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Avoir la patate

Publié le par Jean-Etienne ZEN

           Sans patate, nous ne l'aurions pas (la patate)...
Elle est devenue la base de notre alimentation et de bien des sous-produits.
                   Merci les Incas et Parmentier!
 Sans eux nous n'aurions pas la frite, c'est sûr...
     Des  Andes à Versailles, elle a fait son chemin jusque dans nos assiettes, au point de devenir indispensable.
Quelle histoire!  Un trésor enfoui.
 Sa pénurie  a pu se révéler mortelle.
                     Une drôle d'histoire que celle de la patate.
Même si l'extrême diversité des papas s'est un peu perdue en Europe. 
   Le CIP renferme une banque génétique de 5000 variétés 
On a fini par mettre des patates partout, pas seulement dans nos assiettes: 
. C'est une vraie patate Hé, va, patate! »)
 avoir l'air patate
 avoir la patate ou avoir la frite
 un sac à patates: personne obèse, mal dans sa peau, mal habillée
 se renvoyer la patate chaude
 en avoir gros sur la patate
 avoir lourd sur la patate
 lancer une patate
 faire une patate, etc...
                               La frite, qui tend à se mondialiser, en est la meilleure vitrine.
    Les débats franco-belges ne manquent pas sur la question (insoluble?) de sesorigines.
 Nos voisins flamands la vénèrent au point d'en avoir fait un musée, une fois...
  Mais cette véritable industrie n'est pas sans danger...☺  
Aux USA, les  "french fries" furent au coeur d'un enjeu politique célèbre et il est des patates chaudes qui n'annoncent rien de bon..
        Incontournable patate!
Un remède à la crise alimentaire ou monétaire? 
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Connaissez-vous Ayn Rand?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Une philosophie politique "impossible"        [notes]               

Il est des systèmes de pensée politique que l'on peut qualifier de plus ou moins d'utopiques (même si l'utopie d'aujourd'hui peut être la réalité de demain, comme le suggérait Victor Hogo...), qui prônent, surtout depuis le XIX° siècle, et précisent les conditions d'une société où la solidarité et le partage deviendraient des valeurs dominantes, à l'heure où l'individu livré à lui-même, était soumis à l'arbitraire de ses employeurs, sans règles ni droits contre  l'association pour la défense de ses intérêts légitimes. Owen, Proudhon, Bakounine, Marx, Jaurès, chacun à sa manière...Les luttes ouvrières sont marquées par des idées émancipatrices qui montraient le chemin.
 
                          Mais  il est une écrivaine au destin singulier, au parcours compliqué, se réclamant d'un Nietzsche mal compris, qui prône une éthique de l'égoïsme, du chacun pour soi, qui est devenue  l'héroïne des libertariens aux USA, que l'on pourrait qualifier d' odieuse et moderne, comme le fait un commentateur.
   Elle a inspiré plus ou moins fortement la "pensée" économique de Reagan et de toux ceux qui ont suivi la voie de l'ultralibéralisme, en poupe depuis les années 70. Elle continue à avoir une influence sur une certaine droite américaine, notamment sur Mitt Romney. Elle allait jusqu'à juger comme immoraux les programme soçiaux.
    La réussite et l'enrichissement individuels comme idéal, l'égoïsme comme horizon: c'est devenu le leitmotiv du monde des affaires, contre l'exigence de solidarité sociale demandée par Roosevelt.
  L'idéal est l' individu sans liens...:, comme si ce pouvait être un but assignable, une réalité vivante.
    Un retour à l'"individualisme possessif", terreau et conséquence de la "révolution conservatrice" chère à Margaret Thatcher, fidèle lectrice de Hayek,Friedman, De Mises...
    Rand est passée de fait de l'individualisme radical à l'éloge du conformisme néolibéral, qui s'emploie à dissoudre les liens de solidarité et à désarmer l'individu face aux pressions marchandes.
Un retour à l'"individualisme possessif", pointé déjà par Hobbes.
Même beaucoup de ceux qui défendent encore la pensée de Ayn Rand voient assez vite les impasses où elle conduit.
     Et, pour le moins, la philosophie ultralibérale d’Ayn Rand passe mal de la théorie à la pratique 
       A l'heure où les valeurs de solidarité sont en baisse, de dérégulations en prétendues "modernisations", on peut encore lire Rand, comme vaccin pour s'immuniser un peu plus contre un certain individualisme, valeur en hausse dans le monde du business et de la société imprégnée par les valeurs mercantiles, mais destructrices du tissu social.
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Nouvelle bataille du rail

Publié le par Jean-Etienne ZEN

[Déjà en 2014]            Le rail déraille-t-il?
                                  Au train où vont les choses...
               [Questions en suspens] 
    Moderniser, disent-ils...
Un service public vraiment renforcé ou dilué?

Dans les méandres de la SNCF

  On sait ce que cache souvent la notion équivoque de modernisation dans la novlangue du libéralisme qui s'impose peu à peu comme norme dans le NMP ou lelean management, comme dans le domaine de la santé.
  Une privatisation rampante s'installe, conforme aux impératifs bruxellois.
  La dérégulation se met en place peu à peu.
             Or le train n'est pas un bien de consommation ordinaire
"... En arrière plan de cette réforme figure... l'ouverture à la concurrence à laquelle la SNCF doit se préparer. Exemple : en échange de la possibilité pour la SNCF de réintégrer RFF, la Deutsche Bahn allemande a obtenu l'ouverture à la concurrence du transport régional de voyageurs en France. Cette ouverture ne devrait pas être possible avant 2019 mais déjà, les esprits s'échauffent. 
Face à l'arrivée de la concurrence, les syndicats mettent en avant la question du devenir des lignes non rentables : "Est-ce qu'il faudra passer à la route ?", se demande l'Unsa. Et comment s'organisera le transfert des personnels : "Pour le moment, ces questions ne sont pas réglées." 
Au delà, c'est bien la question de l'avenir du service public qui est en jeu, selon l'Unsa. En Allemagne, chaque région peut déjà choisir son opérateur et 22% des transports régionaux sont réalisés par des concurrents de la Deutsche Bahn. Parmi lesquels... la SNCF avec sa filiale Keolis. "Nous ne sommes pas un bien de consommation ordinaire", rappelle Marc Bauger. "Il s'agit de continuité du service mais aussi de sécurité".
     Retour à l'Etat stratège ou risque d'éclatement du système, quand la SNCF a besoin de cohérence?
Une réforme euro-compatible, à l'heure où Bruxelles exige la privatisation de la SNCF, qui se précise pour certaines lignes.
     La course à la sous-traitance n' arrange rien, surtout du point de vue de la sécurité.
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Faire bouger k'Allemagne...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 ...Et l'Europe?
                      L'Allemagne ordolibérale de Merkel-Schaüble pèse d'un tel poids sur la marche des affaires de l' Europe, que beaucoup s'en inquiètent depuis longtemps, même au pays de Goethe.

     Il semblerait que notre nouveau Président s'en soucie:E.Macron est allé à Berlin à plusieurs reprises, avec l'ambition de faire "bouger" l'Allemagne, en déclarant qu'un changement de traité n'était ni un tabou ni une fin en soi."
    Déclaration louable, mais pour l'instant bien formelle, vite de contenu, quand on connaît la détermination et la rigidité des positions de Berlin, pour qui la notion de convergence, de solidarité européenne, d'unification bancaire n'est plus du tout son horizon et qui semble ne pas voir le problème que pose le statut de l'euro, taillé à son avantage et celui de ses énormes excédents commerciaux, qui condamnent ses partenaires à une relative austérité largement subie. Tout se tient avec une monnaie commune, qui ne profite pas à tous.
          Martin Schulz croit, lui aussi, à une nouvelle initiative en Europe, rappelant au passage que 

les Allemands ont l’impression, à cause de M. Schäuble [ministre CDU des finances], qu’ils sont les seuls à financer l’Europe. On oublie que les Français contribuent à hauteur de 20 %...mais ses chance de réélection en automne semble bien compromises.

    D'autres, comme le wallon Paul Magnette, veulent replacer les élus au cœur du processus, ce qui n'est une mauvaise idée,mais qui ne va pas à l'essentiel. C'est le coeur même du réacteur des institutions de Bruxelles qu'il faut repenser, puisque l'ancienne
et toujours vague idée de fédéralisme est repoussée aux calendes...grecques.
       Ce n'est pas en faisant ce que l'Allemagne exige de nous et des autres qu'une solution pourra naître (c'est ce qu'à fait Hollande en vain), mais en changeant globalement l'orientation du projet européen, en y intégrant l'Allemagne, en allant à contre-sens d'objectifs qui n'ont d'européens que de nom: le tir de barrage préventif dans la presse allemande contre d’éventuelles revendications à venir d’Emmanuel Macron. Ainsi le grand hebdomadaire Der Spiegel titrait à la Une le 12 mai dernier “Cher Macron”, en jouant sur le mot cher, avec en sous-titre : “Emmanuel Macron sauve l’Europe… et l’Allemagne doit payer”. Quant à la chancelière, elle a immédiatement fait savoir qu’elle ne pouvait rien faire pour réduire l’excédent extérieur allemand dû, selon elle, à des éléments qui ne dépendent pas de son action : l’excellence des entreprises allemandes combinée à la politique monétaire trop laxiste de la Banque centrale européenne.
     Revenir à une part de souveraineté bancaire, monétaire, notamment, semble bien une nécessité. .          On doute que Macron veuille aller jusque là. 
         La BCE, dans ses opérations de sauvetage, se heurte aux limites de sa politique monétaire/  ...Tous les déséquilibres économiques et financiers, tous les dysfonctionnements entre une Europe du Sud de plus en plus déclassée et une Europe du Nord, emmenée par Allemagne, attirant comme un aimant toutes les richesses et les potentialités de l’Union ...
         Il y a nécessité, sous peine d'échec, de reprendre le projet européen, largement dénaturé du fait de ses choix ultralibéraux, de dissiper les grands malentendus qui pèsent sur lui depuis l'origine, depuis les rêves de Jean Monnet, qui n'étaient déjà pas sans arrière-pensées.
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Passé revisité

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Histoire à la petite semaine 
                                   Réécrire l'histoire à la lumière de nouveaux faits et de nouvelles recherches est une nécessité mais aussi un risque. C'est un travail sans cesse recommencé, qui demande formation, recherche approfondie, méthode, esprit critique, remise en question permanente des préjugés et des croyances établies.

Le mythe Charlemagne__(1)

La lecture du passé, souvent enjeu politique dans les débats d'une époque, risque toujours d'être trop marquée par les affrontements idéologiques du présent.
      Depuis peu, surfant sur une attente populaire souvent équivoque, une curiosité parfois marquée par la naïveté, l'ignorance et la recherche du  sensationnel, un certain nombre de magazines se mettent à traiter des questions relatives à notre passé, de manière le plus souvent simpliste, partiale et intéressée (les grands titres attirent le chaland).
   Comme l'Express, par exemple, qui se lance parfois dans des tableaux épiques de notre roman national, digne du plus mauvais Lavisse, avec des angles très particuliers, des points de vue a posteriori très discutables. 
   Sous la plume de Barbier, l'histoire de France, pays qui s’appelle épopée  devient une aventure rêvée, dans un style lyrique dénotant l’envie de raconter une histoire, peut-être plus que l’histoire de la France. Pour lui « la France s’est fait un destin », elle est « d’âme et de couleur » (une « âme de la France » chère à Max Gallo), même si son histoire s’est écrite « en lettres de sang ». Heureusement, la France est un pays qui a du « génie », un « peuple qui toujours se relève quand on le croit défait ».
 On n'est pas loin de la mythologie à la Michelet.
    On est proche d'une histoire héroïque décrivant un "hexagone « idéal », une « construction millénaire, région après région, charpentée de ténacité et de courage […] ». Comme si la construction de la France actuelle avait été un projet mûrement réfléchi et mis en place par les souverains successifs, malgré l’adversité. Les deux auteurs (Philippe Bidalon et Mylène Sultan) enfoncent le clou en affirmant que la France du XXIe siècle est « l’aboutissement d’une vision ancienne, ancrée sur la volonté irréductible de faire vivre la Nation ». Parler de nation sans dire un mot, ou si peu, sur la Révolution et la République semble assez étonnant."
      Valeurs actuelles fait des choix très droitiers, ce qui ne peut étonner, annonçant prophétiquement l'effacement de la France en agitant des menaces régulièrement instrumentalisées et mettant en valeur des figures quasi mythiques d'un passé idéalisé, comme Charles Martel, héros des islamophobes et des groupes d’extrême droite comme les identitaires, symbolise cette « histoire piétinée » qui se résume en fait à une litanie de grands personnages, les mêmes que ceux célébrés par les historiens de garde comme le montre la liste en bas à droite de la Une : Clovis, Saint Louis, Louis XIV et Napoléon...."
Bref, une histoire plus que sélective. Partisane. Avec des penseurs comme Camus et des historiens souvent autoproclamés comme  Dimitri Casali, Vincent Badré et même Philippe de Villiers., on quitte le domaine de la recherche historique pour celui de la propagande.
       Bref, l'histoire est une discipline trop sérieuse pour être laissée aux journalistes à la petite semaine ou imbus d'idéologie rance, adeptes d'un passé qui n'a jamais existé tel qu'ils le fantasment..
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On en parle

Publié le par Jean-Etienne ZEN

__ Bure: on en reparlera. Un site d'exception pour des raisons bien différentes.
                   On creuse pour des raisons discutées, mais on trouve ce que l'on ne soupçonnait pas, exceptionnel.
                        Coïncidence rare.

__ Le « verrou de Bercy »  en question
                                         Il y a encore fort à faire.

__ Le mal être des agriculteurs qui n’arrivent-ils plus à vivre de leur travail. 
                                              Un problème global. 

__ Macronie  en marche:
                                    Silence! on rabote, on grapille. Quitte à rétropédaler.
   Pour Louis Gallois : « La mesure sur les aides au logement est aveugle et frappe les plus pauvres »:

                       Où est passée la révolution promise par Macron ?:
                 La fronde couve au sein de La République en marche: "Les « marcheurs frondeurs » dénoncent « un manque de démocratie interne » au sein de la formation du président Emmanuel Macron. « Les statuts proposés cantonnent les adhérents à un rôle de supporteur et les excluent de la gouvernance, aussi bien locale que nationale », dénonce, dans un communiqué, le collectif, pour qui « ce “verrouillage” révèle une certaine défiance vis-à-vis des adhérents et apparaît en contradiction avec les valeurs de LRM »."


__Pauvre Mexique!
                             A la recherche des disparus, morts ou vivants  
 

__ Les loups de Wall Street courent toujours...

 
           The Chickenshit Club, dernier livre du journaliste Jesse Eisinger, nous plonge dans les coulisses du ministère américain de la Justice pour trouver la réponse à cette question: comment est-il possible que les responsables du crash financier de 2008, qui a causé la perte de huit millions d’emplois aux Etats-Unis, n’aient quasiment pas été sanctionné? D’après l’auteur, lauréat du prix Pulitzer en 2011, l’explication réside surtout dans la proximité sociale entre banquiers et procureurs. Les magistrats feraient preuve de complaisance à l’égard de leurs camarades de l’élite américaine, sortant des mêmes universités qu’eux.
    Comme le fait remarquer James Kwak dans le New York Times« personne ne veut être le traître de sa classe, encore moins lorsque ses membres sont d’aussi sympathiques personnes ». Les procureurs se montreraient négligents face à leurs amis délinquants en col blanc, de « bonnes personnes qui n’ont fait qu’une mauvaise chose » selon un juriste de l’autorité des marchés financiers. 
   Un  monde à part. 
    A lire : Us et coutumes de la tribu Wall Street.
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Si le paradis existe...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

....Il doit ressembler à cela:

 

[Photo personnelle]

                 A condition de faire abstraction des cohortes de plus en plus nombreuses de touristes pressés de tous horizons, des norias de bus et de bateaux de croisières qui rendent le lieu victime de son succès.
     Luxe, calme et volupté...

[Photo personnelle]

         Le luxe tapageur et bling bling se concentre dans les "goldenstreets" des deux plus grandes agglomérations surplombant la falaise vertigineuse.
   Mais le calme n' est jamais loin, sur la côte basse au sable noir.
  La volupté se dégage de l'association indéfinissable de sublime impressionnant, de couleurs presque irréelles, de douceur et de sérénité.
         En revenant de Santorin, où l'on côtoie aussi un enfer insoupçonné. .
       Comme chez Dante, l'enfer n'est pas loin du paradis...
              Un enfer sous contrôle, mais bien là. Et qui a conditionné le fragile paradis d'aujourd'hui.
  Pourrait-on d'ailleurs concevoir un paradis sans un possible enfer?  On ne jouit du meilleur que par contraste.
          .On ne revient jamais tout à fait de Santorin...
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J'accuse!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

             Charles Ferguson ne se prend pas pour Zola, mais il s'y réfère tout de même en pointant un doigt accusateur sur un système financier dévoyé, vers ceux qui ont généré les conditions d'une crise dont il semble bien qu'on ne soit pas prêt de voir la fin.
    "Le système financier s'est criminalisé" dit-il sans ambage.

Il n'est pas loin des constats déjà faits par Stiglitz l'ancien directeur de la Banque Mondiale, Krugman et par d'autres économistes en vue aux USA et ailleurs.
    L'auteur de l'excellent Inside Job dénonce ceux qui présentent la crise comme un accident économique ou même comme n'ayant aucune cause. [ A revoir ICI]
Lors de la crise de 1930, on parlait des barons voleurs pour désigner les principaux fauteurs de crise.
  Ferguson parle de hold-up de l'intérieur, dénonçant les effets spécieux de la finance, la dérégulation généralisée, porte ouverte à toutes les dérives bancaires, plus soucieuses de spéculation que d'investissement productif.
  Ce n'est pas une crise, c'est une escroquerie, disait-on, de Madrid à Lisbonne.
D'autres ont parlé de prédation ou d'arnaque.
   Le banquier Naulot évoque, lui, la dictature des banquiers.
Même le très libéral The Economist a parlé de banksters. Les "mésaventures" de JP Morgan ne sont
  qu'un détail. Goldman Sachs est une pointure au dessus...
          [ S'il y a bien eu consentement, convergences d'intérêts, complicités, l'aboutissement de la crise, qui ne connaîtra pas son terme avant des années, est bien le résultat d'une politique délibérée, provoquée, en même temps que l'effet d'un système qui a fini par échapper au contrôle d'une finance prédatrice ,de la cupidité folle d'organisations banquières dévoyées. Roubini, entre autres, avait vu venir l'enchaïnement pervers, l'obstination dans l'aveuglement. "Cette crise est le résultat d’une politique de dérégulation menée depuis vingt ans et assumée par républicains et démocrates, tous sous l’influence du lobby de Wall Street".
"«Qui est responsable ? Les banques, évidemment, qui ont oublié que le coeur de leur métier était d'évaluer les risques, et qui, pis encore, les ont transférés à d'autres. Mais les pouvoirs publics également : ils ont conduit des politiques à courte vue, et, surtout, ils ont été des régulateurs déficients.«Qui est coupable ? En arrière-fond, c'est un modèle idéologique, libéral et anglo-saxon qui a failli. On ne peut impunément se préoccuper exclusivement du profit à court terme.» (Matthieu Pigasse et Gilles Finchelstein . L'un est vice-président de la banque Lazard, l'autre directeur de la Fondation Jean-Jaurès.)]

              Certes, ce qu'il est convenu d'appeler  LA crise n'a pas qu'un aspect financier, n'est pas qu'un aspect macroscopique de la cupidité humaine, mais les grands groupes bancaires ont joué un rôle déterminant, sur fond d'inégalités grandissantes et de dogmes néolibéraux destructeurs.
   Roosevelt avait au moins compris une chose: la nécessité des règles dans les pratiques économiques et financières, évoquant en 1932 "..les pratiques des usuriers sans scrupules (qui) se trouvent dénoncées devant le tribunal de l'opinion publique, rejetées aussi bien par les coeurs que par les âmes des hommes.A la vérité, ils ont essayé. Mais leurs efforts portaient l'empreinte d'une tradition périmée. Confrontés à l'effondrement du crédit, ils n'ont proposé que le prêt de plus d'argent. Dépouillés de l'appât du profit par lequel ils induisaient notre peuple à suivre leur fausse direction, ils en vinrent aux exhortations, plaidant la larme à l'oeil pour le retour de la confiance. Ils ne connaissent que les règles d'une génération d'égoïstes. Ils n'ont aucune vision, et sans vision le peuple meurt. Oui, les usuriers ont fui leurs hautes chaires du temple de notre civilisation. Nous pouvons maintenant rendre ce temple aux anciennes vérités. La mesure de cette restauration est l'ampleur avec laquelle nous appliquons des valeurs sociales plus nobles que le simple profit monétaire..".
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Y a plus d'saisons!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

On le répète depuis tant d'années... 
     Encore l'année dernière...
Mais le temps n'en fait qu'à sa tête 
    Il y a eu, il y aura toujours des records battus....

Un froid extrême règne sur les USA pétrifiés
       La faute au  Vortex polair? 
 ________________________Mais le risque de glaciation la plus redoutable est d'une autre nature. 
  Le péril n'est pas nul à moyen terme.
                Vivement le printemps! 
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Grèce: on ne nous dit pas tout

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

 Dessous de l'affaire grecque.
                                            C'est peu dire que la Grèce n'a pas fini d'être en crise profonde, malgré quelques annonces se voulant optimistes claironnées ici ou là.
    Une certaine forme de reprise timide des affaires est seulement signalée, mais on est loin du compte et des attentes -irréalistes- de Bruxelles et de Berlin, qui  voulaient avant tout sauver leurs banques et faire un exemple.
     Tout le monde sait bien, sans trop le dire, que la dette, qui est largement la conséquence d'une pure gestion libérale et financière, ne sera jamais remboursée. L'Allemagne en tête, à qui il fut plusieurs fois beaucoup pardonné en matière de dettes.
          A l'origine du conflit avec les instances européennes et notamment de l'Allemagne, une taupe était dans la machine. 
      Les taupes peuvent rendre fous les jardiniers.
  Mais il en est qui peuvent inquiéter certains responsables dans les coulisses de l'Europe allemande, surtout Mme Merkel et Mr Dt Schlaübe.
       Yanis Varoufakis fait sa réapparition  et remet les pieds dans le plat, en révélant, comme acteur de premier plan de ce qui fut présenté comme une "franche négociation" à l'époque, une partie de ce que beaucoup savaient déjà. C'était un poison mortel que l'on inoculait. Dommageable pour tous les pays de l'Eurogroupe.
    A l'heure oû le FMI -qui n'est pas un organisme humanitaire- pousse l'Allemagne à des concessions, à terme bénéfiques pour tous et avoue avoir immolé la Grèce pour le compte de l‘Eurogroupe, et donne son accord de principe à un soutien financier de 1,6 milliard d'euros, il serait bon d'écouter la voix de l'auteur du Minotaure au sujet de cette dette insoutenable, au sein d'une Europe sans solidarité, qui a bien rapporté à l'Allemagne, selon Mr Schäuble.
   "Mais tout en donnant son aval, le FMI continue de mettre la pression sur les créanciers européens pour une renégociation de la dette grecque, qu'il juge insoutenable en l'état actuel. L'argent ne sera versé par le FMI qu'à condition que les partenaires européens d'Athènes s'entendent sur une réduction du poids de la dette, ont rappelé les responsables du Fonds jeudi, sans fixer d'échéance pour cette réduction.
Dans des documents de travail présentés au Conseil d'administration, les responsables de l'institution monétaire internationale affirment :
   "Même si les divergences de vues entre (le FMI) et les partenaires européens de la Grèce se sont réduites, une stratégie de réduction de la dette qui resterait basée sur des objectifs historiquement élevés pour l'excédent primaire ou le taux de croissance sur des périodes prolongées n'est pas crédible."
     Ces constats, largement édulcorés, avaient été clairement anticipés par Y. Varoufakis, dénonçant depuis longtemps le caractère aberrant des mesures imposées par la Troîka depuis l'origine, et se  retirant du chemin sans issue emprunté par Tsipras sous la pression..
           ___Dossier: La Grèce pour l'exemple et les spéculateurs._
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