Sud post-Mandela, c'est de voir des jeunes dirigeants trouver une voix nouvelle, libérer les partis politiques de la gabegie qui n'a cessé de rogner l'autorité morale de ce pays, continuer à se battre pour les droits de la majorité pauvre et offrir, encore une fois, une vigoureuse démocratie à l'Afrique du Sud. Ce qui est triste, c'est qu'il faudra sans doute le décès de Madiba pour que tout cela devienne possible. [Roy Robinsauteur qui réside au Cap.]
_____
-Nelson et Winnie: des relations compliquées 

_____________________________ 

Partager cet article

Repost 0

1 2 3 4 5 6 > >>