Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Que pense Dieu de tout ça?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Que pense Dieu de tout ça?

Michel Onfray s'en va-t-en guerre ♪♫♪
___________________________________Ou tempête dans un verre d'eau?

___Que pense Le divin Spectateur de la vie agitée des hommes, des combats médiatiques parfois douteux de notre chevalier de la philosophie du PAF, toujours en première ligne?

Penseur hors-norme, souvent contesté et très (trop?) médiatique, Onfray aime les sujets sensibles, souvent tabous, et parfois un tantinet provocateurs, contrairement à Kant qui pensaient des révolutions plus radicales dans la discrétion de son cabinet. Il faut dire qu'il se réclame d'un illustre prédécesseur qui ne fit pas dans la demi-mesure en matière d'audace de la pensée, renversant les idoles de son temps...

__Son succès mérité à l'Université populaire de Caen ne se dément pas, mais comme essayiste un peu pressé et polémiste pas toujours cohérent ni suffisamment informé, il pose parfois problème. Notamment, quand il revisite Freud, qu'il n'a pas lu ni attentivement ni complétement. Le grand pourfendeur de mythes se réclamant de Nietzsche n'a pas toujours le marteau adapté.

Depuis son Traité d'athéologie, il a pris l'Etre divin, ou plutôt sa construction humaine, comme cible privilégiée. Rien que ça! Mais il n'est pas le premier. Epicure avait déjà posé quelques jalons.

____________________Avec sa dernière livraison dans la presse concernant une récente étude de Soler, il a provoqué une tempête et une cacophonie philosophico-religieuse et une réaction en chaîne d'interventions souvent passionnées, révélatrices de crispations sur le fait religieux, qu'on aurait pu estimer dépassées en nos temps dits éclairés...La question divine n'est-elle pas supposée ne plus faire problème? C'était sans compter sur des clercs trop sérieux, les défenseurs ardents du temple et les bigots de tous poils

Non, les guerres de religion ne sont pas terminées.

Heureusement, elles prennent aujourd'hui dans notre pays, des allures moins sanglantes qu'autrefois. Seule l'encre coule...

Mais une encre acide, corrosive, même dans le champ clos du débat d'idées, d'un certain monde philosophique.

Il n'est pire terrain miné que la chose religieuse, éventuellement aussi la chose politique, deux domaines qu'il n'est pas conseillé d'aborder même en famille entre la poire et le fromage, pour ne pas compromettre la paix des ménages.

_______Ce n'est même pas le Sieur Dieu qui est mis en question, mais la manière dont les hommes, trop humains, l'ont considéré, pensé, décrit, à travers le prisme de leur imagination, entretenue par l'ignorance et leurs écrits jugés sacrés.

__Toute culture religieuse se réfère à une origine où s'enracine une tradition jugée vénérable, lorsque tout est supposé avoir commencé un jour : la révélation et l'écriture, qui fixent des paroles immuables, un corpus de croyances et de règles auxquelles on peut, on doit se référer en donnant sens à la vie, aux institutions, aux rites. Textes jugés longtemps immuables, sans possibilité de modification ou d'interprétation personnelle,comme dans le catholicisme naguère, certains courants salafistes aujourd'hui et même des courants évangélistes...
__D'où l'intérêt de l'exégèse critique, faisant abstraction de la prétendue sacralité des textes dits inspirés, pour en sonder la valeur historique et la fiabilité du contenu.Cette exégèse des textes bibliques ont fait l'objet d'âpres débats.

Spinoza, exclu de la Synagogue, en sut quelque chose, qui tenta d'éclairer les textes bibliques à la lumière du contexte historique et des données culturelles d'une époque et d'un peuple.

___________________________Soler ne subit pas les mêmes foudres, mais, malgré le sérieux de ses recherches, est aussi l'objet d'attaques des défenseurs les plus étroits du Livre, surtout de côté de rabbins fossilisés.

__________Tout a commencé avec un article dans Le Point, faisant part d'un éloge d' Onfray à Soler, éloge mérité, malgré des passages inadaptés et inutilement provocateurs, comme s'il s'agissait surtout de polémique, alors qu'il n'est d'abord question de mise au point historique.

La démythologisation a fait de grands pas avec Richard Simon, l'exégèse protestante du début du 20°s.Bultman représente un moment important, remettant en question la divinité de Jésus. Dans le monde catholique, Loisy et d'autres ont fait aussi une démarche critique, tombant sous les foudres de Rome.

__La pensée juive orthodoxe, voire ultra-orthodoxe, fondamentaliste, dont on retrouve maintes formes dans diverses religions, n'accepte aucune mise en perspective historique objective, critique des sources , comme le font les historiens-anchéologues Finkelstein et Silberman , pas plus qu'une version de son histoire complexe, comme le propose Shlomo Sand.

__La question des conditions de naissance de l'idée d'un dieu unique chez les Hébreux (question pas plus taboue que celle des conditions de l' introduction du christianisme dans l'empire romain à partir de Constantin) est encore considérée par les gardiens du Livre comme subversive, prisonniers qu'ils sont d'un héritage slérosé, figé dans le mythe. Comme tout peuple, le peuple juif a oscillé entre mythe et histoire . ..

Moïse fut-il vraiment ce que les Ecritures disent qu'il fut?

_L'écrit d'Onfray a fait immédiatement l'objet d'une polémique: un rabbin fait le bilan de ses bourdes (bibliques), non sans procès d'intention.

D'autres philosophes, par des arguments plutôt ad hominem, laissant de côté le fond de la question, tombent à bras raccourcis sur notre Normand et son symptôme...

DS Schiffer prend la défense de notre philosophe, comme d'autres par ailleurs.

___ Didier Long pointe les prétendues inexactitudes et les dérapages contenues dans les approches de Soler et de Onfray. Sur un point, il est vrai que Onfray n'évite pas parfois certains anachonismes et certains parallèles inappropriés (notamment entre judaïsme et nazisme) et le rapport mécanique qu'il établit entre monothéismes et totalitarismes n'entraîne pas l'adhésion Il y aurait là beaucoup à dire. Si le monothéisme tend par nature à l'exclusivisme et au prosélitisme parfois violent, il est d'une autre nature qu'un phénomène politique contemporain. Comparaison n'est pas (toujours) raison.

_____Sans entrer dans le fond du débat, on peut regretter que cette joute surtout médiatique, ce théâtre qui ne joue pas la bonne pièce, n'aide pas le grand public à mieux comprendre de quoi finalement il retourne.

La réponse finale de Onfray remet les choses d'aplomb: il y est question de la liberté de l'esprit face aux dogmes stérilisant la pensée et engendrant l'intolérance. Problème toujours d'actualité, depuis Erasme...Un travail tout simple, celui de philosophe laïc...

___________ Finalement, qui est Dieu? Ou plutôt qui est l'homme qui s'est construit un tel Référent Absolu?

On peut trouver chez Nietzsche, chez Spinoza et ailleurs des éléments de réponse...

Dieu, lui, s'abstient de répondre, au-dessus de ces querelles souvent byzantines, parfois assez affligeantes, qu'on peut estimer d'un autre âge.

Et puis, il se rit d'être défendu. Défendu de quoi d'ailleurs?

__.Heureusement, Il a de l'humour...
________________________

Partager cet article

Burkini, rififi et embrouillaminis

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Burkini, rififi et embrouillaminis

[Points de vue]

Burkini, ni..ni..
Pour ou contre?.
C'est pas qu'on ne se mo
uille pas...dans des eaux plus ou moins troubles.
Plutôt contre. Contre les passions excessives dans un sens comme dans un autre.
Le face kini ne vaut pas mieux, dans un autre contexte.. Certains préfèreront le 0-kini, qui évite toute polémique sur les pratiques vestimentaires de plage.
Il faut raison garder. Ne pas se tromper d'ennemi.
On dira ce qu'on veut, le burkini est efficace contre les UV et les méduses...
Mais moins qu'une tenue de ski.
Peu commode cependant pour la brasse coulée.
On a envie d'en rire...
Quoique.. On s'interroge. Un accoutrement sans importance? Un flambeau identitaire régressif, une affaire d'hommes, surtout dans le Golfe, ou un effet de mode très in ?
Un peu de tout, à des dosages divers.
, On se trompe de combat, diront certains.
On en fait trop, diront d'autres: il y a plus important qi'un morceau de tissu, même chargé de symboles..
Tolérance absolue, prôneront d'autres.
Mais c'est une nouvelle offensive salafiste, diront certains. Peut-être, mais il y a des offensives plus meurtrières dont on parle moins.
En Corse, on s'est échauffé pour des raisons mal déterminées Sais-t-on ce qui s'est passé vraiment?
Délicat de légiférer en ce domaine. Il vaut mieux éviter.des combats douteux.
Ou pourrait évoquer à ce sujet une fausse question laïque, mais un vrai débat politique?
_______________________

Partager cet article

David contre Goliath?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

David contre Goliath?

Finance Watch
_______________Un oeil sur la finance, mais pas seulement.

Making finance serve society

_________________________C'est encore un nain. Mais qui a le mérite d'exister. Il fallait l'inventer.
Une ONG qui ne ressemble à aucune autre, pratiquant un anti lobbyisme à soutenir sans réserve, engagée dans une lutte nécessaire mais gigantesque, au coeur de l'Europe, contre les ravages des forces financières dévoyées qui minent les économies réelles.

____Elle ne changera pas le monde et ne fera pas de miracles toute seule mais pourrait bien contribuer à faire avancer de manière significative le problème crucial de la régulation bancaire, toujours promise, jamais réalisée, de la fin de la fraude, parfois insoupçonnée, qui contrôle une partie de l'économie, de certaines pratiques perverses à vaste échelle, avec le projet d'informer de manière précise et circonstanciée et d'influencer la politique de Bruxelles, les instances de pouvoir, les politiques souvent passifs, parfois complices.

"En juin 2010, 22 députés lancent un appel à la société civile pour qu’elle crée une organisation non gouvernementale capable de développer une contre-expertise sur les activités menées sur les marchés financiers par les principaux opérateurs (banques, compagnies d’assurance, hedge funds, etc.).

L’appel des députés européens prend le nom de Finance Watch. Son objectif: mettre fin à l’asymétrie entre la puissance de l’industrie financière et l’absence de lobbying des ONG dans le domaine de la finance qui constituent un problème démocratique."

La tâche n'est pas mince. On connaît la difficulté de contrôler les lobbies financiers, propre à en décourager plus d'un. Récemment créée, l'association Roosevelt 2012 se propose aussi de sensibiliser une opinion ignorante et passive et des décideurs acquis aux dogmes néolibéraux, tout juste prêts à changer les apparences ou des détails marginaux.

__ C'est encourageant, FW a déjà engrangé certains acquis, avec pour objectif de servir l'économie réelle mise en péril par l'économie casino et son court-termisme autodestructeur.

Il lui faut encore beaucoup d'appuis pour agir de manière plus significative, même si c'est déjà un succès prometteur. L'économie réelle reste encore oubliée et ne retrouvera un dynamisme que lorsque seront nettoyées les Ecuries d'Augias

" La situation où l'économie devient subordonnée à la fonction financière doit être rejetée car destructrice des structures économiques et sociales. » Une profession de foi résumée par un slogan : « Making finance serve society » (« Faire que la finance soit au service de la société ») et une conviction : Finance Watch n'est pas là pour combattre la finance, mais ses dérives. Dans ce combat, elle peut s'appuyer sur ses adhérents. Du lourd : cinquante-quatre membres de douze nationalités différentes (un an plus tard, ils sont soixante-dix), des ONG (Transparency International, le CCFD, le Secours catholique, Attac, Oxfam…), des syndicats, des associations, des personnalités spécialistes des questions financières, qui représentent ensemble près de cent millions d'Européens..".

__Selon Pascal Canfin, il est des mesures d'urgence à prendre pour commencer à juguler la finance. Le lobbying bruxellois est intense. Les loups sont dans la bergerie.
"...En matière financière, les moyens dont disposent les banques pour exercer ce lobbying sont totalement illimités. Ils ont un accès extrêmement privilégié aux décideurs, parce qu’un certain nombre d’entre eux étaient d’anciens banquiers ou des avocats qui ont travaillé pour des banques. Il existe donc cette consanguinité d’une partie de l’élite politique avec l’élite financière. Cette facilité d’accès de l’ensemble de l’industrie financière au personnel politique, pour défendre ses intérêts, est trop forte..."

Le capitalisme financier toxique, la finance prédatrice continuent, contournant ou détournant les règles, quand elles existent . Jean de Maillard avait bien noté que "La fraude est un rouage essentiel de ce type d'économie".

_La régulation financière, décisive, est encore un vaste chantier. L'affaire du «Liborgate», qui ébranle la City le montre avec éclat, comme les problèmes soulevés par les pratiques de Barclays.

Les manipulations bancaires restent encore d'actualité et la question des paradis fiscaux, des niches fiscales, si importante pour une vraie réforme, reste en suspens, malgré les prétentions ou les dénis des politiques.

_________David finira-t-il par décapiter Goliath?

Il y va de l'avenir de notre économie et de notre avenir.
______________________
-Le coeur de la city est pourri
- Les banques, championnes de l'opacité
- Quand les banques font main basse sur les politiques publiques
- Tricher est nécessaire selon 24 % des cadres de Wall Street et de la City
- L'élite mondiale détient 18 trillons de dollars dans les comptes offshore.
_________________________________

Partager cet article

Economies faciles

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Economies faciles
Il n'y a pas de petites économies

C'est pas bien compliqué.
On peut tout à fait se passer du coup'tif' officiel de l'Elysée, payé comme un ministre.
Bien sûr, dans la plus haute fonction d'Etat, le locataire du Palais ne peut confier le soin de sa toison au premier venu.
_ Mais il faudrait en parler à Bercy, à Mr Sapin, attitré au Trésor républicain, dont le crâne dégarni ne nécessite plus le passage onéreux de la tondeuse,
La perruquier du monarque de Versailles était aussi grassement rémunéré.
Le bon Monsieur Binet fit des merveilles...
La tradition se perdit...___ Mais elle revient en force au Palais

__ Le précédent monarque avait son bottier d'exception et son horloger de luxe.
Celui d'aujourd'hui ne néglige pas son système capillaire et l'a confié à un spécialiste de haute volée, promu ministre des tifs en quelque sorte, modestement rémunéré et tenu au secret.
On ne saura rien sur les cheveux qui dépassent...
_Les ciseaux de la rigueur ne sont pas passés par là.
Le pouvoir ne tiendrait-il qu'à un cheveu?.

_______________________

Partager cet article

Culture en vacances

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Culture en vacances

Les cancres ont de l'avenir

___Inévitablement, en cette période de l'année où fleurissent examens et concours en tous genres, on voit circuler un bouquet de petites merveilles culturelles, souvent lâchées par des correcteurs indiscrets, tout heureux de trouver motif de réjouissance au sein de leur activité austère, répétitive, lassante.

__Le ramassage de perles prépare celui des moules sur les plages déjà rêvées.

Certaines sont attendues, d'autres toujours surprenantes, tant est grande l'activité imaginative des petits ou grands potaches, faisant naïvement état d'un savoir mal digéré, de rapprochements surprenants, de connaissances approximatives, ou de désinvolture renversante.

_____La Foire aux cancres est bien connue, pleine de formules amusantes, comme en parlant de la vache ("L'insémination artificielle, c'est le vétérinaire qui remplace le taureau.")

Les copies du bac fourmillent de détails croustillants ou de savantes élucubrations.

Même dans les copies de philo, on trouve des jugements où le bon sens est parfois "bafouillé" (sic!) , souvent désolants pour un correcteur.

Certains présentent de tristes lacunes ("«Les désirs naturels varient, estime un élève. Par exemple, pour une famille vivant en Afrique, les désirs naturels seront de dormir et de manger car l'Afrique vit encore de manière sauvage. Mais pour un Français bien plus évolué, ce sera d'avoir une voiture, une machine à laver et une très grande garde-robe.». D'autres ne manquent pas d'audace ( «On constate que tous dans la société ne travaillent pas pour être utiles. Certains travaillent aussi pour leur plaisir. Les prostituées par exemple joignent l'utile à l'agréable...»). D'autres sont là pour remplir à tout prix un vide sidéral sans doute terrorisant, fruit d'une année scolaire allègrement zappée.

Si certaines perles témoignent de beaucoup d'approximations, d'autres ne manquent pas d'une certaine logique ou d'un aspect créateur certain.

On en trouve de toutes sortes , mais il n'y a pas que les élèves qui se laissent aller.

_____Si les cancres n'ont pas d'âge, la cancritude-attitude, elle, est plus récente, moins naïve, et pose de vrais problèmes.

Symptôme de résistance à l'institution, de provocation à l'égard de l'enseignant ou d'ennui scolaire, elle est une manière d'affecter, de jouer un non-savoir assumé, parfois de manière arrogante, en parfaite conformité avec une certaine ignorance ambiante ou un mépris de la culture propres à certains milieux, venant parfois de haut...
__Mais, espérons-le, "le futur sera meilleur demain"( Georges Bush)
_________________________

Partager cet article

Grande délinquance d'aujourd'hui

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Grande délinquance d'aujourd'hui

[ _Notes de lectures_]
_____ On est porté à voir la délinquance surtout dans ses formes microscopiques.
__Celles qui font la une des journaux.
__ Dans ses formes mineures ou majeures, mais toujours spectaculaires.
_Mais les formes de criminalité les plus importantes et les plus dévastatrices ne sont pas toujours là où on nous les montre.
__ Elles sont souvent tellement peu apparentes qu'elles ne ne sont guère interrogées dans leurs formes majeures et leurs mécanismes.
__De la très grande criminalité, on ne retient le plus souvent que la piraterie organisée, d'hier ou d'aujourd'hui, les différents trafics en tous genres, de drogues,d'armes, d'organes, de personnes même, souvent hors du contrôle d'Etats trop faibles ou parfois complices ou indifférents.
...On a pu ainsi parler de narco-Etats.
__ Les réseaux criminels se développent un peu partout, souvent à la faveur de conflits ou de désordres locaux, avec plus ou moins d'intensité et de violence: dans les Balkans, en Afrique, notamment dans l'Ouest.
_ Les mafias sont parfois plus puissantes qu'on ne l'imagine, aussi diverses soient-elles. Dans certains cas, l'argent qu'elles drainent et recyclent rivalise avec celui des pays où elles exercent leurs activités.
__ On ne soupçonne guère la puissance du Yakuza au Japon, l'importance de la Mafia russe, celle qui sévit en Israël ou en Asie centrale.
_ On peut dire aussi de l' Etat islamique qu'il a aussi une structure mafieuse.
______ Mais la criminalité passe aussi, c'est moins connu et très dévastateur, par le système financier international, par le jeu plus ou moins occulte des "banksters" (comme le dit le très libéral The Economist), les réseaux obscurs des intérêts financiers qui ont déstabilisé et mené beaucoup à la précarité ou à la ruine des Etats et des particuliers, comme l'a souligné, entre autres, l'économiste Stiglitz, hors de tout souci d'investissement productif.
Comme le remarquait l'ancien directeur de la Banque Mondiale: "Les banques sauvées grâce à l'argent public se retournent vers ceux qui les ont sauvées en disant: payez vos dettes! Leur arrogance est inacceptable "
__ La finance prédatrice, en apparence régulée, n'a pas fini de créer les conditions de nouvelles crises, peut-être plus dévastatrices.
__ Les paradis fiscaux contribuent à dégrader les capacités étatiques d'investissement, c'est patent surtout dans certains pays d'Afrique. L'argent de la drogue circule et se blanchit par l'intermédiaire d'établissements ayant pignon sur rue.
__ On a pu et on peut à raison appeler criminogène cet aspect du capitalisme financier, qui sape les bases de l'économie elle-même, indifférent aux conséquences.
Il existe donc une internationale des mafias, face obscure de la mondialisation.
__ On peut parler de géoopolitique du crime, vis à vis de laquelle les instances internationales manquent de volonté et de moyens.
__ Une comparaison: entre les 140 millions de dollars de budget annuel de l’organisation des Nations unies contre la drogue et la criminalité et les 400 milliards de dollars générés uniquement par le trafic de stupéfiants. De plus, même si la lutte contre les paradis fiscaux qui favorisent le blanchiment de l’argent des réseaux criminels est à l’ordre du jour, il n’est pas évident que les micros états dans lesquels ces paradis fiscaux se situent soient en mesure de résister aux tentations de profits générés par ces activités.
__________________

Partager cet article

Rigueur à la française

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Rigueur à la française

(il y a déjà quatre ans...)

Erreur de chemin?

______Austérité est, paraît-il, un terme à bannir.

Un remède qui mène sûrement l'Europe vers une aggravation du mal.

___Responsabilité budgétaire serait -il plus politiquement correct, même si la France n'est pas l'Espagne?

On peut se poser la question...

__Les grandes orientations définies par Matignon ne font pas l'unanimité dans le monde des économistes.

Plus à gauche que la ligne officielle du PS, des voix se font entendre qui ne ménagent pas les critiques, comme celle de Lordon ou de Généreux. Mélenchon fait aussi entendre une musique particulière..Cela n'est pas une surprise.

____Mais, dans le cercle des plus mesurés ou modérés, un économiste, certes keynésien, mais plutôt bon teint, responsable de l'OFCE, Xavier Timbeau, fait entendre une voix discordante, de manière certes nuancée, mais ferme.

__Il estime que les choix européens actuels sont erronés, qu' une libéralisation brutale est une solution illusoire , "que la politique d’austérité choisie par le gouvernement constitue une erreur grave de stratégie. Faisant le lit de la récession, elle ne permettra pas d’atteindre la baisse des déficits qu’elle prétend poursuivre. « C’est une récession qui s’auto-annihile »

_____Ses dernières déclarations " laissent à penser que la politique économique voulue par François Hollande ne va pas seulement opposer la gauche socialiste à la gauche radicale. Elle risque également de traverser les socialistes eux-mêmes et plus généralement les économistes, y compris ceux qui n’avaient pas de partis pris idéologiques contre le PS. Les critiques de Xavier Timbeau attestent que nous entrons dans un débat économique de première importance. Avec en arrière-fond une question majeure : d’entrée, le gouvernement socialiste n’a-t-il pas fixé des priorités économiques erronées ?

Cette position rejoind celle que Paul Jorion ou P. Krugman défendent depuis longtemps.

Tant que la confiance , clé de la sortie de crise, n'est pas rétablie, toute tentative de redressement risque fort de déboucher sur un impasse.

__La France n'est pas une île. C'est l'Europe toute entière, sur d'autres bases, qui doit définir une autre politique économique.

____________________Dans une lettre au Président de la République, X.Timbeau, dans son blog de Mediapart, déclare:

___"... dans un contexte de finances publiques dégradées non pas par le laxisme budgétaire (ce qui exclut la Grèce) mais par la crise financière de 2008, une restriction budgétaire maintenant peut provoquer un effondrement social, politique ou économique ou détruire durablement la capacité productive. La restriction budgétaire ne serait donc pas simplement récessive à court terme mais également à long terme. L’expansion budgétaire serait alors une condition nécessaire pour la prospérité à long terme et la soutenabilité des finances publiques. Dans ce schéma, notre salut exigerait que nous gardions le cap dans la tempête.

Monsieur le Président, la pertinence de votre stratégie visant à « équilibrer les comptes publics en 2017 » dépend de celui de ces deux écueils que vous considérerez comme le plus menaçant ou inéluctable. Devez-vous craindre que la négligence budgétaire finisse toujours par se payer au prix fort ou devez-vous redouter par-dessus tout qu’une rigueur brutale compromette le futur de notre économie et n’alimente frustrations et désespoirs ?

Pour répondre à ces questions redoutables, les préjugés ou l’idéologie sont de mauvais conseils. Nous vous pressons au contraire de considérer les éléments les plus factuels :

  • ___Les notations des dettes souveraines de pays dont les déficits et les dettes publics sont considérables, comme les Etats-Unis et le Royaume-Uni, ont été dégradées par les agences de notation sans conséquence particulière. Votre prise de fonctions ne s’est pas, elle non plus, traduite par une dégradation des conditions de financement de l’Etat. Ceci laisse à penser que les marchés comprennent, mieux, semble-t-il, que certains dirigeants, que le problème principal des finances publiques européennes n’est ni la dette ni les déficits mais bien la gouvernance de la zone euro et ses politiques monétaire et budgétaire. Un prêteur en dernier ressort ¬— il n’y en a pas en zone euro —résoudrait facilement et directement les crises de dette souveraine. L’objection voulant que cela forcerait la Banque Centrale Européenne à monétiser les dettes publiques, en violation de ses statuts et de son objectif de stabilité des prix, ne tient pas. La simple possibilité d’une monétisation réduirait en effet la prime de risque et en éliminerait la nécessité de sorte qu’il n’y aurait plus de panique autoréalisatrice sur le financement d’un Etat et de crise de dette souveraine italienne, espagnole, voire française.
  • En outre, Ugo Panizza et Andrea Presbitero ont montré qu’il n’existe pas de preuve historique convaincante que la réduction de la dette engendre une croissance plus forte. Dès lors, l’affirmation courante selon laquelle la réduction de la dette publique est un prérequis à la reprise de l’activité est au mieux une corrélation, au pire fallacieuse, mais en aucun cas une causalité impliquée par les données.
  • Vingt années de stagnation au Japon nous rappellent que la déflation est un piège durable et délétère. La sous-activité pousse les prix inexorablement à la baisse. Paul Krugman et Richard Koo ont montré comment les taux d’intérêt réels anticipés enclenchent une spirale de désendettement lorsque les anticipations de prix se verrouillent sur la déflation. Si de surcroît, la déflation des bilans touche le secteur bancaire, l’effondrement du crédit nourrit la contraction.
  • Un des effets pervers de l’austérité budgétaire découle de la destruction de capital humain par de longues périodes de chômage. Les cohortes de jeunes qui entrent sur un marché du travail dégradé prendront un mauvais départ qui les marquera durablement. Plus longtemps le taux de chômage persistera au-dessus de son niveau d’équilibre, plus profondes seront les frustrations issues d’un avenir bouché..."
  • _______________

Partager cet article

Macroneries

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Macroneries

L'aveu
_____ Arrivé comme un OPNI (*) des hautes sphères de la galaxie bancaire française,
__ Il repartira sans doute comme un météorite dans le vide sidéral des profondeurs cosmiques, dans l'immensité stratosphérique des oubliés du PPF (**)
__ Etoile filante, d'un éclat certain mais passager, politicien de type 2.0, il a tout du gendre idéal au sourire engageant. Avenant, élégant, lisse, poli et tout et tout....Proche du peuple même: il lui est arrivé de porter un casque de chantier, sans crainte d'aller au charbon.
__ Il est enfin passé courageusement aux aveux, sans en surprendre beaucoup, malgré les apparences:
: ______ Je ne suis pas socialiste.
_ Une bombe à Bercy au Puy du Fou, où il a fait mine de s'emparer déjà des rênes du pouvoir, aspirant sans doute à la conduite du char de l'Etat.
_____ Mais il voulait dire: Nous...
Car c'est bien une équipe qui l'a accueilli en son sein.
Pas de révélation donc, le socialisme est bien dépassé...
Tant pis pour les pleurs et les ruptures douloureuses. C'est la fin des dinosaures.
___ Il faut aller de l'avant! Explorer des sentiers reagano-thatchero-friedmaniens.balisés à Bruxelles.
C'est la transgression souriante.
__ Il sait de quoi il parle:
« La vie d’un entrepreneur est bien souvent plus dure que celle d’un salarié. Il ne faut jamais l’oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties », expliquait-il en janvier.
_Ou bien:
Le meilleur moyen de se payer un costard, c'est de travailler.
___La liste est déjà longue des paroles historiques témoignant de son expérience de républicain "moderne" et audacieux, tel un nouveau Bayard sans mémoire peur et sans tabou:.
« Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires. »
« Il y a dans cette société une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées. »
« Je n'aime pas ce terme de modèle social. »
« Être élu est un cursus d'un ancien tem
ps. »
___Ou enfin, la plus profonde, sur laquelle on n'a pas fini de méditer, qui a toutes les chances de passer à la postérité:
« Le libéralisme est une valeur de gauche. » CQFD._______________
(*)-Objet politique non identifié
(**)- Paysage politique français

_____________

Partager cet article

La vie vélo

Publié le par Jean-Etienne ZEN

La vie vélo


Quand on partait de bon matin... ♪♫♪♫


__Je roule, donc je suis, oserait-on dire.

Mais l'esprit de Descartes en perdrait les pédales...

__Disons plutôt, comme Fournel: tant que je pédale, je tourne rond.

Car le vélo, régulièrement pratiqué, a le pouvoir de stimuler les sens, une existence moins distraite, d'éliminer les toxines de la pensée.

__Certains y voient comme un exercice spirituel .

Rien à voir avec St Ignace. Disons plus modestement, un exercice (de masochisme), d'hygiène mentale.

_D'autres y trouvent une source inattendue d'inspiration.

Il y a mille et une raisons de faire du vélo.

_____Le vélo peut être un mode de vie.

Presque une philosophie en action, même en haute intensité, ce qui ne fait pas l'unanimité dans le monde varié des amoureux de le petite reine.

__La vélosophie , bien loin de l'esprit des bourreaux du bitume, du vélobusiness, est un état d'esprit, qui peut parfois prendre une forme virale, créant une forme étrange de dépendance...

__Chaque cycliste assidu a une relation particulière avec sa bécane, très intime, tissée au cours du temps, souvent depuis l'enfance.

Le vélo revient en force, même là où on ne l'attendait pas ou plus...

__Ce n'est pas que pour les bourrins...qui ne voient que la ligne d'arrivée. Même s'il peut mener loin, il n'est pas d'abord de l'ordre du quantitatif, il reste une expérience intime, offrant un contact particulier avec le milieu traversé.

_______Professeur historien romancier poète, Bernard Chambaz a aussi un bon coup de pédale. Il a effectué les trois plus grandes courses à étapes de la planète cyclisme : tour de France, tour d'Italie, tour d'Espagne. Ces échappées belles en solitaire, loin du peloton, activent la méditation, rythmée par le mouvement perpétuel des jambes qui tournent autour du cadre.

Dans son « corps-à-corps avec le monde alentour », le cycliste pense. « A tout et à rien. » Existence, plaisir, effort, fatigue, humilité, simplicité, bonheur, esthétique, santé, vieillissement, mort, lenteur, plaisir, désir, perception, fuite, espace, temps, solitude, liberté, grâce, sérénité... Ces réflexions grandeur nature, philosophie de terrain, parlent aux enrouleurs de braquet. « Le vélo est une bonne école de la vie. »
_____________

Partager cet article

Alep au coeur

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Alep au coeur

Pleurer sur la ville
_______ Pleurer de rage et d'impuissance.
Pleurer sur ceux qui n'ont plus de larmes pour pleurer.
Sur ce dernier bastion où l'on ne sait plus qui affronte qui
Qui fera le plus de ruines?
Après Sodome et Carthage. Après Thérouane, Stalingrad. et Homs...
Une ultime bataille dans un conflit sans fin.
Un pas de plus dans une cruauté sans issue.
O! Alep, l'enchanteresse millénaire.
Riche d' histoire et de diversité.
Qui a survécu à tous les sièges.
Faudra-t-il ne plus avoir à compter que tes pierres calcinées, tes victimes innombrables?
L'apocalypse n'est pas que dans les textes.
On a beau dire que c'est la fin,
Que restera-t-il de la cité, de ses vivants,
Dans la course à l'abîme d'un pays déchiré, d'une Syrie moribonde?...

Alep au coeur

Partager cet article

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>