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Article publié depuis Overblog

Publié le par Jean-Etienne ZEN

__ L'Europe ne roule pas fort et pédale dans la choucroute.
                                        Mais on peut rouler fort (ou moins fort) en Eurovélo et pédaler sans souci.

              
          A l'heure de la sédentarisation accélérée et de la malle bouffe généralisée,
 du tourisme de masse normalisé et passif, de l'euroscepticisme démoralisant, le vélo, comme la marche, est libérateur.
  Physiquement et moralement.
       Peu à peu, mais trop lentement et de manière trop peu concertée, des voies spécifiquement dédiées au vélo se font jour un peu partout, la France accusant un sérieux retard sur beaucoup de pays voisins.
 La vélorution n'est pas pour demain, mais, c'est promis on y va.
L' UEC (l'union européenne du cycle), malgré les aléas de la politique dite commune, semble inéluctable. 
       L'exemple cylopédique vient de haut.
  Suivez le guide! ou le logo. Le long des forêts ou des fleuves. Par monts et par vaux.
           Le projet avance, lentement mais sûrement.
                     Du Cap Nord à Gibraltar, de Brest à Brest-Litovsk...
                          C'est tout bon pour la santé et l'avenir de la planète. Le nôtre.
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A plus!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

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Plaidoyer pour une autre Europe

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Dérives d'une institution           (Questions) 
                                                                       Un idée à l'origine forte et belle, mais aujourd'hui en péril.
   A l'origine de la construction européenne, il y avait la nécessité de consolider la paix, mais aussi, dans le cadre d'une guerre froide naissante et sous l'égide des USA, seuls vrais vainqueurs du conflit, de solides intérêts à défendre et à développer.
    Le beau projet kantien fut marqué dès l'origine par une profonde ambiguïté.
En mettant la charrue avant les boeufs, les pères fondateurs ne soupçonnaient pas que cette logique allait aboutir à une réalité bien triviale, sans âme politique: une vaste zône de libre-échange, imposée peu à peu sous l'influence néo-libérale anglo-saxonne et les règles de l'OMC. 
    A la veille d'élections redoutées par des décideurs non élus, beaucoup font entendre leur voix pour appeler à une autre Europe, à inverser la logique à l'oeuvre dans un conglomérat d'Etats sans solidarité, voués à se livrer un peu plus aux intérêts des multinationales d' Outre-Atlantique.
                          Est-il encore possible de retrouver un cap mobilisateur impliquant les peuples, contre les principes oligarchiques des éléphants de Maastricht?
   Peut-on encore amender  cette aveugle machine à élargir, cette institution vassalisée, aux objectifs devenus.ambigüs, aux projets sans ambition?
   L'enfant de Masstricht a produit un espace de libre échange où dominent la concurrence et les dumping en tous genres, loin de la solidarité prônée.
   L'Union européenne est bâtie sur  un déséquilibre mettant en péril une demeure sans fondations solides.
                Déjà Pierre Mendès-France avait critiqué le Traité de Rome. 
Plus tard, P. Seguin mit en garde contre les dérives impliquées dans le Traité de Maastricht. 
       Jean-Pierre Chevènement s'engage pour une autre Europe. Il critique un européisme naïf,  car selon lui " ...L’Europe économique et monétaire a échoué dans sa tentative de créer une nation européenne dont Helmut Schmidt dit qu’elle ne verra pas le jour au XXIe siècle. Cette opinion est cohérente avec ce que les sondages de l’Eurobaromètre nous apprennent : il n’y a que 3% des Européens qui se sentent uniquement européens et 7% qui se définissent comme européens et nationaux ; tous les autres se disent d’abord nationaux et ensuite européens ou seulement nationaux. Le renforcement des sentiments nationaux est la tendance forte de ces vingt dernières années et il traduit l’échec évident de l’européisme..."
      De force centripète qu'il devait être, l'euro est devenu force centrifuge. 
L'axe Londres-Berlin qui se profile semble bien confirmer une tendance allant à l'encontre des idéaux proclamés avant que Europe ne devienne passoire.... 
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Championne, la France!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

c Ça tourne rond
                         Championne du monde...des ronds-points
                                                                                Enfin, presque...
                                                    En France, on n'a pas de pétrole, mais on a des ronds-points
____Nous sommes vraiment une exception dans le PRE (Paysage routier européen), et même dans le PRM (au niveau mondial).
Les angliches, qui ont aussi inventé la locomotive, ont ouvert la voie: ils ont mis en place les premiers  roundabout, parfois un peu bizarres. il est vrai. 
   Mais qu'est-ce qui n'est pas bizarre au pays de Sa Gracieuse Majesté, à commencer par ses chapeaux?...
__Les places rondes à Paris, dès le 17°siècle, ne méritent pas encore le nom de rond-point. D'ailleurs, à cette époque, ou roule comme on veut, comme on peut...dans un joyeux désordre dont se plaignait Boileau.
 Les carrefours giratoires sont récents, même si l'idée est ancienne: on  doit à Eugène Hénard, en 1906 l'idée du « carrefour à giration».
__Il y du mystère dans certains ronds-points...On peut les visiter, il y a des ronds-points qui méritent le détour. Des petites merveilles à la gloire d’une production locale ou d’une célébrité du coin.
     On en voit même (pas à Auteuil) avec trois vaches aussi belles que fausses, broutant le gazon. Pas de frais de tondeuse...Certains diront que ce n'est pas de l'art et que ces oeuvres risquent de distraire le conducteur le plus concentré. Certes, on ne trouve pas partout le (vrai-faux) pouce de César, et on ne peut demander à nos édiles d'exposer la Joconde ou une statue de Rodin quelque part entre St Omer et Charleville-Mézières...
______Un "mauvais esprit" comme Nabum estime que, dans les ronds-points, quelque chose ne tourne pas rond...
   Et il y va de sa critique habituelle et perfide des investissements coûteux et inutiles, au frais du contribuabledu petit manège enchanté de la corruption quotidienne. bla, bla ...
  Stop au lobby des giratoires ! veut-il nous dire, comme le Hérisson, dont on comprend ce qu'il risque à traverser un rond-point.
_____Bref, on peut tout dire sur les ronds-points, tout et son contraire. 
Par exemple, à leur avantage, ils permettent de faire demi-tour facilement en territoire inconnu, ou de tourner autant de fois qu’on veut (c’est gratuit !) sans aucun stress pour repérer la bonne direction sur le panneau adéquat, d'abord mal repéré ; ça donne le temps de la réflexion au touriste sans GPS. Et on peut toujours trouver une issue, contrairement à ce que dit R. Devos...
     On peut en  matérialiser un au milieu de son salon, pour éviter les rencontres malencontreuses et les chocs de personnes pressées et distraites. Les incidents de famille et les coups de gueule impromptus en seront certainement nettement diminués..
   On peut aussi faire remarquer que les giratoires permettent de fluidifier le trafic et qu'ils ont été inventés lorsque l’on s’est aperçu qu’il était ridicule qu’un feu rouge nous arrête pendant qu’il n’y a strictement personne. Donc on peut dire qu’en quelque sorte cela fait (un peu) baisser la pollution car la voiture ne passe pas son temps à s’arrêter tous les 100m. 
    D'autres, qui les prennent sur les chapeaux de roue, critiquent l’usure inégale des pneus qu'ils provoquent à la longue. Mais une réglementation intelligente devrait permettre de prendre les rond-points dans un sens ou dans l’autre (une fois à la française, une fois à l’anglaise) pour équilibrer cette usure, en changeant le sens tous les mois par exemple..Une proposition à soumettre à votre député...
Et on oublie l'aspect girato-philosophico-anthropologique de la question...
___Nous sommes quand même les champions du monde dans ce domaine, ce n'est pas rien!
 Il n'y en a que cinq mille en Allemagne, qu'on nous propose comme modèle. Et pas des oeuvres d'art...Lamentable!
                Vive nos ronds-points! Cocorico!
                                                                    Point!
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De choses et d'autres...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

__ Jupiter dans le brouillard

          Mais où sont passés les économistes de Macron ? 
              Bien souvent Macron varie...C'est 'illusion du consensus». 
                 Volte-face fiscale quasiment attendue.
                       Qui va gagner ou perdre dans tout ça?

 

__  Adrien   n'a pas as langue dans sa poche.

__ Il fallait s'y attendre, à Mossoul, les luttes de pouvoir et d’influence ont commencé:
             Et l'Etat islamique n'a pas dit son dernier mot.

__  A-t-i besoins de cela, le pauvre Pascal, lui qui critiquait les pompes et les institutions.

__ Hum...c'est embarassant.

__ Lille loin d’Épinal ? 

__ Ce ne serait pas con.

__ L'armée française découvre le "Made in Germany".

__ Bientôt un «référendum» sur le rattachement de l'Angleterre à... l'Anjou?
                 "Aujourd’hui, fort des liens historiques qui ont, jadis, uni l’Angleterre et l'Anjou, il nous semble important de reprendre l’initiative et de proposer un projet fort, structurant, ambitieux, à même de permettre aux Anglais de sortir de cette crise la tête haute : la réunification de l’Empire Plantagenêt qui, au XIIème siècle, réunissait, sous l’autorité des souverains angevins, la moitié de l’Europe occidentale dans un destin commun», "
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The Warrior

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(Il y a quatre ans...)

 Complexe, ondoyant, brutal et contesté   (notes)
                                                           L' homme est loin de faire l'unanimité à l'intérieur même de son pays.
  Celui qu'on a appelé  l'homme de fer, à plusieurs facettes, paysan-guerrier, souvent rebelle à sa hiérarchie, fut d'une complexité et d'une ambiguïté rares.
 Présenté comme une sorte de César, il fut considéré comme un héros dans son pays à certaines occasions, un recours parfois, un homme sans scrupuleaussi, même si on a pu penser qu'à la fin de sa vie, en quittant le Likoud, il était prêt à abandonner par réalisme le vieux projet d'un grand Israël, même si le retrait de Gaza fut surtout le résultat d'un calcul.
       Un chef de guerre qui fut sans scrupules, de Qibya (1) à Gaza, en passant par Sabra et Chatila (2). 
Contrairement au conciliateur Rabin, il fut essentiellement partisan de la  force.
   Il laisse un héritage dangereux, contribuant à droitiser l'opinion israëlienne, à radicaliser plusieurs fois une frange de Palestiniens et entreprenant une colonisation rampante ou brutale en Cisjordanie.
                     Un homme de fer  comme le suggère Haïm Gouri,« Pour viser et tirer, il faut fermer un œil. Pour voir la réalité dans sa globalité, il faut avoir les deux yeux grands ouverts. Arik, qui était d’abord un soldat, a longtemps fermé un œil. Surtout celui de la morale… En devenant premier ministre, il a commencé de voir la réalité différemment.... 
   Il avait compris les limites de la politique de la force et tenu compte de l’usure de l’opinion israélienne ». Le vieux politicien, sans l’avouer, aurait également admis l’impact de l’« élément démographique » (la natalité beaucoup plus forte des Palestiniens les amenant à bientôt devenir majoritaires sur le territoire aujourd’hui de facto placé sous l’autorité d’Israël)... 
  Pour en tirer des conclusions inverses, Géoula Cohen développait une idée voisine, celle d’une « dérive » générale de la société israélienne qui, selon elle, avait fini par contaminer jusqu’à Sharon lui-même. « Tout a commencé, disait-elle, avec la guerre d’octobre 1973. » L’attaque égypto-syrienne dans le Sinaï et sur le plateau du Golan, alors occupés par Israël, avait laminé les lignes de défense de son armée, qui accusait des pertes très importantes. « Le peuple a été pris d’une angoisse existentielle folle qui, malgré le retournement de la situation, ne l’a plus jamais quitté. Après 1973, la volonté nationale et individuelle à payer le prix du combat a progressivement décliné. Nous avons cherché à légitimer nos concessions...
( Après Sabra et Chatila)100 000 Israéliens scandent à Tel Aviv « Sharon assassin ». Une commission d’enquête menée par le juge Kahane conclura à sa « responsabilité indirecte » dans ce massacre. Mais elle classifie les parties les plus sensibles des auditions (elles le demeurent jusqu’à ce jour). La commission exige aussi l’exclusion d’Ariel Sharon de toute fonction à caractère sécuritaire dans l’avenir. Un verdict de mort politique ? En réalité, il revient au gouvernement un an après, comme ministre de l’industrie. Il multiplie ensuite les postes ministériels, dont le logement et la construction (qui détient la haute main sur le développement des colonies), puis l’énergie, enfin les affaires étrangères, en 1998, toujours dans des gouvernements de droite... 
Plus que tout autre dirigeant, il aura symbolisé, par son évolution, le dilemme dans lequel se débattent les Israéliens depuis la fin de la guerre des Six-Jours. Car les Palestiniens ont fini par imposer dans les consciences leur existence. Conséquence : les grandes postures du sionisme – « Les Palestiniens n’existent pas », avait clamé le premier ministre Golda Meir ; « Nous n’avons expulsé aucun Arabe », avait dit auparavant David Ben Gourion – sont désormais à ranger au registre des fictions politiques, tout comme l’occupation militaire des Palestiniens érode progressivement au plan international la propension israélienne à s’approprier la position victimaire dans le conflit. Depuis bientôt cinq décennies, Israël vit écartelé entre l’impossibilité de se défaire du « cancer palestinien » et le refus chronique d’accepter une solution qui respecte la parité « en droits et en dignité » des deux peuples...
C’est parce qu’il était partiellement conscient de ces enjeux qu’Ariel Sharon, avant son accident vasculaire cérébral (AVC), avait créé un nouveau mouvement politique, qu’il avait nommé Kadima. En français : « En avant ! » La plupart des témoignages décrivent Sharon comme un homme secret, tortueux, qui masquait ses intentions mais pas ses ambitions et n’accordait, même à ses proches, qu’une confiance conjoncturelle. Un manipulateur, qui a longtemps eu en Israël une notoriété de « menteur invétéré ». Un homme paradoxal, impulsif, mais capable de préparer ses coups très à l’avance et d’attendre son heure patiemment...
Un homme capable aussi de tous les pas de côté, ou même en arrière, en fonction des rapports de force et des circonstances, pour préserver ses objectifs finaux. Un homme qui toute sa vie a pensé que le temps jouerait toujours en faveur des Israéliens. Et qui, nous confiait son confident, Réouven Rivlin, était convaincu qu’il fallait parler de la paix « parce que c’est ce que les Israéliens et la communauté internationale veulent entendre, mais en laquelle il ne faut surtout pas croire ». Dans la fameuse interview précitée de 2001, Sharon expliquait aussi qu’au-delà des aléas, l’ambition du sionisme restait d’actualité ; elle consistait « à toujours aller de l’avant ». La dénomination de son parti n’était pas qu’une clause de style..."
      Sharon aura contribué à placer son pays dans une impasse durable, une impasse liée au statut de cet Etat si particulier.
Les quelques mois de discussion qui restent ne laissent pas entrevoir d'avancée notable.
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(1) "...L’Unité 101 pénètre dans le village dans la nuit du 14 au 15 octobre et jette des grenades dans les maisons. Un massacre collectif s’en suit dont rend compte le journal Ha’aretz du 26 octobre : « ils ont tiré sur chaque homme, femme et enfant qu’ils trouvèrent. Et pour finir sur les troupeaux de vaches. Ils dynamitèrent ensuite quarante-deux maisons, une école et une mosquée. » Soixante-neuf personnes trouvent la mort, en majorité des femmes et des enfants. Le Département d’Etat US, le 18 octobre, déclare que les responsables « devraient être amenés à rendre des comptes». Le 25 novembre, le Conseil de Sécurité de l’ONU, unanime, condamne Israël pour ce massacre. Ben Gourion félicite Sharon. L’Unité 101 incarne la volonté d’Israël de s’imposer dans la région..." (Jennar
(2) Selon Yeshayahu Leibovitz, professeur à l’Université Hébraïque et éditeur de l’Encyclopedia Hebraica, déclarait : « le massacre fut accompli par nous. Les Phalangistes sont nos mercenaires exactement comme les Ukrainiens, les Croates et les Slovaques furent les mercenaires d’Hitler, qui les a organisés en soldats pour faire le travail pour lui. De la même manière, nous avons organisé les assassins au Liban en vue de tuer les Palestiniens. »
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Point d'histoire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

La Fayette, nous voilà!
                                          Selon la parole  historique du Colonel Charles Stanton.
              Et la guerre devint mondiale.
     Une implication tardive, mais déterminante dans le cours d'une guerre qui s'éternisait cruellement, au prix de 50000 hommes.
     A Paris, Trump ne viendra pas que pour des raisons diplomatiques.
         1917: La course au désastre aurait encore pu se poursuivre sans doute encore longtemps, si ,après trois ans de neutralité, les États-Unis n'étaient pas finalement entrés en guerre, sortant  de leur isolationnisme de principe.
           Le 1er février 1917, Wilson rompt les relations diplomatiques avec l'Allemagne, espérant que cela suffira pour la faire renoncer à ses projets. Il n'en est rien. Le 13 mars, les navires marchands reçoivent l'autorisation de se munir de canons. Le 19, l'inévitable se produit : les Allemands coulent le Viligentia. Le 20, Wilson est résolu à l'intervention armée contre l'Allemagne et le 2 avril 1917, il demande au Sénat de voter la déclaration de guerre. Le 6 avril 1917, à 13 h 18, le Congrès vote la guerre par 373 voix contre 50. Le président Wilson proclame alors : "L'Amérique doit donner son sang pour les principes qui l'ont fait naître...
      Un revirement de l'opinion s'est opéré Outre-Atlantique  dès 1915 en faveur de l'Entente et se poursuivra jusqu'au 6 avril 1917, où officiellement les USA s'engagent réellement, les vrais combats ayant lieu seulement en 1918.
     Mais cette entrée en guerre ne fut pas sans arrière-pensées pour les bailleurs des puissances anglo-françaises:

  ...A défaut de pouvoir commercer avec les Allemands et les Austro-Hongrois, soumis au blocus de la Royal Navy, ils multiplient les livraisons à destination de l'Entente (la Grande-Bretagne et la France). Ces ventes se font à crédit (2,3 milliards de dollars de prêts à l'Entente contre 26 millions seulement à l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie) et le souci d'en obtenir le remboursement va être déterminant dans le choix du gouvernement américain de s'engager aux côtés de l'Entente.
      Un banquier américain anonyme en fait la confidence à un jeune journaliste français, Camille Ferri-Pisani : « J'ignore La Fayette. J'ignore si l'Allemagne attaqua la première. De l'histoire, je ne retiens que la statistique. Je sais une chose, c'est que la grande guerre a quintuplé le chiffre de nos affaires, décuplé nos bénéfices et tout ce trafic magnifique  nous l'avons opéré avec les Alliés. (...) Notre stock or dépasse aujourd'hui le stock or de tous les Alliés réunis. Mais vous nous avez payé aussi avec du papier. Or vos traites ne vaudront que ce que vaudra votre victoire. Il faut que vous soyez victorieux à tout prix pour faire face à vos engagements. Je vois plus loin encore. Il vous faudra reconstruire tout ce qui fut détruit. Cet argent que nous avons gagné sur vous, nous vous le prêterons pour relever vos villes... » (Les Annales, 25 mars 1917) (*).
           Pershing s'installa d'abord à Boulogne. A St Nazaire, le 28 juin 1917, la 1re division d'infanterie américaine (surnommée « The Big Red One », le grand un rouge », qui correspond à son insigne) débarque à Saint-Nazaire"
   L'instruction des troupes US, peu formées (*), fut prise en charge par l'armée française mais non sans tensions.
    L'engagement américain et le développement de son aide ne cotribuèrent pas peu à sa promotion sur les chemins de la puissance.____
                                (*) Les États-Unis s'engagent donc dans la guerre pour faire respecter les règles du droit international, mais ils n'ont pas pour autant les moyens de la faire. Alors qu'ils comptent 103 millions d'habitants, ils ne disposent que d'une armée de métier aux effectifs réduits, à peine 200 000 hommes, dont les seules expériences du combat ont été acquises contre les Indiens, les rebelles philippins, les Espagnols de Cuba ou les hors-la-loi mexicains de Pancho Villa. Ces hommes ne semblent guère capables de soutenir un conflit lointain impliquant un engagement massif.

Cette armée ne possède que 285 000 fusils, 1 500 mitrailleuses, 550 canons, aucun tank et 55 avions surannés. Seule l'US Navy est moderne : 14 super cuirassés dreadnoughts, 250 destroyers, 36 sous-marins, un personnel qualifié dont 80 000 marins serviront en opération. Cette flotte, commandée par l'amiral Sims, va accomplir ses missions de convois de troupes vers l'Europe et de lutte anti-sous-marine avec succès.
         ... Le 4 juillet 1917, jour de la fête nationale américaine, elles effectuent même une parade dans Paris derrière leur commandant, le général Pershing. Mais les unités américaines, mal préparées, ne sont pas immédiatement engagées sur les champs de bataille et subissent tout d'abord de longs mois d'entraînement dans des camps installés à Brest, Bordeaux, Saint-Nazaire, Le Havre. Leur nombre reste également dans un premier temps assez limité : 80 000 hommes à la fin 1917 (dont 50 000 combattants), 300 000 hommes en mars 1918. Les débarquements s'accéléreront ensuite : un million d'hommes en juillet 1918, deux millions au moment de l'armistice. Il faudra donc dans les faits plus d'un an pour que les effets de l'intervention militaire américaine se fassent réellement sentir.
        Si certaines unités américaines montent au combat dès la fin de l'année 1917, c'est surtout au cours de l'été 1918 que les Américains participent à leurs premières véritables batailles, opérant de manière autonome par rapport aux armées françaises et britanniques, selon les souhaits du général Pershing. Le 12 septembre 1918, la première armée américaine remporte sa première grande victoire en réduisant le saillant de Saint-Mihiel, au sud de Verdun, contrôlé par les Allemands depuis 1914. En un seul jour de combat, les Américains attaquent derrière un barrage de 2900 canons, délogent les Allemands de leurs positions, capturent 466 canons et font 13 251 prisonniers (l'état-major français aura toutefois tendance à minorer cette victoire en expliquant que les Américains avaient surpris les Allemands en pleine retraite). Après ce premier coup d'éclat, les Américains jouèrent un rôle important dans la bataille de l'Argonne et la contre-offensive alliée menant à la victoire et à la cessation des combats
[- Musée de l'Armée -  La Loire-Atlantique et la Grande Guerre ]

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Espagne: régressions

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(Il n'y a que quatre ans...)

Retour au conservatisme  franquiste?
                                                              Buenos dias, fascismo...
  La stratégie du choc décrite par Naomi Klein se vérifie au-delà des Pyrénées à la faveur du  grand saut en arrière qui affecte ce pays...
      Mettre une population en état de choc pour faire passer plus facilement la pilule de l'extrême rigueur, lui faire payer les folies bancaires passées  et imposer des réformes sociales régressives. 
   Un pays où la grande pauvreté s'étend, où les inégalités se creusent à grande vitesse, où la jeunesse est sacrifiée et invitée à partir, mais où tout le monde ne souffre pas au même degré, où la corruption fait des ravages jusque dans le cercle de la famille royale.
    Le système de santé  est soumis à de sévères  restrictions et prend le chemin de la privatisation.
  La pauvreté est criminalisée ça et là et s'accompagne d'un retour silencieux à la terre.
      Le droit à manifester est réduit à peau de chagrin, soumis à de très lourdes sanctions, devenant dans les faits pratiquement interdit:
"En Espagne, "sous couvert de l’inattaquable excuse de la sécurité, le gouvernement de Mariano Rajoy considère préventivement le manifestant comme dangereux. Il est ainsi automatiquement regardé comme une menace à la loi grâce au nouveau projet législatif de « Sécurité citoyenne » adopté par le conseil des ministres le 29 novembre dernier..."
    Le retour au conservatisme d'antan, qui satisfait aussi l'Eglise, se cristallise aujourd'hui autour de la loi anti antiavortement, objet d'âpre débats:
  "...Le gouvernement Rajoy ne fait qu’une chose, appliquer son programme de 2010. Dès son élection la question est revenue sur le devant de la scène, une partie du PP faisant pression sur le gouvernement pour revenir vite sur la loi de 2010. A l’époque les manifestations anti-avortement avaient rassemblé des centaines de milliers d’Espagnols dans les rues en 2009, la droite espagnole la plus réactionnaire et conservatrice était dans la rue et c’est celle qui est maintenant aux affaires, celle qui déjà à l’époque réclamait « la protection de la vie des enfants conçus », la même droite réactionnaire que l’on a vue en France lors des manifestations contre le « mariage pour tous » en mai dernier.1
    Rajoy applique donc son programme : « Nous prêterons une protection accrue aux non nés et à l’enfance. Nous prêterons aussi une attention spécifique aux femmes durant leur grossesse et dans le soin de leur enfant mineur. » Puis le PP annonçait les mesures : « La maternité doit être protégée et appuyée. Nous promouvrons une loi pour la protection de la maternité avec des mesures de soutien aux femmes enceintes, et en particulier pour celles qui se trouvent en difficultés. (…) Nous changerons le modèle de l’actuelle législation sur l’avortement pour renforcer la protection du droit à la vie, ainsi que des mineurs. »
         C’est une conception ultra-conservatrice de la société qui se cache derrière ce programme, Tout plutôt qu’une IVG, ainsi la limitation du droit à l’avortement s’inscrit dans la promotion de la natalité. L’Etat se veut le protecteur et le garant de l’enfant à naître. Rajoy flatte son électorat le plus conservateur. La droite populaire espagnole est l’héritière directe du franquisme. Lorsque que le PP se crée, les cadres du parti et futurs ministres l’ont été sous Franco. Si une série de lois a ouvert l’Espagne à la démocratie, ne laissant pas d’autres choix aux couches les plus rétrogrades de la société, celles-ci n’avaient pas disparu, elles étaient aux aguets, les voilà qui entrent à nouveau dans l’arène.
      La droite espagnole renoue idéologiquement avec le franquisme dont elle est issue. Les restes de l’idéologie franquiste sont tenaces et le volet famille n’est pas en reste. Et ce notamment concernant le rôle des femmes, ces dernières sont comme sous Franco reléguées à leur rôle de mère. On amorce le repli de la société autour de la famille. Rajoy promeut la famille et y consacre le rôle de la femme, car si la femme n’a pas le droit de disposer de son corps, la société lui garantit des solutions d’accompagnement de sa grossesse non-voulue.
     Dans un article publié dans le journal La Marea (Scop espagnole), la féministe Nuria Varela explique que cette loi est en fait une loi contre les femmes. « Ce qui est en train d’être discuté en ce moment ce sont les droits citoyens des femmes. Contrôler la population et restreindre les droits et les libertés est une tentation de tous les gouvernements autoritaires et le gouvernement de Rajoy n’est pas en reste. C’est sa feuille de route, il est en train de l’appliquer sans vergogne depuis qu’il est au pouvoir : droit économiques, liberté d’expression et de manifestation. Eliminer le droit à l’avortement est un droit de plus qui se perd, mais pas n’importe lequel parce que considérer les femmes comme incapable de prendre des décisions concernant leur sexualité, leur corps et leur famille suppose de nous placer comme personnes mineure à vie...."____
- La crise espagnole pour les nuls_______

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Mieux vaut en rire.

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Quoique...

*  La SNCF déraille. 
                             Un vrai claquage ferroviaire.
                                      Et la SNCF a créé des centaines de filiales pour mieux préparer le démantèlement du transport ferroviaire,.. selon les attentes de Bruxelles.


*  Cochonneries texanes.

*  Chicken run autrichien

*  .Mon grand père non plus ne l'a pas eu,
                                                   qui fut une star de l'agriculture.

*  Il manque une ministre de la mode française.

*  L'affameur des temps modernes sévit dans les médias.
                                         Mais pas seulement.

*  Une croco-mamie manie fatale.

*  Des pandores sympas.
                                               C'est pas tous les jours.
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Sous-traitance en question

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(Le problème n'est pas nouveau, mais...)

Le déraillement de Bretigny fait apparaître les défaillances d'une certaine sous-traitance.
                    Certaines conditions de travail dans la SNCF font clairement apparaître des prises de risque parfois inquiètantes.
     Plus on sous-traite,  plus on prend des risques, surtout dans les organisations et les taches complexes, nécessitant souvent cohérence, suivi et longue expérience.
      La question de la sécurité dérange la SNCF, mais elle est en partie une des conséquences de la libéralisation en cours depuis des années et du changement de "métier" des personnels, de la perte d'expérience, de la division des gestions, du recours à une sous-traitance mal formée...
  Les incidents se sont multipliés depuis ces dernières années.
        La sous-traitance est parfois nécessaire, c'est de la sous-traitance généralisée, systématique et massive dont il est question, conséquence d'une nouvelle organisationdu travail.
            Elle peut être source de dysfonctionnements, de conflits, de pression sur les salaires, de pratiques abusives, d'illégalités, de  travail clandestin, de risques, de retards, comme à Flamanville.
 Les règles ne sont pas toujours respectées, car il y des règles bien définies en la matière.
C'est surtout la sous-traitance en cascade  qui pose le plus de problèmes.
    Et la réforme de cette pratique a accouché d’une souris
  La  sous traitance nucléaire est celle qui pose sans doute le plus de problème pour des raisons compréhensibles de sécurité. Les soutiers du nucléaire sont particulièrement exposés.
          Dans le livre "Les dossiers noirs du nucléaire" (éditions Presses de la cité, 2013), on apprend que "les travaux effectués en permanence sur ces sites sont assurés à 80% par des prestataires". Autre chiffre choc: dans les centrales, il y a près de deux fois plus d'employés extérieurs (20.000) que de salariés d'EDF (10.000). Pire, il peut y avoir jusqu'à 7 niveaux de sous-traitance!
Difficile dans ces conditions d'assurer la parfaite sûreté du parc nucléaire français, que ce soit à cause de la gestion des hommes, la transmission des connaissances ou pour s'adapter à des événements imprévus qui ne manquent pas de survenir.
Dominique Leglu, co-auteur de l'ouvrage et directrice de la rédaction de Sciences et Avenir (qui appartient, comme Challenges, à Claude Perdriel), revient sur les dangers qui menacent le nucléaire français, alors qu'on envisage d'allonger la durée de vie des centrales..."
 Au Japon, le problème est plus grave.
___Dans le cadre d'une mondialisation généralisée de la production et des échanges, la sous-traitance-délocalisation peut  produire la mal-traitance.
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