Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

NSA: pour notre bien

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 NSA en question 
_______________« Chez Microsoft, votre vie privée est notre priorité. » 
On s'en doutait...
__On savait notre liberté sous surveillance de manière de plus en plus sophistiquée et pointue. Mais nous ignorons tout des usages des données ainsi récoltées, à part l'aspect commercial, si évident.

Les grandes oreilles d’Obama

__Le système Echelon, à l'écoute des mots-clés, avait déjà instauré une écoute à l'échelle mondiale.
La sécurité a bon dos. La NSA affirme avoir déjoué des tentatives d'attentat. Affirmation purement déclarative, difficile à vérifier. De plus, un attentat sur le sol américain n'est jamais prévisible, car leurs auteurs potentiels prennent le plus grand soin à utiliser des moyens artisanaux, à ne laisser aucune trace et à brouiller les pistes. Boston le montre avec éclat.
La collecte des données transmises constituent une masse quasiinexploitable par son gigantisme ou exploitable à des fins discutables, du moins obscures, au coeur de la technostructure de surveillance us, le sécuritaire, le militaire et le commercial fonctionnant en symbiose. Le cyberespionage politique et industriel est  facilité. C'est sans doute l'objectif inavoué du système.
La traçabilité sans limites ouvre une voie nouvelle, ambiguë. Le monde entier est sur écoute. A quelles fins? 
La question se pose, au point que certains Etats s'inquiètent. Le scandale devient mondial. L'Europe est"préoccupée" , ce qui est un euphémisme. 
Même aux USA, le problème fait quelques vagues:
" En Europe, la réaction de Bruxelles est venue de Tonio Borg, commissaire à la santé, déclarant mardi que « la commission européenne demandait un engagement clair de la part des États-Unis quant au respect du droit fondamental de tous les citoyens européens à la protection de leurs données personnelles ». Une discussion doit avoir lieu « avec fermeté et détermination », vendredi, entre la commissaire chargée de la justice, Viviane Reding, et des représentants américains. 
L’objectif est notamment de comprendre, selon Tonio Borg, « si l’accès à des données personnelles dans le cadre du programme Prism (permettant à l’Agence pour la sécurité nationale, la NSA, de surveiller l’activité d’étrangers sur Internet grâce à la collaboration de neuf géants du web basés aux États-Unis) se limite à des cas individuels reposant sur des soupçons fondés et spécifiques ou s’il s’agit d’un transfert en vrac ».
Aux États-Unis, les débats sur le programme Prism enflamment les médias et les défenseurs des libertés civiques, puisqu’il est difficile d’imaginer que ce programme n’ait été cantonné qu’aux « étrangers ». Selon le document secret sur le fonctionnement de Prism publié jeudi dernier par le Washington Post, le programme utilise une recherche par « mots-clés » devant lui assurer « à 51 % » que seuls des étrangers sont visés… Les inquiétudes sont encore plus vives sur le programme de surveillance téléphonique dont l’existence a été révélée par le Guardian : il aurait permis à l’agence entourée de secret qu’est la NSA de récupérer quotidiennement les relevés téléphoniques de tous les clients américains de l’opérateur mobile Verizon, à savoir de 98,9 millions de personnes, depuis au moins six ans.
Le Wall Street Journal avance en outre que Verizon n’est pas la seule entreprise concernée. Selon le quotidien, citant des sources anonymes, l’opérateur mobile AT&T, comptant 107,3 millions d’abonnés, et Sprint, 55 millions, auraient également été ciblés.
Mardi, huit sénateurs consternés par l’ampleur de ce système de surveillance, que l’administration américaine continue de présenter comme légal et efficace, ont donc introduit un texte de loi pour y voir plus clair. Cette proposition de loi veut obliger le gouvernement à rendre publics des documents actuellement classés secrets et qui permettraient de comprendre comment la loi a été interprétée pour justifier une opération de surveillance de cette ampleur. « Que les Américains comprennent comment notre gouvernement interprète le Patriot Act et le FISA Act », a ainsi déclaré Jamal Raad, le porte-parole du sénateur démocrate à l’origine de cette loi, Jeff Merkley. Ces deux textes ont servi de cadre légal aux systèmes de surveillance, selon le gouvernement.
Plus radicale est l’initiative de l’organisation américaine historique de défense des droits civiques, l’ACLU. La grande association vient de porter plainte contre le gouvernement qu’elle accuse de collecter abusivement des métadonnées (non pas le contenu des appels, mais les numéros appelés, les heures, les lieux et la durée des appels) dans le cas Verizon, et ainsi de violer des droits constitutionnels des Américains, de la liberté d’expression au droit à la vie privée..."
__Les révélations sur le système Prism met Obama sur la défensive:  
"...Ce programme permet à deux agences fédérales, la National Security Agency (NSA, l’Agence de sécurité nationale) et le FBI, de collecter secrètement des informations échangées par des utilisateurs du Web, en comptant sur la coopération de neuf sociétés internet, dont Microsoft, Google, Facebook, Apple, Skype ou Youtube (Twitter n'en fait pas partie). 
Le programme aurait été lancé en 2007, à la toute fin du mandat de George W. Bush, au moment où les réseaux sociaux étaient en plein boom et la NSA soucieuse de ne pas en perdre une miette. Puis il fut conservé et développé sous l’administration Obama. L’argument ? La lutte anti-terroriste, Prism devant servir à détecter toute menace potentielle à la sécurité intérieure..."
___On exploite la peur. Une peur ancienne, à tous les niveaux. Celle qui fait là-bas la fortune desmarchands d'armes
Le Patriot Act a ouvert une voie dangereuse, une pente incontrôlable
______ « Les programmes évoqués ces deux derniers jours dans la presse sont secrets au sens où ils sont classés “confidentiel défense”, mais ils ne sont pas secrets au sens où, en ce qui concerne les appels téléphoniques, chaque membre du Congrès en a été informé [...].Concernant les appels téléphoniques, personne n’écoute vos appels. Ce n’est pas ce en quoi consiste ce programme [...].Je pense qu’il est important de reconnaître que vous ne pouvez pas avoir 100% de sécurité mais aussi 100% de respect de la vie privée et zéro inconvénient. Vous savez, nous allons devoir faire des choix de société. » (Obama)
Nous voilà rassurés...☺
Mais il y a pire que Prism
_________________________________
Prism: l'Union européenne a fait partie des cible de la NSA 
Keith Alexander, l’homme qui veut tenir Internet dans sa main
Espionnage sur internet: encore pire que vous ne l'imaginiez 
Le monde redécouvre la suprématie de l'Amérique sur l'Internet
«Briser la carapace du secret» 
"L'avancée des technologies de l'information annonce la fin de la vie privée"
La NSA a violé de multiples reprises la vie privée des Américains
Obama n'a pas su réformer les politiques sécuritaires
-Le Big Brother français existe aussi..
____________________ 

Partager cet article

Repost 0

Des robots et des hommes

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Robotique: le tournant
                                       La robotisation, sous toutes ses formes, est un phénomène en accélération rapide dans de multiples domaines.
     Ce "progrès", dont nous n'entrevoyans guère les perspectives de développement et les effets à long terme, correspondant à un moment du développement du capitalisme vers une baisse des coûts de production, de rentabilité concurrentielle sans fin, de relocalisations partielles, ne laisse pas de nous laisser songeurs.
    Mi-fascinés, mi-timorés,  nous sommes le plus souvent dans l'ambiguïté la plus totale à ce sujet. Admiratifs de la chirurgie robotisée, nous nous interrogeons sur les conséquences humaines et sociales de son introduction dans de plus en plus de domaines  industriels, grâce au couplage de plus en plus en plus poussé entre numérique et cybernétique, grâce au développement algorithmique illimité.
 La question n'est pas seulement humaine, anthropologique, elle est aussi sociale, politique au sens large.
      Rifkin prévoit la fin du travail et les propositions peu claires de B.Hamon sur le revenu universel, se calent sur ses pronostics, en partie discutables.
        Brigitte Munier analyse notre crainte irraisonnée et ancestrale de machines autonomes et supposées maléfiques, qui hantent nos imaginaires, la littérature et le cinéma. (*)
   Mais on ne peut réduire le problème à cet aspect et s'en tenir à seulement dissiper les vaines craintes.
          Le développement concurrentiel et ultra-rapide de la robotique pose et surtout poseront de sérieux problèmes, auxquels nous ne sommes pas préparés.
   Quand on voit comment, même en Chine, la production des robots se fait dans certains secteurs à une vitesse inouïe...
   Les robots, quelle que soit leur nature, ont beau susciter notre fascination, la réflexion ne suit pas.
       Elle devient urgente.
________________
(*)- Le Parlement européen a adopté jeudi 16 février un texte sur le statut des robots. Alors que des programmes sont sur le point de conduire des voitures et que les machines s’essaient à de plus en plus de métiers, le robot fait peur. Une inquiétude spécifiquement occidentale, assure la sociologue Brigitte Munier. Dans Robots. Le mythe du Golem et la peur des machines, elle explique que « la crainte occidentale contemporaine de machines intelligentes menaçant de gouverner l'humanité camoufle une angoisse ancienne et croissante, celle de ne plus trouver de sens à la nature et à la vie de l'homme ».___Selon elle, à chaque époque correspond un mythe qui permet à la civilisation d’extérioriser ses inquiétudes et ses aspirations. Aujourd’hui, la figure du Golem ou du robot domine la culture populaire, de la littérature au cinéma. Le Golem est cette créature humanoïde à base de glaise fabriquée par un rabbin pour défendre sa communauté. Il finit par se révolter et son inventeur doit le détruire. Le mythe populaire juif est développé par Mary Shelley dans Frankenstein au début de la révolution industrielle. Il exprime la peur du pouvoir du progrès scientifique face à la morale. C’est en 1920 que le Golem acquiert sa figure moderne. Karl Capek dans sa pièce R.U.R forge le mot « robot ». La machine a pris depuis diverses formes, de Matrix à Robocop. Mais la question qui anime ces histoires reste la même : qu’est ce qui différencie le robot des humains ?___Une question qui ne se pose pas dans d’autres parties du monde. « Nous avons défini l’homme pendant plus de 25 siècles en Occident comme ayant une âme dotée d’une origine transcendante, écrit Brigitte Munier. Les Japonais n’ont pas cette vision. Pour eux, l’âme est immanente, elle est ici-bas. Voilà pourquoi ils n’ont pas cette peur. » Ils ont d’ailleurs fait d’ « Astro le petit robot » le symbole de l’espoir après la Seconde guerre mondiale. La société japonaise voit dans la machine un compagnon, un auxiliaire : bref, un alter ego.__(En savoir plus : Homme et machine : la phase du miroir)
_______________________
 

Partager cet article

Repost 0

Fukushima (il y a trois ans...)

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
 Dernières nouvelles
_______________ La chape de plomb se maintient sur cette bombe à retardement.
Le silence médiatique sur un drame qui continue à se jouer là-bas ne doit pas faire illusion.
La situation est toujours aussi périlleuse, exposée au moindre accident et génératrice de graves problèmes de santé présents et futurs.
La décontamination se fait dans le pires conditions. 
C'est le silence qui s'installe lourdement sur ces opérations, les risques pour le personnel et la population, soumise à des informations partielles ou biaisées. La désinformation ne faiblit pas, de manière souvent indirecte. La plupart des medias ne sont pas en reste.
Même Le CNRS participe à cette omerta:
 "...Ses estimations ont été contestées par l’Union of Concerned Scientists (qui annonce 25 000 morts), ou par l’Académie des sciences de New York (qui en annonce entre 211 000 et 245 000, 15 ans après la catastrophe)....
 Le désastre de Fukushima, c’est une diffusion de césium 137 dans l’atmosphère 500 fois plus importante qu’à Hiroshima, d’après le physicien artisan du nucléaire japonais Anzai Ikuro. C’est aussi, selon le Norwegian Institute of Air Research, la plus grande émission de gaz rare xénon 133 connue en dehors des essais nucléaires : plus de deux fois les émissions de ce gaz à Tchernobyl. C’est aujourd’hui, selon TEPCO, une activité de 10 millions de becquerels en provenance de la source Fukushima Daiichi relâchés à chaque heure.
C’est un tiers du département de Fukushima contaminé à un taux supérieur à 37 000 becquerels par mètre carré (pour le seul césium 137), et au moins treize départements contaminés, le tout représentant 8 à 10% du territoire japonais.
C’est 1 532 barres de combustible de 300 kg et de 4 mètres de long chacune, stockées dans la piscine du réacteur n°4, au cinquième étage d’un bâtiment qui menace, à la première secousse, de s’effondrer, suscitant ce commentaire laconique du Pr. Hiroaki Koide,( spécialiste des réacteurs à l’université de Kyoto : « Ce serait la fin »..." (1)

__Pourtant un récent rapport accablant de l’ONU met en évidence les dangers présents et à venir pour des populations mal informées.
Beaucoup de chiffres officiels sont  manipulés, concernant notamment le développement des cancers de la thyroïde. Les vrais problèmes sont pour demain...
Une population désespérée et/ou résignée.
Le nucléaire serait-il l'énergie du désespoir?
__________________

Partager cet article

Repost 0

Lu et approuvé

Publié le par Jean-Etienne ZEN

__ La diplomatie trumpienne dans ses oeuvres
                                                     De quoi réjouir l'ami Netanyaou
             "Pour Alain Dieckhoff, directeur du Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po, la solution à deux Etats est la seule qui fasse consensus au sein de la communauté internationale. « Le problème étant que plus le temps passe, plus cela rend difficile cette solution, explique le directeur de recherche au CNRS. Le grignotage du territoire palestinien par la colonisation israélienne rend tout cela de plus en plus compliqué. »

      En effet, la colonisation est considérée par la communauté internationale comme le principal obstacle à la paix entre Israéliens et Palestiniens. L’association israélienne La Paix maintenant estime à 385 900 le nombre d’Israéliens installés dans des colonies en Cisjordanie. A cela s’ajouteraient 200 000 colons israéliens dans Jérusalem-Est.
       La création d’un Etat palestinien créerait de facto un mouvement de ces populations, qui seraient probablement dans l’obligation de retourner en Israël. C’est loin d’être la volonté de M. Nétanyahou, qui multiplie depuis plusieurs mois les gestes en faveur de l’extrême droite israélienne. Début février, la Knesset a même fait un pas de plus dans l’annexion de la Cisjordanie, en adoptant une loi autorisant l’Etat israélien à s’approprier, contre compensation, des terrains privés palestiniens en Cisjordanie sur lesquels des Israéliens ont construit sans autorisation des colonies sauvages.
     Dans un entretien au Monde en avril 2016, le coordinateur spécial de l’ONU pour le processus de paix au Proche-Orient, Nikolaï Mladenov, déclarait : « On croit de moins en moins dans la pertinence des négociations et dans la possibilité d’une solution à deux Etats. Chacun avance dans une direction opposée. On parle moins de réalisations communes entre Israéliens et Palestiniens, et plus de séparation. »
       En décembre 2016, le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné dans une résolution la colonisation israélienne des territoires occupés et de Jérusalem-Est, en demandant à l’Etat hébreu d’arrêter « immédiatement et complètement » de telles implantations. Juste après l’annonce du vote, M. Nétanyahou a affirmé qu’Israël « rejet[ait] cette résolution honteuse et ne s’y conformera[it] pas ». Aucune sanction n’est prévue dans la résolution 2334 en cas de non-respect du texte."


__Tout baigne dans l'équipe de la Maison Blanche, qui veut faire du pays une nouvelle Irlande.
            Mais (même) Fox News fait la gueule.

__  Ikea s'adapte à son public..

__ Les bulles ne durent jamais bien longtemps, malgré l'apparence.

__ La mode des casseroles est revenue...

__________________

Partager cet article

Repost 0

Grèce: on achève bien un pays

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(Il y a trois ans...)

Toujours plus...vers le fond 
_________________________________________________L'orchestre s'est tu...Sombre symbole.
Comme sur le Titanic, à deux doigts de sombrer? 

 "La restructuration de l'audiovisuel public n'accorde plus le budget nécessaire pour le maintien de l'orchestre, vieux de 75 ans et du chœur."
Du jamais vu, même pendant la dictature, relève la presse. (*) 
La déshérence imposée, pas seulement culturelle, continue : 
Les salaires réduits parfois de moitié, les soins qui ne sont plus assurés, la misère des écolesles sans-abri d'Athènes  la télé publique fermée, malgré la résistance, la braderie au privé, des projet fous en cours, les nouvelles cures d'austérité qui se préparent. 40% des Grecs sont sans couverture sociale ..
La violence économique est partout. Le pays est à bout de forces et l'extrêmisme se nourrit tous les jours un peu plus impunément de la détresse. 
« Solon, réveille-toi, ils sont devenus fous ! ». 
"La dette ne doit pas être un perpétuel prétexte à saigner toujours plus les peuples. Plus que jamais, une « seisachteia » s’impose. Qui peut raisonnablement croire que les dettes des Etats seront un jour entièrement remboursées ? C’est aussi une invitation aux peuples européens à reprendre en main leur destin."

Un choc total  
La Grèce est devenue un  pays émergent.  
 Comment osent-ils ?
Les gouvernants européens ont contribué à créer un monstre 
________Et pourtant, pour  Juncker: la Grèce est sur le bon chemin!!
Il ne fallait pas faire entrer la Grèce, disent maintenant des Européistes
Il aurait pu être clair dès le début que le type et le niveau de son économie ne pourraient pas s'aligner sur les critères en vigueur, rivaliser avec celui de  vieilles nations industrielle par exemple. Mais l'aveuglement a été total, avec la complicité des banques comme la maquilleuse Goldman Sachs. On pouvait faire autoroutes et investissements divers à grands coups de subventions, en encourageant du coup la gabegie et une corruption ancienne, la Grèce devait s'aligner, à marche forcée, dans une concurrence libre et faussée, dans un dumping sociale et fiscal généralisé, sur une monnaie taillée pour les plus performants, surtout l'Allemagne, qui a trouvé là-bas un lieu pour des affaires juteuses et des placements bancaires parfois douteux. Les ravages d'une monnaie forte a produit ses effets... 
Elle aurait dû se développer à son propre rythme, en marge de l'eurozône, et mener elle-même ses propres réformes nécessaires à son rythme, sans les contraintes que l'on sait, en toute autonomie, avec sa propre monnaie non corsetée. Elle n'aurait peut-être pas autant d'autoroutes, mais elle vivrait mieux qu'aujourd'hui où elle atteint le fond et l'humiliation d'une pauvreté crée de toutes pièces.
Sauver les banques, non la Grèce, est devenu l'arme létale. Les acrobates de la finance ont joué avec le feu.
On en arriverait à penser que cet effondrement était planifié, car les faiblesses d' Athènes, ses errementsaussi étaient connus quand sa candidature a été acceptée et des connivences bancaires ont prolongé le mal jusqu'au point fatal. Delors lui-même a fini par admettre que l'intégration de la Grèce avait été une erreur et que l'Allemagne menait un leadership plutôt désastreux . 
_________Le FMI commence timidement  quelques autocritiques. 
J.Delors et quelques autres commencent à réaliser les erreurs et les périls.
Il fallait empêcher à tout prix la Grèce de sortir de la zone euro et aussi et surtout il fallait sauver les banques créancières de l’Etat grec. (1)
La BCE, le FMI et l'Union européenne, que l'on appelle la troïka, ont refusé une restructuration immédiate de la dette grecque dès le début de la crise. Résultat de cette décision : ce sont les contribuables européens qui ont payé la facture.
La stratégie de la destruction continue... 
___La Grèce, où sur fond de déni démocratique, un parti néonazi (l'Aube dorée, qui s'est d'ailleurs félicité de la fermeture de l'audiovisuel public à Athènes) campe désormais au cœur du paysage politique (lire ici l'article d'Amélie Poinsot). Mais ce monstre est aussi un laboratoire de cette nouvelle Europe que veulent forger les marchés et les artisans des politiques néolibérales. 
Le démantèlement de la protection sociale, les privatisations, les purges budgétaires, la découpe de la fonction publique, la précarisation du salariat : tous ces chantiers, qui mettent depuis des mois la Grèce à feu et à sang, sont également ouverts en Italie, au Portugal, en Espagne, en Belgique. Et ils le sont également en France par le gouvernement socialiste de François Hollande (il faut aussi retenir de son hommage à Pierre Mauroy, mardi, sa défense de la « rigueur »).
Lundi, Jean-Claude Juncker, qui fut durant huit ans l'inamovible président de l'Eurogroupe et à ce titre un des premiers responsables de la destruction imposée à la Grèce, s'est autorisé quelques conseils lors d'un voyage à Athènes. Qu'il dirige le Luxembourg, qui demeure l'un des principaux paradis fiscaux au cœur de l'Europe, ne l'empêche nullement de disserter : « Nous avons commis des erreurs, mais qui n'en n'aurait pas commis... L'essentiel, c'est que nous ayons réussi à éviter que la Grèce sorte de la zone euro. » Le Luxembourgeois a, au passage reconnu, que les purges imposées à Athènes en échange de prêts « n'avaient pas coûté un centime aux États européens », ajoutant même : « La BCE a réalisé des bénéfices » ! Oubliant tout de même de préciser que les États et la BCE se retrouvent aujourd'hui à porter les créances dont ont pu se débarrasser les grandes banques...
Au même moment, les experts de la Troïka (FMI, banque centrale européenne et commission européenne) se réinstallaient à Athènes pour vérifier que les politiques européennes étaient bel et bien mises en œuvre. Au centre des désaccords : les licenciements de 4 000 fonctionnaires (dont les salaires ont déjà été diminués de 45 %), dont 2 000 d'ici la fin du mois. Pas assez rapide, a fait savoir la Troïka : le lock-out de l'audiovisuel public permettra de combler le retard...
On se croirait ramené aux sombres années où Churchill disait, dans un autre contexte:  « Il nous faut tenir et dominer Athènes »
______
(*)_ Il serait question aujourd'hui à Athènes de revenir sur cette décision, sous la pression de la rue et des réactions internationales. 
Mais " Les salariés ont de bonnes raisons de s'inquiéter : c'est une tactique bien rodée depuis le début de la crise en Grèce, que d'annoncer le pire pour faire passer un plan derrière... Les salariés de ERT ne sont pas dupes du tour de passe-passe. Il n'est pas exclu que le chef de Nouvelle Démocratie parvienne finalement à atteindre son objectif, à savoir neutraliser ses partenaires et passer pour celui qui a osé s'attaquer au service public. Samaras, le grand réformateur ? Le quotidien conservateur Kathimérini saluait la semaine dernière en lui le « courage » de s'attaquer à un organisme public. Dimanche, Angela Merkel exprimait son respect et son soutien « pour la politique de réformes claires du gouvernement grec »
___ Les masques sont tombés
___ Plans de sauvetage de la Grèce : 77 % des fonds sont allés à la finance
___La Grèce au bord du précipice 
___Seulement une toute petite partie des fonds alloués pour le sauvetage sont allés au peuple 

______________________________________

Partager cet article

Repost 0

Culture trumpienne

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
Retour à la classe inférieure...
                                            Le petit Donald est-il allé à l'école?
                                                                              On peut en douter.
          Ou alors, quelle école primaire a-t-il fréquentée, s'il fut un jour scolarisé? 
    Déjà, dans sa campagne,  ses c****** à répétition ne troublaient pas grand monde et une certaine presse se régalait des sorties de ce candidat-histrion. 
    Certains se rendent compte, mais un peu tard, à Washington, que la marchandise n'est pas conforme à la pub, et estiment qu'il doit retourner en classe pour apprendre le métier.
       Président, ça s'apprend!
            D'autres commencent même à se demander avec inquiétude si Trump sait lire, 
   Le Twitter-Président n"est pas un grand lecteur, on le savait, comme beaucoup d'Américains, comme le regrettait Paul Auster, mais il n'est pas un Américain comme un autre.
    David Pakman a retrouvé une série de témoignages de proches mettant en doute sa capacité même à lire. Toutes les fuites - et elles sont nombreuses - émanant de la Maison-Blanche vont dans le même sens : le président ne s’informe depuis son arrivée à Washington que par la télévision, en priorité Fox News, qu’il regarde en boucle, tout en dictant compulsivement ses tweets à son assistante - il s’en est d’ailleurs lui même vanté : un "gain de temps", selon lui....
      C'est inquiétant, si c'est vérifié.
          A la Maison Blanche, où il a placé ses hommes, ça fait couac. Le doute s'installe.   
  Les déconvenues arrivent comme prévu, notamment au sujet de la politique étrangère, particulièrement au sujet d'Israël.
   Comme un bon redneck américain de base, il ignore la géographie et surtout l'histoire. Il faut tout lui expliquer. C'est un peu gênant.
     La nomination de  Stephen Bannon   n'est pas sans inquiéter  et celle de Mme DeVos à l’éducation interroge. Elle n'est pas la seule.  
       ... Mme DeVos s’était mise elle-même en difficulté en montrant, au cours de ses auditions par les sénateurs, qu’elle était loin de maîtriser son sujet. Elle s’était attiré en outre les sarcasmes pour avoir plaidé en faveur de l’introduction des armes à feu dans une école isolée du Wyoming afin de protéger les élèves des ours, alors que la loi de cet Etat l’interdit. Au sein d’une administration très idéologique, Mme DeVos entend militer pour le développement des établissements privés financés par des fonds publics, et pour des chèques éducation afin de favoriser « le choix ». Les premiers touchés devraient être les établissements publics qui sont sous son autorité.
    La milliardaire n’est pas la seule engagée dans un combat frontal contre le département dont elle a désormais la charge. Deux autres personnes choisies par le président Trump ont campé par le passé sur une ligne tout aussi intransigeante :..."    
      On peut se moquer, c'est presque à pleurer.  
                Il semble déjà soucieux de sa réélectionalors qu'il n'a pas commencé à faire ses classes, cet éléphant dans un magasin de porcelaine, cet enfant gâté dépassé par ses pouvoirs.   
   Mais les loups de Wall Street veillent...                                  
     Président, ça s'apprend. Beaucoup doutent qu'il y parvienne. L' anti-intellectualisme  qui règne n'est pour rassurer.
   Les plus alarmistes estiment qu'il y a le feu à la maison, qu'on va à l'aventure et qu'un  coup d’Etat  n'est pas impossible.
    Les formes de  résistance civile changeront-elles quelque chose? (*)
            Wait and see...
                            God save America!
_____________
(*) -Point de vue américain  (Frédéric Neyrat est professeur dans le département de littérature comparée de l’Université Wisconsin-Madison)
                                         ...Que se passe-t-il aux Etats-Unis depuis l’élection de Donald Trump ? Tout d’abord la remise en cause du cadre néolibéral à partir d’une politique réactionnaire. Si le néolibéralisme est la production d’un espace dans lequel les frontières nationales ne permettent pas de limiter les échanges marchands, autrement dit un espace de retrait de l’Etat (par privatisations et dérégulations successives), alors le rejet par Donald Trump de l’Alena (Accord de libre échange nord-américain avec les dirigeants du Canada et du Mexique) et du TPP (Partenariat trans-Pacifique) consiste à redonner à l’économie une armature nationale. Cette recomposition des rapports entre politique et économie ne cherche pourtant pas à abolir le libéralisme économique, mais à lui donner une autre forme. Comme l’a récemment écrit Naomi Klein, la nomination aux fonctions gouvernementales de représentants de grandes entreprises – par exemple Rex Tillerson, ancien PDG d’Exxon, au poste de Secrétaire d’Etat – revient à « supprimer les intermédiaires » : aux USA, il n’y a désormais plus aucun écart entre le pouvoir politique et le pouvoir économique. En ce sens, l’élection de Trump ressemble fort à un coup d’Etat économique.
          Ce coup d’Etat économique n’a aucunement pour objectif de redonner du travail à la population, mais de sécuriser et si possible d’augmenter l’accumulation du capital. C’est dans cette optique que le nationalisme sera mis à contribution. Ainsi le décret signé le vendredi 27 janvier par Trump, qui interdit l’accueil des réfugiés et l’entrée des ressortissants de sept pays à majorité musulmane, le dit Muslim ban : les effets sur le marché du travail américain seront minimes (peu d’emplois seront à l’occasion redistribués aux citoyens américains) ; mais puissant sera le renforcement de l’identité blanche et chrétienne d’un gouvernement cherchant à expurger le pays de ses composantes musulmanes. On peut à ce titre imaginer ce que sera l’étape suivante : plus il deviendra manifeste que la politique de Trump ne sert en rien les intérêts économiques des électeurs qui ont voté pour lui, plus les musulmans, mais aussi les latinos, tous les étrangers, tout ce qui sera bientôt considéré comme « unamerican », seront soumis à des restrictions quant à leurs droits, et au final à des persécutions. Certes, les tenants de l’identité américaine immaculée seront à terme vaincus par la démographie noire et sud-américaine qui les réduira au statut de minorité ; ils en seront d’autant plus féroces, éblouis par la couleur blanche de leur patriarcat écorné au point d’en oublier leur chute économique.
       Comment dès lors nommer cette monstruosité économico-politique ? Steve Bannon, le très sombre conseiller spécial de Trump, parle d’un « nationalisme économique », une expression qui occulte le fait que ce n’est pas l’économie des nationaux qu’il s’agit de défendre, mais celle des moins-qu’un-pour-cent au pouvoir qui se servent du nationalisme comme bouclier immunitaire derrière lequel ils peuvent mener leurs actions dévastatrices en toute impunité. A ce titre, on pourrait proposer l’expression de décapitalisme, terme alliant le terme capitalisme avec celui de décapitation, pour définir le nouveau cadre national-économique. C’est en effet que le capitalisme de Trump et ses alliés ne se soucie ni des pauvres (auquel l’assurance-santé « Obamacare » sera bientôt retirée), ni des classes moyennes (majoritairement urbaines et ayant voté Clinton), ni des Universités (qui ont précisément eu pour fonction de former ces classes moyennes), ni des médias (auxquels Steve Bannon a conseillé de « la boucler »), ni des femmes (qu’on peut – selon l’élégante formule du nouveau président – « attraper par la chatte (grab them by the pussy) »), ni des noirs, des musulmans, des Mexicains, ni des autres nations en général, ni de l’environnement enfin puisque le changement climatique n’est autre qu’un « canular » inventé par les Chinois. Tel est le décapitalisme, une économie obscène qui s’exerce en décapitant les populations, accomplissant ainsi le vœu secret de l’économie financière : s’extraire enfin du monde des vivants.
            Quelle est la prochaine étape ? Certains parlent aujourd’hui du passage d’un coup d’Etat économique à un coup d’Etat politique, comme Ruth Ben-Ghiat, professeur à New York University. Il est certain que le pouvoir exécutif semble s’être dangereusement autonomisé, que la communication officielle – sous le nom de « faits alternatifs » – ressemble à la propagande d’un 1984, aujourd’hui best-seller des ventes aux USA, que le vocabulaire même de Trump et de ses alliés a pour fonction de faire peur : choisissez « l’option nucléaire », disait récemment Trump aux Républicains afin de valider en force la nomination d’un nouveau juge à la cour suprême. Mais le plus inquiétant n’est hélas pas là. Imaginez un instant qu’un acte terroriste ensanglante les USA dans les jours, les semaines qui viennent ; voilà qui rendrait difficile le mouvement de manifestation actuel contre le Muslim ban, et porterait l’opinion en faveur d’un pouvoir exécutif fort. Et de la guerre, qui est aujourd’hui activement préparée contre plusieurs cibles potentielles (l’Iran, la Chine). Dès lors, pourquoi ne pas envoyer des chars dans les rues pour assurer la sécurité des populations ?
          Ce scénario peut paraître improbable. A ce jour, la population des Etats-Unis, dans sa majorité, n’est pas favorable à Trump. Un coup d’Etat politique supposerait qu’armée, police, et justice soient du côté d’un passage à l’acte anti-démocratique. Mais tous ceux qui aujourd’hui s’opposent dans les rues, dans les aéroports, à la mise en place du décapitalisme, doivent savoir que l’histoire tend à insister, et à se répéter. On croyait impossible que Trump soit le candidat des Républicains, puis impossible qu’il soit président ; réfléchissons à deux fois avant de balayer d’un revers de main l’hypothèse d’un coup d’Etat. Les voix blanches et mâles qui ont voté pour Trump ne sont pas seulement l’écho d’une erreur passagère, elles ont eu le temps de se durcir au feu glacial du néolibéralisme, elles sont armées et souhaiteraient l’être plus encore. Elles aimeraient effacer le mouvement des droits civiques, l’avortement, le droit des femmes, et la remise en cause des genres.
           Face à elles, il y a tous ceux que Trump ne trompe pas. Qui savent que les élites ne sont pas les professeurs ou les journalistes, mais les chefs d’entreprise désormais au pouvoir. Qui ont déferlé en masse le 21 janvier 2017, le jour qui a suivi l’inauguration de la nouvelle présidence. Ils sont aux abords des aéroports pour protester contre le Muslim ban. Ils s’opposent dans les Universités aux conférences des représentants de l’Alt-Right, la droite suprématiste blanche états-unienne. Ils suivent de près le cheminement de certains Démocrates qui croient – avec Bernie Sanders – en « Notre Révolution », mouvement naissant. Ils portent les couleurs de Black Lives Matter. Ils sont avec les Natifs qui s’opposent à la construction d’un oléoduc dans le Dakota du Nord. Ils échangent, s’organisent, et l’angoisse fait alors place à la colère, et la colère devient détermination. L’avenir des Etats-Unis d’Amérique dépend désormais de ceux qui n’offriront pas leur peur en guise de soumission. Au coup d’Etat possible, ils opposeront la nécessité de continuer les luttes pour l’égalité. Devant l’homme qui se croit dans le haut château, se manifesteront les peuples du pays en partage. (Mediapart)
________________________________

Partager cet article

Repost 0

Espagne: grand saut en arrière

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(C'était il y a trois ans...)

__Un gran salto hacia atras 
_______________L'Europe n'en a pas fini avec l'Espagne...
_____________________________________La saignée espagnole continue: le malade pourrait mourir guéri...
Même si des citoyens s'organisent dans la crise, les problèmes s'aggravent, malgré un récent petitexcédent commercial (conséquences d'importations plus réduites dues à un effondrement du pouvoir d'achat...) Certains ministres osent tout de même un humour cynique.
La socialisation des pertes va bon train. La crise dépasse le simple aspect économique. Les dégâtssont partout (sauf pour quelques uns). Le pessimisme généralisé compromet un sursaut.
Site internet de Juventud sin futuro______« Nous, les Espagnols, sommes arrivés à un point où nous ne pouvons pas choisir entre rester comme nous sommes et faire des sacrifices. Nous n’avons pas cette liberté. Les circonstances ne sont pas aussi favorables. L’unique option que la réalité nous laisse est d’accepter les sacrifices et de renoncer à quelque chose ou bien de refuser les sacrifices et de renoncer à tout. » C’est ce qu’a dit Mariano Rajoy, le président du gouvernement, le 11 juillet 2012 devant le Congrès, annonçant un coup brutal porté à l’État-providence. Des propos très éloquents qui, au fond, montrent que la démocratie est de plus en plus soumise aux intérêts de ceux qui ne sont pas élus. Le seul doute est de savoir jusqu’à quel point les innombrables coupes budgétaires peuvent être solubles dans la démocratie.
La question apparaît dans les conclusions du Rapport sur la démocratie en Espagne 2013 de laFondation Alternativas, élaboré avec le concours de nombreux experts. « Les politiques économiques actuelles ne sont pas démocratiquement durables », a affirmé, lors de la présentation de l’étude le 12 juin, la sociologue Belén Barreiro, ex-présidente du Centre de recherches sociologiques (CIS) et directrice du laboratoire d’Alternativas. Car ces politiques ont pour résultat d’accroître la pauvreté et de rendre la « société plus duale, inégale et divisée ».
Le sous-titre de ce rapport de 258 pages en dit long : Un grand saut en arrière. La santé de la démocratie espagnole s’est progressivement détériorée depuis 2008 (année de lancement du premier rapport de cette fondation proche du PSOE) mais a brutalement chuté l’année dernière : le système était noté 5,2 contre 6,2 en 2008. Une baisse d'un point, dont six dixièmes sur la seule dernière année...
  L’Espagne est aujourd’hui affaiblie parce qu’aucune politique de redistribution n’a été mise en place en période de croissance et que les inégalités n’ont donc pas été réduites alors. Incontestablement, « l’explosion du chômage » et ses répercussions de plus en plus fortes sur les chefs de famille ont amplifié le phénomène comme jamais. Selon Luis Ayala, les « changements rapides dans la structure salariale » et la baisse des salaires ont contribué au renforcement des inégalités. Autrement dit, ce qui atténue le plus les écarts sociaux, ce sont « les pensions, les impôts, la santé et l’éducation, précisément les piliers auxquels on est en train de toucher ». 
Le résultat est que l’Espagne est aujourd’hui l’un des trois pays qui enregistrent le plus fort taux d’inégalité, juste après la Bulgarie et la Lettonie. « Même dans les pays qui ont bénéficié d’un plan de sauvetage, comme la Grèce ou l’Irlande, cet indice n’a autant augmenté. » Les revenus moyens ont été affectés et les revenus faibles se sont effondrés, alors que les hauts revenus « ont continué à augmenter au-dessus de la moyenne ». Le risque d’exclusion sociale de beaucoup de foyers s’en est trouvé augmenté en conséquence..."
_____________________________Point de vue sur le nouveau miracle espagnol

Partager cet article

Repost 0

Grèce; retour de flammes

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Mensonge et aveuglement
                                         Alors que le pays s'effondre à bas bruit ... 
...On ne nous avait pas tout dit, à part des informations biaisées ou loin de la vérité.
        Mais certaines choses finissent par se savoir.
  Le FMI savait dès 2010 dans quelle situation inextricable se trouvait la Grèce et que le remède de cheval qui lui était imposé, à titre d'exemple pour les autres surtout et pour sauver les banques, ne pouvait mener qu'à l'impasse ou à la catastrophe économique et sociale.
     Le rôle de JC.Trichet fut majeur dans l'opération.
  Tour le monde mentait. La Grèce, pour les raisons que l'on connaît, avec l'aide complaisante et intéressée de Goldman Sachs, les instances de l'Eurogroupe et le FMI, qui a fini par tenir un double langage, parfois en contradiction avecBruxelles Berlin.
   IL faut rappeler que la Grèce n'avait pas d'abord vocation à entrer dans l'Eurogroupe, à cause d'une économie hétérogène par rapport à celles des pays du Nord, mais que cela se fit quand même, sous la pression de VG d'Estaing, pour des raisons idéologiques.
        Selon La Tribune, le FMI savait que le programme échouerait dès 2010 et F.Godin insiste surle rôle majeur joué par Jean-Claude Trichet qui a agi comme un obstacle majeur contre toute restructuration de la dette hellénique. La raison en est évidemment la crainte de la contagion, maisl'exposition, alors, des banques françaises et allemandes à la dette grecque (95 milliards d'euros en tout) a joué aussi un rôle majeur. A l'automne 2010, le président de la BCE fera pression sur les gouvernements irlandais et espagnol pour éviter toute restructuration du même type. En avril 2011, il menacera même le nouveau gouvernement irlandais de « jeter une bombe sur Dublin » en forçant le pays à sortir de la zone euro si le programme de « participation des créanciers » promu par la nouvelle majorité était mise en œuvre. Or, en jetant un tabou sur ce sujet, le Français a créé le nœud coulant de la dette qui étrangle encore la Grèce et qui enserre les autres pays jadis sous programme. Idéologue de « l'austérité expansive », terme à la mode alors, il a forcé une solution impossible contre les voix raisonnables du FMI. Les malheurs de la Grèce depuis sept ans y trouvent là leur origine. Une responsabilité qu'il refuse obstinément d'endosser depuis.
       Deuxième conséquence : sur la Grèce, tout le monde a donc menti en mai 2010, du gouvernement grec au FMI en passant par les dirigeants européens et la BCE. Ce mensonge est structurant pour toute l'histoire de la zone euro, particulièrement l'épisode dramatique du premier semestre 2015. Les demandes du premier gouvernement Tsipras, fondée notamment sur une restructuration de la dette et une réduction du niveau de l'austérité, venaient percuter les vérités assénées depuis 2010. Il a fallu briser cette demande par la violence d'un troisième mémorandum, donc d'une poursuite de la logique de 2010, malgré l'évidence contraire de son échec. Le but était en quelque sorte de « forcer la réalité » pour la faire entrer dans une vision définie en 2010. Sept ans de maux du peuple grec, une fracture béante entre le nord et le sud de l'Europe, une humiliation du gouvernement démocratique grec et une situation toujours aussi bloquée auront été les prix à payer de cette tentative sordide de validation des mensonges des dirigeants européens....
        La cacophonie a eu des effets dramatiques, qui n'ont pas fini de se faire sentir.
                  Olivier Blanchard, qui, depuis, a quitté le FMI avait déjà mis en garde dès le 4 mai 2010 : « même en remplissant entièrement toutes les conditions posées, rien ne peut soutenir la croissance contre la contribution négative du secteur public ». Et d'ajouter : « la reprise aura plus vraisemblablement la forme d'un « L » avec une récession plus profonde et plus longue que celle projetée ». Et de conclure : « le schéma de croissance en « V » projetée est beaucoup trop optimiste, il est improbable que les forts gains de productivité puisse jouer un rôle significatif ». Ce mémo prouve que le FMI savait donc parfaitement ce qui allait se passer en Grèce. Les informations de Paul Blustein ont été confirmées par Olivier Blanchard lui-même qui, dans un tweet du mercredi 15 février, a indiqué qu'il « n'a pas fait fuité lui-même » ce document, mais qu'il n'est finalement « pas mécontent qu'il ait fuité »."
      La situation apparaît sans issue tant que l'Allemagne, et surtout Schaüble,, maintient sa position dogmatique et étroitement ordolibérale.
________________________________________

Partager cet article

Repost 0

Toujours plus low-cost

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Bas coûts ou coups bas?
_____________________Lowcostons à fond!...Jusqu'à la gratuité?
Cela devient, dit-on, une activité noble... 
Le low cost est en train d'exploser, mais à quel prix
__Mr X, en consommateur malin, à cheval sur les économies, parfois de bouts de chandelles, était toujours à la recherche de bonnes affaires, de prix cassés: du vêtement à la nourriture, du voyage aux opérations banquaires, du livre jusqu'aux futures obsèques....Des affaires jusqu'au dernier souffle! («Si vous trouvez moins cher ailleurs, nous remboursons la différence, plus 30 euros», clame ainsi la publicité de l'allemand SargDiscount qui propose des enterrements clé en main à partir de 479 euros, un prix bien inférieur à celui de la moyenne nationale qui oscille entre 2800 et 3500 euros", en se réfèrant au modèle Aldi, avec service ultra minimal et cercueil chinois...)
Mais Mr X s'est rendu compte un jour qu'il avait la vue un peu courte. Depuis que son épouse a perdu son emploi dans l'atelier de confection locale, pour cause de délocalisation au Bangladesh, que son gendre s'est fait viré de chez Truc qui a fait  sa valise pour la Roumanie, que le centre de sa ville s'est désertifié, pour cause de commerces fermés, ne résistant pas aux mammouths de la grande distribution se fournissant chez les tigres orientaux, que sa bonne librairie a fermé, tuée par le géant Amazon, sa perception des choses a changé. Si tout ce qui est cher n'est pas forcément de qualité, ce qui est bradé peut l'être souvent....
Toute baisse des prix, conséquence d'une meilleure productivité ou d'une concurrence normale, sans dumping d'aucune sorte, est en principe favorable au consommateur, mais celle que pratique le low cost, ajustée aux porte-monnaies dégonflées par la crise et le chômage, montre qu'en dessous d'un certain seuil plancher moyen, il joue indirectement en  défaveur de tous.. Acheter chez Amazon, c'est favoriser un groupe qui ne paie presque aucun de ses impôts chez nous, donc qui contribue à dégrader le niveau des dépenses sociales et la qualité des services publics. La  chemise chinoise achetée à au prix ridiculement bas contribue au chômage généralisé, dont Mr X souffrira forcément indirectement, notamment pour le financement de sa retraite. Mr X est depuis un peu plus raisonnable, ayant compris que consommateur et salarié ne font qu'un.
____Mais un Club d'entrepreneurs malins n'en n'a cure et foncent dans une  brèche alléchante, l'intérêt à court terme étant le moteur essentiel de leur nouvelle campagne: Pouvoir d’achat en baisse, inflation des produits de première nécessité, chômage chronique et massif : les Français se demandent si leur situation va encore empirer. Les entreprises regroupées dans le Club des Entreprises Low Cost affirment qu’elles ont entre les mains une partie des solutions pour résoudre les problèmes des Français.
Grâce à une offre rénovée et simplifiée, elles rendent le pouvoir de l’arbitrage aux consommateurs. Les prix baissent mais pas la qualité. Le pouvoir d’achat des Français a été confisqué, nous allons le leur rendre.
 Les entreprises Low Cost en croissance offrent des emplois, des formations et des carrières valorisées. Dans le commerce, les services, la création, l’industrie, elles forment une véritable école de la deuxième chance et font confiance aux jeunes même sans diplôme...", 

déclarent ces leaders d'un secteur s'estimant à la pointe du progrès social...
Les laudateurs du low cost font souvent silence sur le niveau  de qualité  et les conditions de production de beaucoup de produits.

Mourir ne doit plus être un luxe

___En fait, " plus aucun secteur n'échappe au phénomène low cost.Synonyme d'achat malin, le low cost serait la pierre philosophale de l'économie moderne. Une formule magique capable de concevoir la même voiture, la même robe, le même billet d'avion, la même boîte de céréales ou la même opération chirurgicale pour deux fois, trois fois, voire dix fois moins cher. Les consommateurs suivent, les industriels jubilent. En réalité, le low cost se traduit le plus souvent par une logique folle de réduction des coûts au détriment de la qualité des produits, des conditions de travail des salariés, des emplois, de la santé et de la sécurité des consommateurs"
 ____Arnaque et mise en danger de la santé des clientssurexploitation des salariés, mépris total de l'environnement… et croissance à deux chiffres. C'est le monde du low cost, qui gagne chaque jour du terrain. 
Mais qui en paie le prix ?

Partager cet article

Repost 0

CETA revoir...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Trop tard!?
           Trump a dit non au Tafta
                       Trudeau a dit oui au CETA
                                 Bruxelles dit: oui, mais..

 

  
  Même revu sur certains points, rendu plus "vendable", l'accord franco-canadien suscite encore bien descritiques légitimes.
   Le libre-échange, c'est bien, mais...
         Le Parlement européen a donc ratifié le Ceta
                    Mais il faut encore. attendre L’accord contesté devra encore avoir l’assentiment des trente-huit parlements nationaux et régionaux de l’Union européenne.
       Le chemin est encore long, car l'accord est contesté par beaucoup d'élus, dont un certain nombre d'eurodéputés et par une large partie de la population informée.
     Les  risques depuis longtemps dénoncés, par des Canadiens eux-mêmes, sont toujours là, à condition de lire entre les lignes et de ne pas se contenter d'une lecture rapide.
    Selon certains,  le Ceta ne serait pas constitutionnel,
____
...Le CETA va désormais entrer en application de manière provisoire, à compter d’avril 2017. En tout cas pour les chapitres du traité dont on considère qu’ils relèvent de la compétence exclusive de l’UE. Il s’agit en fait de l’écrasante majorité du traité (environ 95 %), mais pas forcément de ses dispositions les plus controversées, puisque l’ICS, le nouveau mécanisme d’arbitrage entre État et investisseur privé, lui, devra attendre les ratifications nationales avant d’entrer en vigueur.
    En tout, 38 parlements sont censés valider le texte. En France, l’Assemblée nationale et le Sénat auront leur mot à dire. Ce processus peut être très long. À titre d’exemple, l’accord entre l’UE et la Corée du Sud – assez comparable, par son ambition, à celui du CETA – est entré en application provisoire en juillet 2011. Mais il n’a été appliqué de manière définitive qu’en 2015.
      Certains parlements s’annoncent difficiles à convaincre, à Paris notamment. Mais c’est le parlement wallon qui pourrait bien, une fois de plus, focaliser l’attention (en raison de la structure de l’État belge, pas moins de sept parlements seront consultés sur le CETA). Paul Magnette, le président socialiste de la Wallonie, a fixé une série de conditions au déblocage de la crise d’octobre 2016 et il a répété ce mercredi que la Wallonie ne voterait pas le CETA si les conditions négociées l'an dernier n'étaient pas respectées.____________________

Partager cet article

Repost 0

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>