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Bon sens

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Bon sens

Halte au sous- globish!

A l'anglomimétisme du net

...Si le "courriel" au lieu du "mail" ou le "bogue" à la place du "bug", voire le "mot-dièse" pour désigner le "hashtag", sont relativement connus mais peu utilisés, les nouveaux venus ont de quoi laisser les Internautes beaucoup plus dubitatifs. Ainsi, il serait préférable désormais de parler de "fouineurs" et non de "hackers", de "dialogue en ligne" et plus de "chat" ou encore "d’arrosage" pour désigner les "spams". Le "cloud" devient quant à lui le "nuage". Et vous, vous likez ?

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L'homme, son milieu, son histoire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

L'homme, son milieu, son histoire

Une autre manière d'écrire l'histoire

"Nous autres, civilisations, savons maintenant que nous sommes mortelles. (P.Valéry)

__________Considérer les rapports de l'homme avec son milieu naturel, ses ressources vitales, de manière à la fois économique et écologique, voir comment il transforme la nature tout en se transformant lui-même et sa société, jusqu'à mettre parfois en péril ses propres conditions de vie,
C'est une manière de faire l'histoire en profondeur ,sur une longue durée, en faisant appel à la géographie,l'économie,la climatologie...qui peut être riche d'enseignements pour nos propres sociétés elles-mêmes et leur devenir

Jared Diamond, biologiste, puis géographe, a tenté une démarche de ce type , dans le sillage d'autres qui avaient ouvert la voie : Le Roy Ladurie, Fernand Braudel notamment, en analysant ce qui s'est passé ou a pu se passer dans certains milieux écologiquement sensibles pour provoquer parfois la disparition de l'homme, comme dans l'ïle de Paques, le territoire des Aztèques ou le Groënland. Ce dernier lieu sera privilégié, car il a été étudié de manière plus approfondie

____________"Effondrement s’ouvre sur une question : comment des sociétés complexes et développées comme les cités mayas au Mexique et en Amérique centrale, les sociétés des Moche et de Tiahuanaco en Amérique du Sud, la Grèce mycénienne et la Crète minoenne en Europe, le Grand Zimbabwe et le Méroc en Afrique, Angkor et la société Harappan de la vallée de l’Indus, ou encore l’île de Pâques dans l’océan Pacifique, ont-elles pu subitement s’éteindre après s’être développées au point d’avoir laissé à notre contemplation médusée des ruines colossales ? Incidemment, il s’agit pour Diamond de se demander s’il est possible que les mêmes phénomènes se produisent dans des sociétés aussi puissantes que les Etats-Unis du début du XXIe siècle. Plus généralement, quelles leçons pouvons-nous tirer de ces disparitions pour parvenir à réguler le développement de nos propres sociétés ?"(N.Duvoux)

_____-"La catastrophe a ceci de terrible que non seulement on ne croit pas qu’elle va se produire, mais qu’une fois produite elle apparaît comme relevant de l’ordre normal des choses. » (J.P.D.)
-Jean-Pierre Dupuy : l’impensable des crises-
"S’il y a une chose que nous ne pouvons plus nous permettre, c’est de nous abandonner à l’optimisme scientiste qui compte uniquement sur la technique pour nous sortir des impasses où nous a mis la technique..."__________________________

____-Grandeur et décadence des sociétés humaines : à propos de Jared Diamond:

"...Effondrement, ne serait-ce que parce son thème – la chute des civilisations – et la thèse qu’il défend – l’écocide ou suicide des sociétés par dilapidation des ressources naturelles –, s’inscrit dans la filiation des livres qui ont marqué la prise de conscience de la responsabilité humaine dans la détérioration de l’environnement et dans le risque de fragilisation des sociétés qui en procède par un « effet-boomerang ». A titre de repères dans une histoire des idées qui reste largement à écrire, on peut rappeler que Hans Jonas a, le premier, ouvert une interrogation d’ordre éthique sur la responsabilité de l’homme dans la soumission de la nature à la technologie une Le principe responsabilité . Ce disciple d’Heidegger mettait en garde contre l’irréversibilité de l’impact de la technologie moderne sur l’équilibre naturel. Selon Jonas, l’humanité doit reprendre une maîtrise sur la technique moderne pour éviter d’être rattrapée par les catastrophes que son développement aura engendrées. Jonas tirait un nouveau concept de responsabilité dont l’objet propre est la perpétuation indéfinie de l’humanité dans l’avenir. Puisque l’homme a la capacité de détruire la nature, il a de nouvelles obligations dont la singularité est de procéder de l’avenir. La réflexion sur la fragilisation des sociétés induite par le développement technique et la diffusion technologique a également été prolongée par le livre d’Ulrich Beck, La société du risque...
L’auteur distingue les processus par lesquels les sociétés anciennes ont causé leur propre perte en endommageant leur environnement. Ils sont au nombre de huit, dont l’importance relative varie selon les cas : la déforestation et la restructuration de l’habitat ; les problèmes liés au sol (érosion, salinisation, perte de fertilité…) ; la gestion de l’eau ; la chasse excessive ; les conséquences de l’introduction d’espèces allogènes parmi les espèces autochtones ; la croissance démographique et l’augmentation de l’impact de l’activité humaine sur les habitants. Ce type d’effondrement soudain n’est pas limité au passé. L’inquiétude face à la menace d’écocide est d’autant plus grande que les problèmes environnementaux auxquels les sociétés modernes sont confrontées sont identiques à ceux qui ont causé la chute des sociétés du passé. Mais il faut en plus rajouter à ceux-ci quatre autres facteurs : les changements climatiques causés par l’homme ; l’émission de produits chimiques toxiques dans l’environnement ; les pénuries d’énergie et l’utilisation humaine maximale de la capacité photosynthétique de la terre.
___Toutefois, selon Diamond, l’effondrement des sociétés n’est jamais imputable seulement aux facteurs écologiques. L’auteur a ainsi identifié cinq facteurs potentiellement à l’œuvre dans tout effondrement environnemental. Quatre d’entre eux peuvent se révéler significatifs pour une société donnée. Il s’agit des dommages environnementaux, du changement climatique, de la présence de voisins hostiles ou de l’absence relative de partenaires commerciaux amicaux. Le cinquième facteur identifié par Diamond, à savoir les réponses apportées par une société à ses problèmes environnementaux est, quant à lui, toujours significatif. Encore une fois, on voit à quel point les débats liés à la réception de son précédent ouvrage l’ont conduit à infléchir sa démarche – notamment en ce qui concerne la prise en compte de la rétroaction de l’action humaine sur l’environnement...."-Manicore - Effondrement

______Une étude de cas:Le Groenland, ou le mythe du pays vert de l'an mille - AgoraVox(Waldgänger):
"Plus grande île du monde si l’on considère l’Australie comme un continent, le Groenland fut à vrai dire laissé dans une tranquille indifférence pendant de nombreuses années. Aujourd’hui, ce territoire jouit d’un regain d’intérêt, surtout lié à son statut de lieu exposé au changement climatique. Les partisans du réchauffement trouvent l’état de ses glaciers alarmant. Pour leurs adversaires, le Groenland était, au moment de sa découverte en l’an mille, un endroit verdoyant où les vaches broutaient paisiblement, dans un climat bien plus doux qu’aujourd’hui, avant que la dégradation du climat à partir du XIVème siècle ne mène à la disparition de la colonie au XVème siècle. Cette vision romantique du Groenland ne correspond pas à la réalité : ce milieu n’est en réalité pas très différent de ce qu’il était il y a 1000 ans, et l’existence de la colonie viking fut toujours précaire, dans des milieux qui existent toujours, contrairement à ce qui est parfois sous-entendu(...)
Les meilleurs emplacements sont à l’intérieur des fjords, dans des endroits abrités des vents marins et de l’influence des glaciers proches, qui jouissent de microclimats favorables, car les conditions changent très vite au Groenland.Dans les meilleurs endroits du Sud, on peut observer ce genre de paysage au fond des vallées. Les trois premières images de ce lien, celle d’un autre et celles des trois pages d’un dernier sont également des exemples.

Dans le deuxième secteur le plus favorable qui, comme le premier, coïncide avec l’emplacement d’une des deux colonies vikings du Groenland, on peut également observer des formes de végétation basse. Les températures estivales sont identiques à celles du Sud. Néanmoins, situé à 500 kilomètres au plus au nord, la saison végétative n’y est pas aussi longue (cinq mois contre sept au Sud). On voit que l’herbe y est plus rase et les arbustes plus petits qu’au Sud, même si le milieu reste utilisable pour l’élevage(...)

(...)Les Vikings ne vécurent pas dans un « Greenland » qui portait bien son nom en l’an 1000 et aurait cédé la place à un enfer blanc. En réalité, leur mode de vie révèle plus qui ils étaient qu’un état du climat du Groenland. Leurs colonies furent toujours réduites, vécurent difficilement, dans des secteurs de l’île qui étaient incontestablement les plus favorables, semblables à aujourd’hui, mais pas du tout représentatifs de l’immense majorité des milieux groenlandais, qui restent aujourd’hui comme hier, radicalement hostiles à toute implantation humaine. "

Le mythe du Groenland vert

-Google E:"narsarsuaq"-"Umanak".

-http://p6.hostingprod.com/@treks.org/arctic_greenland_map.jpg

- le site de Thulé:une végétation limitée, rase et parfois parsemée de plaques de neige"

-"Les trois premières images de ce lien"-"A Narsarsuaq, au Sud du Groenland, où se concentre l’essentiel des plantations, se trouvent ainsi 100 000 arbres, sur 200 hectares."____________

-La Société du risque - Ulrich Beck

>Risque global

-Principe de Cassandre -Revue philosophique

-Optimum climatique médiéval_____________________

- Serons-nous l'exception ?

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Petit panorama

Publié le par Jean-Etienne ZEN

___Faut-il s'étonner de la colère palestinienne?

Une jeunesse poussée à bout


____Le dernier secret de .Medhi Ben Barka

Exécution d' un gêneur de notre ami le roi, avec l'aide du Mossad


____ Le marché du travail de plus en plus précaire, dans un contexte où le chômage ne baisse qu'en parole. Un régime normal?..

"... Il faut prendre en compte, dans le détail mais aussi dans leur ensemble, les catégories de demandeurs d’emploi, cet abécédaire désincarnant la tragédie du chômage sur les individus (A, B, C, D et E) qui regroupe tous les types de chômeurs, y compris ceux qui ont effectué des missions de très courte durée ou qui, par découragement, ont cessé de faire des recherches. En avril 2012, avant que François Hollande n’emporte la présidentielle, toutes catégories réunies, ils étaient près de cinq millions (4 925 800). En septembre 2015, ils sont plus de six millions (6 111 300), soit en l’espace de trois ans une hausse de plus d’un million (1 185 500). Voilà le bilan social, la France du réel en septembre 2015 : plus de six millions d’hommes et de femmes sur la touche, sans emploi ou vivotant dans la précarité du sous-emploi, du temps partiel subi, de l’intérim. Des cohortes de sans-travail et de travailleurs pauvres.

Et lorsqu’on regarde de près les courbes de chacune des catégories qui les réduisent à une lettre de l’alphabet, en ce mois de septembre, comme les précédents, elles sont toutes à la hausse. La réalité, c’est aussi un chômage de longue et très longue durée (d’un an à plus de trois années sans emploi) qui n’en finit pas de grimper (sur un mois : de 0,9 % à 1,2 % selon les tranches ; sur un an : de 6,4 à 7,8 %). Ce drame décrété « cause nationale » en 2014, « priorité des priorités » de 2015, emporte presque trois millions de personnes… La réalité, c’est aussi un chômage des seniors enkysté qui n’en finit pas de progresser. En septembre, il augmente de 0,1% ; sur un an, de 8,5%. Les plus de 50 ans ne connaissent pas de répit. « Ils sont ma priorité », dit Myriam El Khomri..'

____Qui veut tuer son chien...

____Un débat biaisé


____Et pourquoi pas Qwant, plein de promesses?

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Petit panorama

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Un comble!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Un comble!

Il se redresse dans sa tombe

L'auteur du Kapital.

Lui qui passa tant de temps studieux à Londres..

Pour se recueillir devant tonton Karl, va falloir passer à la caisse!

So british!

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Inégalités: point critique

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Inégalités: point critique

Inégalités et croissance

____ Le fait que les inégalités se creusent toujours plus dans nos sociétés commencent à être connu à force d'être répété.

Mais pas suffisamment. Pas dans leur ampleur et leurs conséquences. trop peu sous leur aspect économique, trop de manière morale.

__ Les propos qui suivent ne sont pas ceux de partis de gauche. Ce n'est pas non plus seulement Thomas Piketty qui le dit. Le constat est devenu unanime.

__ C'est l’OCDE, organisation des plus conventionnelles, souvent critiquée pour ses positions libérales, qui le déclare dans des rapports, dont l'un date déjà de l'année dernière.(*)

_ Une étude insuffisante, mais saluée comme clairvoyante et nouvelle. On y lit:

... 40 % des populations des pays occidentaux ont été tenues à l’écart de la croissance économique, au cours des dernières décennies. « Ces inégalités nuisent aussi à la croissance », assure l’OCDE, qui milite pour la fin du laisser-faire des gouvernements, en utilisant notamment l’arme fiscale....

Quelque chose ne tourne vraiment plus rond dans l’économie mondiale.

« Nous avons atteint un point critique. Les inégalités dans les pays de l’OCDE n’ont jamais été aussi élevées depuis que nous les mesurons. Les chiffres prouvent que les inégalités croissantes nuisent à la croissance. Le sujet pour une action politique est autant social qu’économique. En ne s’attaquant pas au problème des inégalités, les gouvernements détruisent leur modèle social et nuisent à leur croissance à long terme », avertit le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría, en préambule au dernier rapport de l’institution « Pourquoi moins d’inégalité profite à tous », publié le 21 mai.

La critique n'est pas morale, mais politico-économique et surprend de la part d'une institution jusqu'ici conformiste.

. ....Depuis les années 1980, le libéralisme triomphant dans tous les pays occidentaux a inscrit dans les têtes que le creusement des inégalités est la rançon d’une plus grande efficacité d’un système économique. Mais tout cela finalement ne serait pas trop grave car la richesse de certains, même d’un tout petit nombre, finit par retomber en pluie fine sur tous, ont assuré nombre d’économistes. Finalement, après avoir défendu, comme tant d’autres, pendant des années cette vision, l’OCDE se ravise.

Les chiffres, il est vrai, sont sans appel. Ils donnent une image d’une situation des pays développés que l’on pensait réservée auparavant aux pays émergents. En 2012, 40 % de la population des pays de l’OCDE possédaient 3 % de la richesse totale, quand les 10 % des revenus les plus élevés possédaient la moitié du patrimoine total et les 1% plus de 18%.

Alors que dans les années 1970, le revenu des 10 % des ménages les plus riches était de 7 fois supérieur à celui des 10 % les plus pauvres, le rapport est désormais de 10 fois. Et ce n’est qu’une moyenne. Aux États-Unis, le ratio s’élève à 18,8 fois, en Grande-Bretagne de 10,5 fois. La France, contrairement à tout ce qui est rabâché, est devenue un des pays les plus inégalitaires du continent. La hausse des inégalités entre 2007 et 2011 est la troisième plus forte augmentation de tous les pays de l’OCDE. Les 10 % les plus riches y gagnent 7,4 fois plus que les 10 % les plus pauvres contre 6,6 fois en Allemagne, ou 5,8 fois en Suède.

La croissance économique n’a pas permis, contrairement à la prédiction de nombre d’économistes libéraux, de compenser les effets inégalitaires. La crise, en revanche, les a durement aggravés. Le choc a été particulièrement dur pour les pays frappés par la crise, note le rapport de l’OCDE. En Grèce, le revenu moyen a diminué de 8 % par an entre 2007 et 2011, en Espagne, en Irlande, en Islande, les pertes annuelles ont été supérieures à 3,5 %. Mais ce ne sont que des moyennes, prévient le rapport. En Espagne, pendant que le revenu des 10 % des plus pauvres chutait de presque 13 % par an, celui des 10 % les plus riches se réduisait de 1,5 %. En France, comme aux États-Unis ou en Autriche, les plus riches ont continué à bénéficier de hausse de revenus pendant que les plus pauvres voyaient les leurs diminuer, pendant cette période.

Trente années de grande compression des revenus pour les classes les plus pauvres et moyennes ont fini par laisser des traces. Au cours des dernières décennies, 40 % des populations des pays développés ont été tenues à l’écart de l’accroissement sans précédent des richesses produites dans le monde. « Parallèlement à la hausse des 1 %, le déclin de ces 40 % pose des questions sociales et politiques. Quand une partie si large de la population profite si peu de la croissance économique, le modèle social se casse et la confiance dans les institutions s’affaiblit », insiste le rapport....

... Les conséquences, selon l’OCDE, ne sont pas seulement sociales et politiques mais elles sont aussi économiques. Et c’est sans doute ce dernier point qui a ébranlé le plus les convictions de l’institution. Selon ses calculs, la montée des inégalités entre 1985 et 2005 dans les pays de l’OCDE a amputé la croissance de 4,7 % en cumulé entre 1990 et 2010. Les effets se poursuivent. La faiblesse de la croissance économique, la chute de la productivité, la chute de la consommation, et de tous les autres indicateurs enregistrés dans les pays développés depuis la crise, en dépit des milliards distribués par toutes les banques centrales, trouvent sans doute une partie de leur explication dans l’immense fossé qui s’est creusé entre les revenus....

... Les politiques fiscales et de redistribution « constituent les instruments les plus efficaces et puissants de redistribution des richesses (…) La redistribution à travers les taxes et les transferts est souvent présentée comme un handicap à la croissance économique. S’ils sont bien conçus, une fiscalité plus élevée et les transferts pour réduire les inégalités ne nuisent pas à la croissance », assure le rapport.

Il plaide aussi pour des réformes ambitieuses de la fiscalité. « Les gouvernements devraient réexaminer largement leur système fiscal pour s’assurer que les ménages les plus riches assument leur part dans la charge fiscale », insiste le rapport. Cela passe, selon lui, par une hausse des taux d’imposition mais surtout par des remises en cause de tous les systèmes de niches, de déductions qui ont prospéré dans tous les pays occidentaux ces dernières décennies, amenant les plus fortunés à échapper de plus en plus à l'impôt...." (Merci à Mediapart)

_______ Ce rapport est intéressant, mais ne va pas aux causes du phénomène, ne remet pas en question les fondements politiques et économiques de cette dérive pourtant justement pointée dans ses effets.
__ Qu'attend le pouvoir pour mettre en oeuvre des réformes de bon sens, naguère présentée pas Piketty comme indispensables pour refonder les bases d'un nouveau contrat social, notamment en réhabilitant l'impô
t.

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Algorithme, mon amour

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Algorithme, mon amour

Technopouvoir algorithmé

_____ A la suite de la récente émission de Ce soir (ou jamais !), d'excellents rappels ont été faits sur la nature, le développement, les incidences du fulgurant développement algorithmique, dans les domaines les plus variés, notamment ceux qui touchent au plus près notre vie quotidienne, en ce qui concerne la numérisation sans fin notamment.

La neutralité de ce développement fait problème, malgré les propos rassurants de certains intervenants.

_________ Nous avions déjà noté qu'une grande ambivalence caractérise ces "outils" logique et leurs applications, parfois très sophistiqués et souvent abscons pour le commun des mortels. Ils sont partout, bien souvent à notre insu.

_____ Certes, il n'est pas question de diaboliser et de condamner l'héritage lointain de Turing, souvent plein de promesses Mais on a trop vite fait de rassurer à bon compte, si l'on ne tient pas compte de certains usages, souvent encore mal identifiés. Comme le notait un des intervenants, le philosophe Eric Sadin, les technologies informationnelles envahissantes demanderaient à'être interrogées davantage:

Le mouvement de numérisation à l'oeuvre depuis une trentaine d'années gagne aujourd'hui des pans de plus en plus étendus de la réalité via l'extension des capteurs et des objets connectés. Dorénavant, les flux de data témoignent de la quasi-intégralité des phénomènes, s'érigeant comme l'instance primordiale de l'intelligibilité du réel. Une connaissance sans cesse approfondie s'instaure, orientant en retour les décisions individuelles et collectives au prisme d algorithmes visant les plus hautes optimisation, fluidification et sécurisation des existences et des sociétés. Les technologies informationnelles imposent un mode de rationalité fondé sur la définition chiffrée de toute situation et sur une maîtrise indéfiniment accrue du cours des choses. Une raison numérique établie sur l'appréhension et l'évaluation en temps réel des faits ordonne désormais les pratiques du commerce, de l'enseignement, de la médecine, les rapports aux autres, à soi-même, à la ville, à l'habitat...
Ce livre examine, en s'appuyant sur une foultitude d'exemples, la quantification et la marchandisation intégrales de la vie qui s'instituent, soutenues par l'industrie du traitement des données, aujourd'hui dotée d'un pouvoir qui perturbe nombre d'acquis démocratiques fondamentaux.
Avec une rare
lucidité et une écriture d'une précision clinique, Éric Sadin dévoile les impensés, analyse les processus en cours, dresse une cartographie détaillée des forces à l' oeuvre... Observations et réflexions qui dessinent une nouvelle condition humaine, et en appellent à la politisation des enjeux induits par la puissance toujours plus totalisante détenue par les systèmes computationnels.

_______Le technopouvoir n'est pas innocent.

Il est conforme à un certaine idéologie, qui veut notre bien, celle des maîtres de la Silicon Valley et leurs rêves de transhumanisme libéralisé.

De son côté, Amazon accélère sur le remplacement de l'homme par la machine.

____ Un ou deux lignes de programme a suffi à VW a introduire dans son système de production une vaste supercherie...

__L'ére des robots, de toutes formes et de divers usages, n'en est qu'à ses prémisses....

Une tendance lourde qui touche et touchera vite d'autres domaines, en profondeur. Pour le meilleur et pour le pire..

C'est vers de nouvelles formes d' existence que nous glissons progressivement, parfois dans une sorte de servitude volontaire.

______ Face au changement de paradigme qui se met en place sous nos yeux de somnanbules, l'auteur souligne l'urgence d'une nouvelle réflexion éthique et l'urgence d'une action politique, au sens large:

" ...il revient au pouvoir de mettre en place des cadres d’évaluation non soumis à la séduction des innovations et d’un techno-discours ambiant, qui semble ne laisser aucune place à la critique..."

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Au coin...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Le Bon Coin

En savoir plus : http://www.gentside.com/le-bon-coin/le-bon-coin-decouvrez-cette-annonce-hilarante-pour-vendre-une-renault-twingo_art50792.html
Copyright © Gentside

___________________BON COIN

Bon coin, mais (parfois) mauvaises affaires

On (re) trouve tout sur le Bon Coin..
Presque.

Au Bon Coin, on trouve tout, vraiment tout !
Des perles.
..

Mieux. Des pépites!

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Yemen: triangle du diable?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Yemen: triangle du diable?

(Il y a cinq ans déjà...)

_________A l' Est d'Aden-De puissants intérêts stratégiques et économiques derrière un minable attentat manqué?

-Pays cahotique, mais convoité
-L'occasion ferait-elle le larron?...
_______-"Barack Obama affirme que le jeune Nigérian qui a essayé de faire exploser un avion américain, le 25 dé­­cembre 2009, est passé par le Yémen. “Nous savons qu’il venait du Yémen, un pays qui souffre d’une grande pauvreté et de mouvements de rébellion sanglants. Il apparaît qu’il a adhéré à une branche d’Al-Qaida”, a-t-il expliqué. Al-Qaida a d’ailleurs revendiqué la responsabilité de l’opération. L’organisation souhaite se sanctuariser au Yémen pour plusieurs raisons. Le relief est escarpé, rappelant parfois celui de l’Afghanistan, la composition démographique [tribale] rend la présence de l’Etat et de ses institutions très limitées dans certaines zones, les armes en circulation dépassent le nombre d’habitants, la pauvreté est particulièrement répandue, tout comme l’analphabétisme. Par ailleurs, le Yémen, c’est la mer Rouge, le détroit du Bab Al-Mandab et une frontière commune avec l’Arabie Saoudite...."
-"Simple coïncidence dans ce monde de brut ? Alors que début novembre, le Yemen est devenu un exportateur de gaz naturel liquéfié (GNL ou LNG), grâce à la mise en oeuvre de nouvelles installations dans le Golfe d'Aden - dont Total possède près de 40% - l'ambassade de Grande-Bretagne à Sanaa a été fermée dimanche, après celle des Etats-Unis. Raisons invoquées : des menaces d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique, faisant notamment suite à l'attentat raté de Noël sur le vol Amsterdam-Detroit. "____________________
-Panorama du pays
-Todd et PPDA sur le Yémen - Agoravox TV
-Comment al-Qaida s'incruste au Yémen:
"... «Pour comprendre le Yémen, explique l'analyste Mourad Zafir, il faut toujours avoir en tête que le président Ali Abdallah Saleh doit en permanence négocier avec les autres centres du pouvoir que sont les tribus, l'armée et la mouvance djihadiste. Et quand l'un d'entre eux exerce trop de pressions sur lui, il se rapproche d'un autre de ces pôles.»Dans un pays où près de 40% de la population est au chômage, l'argent est le nerf de la guerre pour maintenir la paix sociale. Le problème est qu'avec la baisse des recettes pétrolières, l'État a moins de cash à redistribuer.
«Pour la première fois, le président ­Saleh se retrouve confronté à un ensemble de défis qu'il doit gérer en même temps», s'inquiète un diplomate occidental. Ceux-ci ont pour nom : menace terroriste d'al-Qaida, rébellion d'inspiration chiite au nord, dérive sécessionniste au sud, sécheresse et pauvreté. Où est allé Abdulmutallab durant les 72 jours où les autorités ont perdu sa trace, entre le 24 septembre et le 7 décembre ? «Il s'est entraîné à Rafadh, dans la province de Shabwa (au sud-est de Sanaa)», assure le vice-premier ministre en charge de la Sécurité, Rashad al-Alimi. Où se cachent les principaux leaders d'al-Qaida ? À Shabwa encore, ou parmi les tribus voisines de Mareb et Jof.Ces dernières semaines, l'État a intensifié les pressions pour que ces grandes familles du «Triangle du diable» n'abritent plus les djihadistes. «Certaines d'entre elles commencent à nous donner des informations sur leur localisation, d'autres leur demandent de partir», affirme le vice-ministre des Affaires étrangères, Mohy al-Dhabi. Moins optimistes, d'autres estiment que ces tribus ne se défausseront de la carte al-Qaida qu'en échange de gains importants. Car leurs griefs à l'encontre du régime sont nombreux. Quelques clans, que l'armée a enrôlés dans la guerre contre les rebelles au nord, n'ont pas été récompensés. D'autres se plaignent que le président Saleh ne fait rien pour partager le pouvoir.De la frontière saoudienne en passant par Jof, Mareb, Abyan et jusqu'à l'Hadramaout, des zones entières échappent à l'autorité de l'État. Celui-ci contrôle les villes, mais en dehors, les axes routiers sont fréquemment coupés par tel ou tel clan, qui installera ses propres barrages...."
-Le double jeu du Yémen:
"...Les projecteurs du contre-terrorisme sont actuellement braqués sur le Yémen. Et les décideurs sont en train d'ajouter ce lointain pays arabe à la liste qui comporte déjà le Pakistan, l'Irak, la Somalie et d'autres États faibles ou défaillants hébergeant des djihadistes proches d'Al-Qaïda. Mais le problème du Yémen ne se résume pas à sa faiblesse. Le régime de Sanaa (la capitale du Yémen) combat les membres d'Al-Qaïda et les autres djihadistes ayant une idéologie similaire. Mais, en même temps, il les tolère et les aide sciemment. Une situation que les Etats-Unis ont déjà connue en Arabie saoudite avant 2003 et aujourd'hui au Pakistan.
___La stabilité du Yémen, toujours incertaine, est plus précaire que jamais. Les réserves d'or noir du pays se tarissent de sorte que les revenus pétroliers sont en baisse. Le régime en place a moins d'argent pour rémunérer ses partisans et acheter ses opposants (et, j'avais oublié, pour développer le pays - mais cela n'a jamais été une véritable priorité). Plus inquiétant encore, les troubles gagnent l'ensemble du pays. La rébellion «houthie» oppose les Zaydis dans le nord-ouest du pays, près de la frontière saoudienne, au gouvernement. Les Zaydis sont une communauté chiite minoritaire (le Yémen est majoritairement sunnite). Leurs croyances et leurs traditions diffèrent de celles des chiites iraniens, qu'on connaît mieux. S'ils forment une communauté religieuse distincte, c'est surtout un désir d'autonomie tribale qui est à l'origine de la rébellion. Le régime aura beau affirmer le contraire, je n'ai pas entendu un récit crédible selon lequel l'Iran soutient de manière significative cette rébellion. (Il faut toutefois reconnaître que les médias ont très peu traité ce sujet.) Et comme si cela ne suffisait pas, des sudistes mécontents se sont révoltés contre leur perte constante de pouvoir depuis que le Yémen du Nord et le Yémen du Sud se sont unifiés en 1990, et à cause de leur défaite dans la guerre civile en 1994.
___Le troisième problème du Yémen - le plus important pour les Etats-Unis - est que les djihadistes sunnites liés à Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQAP) ont élu domicile dans le pays. (C'est AQAP qui revendique l'attentat manqué le jour de Noël qui devait faire exploser un avion de ligne à destination de Detroit) AQAP agit dans la continuité d'une longue histoire de violence d'Al-Qaïda au Yémen. En octobre 2000, par exemple, l'organisation terroriste a tué 17 marins américains lors d'un attentat contre le navire de guerre USS Cole. Ces dernières années, AQAP a organisé plusieurs attentats contre des cibles occidentales au Yémen, elle a tenté de tuer un haut responsable saoudien et a mené des attaques plus nombreuses contre des agents du régime yéménite. Les divers groupes rebelles n'agissent pas ensemble; leurs intérêts sont divergents. Mais leur point commun est de contribuer à affaiblir l'Etat et à ébranler les forces militaires du Yémen.Si le problème était seulement la faiblesse du gouvernement, la solution serait simple. Il faudrait renforcer le régime en l'aidant grâce à des formations et des aides financières, entre autres. Mais au Moyen-Orient, la réalité est toujours plus complexe...."
-Pourquoi le Yémen est si pauvre-
___________________Point de vue: Après la « normalisation » de l'Irak et de l'Afghanistan : Le tour du Yémen:
"Que se passe-t-il au Yémen dont on dit que c’est la nouvelle poudrière qui va faire exploser la marmite du Moyen Orient ? Petit pays de 20,9 millions avec une superficie d 527970 km2 un taux d’alphabétisation de 47,7 %, il est composé de Musulmans sunnites (55 %), et de musulmans chiites (42 %), Les autres habitants chrétiens, hindouistes, juifs. C’est une République islamique. Sa principale ressource est le pétrole. Son PNB-PPA par habitant (à parité de pouvoir d’achat) (en dollars) est de 751. Sa consommation d’énergie est de 184 kilogramme-pétrole par habitant. On voit que c’est un pays sous développé qui n’a rien d’exceptionnel. Ce qui fait son intérêt c’est d’abord sa position géographique sur le flanc sud de l’Arabie Saoudite , il a une vue directe sur le détroit de Bab el Mandeb, il est placé sur les route du commerce international notamment pétrolier et sur la zone de « piraterie » dit-on somalienne .
______C’est ensuite la découverte du pétrole qui ne peut laisser indifférent ceux qui en ont besoin. C’est enfin le régime, un régime despotique : Ali Abdallah Saleh au pouvoir depuis trente ans , et qui a pu éliminer tous ces adversaires et qui comme tout homme doit passer la main, d’où une lutte sourde pour la succession d’autant plus féroce que le Yémen est le seul pays musulman où la proportion Sunnite Chiite est du même ordre. Ce qui explique en partie l’état de guerre civile depuis plus de 10 ans entre le gouvernement central (sunnite) aidé par l’Arabie Saoudite et les Houtistes (chiite) du Nord (zone frontière avec justement l’Arabie Saoudite) , et dit-on aidés par l’Iran le Satan actuel de l’Occident..
____Une autre complication est venue avec dit-on dans la presse mains-stream avec l’irruption d’Al Qaida qui après l’Irak, le Pakistan, l’Afghanistan, et même dit-on l’AQMI du Maghreb ouvre un « succursale » au Yémen. Il faut donc qu’au nom de a lute contre le terrorisme international le combattre. Le Yémen, troisième front de la lutte contre le terrorisme écrit le New York Times Les questions se multiplient aux Etats-Unis après l’attentat manqué, le 25 décembre, du jeune Nigérian Umar Farouk Adulmutallab. Celui-ci a tenté de faire exploser un avion au-dessus de Detroit. Il a affirmé avoir été entraîné par Al-Qaida au Yémen, où le quotidien américain révèle que les Etats-Unis ont ouvert très discrètement depuis un an un troisième front contre le réseau terroriste. L’armée américaine y a notamment envoyé des forces spéciales pour assurer la formation de militaires yéménites.(1)
_____Dans le même ordre d’idée concernant Al Qaida au Yémen Jeffrey Fleishman écrit : « Profitant de la situation chaotique qui règne dans le pays, l’organisation terroriste recrute et tisse un réseau solide susceptible de frapper n’importe où. L’attentat manqué contre un appareil de la compagnie Northwest Airlines, le 25 décembre, en est l’illustration. La branche d’Al-Qaida au Yémen, qui a revendiqué la tentative d’attentat sur un vol de la Northwest Airlines qui assurait la liaison entre Amsterdam et Detroit, compterait près de 2 000 militants et sympathisants, affirme un spécialiste du terrorisme yéménite. (…) Le pays ne fournit plus seulement des penseurs radicaux, il attire désormais les extrémistes qui rêvent de rejoindre un front en pleine évolution au Moyen-Orient. (2)
_____ (….) Le groupe - qui, selon les analystes, a pour objectif l’établissement d’un califat islamique dans tout le golfe Persique, à partir duquel il pourrait attaquer ensuite les intérêts occidentaux et israéliens - opère depuis l’autre rive de la mer Rouge, en Somalie, où une autre branche du réseau s’est installée dans la région de non-droit qu’est devenue la Corne de l’Afrique. Ce scénario inquiète Washington. (…) “Au niveau mondial, Al-Qaida est peut-être militairement affaibli, mais ce n’est pas le cas au Yémen. On y trouve beaucoup d’armes. Le Yémen est un Etat idéal pour le développement d’Al-Qaida. Les djihadistes peuvent tirer parti du chaos qui règne dans le pays." (2
)_____ Autre appréciation aux antipodes de la doxa occidentale : « Ce nouveau conflit est très grave : Pour plusieurs raisons. Au départ, il s’agit d’un foyer d’instabilité, mettant aux prises des courants de l’Islam différents(…) . L’Occident divise pour régner, c’est machiavélique. Ensuite, le Yemen occupe une position stratégique, dans la Mer Rouge, et donc convoitable, d’autant que les rivaux russes, chinois, ou d’autres, peuvent être tentés de s’implanter là où il n’y a pas encore de bases anglo-saxonnes. De surcroît, chaque parcelle de sol peut recéler des ressources que l’Amérique, toujours à l’affût d’espace vital, veut utiliser elle-même pour maintenir son niveau de vie, assurer sa prééminence, continuer à dominer le monde ». (3)
_____« Les USA tentent par tous les moyens de perpétuer leur hégémonie, comme toujours par la force puisqu’ils la préfèrent au Droit. Mais il y a plus : Cette zone, en partie sous influence Chiite, intéresse l’Iran, et donc les USA bien décidés à affaiblir l’ennemi qu’il s’est choisi. Dans ce cadre, on situe mieux la tentative avortée d’attentat, parfaitement grotesque d’ailleurs, du pseudo terroriste d’Al Qaïda. (…) Bref, nous avons à nouveau un (projet d’) attentat sous fausse bannière, sans doute moins d’Al Qaïda que des services secrets occidentaux, ou au mieux, nous avons un simple prétexte pour justifier ce qui est programmé de longue date ».Donc, nouveau terrain d’opération pour les USA. Et c’est très grave. Non seulement parce que les populations, évidemment, commencent à souffrir ( raids aériens, drones, meurtres ciblés...), mais parce que ces choix illustrent parfaitement les objectifs réels du Prix Nobel de la Paix, nouveau visage d’une politique qui ne varie pas, furieusement néo-coloniale, impériale, hors-la-loi, comme du temps de Bush. Pour moi, nous assistons aux prémices d’une tactique planétaire : Prendre prétexte d’un fait plus ou moins mis en scène, et complaisamment relayé par une presse servile, pour s’implanter sur toujours plus de territoires : Mise en place de bases militaires et de marionnettes dévouées aux ordres de Washington, pillage des ressources, contrôle des populations et des zones, voire des routes pétrolières, signaux lancés aux rivaux, supplantation des Chinois ou des Russes, etc. A ce tragique jeu, qui commence par des opérations de basse intensité et se termine par la sanglante mise à sac de tout le territoire convoité, les Occidentaux sont passés maîtres. Ils avancent pas à pas, mais tout, au final, tombe dans leur escarcelle.. ».(3)
______ « (…) Tout se fait discrètement, en petit comité, entre dirigeants du complexe militaro-industriel, entre amis, entre futurs bénéficiaires, ou comme dirait notre cher Sarkozy, tout, vraiment tout, est désormais possible. Et tant pis si un peu partout les peuples en font les frais, tant pis s’ils sont massacrés, bombardés, terrorisés, mutilés, blessés, meurtris, démunis, ruinés, dressés les uns contre les autres, anéantis, exterminés, c’est du grand art, disons-le : Du grand terrorisme, du terrorisme absolu, celui d’Etat. Toutes les lois humaines, de guerre, internationales, sont violées, le champ est libre : on convoite, on s’empare... vols, mensonges, crimes, tout est permis.... Le cynisme est total » (3)
_____ La dernière phase paroxystique de la guerre, au Yémen, contre les rebelles Houthis, a fait plus de 2000 morts en moins d’un mois et plus de 150 000 sans-abri. Les troupes du gouvernement yéménite se battent contre environ 15 000 rebelles Houthis, armés et entraînés par l’Iran et retranchés dans les montagnes du Nord, autour de Saada, sur la frontière de l’Arabie Saoudite. Les bombardiers de l’armée de l’air saoudienne tapissent les zones rebelles et civiles, et l’armée de l’air et la marine égyptienne transportent des munitions pour l’armée du Yémen avec les encouragements et le financement des Etats-Unis. _______ Plusieurs sources confirment les traits saillants du conflit en cours au Yémen : La petite armée yéménite de 66 000 hommes, manquant de stocks de matériel militaire organisés, a bientôt commencé à se trouver à court de munitions et d’équipement militaire. L’armée égyptienne s’est empressée de fournir cet approvisionnement nécessaire, en mettant en œuvre un corridor naval et aérien. L’Administration Obama s’est lancée dans la mêlée, grâce à son assistance financière alimentant les efforts saoudiens et égyptiens pour venir en aide au Yémen. Autant que les Etats-Unis et Israël avaient été pris par surprise par les capacités militaires du Hezbollah, lors de la guerre du Liban en 2006, les Américains et ses alliés ont été stupéfaits par la maîtrise du champ de bataille des rebelles Houthi. La 1ère Division d’infanterie mécanisée de l’armée yéménite, renforcée par chacune de ses 6 brigades de commandos-parachutistes et le soutien aérien saoudien, s’est avérée incapable, depuis septembre, de briser la résistance des rebelles.
_______ La situation ressemble de plus en plus à une guerre par procuration entre Riyad et Téhéran, la presse saoudienne du 5 novembre n’hésitant pas à parler d’"assaut des agents de l’Iran contre la frontière". Les Saoudiens accusent les Iraniens de vouloir étendre l’influence chiite dans la région en fournissant armes et argent aux rebelles, tandis que les Iraniens reprochent aux Saoudiens de soutenir le régime yéménite d’Ali Saleh et de vouloir exporter la doctrine wahhabite. Le Yémen, est devenu la priorité des priorités pour le président Barack Obama depuis l’attentat avorté du Nigérian Omar Farouk Abdulmutallab contre un avion, le jour de Noël. Le général David Petraeus s’est rendu à Sanaa et y a rencontré le président du Yémen, Ali Abdallah Saleh, pour lui transmettre un message de son homologue américain. Le Premier ministre britannique Gordon Brown a appelé à la tenue d’une conférence internationale à la fin du mois, pour parler du terrorisme au Yémen et en Somalie, et à la création d’une unité spéciale pour intervenir dans la région. Le mot clé est "Al-Qaida", qui utilise le sol yéménite comme terrain d’entraînement, centre de recrutement et base de lancement pour des attaques contre des cibles américaines et européennes. Omar Abdulmutallab a reçu sa formation dans une université fondamentaliste de Sanaa et a rencontré les dirigeants d’Al-Qaida pour la péninsule Arabique à Aden et à Abyan [fief présumé d’Al-Qaida, dans le sud du Yémen]. (4)
_____ « (….) Ce pays n’a jamais disparu des écrans radar d’Al-Qaida. Aujourd’hui, le président américain veut doubler les aides au Yémen et s’engager dans une guerre commune avec les forces yéménites contre l’organisation terroriste. Concrètement, cela signifie que le pays sera mis sous tutelle militaire américaine, puisque ce genre d’aides et de coopération ne se fait pas sans contrepartie. Les Américains n’interviendront pas au nom du bien-être des habitants, mais pour protéger leurs propres intérêts. Cet engagement n’empêchera pas le Yémen d’être un Etat en faillite. Il risque même d’aggraver les difficultés et risquera de transformer toute la péninsule en foyer d’instabilité. Rappelons-nous que l’intervention américaine a fait de l’Afghanistan et de l’Irak les pays les plus corrompus et les plus instables du monde. Le destin du président yéménite Ali Abdallah Saleh ne sera peut-être pas meilleur que celui de l’Afghan Hamid Karzai.(4)
____Pour François Marginean, chercheur canadien indépendant, animateur de radio à l’émission L’Autre Monde sur CHOQ FM de l’UQAM, s’agissant de « l’attentat raté d’Amsterdam », nous sommes en face d’un complot su style Armes de destruction massive prélude à l’invasion de l’Irak.Il écrit : « (…) Les États-Unis ont accusé Abdulmutallab d’être lié à une cellule d’Al Qaïda située au Yémen et en Arabie Saoudite. Vous vous rappelez quand on nous disait qu’Al Qaïda était en Afghanistan ? Nous avons ensuite envahit. Et la fois où on nous disait que l’Irak était devenu la nouvelle base d’Al Qaïda ? Nous avons aussi envahit le pays. Que pensez-vous que nous risquons de voir se produire si Obama et les médias clament que le Yémen et l’Arabie Saoudite sont la nouvelle demeure du célèbre groupe terroriste crée à l’origine par la CIA ? Mais qu’en est-il réellement ? Nous pourrions commencer par demander comment Umar Farouk Abdulmutallab a pu être capable de monter à bord de l’avion qui partait d’Amsterdam vers Détroit sans passeport. Nous savons tous que le profilage ethnique existe, surtout envers les musulmans. Particulièrement depuis le 11 septembre 2001 et la subséquente guerre contre le terrorisme. Imaginez maintenant un jeune homme provenant d’un pays musulman voyageant seul et sans bagage, avec un billet allez simple en direction des États-Unis et sans passeport. (…) et qui a convaincu le personnel à la porte de sécurité de laisser passer Umar Farouk Abdulmutallab sans passeport ? (…) Et pour palier à tout cela, on nous dit qu’il va falloir augmenter la sécurité dans les aéroports, se soumettre à des fouilles à nu virtuelles, faire du profilage ethnique à fond, attendre en file des heures, le temps de nous créer de nouveau une illusion de sécurité et de nous faire frire aux rayons X potentiellement mutagènes et cancérigènes. (5)
_______ Le 4 janvier 2010, la Secrétaire d’Etat US, Hillary Clinton, a déclaré que l’insécurité au Yémen est une menace régionale et globale. Il faut donc armer les Arabes. On apprend, que l’Administration Américaine a signé une série de marchés d’armements à grande échelle avec les pays arabes, en vertu desquels les Etats-Unis ravitaillent l’Egypte, l’Arabie Saoudite, la Jordanie, les Emirats arabes unis, de moyens de combat ultramodernes, comme des missiles antinavires, des missiles antichars, des bombes intelligentes etc. Ces marchés visent à renforcer ce qui est appelé "l’axe modéré dans le monde arabe"… En définitive à travers le Yémen c’est le croyons nous la configuration réelle du Grand Moyen Orient qui est modelée. Le pays à abattre est l’Iran accusé d’aider les Houtistes . Pour cela L’Occident est prêt à s’allier à Al Qaida Sunnite pour combattre le chiisme et créer une nouvelle Fitna. Il serait prêt a à libérer les terroristes » yéménites d’Al Qaida retenus à Guantanamo pour les incorporer dans l’armée yéménite. Des jours sombres se profilent pour le monde musulman du fait de la duplicité des potentats arabes. Après l’Irak, après l’Afghanistan la « démocratie aéroportée » est offerte au Yémen pays de vieille civilisation du mythique Royaume de Saba qui terminera comme l’Irak dans le chaos. Ainsi va le monde …"
- Il faut sauver ce qu’il reste à sauver
-Le Yémen dans l'actualité
-Les guerres cachées du Yémen
-Yémen : l'exportation de gaz GNL, réel enjeu des tensions actuelles

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Point d'histoire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Point d'histoire

Un Traité mal géré [Quelques rappels...]

Tout commença à Sarajevo, selon la vulgate officielle, qui signa le début d'un marche somnanbulique vers un inconnu infernal.

L'hitlérisme.devait naître des ruines d'un engrenage tragique, d'un affrontement inouï, sans merci et sans pitié. d'une hécatombe inédite qui fit changer de siècle.

Pour Wilson, ce traité devait être le fondement de la paix

Pour Foch; la guerre n'est pas finie

Le Traité de Versailles, considéré comme bâclé, fut vite l'objet de multiples critiques (*)

Le problème des réparations fut au coeur des débats

L' article 231 du Traité stipulait que Les Gouvernements alliés et associés déclarent et l’Allemagne reconnaît que l’Allemagne et ses alliés sont responsables, pour les avoir causés, de toutes les pertes et de tous les dommages subis par les Gouvernements alliés et associés et leurs nationaux en conséquence de la guerre, qui leur a été imposée par l’agression de l’Allemagne et de ses alliés.

Certains, comme l'économiste Keynes estima « que la campagne pour faire payer l’Allemagne, l’ensemble des frais de la guerre était l’un des actes les plus graves manquant de sagesse politique..» et qualifia le traité de « paix carthaginoise » qui affecterait économiquement toute l’Europe ». Keynes déclara que les sommes des réparations du traité « dépassaient généralement la capacité de l’Allemagne » à payer.

Une dette dont le plan Young ne fera que prolonger l'issue. Avant les entorses de 1953 et 1990.

Les deux crises économiques, l'arrivée de Hitler au pouvoir, suspendirent les engagements.

Si les alliés avaient désarmé l'Allemagne, au motif qu'elle était la seule coupable, il avaient contribué à son réarmement moral et laissé intacte l'industrie tournée vers le réarmement

Les crises qui suivirent et surtout la dernière, avec l'entêtement de Brüning, favorisa l'ascension problématique puis fulgurante d'un système dictatorial

Les capitaux américains permirent un redémarrage de l'économie. Mais

l’Allemagne, en particulier, dont les crédits américains alimentaient l’industrie, fut à son tour durement atteinte dès décembre 1930, présentant des symptômes de crise analogues à ceux des États-Unis » taux de chômage de 17,5 %, recul de 40% de la production manufacturière, effondrement des prix...

L’occupation de la Ruhr, contestée,écourtée et inutile, donna lieu à de multiples incidents.

Le premier ministre français Raymond Poincaré était extrêmement réticent à ordonner l’occupation, et n’avait pris cette mesure qu’après que les Britanniques eurent rejeté ses propositions de sanctions plus modérées contre l’Allemagne. Les socialistes tentent de démontrer les dangers d’une occupation. Clémenceau s’y opposait et le Maréchal Foch parlait d’un “terrible nid de guêpes” où la France avait mis la main. Poincaré était sous pression, car la France avait besoin de l’argent allemand pour rembourser sa dette envers les États-Unis et l’Angleterre. La France et la Belgique tentèrent donc de faire respecter par la force les obligations financières qui étaient imparties aux vaincus par le traité de Versailles avant de commencer leurs propres remboursements.

Rappelons enfin que, selon le traité de Versailles, l’Allemagne devait payer aux alliés 20 milliards de marks-or (MdMo) avant mai 1921 puis 5 milliards d’ici le 31 décembre 1922, soit 25 MdMo. Elle n’en a versé en fait que 7,5 puis 2,9 MdMo, soit 10,4 MdMo, somme sur laquelle la France n’a touché que 2 MdMo environ en raison de la priorité de remboursement belge._______________

(*) __ Jacques Bainville, dans un petit essai prophétique : Les conséquences politiques de la paix (1920). L'historien français démontre avec brio que les clauses politiques du traité de Versailles contiennent les germes d'un autre conflit. Suite au remodelage de l'Europe centrale, «il reste l'Allemagne, seule concentrée, seule homogène, suffisamment organisée encore, et dont le poids, suspendu sur le vide de l'Europe orientale, risque de faire basculer un jour le continent tout entier», écrit-il, rappelons-le, dès 1920. Il résume la paix de Versailles dans une formule cinglante et juste : «Une paix trop douce pour ce qu'elle a de dur et trop dure pour ce qu'elle a de doux».

Son analyse est reprise par l'historien René Grousset dans Bilan de l'Histoire (1946) : «La seconde Guerre de Trente Ans était commencée. La plupart des contemporains ne s'en rendirent pas compte, parce que le Traité de Versailles leur parut achever la ruine de l'impérialisme allemand. Par quelle aberration fallut-il que nos alliés anglo-saxons, consacrant au contraire à Versailles l'oeuvre de Bismarck, maintinssent intacte l'unité allemande ou plutôt qu'ils prissent soin de la renforcer encore, car la suppression des autonomies provinciales ne pouvait avoir d'autre résultat ? Et devant cette Allemagne plus unifiée que ne l'avait jamais été celle du Chancelier de fer, ils servirent, morcelés à souhait, des États danubiens sans lien fédéral, auxquels s'attaquait déjà la propagande de l'Anschluss. La grande voix du maréchal Foch s'éleva vainement contre ces erreurs, génératrices de tant de prochains massacres».

Plus près de nous, Margaret MacMillan, historienne canadienne, nous offre un point de vue plus distancié mais tout aussi passionnant sur les traités de paix avec : Les artisans de la Paix (2006).

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Mea culpa!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Mea culpa!

Mea culpa!

Sacré Tony!

Il continue sa com.

Je regrette...enfin pas tant que ça..

Peut encore mieux faire...

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