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Renversant

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Renversant

L' Arabie Saoudite à la direction des Droits de l'homme?

C'est comme si on avait nommé Hitler prix Nobel de la paix

Ou comme si le Pape devenait le patron des narcos colombiens....

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Le strorytelling comme méthode de gouvernement

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Le strorytelling comme méthode de gouvernement

Les storytellings comme méthode de gouvernement (Des histoires pour manipuler l'opinion) -Narration et information-

_____________________Raconter des histoires est sans doute une très ancienne pratique humaine. Mettre la vie, les événements en récit permet de leur donner une cohérence, un sens, même si l’homme y met toujours une part de lui-même, de son époque, de ses préjugés. Mais il y a une différence entre expliquer et raconter, entre fournir des arguments, rechercher les causes et faire état du simple déroulement des événements, les enjoliver parfois, voire les créer de toute pièces.

__Les historiens se méfient des histoires qui viennent brouiller la recherche historique, des récits qui ont parfois un fond mythique, souvent construits a posteriori pour conforter une thèse ou une croyance, justifier une idéologie, légitimer les pouvoirs établis. Les chefs croisés ont eu leur Geoffroy de Villardouin pour célébrer leurs aventures, Louis XIV a bénéficié de l’appui de Racine pour magnifier ses campagnes militaires. En établissant l’enseignement obligatoire de l’histoire, Jules Ferry pensait qu’elle pouvait être plus attractive pour de jeunes écoliers si elle était "enveloppée de légendes". Il est vrai qu’il était alors question de former le citoyen au sein d’une République à conforter, de préparer le futur soldat, de souder les hommes autour de l’idée de Nation, par le biais d’une histoire particulièrement simplifiée, enjolivée, idéalisée, telle que Lavisse a pu la formuler à cette époque dans ses fameux manuels à l’usage de nos pères. Tout récit est équivoque, comme le langage lui-même.

_______On reconnaît à celui-ci plusieurs fonctions : signification, expression, communication. Sur cette dernière fonction se greffe ce qu’on appelle l’aspect performatif du langage, visant à produire des effets sur le comportement, de manière directe (par ex. un ordre, une injonction, un conseil...) ou indirecte (le mensonge, le leurre, la séduction, tous les moyens que la rhétorique peut offrir pour faire du langage humain un instrument de persuasion, de séduction, de pouvoir... pour le meilleur ou pour le pire). Esope avait déjà parfaitement énoncé cette ambivalence. De Platon (Gorgias) à Bourdieu (Langage et pouvoir symbolique), les réflexions ne manquent pas, qui se sont employées à démystifier les discours qui font le jeu des pouvoirs en place, de l’ordre établi, sous l’apparence de la neutralité et de l’objectivité.

_______Il existe des manières tout à fait contemporaines de créer des histoires pour donner une légitimité au pouvoir, à ses entreprises et à ses décisions. Aujourd’hui, les storytellings, récits élaborés et formatés dans des officines proches des pouvoirs, tiennent un peu le rôle des légendes d’autrefois, mais en temps réel et de manière moins innocente. Nés dans les années 80, dans les mondes de la communication, de la publicité et du management, malmenés par les critiques montantes de leur mode de fonctionnement et de la dictature des marques, il s’agissait de trouver un moyen de réenchanter la publicité en construisant des histoires édifiantes autour des produits. Edward Bernays a été le théoricien de ces nouvelles méthodes de captation de l’attention et du désir d’achat. Des agences promeuvent de nouveaux mots d’ordre : « Dites-le avec des histoires » ou « Les gens n’achètent pas des produits, mais les histoires que ces produits représentent. » Il s’agissait de trouver des formes nouvelles de persuasion pour influencer l’opinion, détourner l’attention, servir d’instrument de contrôle, battre en brèche les critiques antipublicitaires (Naomi Klein), faire un « hold up sur l’imaginaire ».

_______Ce que nous montre le récent livre de Christian SALMON : La Machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits (La Découverte), c’est que ces procédés ont été repris au sommet de l’Etat, entraînant une manipulation de l’information, par la production d’histoires entièrement fabriquées (fake stories). Le pouvoir US, par exemple, s’entoure d’experts en communication, chargés de mettre en scène l’actualité de la Maison Blanche . Il s’agit de « trousser une histoire », puis de la vendre à la presse avec une « ligne du jour » (line of day) avec « quelques petites phrases » (sound bites) adéquates. Depuis R. Reagan, cette pratique devient courante. Bill Clinton ne s’est pas privé d’y avoir recours. Un de ses conseillers disait : « Nous pourrions élire n’importe quel acteur d’Hollywood à condition qu’il ait une histoire à raconter. »
Bush a lui aussi ses spin doctors, qu’il réunit régulièrement dans son bureau ovale, pour construire de nouveaux scénarios, surtout en période de revers politiques. Dick Cheney disait dès 1992 : « Pour avoir une présidence efficace, la Maison Blanche doit contrôler l’agenda...Vous ne devez pas laisser la presse fixer les priorités... » On se souvient de l’histoire édifiante construite autour de la personne du président (le dévoyé converti, born again, tel un nouveau st Augustin), le montage grossier sur « les armes de destruction massive », présenté par l’acteur-général Powell. Il y a toujours les récits invérifiables que l’on fournit en Irak aux journalistes « embedded », pris en charge totalement par l’armée... Il y a le récit officiel des événements du 11/09, dont on montrera certainement dans quelques années combien il a été fabriqué (au moins partiellement) pour justifier la « Croisade contre l’empire du Mal ». Bush a eu son Rove, Tony Blair, son Campbell...

____Bref, comme dit Evan Cornog, professeur de journalisme à l’université Columbia, « la clé du leadership américain est, dans une grande mesure, le storytelling ». Reagan affirmait : « Vos vies nous rappellent qu’une de nos plus anciennes expressions reste toujours aussi nouvelle : tout est possible en Amérique si nous avons la foi, la volonté et le cœur. L’histoire nous demande à nouveau d’être une force au service du bien sur cette planète. » Bush fait souvent allusion à la « great american story », celle qui fonde toutes les autres. Tout peut donc devenir histoire. L’ important n’est pas de comprendre ce qui se passe, mais d’adhérer aux histoires fabriquées sur ce qui se passe. Selon Nahum Gershon, chercheur chez Mitre, « le cerveau humain a une capacité prodigieuse de synthèse multisensorielle de l’information quand celle-ci lui est présentée sous une forme narrative ».

_______Donc, la narration, c’est l’information. Toute bonne information doit être une bonne histoire. Il s’agit de séduire, non d’informer. C’est la défaite de l’intelligence dans le domaine de la politique, celui où l’analyse et la clairvoyance s’imposent plus que dans d’autres, car notre destin y est en jeu. Edward Bernays (Propaganda. Comment manipuler l’opinion en démocratie), ancien conseiller en communication d’entreprise, constatait dès 1928 que les classes dominantes sont obligées de trouver des formes nouvelles de persuasion afin d’influencer l’opinion. Guy Hermet (L’Hiver de la démocratie ou le nouveau régime) évoque une censure intériorisée par ce type nouveau de conditionnement, qui garantit une pensée de plus en plus contrôlée, comme dans le monde décrit par Orwell.

__________En conclusion, si l’on en croit le scénariste Mc Kee : « Motiver les employés, c’est le travail essentiel du chef d’entreprise. Pour cela, il faut mobiliser leurs émotions. Et la clé pour ouvrir le cœur, c’est une histoire » (on songe au mythe que Rockefeller entretenait sur sa réussite), si l’on en croit aussi l’ancien dirigeant de la Banque mondiale Stephen Denning : « Quand je vois comment les histoires bien ficelées peuvent entrer facilement dans les esprits, je m’étonne moi-même devant cette propension du cerveau humain à absorber les histoires », on peut se demander en quoi s’enracine la crédulité de la majorité des hommes qui y adhèrent, d’où vient cette « servitude volontaire » qui les pousse à les adopter.
Mais élucider ce problème nécessiterait un autre article...
http://www.monde-diplomatique.fr/2006/11/SALMON/14124
http://www.fabula.org/actualites/article20511.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Spin_doctor
http://www.voltairenet.org/article14980.html
Nouvel Obs
Jean Birnbaum : Le Monde du 26/10/07
Christian Salmon : La Machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits (La Découverte)

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VW: das Auto

Publié le par Jean-Etienne ZEN

VW: das Auto

Personne n'est parfait...

Mais certains le sont moins que d'autres...

Nicht korrekt! Wir haben mist gebaut.

Ils ont merdé. Mais ce n'est qu'une affaire de bagnole...

Même si on peut parler de vol, étant donné les primes (l'argent du contribuable) accordées par l'Etat aux moins pollueurs.

On découvre que la concurrence libre et non faussée sauvage entraîne des tricheries. Quelle révélation!

Il y a pire dans d'autres domaines, notamment alimentaires ou médicamenteux, et on n'en parle guère!

On dira que le pointilleux protectionnisme américain a encore frappé (même si Angela est très "écoutée" par ses amis d'Outre-Atlantique), que les constructeurs d'Outre-Rhin sont un peu balourds, que la technologie allemande, bien que performante, est plutôt surfaite, que ce n'est pas le premier scandale là-bas ( Avant, il y eut également celle de la santé financière des banques régionales allemandes pendant la crise de 2008, celle des intérêts cachés en Europe de l'Est et en Russie, ou encore celle du scandale des employés de l'Est dans les abattoirs à 0,50 € de l'heure), et que...heureusement qu'il y a la clientèle chinoise, etc...

En tous cas, VW, la voiture-du-peuple rêvée par le Führer (pas content du tout!) n'est plus ce qu'elle était...

.. Personne n'a le monopole de la rigueur industrielle, de l'éthique de la production,, mais quand on invoque le respect des règles et qu'on prêche la rigueur, on a moins de raison que d'autres de s'afficher comme vertueux quand ont sort des clous

Mais ne nous laissons pas aller à la tentation facile de la Schadenfreude ni à la germanophobie

D'autres pays font pareil ou pire..

Mais la sortie de route est tout de même spectaculaire et le camouflage était grossier.

Cela n'empêchera pas à l'ordolibéralisme de suivre son chemin sans faillir...

On laissera la parole a un bon connaisseur de l'Allemagne, Guillaume Duval :

Cela fait très longtemps que ceux qui suivent l’actualité allemande (et les Allemands eux-mêmes) savent que l’image de l’Allemagne vertueuse et respectueuse des règles est largement surfaite. Entre le scandale des caisses noires de la CDU qui à la fin des années 1990 avaient coûté à Wolfgang Schaüble la présidence de la CDU (et permis de ce fait l’ascension d’Angela Merkel), l’attitude bassement mercantile de l’ancien chancelier Gerhard Schröder, fameux pour ses « courageuses » réformes, qui aussitôt après avoir quitté la chancellerie n’a pas hésité à se vendre à Vladimir Poutine, quant à Peter Hartz, l’auteur des fameuses lois si enviés en France, il a été condamné en 2007 à deux ans de prisons avec sursis pour avoir essayé de corrompre les élus du comité d’entreprise de Volkswagen lorsqu’il en était le DRH. En 2007- 2008, toute la direction du groupe Siemens avait été décapitée suite à un énorme scandale de corruption qui concernait 1,3 milliards d’euros de pots de vin et notamment sur le marché grec. Quant au président de la République chrétien démocrate Christian Wulff, il avait l’habitude de se faire payer systématiquement voyages, logements, fêtes par des industriels amis lorsqu’il dirigeait le Land de Basse Saxe. Ce qui avait conduit à sa démission en 2012. Pendant la crise financière, les énormes turpitudes de la BayernLB, la banque publique du Land de Bavière, sont apparues au grand jour. Le scandale a coûté 8,6 milliards d’euros (...)[lire la suite sur Atlantico]

Mais tout va s'arranger: le boss de VW est " infiniment désolé" et va partir avec une petite enveloppe...

Gott sei Dank! _________

- L’affaire Volkswagen et le modèle allemand

VW: das Auto

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Enfer chez soi?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Enfer chez soi?

On ne choisit pas ses voisins.

Pas toujours rose, quand il s'agit des voisins du dessus...

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Pour un bilan du blairisme

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Pour un bilan du blairisme

Le blairisme comme modèle ? Modernisation et pragmatisme.

___Si l’on en croit Jean-Marc Four (1), "Le blairisme, c’est complexe, c’est inclassable. Vu à travers le prisme politique français, le blairisme est tantôt à gauche, tantôt à droite, voire très à droite." Mais ce prisme français n’est-il pas un miroir déformant, une manière erronée d’interpréter une réalité politique si différente de la nôtre, malgré la proximité géographique ? Cependant, le blairisme n’est-il pas une méthode de gouvernement qui tend à devenir une référence, une "troisième voie", que d’aucuns interprètent comme un équilibre entre les excès de l’ultralibéralisme et certaines utopies du socialisme historique, entre les contraintes d’un marché mondialisé et les exigences sociales, entre l’intérêt et l’équité ? Par son apparente rupture avec la brutalité de la politique friedmanienne de Mme Thatcher, inaugure-t-il une méthode originale de "gouvernance", une manière "moderne" de conduire les affaires d’un pays, une synthèse originale au service de l’intérêt général, une sorte d’idéal aristotélicien du "juste milieu" destiné à perdurer et à s’approfondir ?...

En fait, le blairisme apparaît rétrospectivement comme un kaléidoscope aux facettes contradictoires : des investissements massifs dans les services publics très dégradés, une nette faiblesse industrielle, mais un grand dynamisme financier, des grands patrons de plus en plus riches et une grande pauvreté (entre 10 et 13 millions de personnes), un fort endettement des ménages, des discours modérément pro-européens, des choix pro-américains, une politique environnementale ambitieuse, des retraites en déshérence (2 millions de personnes âgées sous le seuil de pauvreté), un système scolaire très inégalitaire et un système de santé apparemment restauré, mais encore très insuffisant... (2)

Les débats autour du blairisme se ramènent souvent à la question : est-ce une politique de droite ou de gauche ? Comme le note Philippe Marlière (3), « En 1998, devant les députés français, Tony Blair déclarait : "Il n’y a pas de politique économique de droite ou de gauche, mais des politiques économiques qui marchent et d’autres qui ne marchent pas". Il affichait ainsi son soi-disant modernisme politique et sa volonté de rompre avec "le vieux travaillisme". Ce pragmatisme porté très haut a fait place à des choix beaucoup plus idéologiques. En fait, le blairisme est resté sur les rails du thatchérisme avec des correctifs à la marge pour les plus pauvres, les familles monoparentales. Il a mis en place un filet de sécurité pour ces catégories, mais n’a pas réduit les inégalités qui se sont au contraire largement accrues. Dans les services publics il n’a pas rompu avec le paradigme thatchérien. La rénovation des écoles, des hôpitaux s’est faite en associant étroitement le privé à leur construction et à leur gestion. Le choix de Blair et de Brown d’accompagner et non de réguler la mondialisation a fait que Londres et le Royaume-Uni sont devenus la plaque tournante d’une économie dérégulée, totalement flexible où seuls les plus riches peuvent s’en sortir. Un exemple : la spéculation immobilière qui chasse les classes moyennes des centres-villes. Derrière ce pragmatisme de façade, Blair a imposé des politiques rejetées non seulement par les syndicats, mais également par une grande partie des travaillistes, les médias et aussi par le public. Ainsi, la rénovation du métro de Londres a donné lieu à une longue bataille contre la gestion privée du service public... Blair a pu prospérer électoralement dans des conditions politiques particulières, après vingt ans de thatchérisme et de défaite en rase campagne de la gauche britannique, depuis la grève des mineurs jusqu’à la reprise en main du Parti travailliste par Neil Kinnock. Celui-ci avait préparé le terrain avec les purges des éléments de gauche du Parti travailliste, pas seulement les trotskistes, mais des sociaux-démocrates bon teint, qui ont été mis de côté progressivement en une dizaine d’années. Le mode de fonctionnement du parti est devenu plébiscitaire et a renforcé les pouvoirs du leader. Quand Blair en prend la tête en 1994, il n’a plus qu’à mettre en oeuvre sa politique. »

Il est donc difficile de classer la politique de Tony Blair comme transcendant les tendances et les choix politiques, c’est le moins que l’on puisse dire, même si le bilan général doit être nuancé, comme le fait Martine Azuelos (4). « La performance macroéconomique enregistrée de 1997 à 2007 a été, globalement, très satisfaisante.
La croissance du PIB a été robuste (2,8 % en moyenne, contre 2,2 % au cours des vingt années antérieures), et supérieure à celle enregistrée la zone euro (2,0%). Les fluctuations conjoncturelles, traditionnellement fortes depuis la Seconde Guerre mondiale, ont été moins sensibles que dans la plupart des pays de l’OCDE.
Le taux de chômage, qui s’établissait à 7,2 % en mai 1997, est tombé à son plus bas niveau depuis les années 1970 (5,4 % en avril 2007). Indicateur plus significatif encore, et surtout moins sujet à controverse, le taux d’emploi a progressé, s’établissant à un niveau très largement supérieur à la moyenne européenne : 71,7 %, contre 63,8 %. Ce taux se situe à 63,1% en France et à 65,4% en Allemagne . En dix ans, 2 millions d’emplois ont été créés, dont la moitié l’ont été dans le secteur public.
L’inflation est restée stable et proche de l’objectif officiel fixé à 2,5 %. Le taux de change effectif de la livre sterling n’a jamais été aussi stable depuis la fin du système de Bretton Woods.
Malgré la dégradation des finances publiques consécutive à l’augmentation des dépenses destinées à financer l’amélioration des services publics, la règle d’or aura été respectée. Le ratio de la dette publique sur le PIB, qui s’élevait à 44 % en 1997, était tombé à 38 % à la fin 2006.

Certains défis devront être relevés.
La forte flexibilité du marché du travail entraîne une précarité accrue. Si la mise en place du salaire minimum et le volontarisme des politiques destinées à favoriser l’insertion ou le retour à l’emploi ont porté leurs fruits, la forte progression du nombre des personnes enregistrées comme malades ou invalides témoigne de l’existence d’un chômage déguisé que le New Deal n’a pas permis de résorber.
Les dépenses publiques n’ont pas toujours été bien employées.
Les inégalités sociales ont continué à s’accroître.
La croissance a été dopée par une forte consommation des ménages et par un boum immobilier largement financés par le recours à l’emprunt. Le taux d’endettement des ménages qui représentait 150 % de leur revenu disponible en 2006 est préoccupant.
Le niveau de l’investissement productif et les efforts consentis dans le domaine éducatif, dont les effets ne peuvent se faire sentir qu’à long terme, n’ont pas permis une amélioration notoire de la productivité, qui reste de 20 % inférieure à celle de la France. Cette faible productivité nuit à la compétitivité de pans entiers de l’économie britannique dans un contexte de concurrence internationale accrue. »

Au cœur du fonctionnement de cette machine apparemment bien huilée que fut le blairisme, quelques outils conceptuels ont émergé, indicateurs d’une nouvelle manière d’envisager l’action politique, ou plutôt de prétendre s’en abstraire, au profit de la seule gestion des affaires. La notion de « pragmatisme » s’impose avec force : ce qui importe, c’est l’utilitaire et le fonctionnel, ce qui « marche ». La politique se trouve reléguée dans le domaine des notions dépassées ou se trouve rabattue sur l’économique. Les contradictions sociales sont niées, minimisées ou envisagées comme de simples problèmes techniques à résoudre, le débat d’idées sur les projets de société est considéré comme dépassé, comme une vielle lune ou un objets idéologique dépassé.Tout cela au nom d’un « modernisme », servi comme un leitmotiv.

La rationalité est élevée au rang des plus hautes vertus politiques. La mesure, les statistiques investissent tous les domaines : c’est le règne des audits redondants, des rapports d’activité sans fin, l’obsession des « objectifs » (les fameux « targets ») à atteindre, même en matière de santé, quitte à engendrer une nouvelle bureaucratie d’ « experts » et une plus grande lourdeur administrative. Bref, c’est le domaine de la « gouvernance » (notion d’ailleurs empruntée à la gestion économique), les mots ne sont pas neutres. Les décisions sont de plus en plus le privilège d’un petit groupe de spécialistes (spin doctors) censés avoir des lumières sur tout, avec comme conséquence un effacement du rôle du Parlement et une abstention de plus en plus grande aux élections. L’accent est mis sur les moyens, très peu sur les fins et sur le long terme. C’est le règne du New Public Mangement, qui s’est déjà imposé dans nos écoles d’administration. (Vous pourrez en avoir une petite idée si vous cherchez cette notion sur Google...)

Ne sommes-nous pas déjà engagés dans une sorte de blairisme, où le marché et la politique ne se distinguent plus, où le "pragmatisme" devient le seul critère de l’action collective, sans projet global, où "tout est codifié en termes d’indicateurs de performance, d’objectifs agrégés étroitement formatés selon les canons du nouveau management public, une vision très rationaliste et dépolitisée de l’action publique" ?

Le livre de Florence Faucher-King et Patrick le Galès dissèque le projet blairien et sa volonté de "révolutionner" la politique. -TONY BLAIR 1997-2007 : LE BILAN DES REFORMES-(5...) Les auteurs insistent sur le fait que :

« Les néotravaillistes ont systématisé un mode de direction du gouvernement à partir d’objectifs de performance, de classement et de strict contrôle budgétaire. De tels développements sont révélateurs de leur croyance dans les pouvoirs magiques des indicateurs synthétiques pour entraîner des transformations rapides. C’est d’ailleurs l’une des caractéristiques de la gestion néotravailliste : les réformes radicales sont portées par la multiplication des indicateurs et la redéfinition rapide des objectifs et programmes. A leurs yeux, le monde social est malléable, réactif et dynamique. Sous pression, il réagit instantanément aux injonctions de mobilisation des maîtres du moment. On ne peut qu’être surpris par l’ambition extraordinaire de pilotage de la société par ces indicateurs et le décalage par rapport à l’offre des services à la population... L’illusion de "l’inspectabilité" totale de la société traduit les influences de l’utilitarisme du philosophe Jeremy Bentham. Or la multiplication des audits érode la confiance dans l’éthique professionnelle et le sens du service public. Un tel contrôle social contredit l’idée que chacun agit de bonne foi et lamine la confiance dans la compétence des acteurs sociaux. » L’exigence de lisibilité et de contrôle se reflète jusqu’au niveau quotidien, dans le fonctionnement incessant des multiples caméras qui tracent les personnes dans les rues londoniennes.

Selon les mêmes auteurs, souligne Eloise Cohen (6), « L’Etat britannique a d’ailleurs lui-même été réorganisé selon les principes d’efficacité et de dynamisme du marché. Cette "révolution bureaucratique", initiée par Margaret Thatcher et poursuivie sous Tony Blair, a principalement consisté à appliquer les préceptes du Nouveau Management Public (New Public Management), c’est-à-dire à transférer les recettes de la gestion privée au secteur public. Un certain nombre de mécanismes de marché ont ainsi été introduits dans l’action publique, comme la mise en concurrence pour la fourniture des services publics ou encore la multiplication des partenariats public-privé. Autre exemple également avec la multiplication des audits qui touchent toutes les composantes de la société britannique - des partis politiques aux associations jusqu’à l’Eglise d’Angleterre ! Principal objectif de cette nouvelle gestion : l’efficience de l’action publique, c’est-à-dire l’amélioration de son rapport coût/bénéfice.
Afin d’atteindre cette efficience, le Nouveau Management Public s’est équipé d’une palette d’instruments destinés à orienter les comportements dans ce sens. Les indicateurs de performances et les classements sont un bon exemple de ces méthodes d’incitation à l’efficience. Les « bonnes pratiques » et les bons points distribués contribuent à orienter les comportements individuels et collectifs. Les hôpitaux, les laboratoires de recherche, les écoles sont évalués en permanence, et ils sont ainsi en concurrence pour se retrouver à la tête des classements - et bénéficier de moyens financiers supplémentaires. L’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de la survie de ces établissements : un mauvais classement fait non seulement fuir les patients ou les élèves, mais il compromet également la somme budgétaire allouée par l’Etat pour assurer le bon fonctionnement d’un établissement public...
Il est intéressant d’évoquer le formidable pouvoir de contrôle individuel et collectif contenu dans ces instruments de filiation utilitariste (procédures d’évaluation, indicateurs et standards de performances, classements, etc.),

Enfin, la force de ces instruments ainsi que les objectifs qui ont structuré les réformes des gouvernements Blair est d’apparaître comme « dépolitisées ». Car promouvoir « ce qui marche » n’est a priori ni conservateur ni travailliste, ni de gauche ni de droite. Pourtant ces réformes ont contribué peu à peu à construire une société de marche... On peut utilement garder en mémoire la réflexion de Michel Foucault sur les technologies de pouvoir : « en apparence, ce n’ est que la solution d’un problème technique, mais à travers elle, tout un type de société se dessine »...

La politique est l’activité organisatrice de la vie en commun au service de l’intérêt général. Elle ne peut se ramener à le seule gestion des choses, dans une perspective essentiellement technocratique. Elle ne peut s’abstenir de tenir compte du qualitatif, de la nature des relations humaines, par-delà les échanges nécessaires et les purs intérêts. Pour Julien Freund, « la politique est l’activité sociale qui se propose d’assurer par la force, généralement fondée sur le droit, la sécurité extérieure et la concorde intérieure d’une unité politique particulière en garantissant l’ordre au milieu de luttes qui naissent de la diversité et de la divergence des opinions et des intérêts ». En résumé, ce processus de gestion des conflits renvoie à l’organisation des relations conflictuelles entre acteurs sociaux et politiques, qui mènent à la reconnaissance de leurs différends et de leurs différences et à l’acceptation des normes et des règles qui, par voie de constitutionnalisation, encadrent la réciprocité nécessaire de ces acteurs.

Mme Thatcher rejetait la notion même de société, donc de solidarité. A l’heure où la société de marché exacerbe les individualismes et dissout les liens sociaux. Il importe de réhabiliter la pensée et l’action politiques, que les penseurs grecs considéraient comme l’activité la plus noble et la plus nécessaire... Tony Blair n’y aura pas contribué, lui qui a voulu oeuvrer à la fin du politique.

(1) bibliomonde

(2) http://reseaudesbahuts.lautre.net/article.php3?id_article=373

(3) http://www.democratie-socialisme.org/article.php3?id_article=1192

(4) http://www.lemensuel.net/Les-annees-Blair-elements-pour-un.html

(5) http://www.pressesdesciencespo.fr/livre/?GCOI=27246100684450

(6) nonfiction

(7) http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=29847

(8) Keith Dixon : Un abécédaire du blairisme - Les Evangélistes du marché - Blair et le thatchérisme (Ed. Raisons d’agir)

(9) Philippe Auclair : Le Royaume enchanté de Tony Blair (Fayard)

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Etre malade aux USA

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Etre malade aux USA

La santé n'a pas de prix

Mais elle a un coût.

Et il est parfois exorbitant pour le citoyen américain.

Mieux vaut être là-bas en bonne santé.

La récente augmentation astronomique d'un médicament pourtant ancien laisse pantois.

Quand il n'y a pas de régulation, ou si peu, on laisse les spéculateurs faire la pluie et le beau temps..

Car le marché est florissant, l'industrie pharmaceutique est une industrie comme une autre.

...A eux seuls, les citoyens américains consomment plus de la moitié des médicaments vendus dans le monde. Mieux encore, «ils les paient plus cher que partout ailleurs»... Depuis 1994, la facture pharmaceutique du pays progresse en moyenne de 12% par an, deux fois plus vite que sur nos rives de l'Atlantique. L'explication est simple: une fois acceptée par la - très exigeante - agence américaine du médicament (la Food and Drug Administration), une molécule est considérée comme un bien de consommation standard. Du coup, au même titre que n'importe quel vendeur de boisson gazeuse, les industries du médicament sont libres de fixer leurs prix, mais aussi de faire la promotion de leurs produits auprès du grand public - y compris à la télévision. Et ils ne s'en privent pas.

Sans atteindre ces sommets, les médicaments coûtent très cher dans le pays, peu ou pas accessibles aux plus démunis...

Les timides promesses préélectorales d'Hilary Clinton visant à mieux encadrer l'industrie pharmaceutique changeront-elles la donne? Il est permis d'en douter...quand on connaît l'impuissance du pouvoir à contrôler les lobbies des armes.

Le système de santé aux USA est très coûteux et inégalitaire et les frais médicaux sont les plus chers au monde. L'espérance de vie n'est pas au meilleur niveau. Elle régresse même.

La dépense pharmaceutique moyenne par habitant y est la plus élevée du monde : 985 dollars (722 euros) par an, contre 615 dollars en France, selon les dernières données disponibles (2011) de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Les prix de détail des médicaments y sont supérieurs de près d'un tiers à ceux de la moyenne des pays développés.

Et pourtant, il est peu efficace. Selon le Washington Post, les performances sont même jugées déplorables.

Les États-Unis dépensent 8508 dollars par personne, soit 17,7% du PIB, pour leur système de santé, loin devant la Norvège au deuxième rang (5669 dollars), indique une étude de la fondation The Commonwealth Fund qui a comparé les États-Unis avec dix autres pays, dont la France. Pourtant, les Américains sont plus que tous les autres susceptibles de ne pas se soigner en raison des coûts de la santé ou de payer de leur poche une forte partie des soins, indique l'étude qui a interrogé entre 1000 et 2000 personnes dans chaque pays entre février et juin 2013.

Ainsi, un adulte américain sur trois n'est pas allé se soigner au cours de l'année écoulée en raison des coûts, contre 14% en France ou 4% en Suède.

Quelque 40% des Américains, assurés ou non, ont dépensé 1.000 dollars ou plus de leur poche pour des soins, contre 7% en France ou 3% au Royaume-Uni. Ils sont néanmoins un sur trois en Australie ou en Nouvelle-Zélande.

Si vous ne pouvez pas vous offrir une assurance très chère, inutile de prétendre à des soins adaptés, à moins de présenter sa carte bleue bien alimentée à l'entrée de l'hôpital, ou de s'endetter pour longtemps, même pour un banal accouchement.

Comme dit Philippe Batifoulier, la maladie n’est (elle) plus seulement une épreuve physique et morale, mais aussi une épreuve financière, largement indexée sur les inégalités sociales. Le patient renonce de plus en plus aux soins, faisant les frais de cette évolution jusque dans son corps. S’il fréquente l’hôpital public, sa souffrance rencontre celle des soignants qui, face à la folie managériale, finissent par s’accuser eux-mêmes de maltraitance involontaire. Le système de soins, initialement pensé et construit pour protéger le patient, s’est donc littéralement retourné contre lui. Le patient se trouve dépossédé de son bien le plus précieux, sa santé, qui devient une formidable source de profit pour les cliniques privées, les compagnies d’assurance et l’industrie pharmaceutique.

Les réformes tentées par Obama avec beaucoup de difficultés n'ont pas changé fondamentalement le système. Elles restent partielles et parfois encore âprement contestées.

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On se calme!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

On se calme!

La Ikeaphrénie est une forme de pathologie qui peut être évitée.

En suivant certaines règles.

Restons ZEN...

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Vous avez dit gouvernance?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Vous avez dit gouvernance?

Un brave new word pour un brave new world?

______________________________________Il faut parfois se méfier des mots.

Certains ne sont pas tout à fait innocents et leur emploi à tout propos, dans certains domaines, doit engendrer la suspicion.

Orwell nous a là-dessus mis en garde.

L'inflation de la notion de gouvernance notamment, surtout depuis les années 80, pose problème.

___Selon A. Deneault, "Dans les années 1980, les technocrates de Margaret Thatcher ont habillé du joli nom de « gouvernance » le projet d’adapter l’État aux intérêts et à la culture de l’entreprise privée. Ce coup d’État conceptuel va travestir avec succès la sauvagerie néo­libérale en modèle de « saine gestion ». Nous en ferons collecti­vement les frais : dérèglementation de l’économie, privatisation des services publics, clientélisation du citoyen, mise au pas des syndicats... ce sera désormais cela gouverner.

Appliquée sur un mode gestionnaire ou commercial par des groupes sociaux représentant des intérêts divers, la ­gouvernance prétend à un art de la gestion pour elle-même. Entrée dans les mœurs, évoquée aujourd’hui à toute occasion et de tous bords de l’échiquier politique, sa plasticité opportune tend à remplacer les vieux vocables de la politique..une « révolution anesthésiante »..."

Un changement sémantique qui n'est donc pas sans conséquences politiques, malgré son apparente banalité, mais qui renvoie à la conception politique du néolibéralisme:

" L'application des techniques managériales d'efficacité, de productivité et d'utilité à la chose publique par le thatchérisme cherchait tout simplement à évacuer le politique de la vie sociale. Il n'y a plus de démocratie, de vie politique, mais tout simplement une gestion rigoureuse et efficace des affaires publiques - lesquelles rigueur et efficacité se mesurent à l'aune de la qualité de leur «système de gouvernance». La philosophie politique ultralibérale à laquelle adhérait Margaret Thatcher ne lui permettait pas de concevoir la société comme rien d'autre qu'un amalgame de divers acteurs privés. En ce sens, l'État n'est plus l'organisation politique d'une société ou d'un peuple, constitué de diverses institutions, mais un ensemble d'organisations publiques qu'on doit soumettre aux mêmes «règles de gouvernance» que les organisations privées. Le gouvernement est alors «restreint lui-même au simple rôle de partenaire dans l'ordre de la gouvernance, n'encadre plus l'activité publique, mais y participe à la manière d'un pair» (p.81).

La vie politique se soumet, dès lors, aux règles du management et de la gestion efficace - et, ultimement à celles de la concurrence. On met en concurrence les diverses composantes de l'administration publique avec les entreprises privées, forçant les organismes gouvernementaux non seulement à singer la logique du secteur privé, mais surtout à les coincer dans un double rôle insoutenable: adopter les règles du privé tout en continuant à servir l'ensemble de la communauté et à préserver le bien commun. Aporie insoluble - le langage lisse et neutre de la gouvernance évacuera en douce la véritable vie politique de nos sociétés.

Évacuer le politique de la vie publique implique une annihilation radicale de la dissidence et de la pensée critique - les dogmes de la gouvernance revêtant des «airs de pensée critique...»

______Un mot qui traîne encore dans le vocabulaire de nos politiques du jour.

_-De quoi la gouvernance européenne est-elle le nom?

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Point d'histoire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Point d'histoire

Les dessous de la réunification allemande.

Cela fait 25 ans.

Il est bien sûr encore trop tôt pour fournir une analyse assez exhaustive et nuancée de l'impressionnante réunification allemande, qui a pris tout le monde de court, et qu'il fallu largement inventer, voire bricoler.

Hier soir, Arte a eu l'heureuse idée de diffuser un document sur ce événement déterminant dans l'histoire récente de l'Allemagne. Mais le sujet a été trop vite abordé, de manière trop anecdotique. Quelques aspects furent abordés concernant le climat affairiste, la brutalité et l'improvisation lors du démantèlement de l'ex-Allemagne de l'Est, par des capitaux privés de l'Ouest et d'autres pays.

Quand on relit les déclarations des responsables politiques français avant les faits, on est frappé par les doutes et les réticences devant une éventualité marquée par tant d'inconnues. La gestion de ce redoutable héritage d'après-guerre n'était pas sans risque.

L'accouchement fut difficile, après la chute du Mur, l'incertitude dominait.

L'inquiètude dominait chez les pays voisins européens, dans un climat de tension que nous avons oublié.

Le succès de l'opération fut mitigé, avec une série d'erreurs, chères payées, dont le poids financier ne retomba pas sur Bonn seulement.

La réunification fut jugée totalement asymétrique:

...la privatisation de l’économie est-allemande via un organisme spécialisé le Treuhand, dont la gestion ne fut pas exempte de diverses dérives. Plutôt que d’assainir dans la durée les entreprises publiques concernées, on les dépeça : 85% d’entre elles furent acquises par des Allemands de l’Ouest qui en prirent les commandes, y compris pour les liquider au plus vite ; 5% par des Allemands de l’Est. Des millions de kilomètres carrés de forêts et de terres arables furent de même cédées à très bon marché. Selon une plaisanterie répandue en ex-Allemagne de l’Est : « Les évènements de 1989 ont été une vraie révolution. Pourquoi ? Bah, Marx avait bien dit que la révolution mènerait à un bouleversement des rapports de propriété »

Un Treuhand aux commandes: les bilans furent contrastés, les décisions souvent opaques, les pratiques parfois douteuses.

Un bilan mitigé, en tous cas. La polémique sur les modalités de la transition, qui fut une vraie déchirure, bien qu'atténuée aujourd'hui, n'est pas éteinte et il reste beaucoup à comprendre pour les historiens sur l'événement qui reconfigura l'Europe..

Les écrivains furent plutôt partagés sur le sujet. On se rappelle comment le romancier Gunter Grass, lui, ne fit pas dans la dentelle.

Le dossier reste ouvert...

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Voyance

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Voyance

L'astrologie n'est pas une science exacte.

Même pas une science du tout.

Mais rien n'interdit d'espérer...

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