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Le retour des châteaux-forts

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 ____________ Le ghetto nous guette...

___On se demande encore pourquoi un riche n'aurait pas le droit d'aller vivre à La Courneuve s' il le souhaite....
___La France, à l'instar des USA, est-elle en voie de ghettoïsation urbaine?
Il fut un temps à Paris où les classes sociales se côtoyaient dans les mêmes quartiers et même parfois dans les mêmes immeubles, malgré les clivages bien visibles et les distances bien marquées.
Depuis le 19° siècle surtout, l'espace urbain s'est davantage clivé enbeaux quartiers et quartiers populaires défavorisés.
Un pas de plus est en train d'être franchi avec le développement desrésidences sécurisées, où se développe un entre-soi narcissique, même là où le danger n'est là qu'à titre de fantasme. Auteuil-Passy n'est pas Mexico, Le Cap ou Rio...
Les espaces publics privatisés semblent avoir la cote un peu partout, de Montpellier à Strasbourg, même  pour les classes moyennes supérieures et les retraités aisés.
La banalisation  de l'entre-soi  déborde maintenant le cadre des seules classes dites supérieures privilégiées.
On n'en n'est pas encore à villes privées comme aux USA, mais à des quartiers homogénéisés, où se bunkérisent certaines  classes sociales et même, dans certains de ces quartiers, à des îlots superprotégés comme la villa Montmorency, appelée parfois le « ghetto du Gotha »...
La ségrégation urbaine , visant à s'affranchir des zônes sensibles, est  en route, comme les replis identitaires économico-sociaux, dont les mécanismes économiques sont mouvants 
"...Cette auto-ségrégation des classes supérieures est celle qui, du point de vue des mécanismes de production de la ville et de définition de l’accès aux localisations résidentielles pour les différents groupes sociaux, est de loin la plus structurante pour la hiérarchisation des inégalités urbaines. D’une part, l’appropriation par ces classes des meilleurs espaces urbains pour leur résidence comme pour les sièges sociaux de leurs entreprises, y entraîne, selon la logique de la rente foncière, les prix fonciers et immobiliers les plus élevés. Prix élevés qui ne peuvent que rendre ces espaces rapidement inaccessibles aux catégories sociales moins huppées. Pas besoin d’être activement raciste anti-pauvre ou raciste tout court pour éviter la présence des classes populaires, la logique du marché y suffit – il faut seulement prendre garde à empêcher les décisions politiques qui pourraient conduire à l’implantation de logements sociaux. Prix élevés qui, en contribuant de proche en proche à l’établissement de ceux des localisations un peu moins désirables, puis les suivants etc. constituent, comme les économistes du marché foncier l’ont montré, le principe de hiérarchisation des prix et de diffusion des mouvements de hausse, donc de la sélectivité sociale des localisations résidentielles ainsi hiérarchisées. Si les plus pauvres se trouvent (statistiquement et en l’absence de politiques publiques venant modifier cette logique) relégués dans les localisations les moins désirables, c’est au terme d’une chaîne de sélections sociales successives des populations résidentes dont le premier maillon s’origine au cœur des beaux quartiers..." 
La discrimination spatiale est le reflet  d'un  retranchement social et politique et aboutit à une sorte delibanisation de l'espace urbain.
Certes, les barrières peuvent être symboliques, mais leur développement est à la fois un effet, un symptôme et renforce la ségrégation économique, sociale, physique et morale.
Une pathologie de la vie sociale, expression d'un individualisme-consumériste montant.

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Primaires

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Des primaires bien primaires
                                          Dans le système électoral américain, les primaires ont leur,place institutionnelle, malgré leur complexité et leurs défauts souvent soulignés.
Mais en France la primaire, à gauche notamment, s'est imposée du fait même de la faiblesse et des divisions du PS, qui ne datent pas que du Congrès de Rennes.
   Pour certains, et non des moindres, étant donné la situation, la primaire est indispensable
    Peut-être, en un sens.
Pour d'autres, ces primaires aggravent la maladie du système politique français et dénotent les dysfonctionnements d'une Cinquième République à bout de souffle.
 Un coup de grâce à la démocratie? Sans aller jusque là, c'est le symptôme d'un mal qui vient de loin.
       Ça ne tourne pas rond 
              C'est souvent le désarroi.
                                          Les partis sont mortels...
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Histoire de garde

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Quelle histoire enseigner quand la nation faiblit?
____________Il y a l'histoire objective, le cours des choses, le déroulement des événements majeurs qui scandent la vie des hommes depuis son origine...

Histoire et propagande

Il y a l'histoire écrite, celle des historiens, le récit de ces événements, la conscience que les hommes en ont après-coup, la reconstitution, toujours partielle et parfois partiale, de ce passé que l'on sort peu à peu de l'ombre, à partir des traces laissées, écrites ou non.
Et il y a celle que les Etats officialisent à des fins d'enseignement, de formation, par choix idéologique, pas intérêt ou orgueil national. Celle qui a longtemps servi à soutenir et promouvoir une certaine morale et une certaine citoyenneté..non sans tronquer, sélectionner, enjoliver le passé. Des pratiques officielles déjà en vigueur sous Lavisse , même si de profonds changements se sont produits depuis, après les terribles guerres européennes.
Chaque pays, depuis le 19° Siècle, essaye de reconstruire son passé national, une histoire officielle, à ses risques et périls.
____A l'heure où la mondialisation fait passer la France au rang d'une puissance moyenne et où l'intégration européenne tend à mettre l'accent  sur la provincialisation de notre pays, l'effacement de l'Etat-nation, certains, aujourd'hui comme à une certaine époque, ont tendance à tirer l'histoire de leur côté, par exécration de la Révolution française ou idéalisation de la monarchie comme Deutsch, Ferrand, Buisson, Zemmour, Bern, qui ont pignon sur rue à la télévision, qu'on peut appeler les historiens de garde, politiquement non neutres, qui ne sont pas seulement des critiques de la mondialisation et des partisans d'une défense d'une histoire plus centrée sur les événements et d'une réhabilitation d'une histoire recentrée sur les valeurs nationales.Souvent des nostalgiques de valeurs identitaires recyclées...
Il est sûr que l'enseignement de l'histoire doit être repensée et réhabilitée

Histoire en période de crise?

Mais le débat est vif entre historiens, à la recherche d'un nouvel équilibre, où l'histoire nationale aurait toute sa place, tout en renonçant à une ambitiondémesurée dans les programmes.
Les critiques abondent à l'égard d'un type d'enseignement qui entraînait cette réaction d'un Président «  Je suis angoissé devant les carences de l’enseignement de l’histoire qui conduisent à la perte de la mémoire collective des nouvelles générations ».(Mitterand)
Peut-on retrouver en nouvel équilibre, consistant à apprendre la nation et l'UE, selon l'idée que: "Non seulement apprendre l’histoire de la nation et apprendre l’histoire de l’Europe sont deux choses compatibles, mais on peut apprendre l’histoire de la nation pour mieux apprendre celle de l’Europe. C’est avec une telle approche pragmatique qu’il est possible d’espérer préparer progressivement les jeunes européens des différents pays à se sentir concitoyens. La finalité civique et la procédure de vérité seraient ainsi conciliées dans un enseignement qui ne pourrait pas prêter le flanc à une accusation de manipulation. Un tel enseignement aiderait les élèves à comprendre que l’on peut emboîter des identités multiples, que la quête de la vérité historique et la construction d’une citoyenneté européenne sont non seulement compatibles mais se renforcent mutuellement..."
___Contre l'histoire étroitement identitaire, politiquement orientée ou revisitée, l'enseignement de l'histoire reste à refonder ou à rééquilibrer, pour une  renaissance de notre mémoire commune...sans naïvetés.

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Questions de l'heure

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
Histoire contemporaine et géopolitique

             Pourquoi la diplomatie semble-t-elle aujourd’hui si impuissante? 
                           Afghanistan, Libye, Syrie, Yémen, conflit israélo-palestinien, Crimée... Entre des guerres qui s’éternisent et la politique du fait accompli, la diplomatie semble aujourd’hui terriblement impuissante. Pourquoi, depuis une quinzaine d’années, les dirigeants politiques ont-ils tendance à privilégier la solution militaire ? Faut-il revoir le fonctionnement du Conseil de sécurité de l’ONU ? Réformer le droit de veto ?..

           Les opinions européenne et française dans la guerre hybride
                          Le monde change, et il change vite. Le public découvre avec stupeur que la mondialisation heureuse, celle des plages de l’île Maurice, a aussi sa face noire. Cette prise de conscience est spécialement pénible pour les Européens, qui ont la malchance stratégique d’être entourés de deux zones où la modernisation est particulièrement laborieuse...
    Depuis en fait le début des printemps arabes en 2011, les habitants de notre continent sont quotidiennement confrontés à des crises qui les concernent mais se déroulent dans des pays qu’ils connaissent mal, dont il faut apprendre à toute vitesse la géographie, la composition ethnique et la culture...

            Vers un monde fragmenté. 
                          La mondialisation, l’intégration par les échanges, la circulation des personnes, des services et des biens, les tendances à l’uniformisation culturelle ont pu faire croire à une convergence vers l’unité du monde et à la construction d’une "communauté internationale". Certains avaient théorisé la fin de l’histoire, d’autres encore entrevoyaient que la planète deviendrait plate grâce à l’abolition des barrières physiques et mentales que devait permettre la diffusion universelle des technologies d’information et de communication. L’Europe, construite sur le droit et sur la culture du compromis, apparaissait comme la pointe avancée de ce mouvement. Elle avait aboli la violence comme instrument de règlement des différends entre Etats et au sein des Etats, montrant ainsi l’exemple au reste du monde. Mais l’Union européenne se trouve désormais confrontée à la remise en cause de sa propre cohésion interne, sous l’effet de la crise économique, de la fatigue des opinions vis-à-vis des ambitions intégratrices, et des menaces, dans la suite des crises migratoires, sur ce qui est l’une des manifestations les plus fortes d’unité, Schengen et la libre circulation des personnes...
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Internet bifrons

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Addict or not addict?
_______________Ce n'est pas encore la grande dépendance, mais ça pourrait s'en approcher parfois.
Sans être atteint de cybercondrie, il est des jours ou l'ennui, le ciel gris, les trop longues soirées  amènent à rester devant l'écran plus que de raison.
Et l'hameçon fonctionne bien. La pêche est infinie, ouvrant à chaque recherche un butin sans limite, dans l'immense hypertexte que constitue le net, cette toile ouverte sans boussole ni GPS, dans laquelle on  peut se perdre aisément et vetigineusement.
Certains, gravement atteints, ont déconnecté totalement. 
____Et pourtant, avec le désir intarissable de vrai savoir, la vigilance vis à vis des sources, l'oeil toujours critique à l'égard des contenus livrés en vrac,  le web a changé la vie de beaucoup, spécialistes ou non, offrant un accès inédit à des informations riches et abondantes, à des archives autrefois inaccessibles dans tous les domaines, de l'histoire à la biologie, de la connaissance du rat des champs à celle de ses lointains ancêtres...
Internet, c'est d'abord ce qu'on en fait, à partir de ses motivations et de sa culture.
__Cependant, en dehors des dangers bien connus, des pièges facebookiens _(1)_et du risque degoogelisation, _(1)_ la chronophagie guette, le désintérêt, le désinvestissement pour le reste, par polarisation excessive, comme toute passion s'exerçant aux dépens des autres, même si on ne se perd pas dans une twitteromanie sans fin.
_____C'est toute l'ambiguïté d' internet: comme la langue d'Esope, la meilleure et la pire des choses.  Internet a deux visages:
Regrettant son cerveau d'avant, Mona Chollet décrit avec humour et autodérision sa tendance à se comporter parfois en  "zébulonne en surchauffe perpétuelle, incapable de ne faire qu’une chose à la fois, qui consulte à tout bout de champ ses multiples comptes (mail, RSS, Facebook, Twitter), qui abandonne les livres au bout de cinquante pages et qui ne sait plus où donner de la tête entre tous les objets dignes de son attention.
 Mon cerveau est devenu une passoire. J’envisage d’essayer la technique Pomodoro, qui consiste à installer un minuteur pour s’obliger à se consacrer à une seule tâche pendant vingt-cinq minutes : gros challenge en perspective. Dans Féerie générale... Emmanuelle Pireyre écrit : « J’ai noté quelques subtilités récentes de la technologie pour nous rendre dépendants, augmenter indéfiniment les surfaces d’échanges, j’ai noté le recul des possibilités d’autarcie. »
____Outre une compulsivité  fréquente par pratique intensive, on peut remarquer une modification presque imperceptible des facultés (attention, mémoire).
Internet nous rendrait-il bêtes, à l'insu de notre plein gré?
« Ces dernières années, dit Sophie, j'ai eu la désagréable impression que quelqu'un, ou quelque chose, bricolait mon cerveau, en reconnectait les circuits neuronaux, reprogrammait ma mémoire. Je ne pense plus de la même façon qu'avant. C'est quand je lis que ça devient le plus flagrant. Auparavant, me plonger dans un livre ou dans un long article ne me posait aucun problème. [...] Désormais, ma concentration commence à s'effilocher au bout de deux ou trois pages. [...] Mon esprit attend désormais les informations de la façon dont le Net les distribue : comme un flux de particules s'écoulant rapidement. Auparavant, j'étais un plongeur dans une mer de mots. Désormais, je fends la surface comme un pilote de jet-ski....»
C'est sans doute la dose qui fait le poison. 

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La bible et le Président

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
God bless America
                                Dieu est forcément américain,  et impose au pays une Destinée manifeste
             Cela vient de loin.
        Prêt à défendre toutes les causes, surtout pour les évangélistes de combat
    Le Président ne peut se passer de ses services...
"Dieu a posé sa main sur Donald Trump ...:

      Trump a prêté serment sur la Bible lors de son inauguration, honorant ainsi la tradition mise en place par George Washington. La religion a toujours été importante dans la république américaine. Mais jusqu’aux années 1950, elle était largement séparée de l’Etat, soutient l’historien de Princeton Kevin Kruse dans One Nation Under God. L’adoption de la devise nationale « In God we trust » date ainsi de 1956. Deux ans plus tôt, le Congrès avait fait ajouter au serment d’allégeance l’expression « one Nation under God » (une nation sous l’autorité de Dieu).
« Ce ne sont pas les Pères fondateurs, mais nos grands-pères qui ont forgé les cérémonies et les formules qui viennent à l’esprit lorsqu’on interroge la nature chrétienne des États-Unis », souligne Kruse. L’idée que les Etats-Unis sont une nation chrétienne a été promue dans les années 1930 et 1940 par des lobbies industriels et commerciaux opposés au New Deal. Ceux-ci considèrent la religion comme une arme puissante dans la guerre contre les promoteurs de l’Etat providence et les communistes. Ils recrutent et financent un clergé conservateur prêchant, non la charité, mais l’enseignement individualiste de Jésus. Ce mélange de chrétienté et de capitalisme s’installe au centre de l’arène politique dans les années 1950 avec l’arrivée d’Eisenhower à la Maison Blanche. Quelques mois avant sa prise de fonction, celui–ci déclare : « Notre façon de gouverner n’a aucun sens si elle n’est pas fondée sur une foi profondément ressentie, peu importe laquelle. » Il acte ainsi la fin de « l’Etat païen » et ouvre la voie à de nouvelles traditions.
Dans ce contexte de renouveau religieux, la formule « une nation sous l’autorité de Dieu » saisit l’imaginaire national. La formule « In God we trust », empruntée à l’hymne national The Star-Spangled Banner, apparaissait déjà par intermittence, sur les pièces de monnaie depuis le Guerre civile. Elle s’y installe définitivement, ainsi que sur les timbres et les billets de banque, avant de devenir la devise officielle du pays. Quant au célèbre « God Bless America », il est un peu plus récent. Il est popularisé par Ronald Reagan et marque tellement les esprits qu’aujourd’hui aucun homme politique n’envisage plus de terminer un discours sans lui. 
[ Books, octobre 2015]
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Mallettes et tablettes

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(C'était il y a trois ans...)
 Chocolat amer
 _____________Il est  chocolat!
 ___La Suisse produit sans doute le meilleur chocolat du monde.
Une vieille tradition, grâce à Mr Lindt, et un sens de l'accueil exceptionnel.
Il n'y a pas que du chocolat dans les mallettes

Elle est aussi d'une propreté pointilleuse, habile en lessivage
Ne parlons pas du paisible Helvète moyen, qui ne sait pas tout, mais de certaines officines qui prospèrent comme jonquilles au bord des lacs, comme UBS.
Des couteaux multiservices... 
Certes, elle n'a pas le seul pays paradisiaque, mais elle tient son rang discrètement, à côté de l'orgueilleuse City.
Elle a admis en son sein notre ci-devant capitaine des pompiers, pourtant pyromane.
Il a fallu qu'un journal trop curieux aille mettre son nez là où il ne fallait pas..
C'est de sa faute si le capitaine, dont on peut se demander  ce qu'il faisait là où il était, a craqué, est passé au confessionnal avec des accents clintoniens à déchirer les âmes sensibles:
Confiteor... "L’argent pourrit jusqu’à la conscience des hommes...Amen! 
Un cas parmi d'autres,  du menu fretin.
Il y a plus grave... 
 Les experts cités par « The Guardian » estiment que l’argent placé dans ces paradis fiscaux et qui échappe donc de cette façon au fisc est l’équivalent du Produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis et du Japon réunis !
En France, six fois le trou de la Sécu... 
Et on s'étonnera que les caisses soient vides!
Une routine... "...quiconque fraude le fisc à travers les paradis fiscaux ou les places offshore ne planque pas simplement ses capitaux mais participe à la spirale de la dette et de ses bénéfices… " Optimisons!
_____________C'est pour quand la fin de la  République des mallettes, au-delà du Ca-huzac?
"C'est fini!" disait l'autre au G20.
En 20... 
___________________
-Les petites françaises ne sont pas mal non plus 
-Des caïmans voraces 
Le vrai visage de l'évasion fiscale
La révolte des riches
Ces autres Chypre qui menacent l'Europe
-De Genève à Singapour 
-Industrie financière clandestine 
-Rapport du Sénat

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Donald, Angela et les autres

Publié le par Jean-Etienne ZEN


                                         Sans être grand clerc, en tenant compte des déclarations lapidaires du nouveau Président des USA, on peut affirmer que quelque chose va changer en Europe, si les paroles sont réellement suivies d'effets.

        Si America first à un sens, même forcément limité, ce n'est pas seulement pour Washington, mais aussi pour ses partenaires privilégiés, de l'autre côté de l'Atlantique. 
  Ce n'est pas seulement importer moins ou de manière plus draconienne, c'est aussi couper lecordon ombilical établi depuis la seconde guerre mondiale, c'est cesser de soutenir le projet européen dont les services américains  furent les fervents soutiens, c'est favoriser la dislocation d'une Union fragile, en soutenant le Brexit et d'autres formes de retrait.
   C'est un  défi colossal pour l’Allemagne et l’Europe, qui vont forcément devoir redéfinir leurs rapports, face à la nouvelle doctrine européenne de D.Trump.
      Notamment,"du côté du libre-échange, Trump a dit tout le mal qu’il pensait des accords commerciaux multilatéraux. Son élection constitue donc un sacré boulet pour le Tafta, auquel Angela Merkel tenait tant. Rappelons là encore que l’Allemagne est le seul grand pays européen exportateur net, donc bénéficiaire du libre échange. La signature du traité constituait donc un enjeu important pour Merkel....
    Avec l’arrivée de Trump, les termes même du commerce international pourraient connaître une profonde mutation. Dans la durée, la situation pourrait donc devenir très compliquée pour l’Allemagne."
    Cela inaugure-t-il un nouvel ordre américain en Europe?
        Entre l'Allemagne et le France, tout pourrait devenir plus compliqué, malgré certains démentisofficiels.
    Les caricutures de Trump, qui ne prend pas de gants, ignorant la géographie, l'histoire et la diplomatie, n'arrangeront pas les choses, en cognant fort, avec son habituel sens des formules à l'emporte-pièces
    Kerry a beau protester, il n'a plus de pouvoir.
         Les mesures de rétorsion commencent.
                  Dans le village des ancêtres de Trump, on se fait petit.
    Jusqu'où cette nouvelle logique conduira? Difficile à dire pour l'instant, mais nul doute qu'elle connaîtra assez vite ses limites, dans l'intérêt des USA eux-mêmes et que les effets ne seront pas tous négatifs, si l'Union Européenne, par nécessité, se décide enfin à se redéfinir.
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Dexia: de la solidarité à la décrépitude

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
 Dérives d'un banque
____________________Il était une fois un établissement public administratif, dont la vocation première était de répondre aux besoins des collectivités locales, en France et en Belgique. 
Qui a été amenée à une aventure bancaire insenséeoù l'Etat a déserté son rôle de modérateur et de contrôle, cédant aux  pressions spéculatives. 
Faute d'une gouvernance cohérente et compétente, la frénésie conquérante n'a pas connu de limites pendant une longue période, jusqu'à la toxicité.
Les folles dérives de la finance mondiale ont touché nos communes, nos hôpitaux et nos HLMDexia, l'ex-Crédit local de France, leur a vendu des milliers d'emprunts structurés, devenus toxiques, dont les taux d'intérêt explosent : aujourd'hui, la banque est à l'agonie et ne doit sa survie qu'au soutien des États belges et français. Qui va payer la facture (estimée, au minimum, à 10 milliards d'euros) ? Que ce soit l'État ou les collectivités locales, ce seront bien les contribuables qui, in fine, devront assumer les dégâts de ce véritable scandale financier. Comment Dexia, en qui les acteurs locaux avaient toute confiance, a-t-elle pu les entraîner dans les pires travers de la spéculation financière ? Pour répondre à cette question, ce livre propose une plongée dans les coulisses d'une banque aux ambitions démesurées, dont les dirigeants, poussés par l'appât du gain, ont sacrifié l'intérêt de leurs clients. L'enquête des auteurs est étayée par des documents inédits et par de nombreux témoignages exclusifs d'anciens salariés de chez Dexia, de hauts fonctionnaires et des concepteurs de ces produits toxiques. Nicolas Gori et Catherine Le Gall racontent ainsi comment le premier "emprunt structuré" a été imaginé dans les salles de marchés de la banque américaine JP Morgan. Ils montrent comment Dexia est devenu dépendante des profits dégagés par ces produits financiers hautement spéculatifs et comment elle a construit une "machine de guerre" pour conquérir les élus et leur vendre ces prêts venimeux. Ils décryptent comment les concurrents de Dexia (Caisses d'épargne, Crédit agricole…) ont amplifié le mouvement et transformé le marché des emprunts locaux en véritable folie. Enfin, ils révèlent que l'État a bien été alerté du danger représenté par ces emprunts, mais qu'il n'a rien fait pour empêcher leur propagation.]
 
Une affaire où l'irresponsabilité était à tous les niveaux, Pierre Richard ayant joué un rôle majeur d'aventurier de la finance folle, qui va coûter très cher à l'Etat, aux collectivités locales, aux hopitaux...
Un scandales, où  plus grave, que le Crédit Lyonnais, qui va coûter très cher au contribuable...
Comme finissait par l'avouer un ex-ministre pointant aujourd'hui à Pôle-Emploi: "L'argent pourrit jusqu'à la conscience des hommes..."
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Je cherche un homme

Publié le par Jean-Etienne ZEN

En avant, en marche...dans le brouillard.
                                          Déçu, comme prévu, par le débat d'hier soir (mais était-ce un débat?), ce matin, comme Diogène,je me suis mis à chercher un homme.
        Non pas un être parfait, le meilleur homme politique qui soit, par les temps qui courent.
    Non, seulement le moins pire. Comme Platon, à Syracuse, j'ai cessé de rêver au dirigeant parfait. On ne crée pas l'idéal ex nihilo.
  Celui qui mettrait un peu d'ordre et de justice dans le chaos ambiant, capable de prendre sérieusement et courageusement la barre au milieu des remous, de la tourmente politique et financière, de montrer le cap dans le b..... mondial.

                             Et je suis tombé sur cette page...►
        Pas de doute, j' ai encore mal cherché.
                    On m'a dit qu'il y aurait bien quelqu'un de neuf, jeune et beau,qui avait pris son bâton de pèlerin, pour une marche prometteuse, sur des sentiers inédits.
     Encensé par la presse anglo-saxonne,  tout ça...
        J'ai regardé de près et j'ai sombré dans le brouillard
  Voilà un homme qui part à l'aventure: par delà la rhétorique de circonstance, j'ai cherché en vain l'itinéraire, le programme, l'originalité.
     Marcher, c'est bien, mais pour aller où?...
       Bon, je continue à chercher...comme le Grand Jacques.
                   On ne sait jamais...
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